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Série : NCIS
Création : 08.05.2008 à 17h47
Auteur : SarahDanny
Statut : Terminée
« Voila suite de Campement de Caravanes et de Sept Familles et Obsession. Bonne lecture! » SarahDanny
Cette fanfic compte déjà 25 paragraphes
Abby rejoignit tout le reste de l’équipe au bureau de Gibbs qui demanda à ce qu’ils récapitulent tout.
-Ducky ?
-Le Capitaine a eut le crâne défoncé à coups de poing. D’après mes observations, le coup mortel, comme les autres, a été porté par quelqu’un qui était au dessus de lui.
-Tu ne me l’avais pas dit !
-Tu es venu trop tôt Jethro, mais je te le dis maintenant.
-D’accord, Abby ?
-McKilligan a bien été tué en haut de ses escaliers. Son assassin l’a traîné par sa chemise, elle avait une longue déchirure, sur environ moins d’un mètre. Quant aux photos ultraviolettes de Ducky, ce sont de trop petite mais pour être celles d’un homme. Mais je pense qu’elles datent d’avant la mort, sûrement de 1 heure avant car elles commençaient à disparaître.
-Bien, McGee ?
-J’ai épluché le dossier du Capitaine, il est exemplaire sauf sur un point. Il y a deux ans, il s’est battu avec un jeune Officier de la Marine, un gay. McKilligan n’a pas voulu le reconnaître mais l’enquête a révélé que s’était un crime homophobe.
-Un crime ?
-Oui, l’Officier a eut le nez cassé et le genou retourné.
-C’était un violent. Quoi d’autre ?
-Il n’a jamais manqué une journée de travail jusqu’à il y a une semaine. Il a été absent 2 jours. D’après son Commandant, pour une thérapie familiale.
-D’accord, Tony, Ziva ? Euh…je veux dire Eva.
-Le Commandant Finger nous a envoyé chez la mauvaise personne : Benjamin Eglisson. C’était le meilleur élément de notre Capitaine. Puis nous sommes allé chez Benjamin Egilson. C’est l’homme dont nous a parlé la voisine. Il haïssait McKilligan et ne c’est pas gêné pour l’insulter, sa mort semble l’arranger. Il était ravi d’en dire du mal, expliqua la jeune femme.
-Bien, quant à moi, j’ai interrogé Mariano Murciano, ils avaient échangé des insultes. Apparemment, Théodore McKilligan était bien un homophobe, mais il n’était pas le seul, il y avait un autre Marins. Murciano est entrain de dresser des portraits robots. Je veux qu’on questionne Margaret McKilligan sur le déroulement du matin de la mort de son mari. McGee, vous vous en chargez. Elle est encore dans nos locaux ?
-Non, mais je vais aller chez elle.
Le téléphone de Tony sonna.
-Agent DiNozzo.
-M. DiNozzo, c’est l’hôpital. Il faudrait que vous veniez le plus rapidement possible, quelqu’un a tenté de tuer Mlle David en dévissant son tube à oxygène.
-Qui ? Quand ?
-Il y a une heure environ mais nous avons pu contrôler la situation dès que la machine c’est mise à biper. Nous ne savons pas qui a fait ça mais nous cherchons
-D’accord, j’arrive dès que possible.
-Il faudrait peut-être aussi prévenir sa famille ?
-Je vais voir.
Tony raccrocha, les yeux exorbités.
-Quelqu’un a tenté de tuer Ziva !
-Comment ? S’exclama Gibbs
-En la privant d’oxygène. La Directrice Shepard est dans son bureau ?
-Je crois.
Le jeune homme se précipita dans les escaliers et entra sans frapper dans le bureau de Jenny.
-On a tenté de la tuer !
-Qui ?
-Ziva, quelqu’un a dévissé le tube à oxygène il y a une heure, je dois aller à l’hôpital.
-Bien sur, il faut prévenir ses parents !
-Ils sont en Israël, ça ne servirait à rien. Par contre Saùl Taboul est à Washington pour le Mossad.
-D’accord, appelez le en route, je prends le volant.
-Vous venez ?
-Ziva est l’une de mes agents mais aussi une amie.
-C’est vrai.
