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Série : NCIS
Création : 30.11.2008 à 17h13
Auteur : miramar
Statut : Terminée
« Cet épisode se passe au cours de la saison 6, il évoque la tolérance qu’on peut avoir à l’égard du monde, ses amis se ennemis et les gens qu’on ne connait pas, il est déconseillé aux gens qui jugent s » miramar
Cette fanfic compte déjà 131 paragraphes
A l'hôpital :
L'infermière règle le lit de la jeune fille qui émet des sons qui ressemblent à des mots mélangés à des soupirs de douleur, mais que personne n'arrivait à percevoir, le médecin s'approche d'elle, sort sa petite torche et examine ses yeux.
Dr. Johnson : mademoiselle, est ce que vous m'entendez ?
Elle fit un signe de la tête, ses yeux étaient encore fermés
**** : où suis-je ! Finit-elle par dire péniblement
Dr. Johnson : vous êtes à l'hôpital, je suis le docteur Johnson et voici l'agent DiNozzo, il souhaite vous poser quelques questions
Le docteur se dégagea laissant place à Tony qui s'approcha prudemment de la jeune fille.
Tony : bonjour mademoiselle, savez-vous pourquoi êtes vous à l'hôpital ?
La jeune fille ne répondit pas, elle sembla s'être endormie un instant, mais quand Tony voulu s'éloigner pour laisser place au docteur, elle ouvrit les yeux et les tourna vers lui, de beaux yeux noisette encadrés de cils épais et sombre comme ses cheveux, il resta captivé par son regard un instant avant de reprendre ses esprits.
Tony : savez-vous pourquoi...
**** : comment suis-je arrivé à l'hôpital ?
Tony : c'est nous qui... Gibbs vous a trouvé ...
**** : qui s'est Gibbs ?
Tony : euh... c'est mon patron, vous souvenez vous de ce qui s'est passé ?
**** : ce qui c'est passé ? répéta-t-elle
Tony : mademoiselle, est ce que vous comprenez ce que je vous dis ? Savez vous ce qui...
**** : vous êtes qui, vous ?
Tony : je suis désolé, je suis l'agent Antony DiNozzo, je suis agent fédéral du NCIS
**** : du NCIS !
Tony : c'est les services d...
**** : je sais ce qu'est le NCIS, agent DiNozzo ! Coupa-t-elle.
Tony : très bien, pouvez vous alors nous dire ce qui s'est passé ?
Elle referma ses yeux, quelques secondes passèrent, le docteur s'approcha pour la voir.
**** : non, je n'en ai pas la moindre idée. Dit-elle encore les yeux fermés
Dr. Johnson : c'est fréquent que les victimes aient du mal à se souvenir de ce qui s'est passé à leur réveil.
Tony : pouvez vous nous dire votre... ah patron ! dit-il en voyant Gibbs s'introduire dans la chambre
**** : c'est vous Gibbs ? Merci de m'avoir trouvé ! dit-elle en ouvrant à peine les yeux.
Gibbs : de rien, puisque vous connaissez mon nom, si me disiez le votre pour qu'on soit à égalité.
La jeune femme referma les yeux encore, cette fois fut plus longue que les précédentes, Tony et Gibbs se regardèrent.
Dr. Johnson : vous devriez revenir plus tard, elle est encore trop faible. Dit-il à leur intention.
Ils allaient sortir de la chambre quand :
**** : agent Gibbs ! Appela-t-elle les yeux fermés en tendant sa main bandée
Gibbs hésita un peu avant d'aller la prendre, elle la pressa un peu et gémit de douleur
**** : c'était vous n'est ce pas ? C'est votre main que j'ai touché !
Gibbs : oui !
**** : c'est tout ce dont je me souviens.
Gibbs : ce n'est pas grave, ça reviendra plut tard. Répondit-il en s'agenouillant au prés d'elle.
Elle ne dit rien, et sembla avoir perdu connaissance, il se leva et voulu partir, mais sa main la pressa encore
**** : l'agent DiNozzo, voulais savoir mon nom ?
Gibbs : nous voulons tous le savoir
**** : je ne m'en souviens pas, je n'ai aucun souvenir, ma tête est vide ! Finit-elle par dire en laissant couler une larme le long de sa joue enflée.
Au NCIS :
McGee : ça fait deux jours, on a rien, pas la moindre piste
Ziva : c'est étonnant, on est en Amérique, personne ne disparait sans que quelqu'un se soucis de lui, il n'y a pas le moindre avis de recherche qui lui correspond.
