- Meredith, on peut te voir, demanda Izzie dans l'encadrement de la porte avec Georges.
- Excusez-moi, Mme Stevenson, je repasserais vous voir dans la soirée, dit Dr Grey avant de quitter la pièce avec ses collègues d'internes.
- Qu'est-ce qui se passe, demanda Meredith qui avait été entraîné dans le grand hall par ses deux amis.
- Meredith, tu sais que je vis encore chez mes parents. Ma mère lave mes fringues et els repasse même mes caleçons. Elle vient m'embrasser tous els soirs dans ma chambre et si je ne refuserais pas, elle me lirait une histoire ! C'est un cauchemar ! s'exclama Georges.
Meredith acquiesça d'un signe de tête.
- Et moi, je vis dans un studio de pièces avec un voisin à moitié fou qui tire à la carabine à plomb dans les murs et une voisine complètement parano qui est persuadé que je couche avec son gros sac de mari, se plaignit Izzie.
- Ne me dites pas que vous m'avez dérangé simplement pour vous plaindre à moi ! On parlera du désastre de nos vies une prochaine fois car là, j'ai du travail.
- En fait, Meredith, on voulait te proposer quelque chose.
- Me proposer quelque chose, s'étonna Meredith.
- Oui, répondit Georges. On a bien réfléchit et on s'est dis que peut-être...enfin on a pensé que... on a envisagé la possibilité que...
- On a pensé que comme tu as une grande maison, on pourrait peut-être venir vivre avec toi et Cristina, suggéra Izzie.
- Vous, Cristina et moi ensemble ? Dans la même maison ?
- Oui, c'est ça. Mais on se fera tout petits, argumenta Georges.
Meredith aperçut Derek juste en face d'elle qui sortait de l'ascenseur.
« Merde ! Je dois absolument l'éviter. J'en ai marre de le repousser. J'aimerais pouvoir lui céder. Mais je ne peux pas, ça m'est interdis. Je me connais, je sais que si je continue comme ça je lui succomberais, alors il faut absolument le fuir et attendre que ça passe...en espérant que ça passe. »
- Alors qu'en penses-tu, demanda Izzie.
- Euh... Là tout de suite je n'en sais rien. Je dois y aller. On en reparle plus tard.
luna1 (13.01.2008 à 20:54)
La fin de journée écrasait l'agitation du Seatle Grace Hospital. Les infirmières ôtaient leur blouse et celles de garde prenaient leur pose avant de plonger dans la folie nocturne de l'hôpital. Le planning de la journée désemplissait peu à peu, les couloirs s'assombrissaient, les patients s'endormaient dans l'espoir de se réveiller le lendemain, les internes soufflaient, une journée de plus passée dans l'arène, un jour de plus barré sur le calendrier pour arriver au bout de cette année d'internat.
- Alors, Alex, il parait que c'est toi qui étais à la mine aujourd'hui. Qu'est-ce que tu as fais pour mériter cela ? Tu as énervé Bailey ? se moqua Cristina.
Les internes du Dr Bailey étaient assis sur les marches des escaliers du grand hall. Si Bailey les voyait, elle les chasserait à coup de pied au cul, mais heureusement, n'étant pas de garde cette nuit, elle était déjà rentrée chez elle.
- Très drôle ! Figures-toi que j'ai beaucoup aimé mon petit séjour à la mine. Ce que j'aime surtout c'est les infirmières bien roulées qui y traînent.
- Je n'ai jamais compris le fantasme que représentent les infirmières, annonça Meredith.
- Y'a rien a comprendre. C'est juste un mythe, répondit Georges.
- Mais pourquoi les infirmières ! s'exclama Yang. Pourquoi pas les chirurgiens. Elles portent aussi une blouse et en prime, elles ont du pouvoir, c'est beaucoup plus excitant !
- T'es jalouse Yang, dit Alex.
Sandra accourue, excitée comme toujours vers la bande d'internes. L'adolescente s'était faite discrète toute la journée trop occupée à traquer les ragots dans tout l'hôpital en véritable commère.
- Je viens d'apprendre un scoop ! s'exclama Sandra toute essoufflée.
- Quoi, tu as enfin appris comment on faisait les bébés, se moqua Cristina.
- Le bruit court que Dr Mamour comptabiliserait déjà une conquête dans l'hôpital, gloussa Sandra.
- Comment ça ? Qui ? questionna Izzie.
- Oui, il parait qu'il aurait coché avec une interne !
