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Série : NCIS
Création : 01.11.2011 à 13h14
Auteur : Sudena
Statut : Terminée
« je combine quelques unes de mes passions: vos commentaires seront VRAIMENT les bienvenus... » Sudena
Cette fanfic compte déjà 23 paragraphes
L'homme, serrant toujours sa cassette sous son bras, s'approcha de la porte de l'avion, vérifiant rapidement la sécurité de son parachute. Quelques instants plus tard il sauta, anticipant du mieux qu'il pouvait le contact avec l'eau.
Une fois dans l'océan il alluma la balise de détresse quand un éclair déchira le ciel: l'avion venait de sauter en plein vol. Epuisé par tout le stress accumulé, il se laissa flotter plus qu'il ne nagea quand soudain un bruit de moteur attira son attention. Il serra par plus étroitement sa cassette sous son bras et leva un regard plein d'espoir vers le petit bateau qui approcha. il aperçut alors deux hommes cagoulés qui pointèrent un fusil sur lui. Il fut atteint en pleine tête. L'un des hommes alors plongea à l'eau et récupéra la cassette. Le bateau s'éloigna rapidement...
"Non mais honnêtement Ziva: tu penses vraiment que certaines choses existent qui restent toujours inexpliquées? demanda Mc Gee en sortant de l'ascenceur
-Au Mossad on nous a toujours enseigné que certains secrets doivent le rester. répondit-elle, imperturbable
-Alors tu penses par-exemple que si on découvrait que Tony est le descendant illégitime de Winston Churchill et Marylin Monroe il ne faudrait pas le lui faire savoir?..
-Oh si Mc Fantasmes: de toutes façons je finirai bien par le découvrir... interrompit DiNozzo
-Et pourquoi le découvrirais-tu? demanda Ziva, sceptique
-Mais tout simplement parce que je sais lire dans toutes vos pensées _Ziva ne dissimula pas un petit sourire ironique_ et que le monde des mystèress est mon métier...
-T'en auras bien besoin pour DiNozzo: _interrompit Gibbs en arrivant_ en route, l'hélico nous attend!..
-L'hélico? demanda Mc Gee, un peu inquiet
-Un marine a été retrouvé mort en mer."
Sur le porte-avions, ils examinèrent le cadavre.
"On l'a retrouvé qui flottait et qui dérivait. informa le sergent-chef
-Vous avez retrouvé un cadavre sur l'eau et vous avez été étonné qu'il dérivait?.. demanda Ziva, cynique
-En fait il y avait eu un crash d'avion récemment et on s'est dit que c'était peut-être une des victimes...
-Et ça ne l'était pas? interrogea Gibbs
-Une victime d'un crash est rarement décédée de trois balles dans la tête..."
Il désigna le marine: les marques de plusieurs balles étaient nettement visibles sur son front.
"Sergent Patrick O'Meara. dit Tony devant l'écran illustrant ses paroles; Vingt-six ans, une carrière exemplaire en tout points, pas de casier, très bien perçu de ses supérieurs et de ses camarades. Pourtant _son ton devint plus enthousiaste_ il avait démissionné sans raison apparente il y a de cela cinq mois. Depuis impossible de savoir ce qu'il a fait..."
Gibbs interrogea Mc Gee d'un signe de tête.
"La reconnaissance faciale via interpol n'a donné aucun résultat: ce type n'était pas recherché et n'utilisait pas de pseudo. En-revanche il a manifestement passé beaucoup de temps en Europe...
-Sa famille était originaire d'Ecosse. précisa Ziva
-Oui, mais ce n'était pas l'Ecosse qui était sa principale destination, mais la France...
-Il était passager du vol qui s'est crashé, _ajouta Ziva_ et il a manifestement sauté en parachute quelques minutes avant l'explosion...
-Une explosion criminelle?
-Oui mais aucune vidéo-surveillance de l'aéroport de Paris ne montre quoi que ce soit de suspect dans ses allées et venues. Pourtant il était manifestement nerveux, ce qui tendrait à prouver...
