Alors que McGee allait chercher le café de Tony, Lara Coleman fit irruption dans la pièce.
- J’ai quelque chose ! annonça-t-elle.
DiNozzo sursauta. Il ne l’avait pas entendu arriver.
- Vous êtes allée à la même école que Gibbs, ce n’est pas possible autrement ! grogna-t-il.
Un sourire amusé étira les lèvres de Lara. Apparemment, il n’avait toujours pas digéré le fait que son cœur ne soit pas à prendre, tant pis pour lui !
- Si vous ne voulez pas connaître cette information, dites-le et je repars au labo ! proposa-t-elle, avec un agacement feint.
- Non, non, non ! s’empressa de répliquer Tony. Ca m’intéresse !
- Oui, moi aussi ! fit McGee, revenant avec le café.
Lara avait cru remarquer que l’agent spécial DiNozzo ne perdait pas une occasion de rabaisser son collègue. Comment réagirait-il si elle faisait … ça ? Elle gratifia le bleu d’un sourire. Comme elle s’y attendait, la réaction ne se fit pas attendre.
- Tu n’as pas des relevés téléphoniques qui t’attendent, le bleu ?
- Si, mais ils peuvent attendre cinq minutes de plus. De plus, les informations de Mme Coleman pourraient peut-être m’aider à affiner ma recherche, se justifia l’intéressé.
- Il y a autre chose qui pourrait peut-être t’aider, McGee ! intervint Abby.
En effet, celle-ci venait de pénétrer dans l’open space en compagnie de l’officier David et du Dr Mallard. Les deux jeunes femmes étaient finalement parvenues à convaincre le médecin de les laisser sortir. Il devait les recontacter quand il aurait leurs résultats.
dineka38 (29.08.2007 à 21:53)
Abby portait un carton qui semblait assez lourd. Il s’agissait probablement de pièces à conviction, mais lesquelles ?
- Qu’est-ce que c’est ? demanda Timothy.
- Oh, tu ne devines pas, Mc Gee ! s’offusqua la laborantine.
- Les effets personnels de Moira Sanders ? suggéra alors l’intéressé.
A ces mots, un large sourire se dessina sur les lèvres d’Abby, qui applaudit dans un grand geste théâtral. Ziva relata ensuite l’interrogatoire de Moira à ses amis, jusqu’à ce qu’elle réalise que DiNozzo n’écoutait pas un seul mot de ce qu’elle racontait.
- Eh ! hurla-t-elle soudainement.
Le jeune homme sursauta, tandis que Ziva le sermonait :
- Tony, tu vas oublier quelques instants les fesses de Coleman, et ouvrir grand tes oreilles, sinon je te crève les yeux !
- Oh, tu ne ferais pas ça quand même ? protesta Tony. Pas à moi !
- Continue sur ta lancée, et tu verras ! répliqua l’intéressée, sur un ton menaçant.
DiNozzo savait que son amie ne passerait jamais à l’acte. Néanmoins, compte tenu qu’elle avait quand même été formée au MOSSAD, il se ravisa, et tâcha de concentrer son attention sur la jeune israélienne. Quand elle eut fini, Lara ouvrit le carton et regarda son contenu.
- Je n’arriverai jamais à faire toutes ces analyses dans un délai raisonnable ! s’étrangla-t-elle.
- Mais si, mais si. Je suis toujours là, moi ! Je peux t’aider ! répliqua Abby.
Lara ne put réprimer un petit sourire. Décidément, sa petite sœur ne changerait jamais : toujours optimiste jusqu’à la provocation ! Elle doutait fort d’avoir fini toutes les analyses en temps et en heure, mais Abby, elle, travaillait ici depuis plus de cinq ans, et elle ne se laissait pas démonter ! Vraiment, elle la surprendrait toujours !
- Est-ce que ton patron est d’accord ? demanda-t-elle.
- Gibbs ? s’étonna Abby, comme si elle avait eu un autre ‘patron’ que lui. Mais non, il voulait qu’on se rende à l’hôpital, et on l’a fait ! C’est bon, maintenant !
dineka38 (29.08.2007 à 21:55)
Ducky adressa un regard réprobateur à la jeune femme, qui s’empressa de le rassurer :
- Au moindre problème, je te préviendrai, Ducky ! C’est promis !