Saùl et les deux agents du NCIS arrivèrent en même temps, ils se précipitèrent dans l’hôpital où une infirmière leur indiqua où était le médecin.
-Docteur, que c’est-il passé ?
-Nous ne le savons pas encore, l’infirmière Ackermann a fait sa visite deux heures avant, tout était en ordre.
-Qui d’autre est entré dans sa chambre ? S’exclama Tony
-Personne, il me semble, à part vous ce matin
-Il n’y avait pas des gens du Moyen Orient, aujourd’hui par hasard ? Demanda Saùl
-Non, rien de telle.
Son bipeur se fit entendre, il s’excusa.
-Désolé j’ai une urgence.
Entre eux, ils parlèrent :
-Ziva c’est éloignée du Mossad parce qu’elle avait beaucoup d’ennemis, déclara l’agent Taboul, et à cause de la mort d’Ari, ça lui a fait du mal.
-C’est vrai, se rappela DiNozzo, elle était son contrôleur.
-Euh oui, mais c’était surtout son demi-frère.
-Hein ? Quoi ?
-Vous ne le saviez pas ?
-Bien sur que non !
Il se tourna vers la Directrice Shepard :
-Oui, c’est vrai, mais Gibbs n’a pas voulu vous le dire pour que vous intégriez Ziva le mieux possible. Après tout, elle l’a quand même tué.
-Quoi ?!!!S’exclamèrent-ils en chœur
-Merde, se maudit-elle
-Je croyais que c’était Gibbs, lâcha Tony
-Elle n’aurait jamais tué son frère ! Déclara Saùl
-Son demi-frère, corrigea-t-elle
Jenny sentait que la dernière branche venait de céder.
-Vous ne devez en parler à personne. Vous êtes ses amis, vous savez ce que cela pourrait lui coûter.
-C’est peut-être pour ça qu’elle a faillit mourir, remarqua son ami d’enfance
-Non, seul Gibbs et moi le savons…ainsi que vous maintenant.
-Vous connaissez les noms de ceux qui pourraient lui vouloir du mal ? S’enquit Tony à Saùl
-Oui, je vais vérifier s’il n’y en a pas qui soit sur le sol Américain.
-Bien, je vais chercher les noms de tous ceux qui sont aller dans ce service depuis ce matin, visiteurs comme membres du personnel. Enfin, si vous me le permettez Directeur, déclara DiNozzo
-Bien sur, je vais prévenir Gibbs.
-Merci.
McGee était avec Mme McKilligan et ses filles, elles lui racontaient comment s’était déroulé le petit déjeuné.
-Comme tous les jours, il est allé se servir une tasse de café et s’est adossé au frigo, raconta Margaret, puis Morgane est arrivée.
-Il a crié, continua celle-ci, parce qu’il trouvait que mon pantalon était trop moulant. J’ai levé les yeux au ciel et je me suis assise pour manger. Il m’a attrapé par une oreille et m’a dit de remonter me changer. J’n’ai pas eu le chois, je suis remonté en maugréant.
-Je lui ai dit de ce calmer, reprit la mère, il est venu vers moi et m’a embrassé, me souhaitant une joyeuse Saint Valentin. J’ai entendu des pas dans les escaliers, Lovi descendait, je l’ai repoussé assez violemment, je dois l’admettre.
-Ca vous gênait que votre fille vous voit ?
-Oui, ça parait stupide mais c’est comme ça.
-Je vois, acquiesça McGee, et toi Lovi, où étais tu quand tu t’es installée dans la cuisine ?
Elle alla s’asseoir sur l’un des hauts tabourets et murmura dans sa barbe :
-Ici.
-D’accord, que c’est-il passé d’autre ?
-Je lui ai dit de penser à réparer une latte du parquet, en haut des escaliers, répondit la femme, il a dit qu’il s’en chargeait dans 5 minutes.
-Madame, c’est de la moquette.
-Je parle du couloir, en haut des marches.
-D’accord.
-Après ça, j’ai pris ma veste et je suis sortie, prendre ma voiture.
-Morgane ?
-J’ai changé de vêtements, en l’insultant de tous les noms et je suis redescendue, il sortait ses outils. Lovi est remontée pour prendre sa veste, elle a marché sur un clou en sortant de sa chambre, il lui a crié de faire attention. Elle est descendue et on est partie pour le cinéma.
