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Série : NCIS
Création : 30.11.2008 à 17h13
Auteur : miramar
Statut : Terminée
« Cet épisode se passe au cours de la saison 6, il évoque la tolérance qu’on peut avoir à l’égard du monde, ses amis se ennemis et les gens qu’on ne connait pas, il est déconseillé aux gens qui jugent s » miramar
Cette fanfic compte déjà 131 paragraphes
Tony et McGee se garèrent au bord d'un immeuble assez neuf et prirent l'escalier pour arriver chez la victime, ils trouvèrent la porte fermée mais non à clé, alors en faisant très attention, leur armes prêtes à l'emploi, ils s'introduisent dans le salon, cependant, s'arrêtèrent net sur le seuil de la porte
Tony : allo, patron ? vous devriez ramenez le reste de l'équipe ici, nous avons trouvé notre deuxième scène de crime !
Salut!
C'est juste pour te dire que je trouve ce que tu fais génial, et que j'attend la suite avec impatience!!!!!!!!!
Bonne chance
Chouettes histoires!
J'adore t'es histoire tu ecrit tres bien toi aussi! J'adore quand ca n'es pas que des fics qui repondent au envie des lecteur, ecriveurs de fics mais que c'est aussi une enquetes comme un vrai épisode. Franchement c'est Bravo!
Super,
Celeste.
Ziva gara sa voiture à côté d'un grand édifice et se tourna vers sa passagère qui avait passé tout le trajet dans un mutisme pesant
Ziva : on y est ! lança-t-elle en arrêtant le moteur
Meriem : où sommes-nous ?
Ziva : vous allez voir. Fit-elle en sortant de voiture et allant l'aider à faire de même
D'un pas maladroit, la jeune femme s'appuya sur elle pour avancer lentement vers la grande porte d'entrée, en la franchissant, Ziva remonta son écharpe sur sa tête pour la couvrir, elle sentait la main de Meriem se crisper à la vue du décor intérieur, elle l'aida à enlever ses chaussures et fit de même avant de la couduire dans une grande salle tapissé de moquette verte recouvrant la grande surface qui s'étendait à sa vue implantée de piliers, les murs était couverts par des versés de Coran dans une écriture artistique qui l'absorba, au bout de quelques minutes de contemplation, elle lâcha sa main et alla au centre de la salle en scrutant chaque recoin avec un mélange d'émerveillement et de surprise.
**** : mademoiselle David ! Que nous vaut cet honneur ? fit une voix dans le dos de la jeune israélienne.
Ziva : bonjour, je suis étonnée que vous vous souveniez de moi ! répondit-elle en souriant
Flashback : un marine retrouvé mort à quelques mètres d'une mosquée, son père qui n'est autre que l'imam du lieu de culte donna toute son aide pour réussir à attraper le meurtrier...
L'imam : pourquoi aimez vous les arabes ?
Ziva : j'ai grandi avec eux, ...mon meilleur ami d'enfance était arabe...
L'imam : vous n'êtes pas une personne ordinaire, il est difficile de vous oublier, mais plus encore, il est difficile d'oublier les circonstances de notre rencontre ! ajouta-t-il tristement
Ziva ne le regardait plus, elle voyait Meriem se mette à quatre pattes front contre terre (en position de prière) et ses épaules oscillaient, elle devinait qu'elle pleurait
L'imam : dites moi, mademoiselle, pourquoi le NCIS s'est-il encore invité dans ma mosquée, y a-t-il encore un problème avec mes fidèles?
Ziva : non, en fait j'accompagne quelqu'un. Rétorqua-t-elle en montrant Meriem de la main
Celle-ci était maintenant assise, elle la voyait tenir sa poitrine de la main comme si elle avait mal, l'idée de cette virée lui sembla soudain bien mauvaise, après tout elle n'était même pas sûre de son amnésie.
Meriem de son côté s'était assise à même le sol, bien que ses blessures lui faisaient un mal terrible et qu'elle sentait que ses points de suture à la cuisse et la poitrine étaient sur le point d'éclater, l'endroit lui donna un sentiment bizarre de quiétude, pour la première fois depuis son réveil à l'hôpital elle avait une impression de déjà vu, même si pour l'instant aucun vrai souvenir ne revint, des éclats de rire de petites filles pénétrant dans la salle lui donnèrent la chaire de poule, elle ferma les yeux
Flashback : des images floues d'un groupe de petites filles l'entourant, elle ne distinguait pas de visages mais justes des silhouettes, elle les entendait réciter des versés du Coran et...