Gibbs : élargissez vos champs de recherches ! dit-il en arrivant sa tasse de café à la main
McGee : c'est justement ça le problème, ils sont trop larges nos champs de recherches
Ziva : c'est comme chercher une aiguille dans une boite de foin !
McGee : une moelle de foin !
Ziva : c'est la même chose
Gibbs : Ziva ! Rentre chez toi...
Ziva : mais j'ai rien fais, j'ai...
Gibbs : va chercher quelques affaires et apporte-les à DiNozzo à l'hôpital
Ziva : pourquoi moi, je n'ai pas de vêtement pour Tony, demande à McGee de lui prêté un de ses costumes hyper chers, ce n'est pas que ... elle se tut en voyant Gibbs la fixer du regard
Gibbs : des vêtements pour femme, Ziva, notre victime sort aujourd'hui de l'hôpital
McGee : déjà !
Ducky : apparemment, notre jeune fille est un peu phobique aux hôpitaux, elle est encore amochée, mais stable, donc avec une bonne surveillance, elle peut... fit-il en les rejoignant
Ziva : comment peut elle être amnésique et se souvenir qu'elle n'aime pas les hôpitaux
Ducky : c'est parce que son amnésie n'est pas causé par un choc matériel mais par un choc psychologique.
McGee : comme Gibbs lorsqu'une bombe l'a...
Gibbs le fusilla du regard lui clouant le bec pour de bon avant de se tourner vers Ziva
Ziva : les vêtements ! J'y vais tout de suite
Gibbs : prends lui un manteau long, il fait froid !
A l'hôpital :
Tony et la jeune fille étaient en train de rire quand le docteur entra dans la chambre
Dr. Johnson : alors, c'est le grand jour, on va enfin vous enlever ces vilains bandages
**** : pour faire découvrir mon vilain visage ! Ironisa-t-elle sur un ton faussement léger.
Dr. Johnson : je vous ai dis que vos blessures au visage n'étaient que superficielles et le gonflement bien qu'alarmant était dû à des coups moins...
**** : moins sauvages, mon... il a épargné mon visage par charité !
Cette fois sa voix se noua par la tristesse et la colère, elle ne savait pas encore tout, mais avait bien compris que celui qui lui avait fais ça, ne lui avait laissé aucune chance de vivre. Tony lui tendit la main, elle l'a prit un instant mais la retira aussitôt, ces jours passés au prés d'elle lui firent remarqué à quel point elle reniait le contact physique, peut être à cause du peu qu'elle avait appris sur son agression.
Tony : je vous laisse, un moment
**** : non reste ! S'il te plait, Tony.
Il se réinstalla prés d'elle.
Tony : alors ma belle Maria, voyant à quoi ressemble ce petit minois ! dit-il sur un ton moqueur ce qui lui arracha un sourire un peu forcé, suivi d'un gémissement de douleur.
Dr. Johnson : Maria ?
Maria : détrempez vous docteur, je ne me souviens toujours pas de mon prénom
Tony : mais puisqu'elle m'appel Tony depuis deux jours, il fallait bien que je lui trouve un prénom pour l'appeler, elle ne resterait pas toujours mademoiselle... du moins jusqu'à ce qu'elle se souvienne de son vrai nom. Ajouta-t-il en voyant son regard s'assombrir.
Dr. Johnson : si vous voulez bien vous redressez. Lui dit-il en prenant une paire de ciseaux.
Le docteur entreprit de découper le bandage doucement en prenant soin de ne pas la brusquer, il pouvait sentir sa respiration qui s'accélérait à chaque morceau enlevé, Tony aussi avait le battement de son cœur qui s'emballait.
Dr. Johnson : voilà ! dit-il en se dégageant.
La jeune fille scruta le regard de Tony pour y percevoir une réponse, mais ce dernier restait blême, alors elle prit le miroir que le docteur avait déposé sur sa table de chevet et se regarda, au bout de quelques instants elle finit par sourire, Tony lui, restait toujours figé, il se sentit captivé par sa beauté sauvage et naturelle, un visage angélique avec une peau trés blanche, un petit nez et une bouche pulpeuse, ses grands yeux noisettes à peine caché derrière un rideau de cils noirs comme les cheveux qui tombaient en cascade sur ses épaules, quelques marques néanmoins sur le menton et le coup rappelaient son malheur, mais ne diminuait en aucune manière le charme qui se dégageait d'elle. Elle remarqua son regard rêveur et se couvrit alors avec la couverture pudiquement.