A ces mots, le légiste hocha imperceptiblement la tête. Autre chose le tracassait : son vieil ami n’était pas présent, et quelque chose lui disait que ce n’était pas normal.
- Où est Jethro ?
La petite assemblée échangea des regards perplexes. C’est vrai que jusqu’alors ils n’avaient pas réalisé, mais Gibbs n’était toujours pas rentré. Pourtant, il devait juste aller interroger Aaron Fergusson, le petit ami de Lydia, rien qui ne justifiait une absence de trois heures !
- Peut-être qu’il a pensé à quelque chose, et qu’il a viré à 180° pour aller dieu sait où ! suggéra Tony.
Ducky devait bien admettre que c’était plausible, pourtant, au fond de lui-même, il n’était toujours pas convaincu.
- Et où est mon assistant ? Je ne l’ai pas vu, et se tuer à la tâche en mon absence ne ressemble absolument pas à M. Palmer.
Tony, Timothy et Lara échangèrent des regards gênés.
- Euh, viens, je vais t’expliquer. Il s’est passé quelques petites choses en ton absence.
Sur ce, DiNozzo l’entraîna dans une pièce adjacente, pour lui parler tranquillement.
- Au fait, qu’est-ce que c’était, cette info ? demanda alors McGee.
- Eh bien, il y a des empreintes qui correspondent sur les deux scènes de crime.
- Est-ce que tu sais à qui elles appartiennent ? demanda alors Abby.
- Non, j’ai fouillé dans la base de données fédérale, mais il n’y a eu aucun résultat.
- Il y a d’autres endroits où chercher, Lara, viens je vais te montrer.
Elle joignit les gestes à la parole, entraînant sa sœur vers le labo.
Seul McGee demeurait dans l’open space, et il aurait préféré le rester, compte tenu de la compagnie qui se profilait à l’horizon.
- Je veux voir Gibbs ! Tout de suite ! lança une voix furieuse.
- Euh … il n’est toujours pas rentré, agent Fornell, bredouilla Timothy.
- Alors, essayez de le contacter ! J’ai une information à lui faire parvenir de toute urgence.
- D’a… d’accord, je … je vais essayer sur son portable.
dineka38 (29.08.2007 à 21:56)
Un portable sonna dans la pièce. Une jeune femme ramassa le petit appareil sur le sol humide.
- McGee ! Qu’il aille se faire foutre ! pesta-t-elle.
Elle jeta le téléphone à terre, furieuse. Puis, elle s’approcha de la silhouette masculine recroquevillée dans un coin de l’entrepôt.
- Vos agents feraient mieux de lâcher prise, agent Gibbs, ou ils vont le payer très cher.
Pour toute réponse, l’homme émit un léger gémissement. Rien d’étonnant ! Elle lui avait tiré dessus au niveau de l’abdomen. Il perdait tellement de sang que dans quelques heures à peine, il serait mort, et encore s’il était résistant !
dineka38 (29.08.2007 à 21:57)
Jen pénétra dans sa chambre d’hôtel. D’un geste las, elle jeta son sac sur le lit, et s’allongea. Elle ferma les yeux, tentant de rassembler les renseignements obtenus et d’en faire quelque chose de cohérent. Lydia s’était-elle vraiment droguée un jour ? Ou avait-elle fait croire cela à ses amis, juste pour ne pas être en retrait de son milieu ? La deuxième solution lui paraissait beaucoup plus probable. Elle savait reconnaître une droguée quand elle en croisait une, et Lydia ne l’était pas, elle en aurait mis sa main au feu ! Certes, elle ne la voyait pas souvent, mais Sarah s’en serait rendue compte, Aaron en aurait parlé. Aaron ? Et si les tremblements étaient dus à la drogue, et non pas à la panique comme elle l’avait cru ? Et si elle avait eu tort ? Si c’était lui qui avait assassiné Lydia ? Alors, elle lui avait donné la meilleure carte pour être crédible auprès de Gibbs s’il devinait tout … et il devinerait, elle le connaissait suffisamment pour le savoir ! Quand Jethro comprendrait, Aaron lui avouerait ce qu’il avait fait pour elle, et Gibbs n’irait probablement pas chercher plus loin. Il creusait certes beaucoup, mais pas à ce point-là. Mais, d’un autre côté, sa première impression était peut-être la bonne. Et si c’était lui qui avait été payé par la Beauté de la Vengeance… ou même, autre hypothèse plus vraisemblable, si Lydia s’était trompée ? Si ce n’était pas la Beauté de la Vengeance qui avait payé cet homme, mais Aaron ? Elle ne savait plus quoi penser. Toutes les informations s’embrouillaient dans sa tête, tout était flou, plus rien n’était clair.
dineka38 (29.08.2007 à 22:00)
Soudain, on frappa à la porte, ramenant Jen à la réalité. C’était étrange, elle n’attendait aucune visite : personne ne savait qu’elle était là. Et elle n’avait rien commandé non plus.