Cette nouvelle ébouillanta Meredith. Elle venait de s'étrangler avec son café et l'avait renversé sur ses genoux. Charmant !
- Avec une interne, s'exclama Izzie.
- Oui, tu as bien entendu. Les filles, vous n'êtes quand même pas déjà passées à la casserole, questionna Sandra.
- Non, s'empressa de répondre Meredith.
- Moi non plus, mais ce n'est pas l'envie qui me manque, rétorqua Izzie.
- Qui ça pourrait bien être, se demanda Georges.
- Ca doit certainement être une interne en chirurgie, il ne fréquente que celles-là, répondit Karev.
- Mais comment savez-vous ça ? Vous n'avez aucune preuve ! Tout ça n'est que des ragots, affirma Meredith.
- Quoiqu'il en soit, je compte bien percer ce mystère. En bonne commère qui se respecte, je vais mener mon enquête et mettre un nom sur la chanceuse qui a partagé un nom avec notre Dr Mamour, annonça Sandra.
- Je ne sais pas qui c'est mais je la hais déjà ! s'exclama Izzie.
« Super ! Izzie me hait et à cause de cet ados surexcitée entre autre véritable fouine ma carrière est foutue. Je pourrais peut-être m'exiler en Europe et finir mes études. Non, je n'aime pas voyager. J'ai toujours le mal du pays. Je pourrais peut-être m'engager avec « Médecins sans frontières ». N'importe quoi, je ne suis pas encore médecin. Je doute qu'ils accepteront une interne. Ca y est, c'est clair ma carrière est bel et bien finie, terminée, out ! Baissez le rideau, il n'y a plus rien à voir !
luna1 (13.01.2008 à 20:54)
- Ca y est, tout l'hôpital est au courant, dit Cristina en farfouillant dans son casier.
- De quoi parles-tu ? demanda Meredith.
- De ta partie de jambe en l'air avec le Dr Mamour. Ce n'est plus un secret !
- Mais non, ils n'en savent rien. Ce ne sont que des ragots. Ils ne savent pas que l'interne, c'est moi.
- Crois-moi, ils vont finir par le savoir s'ils sont déjà au courant de votre nuit, ils découvriront le reste. Ce n'est qu'une question de temps.
- Je me demande comment ils ont pu être au courant !
- A l'hôpital, la seule chose qui se propage plus vite que les infections, ce sont les ragots.
- Pourquoi faut-il toujours que je me mette dans des situations inimaginables, se lamenta Meredith.
- Ca t'apprendra à perdre ta petite culotte trop souvent. Tu réfléchiras à deux fois avant d'écarter les jambes.
- Oh, c'est charmant ! Vraiment très classe !
- Je sais. Bon, viens, tu vas oublier ton chagrin chez Joe. Je t'invite.
- En fait, c'est toi qui m'incites à la débauche. Tu ne sais pas de quoi je suis capable sous l'emprise de l'alcool. Un verre de trop, et hop, je pourrais coucher avec Bailey !
- Ne t'en prive pas. Tout le monde s'en foutra. Bailey n'est pas vraiment le Dr Mamour. Elle n'a pas tout l'hôpital à ses pieds. Elle n'a ni le sourire, ni le regard de Shepperd et encore moins sa réputation. Alors, vos ébats, s'ils venaient à se savoir ne feraient du bruit qu'un ou deux jours maximum. Ça se tasserait très vite alors que ta partie de jambe en l'air avec le Dr Mamour va faire le tour de l'hôpital. Tu ne seras plus Dr Grey mais plutôt l'interne qui baisouille avec son titulaire. Tout le monde te détestera et t'enviera à la fois. Alors à choisir entre Bailey et Shepperd, tu aurais peut-être du...
- C'est bon Cristina ! La ferme ! De toute façon, je n'ai pas l'intention de coucher avec Bailey.
- Parfois, on se surprend soi-même, tu verras...
- Izzie et Georges m'ont fais une proposition aujourd'hui, changea de sujet Meredith.
- Décidemment, Derek n'est pas le seul à te faire des propositions. Mais tu ne me dis pas ça pour changer de sujet, remarqua Cristina.
- Peut-être bien que si. Mais ils m'ont quand même fait une proposition.
- Et quel genre de proposition ? Ne me dis pas qu'ils t'harcèle eux aussi, se moqua Cristina.
- Attends, tu vas moins rire. Ils m'ont demandé s'ils pouvaient emménager chez moi et donc par conséquent chez toi aussi.
- Ai-je bien entendu ?