-Qu'il n'était pas l'auteur mais la cible..." acheva Gibbs
"Le sergent O'Meara a été abattu de quatre balles tirées par un fusil semi-automatique vingt-deux long rifle. annonça Ducky dans la salle d'autopsie; Les balles ont été tirées les unes après les autres et la trajectoire indique que le tueur se trouvait au-dessus de lui. On ne vous a laissé aucune chance mon pauvre ami... précisa-t-il au cadavre; Abby examine les balles que j'ai extraites mais regarde un peu par là Jethro. _il désigna les mains du cadavre_ La main gauche a de multiples éraflures, contusions et bleus laissant penser qu'il l'a utilisée très souvent avant sa mort, en-revanche sa main droite est aussi nette que s'il sortait de la manucure...
-Il portait quelque-chose.
-Oui et ce "quelque-chose" était très important à ses yeux... _Gibbs s'éclipsa_ Je ne connais pas la nature de votre trésor mais ne vous inquiétez pas: s'il était à ce point-là précieux pour vous nous terminerons votre quête!.." confia-t-il à son froid compagnon
La musique raisonnait à fond dans son laboratoire et Abby regardait son écran en fronçant les sourcils.
"Du nouveau Abby?
-Ah, Gibbs! J'ai examiné les balles: elles sont bien du vingt-deux long-rifle: une arme un peu vieillote mais très appréciée de la pègre aux temps de la Franch-Connection. Les balles sont d'un lot très ancien: impossible de dire comment elles sont arrivées dans la tête de ce pauvre marin. _elle eut l'air plus sérieux_ Impossible à pister: nous avons affaire à des vrais pros...voire aux services secrets...
-Lesquels? _elle fit une moue dubitative puis parut plus joyeuse_
-En-revanche j'ai pu avoir les vidéo-surveillance de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle et regarde-moi un peu ça!.. _elle fit un gros plan sur le sergent O'Meara_ Il tient toujours et regarde sans cesse une cassette: il ne s'en est séparé que pour la faire passer au scan de bagages et l'a emportée avec lui dans l'avion sans la lâcher ou la mettre dans une quelconque poche.
-Que contenait-elle?
-Je savais que tu allais me poser cette question! _répondit-elle, ravie_ Eh bien jai pu accéder aux archives et j'ai trouvé... _elle passa à son ordinateur, Gibbs regarda l'écran et ouvrit de grands yeux_
-Qu'est-ce que c'est?
-C'est ce que tu vois Gibbs, et moi-aussi là je t'avoue que je suis perdue: cette cassette contenait, soigneusement rangés, deux échantillons de terre et deux mèches de cheveux humains..."
Ils échangèrent un regard éloquent: l'affaire semblait de plus en plus opaque au fur et à mesure qu'ils progressaient...
Dans la salle de réunion, un militaire, l'air bonhomme, atttendait. La porte s'ouvrit et Gibbs entra.
tes postales
"Amiral Julian Paterson. _l'homme approuva_ Vous étiez le commandant de "Louisiana", bateau sur lequel le sergent O'Meara a effectué sa dernière mission avant de démissionner...
-Oui monsieur. J'ai été désolé d'apprendre qu'il avait été descendu. Je vois vraiment pas qui a pu faire ça...
-Savez-vous pourquoi il a démissionné?
-Pas la moindre idée. Pour tout vous dire j'ai été tellement surpris que j'ai mené une petite enquête dans l'équipage. Et j'ai rien trouvé: il jouait pas trop, il buvait pas, il était toujours de bonne humeur et c'était un excellent soldat. Ses camarades l'ont beaucoup regretté mais je sais qu'il leur a envoyé régulièrement des mails et des cartes postales après sa démission: apparemment il continuait de bien s'entendre avec tout le monde...
-Quelle était la mission du "Louisiana"?
-Une mission classique: on croisait dans les eaux territoriales anglaises au large de l'île de l'Ascencion afin de surveiller et de se tenir prêt au cas où les terroristes d'Afrique noire voudraient faire les malins.
-Avez-vous le souvenir d'un incident particulier?.. _l'amiral se gratta le tête, l'air pensif_
-A vrai dire j'ai eu le temps de cogiter un peu depuis cinq mois et je me suis souvenu d'un incident, quinze jour avant que le sergent O'Meara démissionne...
-Lequel?
