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Série : NCIS
Création : 30.11.2008 à 17h13
Auteur : miramar
Statut : Terminée
« Cet épisode se passe au cours de la saison 6, il évoque la tolérance qu’on peut avoir à l’égard du monde, ses amis se ennemis et les gens qu’on ne connait pas, il est déconseillé aux gens qui jugent s » miramar
Cette fanfic compte déjà 131 paragraphes
Dans le laboratoire d'Abby :
Abby : tu vois, elle est très gentille, rien avoir avec celle que je m'étais imaginé, et si lui, il est gentil avec elle c'est parce qu'elle est juste gentille, il l'est toujours avec les demoiselles en détresse, et puis elle va partir, c'est vrai que tu aurais aimé qu'elle reste, mais...
Abby était en grande conversation avec son spectromètre, elle lui parlait en faisant de grands signes, en direction de la photo de Meriem qu'elle avait sur son grand écran
Abby : non, je ne suis pas jalouse, si si, tu te trompes, c'est vrai que Gibbs la chouchoute, et que Tony est à moitié dingue d'elle et qu'elle a eu la visite d'un mec super craquant que je crois avoir vu dans... oh mon Dieu ! oh mon Dieu ! oh mon Dieu !... cria-t-elle en courant hors de son laboratoire
Gibbs et McGee, suivi de prés par Ziva et Tony qui les croisèrent dans le parking de l'immeuble, se dirigeaient à grands pas vers l'unité médicale, ils croisèrent Abby sur la porte d'entrée
Abby : oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! il... vous... elle...
Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase, ils découvrirent déjà le docteur et l'infermière de garde par terre, ils coururent vers la chambre de Meriem leur armes en main, mais restèrent figés par le spectacle.
La jeune femme gisait par terre, son agresseur la fixant de tout son poids au sol, ils ne bougeaient pas
Abby : oh mon Dieu ! cria-t-elle en se précipitant vers eux, mais Ziva la retint
Les quelques secondes qui passèrent leur semblèrent une éternité, une seule envie les tiraillait tous, vider leur armes sur ce malade, mais soudain, il bougea, il semblait sur le point de se redresser
Gibbs : éloignez vous ! fit-il en brandissant son arme sur lui
Le caporal s'éleva un peu sur le corps de la jeune femme, bascula et tomba à terre, une paire de ciseaux plantée au milieu de son torse et le sang le couvrant ainsi que la poitrine de Meriem, ils se précipitèrent vers elle
Meriem: j'éspère qu'il y avait des caméras de surveillance, je n'ai fais que me défendre, il...
Gibbs: il n'a eu que ce qu'il méritait! coupa-t-il
Tony l'aida à se relever doucement et eut du mal à se tenir pour ne pas l'embrasser, elle baissa les yeux les joues en feu
Abby: je te l'avais dit, tu devrais faire partie de notre équipe! dit-elle en se plangeant sur elle pour la serrer dans ses bras, faisant tout le monde éclater de rire.
je voulais marquer une petite pose pour remercier toutes les personnes qui m'ont encouragé et qui m'ont laissé un petit message privé ou ici, je voulais dire à tout ceux qui sont interessé que la fin de cette fiction est proche et elle sera bientôt postée
un petit scoup: bien que l'affaire ait l'air résolue, elle ne l'est pas encore, alors attendez vous à d'autres surprises!
encore merci à tous et je serais ravie de lire vos avis sur ma petite histoires même si vous n'aimez pas, aprés tout, les critiques ont été faites pour faire avancer
Semper Fi
Miramar
Trois jours plus tard :
Meriem portait un magnifique ensemble jupe veste couleur saumon qui lui donnait l'air d'un ange, son foulard en soie miellée rappelait la pâleur de sa peau, son visage ne portait plus de séquelles et le maquillage fin qu'elle mit souligna son regard noisette, elle fit son lit pour la dernière fois, comme si elle était à la maison, ses doigts effacés avaient retrouvé leur usage et elle avait finit par s'habituer au bandage qu'elle portait à la cuisse et sur le torse. Elle plia délicatement les vêtements que Ziva lui avait prêté sur le rebord du lit et alla jeter un dernier coup d'œil par la fenêtre, le soleil brillant la réchauffa et elle ferma les yeux comme pour s'en imprégner d'avantage
Ziva : ça doit te manquer ! lança-t-elle sur le pas de la porte
Meriem : le soleil, tu veux dire ? Oh oui ! J'ai cru ne jamais m'habituer au gris qui déteint sur toutes les couleurs ici !
Ziva : les belles plages, le sable doré, le soleil brulant... fit-elle en s'approchant d'elle.