- Mama Meriem, mama Meriem ! entendit-elle soudain ce qui la tira de ses rêveries
Les cris venaient du groupe de fillettes lui-même, ils résonnaient dans la grande salle pour dames de la mosquée attirant le regard de tous les présents.
En ouvrant les yeux elle découvrit le spectacle qu'elle revoyait dans sa tête, quatre petites têtes qui s'agitaient autour d'elle en riant aux éclats, oui c'étaient elles, se sont les petites filles de son souvenir.
L'imam : vous êtes venus avec le docteur Akram ? demanda-t-il avec surprise ce qui étonna Ziva de plus bel.
Dans l'appartement :
McGee, conformément aux ordres de Gibbs attendait patiemment tandis que Tony, les mains gantées explorait chaque recoin du logis, le salon était en désordre, des traces de sang sur le sol, les meubles et la poignet intérieure de la porte, des bibelots renversés, des glasses brisées, tout montrait un champs de bataille où le perdant n'avait aucune chance de survie, il passa en revue les livres de la bibliothèque, contrairement à ce qu'on aurait cru, ce n'était pas que des ouvrages scientifiques, mais des livres de littérature, en plusieurs langues trônaient sur toute une étagères, des magazines de modes étaient éparpillés par terre, quelques photos garnissait la petite table du coin, la sienne le jour de sa remise de diplôme, et une plus grande semblant être de famille où elle ne portait pas encore le voile, des tableaux ressemblant aux cartes postales des iles paradisiaques tapissaient tous les murs, il ouvrit un tiroir, un deuxième mais ne trouva rien d'intéressant.
Gibbs : j'avais dis d'attendre DiNozzo ! cria-t-il en pénétrant dans l'appartement
Tony : je voulais juste... aie ! Excusez-moi patron ! Finit-il par dire en se frottant la tête à l'endroit où il reçu une claque.
Gibbs : alors ?
McGee : euh, Vous aviez dit d'attendre... c'est même ...
Gibbs : la base militaire ! cria-t-il hors de lui
Tony : les gens la bas, bien qu'ils ne disent que du bien d'elle, ne semblent pas vraiment apprécier sa présence, le commandant savait déjà ce qui lui était arrivé, mais fit semblant de l'apprendre de notre bouches, le capitaine qui nous a fait visiter son laboratoire était sournois et raciste !
Gibbs se tourna vers McGee attendant une version moins enflammée
McGee : pour une fois, je suis d'accord avec Tony, patron, il l'a traité de petite sœur de Ben Laden juste parce qu'elle était arabe
Gibbs : je ne crois pas, non
Tony : elle ne peut pas être la petite sœur de Ben Laden, elle est algérienne, lui est Afghan !
McGee : en fait, Saoudien, mais opérant de l'Afghanistan
Tony : c'est se que je disais !
Gibbs : elle a vraiment un frère terroriste !
McGee : ça explique alors... tu vois Tony, tu n'avais pas de raison de leur mentir
Comme Gibbs leur lança un regard interrogateur, il expliqua :
McGee : il ne leur a pas dit qu'elle était encore en vie, il les laissa croire qu'elle était morte sans le dire ouvertement
Gibbs se tourna vers Tony d'un regard si glacial, que le jeune homme ne put comprendre si c'était une bonne ou une mauvaise idée
Tony : je me suis dit que, si son agression avait un lien avec la base, la nouvelle de sa survie allait vite circuler et sa vie serait encore en danger
Gibbs : sur quoi travaillait-t-elle ?
McGee : on nous a rien dit sur la base, ils étaient si discrets que ça en était douteux
Tony : mais, un caporal nous a suivi et nous a remis une clé USB qui est avec le bleu
Gibbs : et que contient-elle ?
McGee : on ne sait pas encore, on est directement venu ici, on ne pensait pas que...
Gibbs : au travail ! ordonna-t-il sèchement
Les deux agents sortirent leur matériels, Tony prit des photos de chaque centimètre du salon, McGee fit des prélèvements : le sang, les empreintes, les cheveux...
Gibbs enfila des gants à son tour et alla vers les autres pièces, d'abord la salle de bain qui semblait être trop nettoyée
Gibbs : McGee ! Ici !