-Eh bien pendant un exercice de manoeuvres, on est tombé dans une tempête mais le gros coup de tabac, celui qui vous oblige à regagner le port. Il se trouve que le plus proche était celui de Jamestown, sur l'île de Sainte-Hélène. On y a acosté et on y est resté quelques jours, le temps de réparer la rafiot. Et depuis cette escale, le sergent O'Meara a plus été le même: il était plus renfermé, plus solitaire, et ses camarades l'ont entendu murmurer assez souvent "Et si il n'avait tout simplement..." et c'est tout.
-Il avait appris quelque-chose..." murmura Gibbs
Dans son salon, sous le regard compréhensif de Tony et Ziva, Melissa O'Meara pleurait et répondait par saccades aux questions qui lui étaient posées.
"Il savait qu'il était en danger... Il avait peur mais il voulait à tout prix continuer...
-Continuer quoi? demanda Tony avec douceur
-Il refusait de me le dire...
-Mais vous n'aviez pas une petite idée? osa Ziva
-Parfois, quand il était très fatigué, il répétait "Tout ça c'est des mensonges, tout ça c'est des mensonges!.." mais il n'allait pas plus loin...
-Madame: nous sommes ici pour découvrir ce que votre mari cherchait et la moindre information pourrait nous aider à retrouver son ou ses assassins... _dit Tony, soudain mme O'Meara s'exclama_
-Oh mais attendez! Il y a dix jours, il m'a remis une enveloppe pour le cas où il lui arriverait malheur... _elle se leva et fouilla rapidement parmi les programmes de télévision_ Voilà, _dit-elle en leur tendant une toute petite enveloppe cachetée à la cire verte_ il m'a dit de la remetttre aux autorités et il a précisé: "La vérité commence là"..."
Intrigués, Tony et Ziva ouvrirent l'enveloppe. Un petit médaillon en métal doré leur tomba dans les mains qui leur fit froncer les sourcils.
"Un médaillon de tourisme, manifestement venu de France,et qui représente un monument... _commmenta Ziva_
-Attend c'est pas n'importe quel monument! _dit Tony, enthousiaste_ C'est l'Hôtel des Invalides!.."
"L'Hôtel des Invalides: _dit Mc Gee devant l'écran_ monument parisien construit entre 1670 et 1679 sour ordre de Louis XIV pour accueillir les soldats mutilés. Il est toujours aujourd'hui un hôpital militaire et abrite le musée de l'armée française. La médaille représente plus précisément son dôme qui fait partie intégrante se la chappelle dans laquelle sont enterrés plusieurs éminents militaires mais en particulier...
-L'Empereur Napoléon. acheva Gibbs
-Abby vient d'envoyer les résultats de ses analyses: _intervint Ziva_ aucune trace d'ADN, pas de message codé, aucune trace suspecte d'un composant particulier...
-La signification du message transmis est très simple: _dit Tony, cynique_ le sergent nous a dit qu'il prenait du bon temps à Paris et qu'il a eu une aventure avec une mutilée ou une paralysée: sa fememe l'a découvert et elle lui a réglé son compte... acheva-t-il en riant, ce qui lui valut une claque derrière la tête
-Désolé de te contredire Anthony mais un élément nouveau vient contredire ton intéressante théorie... interrompit Ducky en arrrivant, un téléphone en main
-Lequel Ducky?
-Je viens de recevoir un coup de fil du docteur James Prinsloo: un de mes éminents confrères que j'ai rencontré dans ma jeunesse. James est urgentiste dans une clinique de la ville et il m'affirme que le tueur du sergent O'Meara lui a avoué son crime juste avant de mourir, il y a de cela environ quatre heures...
-De quoi est-il mort?
-Il se propose de m'envoyer le corps..." répondit le médecin en échangant un sourire entendu avec son ami
Abby ne tenait plus en place. Elle se jeta sur Ziva quand elle arriva.
"Ziva! Vous allez partir? Je veux dire toi et Tony: vous allez bien être obligés de vous lancer sur les traces de Napoléon...
-Napoléon? Pourquoi...