- Je crois que oui. Izzie, Georges, toi et moi ensembles, dans la même maison.
- T'es sérieuse ?
- Je ne sais pas. C'est pour ça que je te demande ton avis.
- Je...je n'ai rein contre Izzie et Georges. Je les apprécie même. Mais je pense que...enfin, on n'est pas pareils. Eux, ils sont Izzie et Georges et nous, nous sommes Meredith et Cristina. Eux, ils sont heureux et positifs et nous nous sommes barrées et négatives. Georges et Izzie ont toujours le sourire. Je sais pas si c'est bien ou mal. Je dirais seulement que c'est effrayant. En quelques sortes, on est incompatibles. On va les détraquer ou pire encore, ils vont nous ressembler, ils vont devenir nous ! Tu imagines Georges O'malley et Izzie Stevens qui seront en fait Meredith Grey et Cristina Yang. Alors, non, ils ne peuvent pas emménager avec nous...pour leur bien.
- Oui...pour leur bien acquiesça Meredith.
- Pour notre bien aussi.
- Oui, pour notre bien.
- D'accords.
- D'accords.
luna1 (13.01.2008 à 20:55)
- Voila les internes les plus barrées et flippantes de toute l'histoire de la médecine, s'exclama Alex.
- La ferme, rétorqua Cristina qui venait de pénétrer dans le bar de Joe avec meredith.
- Oh, tu as passé une mauvaise journée yang, ajouta Dr Karev.
- Non, je suis de très bonne humeur.
- On est de très bonne humeur, la reprit Meredith.
- C'est impossible, vous n'êtes jamais de bonne humeur, dit Izzie.
- C'est vrai ça. Vous n'avez jamais le sourire, constata Georges.
- On est souvent de bonne humeur, mais on ne le montre pas, c'est out, leur répondit Meredith.
- C'est vrai, on est pas obligé d'afficher un sourire à se décrocher la mâchoire pour montrer qu'on est de bonne humeur, s'énerva Cristina.
- D'accords, vous êtes de bonne humeur, dit Georges.
- Non, maintenant je ne suis plus e bonne humeur, s'écria Cristina.
- D'accords, vous n'êtes plus de bonne humeur, ajouta Izzie.
- Hé, moi je suis encore de bonne humeur, contesta Meredith.
- C'est qui Meredith, les interrompit Joe, le barman et également propriétaire du bar.
- Malheureusement, c'est moi, répondit Grey.
- On vous offre ce verre, annonça Joe.
- Qui « on » ? s'étonna Meredith.
- Un homme assis au fond du bar, il vient de partir. Il a laissé un mot pour vous.
Joe lui tendit un bout de serviette sur lequel était écrit « Contrairement à la bonne cuisine, je suis certain que ce verre, tu l'aimeras ».
- Il m'a dit que vous serez de qui ça vient, ajouta Joe.
- Oui merci.
- Alors Meredith, dis nous ton secret, dit Alex.
- Je n'ai pas le temps pour avoir un secret, rétorqua Meredith
- Tu as un admirateur secret ? C'est qui ? demanda curieusement Izzie
Meredith ne répondit pas mais Cristina avait de viné, c'était encore Derek.
« Derek ! Encore lui ! Partout où je vais, il est là ! Partout où je suis, il fait en sorte que je pense à lui ! Partout, tout le temps, toujours, il est là ! Je ne peux pas le fuir. Pourtant fuir, c'est véritablement la seule chose que je sache faire. Je passe ma vie à fuir. J'ai fuis le divorce de mes parents, j'ai fis la solitudes de mon enfonce, j'ai fuis mon adolescence, j'ai fuis la maladie de ma mère et là je suis en train de fuir une aventure nommé Derek. Ca serait plus simple d'énumérer ce que je n'ai pas fuit.
A un moment donné, on fuit tous. On fuit jusqu'à ce que ça ne soit plus possible, jusqu'à ce que la réalité nous rattrape...Car dans à cette course, on est jamais gagnant ! Quand, elle surgie, la vérité nous freine. Et là, c'est l'effet d'un point de côté. Ca fait mal ! Mais il faut serre les dents et respirer pour continuer et passer la ligne d'arrivée ! Et c'est repartit pour une autre course. Encore une fois on a mal mais toujours on respire et plus vite on revit. Pourquoi aimons-nous tant fuir alors que ça fait si mal ?...Peut-être parce que fuir est le moyen d'espérer encore... »
luna1 (13.01.2008 à 20:55)
Volets fermés, lumières éteintes, la chambre était plongée dans l'obscurité totale. Une fine couette recouvrait Meredith allongeait dans son lit, les yeux fixant le plafond. Ses yeux qui ne voulaient pas se fermer. Pourtant passé une heure du matin, elle devrait déjà dormir. Elle n'avait même pas sommeil mais demain, elle ne tiendrait pas, elle le savait.