Meriem : ça te manque aussi ! Chez toi, le climat est différent !
Ziva : oui, les températures en hivers sont celles qui sont ici en été ! rétorqua-t-elle en souriant
Meriem : la vie est si surprenante, Ziva ! on n'arrête jamais d'apprendre
Abby : moi, j'ai appris que je n'étais pas la seule laborantine hors norme ! bon, ça, le je savais déjà, mais tes recherches sont vraiment fascinantes, Meriem, et tes résultats sont spectaculaire ! J'espère que ça te dérange pas que j'ai lu tes résultats, je ne les volerais pas, je te promets... et puis...
Meriem : Abby, tu es formidable ! fit-elle en lui tapotant la joue
Abby : c'est trop triste que tu partes ! dit-elle d'un air déçu
Meriem : je n'allais pas passer ma vie dans cette pièce, il faut bien que je rentre !
Ziva : comment tu vas faire ? ton appartement est...
McGee : voilà ton billet d'avion ! fit-il en les rejoignant
Abby : un aller simple !
Ziva : et tes recherches ?
Meriem : je présente mes résultats le mois prochain, dans mon université, après on verra... mais, ça sera dur de retourner au laboratoire ! Certains regards sont plus durs à supporter que d'autres !
Abby la serra très fort dans ses bras, et la jeune femme sentit les larmes lui monter aux yeux sous le coup de l'émotion, mais elle se retint, elle rentrait chez elle, c'est un jour pour se réjouir, pas le contraire
Abby : allez ! on te laisse finir de te préparer ! Finit-elle par dire en se dégageant avant de se diriger vers la porte suivie par les deux agents
Meriem : Ziva ! tu veux bien rester encore un instant ?
Elle fit signe à Abby et revint prés de la jeune femme
Meriem : je voulais te remercier, pas seulement pour l'affaire, cela est...
Ziva : cela était notre travail, et puis, tu as fais le plus grand boule
Meriem : je crois que le mot c'est « boulot » dit-elle en souriant
Ziva : je crois que tu as passé trop de temps avec Tony !
Meriem : merci, vraiment je te remercie d'avoir était là, d'avoir essayé de comprendre ce que personne ne pouvait... et voilà ton écharpe ! Finit-elle par dire en lui rendant l'étoffe en laine
Ziva : garde-le comme souvenir ! Enfin si ça ne te dérange pas !
La jeune femme resta un bon moment silencieuse, elle semblait pensive
Meriem : il fût un temps où le mot « Mossad » n'évoquait dans mon esprit que le malheur que vivent les pauvres enfants là où tu dis chez toi, là où je vois chez eux, et je ne te mentirais pas, ce temps là n'est pas révolu, mais... aujourd'hui, je suis en mesure de dire que comme chez nous, personne n'est tout à fait noir, ou tout à fait blanc, nos cœurs, nos croyances, nos vies sont comme cette ville, comme cette vie, beaucoup de couleurs, avec des nuances de gris, et Mademoiselle Ziva David, je serais ravie d'avoir un souvenir de toi ! conclut-elle en mettant l'écharpe autour de son coup.
Alors Ziva, pour la première fois de sa vie, ressentit cette boule qui montait souvent de l'estomac d'Abby lui nouer la gorge, et prit la jeune femme dans ses bras avant de lui faire la bise.
Tony : (en faisant le bruit de la trompette) : où sont les caméras, les appareils à photos, la presse internationale, un nouveau traité de paix est...
Ziva et Meriem : la ferme ! crièrent-elles à l'unisson, avant que Ziva ne quitte la pièce en lui jetant des regards de braise
Tony : le bleu dit que tu repars dans quelques heures !
Meriem : laisse donc ce pauvre garçon tranquille !
Tony : tu le défends !? C'est un bleu comme celui qui t'as... désolé ! je n'aurais pas du en reparler. Dit-il finalement en voyant son regard s'assombrir
Tony : es-tu vraiment sure de vouloir rentrer ?
Meriem : tu plaisante ! oui, je veux rentrer, ça fait un an que je veux rentrer, ça n'a jamais été mon rêve de quitter mon bled pour aller ailleurs, si ce n'était pas pour la recherche, je ne l'aurais pas fais, j'aime voyager, voir le monde, mais rester aussi longtemps loin de la bas, je ne m'en aurais jamais cru capable !
Tony : même s'il n'y a personne qui t'y attende ?
Meriem : ici non plus personne ne m'attend !
Tony se rapprocha si prés d'elle qu'elle sentait sa respiration lui frôler le visage, son regard emprisonna le sien
Tony : et si quelqu'un t'attendait ici, tu reviendrais ?