-Mais pour tout Ziva! Les cheveux, les Invalides, Sainte-Hélène: la clef du mystère est évidente: le sergent faisait des recherches sur les derniers moments de l'Empereur français et avait découvert un secret bien gardé _Ziva essaya d'intervenir mais la laborantine hyperactive ne lui en laissa pas le temps et l'entraina vers son ordinateur_ et je sais pourquoi!
J'ai fait toute sa généalogie sur plusieurs générations et j'ai trouvé ça! _dit-elle, très fière_ Le sergent était le descendant direct du docteur O'Meara qui juqu'en 1818 a soigné Napoléon à Sainte-Hélène.
-Et l'a empoisonné?.. _Abby eut un regard de mépris_
-Ziva: Napoléon Bonaparte est mort le 5 mai 1821 je te signale... Mais... _son visage s'éclaircit_ il avait en 1816 sauvé la vie de son propre médecin à qui il avait prodigué les premiers secours alors que celui-ci avait fait un infarctus sous ses yeux!..
-Le docteur O'Meara avait donc une dette envers son patient... commenta pensivement Ziva
-Absolument! et d'autant plus grande que l'Empereur lui a légué la somme de cent mille francs après sa mort. Tu voulais me dire quelque-chose? _demanda-t-elle soudain, changeant totalement de sujet_
-Oui... Abby, Ducky vient de recevoir le corps d'un homme qui prétendait avoir tué le sergent O'Meara: il va certainement t'envoyer des éléments à analyser..."
Abby eut l'air surprise et passablement désappointée...
"Le caporal Max Anderlan. commenta Mc Gee; Décédé ce matin dans une clinique du centre-ville manifestement d'une grave infection des reins mais Ducky devrait nous en dire plus. Ancien militaire renvoyé pour des raisons disciplinaires tellement bénignes...
-Lesquelles? interrompit Gibbs
-Bagarre dans un bar pendant une permission où un civil avait eu l'épaule déboitée.
-En-effet, plutôt léger...
-Depuis on le soupçonne d'avoir été un homme de main aux activités parfois très douteuses. Mais plus intéressant: j'ai mis la main sur des rapports de ses supérieurs et il était fortement soupçonné d'espionnage: on ignore pour qui mais sa mère était d'origine anglaise et son père, comme son nom l'indique, était juif: fils d'un exilé allemand...
-Le Mossad?
-Ou les services secrets anglais... réagit Ziva
-Ou les deux... dit Tony en arrivant
-Du nouveau DiNozzo?
-J'ai fait des recherches sur le téléphone du sergent O'Meara en les recoupant avec les appels de ses amis et j'ai trouvé un numéro qui ressortait... _il actionna la télécommande_ Son supérieur direct: l'amiral Julian Paterson. Manifestement ils se sont parlé et certainement vu souvent bien après la démission du sergent...
-C'est tout? Pourquoi alors dis-tu que notre tueur présummé agissait peut-être pour plusieurs services secrets?.. _mais Gibbs avait en disant cela un petit sourire en coin qui poussa Tony à développer; il fronça les sourcils_
-Envoyer un homme de main faire le sale boulot, puis l'éliminer en faisant passer sa mort pour naturelle: ça me rappelle quelque-chose..."
Il éviatait soigneusement de la regarder mais Ziva avait bien perçu l'appel qu'il lui adressait. Emue malgré elle par son tact, elle décida de lui venir en aide:
"C'est vrai: c'est une tactique assez répandue au Mossad...
-Mais, _Tony avait parlé vite, décidé à ne pas rouvrir les vielles blessures de son amie_ j'ai parallèlement fait des recherches plus précises sur Napoléon: les pays qui l'ont finalement vaincu à Waterloo étaient l'Angleterre et la Prusse, or notre nouveau macchabée était précisément originaire de ces deux pays. Napoléon suscitte toujours de grosses controverses patron: je ne serais pa étonné qu'il ait encore des ennemis très déterminés aujourd'hui...
-Mais en quoi peut-il encore déranger!? s'exclama Ziva; Et qu'est-ce que le Mossad pourrait bien avoir là-dedans?!
-La protection d'un secret. dit Gibbs; La tactique de tous les terroristes est de fare miroiter que tout ce que les gens savent est faux: si on découvrait qu'un personnage aussi célèbre que l'Empereur des français en a gardé un presque deux cents ans après sa mort, les discours révisionnistes auraient soudain un fabuleux écho dans le monde,et cela Israël ne le veut à aucun prix..."
