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Série : NCIS
Création : 30.11.2008 à 17h13
Auteur : miramar
Statut : Terminée
« Cet épisode se passe au cours de la saison 6, il évoque la tolérance qu’on peut avoir à l’égard du monde, ses amis se ennemis et les gens qu’on ne connait pas, il est déconseillé aux gens qui jugent s » miramar
Cette fanfic compte déjà 131 paragraphes
Vance : Jethro ! Et moi qui me disais qu'après toutes ses années, tu avais enfin fini par traiter cette pauvre porte comme une...
Gibbs : que me caches-tu Leon ?
Vance : je ne voix pas de quoi tu parles !
Gibbs : arrête de te payer ma tête ! Cria-t-il en tapant du poing sur le bureau
Vance : contrôlez vous agent Gibbs ! Vous êtes...
Gibbs : directeur Vance, que faisait la CIA dans nos locaux ?
Vance : vous n'êtes même plus un de nos agents!
Gibbs : ça concerne notre affaire n'est ce pas? Cette fille est une étrangère qui travaillait dans une base militaire, elle a été retrouvée à moins de 500 m de cette même base et de plus son frère est un terroriste, et comme par magie, ni la CIA, ni le FBI, ni l'armée, ni même son ambassade ne viennent réclamer l'affaire, ça veut dire que quelque chose cloche
Vance : comme je vous l'ai dit, c'est votre dernière semaine, vous avez un agresseur à retrouver, le reste ne vous regarde absolument pas !
Encore plus enragé qu'à son entrée, Gibbs finit par quitter le bureau sans remettre son nouveau patron à la place qui lui ai due, il se dirigea ensuite vers la salle d'autopsie
Dans la salle d'autopsie
Ducky : ah Jethro ! je voulais justement te parler de sa ! fit-il en lui montrant une photo de grand plan sur la main gauche de la victime
Gibbs : et que suis-je sensé voir ?
Ducky : ici, sur l'annulaire gauche, on peut remarquer une légère déviation de la coulée du sang, ça indique une petite déformation sur la peau
Gibbs : comme la marque laissée par une alliance
Ducky : exactement, mais comme nous le savons tous les deux, il est impossible que cette fille se soit marier un jour, à moins que...
Gibbs : il faut qu'elle se souvienne ! dit-il presque en criant
Ducky : mais mon cher ami, je te l'ai déjà dit, le cerveau humain est loin d'être une science exacte, il n'y a pas de médicament pour...
Gibbs : trouve une solution ! Cria-t-il en le menaçant du regard
Ducky : même en utilisant l'hypnotisme, les résultats ne sont pas sûr de plus c'est une technique que je n'apprécie pas tellement, elle pourrait la faire...
Gibbs : trouve une solution !
Cette fois, sa voix résonna plus dans la salle vide, il tourna les talons et se dirrigea vers la porte
Ducky : à moins que... mais...
Dans le hangar des pièces à conviction :
Le décore du salon et la chambre de la victimes venaient d'être finis quand Abby, Ziva et McGee y pénétrèrent
Ziva : pas mal ! c'est un bel appartement !
McGee : tu ne l'as pas vu après...
Abby : alors, on papote ou on essaye de trouver des réponses avant son retour ! dit-elle avec agacement en allant devant son ordinateur
Ziva : de qui elle parle ?
McGee : je crois qu'elle parle de Gibbs !
Ziva : mais qu'est ce qui lui prend ?
McGee : il n'a jamais été comme ça devant elle, ni devant moi d'ailleurs, peut être devant Tony...
Ziva : tu crois que...
Abby : j'ai dis au travail ! coupa-t-elle.
McGee : que veux qu'on fasse au juste ?
Abby : Ziva, dans le lit de Maria !
Ziva : beurk ! fit-elle en allant dans la chambre
Abby : toi, Timmy, tu fais l'agresseur
McGee : alors je vais à la porte
Ils se mirent en place, Ziva s'allongea dans le lit et McGee simula de frapper à la porte, ziva se leva et alla ouvrir, mais s'arrêta
Ziva : elle portait des vêtements de jour, quand on l'a trouvé, donc elle ne dormait pas ! dit-elle
McGee : donc, elle était en train de... peut être qu'elle écoutait sa radio, Tony en a parlé tout à l'heure
Abby : donc elle était dans le salon, allez-y
McGee : ding, ding ! fit-il en pouffant de rire
Ziva : j'arrive ! lança-t-elle en riant avant d'ouvrir la porte et voir McGee
Ziva : franchement t'as pas l'air d'un agresseur ! fit-elle en riant encore
McGee : c'est souvent ceux qui leur ressemblent le moins qui le sont.