- C’est le service d’étage ! annonça une voix masculine.
- Vous devez faire erreur, je n’ai rien commandé !
- Non, Madame, il n’y a aucune erreur ! Un paquet est arrivé pour vous, et je me dois de vous le remettre.
Résignée, la directrice Shepard entrebâilla la porte. Son instinct lui disait de ne pas ouvrir à fond, de ne pas laisser à cet inconnu l’occasion d’entrer. Hélas, elle n’eut guère le choix. En effet, l’homme devait lui faire signer un reçu, et il était difficile de signer quoique ce soit ainsi. A contrecoeur, elle ouvrit la porte, et laissa l’inconnu entrer. Elle comprit très vite son erreur : à peine fut-il entré dans la chambre que le soi-disant garçon d’étage referma la porte brusquement.
- Vous n’appartenez pas au service d’étage, n’est-ce pas ? supposa Jen.
- Non, en effet.
- Et si j’ouvre ce paquet, il sera vide, poursuivit-elle.
- C’est exact. Rassurez-vous, madame, je ne vous veux aucun mal. Au contraire, je suis là pour vous aider.
- C’est très aimable, mais je n’ai besoin d’aucune aide, je vous remercie.
L’homme esquissa un maigre sourire.
- Madame le directeur …
En temps normal le fait d’entendre « Madame le directeur» l’aurait agacé au plus haut point. Il y a quelques temps, elle avait même fait circuler dans les bureaux du NCIS une note qui exigeait qu’on l’appelle « Madame » ou « Directeur » mais pas les deux, exigence agrémentée d’une menace plutôt dissuasive en cas de non-respect de cette nouvelle règle.
Mais, à cet instant, elle ne pensait pas à ça. Une boule lui nouait la gorge. Elle avait la sensation que d’une minute à l’autre, elle ne parviendrait plus à respirer. Habituellement, elle ne paniquait pas aussi facilement, mais là, elle était à bout de nerfs. Non, elle n’en pouvait plus, il fallait que ça cesse ! Elle commença à suffoquer. Sa vue se brouilla, puis ses jambes se dérobèrent sous elle. Néanmoins, elle sentit deux bras assez forts la soutenir. Une voix lointaine lui demandait si tout allait bien. Non, non rien n’allait ! Quelqu’un l’avait retrouvée, peut-être le meurtrier de Lydia, peut-être pas, mais un inconnu savait où Jen Shepard se trouvait et ça, c’était un énorme problème ! Elle sentit qu’on l’allongeait sur le lit. Elle ferma les yeux, espérant ainsi dissiper le malaise qui s’était emparé d’elle. Peu à peu, le nœud qui s’était formé dans sa gorge se dénoua. Quand elle tenta de rouvrir les yeux, sa vue était redevenue claire, du moins physiquement. Son esprit, quant à lui, était toujours aussi embrouillé, mais on ne pouvait pas tout avoir.
- Madame la directrice, je ne vous veux aucun mal, est-ce que ça va ? demanda l’homme d’une voix étonnement douce.
- Qu’est-ce que vous racontez ? Je … je m’appelle Eva Stone, je suis styliste, mentit-elle.
Elle ignorait pourquoi elle tentait de dissimuler la vérité à une personne qui, de toute évidence, connaissait son identité. De plus, s’il avait voulu la tuer, il l’aurait déjà fait. Mais c’était plus fort qu’elle. Elle voulait que personne ne sache, et même s’il était déjà trop tard, son esprit se refusait à l’admettre … ou tout du moins, il refusait d’intégrer cette information de façon définitive.
- Ne jouez pas à ça avec moi, c’est inutile. Je sais que vous vous appelez Jenny Shepard, Jen pour vos intimes. Je sais aussi que vous n’êtes pas styliste, mais directrice du NCIS, le service d’enquêtes criminelles de la Marine.