"Vous étiez trop porté sur l'alcool mon pauvre ami. dit Ducky à son nouveau "patient"; Rien d'étonnant que des gens mal intentionnés vous aient fait absorber du poison et que ses effets ne vous aient initialement semblés rien d'autre que la conséquence de vs excès...
-Du nouveau Ducky? demanda Gibbs en entrant dans la salle d'autopsie
-Ce jeune homme a manifestement tiré au fusil récemment: les traces de poudre sur ses mains sont nettes et tellement marquées qu'elles ne peuvent avoir été provoque que par une arme de type ancien...
-Un vingt deux long-rifle par exemple?.. _ils s'échangèrent un regard entendu_
-d quoi est-il mort?
-Son dossier médical nousprésente son décès comme une crise de reins suraigüe mais il y a plusieurs incohérences à cette version, dont le principale est l'absence de fièvre jusqu'à sa mort. De plus il a signalé que sa maladie avait débuté par des troubles digestifs: une autre incohérence...
-Poison? demanda Gibbs après un petit temps
-J'ai envoyé l'intégralité de son bol gastrique à Abby mais je doute qu'elle trouve quoi que ce soit...
-Et pourquoi?
-Tous les indices concordent pour me faire penser que ce jeune homme a été victime d'un empoisonnement particulièrement odieux... Connais-tu le champignon nommé Cortinarus Orellanus?.."
Gibbs fronça les sourcils dubitativement.
"Ducky avait raison!.. _dit Abby dès que Gibbs fut arrivé_ En examinant le sang du caporal Anderlan j'ai trouvé une toxine qui appartient à un groupe de champignons _elle actionna son écran qui dévoila la photo d'un champignon orangé vif_ dont le principal est le cortinaire couleur de rocou. Ces champignons sont asez rares et n'ont pas beaucoup de goût mais jusqye dans les années 1950 ils étaient considérés comme commestibles. En fait ils contiennent un poison d'autant plus redoutable qu'il met au moins trois jours, et parfois jusqu'à dix sept jours, pour se manifester. Cela est dû _elle semblait parler pour elle_ au fait que la période d'incubation se fait par le passage des toxines dans le sang qui s'accumulent jusqu'à un taux toxique mais là il est déjà presque trop tard, à moins de recourir à un rein artificiel....
-Qu'est ce que ça produit? _le visage de la laborantine s'éclaircit d'un sourire un rien coquin_
-Tout ce qui est décrit dans le dossier de Ducky ou tout du moins tout ce que le caporal a déclaré au médecin: troubles digestifs avec vomissements et...je te passe les détails, puis arrivent les effets plus graves qui devraient mener le sujet à l'hôpital, bien que manifestement ça n'ait pas été le cas ici _ajouta-t-elle en fronçant les sourcils_, à savoir des brusques sensations de chaud brûlant, puis de froid glacial. Les lèvres se désèchent et semblent brûler de façon insoutenable. Mais ce qui a amené le caporal à enfin se faire admettre aux urgences est le dysfonctionnement de tout le système rénal, avec urines hémorragiques et ainsi qu'il le déclare de façon imagée _elle prit le dossier et lut à haute voix_ "la sensation que je vais finir pas pisser mes reins". _elle se fit plus grave_ Sa mort a été atroce et elle n'est pas accidentelle: peu de gens connaissent ce genre de poison naturel et il est impossible de le trouver sur le marché: on ne peut donc pas remonter jusqu'au coupable...
-Un crime parfait. _commenta Gibbs, soucieux_ Mais comment le poison a-t-il pu être administré?
-Je crains Gibbs que ça n'ait pas été difficile: il suffisait aux tueurs de lui faire faire la tournée des bars puis de l'emmener chez eux et, sous prétexte de le remouter, de lui préparer un plat conséquent de champigons mortels.
-Etait-il empoisonné avant même de comettre son crime?"
Abby hocha gravement la tête:
"On ne peut rien affirmer mais c'est très probable...
-Ca veut dire que le sergent O'Meara était condamné à mort depuis longtemps et que quelqu'un savait parfaitement ses moindres déplacements...et a agi en conséquence..."