Elle sentit son cœur battre à se rompre dans sa poitrine fragile, ses joues rougirent comme une adolescente et elle ne pouvait s'éloigner de lui, elle réussit à détacher ses yeux de lui et tourna la tête vers le décore qu'elle ne voyait plus derrière la fenêtre
Tony : il était si inoubliable ?... ton mari, cet homme que finalement t'as jamais connu, qu'avait-il de si exceptionnel pour que tu porte « ça » dix ans après sa mort ! interrogea-t-il en en brandissant son alliance devant ses yeux, elle la regarda un instant, la prit mais ne la remit pas, elle se dégagea néanmoins de lui.
Tony : on ne connait même pas son nom !
Meriem : je ne crois pas que je puisse te le dire
Tony : alors, ce n'était pas qu'un policier !
Meriem : ça non plus je ne crois pas que je puisse te le dire.
Voyant qu'il restait pensif sur place, elle finit par sourire et préféra changer de sujet
Meriem : comment ça se serait fini dans l'un de tes films ?
Tony : ce genre de films se terminent toujours mal ? dit-il en reprenant son sourire forcé
Meriem : et encore tu ne connais pas les films arabes ?
Tony : qui te dit que j'en connais pas ! J'adore les films de Youssef Chahine !
Meriem : ils ne sont pas vraiment représentatifs, ils sont souvent comme des films américains, je ne te considère pas un champion du cinéma à travers le monde, si tu ne réussis pas à me citer au moins un acteur arabe ? Défia-t-elle sur un ton léger, elle sourit en le voyant se tortiller les sourcils comme pour piocher dans sa mémoire
Meriem : alors... tu déclare forfait ?
Tony : jamais !... Cherif, Omar Chérif, c'est un très bon acteur, qu'est ce que j'ai rêvé d'être docteur Jivago ! dit-il sur un ton triomphal
Meriem : raté ! Omar Chérif n'est pas arabe !
Tony : comment ça pas arabe ? il est égyptien !
Meriem : un juif égyptien, il s'est convertit à l'Islam pour l'amour d'une grande actrice !
Tony : serait-ce une proposition ?
Meriem : non ! fit-elle en riant aux éclats
Meriem : il a perdu la foi au même temps que sa femme en venant en Amérique et rencontrant les belles stars de Hollywood, ce genre de décision ne se prend pas pour une femme ! et je ne suis pas un trophée de plus à mettre dans ton tableau de chasse
Tony : ne croit pas tous ce qu'on raconte à mon sujet
Meriem :peut être dans une autre vie
Tony : j'aurais été un prince du désert
Meriem : ou j'aurais été une texane qui dompte les chevaux !
Tony : n'y a-t-il pas un petit coin dans ce monde entre ces deux extrémités ?
Elle se contenta de sourire, en la voyant prendre son petit sac avec les vêtements qu'Abby lui avait rendu de sa garde robe, il comprit que c'était finalement le moment de dire au revoir, il essaya de parler mais ne trouva rien d'intelligent à dire
Meriem : et moi qui croyais les italiens des gentleman ! Dans mon pays au moins, les hommes font semblant d'être galant ! fit-elle sur un ton léger
Tony : je croyais que vous vouliez l'égalité ? répondit-il en lui prenant son sac
Ils arrivèrent dans l'open space, alors elle s'arrêta et lui prit son sac des mains
Tony : je te le mets au moins dans le taxi !
Meriem : pas si gentleman ! fit-elle en levant les yeux, elle vit alors Gibbs qui sortait du bureau du directeur, il s'arrêta en haut de l'escalier, alors elle lui fit un signe d'au revoir, il se contenta de hocher la tête avec un sourire
Tony : il n'aime pas les au revoir !
Meriem : moi, non plus! j'ai été ravie de faire ta connaissance Antony DiNozzo ! finit-elle par dire en tendant la main vers lui, il la serra un long moment, les yeux dans les yeux, il aurait voulu lui dire de rester, mais craignait qu'elle refuse, elle aurait voulu qu'il l'empêche de partir, mais savait qu'il le fallait, les quelques instants qui s'écoulèrent leur semblèrent un moment suspendu dans le temps et l'espace, leur chemin se séparaient ici, elle fit un dernier signe de la tête à McGee et Ziva qui étaient à leur bureau à l'observer, appuya sur le bouton d'appel de l'ascenseur, un petit ding, les portières s'ouvrèrent, elle hésita encore un moment et finit par s'y engouffrer, Tony le retint encore un moment d'une main :
Tony : tu crois qu'on se reverra ?