Tony : tu es magnifique ! Finit-il par dire
Maria : merci, toi aussi tu es pas mal, si juste tu avais prit une douche depuis deux jours et changer ce pauvre costume.
Ils éclatèrent de rire au moment où Ziva franchit la porte de la chambre :
Ziva : ouah ! Pas mal, je vois que vous vous sentez mieux. Dit-elle en voyant les joues roses de pudeur de la jeune fille.
Tony : Maria, je te présente Ziva David, elle est agent du NCIS aussi
Maria : enchantée, Ziva !
Ziva : Maria ! fit-elle en se tournant vers Tony avec surprise.
Maria : c'est le nom qu'il m'a donné.
Tony : c'est le seul qui lui ait plu
Ziva : je vous apporte des vêtements, j'espère qu'ils seront à votre taille, vous êtes plus petite que moi, mais ça ira.
La jeune femme se leva péniblement en gardant la couverture sur elle.
Maria : tu peux sortir, maintenant, Tony, je t'appellerais quand j'aurais fini.
Tony s'exécuta et bien qu'il fût tenté de regarder derrière la vitre, il se retourna et patienta un moment avant que Ziva ne lui ouvre la porte.
Il trouva alors la jeune femme portant un jean qu'elle remontait un peu sur les pieds et un pull en laine noirs avec un long manteau couleur chocolat, il poussa un sifflement d'admiration ce qui arracha un sourire à Ziva et fit rougir la demoiselle, elle voulu mettre les tennis qu'elle lui donna mais poussa un cri de douleur, Tony la fit s'assoir avant de les lui mettre sous le regard étonné de sa collègue.
Le médecin revint avec l'autorisation de sortie à la main
Dr. Johnson : votre dossier sera transféré à l'unité médicale de l'agence, vos pansements seront changés deux fois par jour, pour le moment, les antalgiques font encore effet, les douleurs que vous sentez sont minimes...
Maria : minimes ! Coupa-t-elle
Dr. Johnson : n'oubliez pas que vous revenez de loin, votre corps aura besoin de temps pour se rétablir, d'ailleurs, je ne suis toujours pas convaincu que...
Maria : s'il vous plait docteur, tout sauf l'hôpital ! fit-elle en grimaçant
Dr. Johnson : ne la fatiguez pas ! ordonna-t-il à l'intention des deux agents
Ziva : bien entendu
Quelques minutes plus tard, elle était prête pour partir elle se releva péniblement et s'aida du bras de Tony pour avancer, quand elle passa devant une vitre et vit son reflet, elle s'arrêta net.
Ziva : vous vous souvenez de quelque chose ?
Tony : ça va ?
Elle resta silencieuse, puis elle se tourna vers Ziva
Maria : ça vous dérange de m'emprunter votre écharpe ?
Ziva fronça les sourcils de surprise, mais retira son écharpe blanche et la lui donna, la jeune fille, la prit, la mit sur la tête et contre toute attente la forma en voile ne laissant voir que son visage rond sous le regard choqué des deux agents.
Au NCIS :
Gibbs : alors, McGee ! fit-il en arrivant sa tasse de café à la main
McGee : j'ai réduit la liste des personnes susceptibles de correspondre à notre victime grâce aux indications données par Ducky, en ne me concentrant que sur les jeunes femmes de moins de trente ans, ayant du diabète et...
Gibbs : McGee ! Coupa-t-il agacé
McGee : bah j'y travaille encore, patron
Gibbs : travaille plus vite...
Les portières de l'ascenseur s'ouvrirent, Ziva arriva en premier un gros sac à la main
Ziva : ils arrivent, elle a encore du mal à marcher
McGee se leva pour voir tandis que Gibbs avait les yeux rivés sur son écran
McGee : ça alors ! s'écria-t-il en voyant la jeune femme voilée avancer doucement appuyée sur Tony.
Gibbs se leva, avança une chaise et l'aida pour s'y installer
Tout le personnel de l'agence avait les yeux rivés sur elle, elle se sentit gênée et remonta le colle de son manteau
Gibbs : si vous n'avez pas d'autres chats à fouetter je peux vous en trouver ? cria-t-il pour dissiper la foule.
McGee : le foulard, c'est pour cacher ses cicatrices ? chuchota-t-il à Ziva
Ziva : je ne crois pas, non !
