- Bonsoirs, Mme Stevenson, s'exclama Meredith en pénétrant dans la chambre de sa patiente.
- Bonsoirs, Meredith. Vous permettez que je vous appelle par votre prénom ?
- Bien sûr ! Alors, ça a été aujourd'hui ?
- Je pète la forme ! C'est comme ça que vous dites, vous les jeunes.
Meredith lui sourit.
- Vous avez oublié de me dire que votre cœur a encore une fois posé problème aujourd'hui, constata Dr Grey en jetant un œil au dossier.
- Ce n'était pas grand-chose, annonça Mme Stevenson.
- Si, c'est important.
- Bon, assez parlé de moi ! Comment allez-vous ?
- Comme vous. Je pète la forme !
- Vraiment ?
- Oui, vraiment. C'est l'extase total !
- Je sens que vous aussi vous oubliez de me dire quelque chose. C'est encore votre amoureux ?
- je n'ai pas d'amoureux.
- C'est le DR Shepperd, c'est ça ? Vous avez bon goût, il est très charmant. Qu'est-ce qui se passe entre vous ? Vous vous êtes envoyé en l'air, c'est ça ?
- Mme Stevenson !
- Quoi ? Je suis peut-être vieille mais je vis avec mon temps !
- Une fois. Nous avons couché ensemble une fois, annonça Meredith.
- Je le savais ! ET alors ?
- Et alors, depuis il me tourne autour et c'est dur de résister, c'est mon patron !
- Vous avez une maie. Je veux parler d'une vraie amie à qui vous pouvez tout dire.
- Oui, je crois...enfin, j'en suis sûre. Elle s'appelle Cristina. Elle travaille ici, répondit Meredith, tout sourire comme si elle était fière de sa personne.
- Et qu'est-ce qu'elle en pense Cristina ? L'avis de son amie est important.
- Elle ne sait pas trop non plus mais elle me dit que c'est normal d'avoir peur.
- Et votre mère, qu'est-ce qu'elle en dit ? L'avis d'une maman compte beaucoup !
- Ma mère...je...je ne lui en ai pas parlé. A vrai dire, je n'ai jamais palé de ces choses là avec elle.
- Vous devriez. Une mère sait ce qu'il y a de mieux pour son enfant. Votre mère vous connaît mieux que personne.
- Je n'en suis pas si sûre que vous, chuchota Meredith. Et vous qu'en pensez-vous.
- Il y a un peu plus de 50 ans, j'ai rencontré un garçon. Il était beau et séduisant. J'en suis tombée amoureuse tout de suite. C'est ce qu'on appelle un coup de foudre. Malheureusement, mes parents n'avaient pas prévu ça pour moi et finalement je me suis mariée avec un autre que mon père avait choisi. A cette époque, chez moi ça marchait comme ça et je n'ai pas osé dire non. J'ai passé ma vie avec un homme sans cesse en pensant à un autre. Mon mari était gentil et attentionnait. Je n'ai jamais manqué de rien enfin si, il manquait la passion, cette passion qui nous ronge. J'ai eu des enfants que j'aime amis durant toute mon existence, dans ma tête, je me suis construite une autre vie avec cet homme. Dans cette vie, on a eu des enfants, deux filles et un garçon. Je leur ai même donné un prénom. Pendant plus de cinquante ans, j'ai vécu une vie que j'avais simplement rêvée. Je n'ai pas réussi à en sortir. Et croyez-moi, j'ai essayé mais mon cœur a appartenu et appartient à un seul homme qui n'est pas mon mari. J'ai renoncé à l'amour de ma vie par peur, la peur de tenir tête à mes parents. Et j'ai vécu dans l'ombre de cet homme. Ma vie s'est arrêtée à l'âge de vingt et un ans et je me suis noyée dans mes souvenirs. Tout y était tellement plus beau que je n'ai jamais trouvé la force d'en sortir. Je suis passée à côté de ma vie à cause d'une erreur de jeunesse.
- Je...je dois y aller, annonça Meredith bouleversée par le récit de sa patiente.
- Réfléchissez à ça Meredith. Et ne faite pas la même erreur que moi. Et surtout ne vous mentez pas. Savoir, c'est important.
luna1 (13.01.2008 à 21:01)
- Meredith, Meredith, attends moi, cria Cristina qui courait derrière son amie dans le hall. Ca te dirait d'aller prendre un verre chez Joe avant de rentrer.