La porte s'entrouvrit et un filet de lumière brisa l'obscurité.
- Tu dors, chuchota Cristina.
- Non, répondit Meredith ;
- Je savais que tu étais en train de te torturer l'esprit, annonça Cristina en se glissant sous la couverture à côté de Meredith.
- Hé, attention ! Ne colle pas tes pieds froids contre les miens.
- Pardon... J'ai réfléchi à ce que tu m'as dis aujourd'hui.
- Tu acceptes finalement qu'Izzie et Georges emménagent à la maison, demanda Meredith.
- Non, ça il n'y a pas de risque. Je voulais parler de ce que tu m'as dis à propos de Shepperd.
- Oublie ça, ce n'est pas important.
- Trop tard, je ne peux pas.
- Alors, si tu peux pas oublier au moins n'en parle pas.
- Impossible. Je ne peux pas oublier et je dois t'en parler.
- Je ne sais pas pourquoi je t'ai dis ça. C'était stupide. Je ne sais pas pourquoi, je t'ai mêlé à ça. Je n'aurais pas dû...
- Oh si, il ne fallait pas te gêner. J'aime connaître ta vie sexuelle, ironisa Cristina.
- Il ne s'agit pas de ma vie sexuelle. Je n'aurais pas à t'en parler s'il s'agissait de cela. Je connais par cœur...je veux parler du sexe. J'en ai fais le tour. Je crois qu'il s'agit plutôt de ma vie sentimentale.
- Oh, tu crois ? s'étonna Cristina.
- Oui, je dis je crois car en réalité, je en sais pas ce que ça veut dire. Avant, je ne faisait pas la différence entre vie sexuelle te vie sentimentale, justifia Meredith.
-Avant quoi ?
- Avant...avant Derek. Et tu ne peux pas savoir à quel point j'aurais préféré ne jamais connaître cette différence ! Tu connais ça, toi aussi ?
- La vie sexuelle, c'est le sexe. Et la vie sentimentale, c'est le sexe avec les sentiments.
- Les sentiments ? Mais qu'est-ce que ça veut dire ? C'est quoi un sentiment ? La colère est un sentiment ? la haine est un sentiment, ou peut-être une sensation, un état ? L'amour est un sentiment ? La jalousie ? La joie ? La terreur ? Je sais pas...J'ai...
- Tu as peur Meredith...Tu as peur de toi, de e que tu ressens. Et c'est normal ! Tu n'as jamais connu ça. Tu pars à l'aventure, alors crois-moi, c'est normal d'avoir peur. Et c'est rassurant !
- Tu as déjà connu ça toi, demanda Meredith.
- Tu veux dire avec un homme ? Non, pas vraiment. Mais je sais ce que c'est.
- comment le sais-tu ?
- parce que je sais tout ! Et je sais également que Shepperd n'était pas seulement le coup d'un soir. Meredith, même si l'inconnu fait peur, il peut révéler de belles surprises. Il faut que tu saches que certaines aventures valent le coup d'être vécues.
- Oui mais je sais aussi que parfois, il faut mieux rester dans l'ignorance, rétorqua Meredith.
- Peut-être...Bon allez, il faut dormir maintenant, conclut Cristina en rabattant le drap sur elle.
- Tu restes dormir dans mon lit ? Avec moi ? s'étonna Meredith.
- Oui.
- D'accords.
Le silence s'installa dans la chambre et l'obscurité habita la pièce.
- Cristina, dit meredith. Je t'ai confié ça car il fallait que je el dise à quelqu'un. Mais ce n'est pas facile de choisir la bonne personne en qui on a confiance. Quelques fois, on est même pas sur de la trouver un jour. Mais moi, je savais. Tu es ma bonne personne. C'est pour ça que je t'ai confié mon histoire, Cristina.
- Je sais...
luna1 (13.01.2008 à 20:56)
Plus les étages défilaient, plus l'ascenseur se vidait. L'armée de blouses blanches se partageait dans tout l'hôpital. Ils se dispersaient sur tous les fronts n'ont pas pour sauver leur vies amis pour sauver des vies !