L’intéressée soupira, et se redressa. Son interlocuteur ne l’en empêcha pas, il l’aida même à se lever. Elle avait très envie de le repousser : elle n’avait pas besoin d’aide, elle n’était pas une infirme ! Cependant, elle se retint, songeant qu’il valait mieux se montrer aimable le temps qu’elle ne savait pas exactement qui était cet homme et ce qu’il voulait.
dineka38 (29.08.2007 à 22:02)
- Qui êtes-vous ? Comment m’avez-vous trouvée ? Que me voulez-vous ? Pourquoi est-ce que vous …
- Si vous voulez que je réponde, il serait peut-être utile que vous m’en laissiez le temps, remarqua l’intéressé avec une pointe d’amusement.
Jen s’interrompit, mais elle ne rit pas. Elle n’avait aucune envie de plaisanter alors qu’un inconnu se trouvait dans sa chambre. Il l’avait percée à jour, tandis qu’elle ne savait rien de lui : ni son nom, ni ses intentions, ni quoi que ce soit d’autre.
- Je m’appelle Julian Whitman. Je suis garde du corps…
- Je n’ai pas besoin d’être potégée, merci quand même ! trancha la directrice Shepard.
- Je ne suis pas là pour ça, répliqua Julian. J’étais garde du corps, jusqu’à ce que la femme dont vous avez sans doute entendu parler sous le nom de La beauté de la vengeance m’engage.
Cette révélation fit frissonner Jen. Ce type travaillait pour La beauté de la Vengeance. Le barman lui avait donc dit la vérité : c’était probablement Julian qui traquait Lydia.
- Elle vous a demandé de me tuer, je suppose.
Son ton était froid, impersonnel. Elle avait repris le contrôle d’elle-même. Si ce type l’attaquait, elle se défendrait avec le couteau qui se trouvait dans la poche arrière de son pantalon. Merci la règle n°9, songea-t-elle avec une pointe de nostalgie. Elle fit mine d’avoir une démangeaison dans le dos, et tâta au passage la poche en question. Le couteau était bien là, il ne l’avait donc pas fouillée quand elle s’était sentie mal. Un peu plus et elle aurait presque pu le croire respectable !
- Non, elle préfère s’en charger elle-même. Je dois vous dire que la beauté de la vengeance a essayé de me tuer, et elle pense avoir réussi. Elle a demandé au barman que vous avez rencontré cet après-midi de se débarrasser de mon corps.
- Alors elle le saura, par le barman.
- Non, répondit-t-il, comme si la dernière déclaration de Jen était la plus absurde qu’il n’avait jamais entendu. Il m’est loyal, il n’y a aucun souci.
- Ne jamais croire sur parole, toujours vérifier ! rétorqua machinalement la directrice.
dineka38 (29.08.2007 à 22:04)
Julian ne put s’empêcher de sourire. Cette femme avait du caractère, et ça ne lui déplaisait pas. Compte tenu des épreuves qu’elle allait encore devoir traverser, il lui faudrait beaucoup de courage, et il avait maintenant l’intime conviction qu’elle en avait à revendre … bien plus que DiNozzo, David ou n’importe qui de son équipe … sauf peut-être l’agent Gibbs. D’ailleurs, il fallait qu’il lui dise.
- Jen, vous permettez que je vous appelle Jen ?
Elle acquiesça. Avait-elle vraiment le choix ?
- Elle a l’agent Gibbs. D’après ce que Terry m’a dit, il est salement amoché. Si personne ne lui vient en aide dans les heures à venir, il mourra.
A ces mots, la directrice resta bouche bée. Non, non c’était impossible. Non, elle ne pouvait accepter cela. De toute évidence, cet homme ne connaissait pas Gibbs, sinon il saurait qu’il a de la ressource.
- Vous mentez ! L’agent Gibbs est une force de la nature, il ne se ferait pas avoir aussi facilement.
- Non, je dis la vérité. Venez.
- Où ? demanda Jen, plus méfiante que jamais.
- Vous verrez, mais si ça peut vous rassurer, vous pouvez garder le couteau qui est dans la poche arrière de votre pantalon. Comme ça, vous pourrez me tuer quand bon vous semblera.
