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Série : NCIS
Création : 30.11.2008 à 17h13
Auteur : miramar
Statut : Terminée
« Cet épisode se passe au cours de la saison 6, il évoque la tolérance qu’on peut avoir à l’égard du monde, ses amis se ennemis et les gens qu’on ne connait pas, il est déconseillé aux gens qui jugent s » miramar
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Tony tiré de son sommeil par un murmure familier, il ouvra les yeux et son cœur se serra en voyant le lit vide de la jeune femme, il se retourna et la vit assise par terre sur son drap, elle priait.
(... es-Salaam ailikom wa rahmat Allah...)
Tony : takabala Allah ! dit-il en la voyant se relever doucement
Meriem : merci, tu connais... je veux dire vous connaissez l'arabe agent DiNozzo ?
Tony : agent DiNozzo !?
Meriem : moi aussi j'aimais être juste Maria et toi Tony, mais...
Il s'approcha d'elle et plongea son regard dans le sien ne lui laissant aucune issue.
Tony : à mes yeux tu seras toujours Maria, les noms, les prénoms n'ont de sens que pour les papiers, l'essentiel c'est ce qu'on est à l'intérieur.
Meriem : mais moi à l'intérieur, il ne reste qu'une épave d'une personne qui a passé toute sa vie à livrer des batailles perdues d'avance, mais cette dernière...
Tony : ce n'est pas la dernière, tu es en vie c'est le plus important, et tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, d'ailleurs ça me rappelle un film, c'est...
Cette dernière réplique lui arracha un sourire pour le plus grand bonheur de Tony qui sentit son cœur se gonfler de tendresse.
Meriem : tu as toujours été aussi cinéphile ?
Tony : oh depuis que je sais c'est quoi la télévision, j'ai été un fan de Magnum, de... tu sais que tu as le plus beau sourire au monde !
Meriem : et tu sais que tu es le premier homme que je rencontre dans ce pays et qui ne semble pas voir mon voile en me regardant !
Tony : et c'est mal ?
Meriem resta silencieuse, son sourire avait disparut et ses yeux vagabondèrent à nouveau vers l'infini, Tony lui effleura le menton pour la faire revenir prés de lui, elle lui tourna la tête pour cacher les larmes qui lui montaient aux yeux
Tony : tu peux...
Meriem : je suis sure que ton patron attends encore ma déposition ! lança-t-elle en se dirigeant vers la porte.
Abby fixait son écran d'ordinateur sans le regarder, son hippopotame ne l'avait toujours pas quitté, elle avait les cheveu relâchés et son maquillage s'était estampé, elle pensa qu'elle avait bien besoin d'un truc pour lui redonner son énergie, mais rien que de penser à ça lui rappela les événements de la veille, une larme perla sur sa joue juste au moment où une tasse de sa boisson préférée apparut devant elle comme par magie, elle renifla et ne bougea pas, elle sentit soudain une respiration familière lui effleurer l'oreille
Gibbs (en chuchotant tout prés d'elle) : je suis désolé !
Elle ouvrit grand ses yeux et sa bouche, et puis se elle hocha la tête comme pour chasser une idée qui la déranger.
Abby : regarde-toi ma pauvre, tu en viens à rêver de lui, il le mérite même pas, et puis il n'est même pas là, bah oui, et toi qu'est ce que tu fais, tu rêves de lui, et éveillée en plus, quelle idiote, tu deviens complètement cinglée, ma parole, et cette tasse, hein, tu prends tes rêves pour de la réalité, il n'est ...
Gibbs : je suis vraiment désolé, Abby ! Coupa-t-il en tournant sa chaise pour la mettre devant lui
Abby : mais... tu ne peux pas, je vois des visions, parce que... tu ne dis jamais... tu dis que c'est un signe de faiblesse... dis moi Gibbs, je vois sûrement des visions, n'est ce pas !
Gibbs : pas entre nous Abbz ! dit-il en souriant
Elle se plongea dans ses bras et le serra si fort qu'elle réussit à l'entendre mal respirer.
