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Série : NCIS
Création : 10.11.2008 à 17h03
Auteur : miramar
Statut : Terminée
« L'histoire commence un lundi matin, aprés le retour de Tony au NCIS, il y était en mission à Las Vegas pour une semaine » miramar
Cette fanfic compte déjà 55 paragraphes
Il est 3h00 du matin, Gibbs sort de la salle d'interrogatoire, McGee et Ziva l'interpellent dans le couloir :
McGee : bravo patron, je commençais à désespérer qu'il avoue un jour.
Ziva : moi pas, d'ailleurs si tu m'avais laissé l'interroger, on serait tous entrain de dormir à l'heure qu'il est, car je l'aurais fais avoué en... elle s'arrêta en voyant Gipps la fixer du regard.
Gibbs: il joue au golf avec le secrétaire général de la défense, Ziva. Tu tiens à retourner dans ton pays ?
Ils prirent l'ascenseur dans le silence, McGee semblait sur le point de s'endormir debout, Ziva commençait à renfler les yeux ouverts et Gibbs semblait perdu dans ses pensées. Arrivés à leurs bureaux :
McGee : on peut rentrer maintenant ? Patron.
Gibbs se contenta de lui lancer un regard glacial.
McGee : ok.
Ziva : mais pourquoi ? On le tient, notre coupable...
McGee : tu oublies que c'est aussi le père de...
Gibbs: où est DiNozzo ?
McGee : vous ne voulez pas attendre jusqu'à demain pour lui annoncer !
Ziva : il est peut être avec Abby ?
McGee : ou Ducky.
Gibbs: où est DiNozzo! ? crie-t-il sur un ton menaçant.
Ziva et McGee prirent chacun leur téléphone pour s'informer.
Ziva : il a quitté le bureau d'Abby il y a plus de deux heures
McGee : de même pour Ducky.
Gibbs prit son téléphone portable et formula le numéro de Tony, il tomba sur sa boite vocal.
Ziva : il est surement rentré chez lui, il sera toujours demain matin pour lui annoncer que son père est un meurtrier.
McGee :Ziva ! fit-il sur un ton réprobateur.
Gibbs: il n'est pas coupable.
Ziva et McGee : quoi ?
Tony resserre son écharpe et le colle de sa veste sur son coup, le vent devenait de plus en plus glacial, il relève la tête, le portail en bronze du manoir lui sembla gigantesque, il sortit ses gants, les mit et se fraya chemin dans la broussaille entourant l'entrée. Au bout de quelques mètres, il s'arrêta, dégagea quelques branches pour découvrir une petite porte en bois.
Le corridor qu'il parcourut après avoir franchis la porte l'emmena tout droit à une trappe secrète dans le couloir principale de la demeure.
Il se dirigea d'abord vers son ancienne chambre, en y entrant il eut le souffle coupé, on aurait dit qu'il était sorti le matin même, tout était en place, les meubles n'avaient pas changé, les draps, les affiches cinématographiques qui tapissaient un mur entier, les tonnes de vidéos rangées par ordre alphabétique sous la télé grand écran, le placard était encore rempli par ses blousons du temps où il était capitaine de l'équipe de foot au lycée... tout était rangé, nettoyé, et conservé comme si le temps s'y était arrêté le jour de son départ, il prit un cadre de photo précis et resta un moment à le contempler avant de haucher la tête comme pour chasser des idées indésirables. Il jeta un coup d'œil par la fenêtre, les agents de sécurité étaient réunis devant un feu de bois et discutaient en italien de l'affaire.
Tony : si vous passiez plus de temps à faire votre travail au lieu de bavarder comme de vieilles femmes, nous ne serions pas dans ce merdier. Dit-il avant de quitter la pièce.
Il alla ensuite dans la bibliothèque, s'approcha de l'un des rayons, pris un livre intitulé « des secrets venus d'ailleurs » et mit le doigt sur un bouton caché derrière qu'il pressa, un craquement se fit entendre alors et un des grands tableaux accrochés au mur se déplaça, il s'y approcha, l'ouvrit comme une porte et s'engouffra dans l'ouverture qu'y était dissimulée, en se disant :
Tony : Ziva avait raison, ça ressemble plus à un musée qu'à une maison.
Au QG du NCIS :
Gibbs: appelle-le chez lui, roi des elfes !