Abby : un peu de sérieux ! dit-elle fermement
Ziva : elle ne cria pas, donc elle connaissait son agresseur
McGee : alors tu m'invites à entrer
Ziva : non, ce n'est pas dans la culture islamique d'inviter un homme à entrer chez soi quand on seule
Abby : et pourtant lui elle l'a fait entrer, il lui apportait un truc peut être
McGee : ou c'était un islamiste qu'elle connaissait et qu'il venait prendre quelque chose, ça ne serait pas la première fois que...
Tony : on dit extrémiste, le bleu ! fit-il en arrivant
McGee : euh... c'est la même chose !
Tony : Maria... Meriem a dit, que c'est peut le terme qui blesse le plus sa communauté à travers le monde, qualifier un terroriste par sa religion est une autre forme de racisme, dans toutes les croyances du monde il y a des extrémistes, mais pour autant seul l'Islam est relier aux agissements de ceux qui l'utilisent pour justifier leur actions barbares
Ziva : après tout le mot « Islam » dérive de « Salam » qui veut dire « PAIX » !
McGee : je ne suis pas raciste ! tout le monde utilise ce terme, même les arabes eux même
Tony : et tu trouve que c'est une bonne raison pour...
Abby : ARRETEZ !!! cria-t-elle pour mettre fin au débat
Tony se mit de l'autre côté du décore pour observer la simulation d'un angle vif
McGee ressonne à la porte, elle lui ouvre , ils avancent au milieu du salon et restent plantés un peu gênés ne sachant quoi faire
Abby sortit de derrière son écran, Tony avança vers elle et les deux acteurs se tournèrent vers eux
Ziva : et maintenant ?
Abby : j'en sais rien !
Tony : on manque trop d'indices, on sait qu'elle lui a rien servi, puisque le seul verre cassé trouvé était à elle. Mais pourquoi ça a mal tourné, que s'est il passé après son entrée ?
Gibbs : on va tout de suite le savoir ! lança-t-il en sortant de l'ascenseur.
Les quatre agents furent surpris de voir Ducky le suivre ainsi que deux agents de l'unité médicale qui poussaient devant eux un brancard dans le quel gisait la frêle silhouette de Meriem
Les trois agents restèrent sans voix en voyant Meriem inconsciente dans son lit roulant :
Tony : patron, que veux-tu faire ?
Ducky : Antony, nous allons recréer les circonstances de l'agression, nous avons juste une demi heure avant qu'elle se réveille
Tony : mais patron, nous savons tous ce qui se passe quand on lui met de la pression, les médecins...
Ziva : je croix que tu devrais te taire pour une fois Tony, Gibbs a l'air sur le point d'exploser
Ducky : on devrait laisser le salon intact, pour voir sa réaction naturelle
Gibbs : mettez sa la chambre dans l'état où on l'a trouvé ! ordonna-t-il
Comme tout le monde le regardait en hésitant, il alla ouvrir la porte séparant les deux pièces :
Gibbs : tout de suite ! cria-t-il.
Quelques minutes plus tard, la pièce était sans dessus dessous, la chaise, les cordes, le sang... tout était parfaitement à sa place, une réplique conforme aux photos et croquis faits sur la scène du crime, ensuite on mit Meriem sur le canapé du salon en position assise, comme si elle c'était tout simplement assoupie en regardant la télévision.
Gibbs : y a-t-il un moyen pour retrouver une diffusion ancienne de la radio locale ?
McGee : je suppose que oui, si j'ai la date exacte !
Gibbs : le 15 mars 2003
McGee fit quelques recherches sur son ordinateur, quelques secondes passèrent où tout le monde avait les yeux rivés sur lui, ce qui le stressa, Tony alla voir la victime de plus prés
Tony : elle portait des vêtements à elle, une jupe courte et un pull en laine blanc, ça risque de ne pas marcher si elle ne reconnait pas ses vêtements
Abby : le meuble de la garde robe taché de sang, j'ai répertorié une collection très chère de vêtement très classe, on peut lui mettre une de ses tenues
Ziva : et les bandages ?
Ducky : commençant par les vêtements, on...
Gibbs : elle avait des gants en latex sur l'évier de la cuisine, elle les utilise surement pour la vaisselle ! dit-il au bout d'un moment
Tony alla chercher une tenue à son goût dans la garde robe et la remit à Ziva
Ziva : messieurs, si vous vouliez bien nous excuser. Dit-elle en s'approchant d'elle.
Gibbs, Ducky et Tony allèrent dans l'entrepôt des pièces à conviction
Tony : le bleu ! tu te considère comme une dame ! fit-il en repointant son nez
McGee : je travaille, Tony ! Je ne suis pas un pervers comme toi ! Dit-il en entrant presque dans son écran.
Ducky : tu sais Jethro, ce n'est même pas sur que ça marche, et même si ça marche, nul ne sais si elle va se souvenir de son...