- Désolé mais ce soir je ne suis pas libre. J'ai quelque chose à faire, répondit Meredith.
- Meredith, dis-moi où tu vas tous les soirs.
- Ce n'est pas important...
- Meredith, tu te souviens, je suis ta personne alors, on se dit tout.
- Je m'en souviens. On se voit plus tard à la maison, conclut Meredith qui se dirigeait vers as voiture sur le parking.
- Bonsoirs Maman, dit Meredith en déposant un léger baiser sur la joue de sa mère qui ne lui rendit pas.
- Meredith, c'est toi ? demanda Ellis.
- Oui, c'est moi.
- Tu as grandi.
Elle la reconnaissait ; la maladie jouait avec elle : un coup elle la reconnaissait, un autre coup, elle l'ignorait. C'était comme ça : souvenirs...plus souvenirs...lumière...trou noir... !
- Oui, j'ai grandi maman. D'ailleurs, je voulais te parler d'une chose enfin d'un garçon. Oui, je sais c'est bizarre je ne t'ai jamais parlé de ces chose-là avant mais cet homme m'empoisonne et je ne sais pas si c'est bien ou mal. Je dirais plutôt que c'est mal car c'est mon patron mais je dois avouer qu'il me fait du bien. Je suis complètement perdue alors, j'aurais vraiment voulu avoir ton avis, un conseil de maman. Car on me dit que c'est mieux de savoir. Il parait que se mentir, c'est ce qu'il y a de pire. Alors je compte sur toi pour me le dire : Que dois-je faire ?
- Qui êtes-vous, Vous êtes l'infirmière ? demanda Ellis.
- Maman, c'est moi Meredith. M'as-tu écouté ? As-tu entendu ce que j'ai dis ?
- Vous êtes l'infirmière ?
Voilà la maladie se moque de nous tous. Un moment souvenir, un autre trou noir !
- Laisse tomber ! Au revoir maman, dit Meredith avant de quitter la maison de repos.
« Je lui demande de savoir à ma place alors qu'elle ne sait même plus qui elle est, qui je suis. Peut-être que c'est comme ça que ça devait se passer. Peut-être que le mieux, c'est finalement l'ignorance. Peut-être que ma mère tente de me protéger à sa façon...Non, en réalité, la maladie l'emprisonne dans cette ignorance. ET rien ne peut la délivrer. Mais moi, moi je peux choisir de savoir...C'est effrayant ! Je crois que le pire c'est d'avoir le choix. Je n'ai jamais réussi à ma décider. Petite, je voulais espérais que ma mère pensait à moi tandis que je voulais savoir si je comptais vraiment pour elle. Mais je me suis vite rendu compte qu'espérer et savoir ne font pas la paire. C'est pareil pour tout le monde. Alors, on se ment pour un instant bref où tout semblerait comme dans nos rêves. Mais arrive un temps où on ne peut plus faire semblant. C'est l'instant vérité où tout semble s'écrouler ! Nos espoirs s'envolent comme des pétales et plus encore, ça fait mal !
La vérité, c'est le droit de savoir ! Mais que vaut-elle lorsqu'elle détruit notre droit d'y croire ? Rien ! Le mensonge respecte nos espérances, on retrouve alors notre naïveté d'enfance. Que choisir entre le droit de savoir et celui d'y croire ? Tout le monde se ment. Tout le monde fait semblant. Comédie ou tragédie, souvent tragédie (c'est mon côté pessimiste) le mensonge, c'est la vie.
luna1 (13.01.2008 à 21:04)
Cela faisait maintenant une semaine qu'Izzie et Georges avaient emménagé en face de Meredith et Cristina. Et même s'ils avaient mis du temps à l'admettre aujourd'hui, ils le reconnaissaient : chacun chez soi, c'est mieux ! Les internes flippantes d'un côté et les perpétuels optimistes d'un autre. Ainsi leur intimité était préservée. Chacun respectait le jardin secret et l'espace vital de l'autre.
Mais, j'ai Meredith et Cristina, l'intimité individuelle n'existait pas. Elles construisaient à deux leur intimité. Le jardin secret de Meredith était celui de Cristina, l'espace vital de Cristina était celui de Meredith. C'était leur équilibre ! Ca n'appartenait qu'à elles. C'était leur intimité !