McGee : tout de suite patron. Dit-il en composant le numéro.
Gibbs: vois s'il a emporté son arme, Ziva.
Ziva : mais il n'aime pas qu'on
Gibbs lui lança un de ses regards de feu, alors elle s'exécuta sans brancher.
McGee : allo.
La jeune femme : allo ! Répond-elle d'une voix endormie.
McGee : pouvez-vous me passer Tony, s'il vous plait ?
La jeune femme hésita un instant, elle regarda autour d'elle, remarqua qu'il avait prit sa veste et son portable et fini par dire :
La jeune femme : uh...il est ...je croix...mais qui êtes vous d'abord ?
McGee : désolé madame, je suis l'agent Timothy McGee, je suis un collègue de Tony, est ce qu'il est là ?
La jeune femme : non, ... non, il est parti depuis un moment.
McGee : d'accord merci, et encore une fois excusez moi de vous avoir dérangé en une heure aussi tardive.
La jeune femme : agent McGee ! dit-elle juste avant qu'il raccroche.
McGee : oui madame.
La jeune femme : je suppose que vous appelez du bureau, et qu'il ne répond pas à son portable.
McGee : je ne sais pas... je dois...
La jeune femme : dites-moi la vérité, ai-je des raisons de m'inquiéter ?
McGee : Tony sais prendre soin de lui, madame, je suis sûr qu'il va bien.
La jeune femme : merci le bleu. Dit-elle avant de raccrocher.
McGee : elle a une très jolie voix, douce et agréable, elle... aie !
Gibbs: ne confirme jamais à la famille d'une personne disparut que leur proche « va bien » avant de t'en assurer, tu parlais à sa femme, le bleu, pas à un agent comme toi.
Ziva : Gibbs!
Gipps : il a laissé son arme ?
Ziva : non, c'est autre chose, regardez. Elle cliqua sur la souris de l'ordinateur de Tony pour faire apparaitre son contenu sur le grand écran.
McGee : le sergent Adams a été mis une fois en examen. Il était suspecté de la disparition de trois enfants il y a vingt ans.
Ziva : ce n'était pas dans son casier judiciaire.
McGee : parce qu'aucune charge n'a été retenue contre lui, il n'y avait pas assez de preuves pour le coffrer.
Gibbs: bon boulot Ziva !
Ziva : ce n'est pas moi, c'était sur l'ordinateur de Tony, apparemment c'est la dernière chose qu'il n'est fait avant de partir.
McGee : tu crois que c'est une coïncidence.
Gibbs: lancez une recherche sur des cas similaires de disparition dans notre région.
Ziva : pourquoi ?qu'est ce que les disparitions d'enfant ont avoir avec notre affaire !?
Gibbs: parce qu'il n'y a jamais de coïncidence dans notre métier.
A ce moment là Abby arriva en souriant :
Abby : puisque je désespérais de vous voir dans mon labo, je suis moi-même venue.
Gibbs: t'as trouvé quelque chose pour les empreintes de chaussures.
Abby : Tony ne vous a rien dit, je l'ai informé de...
McGee : patron, vous devriez voir ça.
Il fit apparaitre sur l'écran un article apparut il y vingt ans dans un grand journal :
« Dans la nuit de Samedi à dimanche dernier, le domaine de Maitre Antonio Thomas DiNozzo, le sénior du bâtiment, qui est à la tête de l'une des plus grandes et des plus fleurissantes compagnie de construction du pays, a connu un effroyable bouleversement tragique. En effet, le petit Tomy âgé de douze ans a disparut pendant la fête donnée en son anniversaire, tout les indices portent à croire qu'il a été kidnappé cependant le fait qu'aucune rançon n'ait été demandée, les services de police mobilisés exploitent d'autres pistes ».
Ziva : vous saviez que Tony a été kidnappé lorsqu'il était enfant ?
Abby : pauvre choux, c'est pour ça qu'il est si...
Gibbs: « Tomy », l'article nomme le petit « Tomy » pas Tony.
Ziva : c'est peut être une erreur frappée.
Abby : de frappe, Ziva, on dit une erreur de frappe.
McGee : j'ai vérifié patron, la date de l'article indique bien le douzième anniversaire de Tony, c'était surement une erreur de frappe.
Pendant ce temps, au manoir des DiNozzos.