Plus Une blouse blanche quittait l'ascenseur plus Derek apercevait sa blouse blanche d'interne favorite. Meredith lui tournait le dos. Elle se tenait à l'avant de l'ascenseur devant les portes.
Entre l'étage 3 et l'étage 4, celui de chirurgie, ils se retrouvèrent seuls, Derek et Meredith. Elle ne l'avait pas remarqué. Normal, jusqu'à preuve du contraire, les internes n'avaient pas une vision de 360°C. Il s'avança à sa hauteur et Meredith tourna la tête vers lui puis esquissa un sourire.
« Il ne me regarde pas ! Il ne me parle pas ! Pourquoi ne m'adresse-t-il pas la parole ! C n'est pas normal ! Il aurait déjà dû me faire une réflexion sur le verre qu'il m'a offert hier soir ou encore une fois sur notre partie de jambe en l'air. Ou peut-être simplement sur le temps qu'il fait mais il aurait dû ouvrir sa bouche ! C'est peut-être à moi de faire le premier pas cette fois. Peut-être que je devrais dire quelque chose... »
- Merci pour le verre.
« Pff ! Merci pour le verre, n'importe quoi ! Mais qu'est-ce qui m'a pris de dire ça ! »
- De rein, répondit Derek avant de sortir en premier de l'ascenseur.
Meredith resta immobile, interloquée par cette réponse pour le moins très brève.
- De rein, chuchota Meredith qui grimaça en le regardant s'éloigner.
« De rein ! Et c'est tout ! Tu veux jouer à ça ! Tu vois Derek, je m'en, fou que tu ne veilles plus me parler. Tu viens de régler tous mes problèmes en deux seconde, merci ! Merci beaucoup ! »
- Bon allez, On se bouge, cria Bailey en poussant énergiquement la porte des vestiaires.
Meredith, Cristina, Georges, Izzie et Alex avaient enfilé leur blouse blanche et restaient assis sur le banc, les yeux à demis ouvert.
- Grey, Yang, il faut dormir la nuit ! Bougez-vous ! Allez, réveillez vous ou je vous recolle à la mine pour la fin de la semaine.
La mine ! Non ! Les deux internes se levèrent d'un bond presque se mettant au garde à vue.
- Karev et Izzie avec Burke. Georges à la mine. Yang avec Shepperd et Meredith avec Shepperd.
- Mais vous venez de dire à l'instant que c'était Cristina qui allait avec Shepperd, remarqua Meredith.
- Oui, mais toi tu es avec l'autre Dr Shepperd. Le Dr Mongomery Shepperd en obstétrique, répondit Bailey.
- Vous êtes sûre ? demanda Meredith.
- Je vous demande pardon, Dr Grey.
- Euh...non rien...Ma question était sans intérêt.
- Je préfère ça. Et n'oublie pas ta patiente Mme Stevenson. Tu dois passer aujourd'hui pour l'examen quotidien.
- Je n'oublie pas.
« Ma journée commence bien ! D'une part, je suis en obstétrique ! Ce n'est pas trop mon fort. Ce n'est pas mon truc de voir à longueur de journée des femmes au ventre déformé submergées d'hormones. Et d'autre part, je suis coincé pour la journée avec la femme de Derek. Il faut l'avouer, elle est vraiment canon. Et à l'heure qu'il est Derek et elle ont dû se remettre ensemble car il ne m'adresse plus la parole. Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire, moi ? Bon de toute manière, je suis là pour travailler. Je ne vais pas lui raconter le désastre de ma vie ni l'inviter à prendre le thé...De toute façon, je n'aime pas le thé ! »
luna1 (13.01.2008 à 20:58)
Meredith traînait des pieds dans les couloirs de chirurgie à l'idée de rejoindre le Dr Mongomery Shepperd. Comment allait-elle se comporter face à ce monstre d'élégance. Addison dégageait une classe naturelle. Brushing impeccable, cuisses toujours moulées dans une jupe droite te perchée sur des talons aiguilles, elle faisait facilement une tête de plus que Meredith. Elle en imposait, impressionnante par son physique mais également par sa réputation. C'était une des meilleures en néo natalité de tout l'état de Washington.
- Bonjours Dr Mongomery Shepperd. Je suis...
Meredith avait rejoint Addison qui lisait un dossier accoudée au comptoir de l'accueil.
- J'était impatiente de travailler avec le plus chanceuse des internes, s'exclama Addison en refermant le dossier et coupant net la parole à Meredith.
- Je vous demande pardon, s'étonna la jeune interne.