A l'hôpital, on les surnommait la paire. Elles se mêlaient aux autres mais toujours en restant toutes els deux. Leurs discussions que personne ne comprenait, leurs secrets qui restaient secrets, Leurs rendez-vous qui s'éternisaient chaque midi, leur côté flippant qui les réunissait, tout ça amusaient ou énervaient les personne extérieures. C'est vrai quand leur moitié n'était pas là, elles étaient seules. Mais qu'est-ce qu'elles s'en foutaient car le soir, elles savaient que leur personne les attendait !
Après une semaine, au Seattle Grace Hospital c'était toujours la même chose. Dr Bailey n'avait toujours pas décroché un sourire, les internes commençaient à prendre leurs marques et le bloc leur était plus souvent ouvert. Ils s'apprêtaient à devenir de vrais chirurgiens, arrogants et prétentieux. Tout ce que détestaient les infirmières. Cependant, ces derniers temps ces dernières semblaient en phase de réconciliation avec els chirurgiens et ce grâce au Dr Mamour. Et oui, il ne suffit que du charme d'un seul homme pour stopper une guerre civile ! Cependant ce traité de paix n'arrêtait pas pour autant leurs investigations. Les infirmières cherchaient toujours la fameuse interne qui avait reçu els faveurs de Shepperd pour ensuite...l'enterrer vivante sous l'hôpital ! Meredith avait donc du souci à se faire. Addison voulait la découper ne morceaux, Izzie la tuerait si elle découvrait pour Shepperd et els infirmières l'enterreraient vivante ! Quelle idée de coucher avec son patron qui à cette époque n'était pas techniquement son patron. Mais bientôt, cette histoire irait aux oubliettes. C'est vrai, le Dr Shepperd avait abandonné son jeu de séduction ou presque. Ils persistaient quelques regards Charmeurs, mais il faut l'avouer Meredith appréciait. Elle avait eu du mal à renoncer au Dr Mamour et parfois ce jeu de séduction lui manquait. Mais, elle allait tourner la page te tout rentrerait dans l'ordre.
luna1 (13.01.2008 à 21:04)
- Izzie, il faut que tu arrêtes maintenant. Arrête de cuisiner ! Il y a des muffins partout ! Ce matin je me suis assis sur un plateau de muffins posé sur un tabouret par faute de place. Je n'en peux plus de manger des muffins. Je commence à aimer la bouffe à la cafet', alors crois-moi ça devient vraiment dingue !
- Désolé, j'y peux rien. Je ne me suis pas encore totalement habituée à notre nouvelle maison, alors, il faut que je cuisine, répondit Izzie.
- Il te reste à espérer qu'elle va rapidement s'y habituer sinon d'ici quelques temps, ta maison se transformera en muffin géant, se moqua Alex.
- Heureusement qu'on a refusait d'habiter avec elle. Tu imagines Izzie au milieu de notre cuisine qui s'étouffe sous al farine en cuisinant des centaines de muffins, chuchota Cristina à Meredith qui fouillait dans son casier.
- Izzie, je ne veux pas vivre dans un muffin géant. Alors, tu te débrouilles comme tu veux mais tu fais en sorte de t'y habituer très rapidement !
- Bonjours tout le monde, s'exclama Sandra en pénétrant dans les vestiaires.
- Mais qu'est-ce que tu fais ici à cinq heure du matin, s'étonna Meredith.
- J'ai terminé mon stage, alors je viens vous dire au revoir avant de partir.
- Ah...bon bah au revoir et bonne continuation, di Alex.
- Oui, c'est ça, ajouta Izzie.
- Et puis, repasse à l'occasion, dit Georges.
- Oui, j'essayerais, répondit Sandra.
- Qu'est-ce que vous faites encore là, cria Bailey en arrivant dans les vestiaires. Les visites auraient déjà dues commencer depuis cinq minutes ; allez, Bougez-vous !
Izzie Georges et Alex suivirent le Dr Bailey tandis que Cristina et Meredith terminèrent de dire au revoir à Sandra. Certes c'était une ado surexcitée mais tout de même attachante avec qui elles avaient passé de bons moments.
- Je ne sais pas si vous m'avez donné envie d'être chirurgien mais en tout cas vous m'avez donné envie de grandir, annonça Sandra.
- On est des modèles, ironisa Cristina.
- Ne grandi pas trop vite tout de même, ajouta Meredith.