Tony : alors pourquoi lui faire subir ça, elle est trop... il se tût en voyant le regard foudroyant que lui lançait Gibbs.
McGee : j'ai trouvé ! cria-t-il
Abby : si tu te retournes maintenant, je te tue. Lança-t-elle d'une voix menaçante qui scotcha le jeune homme sur place
Ziva : c'est bon, vous pouvez revenir ! cria-t-elle après quelques minutes
McGee : vous ne lui avez pas couvert la tête !?
Ziva : pourquoi se voilerait-elle la tête quand elle est seule à la maison ?
Ducky : allez-y, l'effet du sédatif va bientôt s'estomper.
Tout le monde s'éloigna, Gibbs ferma le décore et ils se mirent derrière l'écran de control.
Ducky : envoyez le son de la radio, Timothy, à partir 7h55, juste avant les informations.
(... Bladi hia el Jazaïr, wa aaliha rani hayer,...) une chanson du folklore Algérien parlant de l'amour de son pays.
La jeune fille sourit discrètement dans son sommeil, ses paupières bâtirent un peu avant de s'ouvrir complètement, cependant elle fronça les sourcils en essayant de se redresser, elle semblait avoir une hésitation, elle regarda autour d'elle, son regard était interrogateur et suspicieux, mais en écoutant encore la musique elle ferma les yeux
Flashback : la même chanson chaque matin, elle la mettait à fond en chantonnant avec elle
Elle se leva un peut maladroitement, l'effet du sédatif endormait encore le mal qui gagnait chaque parcelle de son corps d'habitude, elle scruta ses mains gantées et sembla se demander quelque chose, elle leva ensuite la tête et chercha quelque chose du regard.
Tony : si elle cherche la cuisine, ça va créer un problème, il n'y a pas de cuisine dans cette maison de Barbie !
(Bip, bip, bip : il est huit heure du matin heure d'Alger, passons tout de suite aux informations :
Mesdames, mes demoiselles, messieurs, Bonjour, nous vous présentons les informations de ce mardi le 15 mars 2003...)
A l'évocation de la date, la jeune femme se tourna vivement vers sa radio, elle mit sa main sur son cœur, son corps frémit à vu d'œil, elle n'en était pas sure, mais ce qu'elle allait entendre n'allait pas lui plaire.
(... ainsi, il fera aussi beau durant toute la journée, un temps qui annonce un printemps avangardiste. Passant maintenant aux informations du jour, en démarrant avec le bilan tragique qui s'alourdis d'heures en heures du double attentat à la voiture piégée qui a secoué hier soir le quartier de Hydra au centre de la capitale Alger, visant le siège de la délégation internationale des droits de l'homme et l'Hôtel Hilton qui accueillait le festival international de la jeunesse. Le bilan provisoire communiqué ce matin par le ministère de l'intérieur fait état 89 morts et plus de 300 blessés et disparus, les services de protection civils et...)
Elle restait debout, plantée au milieu du salon comme paralysée, son regard fixait le vide, devant ses yeux passaient des images d'horreur, des cris, des pleurs, des rafales de coups de feu, du sang, trop de sang, elle ferma les yeux et se boucha les oreilles, elle voulait qu'on arrête d'en parler.
Tony : on devrait arrêter maintenant, elle ne va pas supporter longtemps le... dit-il en se dirigeant vers la porte, mais le bras ferme de Gibbs lui barra la route, et ses yeux menaçants l'empêchèrent de prononcer le moindre mot supplémentaire.
Dans l'écran, l'image renvoyé du salon brisait le cœur de tous les spectateurs, personne n'aimait la voir dans cet état, on aurait dit qu'elle était piégée dans un cauchemar, au bout de quelques secondes, elle finit par aller fermer la radio, McGee prit soin de le faire en synchronisation avec elle. Elle alla sur l'étagère, prit un cadre de photo et le contempla longuement, c'était une copie de la vraie photo, son cadre réel était taché de sang et de ce fait inexploitable, elle resta un moment comme ça, juste à regarder l'image, elle fit le geste de vouloir l'ouvrir mais se ravisa en fin de compte
Gibbs : donnez-moi cette photo ! ordonna-t-il
Abby le sortit du sachet pour pièce à conviction et le lui donna sans lui lancer un regard, il démonta le cadre pour sortir la photo, celle du jour de sa remise de diplôme au lycée, il découvrit alors qu'elle était pliée des deux côtés et qu'elle était accompagnée de deux hommes
Gibbs : McGee !
McGee : je cherche tout de suite qui ils sont, patron !
Meriem reposa l'élément décoratif et réajusta le deuxième cadre familial à sa place avant de se diriger vers la porte de sa chambre à coucher, elle ne se rendait pas compte qu'à chacun de ses pas, les battements de cœur des agents derrières leur écran s'accéléraient.