- moi aussi, j'ai été la plus chanceuse un temps.
- Désolé, mais je ne comprends pas.
- J'ai cru comprendre que vous couchiez avec mon mari. C'est un chance, vous savez. Ici, toute la gente féminine en rêve. J'ai appris que vous le surnommiez Dr Mamour, ça lui va bien.
Meredith fut interloquée par cette nouvelle. Décidément, on ne pouvait pas garder sa vie privée pour soi dans cet hôpital.
- Euh...bafouilla Meredith. Dr Mongomery Shepperd, il ne se passe...
- Ne vous donnez pas la peine de le démentir, je ne vous croirais pas. Et ne vous inquiétez pas, je garde ça pour moi. Seulement sachez une chose, je suis venue à Seattle dans le but de sauver mon mariage et je suis prête à me battre pour ça. Bon allons voir notre patient.
Meredith ne bougea pas. Elle était très impressionnante ! Oui vraiment !
- Bon alors, vous venez, s'exclama Addison. Je ne vous déteste pas...ajouta-t-elle.
« J'en ai de la chance, la Shepperd ne me déteste pas...enfin, elle n'a pas dit non plus qu'elle m'appréciait. Et en plus, elle compte se battre. Elle fait ce qu'elle veut mais moi je ne me battrais pas. Elle va me réduire en bouillie en moins de deux. Peut-être que je pourrais m'enfuir maintenant avant qu'elle m'arrache les yeux. »
luna1 (13.01.2008 à 20:58)
- Tu m'as bipé, demanda Derek qui venait de rejoindre Meredith dans le hall.
- Oui, mais ce n'est pas sur le plan professionnel.
- Ah Oui ! se réjouit Derek. Alors, on fait ça où ? Dans la cage d'escalier ? Dans une salle d'examen ? Dans une chambre de repos ? Je suis ouvert à toute proposition. Tu décides et j'exécute !
Meredith regarda à gauche puis à droite avant d'entraînait Derek dans un placarde sombre.
- Très bon choix ! se réjouit Derek.
- Elle le sait ! s'exclama Meredith une fois la porte fermée.
- pardon ?
- Ta femme, elle est au courant que nous...que nous avons...enfin tu vois !
-Que nous avons fait l'amour.
- Non, nous n'avons pas fait l'amour.
- A bon ?
- Non, nous avons couché ensemble.
- Un jour quand tu auras le temps, il faudra que tu m'expliques la différence. Je suis très curieux.
- Pour faire l'amour, il faut...il faut de l'amour !
Derek la regarda amusé.
- Comment as-tu pu ose le lui dire, reprit Meredith.
- Je ne lui ai rien dit mais elle me connaît. Elle s'est aperçut qu'il se passait quelque chose entre nous.
- Mais, il ne se passe rien entre nous !
- C'est ce que tu dis pour l'instant mais un jour, il faudra bien que tu le reconnaisses. Ne me dis pas que tu n'es pas folle de moi. Tu m'en as donné la preuve ce matin.
- On nage en plein délire.
- Ce matin, tu n'as pas supporté que je en te parle pas dans l'ascenseur. En réalité, c'était un test. Tu m'as parlé et le test est positif.
- Non, ça ne veut rien dire. Je t'ai remercié par politesse ! Rien de plus !
- C'est ce que je te dis, le test est positif. Tu ne m'as jamais remercié pour les croissants mais tu me remercies pour le verre. Il y a du progrès. Continue comme ça, on va y arriver, se moqua Derek.
- Jamais ! rétorqua Meredith avant de tourner les talons.
- Tu vas craquer, lui lança Derek en la regardant s'éloigner
luna1 (13.01.2008 à 20:59)
Entre midi et deux, la cafétéria de l'hôpital est en pleine effervescence. Pire que les couloirs des urgences ! A croire que les véritables malades sont toute cette population en blouse blanche. Leur maladie : overdose de commérages ! Oui, la cafétéria est le royaume des commères, toute catégorie confondues : il y a la tables des internes en pédiatrie rendus gâteux avant l'âge par les risettes des nourrissons, celle des internes aux urgences qui ne savent pas faire la différence entre le fois et l'estomac ou encre cette des internes en psychiatrie, les génies qu toujours cherchent un problème là où il n'y en a pas. Sans oublier le nombre incalculable de tables d'infirmières dont leur seul sujet de conversation est le Dr Mamour. Les ragots ou les rumeurs, appelez ça comme vous voulez, circulent à grande vitesse. Les regards fusent de toute part pour tenter de mettre un visage sur l'interne devenue célèbre malgré elle par ses galipettes avec Shepperd.