Dans la salle d'interrogatoire, l'amiral Paterson avait perdu de sa superbe et affichait une moue inquiète en regardant autour de lui. Derrière la glace sans tain, Tony et Mc Gee observaient, l'oeil goguenard. Au boût d'un moment Gibbs arriva.
"Amiral Paterson, vous êtes sûr que vous n'avez rien à ajouter à votre précédente déclaration?..
- Je vois rien de plus..." commença-t-il mais le regard de Gibbs le fit taire
"J'adore ces moments où le patron démonte le suspect rien qu'en usant de son regard de gorgonne!.. se délecta Tony
- Il ferait avouer à Hoover le meutre des frères Kennedy si on lui confiait l'affaire. approuva Mc Gee
-T'es sérieux?.."
Mais son ami le fit taire en désignant de la tête la salle d'interogatoire où Gibbs s'était levé et était venu sur l'amiral qui manifstment était prêt d s'oublier...
"Vous vous êtes vus en tout et pour tous dix neuf fois ces cinq derniers mois: nous avons reconstutué vos agendas en recoupant l'emplacement de vos téléphones portables: pourquoi?! Il y avait bien une raison!..
- Je... Je l'ignore... bégaya Paterson
- Je vais vous arrêter pour meutre avec préméditation si vous ne me donnez pas TOUT DE SUITE la raison de vos rencontres!..
- Pitié agent Gibbs: il m'a dit qu'il était en danger et que je le serai aussi si j'en parlais à quelqu'un. Je ne lui posait pas de question mais je le connaissais assez pour lui faire entièrement confiance...
- Que vous demandait-il?" dit Gibbs, impassible
"Ah: l'instant de vérité approche..." commenta DiNozzo
"Il... Il voulait que je le mette discrètement en contact avec le conservateur du musée de l'armée française à Paris...
- Le musée des Invalides?
- Oui. Je connais le conservateur depuis le lycée et on est resté amis depuis le temps...
- Qu'est ce que le sergent O'Meara cherchait?
- Je ne sais pas! hurla presque Paterson; Je sais seulement que ça avait un rapport avec Napoléon et qu'il est ussi allé aux archives de Paris et de Londres...
- Vous a-t-il dit quelque-chose?..
Le sergent s'était un peu calmé et répondit:
"Il m'a dit la dernière fois qu'on s'est vus qu'il ne pensait pas s'en sortir vivant... Il m'a regardé dans les yeux et il m'a dit tout bas mais en articulant bien: "lannes". Je ne sais pas ce que ça veut dire mais je vous jure que je dis la vérité!.."
Gibbs hocha silencieusement la tête.
En sortant de la salle d'interrogatoire, ils furent acostés par Vance.
"Gibbs, suivez-moi dans mon bureau, tout de suite!.."
Gibbs se retourna vers ses agents.
"On sait ce qu'on doit faire patron..." dit DiNozzo, intrigué malgré lui de la signification du message de Vance et du ton d'urgence impérative qu'il y avait perçu...
C'était assez rare pour être signalé: Tony, Mc Gee et Ziva travaillaient tous les trois en silence, cherchant des indices après ce qu'avait dit Paterson. Cependant seul Mc Gee était réellement concentré à ce qu'il faisait...
En-effet Ziva était perturbée: elle sentait sous cette affaire l'ombre du Mossad et elle éprouvait en elle un mélange de sentiments contradictoires... D'un côté elle craignait de réveiller ses vieux démons (elle s'efforçait de se dire que sa crainte était simplement de ne pas être à la hauteur mais une petite voix [qui ressemblait à celle d'Abby] l'avertissait que c'était bien plus profond) et d'être obligée de travailler contre son père; mais d'un autre côté travailler contre son père lui plaisait assez et même l'excitait: elle allait peut-être pouvoir enfin se venger à sa façon de ce que cet homme lui avait fait subir et surmonter cet insupportable complexe d'infériorité à son égard. Mais elle redoutait d'avoir à affronter ses doutes toute sule: la dernière fois qu'elle l'avait fait elle s'était retrouvée baillonnée dans le désert à attendre la mort...