Tony tourne la poignet d'une porte, il ne veut pas qu'on remarque sa présence, c'est pourquoi il se contente d'allumer une torche qu'il sort d'un sac sur son dos. il s'introduit alors dans une grande pièce qui ressemble à un magasin de jeu de toutes sortes, un babyfoot, deux flippers, une table de billard, une autre de Pingpong, deux hamacs et même un rodéo, une collection de miniatures de voiture sur un meuble, une guitare sur un autre et même un piano.
Tony : notre cabane dans l'arbre. Murmura-t-il.
Au bout de la pièce, il aperçut une fine lumière derrière une porte vitrée coulissante, il avance doucement, l'entre-ouvre un peu, jette un coup d'œil, mais ne vit personne. Il sort son arme, fit glisser la portière en prenant soin de ne faire aucun bruit, et entre dans la pièce.
En inspectant les lieux, il vit une paire de chaussures, pointure 42, posée par terre, sortit une étiquette pour indice, la mit à côté avant de la prendre en photo. Il découvrit aussi un canif de marines dans l'un des tiroirs ouvert couvert de sang, l'étiqueta et le prit en photo. Soudain, il ne se sentit plus seul, il se colla derrière un meuble, son arme à la main et essaya d'identifier la mystérieuse personne.
****:Maria ! C'est toi ? entendit-il alors une voix masculine à l'accent italien prononcé.
Il sorti la tête et poussa un cri de surprise à l'illusion que ses yeux lui offraient. Il se trouvait nez à nez avec son reflet, on aurait dit un miroir qui lui renvoyait son image, il resta quelques secondes abasourdi, ne réalisant pas ce qui pouvait se passer, il fixait son reflet avec un regard perdu entre l'incompréhension et la folie.
Tony : T... Tomy !... Tomy, c'est bien toi !? Finit-il par déglutir difficilement, son arme toujours brandit.
Tomy : oui, petit frère, c'est bien moi. Répondit le jeune homme avec un petit sourire.
Tony ne dit rien, il fixait tour à tour le visage de son frère et les preuves qu'il avait recueilli en fronçant les sourcils, il avait l'impression d'étouffer, rêvait-il encore, ou était-ce un cauchemar, ses yeux se remplirent de larmes, ça ne pouvait être vrai, son esprit lui jouait surement des tours, il aurait voulu être avec ses collègues, avec Gipps, oui Gipps aurait su quoi lui dire, fallait-il croire ses yeux ? Mais comment croire l'impossible.
Tomy : oui Tony, tu ne rêve pas, tu ne veux pas baisser ton arme que je puisse au moins voir ton visage en entier. Dit paisiblement le jeune homme en s'approchant de lui si prés que son arme lui touchait presque le visage, alors il la baissa tout en fixant le regard de son frère qui s'est rempli de larmes.
Tony : c'est impossible ! Souffla-t-il.
Tomy : rien n'est impossible. Répondit-il en souriant, laissant échapper une larme sur sa joue.
Tony avança sa main pour l'essuyer, il lui tapota le visage un peu avant de se plonger dans ses bras.
Au QG du NCIS.
Abby : comment Tony a-t-il réagis quand il a su que son père avait avoué ?
Ziva : il ne le sait pas encore.
McGee : j'ai parlé avec sa femme.
Abby : c'est vrai ! Et comment elle était ?
McGee : euh... je lui ai parlé au téléphone, je ne l'ai pas vu.
Abby : je sais Timmy, je veux dire, comment elle était au téléphone ?
McGee : elle a une très jolie voix, comme si elle était....
Ziva : elle est professeur pour enfant handicapé, le bleu, pas une chanteuse !
Abby : on dit enfant à motricité limitée, Ziva !
Ziva : ce n'est pas dans les membres qu'ils ont un handicape, mais au cerveau !
Abby lui lança des éclairs avec les yeux et s'apprêta à lui sauter au coup, quand Gipps arriva.
Gibbs: du nouveau ?
Ziva : j'ai retrouvé un autre article où on parle des corps de trois enfants retrouvés dans la rivière qui longe le domaine des DiNozzo.
McGee : Tony a eu de la chance d'avoir été retrouvé avant d'être le quatrième corps.
Gibbs: sait-on plus sur ce kidnapping ?
McGee : justement non, c'est bizard patron, il n'y a aucune trace de l'enquête qui a été menée ni comment l'enfant a été retrouvé ni quand.