Gibbs : alors, du nouveau ?
Abby : en fait... il n'y a rien à dire... il faut...
McGee : bonjour Abby ... euh... bonjour patron, je vous ai cherché hier soir... il ... euh...
Gibbs : McGee !
McGee : la photo, le garçon à droite est son frère Karim et celui de gauche j'arrive pas à trouver son identité, je suppose que c'est aussi quelqu'un de sa famille
Gibbs : tu suppose, McGee !
McGee : non, je recherche, patron. Dit-il en le voyant sortir.
McGee : alors vous vous êtes réconcilié ?
Abby : on n'était pas fâchés ! menti-t-elle en sirotant sa boisson.
Dans l'open space :
L'ascenseur s'ouvrit et Tony accompagné de Meriem arrivèrent, Ziva assise à son bureau constata qu'elle ne s'appuyait plus sur lui pour marcher, même si sa démarche était encore difficile.
Ziva : Salam !
Meriem : Shalom ! répondit-elle en lui tendant la main.
Tony : où est Gibbs ?
Gibbs : tiens Meriem, il vient d'un café Egyptien dans la rue en face. Fit-il en arrivant deux tasses de café à la main, et lui tendant l'une d'elle.
Meriem : merci. Fit-elle avec un sourire forcé, mais à la première gorgée qu'elle but, son visage s'illumina d'un large sourire ce qui ravit tout le monde.
Gibbs : prête ?
Elle se contenta de faire un signe de la tête pour dire que oui, il partit vers l'ascenseur et les trois le suivirent en silence, à l'intérieur, elle s'adossa à la paroi juste à côté de Gibbs tandis que Tony et Ziva restèrent en avant.
Ziva : son frère est un terroriste, tu sais ce qu'il te fera s'il te voit faire les yeux doux à sa sœur ? Chuchota-t-elle
Tony : je ne vois pas de quoi tu parles ?
Ziva : on n'est même pas sûrs qu'elle... Aie
Gibbs leur avait donné à tous les deux une tape sur la tête pour les faire taire, il se tourna ensuite vers Meriem, malgré la sérénité qui régnait sur son visage, il la sentit fibrille, il se souvint des mots des médecins, « c'est une battante ! », oui c'est vrai, mais certains combats sont plus durs à mener que d'autre, dans le petit espace qui les enfermait, il prit sa main dans la sienne comme la première fois qu'il la vu, après tout, ce n'est que maintenant qu'il allait enfin terminer cette affaire. Quelques instants plus tard, l'ascenseur s'immobilisa
Gibbs : emmenez-là en salle de réunion ! fit-il en sortant le premier
Tony et Ziva l'accompagnèrent dans le silence vers la salle de réunion, arrivée à la porte, la jeune femme se retourna vers Ziva
Meriem : la première fois, quand vous m'avez interrogé, ce n'est pas si déroutant que je comprenne autant d'accent
Ziva : comment ça ?
Meriem : celui de ma région et les alentours, je les connais automatiquement, ceux du reste du Maghreb y sont très proches et ceux du Moyen Orient de la télévision, les séries orientales sont très appréciées dans mon pays et comme on passe toute notre adolescence à les regarder, on finit par apprendre.
Ziva : et le Français ?
Meriem : il est vrai qu'étant donné mon niveau d'étude et le domaine où j'exerce, le français est la langue que j'utilise tous les jours dans mon travail, dans mes recherches et avec mes collègues.
Tony : combien de langue connais-tu ?
Meriem : cinq : l'arabe, le français, l'anglais, le russe et l'italien
Tony : bellissima ! Alors tu es la super ninja algérienne ! dit-il en riant
Meriem : mais sans la force et le courage de l'agent David ! fit-elle d'une voix triste
Ziva : je suis sure que vous vous sous estimez
Gibbs : que faites vous encore là ? fit-il en les rejoignant
Ils s'installèrent à la table de réunion, Gibbs avait un dossier dans les mains qu'il mit devant lui.
Meriem : c'est un interrogatoire ?