Tony aussi était inquiet. Son instinct l'avertissait d'un danger imminent et le fait que Vance venait de prendre Gibbs à part ne le rassurait pas, bien au-contraire... Il savait que le directeur ne l'aimait pas et ne lui avait jamais fait confiance, mais là il avait parçu sous l'impératif un ton d'urgence et même une vague inquiétude... Les éléments qu'il avait à sa disposition l'avaient néanmoins convaincu d'une chose: pour réoudre cette enquête il allait falloir marcher dans les pas de Napoléon et découvrir ce que l'Empereur des français avait encore de secret et de paradoxal qui puisse conduire tant d'hommes à mourir...ou à tuer. Il sentait aussi sur lui l'ombre du Mossad et songeait avec ironie et lassitude qu'il n'en aurait jamais fini avec les tueurs d'Israël. La seule chose qui le rassurait (même si dans un sens ça l'inquiétait encore plus...), c'était que Ziva serait probablement cette fois-ci de son côté. Il la regarda à la dérobée, cherchant un bon mot à placer. Mais il n'y parvint pas... Ce fut Mc Gee qui rompit le silence:
"Ca y est, j'ai trouvé!" s'exclama-t-il en dévoilant sur le grand écran le portrait d'un militaire aux cheveux gris, le regard fier, arborant un unifome français manifestement de l'époque révolutionnaire.
"Jean Lannes. commenta-t-il; Né dans le département français du Gers en 1769, c'est à dire la même année que Napoléon. Elu général par ses soldats en 1792 il s'est toujours battu pour la France révolutionnaire et a été plusieurs fois blessé à le tête de ses hommes. Il a rencontré Napoléon Bonaparte lors de la campagne d'Italie en 1796 et les deux sont rapidement devenus amis. Il a été décisif en 1800 lors de la deuxième campagne d'Italie, battant les autrichiens à Montebello et participant largement à la victoire de Marengo. Fait maréchal de France et duc de Montebello en 1804, il a continué à se battre pour Napoléon qu'il était le seul à tutoyer en public. Il se révéla décisif à Austerlitz en 1805, à Iéna et à Pultusk en 1806, à Friedland en 1807, il prit Saragosse en 1808, participa activment à la victoire d'Eckmühl en 1809 et fut tué la même année alors qu'il organisait la retraite sur l'île de Lobau suite à l'échec de la bataille d'Essling. Franc-maçon, il était de notoriété publique à la fois l'un des milleurs maréchaux et le meilleur ami de Napoléon qui après avoir vaincu les autrichiens à Wagram deux mois après Essling a arrêté de se battre pendant plus de trois ans, peut-être bien pour respecter la dernière volonté de son ami... Le maréchal Lannes fut transféré au Panthéon en 1810 et il y est encore aujourd'hui."
Tony et Ziva restèrent plusieurs secondes bouche-bée.
"Impressionant exposé Mc Napo!.." lâcha Tony.
Mc Gee sourit, fier de lui, puis revevint sérieux.
"Bon maintenant que faisons-nous?"
Tony et Ziva eurent l'air gêné, comme un plongeur sujet au vertige qui sent que l'heure est venue de sauter. Mc Gee dit sr un ton plus confidentiel:
"A mon avis vous devriez partir en France et mener votre enquête sur place: il faut quand-même qu'on sache pourquoi ce peuvre sergent a été tué et terminer sa quête...
-T'as raison Mc Génie. répondit sérieusement Tony; Je vais partir à Paris et si un secret doit normalement le rester il ne le sera pas pour nous: deux marines sont morts: c'est une question d'honneur!.. acheva-t-il, plus pour se convincre lui-même que pour autre-chose.
-Je t'accompagne Tony." dit Ziva avec le ragard impassible et fixe de ceux qui ont pris une décision définitive.
Tony la regarda sans parvenir à masquer son inquiétude mais Mc Gee, avec l'air enthousiaste de ceux qui atteignent enfin l'objectif fixé, reprit tout de suite la parole:
"Bon! Y a plus qu'à le dire au patron et à obtenir son assentiment. Vous vous en chargez?"
Tony et Ziva approuvèrent d'un signe de tête et se dirigèrent vers le bureau de Vance, sans se douter de ce qui les y attendait...