Ziva : et le sénior DiNozzo, il en dit quoi ?
Abby : Gipps, que va-t-il se passer pour Tony, si son père est jugé coupable d'homicide volontaire sur un marines, il pourra...
Ziva : il ne croit pas qu'il soit coupable.
Abby : mais ! Comment, il a avoué, non !?
Gibbs: son agent de sécurité aussi a avoué le même crime.
McGee : mais patron, vous le soupçonniez depuis le début.
Gibbs: il n'a avoué que lorsque je lui ai fait croire qu'on allait avoir un mandat de perquisition qui nous permettrait de fouiller chaque recoin de sa propriété.
Abby : et qu'est ce que ça veut dire ?
McGee : qu'il ne voulait pas qu'on retrouve une preuve qui l'inculperait.
Ziva : mais ça n'a aucune logique, il ne veut pas qu'on trouve une preuve contre lui, alors il avoue !
Abby : d'où le verdict de non coupable de Gipps.
McGee : c'est comme même mince comme indice.
McGee : enfin... je veux dire patron... ce n'est pas que...
Gibbs: mettez la vidéo de la salle où se trouve DiNozzo, le père.
McGee : c'est fait, patron
Gibbs: gros plan sur son coup, du côté droit.
Abby : ça je peux le faire, pousse toi, McGee ! Voilà
Gibbs: que voyez-vous ?
Comme tous fixait l'image sans rien dire, il cria :
Gibbs: là ! En mettant son doigt sur l'écran.
McGee : ça ressemble à une coupure.
Abby : il se l'est fait en se rasant, peut être.
Ziva : c'est la marque d'un couteau, comme si quelqu'un avait essayé de lui trancher la gorge.
Gibbs: c'est la marque laissée par un canif comme celui là. Dit-il en sortant son arme blanche.
McGee : si elle est étiqueté, on peut la tracer patron.
Abby et Ziva lui mettent une claque derrière la tete commune. En disant : le canif d'un marines, le bleu.
Ziva : mais pourquoi voudrait-il cacher une preuve qui le désinculperait ?
Gibbs: c'est ce qu'il cherche à cacher.
Abby : alors c'est facile, prenez un mandat et allez fouiller ce manoir hanté.
McGee : on ne peut pas, le crime s'est produit trop loin de la maison elle-même, il sera difficile de convaincre un juge de nous en délivré un.
Ziva : alors on ne peut pas y aller !?
Gibbs: nous, pas, DiNozzo, si.
Les deux frères étaient assis l'un face à l'autre, par terre comme s'ils avaient encore douze ans. Ils restèrent longtemps comme ça à ne rien dire, juste se regarder comme pour rattraper le temps perdu, avant que Tony ne décide de rompre le silence.
Tony : j'ai tellement de questions à te poser que je ne sais pas par où commencer.
Tomy : c'était comment ?
Tony : la vie après toi, tu veux dire ! Invivable.
Tomy : maman... elle a....
Tony : au début, tout le monde croyait à un kidnapping pour une rançon, la police en premier. Mais les jours se sont suivis, les semaines aussi et rien, rien que l'inquiétude, les nuits blanche et les disputes.
Tomy : père ?
Tony : il en voulait au monde entier, à la police de ne rien faire, à maman de n'avoir rien fait, mais surtout à moi d'être... enfin, la vie vibrait au rythme des faux espoirs et des fausses pistes et surtout de tout les corps non identifié que père devait aller voir aux différentes morgues de la ville et ses environs.
Tomy : je sais qu'il y a une tombe avec mon nom inscrit dessus.
Tony : deux mois après ta disparition, des enfants jouant au bord de la rivière, retrouvent les corps de trois garçons et c'est là que la vie a cessé d'exister dans ce manoir.
Tomy : trois enfants qui n'ont jamais étaient identifiés.
Tony : mais dont l'un d'eux, portait ta chevalière en or.
Tomy : je sais.
Tony : maman ne s'en est jamais remise, il nous avait interdit tout signe de deuil, pas de larmes, pas de condoléances, pas de services funèbres non plus. il disait qu'il avait déjà perdu ce qu'il avait de plus cher, il n'allait pas perdre sa fierté aussi. Elle n'a jamais plus enlevé le noir, elle se renferma sur elle-même, les seuls mots qu'elle disait étaient les prières qu'elle te dédiait.