-Et c’est la dernière fois où vous l’avez vu en vie ?
Les deux filles hochèrent la tête.
Gibbs amena à Abby les empreintes de Mariano Murciano pour les comparer à celles trouver sur la poignée de la porte de derrière des McKilligan.
-Fais vite.
-Bien sur.
Elle les scanna et enclencha ses recherches dans toutes les sortes de fichiers.
-Tu crois que ce gars est le coupable ?
-Je ne sais pas.
L’ordinateur bipa.
-Bingo, c’est bien les siennes. Ah et j’ai autre chose, McGee m’a amené ce matin des mégots de cigarettes. C’est l’ADN du Quartier Maître Benjamin Egilson.
-Les mégots étaient récents ?
-Oui, comme des légumes frais.
-Merci, beau travail.
Il alla droit au bureau où Murciano faisait des portraits robots.
-Vous ne saviez pas où il habitait ?! S’exclama-t-il
-Hein ?
-Le Capitaine de Corvette McKilligan !
-Bien sur que non !
-Vous me mentez, on a trouvé vos empreintes sur la porte de derrière de son domicile.
Mariano le regarda droit dans les yeux :
-C’est vrai, j’ai menti.
-Pourquoi ? Parce que vous l’avez tué ?
-Non, mais l’on s’est expliqué assez violemment. Il m’a lancé des visses et des clous.
-Et vous lui avez fait quoi ?
-J’ai braqué un flingue sur sa tête et je lui ai dit de s’excuser. Au bout de cinq minutes il l’a fait.
-Qui vous a donné son adresse ?
Murciano fit mine de ne pas savoir.
-Benjamin Egilson ?
Il ouvrit de grands yeux
-Et, je sais !
-Il était bien plus en colère que moi mais on ne l’a pas tué.
-Que faisait-il quand vous êtes arrivés ?
-Il bricolait. Croyez moi agent Gibbs, il était vivant quand nous sommes repartis.
-Et l’arme ?
-Quoi l’arme ?
-A qui elle appartient, où est-elle ?
-C’est celle de Ben, il l’a reprise après que l’on se soit tiré.
-Bien. Vous êtes en état d’arrestation.
-Quoi ? Et les portraits ?
-Les deux types étaient les Quartiers Maîtres Egilson et Eglisson.
-Comment le savez vous ?
-Egilson nous adonné votre nom et Eglisson était le meilleur élément et le gars le plus proche de McKilligan.
-Sur quelles charges m’incriminez vous ?
-Viol de propriété privée, entrave à une enquête fédérale, insultes, agression et menace. Cela vous va-t-il ? Maintenant, dîtes-moi si quelqu’un d’autre était dans la maison.
-C’est possible, j’ai cru entendre un bruit à l’étage.
-Qui était-ce ?
-Je n’en sais rien.
Gibbs fronça les sourcils.
-Je ne mens pas !
Tony visionnait toutes les vidéos de surveillances depuis une heure, baillant aux corneilles quand Saùl arriva :
-Ysmaël El’Syir a menacé Ziva de la buter trois semaines avant qu’elle ne parte pour les Etats-Unis, il est arrivé il y a six jours sur le sol américain.
-Pourquoi l’a-t-il menacé ?
L’agent Taboul lui jeta un regard fort de sens mais il fit mine de ne pas comprendre.
-Il faisait du trafique d’arme avec des Palestiniens, nous l’avons chopé et elle l’a « interrogé » assez durement.
-Torturé ?
-Oui, malheureusement ce salaud s’en est tiré grâce à ses avocats, de vrais requins. Ziva était folle de rage.
DiNozzo réfléchit un instant, enclenchant une nouvelle vidéo. Il allait parler quand il eut un choc.
-Il y a un problème ? S’enquit Saùl
-C’est Jeanne…Jeanne Benoît…
-Qui est-ce ?
-L’une de mes ex, on a rompu il y a deux mois.
-Pourquoi s’enprendrait-elle à Ziva ?
Tony lui jeta un regard perçant.
-Oh, je vois. Elle est jalouse. Comment a-t-elle eu accès à sa chambre ?