Tony : ça va Maria ? Tu as besoin de quelque chose ? S'inquiet-il
Elle ne répondit pas, elle scrutait le décor avec des yeux un peu apeurés et finit par faire un signe de la tête pour dire que non.
Gibbs fit un signe à Tony et Ziva de le suivre, McGee voulu les rejoindre mais en voyant le regard que lui jetait Gibbs il se ravisa.
McGee : alors vous vous appelez Maria ! demanda-t-il pour engager la conversation.
Dans un coin du couloir sous l'escalier :
Gibbs : Maria !
Ziva : c'est le nom que Tony lui a donné
Tony : juste en attendant qu'elle se souvienne de...
Ziva : franchement, je ne suis plus aussi sure de son amnésie
Gibbs : le voile !
Tony : elle l'a fait machinalement, sans s'en rendre compte
Ziva : comment peut on faire ça sans s'en rendre compte ?
Tony : comme elle fait beaucoup de chose machinalement, elle est amnésique mais pour autant, elle sait manger, marcher, parler...
Ziva : ce n'est pas la même chose, c'est...
Tony : elle n'est...
Ils commençaient à élever la voix et semblaient réellement sur le point de se sauter dessus
Tony et Ziva (en même temps) : AIE ! firent-ils en recevant une forte claque derrière la tête.
Gibbs : que fait-elle aussi machinalement, DiNozzo ?
Tony : pas grand-chose d'inhabituel, elle est très pudique, elle n'a pas eu grand-chose à manger, mais à chaque fois qu'il y avait de la viande sur le plateau, elle ne prenait que le dessert, elle ne réalise pas encore l'étendue de ce qu'elle a subie, le médecin dit qu'avec son diabète vaut mieux y aller doucement, le moindre incident peut provoquer une rechute.
Ziva : vous voyez, elle ne peut pas...
Gibbs : combien d'accent arabe connais-tu ?
Ziva : j'en sais rien, je ne les compte pas, ça diffère tellement d'un pays à l'autre et d'une région à l'autre dans un même pays
Gibbs : emmène-la dans la salle de réunion
Ziva : tout de suite. Fit-elle en partant, elle se ravisa
Ziva : tu le savais, n'est ce pas, le manteau, c'est pour ça que... comme il la fixait du regard, elle se tut et préféra partir
Tony voulu la suivre, Gibbs le retint d'une main sur le torse
Gibbs : pas comme ça, ce n'est pas ça, ton travail, Tony !
Tony : mais...
Gibbs : tu t'aventure sur un terrain glissant DiNozzo ! fit-il avant de s'en aller.
Dans la salle de réunion :
Ziva fit assoir la jeune fille aussi doucement qu'elle put avant de s'installer face à elle. Gibbs, Tony, McGee et Ducky les observez sur l'écran.
Maria : vous voulez m'interroger ?
Ziva : qu'est ce qui vous fait penser ça ?
Maria : je n'en sais rien, mais votre air, on dirait que vous ...
Ziva : Salam alikom. Interrogea-t-elle soudainement
Maria: wa alikom Salam. Répondit-elle tout simplement
Ziva : chou ismik ?
Maria : vous savez très bien que je ne le sais pas
Ziva : ismik eeh ?
Maria : je vois, c'est à ça que vous voulez jouer, très bien, ça m'intéresse, peut être que comme ça je me souviendrai de...
Ziva : wach smaytek ?
Maria : si j'avais une réponse aux premières, j'en aurais une maintenant
Ziva (en français) : comme t'appelles-tu ?
Maria (en français): Maria est le seul nom qui me vient à l'esprit
Ziva (en français) : vous ne croyez pas qu'il n'est plus d'actualité
Maria (en français) : figurez vous que Maria est aussi un prénom arabe !
Dans l'open space :
McGee : pourquoi le français ?
Tony : la plupart des pays du Maghreb sont quasiment francophones
Ducky : tout comme le Liban et la moitié de la Syrie
Gibbs : qu'est ce que t'en penses, Ducky ?
Ducky : j'en sais rien Jethro, elle parait sincère, cependant le fait qu'elle se sente à l'aise avec autant d'accents est en lui-même déroutant
Gibbs : Tony, fais la descendre chez Abby, elle trouvera peut être quelque chose
Ziva (en arrivant): elle n'a réagit à aucun des accents, peut être même que le français avait l'air plus naturel dans sa bouche
McGee : peut être qu'elle est une française d'origine arabe ou une française musulmane tout simplement ?
Gibbs : non, elle est arabe ! Finit-il par dire au bout d'un moment.