La directrice en resta estomaquée. Il savait pour le couteau, et il ne lui avait pas pris. La raison de cet acte lui échappait totalement, mais Julian ne semblait pas craindre qu’elle se révolte contre elle… peut-être tout simplement parce qu’elle n’aurait aucune raison de le faire.
- Je vous suis, lâcha-t-elle du bout des lèvres.
Julian hocha la tête, l’air satisfait.
dineka38 (29.08.2007 à 22:05)
Ils roulèrent pendant une petite heure. Il était déjà 18h. Le soleil se couchait tandis que les premières lumières s’allumaient dans les rues. Whitman se gara sur un parking.
- Prenez la lampe torche qui est dans la boîte à gants, nous allons finir à pieds.
Jen s’exécuta avec une pointe d’appréhension. S’il lui demandait de prendre une lampe torche, ils allaient sans doute se rendre dans une ruelle sombre et peu recommandable… l’endroit parfait pour tuer quelqu’un. Instinctivement, elle tâta de nouveau sa poche arrière.
- Ce n’est pas ce que vous croyez, déclara Julian, comme s’il avait lu dans ses pensées. Cela dit, votre couteau pourrait vous être utile. Ce que nous nous apprêtons à faire est risqué. Si La beauté de la vengeance débarque, il faudra faire vite.
Le lieu où il la conduisait était donc connu de cette femme.
- Est-ce que cette beauté de la vengeance a un nom ? demanda Jen, passablement agacée.
- Oui, tout le monde en a un … mais je ne connais pas le sien !
Tous deux descendirent de la voiture. Ils marchèrent pendant environ quinze minutes, en silence. La directrice Shepard semblait plongée dans ses pensées. Si elle savait ce que lui savait, elle aurait été plus attentive. Il avait toujours l’impression d’être suivi. Bien entendu, il n’y avait personne, mais cette « aventure » était très risquée, alors le moindre bruit le faisait tressaillir.
Au fur et à mesure, les rues devenaient de plus en plus sombres, de plus en plus silencieuses. Enfin, Whitman s’arrêta devant une porte métallique cadenassée.
- C’est ici, murmura-t-il.
Sur ce, il sortit une clé de sa poche _ Dieu merci, la beauté de la vengeance n‘avait pas pensé à la lui reprendre_ l’introduisit dans le cadenas et la tourna. Le cliquetis caractéristique se fit entendre. Sans plus attendre, Julian ouvrit la lourde porte et entra, faisant signe à Jen de le suivre, et surtout d’être silencieuse.
dineka38 (29.08.2007 à 22:06)
Rien n’était éclairé, il n’y avait donc personne. Cette constatation soulagea profondément l’ex-garde du corps, mais ce n’était pas fini. La beauté de la vengeance pouvait arriver à tout moment, même si ce n’était pas ses heures habituelles. Balayant la pièce du faisceau lumineux, Jen tressaillit quand elle vit un corps recroquevillé dans un coin. Sa surprise laissa ensuite place à une profonde inquiétude quand elle reconnut les cheveux caractéristiques de …
- Jethro, murmura-t-elle en accourant vers lui. Jethro, c’est moi, est-ce que tu m’entends ?
L’agent ouvrit péniblement les yeux. Il reconnut aussitôt Jen. Certes, elle avait changé, mais c’était elle. Même dans l’obscurité, il pouvait l’affirmer. Et puis, c’était sa voix !
- Jenny, souffla-t-il. Jenny, qu’est-ce que tu fiches ici ?
- Chhhhhhh, lu intima-t-elle, posant un doigt sur les lèvres de son ami.
Elle essaya de le faire changer de position, très doucement. Beaucoup de sang tâchait le sol, mais elle voulait examiner elle-même la blessure de Gibbs. Quand enfin, elle eut réussi, elle ne put retenir un petit cri de stupeur. Une large blessure déversait des flots de sang au niveau de son abdomen. Instinctivement, Gibbs faisait pression sur la blessure, mais ça ne semblait pas très efficace. Des gouttes de sueur perlaient sur son front, il était d’une pâleur extrême. Il commençait même à cracher du sang. Elle devait le sortir d’ici, et ce le plus rapidement possible.
A cet instant, Julian se plaqua contre le mur, juste à côté, faisant signe à Jen de se taire. Quelques secondes plus tard, le grincement caractéristique de la porte métallique se fit entendre. Quelqu’un venait !
dineka38 (29.08.2007 à 22:10)