Tony : non, vous allez nous faire une déposition, c'est de ...
Meriem : je sais ce qu'est une déposition, Tony ! dit-elle en souriant
Gibbs : maintenant que vous êtes en mesure de le faire, si vous commenciez par vous présenter
Meriem : je le docteur Meriem Akram, je fais des recherches au sein du laboratoire des procédés nucléaires de la base militaire à Northfolk, je suis Algérienne et je bénéficie d'un visa d'étude ouvert, je ... je ne sais pas quoi vous dire d'autre !
Gibbs : parlez nous de votre famille, votre vie dans votre pays
Meriem : je suis la fille ainée d'un imam, je suis née et j'ai vécu dans la petite ville de Kiksda, au bord de la méditerranée, j'ai fait des études à l'université et ...
Gibbs : et votre frère ? interrogea-t-il en mettant la photo de son appartement dépliée devant elle.
Elle détourna les yeux et resta un bon moment silencieuse.
Gibbs : je ne peu pas t'aider si tu me dis pas tout !
Meriem : mon petit frère « Karim », un très gentil garçon, petits on vivait comme des amis, il a commencé l'école un an à l'avance pour pouvoir être avec moi, dehors comme à la maison, à la maison j'étais la plus grande, c'était moi qui commandait, dehors, il était l'Homme, il me protégeait, je ne risquais rien tant que mon frère était avec moi disait-il. Plus tard, il me parla de l'amour de sa vie, et je suis tombée amoureuse de son meilleur ami, qui était aussi, notre voisin de palier. A seize ans, ce dernier préféra faire l'école de police et moi et mon frère, on a continué notre cursus scolaire habituel. Deux ans après, la remise des diplômes, il revint pour nous dire félicitation.
elle se tût quelques instants, un sourire mystérieux gagna ses lèvres lorsqu'elle se décida enfin de regarder la photo
Meriem: vous savez pourquoi on est si heureux sur cette photo ? Il venait de me demander en mariage devant toute l'école !
Ziva : vous vous êtes mariée à 18 ans !?
Meriem : contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas parce que j'étais la fille d'un imam, loin de là, d'ailleurs on n'était pas tellement l'exemple à donner, je n'étais pas encore voilée, mon frère priait un vendredi sur deux et encore...
Elle se tut à nouveau, tant de choses remontaient à la surface, les beaux souvenirs comme les pires.
Meriem : Karim a du plaider longtemps la cause de son ami au prés de notre père, qui finit par accepté après m'avoir fais jurer que ça ne déteindra pas sur mes études
Gibbs : mais vous avez refait votre première année.
Meriem : au cours de cet été là, nous étions accaparés par les préparatifs du mariage, mon frère eut son premier chagrin d'amour, trop malheureux, papa le laissa aller faire du camping avec ses amis, il s'est dit que s'éloigner de toutes ces festivités allait lui faire du bien, les mois passèrent et ses coups de fils devinrent rares, mais se disant qu'il profitait encore des derniers moments de l'été, personne ne s'inquiéta.
Tony : jusqu'au mariage !
Meriem : on réussit à le joindre une semaine avant le mariage, papa le gronda pour son absence de maturité, il ne fallait pas autant de temps pour passer à autre chose, et après tout c'est le mariage de son meilleur ami et de sa sœur, si c'est pour venir à la dernière minute, qu'il ne vienne pas.
Elle se leva et alla prés de la fenêtre, elle prit une grande bouffée d'air frais, elle en avait grand besoin
Ziva : il est finalement venu au mariage ?
Meriem se retourna vivement vers elle, comme si ce moment là précisément était celui à ne pas évoquer.
Flashback :
Une grande fête, Meriem dans une magnifique robe blanche aux côtés de son mari en tenue cérémoniale des policiers, assis sur une stèle face aux invités, la fête était donnée en plein air, dans leur quartier, les deux premières rangées étaient faites par tous les collègues et supérieurs du mari, dans leur beaux costumes officiels, un groupe de musique fut loué pour animer la soirée, les nouveaux mariés ouvrèrent la dance avant de laisser la piste aux invité...