Ensuite, suivi de Tony ils pénétrèrent dans la chambre de la jeune femme et ce qu'ils virent les scotcha sur place. Le lit était défait, les couvertures par terre, la coiffeuse était toute retournée, tout était cassé, les parfums, les boites de cosmétiques, les petites figurines... mais le plus horrifiant était une chaise sanglante avec des morceaux de cordelettes sur ses pieds et bras, une marre de sang gisait juste au dessous.
McGee : je crois que cet indice là ne va pas tenir dans ces petits sachets, Tony ! dit-il sur un ton faussement léger.
Tony lui ne dit rien, son regard errait de coins en coins de la pièce, il voyait la scène se dérouler devant ses yeux, elle était attachée juste là, il la viola sur le lit, elle s'était beaucoup débattu, c'est pour ça qu'il lui enfonça un couteau dans la cuisse, elle s'était enfuie jusqu'à la porte de sortie mais fut rattrapée par lui
Gibbs : DiNozzo ! Interroge les voisins... DiNozzo ! cria-t-il en ne voyant aucune réaction
Tony : tout de suite, patron ! dit-il sans conviction en sortant de l'appartement
Gibbs : McGee ! Appelle du renfort ! On emporte le tout !
McGee : d'ailleurs, patron où est Ziva ?... euh... tout de suite patron. Finit-il par déglutir en voyant les yeux menaçants de Gibbs.
Dans la mosquée :
Ziva : vous connaissez cette femme ?
L'imam : bien sûr ! C'est le docteur Meriem Akram, une de nos fidèles, pas très régulière, mais le temps libre qu'elle avait, elle le passait ici
Au bout de la salle, les fillettes entourèrent la jeune femme en rigolant
- tu nous as manqué !
- c'est quoi tous ces bandages ?
- pourquoi tu pleures ?
- laissez là tranquille ! alors tu nous raconte la suite
- ouiiiiiiiiiiiiiii ! on s'était arrêté lorsque l'Ange Gabriel a demandé au Prophète Mohamed -que la paix soit sur lui- de lire
Les fillettes parlaient toutes au même temps ce qui déconcertait la jeune femme, mais malgré toute la douleur qu'elle ressentait, elle pouvait sourire de bon cœur, elle se souvenait, oui de chacune de leur petites têtes, elle se souviens même de la dernière fois qu'elle les a vu, le weekend dernier, c'était le jour de la... elle ressentit une migraine atroce lui serrer la tête et une boule au cœur qui l'empêchait de dire le moindre mot.
Ziva : elle venait prier ?
L'imam : pas forcément, elle travaillait le vendredi, alors pour la prière de ce jour là, elle ne pouvait pas, c'est plutôt le weekend qu'elle pouvait venir, elle donnait des cours de l'histoire de l'Islam aux petites que vous voyez là !
Ziva : vous semblez beaucoup l'apprécier !
L'imam : c'est l'exemple parfait du musulman vivant à l'étranger, elle sait faire voir les bons côtés de notre religion que malheureusement, beaucoup de musulmans oublient, vous savez qu'il y a six mois un collègue à elle est venu se convertir à l'Islam ici ?
Ziva : un collègue ! Vous savez son nom ?
L'imam : j'ai même son dossier si vous le voulez, nous prenons soins de récolter le maximum d'information sur les personnes qui veulent se joindre à nous, il n'est pas facile de savoir s'ils le font pour les bonnes raisons
Dans le laboratoire d'Abby :
Abby : qu'est ce que c'est que tous ça ? fit-elle en voyant des agents déposer une multitude de cartons devant elle
McGee : tous ce qu'il y avait chez la victime... si elle est encore considérée comme victime ?
Abby : j'en sais rien, Gibbs n'a rien dit, ce que je sais c'est que pour le moment on ne sait toujours pas...
Gibbs arriva avec une tasse de cafpow, Abby tendis la main un large sourire de satisfaction aux lèvres, mais il éloigna la tasse
Abby : Gibbs !
Gibba : du nouveau ?
Abby : juste une gorgée ! supplia-t-elle
Gibbs la menaça du regard, alors elle alla vers son ordinateur en boudant
Abby : la clé que Timmy m'a envoyée, elle contenait plusieurs fichiers, des rapports de test, des calculs mathématiques mais surtout ça ! Finit-elle en cliquant sur son clavier pour faire apparaitre une image sur son écran
Gibbs : ce sont des plans ?