- Un conseil de la plus chanceuse des internes, je vais en tenir compte, répondit Sandra. Et toi ne gâche pas cette histoire.
- Quelle histoire ?
- Tu sais très bien. Et surtout, pense à m'envoyer une invitation pour le mariage.
- En espérant que la Shepperd ne l'ai pas découpé en morceaux avant, ricana Cristina.
- Et Toi, ne la laisse pas gâcher cette histoire, dit Sandra.
- Un ordre de l'ado surexcitée, je vais obéir, répondit Cristina.
- Bon, je vais vous laisser. Vous devez sauver des vies !
- Repasse nous voir quand tu auras le temps, ajouta Meredith.
- Je n'y manquerais pas !
luna1 (13.01.2008 à 21:05)
Et encore une fois ! Bailey avait assigné Grey et Yang à la mine, elles étaient arrivées en retard aux visites. Meredith était une grande habituée. Elle détenait le record des retards de tout l'hôpital. Décidemment, elle était connue pour un grand nombre de choses ! Mais pour Cristina, c'était une grande première ! Ordinairement, elle avait toujours trente minutes d'avance, mais ce marin, elle avait était retardé par les adieux de Sandra, des adieux qui lui coûtaient une journée de travail à la mine !
- Peux-tu me dire pourquoi lorsqu'on est à la mine, il n'y a jamais personne ? Regarde moi ça, c'est un désert ! se lamenta Cristina.
- Parce qu'on à la pise ! répondit Meredith.
- Parle pour toi. C'est toi la lozeuse qui à couché avec un mec qui était en fait son patron !
- J'ai peut-être couché avec Shepperd mais je ne suis pas une lozeuse.
- Sur ce coup, je te l'accorde, tu es gagnante. Tu as surpassé toute la gente féminine de cet hôpital. Tu as tiré le bon lot mais tu aurais pu tirer le jackpot si le Dr Mamour n'avait pas été ton patron.
- Si ce n'était pas mon patron, ça ne serait pas non plus le Dr Mamour.
- D'ailleurs votre histoire est réellement finie ?
- Je ne sais pas... Dis moi ce que je dois faire ?
- Je ne peux pas t'aider, je n'ai jamais couché avec mon patron.
- J'en ai parlé à ma mère mais elle ne peut pas non plus m'aider, annonça Meredith.
- A ta mère ? Mais elle est en ville ? il faut que tu me la présentes. Je dois absolument rencontrer Ellis Grey, c'est une légende vivant !
- Non...enfin si. Elle est là sans être là.
- Meredith, comment peut-on être là, sans être là, s'étonna Cristina.
- Tu ne pourras pas rencontrer ma mère. Tu ne pourras plus jamais rencontrer Ellis Grey. Tu es ma personne, alors je eux te le dire. Je n'aime pas les fins de journée, je n'aime pas quitter cet hôpital. La nuit tombe et mon ventre ce serre car tous els soirs je rends visite à ma mère dans une maison de repos. Voila, tu voulais savoir, c'est là bas que je me rend tous les soirs. Ma mère a un eizeimer très précoce et je suis la seule à le savoir. Elle m'a fait promettre de ne le dire à personne mais...
- Mais, je suis ta personne, alors tu me le dis, la coupa Cristina.
- C'est ça.
- Je suis contente que tu me l'ais dis. Et puis, je ne rencontrerais jamais Ellis Grey mais je passe mes journées avec Meredith Grey. En réalité, il n'y a que le prénom qui change, ironisa Cristina pour détendre l'atmosphère.
- Où elle est ta mère, toi ?
- Je suppose quand ce moment, elle est en train de refaire toute la déco de son appartement à Beverley Hill ; ma mère passe sa vie à refaire la déco de tout et n'importe quoi. C'est sa passion et c'est aussi débile que de collectionner les timbres. Aucun intérêt !
- Et ton père ?
- Mon père est mort quand j'avais neuf ans. Ma mère s'est remariée avec un chirurgien dentiste. J'aurais préféré que se soit un chirurgien tout court mais il est plutôt sympa.
- Mon père aussi est mort... enfin pas vraiment mais cela fait plus de vingt ans que je ne l'ai pas vu alors, ça ne fait pas grande différence. Il est parti quand j'avais cinq ans. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de lui. Je ne serais peut-être pas le reconnaître si je le croisait dans la rue.
Le biper de Meredith sonna.