-C’est un médecin de l’hôpital
Ils sortirent et allèrent eu bureau des infirmières. Ils croisèrent deux femmes.
-Où est le Dr Jeanne Benoît ?
-Au bloc opératoire avec le Dr Jerald.
-Quand revient-elle ?
-Normalement dans pas très longtemps.
-Dès que vous la verrez, vous lui dîtes qu’elle doit se rendre à la chambre 312.
-D’accord.
-Et surtout, dîtes lui que c’est pour un nouveau patient, pas que c’est le NCIS.
-Bien.
Eva et Gibbs étaient entrain de procéder à l’arrestation de Benjamin Egilson, qui les insultait de tous les noms.
Une fois la voiture de police partit, ils entrèrent et fouillèrent la maison, à la recherche de l’arme.
-Vous ne pensez pas qu’il soit coupable, n’est ce pas ? S’enquit soudain la jeune femme
-Non, en tout cas, c’est ce que me dit mon instinct.
-Qui pourrait l’avoir tué, en dehors de Murciano et de Egilson ?
-Je ne sais pas mais ce type avait pas mal d’ennemis, la liste doit sûrement être longue.
-Et si c’était sa femme ?
-Impossible, le meurtre a été commit à 9 heures 45 environ, elle dit être partie de chez elle à 8 heures 30 pour aller à son rendez-vous. J’ai demandé à McGee de vérifier ça, son client a dit qu’elle était arrivée à l’heure : 9 heures 15. Leur réunion à durée plus d’une heure, jusqu'à ce qu’on l’appel pour son mari.
-On lui a trouvé une incohérence ?
-Aucune et pour le moment, on n’a plus de suspects.
Le téléphone de Gibbs sonna.
-Oui ?
-Patron, c’est moi, répondit McGee, Margaret vient d’arriver, elle dit avoir tué son mari.
-C’est impossible McGee.
-Je sais, mais elle le jure.
-Pourquoi fait-elle ça ?
-Je ne sais pas ; je suis rentré il y a une demi-heure, elle ne disait pas ça quand j’étais chez elle.
-D’accord, j’arrive !
Il raccrocha et se tourna vers Eva :
-Trouvez moi la preuve que l’alibi de Mme McKilligan est réel et demandez dès que l’on serra rentré, à Ducky de vous fournir l’enregistrement du moment où on lui a montré le corps.
-Bien mais avant…
Elle montra l’arme qu’elle venait de trouver :
-…J’emballe ça.
Jeanne arriva dans la chambre 312, à l’entrée, elle fut surprise de ne pas trouver de dossier. A peine eut-elle franchit la porte qu’elle comprit.
-Tony.
-Comment as-tu pu ?
-Pu quoi ? Fit-elle semblant de ne pas savoir
-Tu as dévissé le tube à oxygène de Ziva !
-C’est faux.
Fou de rage, il la saisit par le bras et la poussa à travers les corridors, jusqu’à la chambre de la jeune femme.
Arrivé, il la coinça par la nuque de telle manière à ce qu’elle la regarde.
-Oses le répéter en la regardant ! Regardes là bien, elle n’a pas une chance de se défendre dans l’état où elle est !
Jeanne déglutit, la voyant le visage crispé.
-Je ne sais pas ce qui m’a prise.
Il la lâcha aussitôt.
-Pourquoi ?
-J’étais jalouse, je t’aime.
-Tu m’avais dit que tu acceptais !
-Que voulais-tu que je te dise ? Tu voulais en finir de nous deux, je ne pouvais rien y faire. J’ai essayé de me convaincre que ton bonheur faisait le mien, que tu le méritais mais je n’ai pas pu tourner la page. Quand je l’ai vu, j’ai déconné. Tony, Tony, tu es amoureux d’une morte !
-Elle n’est pas morte !
-Coma stade 2, Tony ! C’est pareil.
-Elle se bat, Jeanne, elle se bat pour ne pas mourir.
-Ca fait 4 mois !
-Peu importe que ce soit ça ou 4 ans, l’importance c’est qu’elle ait envie de vivre et qu’elle va finir par se réveiller.
-Tu t’accroches à un mirage.
-Tu es en état d’arrestation pour tentative de meurtre, tu as le droit de garder le silence, tous ce que tu diras pourra être retenu contre toi. Tu peux contacter un avocat.