Abby : pas n'importe quel plans, ce sont les schémas détaillés de la plus grande centrale nucléaire de toute l'Amérique, pour le moment elle est fermée, pour révision et application justement des résultats de recherches de Maria... euh... Meriem... le docteur Akram et son collègue
McGee : je croyais qu'ils travaillaient sur des procédés civils
Gibbs : même la poudre à canon était civile avant de découvrir son utilité militaire ! rétorqua Gibbs sèchement en tournant les talons, mais il tomba nez à nez avec Ziva qui arrivait. Il lui lança un regard glacial qui la fit frissonner, Abby lui faisait de grands signes en imitant le port du foulard et la sortie mais fut prise en pleine gesticulation quand Gibbs se tourna vers elle
Ziva : je sais que...
Gibbs : où est-elle ? cria-t-il
Ziva : en bas, elle se repose
Il s'apprêta à partir quand elle s'interposa entre lui et la porte, Tony qui arrivait fut choqué du regard de rage que lui lançait Gibbs
Ziva : elle se souvient, pas de tout mais de quelques trucs sur sa vie, elle ...
Gibbs : où étiez-vous ?
Ziva : à la mosquée, elle allait très mal, il fallait qu'elle...
Gibbs : a-t-elle parlé à quelqu'un ?
Ziva : à l'imam, il la connaissait et elle s'est souvenue de...
Gibbs : t'as-t-elle parlé de sa vie d'avant ?
Ziva : non !
Gibbs : de son travail ?
Ziva : non !
Gibbs : de son agression ?
Ziva : non, mais...
Gibbs frappa du poing sur le mur juste à côté du visage, ce qui fit sursauter toute l'équipe, il n'était pas entré dans une aussi grande rage depuis longtemps
Au bout de quelques secondes de silence électrique, Ziva prit son courage à deux mains et finit par dire :
Ziva : l'imam a dit qu'un collègue à elle s'était convertis à l'Islam il y a six mois, mais au bout de deux mois il ne l'a plus vu, en la questionnant elle avait dis qu'il lui avait indiqué avoir changé de mosquée tout simplement, voici son dossier. Finit-elle en le brandissant.
Tony : Clarck Stevens !
Ziva : exactement
McGee : c'est pour ça que le capitaine Smith a évoqué une dispute a propos de la religion...
Abby : elle se serait mise en rogne parce qu'il s'est rétracté !
McGee : ou, en allant à la mosquée, il a découvert des activités douteuses qui l'ont fait fuir
Tony : impossible ! Tous ses voisins sont formels, c'était la personne la plus gentille au monde, une vieille dame a dit qu'elle lui a sauvé la vie une fois, en escaladant l'immeuble de l'extérieur après avoir sentit l'odeur du gaz qui se répondait dans le bâtiment.
Gibbs : et pourquoi n'ont-ils pas fais de même pour elle lorsqu'elle se faisait mutiler dans son appartement en plein jour ?
Tony : ils disent que ce jour là, comme à chaque fois qu'elle était chez elle, elle a mis la radio à fond, personne ne pouvais entendre ce qui se passait à l'intérieur.
Abby : sa radio est extrêmement sophistiquée, elle est réglée sur la fréquence d'une radio locale de sa ville, elle pouvait capter des ondes a travers des milliers de kilomètres. Dit-elle en inspectant l'appareil
Gibbs : ou les envoyer ! lança-t-il avant de quitter le laboratoire en jetant la tasse destinée à Abby dans la poubelle.
Tony : j'ai raté quelque chose ?
Ziva : il est en colère contre moi !
Abby : c'est beaucoup plus que ça
McGee : je crois que notre victime vient de passer du statut de victime à celui de suspect
Gibbs prit l'ascenseur en fulminant, il avait l'impression que sa tête allait exploser, ce n'était pas normal, il était sûr que quelque chose clochait, cette enquête ne menait à rien, on manquait trop d'indices, il fallait trouver une solution. Le petit habitacle s'immobilisa, en sortant il croisa deux hommes en noirs, il les regarda s'engouffrer dans l'ascenseur et resta un instant sur place, soudain, le regard déterminé et le pas ferme, il prit l'escalier en direction du bureau du directeur qu'il franchit sans crier gard.