Dans le bureau de Léon Vance où le haut-parleur était allumé au son maximum, Gibbs, Vance étaient au prises vocalement à un Eli David extrèmement remonté:
"Vous n'avez aucun droit d'interrompre mon enquête secrétaire David!
- Nos gouvernements ont jugé ensemble que vous devez renoncer à cette enquête pour des raisons de sécurité mondiale!
- De quelle sécurité parlez-vous Eli?
- Top-secret Léon: je n'ai pas le droit de vous en parler. Agent Gibbs: vous avez l'assassin, il est mort: restez-en là!
- Que savez-vous de plus Eli?" demanda poliment Vance.
Mais à ce moment-là quelques coups furent frappés à la porte et Tony et Ziva entrèrent.
"Patron nous avons découvert de nouveaux éléments dans l'enquête: pouvons-nou?.." commença Tony, mais un geste de Gibbs le fit taire
"Secrétaire David: comment savez-vos que notre assassin est mort?..
- Je n'ai pas à vous répondre agent Gibbs! Restez-en là ou vous regretterez votre obstination!..
- Papa?!
- Ziva?! Ziva, ne te mêle pas de ça: cette affaire ne te concerne pas!" mais Ziva s'était approchée du combiné
"Pourquoi le sergent O'Meara a été tué?!
- Je t'ai dit de ne pas te mêler de ça Ziva, c'est un ordre!
- Vous n'avez aucun ordre à donner ici secrétaire David: Ziva travaille pour moi désormais!
- Eli: si je reçois un ordre écrit de mon gouvernement, il va de oi que j'ordonnerai l'arrêt de cette enquête...
- Comment-ça?!! s'exclama Ziva, mais Vance continua rapidement.
- Cependant, si, par souci de justice et de vérité et de façon strictement personnelle, quelques-une de mes agents voulaient approfondir leurs recherches, je vois mal comment je pourrai les en empêcher...
- Ecoutez-moi bien Léon: si vous vous obstinez dans votre comportement personaliste en faisant fi de l'amitié entre nous, nos deux pays et notre allié commun, je ne réponds plus des conséquences pour vos agents. N'oubliez pas que j'en connais un...très personnellement..."
Ziva et Gibbs s'étranglèrent d'indignation mais Tony, remis de sa surprise initiale, s'approcha du combiné et dit, la voix tremblante de rage:
"Monsieur David, vos menaces n'ont aucun poids ici: deux marines ont été tués et nous savons désormais par qui. Sachez que nous avons nous-aussi appris à connaître vos méthodes, alors ne croyez pas que vous allez pouvoir vous jouer de nous aussi facilement que la dernière fois!.."
Eli David laissa s'écouler un petit temps avant de répondre d'une voix cynique:
"J'ai été enchanté de vous entendre de nouveau, agent DiNozzo: je constate que vous avez toujours autant de mal à différencier votre travail de vos sentiments personnels..."
Il raccrocha. Gibbs et Vance s'échangèrent un regard de connivence; puis Gibbs fit signe à Tony et Ziva de le suivre hors du bureau.
"Vous être sûrs de vouloir poursuivre l'enquête?
- Oui! affirma Ziva, obstinée.
- Bien. Dans ce cas...
- Nous irons en France sur nos deniers patron. Mais Ziva a raison: nous devons continuer cette enquête ne serait-ce que pour honorer notre promesse implicite à ce marine..."
Gibbs sourit malicieusement:
"Vous êtes sûrs que ce n'est pas pour des motifs plus...personnels?..
- Qu'importe, Gibbs. Du moment que ces motifs ne vont pas à l'encontre de la vérité et de la justice."
Ziva avait parlé gravement. Tony approuva silencieusement. Gibbs ne put s'empêcher de regarder avec fierté ses deux agents, pour lesquels il éprouvait une affection immense et toute paternelle: il savait qu'ils lui parlaient d'une même voix, se comprenant instinctivment sans avoir besoin de simpement se regarder...
"Soyez très prudents, l'un comme l'autre. Tenez-nous au-courant régulièrement et si vous avez bsoin d'aide n'hésitez pas: cette affaire est désormais pour nous une priorité absolue..."