- Et merde, appel d'urgence, je dois y aller.
- Tu me laisses toute seule aux urgences qui ne ressemblent même pas à des urgences, se plaignit Cristina.
- Oh, regarde un patient pour toi. Je suis sûre, il a au moins besoins de dix points de sutures, ironisa Meredith.
luna1 (13.01.2008 à 21:05)
Meredith avait gravit les marches deux à deux pour se rendre le plus vite possible à l'étage de chirurgie. Elle se dirigeait au pas de course vers la chambre de Mme Stevenson.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-elle, essoufflée, devant l'agitation de la chambre.
- Elle est en arrêt depuis un peu moins d'une minute, répondit l'infirmière.
« Arrêt ! En Arrêt ! Son cœur... plus de pouls...ne bat plus...cœur...bat...pouls...arrêt ! »
- Dr Grey, on a plus de pouls ! Dites nous ce qu'on doit faire ! s'écria une infirmière.
Meredith était terrorisé.
- Euh...bipez le Dr Burke !
- C'est déjà fait ! Vous devez faire quelque chose, on est en train de la perdre, reprit un infirmier.
- D'accord, répondit Meredith en s'emparant des palettes et les appliquant sur la poitrine gauche de la patiente de chaque côté du cœur. Chargez à deux cents !
Dr Grey choqua une première fois.
- Rien, annonça un infirmier.
- Chargez à deux cents cinquante !
- Toujours rien !
- Il n'y a plus rien à faire, constat l'infirmière. Elle est en arrêt depuis trop longtemps.
- Non, ce n'est pas fini, s'exclama Meredith en commençant un massage cardiaque. Allez Mme Stevenson, allez !
Meredith s'acharnait sous le regard des infirmiers. Ils savaient que c'était fini. Le massage ne servirait à rein mais ils n'osèrent rien dire.
- J'étais au bloc, je n'ai pas pu venir tout de suite, annonça Dr Burke en arrivant.
- Elle est en arrêt depuis environ cinq minutes, l'informa l'infirmier.
- Il n'y a plus rien à faire, en conclut Burke. Arrêtez Dr Grey.
Cette dernière n'obéit pas.
- Dr Grey, je vous ordonne d'arrêter, insista Dr Burke.
Meredith retira ses mains de la poitrine de Mme Stevenson, et lui glissa à l'oreille :
- Peut-être bien que c'est mon amoureux...
La vie réelle de Mme Stevenson venait de prendre fin. Mais peut-être que là haut sa vie rêvée allait continuer, peut-être même que ça ne serait plus seulement un rêve. Peut-être que c'était sa deuxième chance. Mais Meredith ne pouvait et ne voulais pas attendre a fin pour vivre sa vie ? elle n'était pas sûre de croire à la deuxième chance, elle n'était pas sûre de croire au ciel !
Meredith prononça l'heure du décès et aussitôt sortit de la chambre et se mit à courir. Il fallait qu'elle le trouve, il fallait qu'elle lui parle.
luna1 (13.01.2008 à 21:06)
Meredith courait dans l'hôpital. A bien y réfléchir Meredith courait toujours dans l'hôpital. Elle ne se déplaçait pas autrement, à croire qu'elle était très prise. Mais en réalité, sur un peu plus d'une semaine, elle avait passé trois jours à la mine à faire de vulgaires sutures. C'était la reine du tricot !
Meredith courait généralement pour combler ses retards perpétuels, mais là, elle courait pour une urgences. Elle le cherchait. Elle s'était rendue à l'étage des blocs, puis aux soins intensifs, elle avait même regardé dans l'ascenseur. Rien ! Elle commençait à fatiguer et perdre son souffle. Trouvé ! Il était là, dans la salle des IRMs.
- Dr Shepperd, je peux vous parler, demanda Meredith.
- Je suis occupé. J'aurais fini dans dix minutes, répondit Shepperd.
- C'est très important, insista Meredith.
Derek se résigna à arrêter ce qu'il faisait.
- Que se passe-t-il, demanda –t-il.
- Derek, je ne veux pas avoir de regret. Je ne veux pas passer à côté de ma vie. Je ne veux pas rêver au lieu de vivre. Je ne veux pas avoir de deuxième chance lorsque je peux saisir la première !
- Meredith, est-ce que ça va ?
- Derek, posa moi une question, une seule, n'importe laquelle et je répondrais par oui. Et si ce n'est pas la question que j'attendais, alors tout sera réglé !