Les internes en chirurgie sont à mettre dans le même sac. Eux aussi font partis de la chaîne alimentaire médicale. A en croire Cristina, ce sont les rois...enfin seulement de l'internat car les véritables rois sont Burke te Shepperd. En réalité, à ce niveau là, ce ne sont plus des rois, ce sont des dieux ! Oui, des dieux vivants !
La table des internes en chirurgie est la plus polémiquée, détestée et jalousée. Tout le monde s'accorde à dire que els chirurgiens sont arrogants et prétentieux. Mais en réalité, tout ces gens savent parfaitement que ce sont eux les génies. Et tout génie suscite la jalousie !
Aujourd'hui, un des génies manquait à l'appel. Alex Karev avait décroché son billet pour une chirurgie cardiaque sur l'heure du déjeuner.
- Je n'arrive pas à croire qu'Alex, le gros crétin Alex Karev est en ce moment sur une chirurgie cardiaque alors que moi, je suis là à manger un infâme sandwich dégoulinant de mayonnaise invariée ! râla Cristina.
Depuis le début du déjeuner, Georges et Izzie se lançaient des regards hésitants, s'échangeaient des coups de pieds sous la table et se disputaient silencieusement pour savoir qui se lancerait.
- Meredith, on se demandait...bafouilla Georges.
- Oui, on se demandait si tu avais réfléchis à notre proposition d'hier, demanda Izzie.
- Oh...Euh, oui, répondit Meredith.
- Et alors ? questionna Georges.
- C'est non, rétorqua Cristina. On est désolé mais là, on parle de vivre ensemble...tout le temps ensemble, alors non !
- Meredith, c'est chez toi. Ce n'est pas à Cristina de décider, protesta Izzie.
- Si, elle a également son mot à dire. C'est ma colocataire, c'est...
- C'est Cristina, la coupa Izzie. Et nous nous sommes que Georges et Izzie.
- Désolé, dit Meredith.
- Faut pas, rétorqua Izzie en se levant suivie de Georges.
- Attendez ! J'ai...j'ai vu que ma vieille voisine d'en face loue sa maison. Je crois qu'elle part en maison de retraite. Alors, j'ai pensé à vous. Voila son numéro si vous êtes intéressé. Je crois que ce n'est pas très cher, annonça Grey.
- Mercie, répondit Georges en attrapant le bout de papier que son amie lui tendait avant de quitter la cafétéria.
Izzie fit de même.
luna1 (13.01.2008 à 20:59)
Sandra traversa la cafétéria, manquant de renverser son déjeuner à trois reprises et s'affala sur la chaise à la table la plus détesté où il ne restait plus que Meredith et Cristina.
- Je viens de passer la matinée avec une bande d'infirmières. Quel cauchemar, gémit l'adolescente. C'est beaucoup moins amusant qu'avec vous. Elle ne parle que chiffon ! L'une parle de son mari qui n'en fou pas une. Une autre se plaint que son bébé la réveille toutes les nuits. Ou encore une autre qui nous expose sa théorie sur la crise d'adolescence. Elles parlent de tout, sauf de sexe !
- Nous non plus, on ne parle jamais de sexe, fit remarquer Cristina.
- Si vous en parlez tout le temps. Indirectement, mais vous n'arrêtez jamais, répondit Sandra.
- C'est toi qui à l'esprit mal tourné ! rétorqua Cristina.
Meredith ne prit pas part à la discussion. Elle était ailleurs.
- Meredith, tu n'es pas avec nous, constata Dr Yang.
- Je préférerais passe ma journée avec des infirmières plutôt qu'avec cette déesse vivante nommée Dr Mongomery Shepperd. Il faut que je trouve un moyen de me sortir de là ! se plaignit Meredith.
- Je n'aimerais pas être à ta place, ricana Cristina. Tu es coincée avec la femme de l'homme avec qui tu t'es envoyée en l'air.
- Vous voyez, vous parler encore de se...Quoi ?! Tu t's envoyé en l'air avec qui ? réalisa Sandra. Le mari d'Addison, c'est bien Shepperd ! Oui, c'est bien lui ! Tu as couché avec le Dr Mamour !
Meredith fit les gros yeux à son amie. Elle n'aurait pas pu se taire !
- Désolé, ça ma échappé, s'excusa Yang.