Tomy : et toi ?
Tony poussa un long soupir, se redressa un peu, ferma les yeux comme pour se donner une contenance avant de continuer :
Tony : moi j'étais triste, j'avais envie que quelqu'un m'explique pourquoi ça m'arrivait à moi, je voulais qu'on me donne un sens à tout ce qui se passait, le jour où on a ramené ton... ton cercueil et on m'interdit de te voir, j'ai compris que ce qui s'était passé était si affreux que père voulait me l'épargner, j'ai décidé alors qu'un jour je serais capable d'empêcher ce genre de crime.
Tomy : et moi qui croyait que tu avais fais carrière comme sportif professionnel ou que tu avais réalisé ton rêve d'entrer dans le monde fantastique du cinéma.
Tony : c'est là que tu te trempes, parce que le Tony que t'as connu un jour n'est plus ! Notre père, déçu d'avoir perdu le seul fils qu'il n'a jamais aimé...
Tomy : Tony !
Tony : laisse-moi continué s'il te plait. Il était si triste pour toi, qu'il me détesta encore plus d'être celui que le kidnappeur a laissé, chaque jour, chaque moment que je passais avec lui, il me montrait à quel point il aurait aimé que je sois à ta place. Il a commencé par m'interdire cette pièce, puis il me changea d'école, pour me mettre dans une où on formait « les vrais hommes » comme il le disait toujours, après, ça s'est aggravé, je n'avait plus le droit à aucun loisir, il alimentait le sentiment de culpabilité en moi pour que je fasse son bon vouloir. Et juste quand on croit que ça ne peut pas être pire, maman nous quitte, il n'a alors plus personne pour lui dire « laisse donc se pauvre garçon tranquille », il m'obligea à assister à ses réunions de travail, à porter tes vêtements, à parler comme toi...
Tomy : d'ailleurs, je remarque que tu es devenu un parfait américain !
Tony : ah ça, ça fait parti de ma révolution.
Tomy : ta révolution !
Tony : quand il a fallut choisir une université, sans aucune surprise, il a exigé que je fasse des études de commerce, pour prendre en charge la compagnie familiale. Moi, ayant déjà envoyé mes résultat à l'université de droit, et ayant décroché une bourse d'étude, j'ai décidé de tout plaquer, son argent, son autorité et même son accent. Pour la première fois de ma vie je lui ai dit ce que j'avais sur le cœur, ce que je pensais de sa cruauté et de son cœur en pierre, il m'a menacé de me couper les vivres, j'ai pris un petit sac à dos avec juste le nécessaire et j'ai tourné les talons, je n'ai jamais remis les pieds ici avant-hier.
Tomy : tu as une si forte personnalité ! C'est dur de croire tu étais ce petit Tony désinvolte et toujours dans les jupes de maman.
Tony : elle était là seule à me comprendre.
Tomy : et moi ? Je ne te comprenais pas ?
Tony : si, mais tu étais le fils de ton père, tu adorais le suivre dans son travail, l'imiter dans ses gestes, faire des projets avec lui, et c'est ça qu'il a cherché à compenser avec moi, il lui arrivait de m'appeler Tomy pendant des jours avant que je fasse une bêtise et qu'il se souvienne qu'il y a que moi qui en ferais.
Tomy : je suis sincèrement désolé.
Tony : ne t'excuse pas, ce n'était pas ta faute, ni la sienne non plus, je crois, c'était la faute de la pourriture allongé à la morgue de mon travail.
A ces propos, Tomy eu le chaire de poule, et retira sa main de celle de son frère.
Tony : c'est bien lui, n'est ce pas ?
Tomy ramena ses genoux sur sa poitrine et croisa ses bras dessus, le regard perdu dans le vide, Tony eu l'impression qu'il s'était éloigné de lui à des kilomètres, il tendit sa main vers celle de son frère.
Tony : je ne peux pas t'aider, si tu ne me parles pas. C'est toi qui a appelé le NCIS à propos du crime.
Tomy se contenta de faire un signe de la tête pour confirmer.
Tony : et c'est toi aussi qui lui est mis ses plaques après sa mort, pour qu'on sache que c'était un marines ?
Tomy resta encore silencieux alors son frère s'approcha de lui et lui entoura les épaules avec son bras pour le rassurer.
Tony : explique-moi ce qui s'est passé.