- Veux tu aller dîner avec moi, ce soir ?
- Oui, répondit Meredith en souriant.
Derek lui rendit son sourire.
- Alors 19h30 dans le hall. Ca te va ? demanda Shepperd.
- Très bien.
Meredith avait échangé sa garde avec Georges pour enfin sauter le pas. C'était une grande première, elle n'avait jamais réellement eu de rendez-vous galants... et encore moins avec son patron.
« Je peux peut-être me dire que c'est seulement pour le boulot. Je fais comme si mon patron m'invitait pour me parler de ma spécialité que je devrais choisir, de ma première semaine d'internat, d'interventions à couper le souffle. Mais je sais très bien que Derek ne va pas me parler de cela. De quoi va-t-il me parler d'ailleurs ? De quoi peut-on bien discuter dans ce genre de rendez-vous ? Peut-être de soi... mais je n'aime pas parler de moi ! Si je commence, il va s'enfuir en courant ! »
Meredith n'était vraiment pas habituer à cela. Généralement, elle rencontrait ses conquêtes au bar, dans une soirée ou même une fois à un arrêt de bus, elle les ramenait chez elle sans s'encombrer de détail inutile du genre son nom ou encore sa profession et s'offrait du bon temps avant de les mettre dehors. Et ça lui allait très bien... C'est vrai qu'il lui était arrivé parfois de songer à une relation sérieuse où on s'échange nos numéros, où on laisse des affaires chez l'autre et où on se donne des surnoms débiles mais pour cela, il aurait fallu qu'elle trouve un homme qui lui convienne. En réalité, beaucoup d'homme lui convenait mais seulement pour une nuit. On pourrait considérer Meredith comme une collectionneuse d'homme pour rester poli, mais elle s'en foutait de sa collection, elle voulait juste se faire du bien et avoir l'impression rien qu'une nuit de ne pas être seule. Mais aujourd'hui, elle avait moins besoins de cela. Cristina comblait sa solitude, elle n'avait plus peur. Derek lui donnait l'impression d'être intéressante pour autre chose que le sexe. Derek la grandissait !
luna1 (13.01.2008 à 21:06)
Les internes prenaient une pose dans les vestiaires avant d'entamer leur garde de nuit.
- Georges, je croyait que tu n'étais pas de garde cette nuit, s'étonna Izzie.
- Oui, mais j'ai échangé avec Meredith.
- Pourquoi ? questionna Alex. Où est...
Meredith venait de faire irruption dans les vestiaires. Elle avait troqué sa blouse blanche contre une magnifique robe noir qui offrait un large décolleté en triangle laissant deviner l'absence de soutient george. Cette robe découvrait son dos pâle, moulait parfaitement ses fesses menues mais rebondies et s'arrêtait en fine dentelle juste en bas de ses genoux laissant nus ses fins mollets. Elle avait parfait sa tenue par une paire de sandales noires à talons aiguilles et un collier de perles blanches. Ses yeux azurs étaient soulignés par un léger fard noir métallique et ses cils se recourbaient parfaitement sur ses paupières supérieures. Un brushing donnait du mouvement à ses cheveux d'or qui retombaient en cascade sur ses épaules dénudées. Son allure générale était un savant mélange d'une adolescente insouciante et d'une femme fatale inaccessible. Elle incarnait le fantasme de la femme-enfant.
Alex et Georges étaient hypnotisés. Bien sur, ils avaient déjà remarqué que leur collègue avait quelque chose de spécial, peut-être dans son regard, elle avait ce charme certain qui la rendait si attirante. Mais là, sa silhouette élancé perchée sur des hauts talons, son visage d'ange s'approchant de celui du démon par ce léger maquillage noir et le reflet du gloss sur ses lèvres rosées la rendaient désirable te irrésistible. Chacun de leur côté espérait secrètement que cette beauté était pour eux.
- Meredith mais où... que...tu es... tu ressembles..., bafouilla Georges.
- C'est pour moi que tu t's faite belle, demanda Alex.
- Où vas-tu comme ça ? demanda Izzie.
- Si je te le dis, tu me tueras, répondit Dr Grey.
- Pourquoi ? Ca m'est égal que tu sortes, je suis juste curieuse de savoir.
- Je te le dirais quand tu seras vieille, gâteuse et incapable de me tuer !