-Tony…
-…Stop, coupa-t-il, ça suffit…
Il la menotta et la confia à Saùl.
Gibbs et Eva entèrent en salle d’interrogatoire où se trouvait Margaret McKilligan. Celle-ci pleurait, s’enfonçant les ongles dans la peau.
McNichols alla introduire une cassette dans le lecteur de la télévision et en posa une autre devant elle.
Gibbs s’assit et commença :
-Que s’est-il passé ?
-Je…je savais qu’il me trompait, j’étais très énervée. J’ai attendu que mes filles soient parties et je suis re-rentrée. Il bricolait en haut des escaliers, j’ai dit que j’avais oublié mes papiers dans la chambre. Quand j’en suis ressortie, il était accroupi…j’ai perdu la tête et je l’ai frappé, à 6 ou 7 reprises. Quand j’ai arrêté, il était mort, j’avais du sang sur les mains…pas énormément. J’ai traîné le corps en le tirant par la chemise et je l’ai balancé dans les escaliers.
-Pourquoi mentez-vous ?
-Je ne mens pas !
-Ce n’est pas vrai. Eva, allez-y !
Celle-ci enclencha la vidéo et prit la parole :
-Là, c’est vous arrivant au parking de votre client, à 9 heures, 14 minutes et 18 secondes pour être exact. Le meurtre à été commit à 9 heures 45 environ. Disons qu’il y a peut-être une marge d’erreur d’une demi-heure. Même dans ce cas là, vous n’aviez pas le temps de le tuer et d’arriver à 9 heures et quart, le trajet, en prenant le chemin le plus cours, est de 45 minutes. Votre mari a été tué, au plus tôt, au moment où vous êtes arrivée chez votre client.
-Votre légiste a dû se tromper dans ses estimations, insista-t-elle, je l’ai tué.
-Alors pourquoi tomber à genoux quand vous avez vu le corps ? Demanda Jethro.
Eva saisit la seconde cassette et l’enclencha, c’était l’enregistrement datant du matin.
-Ca vous a fait un choc, madame. C’était la première fois que vous voyiez un cadavre. C’est a ce moment là que vous avez comprit qu’il était mort, vous ne le croyiez pas avant.
-Vous vous trompez, je me suis rendu compte de ce que j’avais fait, persista-t-elle avec réalisme.
Gibbs se leva et alla se mettre à côté de l’écran :
-Eva, repassez la vidéo.
Elle s’exécuta :
-Vous voyez, Madame, vous avez été chamboulée de prendre la vérité en plaine figure mais ce n’est pas le cas de vos filles, elles n’ont pas eu de rédaction de surprise. Regardez votre fille aînée, elle a presque une esquisse de sourire.
-Morgane ne lui a rien fait !
-Mme McKilligan, nous savons que ce n’est pas vous.
-Ce n’est pas Morgane. C’est moi !
-Alors pourquoi ne pas nous avoir parler des deux hommes qui l’on menacé avec un pistolet.
-Parce que je n’ai rien vu. Mais quand je l’ai frappé, je me suis dit que ce serait eux qui serait accusé…mais je ne veux plus mentir.
-Pourtant vous le faîtes.
Il fit signe à sa collègue qu’ils en avaient, pour le moment, fini.
Une fois dehors, il lâcha :
-C’est une excellente menteuse.
-Vous savez, elle ne ment peut-être pas.
-Non mais elle ne dit pas la vérité.
-Hein ? Je ne vous suis plus.
-Les meilleurs menteurs disent souvent la vérité.
Elle fronça les sourcils.
-Comment ?
-Mme McKilligan n’a encore eut accès à aucun dossier et pourtant elle a pu nous raconter ce qui c’est passé, certainement avec exactitude. On lui a tout relaté, elle connaît le tueur.
-Donc se serait Morgane ?
-Je vous l’ai dit, elle n’a pas menti.
-Alors qui ?
Il la regarda droit des les yeux et elle comprit.
-Oh non…
Tony entra dans la salle d’interrogatoire 2 où Jeanne attendait, faisant les cent pas.
-Assieds-toi.
-Je préfère rester debout.
-Ce n’est pas une proposition.