Il était presque minuit, on apporta le grand gâteau devant le couple nuptial, Meriem et son mari se levèrent pour le découper, soudain elle entendit une voix familière crier son nom, elle n'eut pas le temps de se retourner, son mari la plaqua au sol, à terre, elle entendit une avalanche de coups de feu venant de toutes parts, elle ferma les yeux et resta aplatie, quelques minutes plus tard le calme revint, aucun son, aucun bruit, un horrible calme qui annonçait la tempête, elle se leva et constata que sa belle robe blanche ne l'était plus, le rouge sanguin avait ternie sa couleur, devant elle, elle trouva le corps sans vie de son amour, personne n'aurait survécu à un tel acharnement, ... une vengeance ? ... un rival ? ... pourquoi ?
Des cris commencèrent a partir de tous les recoins du quartier, elle comprit alors ce qui s'est passé !
Ziva : le premier attentat de « Karim Akram », 20 agents de polices tués
Meriem : en plus de 5 hommes, 2 enfants et quelques dizaines de blessés entre femmes, hommes et enfants. Rajouta-t-elle en essuyant une larme avant de revenir se rassoir en s'agrippant aux dossiers des chaises.
Meriem : croyez-vous agent Gibbs qu'on puisse devenir terroriste après cela ? demanda-t-elle en le regardant droit dans les yeux
Gibbs : qu'est ce qui vous fait croire que...
Meriem : vous l'avez tous pensé, à un moment ou un autre, et ça ne me dérange pas, ou du moins ça ne me dérange plus, vous savez comment on m'appelait dans le laboratoire ?
Tony : petite sœur de Ben Laden !
Elle lui sourit, mais son regard changea vite d'expression, un nuage sombre et mystérieux voilà soudain son visage.
Meriem : pourtant, personne n'a la moindre idée de la vie d'une sœur de terroriste.
Ziva : on comprit tout de suite que c'était lui ?
Meriem : même moi je l'avais compris, mais je refusais de le croire, les gens par contre ne se gênaient pas d'en parler, « oueld el cheikh », c'est comme ça qu'on l'appelait, le fils d l'imam, un imam qui depuis ce jour là personne n'a voulu prier derrière lui dans la grande mosquée de la ville, un homme à qui on ne disait plus bonjour dans la rue, qu'on ne frappait plus à sa porte pour demander conseil, on n'était plus que la famille du terroriste, pourtant ce jour là, Karim était loin d'être seul!
Gibbs : et toi, comment tu as vécu ça ?
Meriem : survivre serait mieux approprié, j'ai essayé d'être courageuse, de tenir la tête haute, mon cher petit frère a tué mon mari le jour de mon mariage ! C'est presque comique si ce n'était pas aussi tragique, mais le pire, c'est toutes les questions qui vous travaillent jours et nuits: quand est ce que mon frère était-il devenu ce genre là de personne, je voyais mon père passer ses nuits accroupis sur son tapis de prières, demandant à Dieu son pardon et sa miséricorde, ma mère, pleurait seule dans son coin sombre... Quelques jours plus tard, on frappa à notre porte, des coups violents et insistants, maman ouvrit et fût surprise de voir des agents de polices armés demandant mon père, il alla les voir et ils l'arrêtèrent sans aucun ménagement
Tony : pour quels motifs ?
Meriem : motifs !? Il n'en fallait pas, notre pays était en état d'urgences, ce qui équivaut la loi martiale ici, depuis des années, pas besoins de motifs, ni d'accusations, ni de mandat, tu es suspect, ou tu en proche c'est largement suffisant !
Elle prit la tasse de café de Gibbs et la but d'un seul trait de ses deux mains tremblantes, elle avait besoin de quelque chose pour lui donner la force de continuer.