« Je suis finie ! J'ai signé mon arrêt de mort...ou plutôt Cristina la fait pour moi. Je n'ai plus qu'à raccrochez ma blouse et creuser ma tombe ! Je donnerais tout pour ne plus entendre les ricanements de Cristina et pour ne plus voir les yeux exorbités de Sandra qui d'ici demain seront sur le visage de tout le personnel de l'hôpital ! Tel que je la connais, Sandra ne va rien trouver de mieux que de diffuser un communiquer dans tout l'hôpital ! »
- Alors, c'est toi la fameuse interne dont tout le monde parle, s'exclama Sandra.
- Devant toi, en chair et en os ! Je te présente Meredith Grey, fille d'Ellis Grey. Profession : interne en chirurgie. Signe particulier : Baisouille avec le Dr Mamour, se moqua Cristina.
- Fermez-la, s'écria Meredith. Arrêtez ! Stop !
- J'imagine toi et le Dr Mamour en train de... enfin en train... fabula Sandra.
- Non, toi tu n'imagines rien ! rétorqua Grey.
- Désolé, je ne peux pas m'en empêcher.
- Tu vas voir, au début c'est carrément dément mais tu t'y fais vite. Et après, c'est plutôt marrant. Tu te dis qu'il y en a qui ont vraiment du souci à se faire, annonça Cristina.
- Merci de votre soutient !
- Arrête Meredith, tu n'as pas besoin de notre soutient, tu es la plus chanceuse de nous trois !
- Non, ça femme est au courant !
- Ah, ça craint, constata Sandra.
- Comme tu dis. Quand j'aurais le dos tourné, elle me poignardera et me découpera en morceaux rien qu'avec un scalpel. Et Hop ! Plus de Meredith Grey !
- Ouais, enfin quoiqu'il en soit pour l'instant, c'est Izzie qui te tuera quand elle l'apprendra, annonça Sandra.
- Regarde le bon côté des choses, tu ne pourras pas être tuée deux fois, dit Cristina.
- Mais Izzie ne le sera pas. Sandra ne dira rien. Hein Sandra ? Tu ne parleras de cela ni à Izzie ni personne d'autre. Sinon, peut être que la Shepperd me découpera en morceaux mais je t'aurais tué avant !
- Ne t'inquiète pas mes lèvres sont scellées. Je ne parlerais pas même sous la torture. Enfin sauf si on me chatouille sous les pieds, je ne résiste jamais.
- C'est bon à savoir, dit Cristina.
- Mais mon silence n'est pas gratuit.
- Comment ça, pas gratuit ? s'étonna Meredith.
- Je veux que tu me racontes.
- Te raconter quoi ?
- Tout ! Tout ce qui concerne le Dr Mamour comme par exemple votre folle nuit d'amour.
- C'est du chantage !
- Peut-être bien que oui.
- Désolé, je ne dirais rien.
- Attention Meredith ! Je suis sur le point de le crier dans tout l'hôpital.
- Ok, c'est bon. Qu'est-ce que tu veux savoir ?
- Combien de fois l'avez-vous fait ?
- Qu'une seule fois et je ne savais pas que c'était mon patron !
- Ca, ce n'est pas une excuse ! Et comment c'était ? c'est un bon coup ?
- Je ne répondrais pas à ça.
- Attention Meredith, la menaça Sandra.
- Au point où tu en es, tu peux tout lui dire, ajouta Cristina.
- Oui, c'est un bon coup ! Satisfaite !
- Et après ? demanda Sandra.
- Et après, rien !
- Là, elle ne te dis pas la vérité. En réalité, Shepperd n'arrête pas de lui tourner autour et elle est sur le point de craquer, annonça Yang.
- Non, je ne suis pas sur le point de céder. Je ne peux pas, c'est mon patron !
- Oui, et il est aussi carrément canon ! A ta place, je n'hésiterais pas. Tu te fou des autres, si tu l'aimes..., dit Sandra.
- Mais, je ne l'aime pas !
- Quand on a passé une nuit avec Shepperd, c'est difficile de ne pas s'y attacher par la suite, affirma Sandra
- Bon, on arrête d'en parler. J'en ai assez dis !
- Ne t'inquiète pas, mes lèvres resteront scellées même si on me chatouille sous les pieds. Même si tu ne m'aurais rien raconté, je n'aurais pas parlé. Je ne pensais pas que mon chantage fonctionnerait. Tu ne veux vraiment pas que tout le monde soit au courant. Quoique tu en dises, cette histoire compte pour toi.
luna1 (13.01.2008 à 21:00)