Elle le regarda et comprit qu’il ne valait mieux pas discuter.
Elle s’exécuta.
-Je suis venue prendre tes aveux.
Il parlait d’une voix sans émotions apparentes, la mettant mal à l’aise.
DiNozzo sortit un dictaphone et le posa sur la table :
-Aveux de Mlle Benoït Jeanne sous la présence de l’agent spécial Anthony DiNozzo du NCIS, à Washington le 14 février 2008, annonça-t-il clairement.
Puis il s’assit et lui fit signe de commencer.
-J’avais terminé mes visites aux patients et je me suis appuyé contre une porte, naturellement j’ai jeté un œil au nom du patient : Ziva David. Je ne connaissais pas personnellement cette femme mais j’en étais jalouse car elle est la petite amie de l’homme que j’aime…
Jeanne dit cela en le regardant droit dans les yeux.
-…J’ai perdu la tête et j’ai dévissé le tube à oxygène en disant que je voulais reprendre cet homme. Après je suis partie, sans changer mes habitudes de travail.
-C’est tout ?
-Oui.
Il éteignit l’appareil et se leva pour sortir.
-Comment sais-tu que tu l’aimes ? Que c’est elle ?
Tony se retourna et s’adossa au mur en silence.
-Tu ne m’as jamais aimé ? Continua-t-elle
Il ne dit toujours rien
-Pourquoi elle ?...Je sais que tu me l’as déjà dit il n’y a pas si longtemps mais je ne comprend pas.
Le silence se fit quelques secondes.
-S’il te plait, dis le moi. Même si ça doit me faire du mal, même si tu m’as trompé quand nous étions ensemble. Par pitié, ne reste pas comme ça, à me regarder et à ne rien dire.
DiNozzo se redressa et croisa les bras.
-Je t’ai aimé Jeanne. Tu as été la première femme dont j’ai été fou amoureux, vraiment. Je me suis même imaginé à un moment passer ma vie avec toi après que tu ai su qui j’étais réellement.
-Alors pourquoi ?
-Parce que je me suis aperçu que la femme qui travaillait chaque jour à côté de moi me comprenait à cent pour cent, qu’elle savait lire en moi, qu’elle pouvait me faire souffrir autant que de me rendre heureux. Ziva est une joueuse mais aussi quelqu’un de cruel et pourtant…rien que de savoir qu’elle n’est pas loin me rassure. Elle supporte toutes mes facettes, même les plus agaçantes, elle sait me rendre la raison quand je ne l’ai plus. Elle est pleine de surprises, d’imprévus et de remarques incroyables. Ziva a…je ne sais même pas comment le dire : je l’aime, c’est tout. Je ne sais même pas si un jour je pourrais le lui dire, je ne sais même pas ce qu’elle ressent pour moi, je ne sais pas si un jour je pourrais l’inviter quelque part. Parce que pour ça, il faudrait qu’elle se réveille. Ce n’est pas ma petite amie, il n’y a eu qu’un baiser entre nous, mais je sais que je l’aime qu’elle soit dans le coma, vivante ou même morte.
Il fit une légère pause puis reprit :
-Quand tu me demandes ce qu’elle a de plus que toi, je ne peux pas répondre, vous êtes tellement différentes même s’il y a des ressemblances physiques. Le jour où l’on s’est rencontré, je te mentais mais je suis tombé très vite amoureux de toi, sans pour autant brusquer les choses…elle, je ne sais pas, j’étais tellement habitué à l’avoir à mes côtés que j’ai cru que c’était un sentiment normal. Mais il a suffit qu’elle s’éloigne pour que je comprenne. Ca n’a pas été une folle passion mais un amour progressant. Je me suis retrouvé entre deux femmes extraordinaires à un moment. Je me suis mis à faire pleins d’hypothèse, parfois assez farfelus. J’ai même pensé que l’une était le substitut de l’autre, je l’ai cru jusqu’il y a pas longtemps mais ce n’est pas vrai. J’ai fini par laisser mon cœur choisir, il m’a mené à elle, alors que personne ne peut me dire si elle va survivre. Qu’aurais-tu préféré, que je reste avec toi parce qu’elle est sur un lit d’hôpital ? Mon cœur avait choisi, là, tu aurais été un substitut.