Meriem : seule la mort sépare les gens pour toujours, puisqu'on est en vie, qui sait...
Le cœur serré, la main hésitante, il enleva enfin sa main libérant les portières pour se fermer et laisser l'ascenseur entamer sa lente descente, c'est à ce moment là que des doigts s'interposèrent, elle crut que s'était encore Tony, mais à sa grande surprise, elle vit Gibbs la rejoindre.
Dans l'ascenseur :
Meriem : je croyais que tu n'aimais pas les adieux !
Gibbs : ce soir là, quand je t'ai trouvé, on fêtait ici mon départ à la retraite, un pot avant le départ officiel aujourd'hui
Meriem (au bout d'un moment) : comme quoi, rien n'arrive par hasard, si ce soir là tu n'étais pas sorti par un si mauvais temps pour la fête, je serais dans un autre monde à ce moment, et si tu n'étais pas tombé sur moi cette nuit là, tu préparerait ton sac aussi aujourd'hui !
Gibbs : qu'est ce qui te fait croire que je ne pars pas finalement ?
Meriem : si tu pouvais le faire, tu serais resté au Mexique, si tu pouvais retourner à la vie civile, tu ne serais jamais devenu agent spécial Gibbs après la marine !
Sa franchise le troubla, depuis le premier jour cette fille le troublait, il sourit au fait qu'elle pouvait lire en lui mieux que ses agents qui passaient leur vie à l'analyser
Meriem : je n'aime pas les adieux
Gibbs : c'en n'est pas un ?
Meriem : mais
Gibbs : tu avais oublié ça ! fit-il en sortant une chaine au bout de laquelle étaient suspendues des plaque de marines
Meriem : Isaak ! s'écria-t-elle en les prenant dans la main, mais elle ne lâcha pas sa main à lui
Un ding se fit entendre, les portières de l'ascenseur s'ouvrirent à nouveau :
Meriem : qu'est ce que tu construis ?
Gibbs : un bateau !
Meriem : la force d'un homme se lit sur ses mains
Gibbs : des mains rugueuses et entaillées !
Elle la souleva et y déposa un doux baiser sous le regard étonné de Gibbs, qui semblait gêné
Meriem : la force d'un homme est dans ses mains, derrière une arme tout le monde est fort, même quelqu'un comme l'agent McGee, ce n'est pas ça qui nous donne la sécurité, ce soir là, par terre, ne faisant plus la différence entre la vie et la mort, je me suis sentie en sécurité, grâce à cette main, dns une autre vie, j'aurais aimé avoir un père comme toi !
Gibbs : j'aurais rêvé que ma fille soit comme toi !
Elle le quitta enfin, il retint encore l'ascenseur pour la voir disparaitre dans le couloir, étrangement il eut un mauvais pressentiment
Elle prit son taxi, en direction de l'aéroport, malgré son sourire radieux, une larme perla sur sa joue, elle se sentit triste, elle quittait se qu'elle avait cherché depuis son arrivée, des gens au prés des quels elle se sentit chez elle, et ça lui faisait fondre le cœur, mais elle se retint, après tout, elle pourrait revenir, devant ses yeux, les images de tous ce qu'elle avait vécu cette semaine repassèrent tel un film, certains lui donnèrent la chaire de poule, d'autres lui semblèrent un mauvais cauchemar, et certaines, celles qu'elle chérissaient tant lui donnaient le sourire, elle ouvrit la mais, la chaine et son alliance, elle mit la chaine autour de son coup et hésita un peu avant de remettre son alliance à son doigt, ses souvenirs l'emportèrent plus loin, elle serra les plaques dans sa main sur son cœur, elle se souvint du paquet qu'elle reçut juste avant son départ, la chaine et une lettre de la grand-mère de son ami d'enfance, elle lui disait qu'il voulais qu'elle les ait, et que s'il lui arrivait quelques chose, elle devait avoir cette lettre, une lettre que chaque soldat partant au combat laisse à quelqu'un qui compte pour lui, ça faisait une semaine qu'il était rentré de l'Irak, et même si elle était contre la présence de l'armée la bas, il était Isaak, ce petit maigrichon qui voulait conquérir le monde, elle se rappela de ses mots, « servir son pays », la chaire de poule lui parcourut tout le corps, elle se remémora le dernier instant avant qu'elle s'écroule dans cette ruelle, sa mais sur les plaques, elle sembla avoir un flash, ses yeux se fermèrent une fraction de seconde, soudain elle sembla alarmée.
Meriem : s'il vous plait, changement de direction ! emmenez moi au...