Meriem : je suis entrée dans une dépression nerveuse qui me rendit à un état quasi végétatif, alitée pendant des mois, j'avais perdue tout contact avec le monde extérieur, les yeux ouverts ou fermés, les jours et les nuits se ressemblaient, mon frère était toujours un terroriste, mon père en prison et je ressentais le sang du seul homme que n'ai jamais aimé me bruler encore la peau.
Ziva : comment vous en êtes vous sortis ?
Elle tendit la main et prit celle de Gibbs dans la sienne, ce qui le surpris un peu, l'ouvrit et la caressa du bout des doigts
Meriem : le bois ! La main d'un homme qui travaille le bois est gravée avec, autres les lignes normales de la main, il y a toujours un labyrinthe sans fin de fines lignes imperceptibles résultats de ce que les sculptures ont sculpté sur vos mains, laissant elles aussi leur signature sur le maitre.
Elle referma la main de Gibbs et lui rendit dans un sourire sous le regard abasourdis de Ziva et Tony.
Meriem : mon père sculptait des tableaux avec des versés du Coran pendant son temps libre, j'aurais reconnu sa main entre mille et c'est cette main qui me ramena un jour au monde où nous vivions. Et petit à petit, nous avons recommencé à vivre, j'ai repris mes études, papa repris la prière dans une mosquée hors la ville, les gens nous regardaient toujours comme la famille du terroriste, mais on n'y faisait plus attention.
Ziva : vous n'avez jamais revue votre frère ?
Meriem: il y a cinq ans, une semaine avant la date que vous avez passé à la radio hier.
Gibbs: c'est si précis!
Meriem: c'était le jour de son 25ème anniversaire! comme chaque année depuis le drame, on faisait semblant de ne pas y penser, nous avions déménagé vers notre chalet en bord de mer sur les hauteurs de la ville, où les plus proches voisins étaient à au moins 50m! je venais d'avoir mon ingéniorat et la vie reprenait doucement
Ziva: c'était comment à l'université?
Meriem: j'était madame Akram, parce que tous mes papiers avaient été fait aprés mon mariage civil et avant... le drame, et puis de toute façon, il n'était déclaré nulle part que mon mari était mort, bref, sachant que Akram rappelait à tous les habitants de la ville le jeune terroriste qui devint en quelques années l'homme le plus recherché du pays, les étudiants me regardaient différemment mais personne n'osait poser la question, on disait que c'était peut être une ressemblance de nom et c'était mieux ainsi!
Gibbs: que c'était-il passé ce jour là?
Meriem: plutôt cette nuit là, une nuit où on ne pouvait fermer l'oeil, prés des collines, certaines nuits, quand l'armée faisait des opérations de recherches contre les terroristes, étaient rythmées par les coup de feu et bruit de moteur des camions militaires sillonnant les zones de recherches, mais cette nuit là était différente, les combats n'avaient pas séssés depuis minuit, les lumières éteintes, chacun essayait de trouver le someil en vain, papa finit par alluemer une bougie pour lire le Coran, maman reprit son tricot et je rallumai ma lampe de chevet pour lire un roman. Soudain, on frappa à la porte! des coups accélérés mais pas trés bruyants!
flashback:
Meriem et sa mère sortent de leur chambres et trouvent son père dans le couloir, les coups à la porte devenaient insistants, l'imam alla en sa direction
la mère: non, n'ouvre pas, ce n'est pas bon signe, il est 3heures du matin, qui frapperais à notre porte? supplia-t-elle d'une voix tremblante
Meriem: oui papa, elle a raison, il ne faut pas ouvrir, t'as entendu ce qui ce passe la haut, laisse-le! il...
le père: ma porte n'est jamais restée fermée à celui qui la frappe! répondit-il calmement en tournant la clé pour ouvrir
la mère: mais... ait peur pour ta vie... pour nous... pour cette pauvre fille!
la père: c'est Dieu qui protège! fit-il en ouvrant la porte
L'homme qui apparût dans l'encadrement de la porte finit pas accroitre la frayeur des deux femmes, le visage à moitier couvert, il portait des vêtements qui rappelaient les tenus de combats, seuls ses yeux brillants dévisageaient les trois visages.