Jeanne resta scotché, les yeux remplient de larmes :
-Tony…je regrette ce que…
-Moi aussi Jeanne…parce que j’aurais du te dire tout ça avant.
-Tu ne pouvais pas savoir…
-C’est vrai. J’espère vraiment que tu t’en sortiras sans trop d’ennuies parce que tu es quelqu’un de bien.
Il ouvrit la porte et sortit, lui jetant un dernier regard déçut.
voila, dîtes moi ce que vous en pensez
Dix-huit heures sonnaient quand McGee s’assit face à Margareth et Morgane en salle d’interrogatoire :
-C’est moi, persista la mère, Morgane n’y est pour rien, elle était au cinéma avec son copain.
-Arrêtez Mme McKilligan, nous savons que ce n’est pas vous. En revanche, vous serez accusée de complicité de meurtre, ainsi que votre fille.
-Comment ça ? S’exclama-t-elle. Mais puisque je vous dis que c’est moi. J’ai déjà tout raconté à vos collègues.
-C’est vrai, vous nous avez raconté ce qui s’est passé mais vous n’êtes pas l’assassin, elle vous l’a raconté.
-Morgane n’a rien à voir avec ça !
-Je ne parle pas de Morgane mais de Lovi.
Il se leva et alla introduire dans le lecteur cassette l’enregistrement de la salle d’autopsie. Il l’enclencha :
-Regardez bien.
Ce qu’elles firent.
-Madame, vous ne vous attendiez pas à ça. Maintenant, passons à toi Morgane, tu n’as aucune réaction en passant devant le corps sur la table d’autopsie. Pareil devant celui de ton père. En revanche, Lovi a été impressionnée par le premier. Vous me direz, qu’est ce que ça prouve ? Mais, dommage pour vous, ma collègue est allée chez ce Ryan, il a confirmé que Morgane était avec lui, profondément endormie dans le fauteuil de la salle de cinéma. Il ne reste plus que Lovi, censée être dans la salle d’à côté, mais non, elle est rentrée.
-C’est n’importe quoi, vous n’avez pas la preuve qu’elle soit rentrée !
-Malheureusement pour vous, si. Les caméras de surveillances l’ont filmé à 9 heures 32, sortant du cinéma et revenant à 9 heures 56. Le meurtre a eu lieu entre les deux.
Margareth comprit qu’il n’y avait plus rien à faire.
-Où est ma fille ?
-Avec notre analyste, elle fait une empreinte de son poing pour le comparer à la blessure de votre mari. Ce ne devrait plus être long.
La mère se mit à pleurer :
-Il l’a rendu dépressive, il gâchait sa vie et je ne disais rien. Il a fait d’une enfant souriante et dynamique une gamine complètement renfermée. Je ne me suis pas rendu compte à quel point elle le haïssait.
-Elle lui a rendu la monnaie de sa pièce, lâcha douloureusement Morgane.
-Elle l’a tué.
-C’était elle ou lui, agent McGee. Elle n’a plus voulu souffrir.
-Lovi a quitté le cinéma pour le tuer ?
-Non, répondit l’adolescente, elle voulait se supprimer. C’est en entendant ces hommes menacer mon père qu’elle a décidé que c’était à lui de mourir.
- Comment le savez-vous ?
-Après que vous soyez parti, expliqua la mère, je me suis mise à pleurer en insultant l’assassin, sans savoir que c’était elle. Lovi a dit « désolée » en me regardant dans les yeux et j’ai compris. On a mit beaucoup de temps à la faire parler. Quand elle a eut terminé, je suis venue au NCIS pour m’accuser. Comprenez, agent McGee, je venais de perdre mon mari, je ne voulais pas la perdre aussi.
-Elle va être jugée pour homicide volontaire, vu son état, peut-être que le juge sera clément.
Gibbs entra à ce moment là, avec la jeune adolescente.
-Je me suis vengée…, murmura-t-elle
-Oh ma chérie, pleura la mère.
Il les laissa se serrer l’une contre l’autre.
-L’empreinte du poing correspond, chuchota-t-il à son agent.
-Elles m’ont tout dit…mais j’espérais encore que l’on se trompait, elle n’a que 12 ans.
-Je sais…