Elle mit sa main sur la poignet et la tourna en se regardant dans un miroir dans le coin du salon face à elle, elle leva les sourcils, probablement, parce qu'elle n'arrivait pas à se souvenir de quand a-t-elle mit cette tenue, elle fit un sourire en se disant qu'elle devrait peut être changer de coiffure, ses cheveux lui couvraient pratiquement le visage, elle se tourna enfin vers sa chambre et ne put retirer sa main de la poignet, sa respiration s'accélérait dangereusement, son visage perdait ses couleurs et ses yeux arrondit restèrent figés sur la chaise disposée au milieu, quelques secondes passèrent, elle n'avait pas bougé un doigt, ses yeux errèrent sur le décore chaotique qu'elle contempler, à chaque parcelle de meuble que son regard balayait, elle revit l'image qui l'accompagnait dans sa tête, d'abord sur la chaise, ensuite la coiffeuse où elle essaya de trouver une arme de défense mais en vain, elle réussit à arriver à la porte mais il la rattrapa, elle mit sa main gauche sur sa cuisse, elle semblait ressentir la pointe de son poignard pénétrer dans sa chair, enfin le lit, elle avait beau se débattre, il était trop fort, sa respiration devint si irrégulière que ses épaules oscillaient comme animés, elle aurait voulu crier mais aucun son ne réussit à sortir de sa gorge nouée, pleurer, oui elle aurait voulu pleurer mais ses yeux ne lui obéissaient plus, ils étaient figés sur le néant, elle ne se sentit plus capable de tenir sur ses jambes, elle se retourna cherchant une issue, une échappatoire, sa main tremblait toujours sur la poignet, soudain elle sentit une chaleur humaine la couver, Gibbs, sortant de nulle part, lui mit un foulard sur la tête et la prit dans ses bras, c'est enfin qu'elle réussit à extirper son désarrois, les larmes finirent par couler à flot de ses yeux bouffis, accompagnés par un son qui rappelait celui d'un animal blessait, Gibbs la serra très fort contre lui, ses yeux à lui aussi se remplirent de larmes même s'il ne l'aurait jamais avoué, il aurait voulu lui éviter tout ça, mais c'était impossible.
Derrière leur écran les trois agents aussi avaient de la peine pour elle, Ziva réussit à retenir ses larmes qui lui brouillaient la vision, McGee se mouchait ouvertement du revers de sa veste et Tony qui n'arrivait pas détacher ses yeux d'elle, laissa échapper une larme. Quant à Abby, elle quitta le hangar brusquement au moment même où Gibbs alla vers la jeune femme.
La nuit fût longue, Gibbs alla se réfugier dans la morgue, il entamait son deuxième verre quand son vieil ami le rejoignit
Ducky : tu m'offres un verre Jethro ?
Gibbs remplis son verre et le lui lança préférant lui, boire de la bouteille
Ducky : tu n'avais pas le choix, Jethro, elle devait...
Gibbs : pas ce soir docteur Mallard, pas ce soir. Soupira-t-il avant de reprendre une gorgée.
Ziva préféra aller courir, Gibbs n'avait pas précisé de restait au boulot, mais elle n'avait pas envie de s'éloigner, alors elle se contenta de faire le tour du bâtiment de l'agence dans cette nuit glaciale, l'air frais finirait peut être par dissiper toute sa frustration.
Abby se réfugia dans son laboratoire, son hippopotame péteur étroitement serré contre elle, elle s'installa par terre dans un coin sombre de son labo et essaya d'oublier sa journée, McGee était le seul à continuer à chercher, il avait lancé des logiciels de recherche, et vérifiait ses résultats
Tony quant à lui, il ne quittait pas Meriem, il s'est installer sur une chaise prés d'elle et consacra toute sa nuit à la contempler assise dans son lit, la couverture la couvrant presque entièrement, sa tête voilée, elle croisait ses bras sur ses genoux remontés sur sa poitrine, son regard était vide, elle fixait un point imaginaire et restait calme, ni pleures, ni sanglots ni stresse, elle était juste là par son corps, mais pour son âme, nul n'aurait pu dire où elle était.
Le soleil se leva sur les locaux de l'agence et la vie reprit doucement dans les couloirs, les bureaux et entre les agents. McGee se réveilla en sursaut une feuille lui collant au visage, Ziva qui finit par se fatiguer à force de courir alla dans les vestiaires et s'endormit sur un siège en bois.
Abby n'avait pas bougé, le sommeil finit par la gagner sur place et elle s'abandonna dans les bras protecteurs de son peluche, elle se réveilla avec tout les membres endoloris, les événements de la veille remontèrent à la surface et pour la première fois, elle n'avait pas la moindre envie de travailler.