****: bonsoir père!
L'imam ainsi que sa petite famille restèrent sans voix, le jeune homme à la porte découvrit son visage, les traits tendus, une marque de couteau sur la joue droite, une barbe à peine naissante et le teint rembruni, ce n'était plus Karim
Karim: je...
L'imam: avez vous besoin de quelque chose, mon garçon?
Karim: papa! c'est moi, ton fils, maman...
la vieille femme voulu s'approcher de la porte mais son mari l'arrêta
L'imam: je n'ai pas de fils! dit-il en se tournant vers lui et le regardant droit dans les yeux.
Karim: mais papa... maman... Meriem, ma petite Meriem... parle lui toi, il t'a toujours écouté
Meriem était resté figée sur place, le fixant d'un regard perdu, son frère, oui c'était son frère, c'était bien sa voix, la voix qui lui chantait de belles chansons d'amours à l'adolescence mais aussi celle qui avait crié son nom ce jour là, cette nuit là, à ce moment là... elle voulais lui dire... mais que pouvait-elle lui dire... avait-elle réellement quelque chose à lui dire...
L'imam poussa sa porte pour la fermer, mais la main du jeune homme l'arrêta
Le père: ils t'ont aussi apprit à forcer la porte d'un vieux couple et une jeune fille!?
Karim: je porte la parole de Dieu!
Le père: et moi celle du diable!? c'est porter la parole de Dieu que de tuer les innocents, les policiers qui servent leur pays, les étranger qui travaillent pour gagner leur pain, les jeunes qui reviennent heureux de leur service militaires, les familles qui passent dans vos routes? c'est ça la prole de Dieu?
Karim: ils étaient des pêcheur!
Le père: qui es tu pour en juger? que sais-tu sur la religion pour dire qui mérite quoi que se soit? va... va à ceux qui t'ont lavé le cerveau, demande leur refuge!
Karim: la porte de L'imam Ali n'a jamais été fermée à celui qui la frappait! dit-il en montant son torse saignant
L'imam: pas ceux qui portent la mort dans leurs mains. Répnodit-il en désignant le fusil que son fils avait sur l'épaule.
le jeune homme le jeta par terre et se prit le torse à deux mains, il devait beaucoup souffrir de sa blessure, le buit de moteurs de camions approchants se fit entendre.
Karim: ils vont me tuer! supplia-t-il d'une voix rauque en regardant sa mère qui commençait à pleurer
Meriem: pourquoi "lui"? lança-t-elle d'une voix presque inaudible
son frère la considéra un moment sans rien dire, une grimace déforma ses trait lorsqu'il voulu ouvrir la bouche, bizzarrement, elle se sentit peinée pour lui, et quelque chose en elle l'insitait à aller le prendre par la main et bander ses plaids comme lorsqu'ils étaient enfants.
Karim: c'était pas lui seulement! finit-il par dire simplement
Meriem: je sais, mais pourquoi "lui"? pourquoi lors de mon mariage? pourquoi ton meilleur ami, ton seul ami... elle se tût en le voyant tomber à genous sans doute à cause de tout le sang qui coulait de lui.
Karim: maman, aide-moi! ne suis je pas ton fils?
elle se contenta de pleurer sans rien dire, il finit par se relever avec peine et s'appuya sur l'encadrement de la porte
le père: tu ne metteras pas un pieds dans cette maison, ce foyer que tu as détruit, tu as ternie notre nom, tu as violer notre tranquilité avant celle de toute cette ville, mon fils à moi est mort et enterré avec ce gentil bonhomme qu'il considérait comme son ami et la joie de vivre de sa soeur.
Il s'apprêta à fermer la porte quand ils entendirent une détonnation, un coup de feu, suivi d'un autre et un autre puis une rafale déferla sur le coprs encore debout du jeune garçon qui venait tout juste d'avoir 25 ans, il tomba à terre sous les yeux de sa seule famille et son sang se répartit sur le sol blanc comme ce soir là où sa soeur avait vu le sang baigner la stèle blanche de ses noces.