Cristina avait compris.
- Non ?! s'écria t-elle.
- Si ! répondit Meredith
- Alors, tu as cédé !
- Je n'ai pas cédé, je l'ai juste envisagé.
- Attendez ! Expliquez-moi ! Tu as cédé à qui ? Tu as envisagé quoi ? Je ne comprend rien ! dit Izzie.
- Je confirme, il ne vaut mieux pas que tu le saches. Tu serais capable de la tuer, répondit Cristina.
- On le connaît, demanda Alex.
- Je pensais que tu n'avais pas de mec. Alors, tu en as un ? questionna Georges.
- Bon, c'est fini cet interrogatoire ! s'exclama Meredith.
- Alors, Cristina a le droit de savoir mais pas nous, s'étonna Izzie.
- Cristina n'est pas une commère, répondit Meredith.
- Moi non plus, protesta Izzie. Si, en réalité j'en suis une et c'est pur ça que tu devrais me le dire car tôt ou tard, je le serais.
- J'aurais eu le temps de me cacher avant que tu l'apprennes. Bon, je vais y aller, sinon je vais être ne retard.
- Ne fais pas de bêtise, la prévint Cristina. Si finalement, fais pleins de bêtises, pleins de folies, ça te fera du bien.
luna1 (13.01.2008 à 21:07)
Meredith traversa l'hôpital dans cette tenue attirant tous les regards et se stoppa en haut du grand escalier. De là, elle pouvait apercevoir Derek. Il était assis sur un des bancs dans le hall.
Lui aussi s'était mis sur son trente et un. Il portait un pull bleu marine dont il avait retroussé les manches sur ses avant bras. Il avait fait ressortir le col de sa chemise par-dessus ce pull. La chemise dépassait un peu et lui donnait un air faussement négligé qui le rendait si sexy.
« Ca y est, j'y suis ! Maintenant, j'ai le choix, soit m'enfuir en courant ou bien faire un pas en avant. La première solution serait la plus simple. J'enlève mes chaussures à talons, je cours le plus vite possible te me cache sous une table pour le restant de ma carrière en espérant que Derek ne regarde jamais sous cette table. Le problème est que je suis une peu claustrophobe. Je pourrais peut-être me faire faire sur mesure une méga table. Mais là ce n'est même plus la peine d'espérer rester discrète. Ou sinon, je pourrais garder me chaussure à talons, marcher tranquillement vers Derek et vivre autre part que sous une table pour le restant de ma vie... et peut-être même en espérant que se soit avec Derek. Hé, ho ! C'est juste une hypothèse ! C'est soit la raison, soit la passion. Je n'ai jamais été raisonnable... »
Meredith pouvait apercevoir sus yeux bleu transparents. Elle replaça de sa main ses cheveux sur ses épaules, souffla un grand coup et se lança ! Plus les marches s'effaçaient, plus son estomac se serait.
Vu ! Derek l'avait vu, cette tâche noire éblouissante au milieu de l'hôpital terne. Malgré sa tenue, Meredith gardait son côté légèrement dépravé auquel il ne pouvait résister.
A sa vue, Derek se leva. Mais Meredith ne s'arrêta pas à sa hauteur. Elle passa à côté de lui, esquissa un sourire et continua sa route jusqu'à l'extérieur. Derek la suivit.
- Je ne voulais pas m'afficher avec toi dans l'hôpital, annonça Meredith sur le parking.
- Tu es bien la seule. Toutes les femmes voudraient que je les invitent à dîner, répondit Derek.
- C'est bien pour ça que je veux éviter qu'on nous voit ensemble.
- Moi ça ne me dérange pas... qu'on soit ensemble.
Meredith lui sourit. Pour la deuxième fois, il l'avait charmé.
- Bon, on va dîner, reprit –elle.
Derek passa son bras autour de sa taille mais Meredith se raidit légèrement. Le remarquant, il effaça son geste, ouvrit la portière et la laissa monter dans la voiture. A ce moment, inconsciemment Meredith lui présenta son dos nu à la peau nacrée. Il aurait tant voulu le caresser.
Derek l'avait emmené dans ce restaurant français qui avait fait sa réputation dans le centre de Seattle. Vous savez, ce genre de restaurant où une musique de fond berce l'ambiance, où les clients sont tous très classes, où les prix sont seulement inscrits sur la carte de l'homme...Et où généralement tous ont pensé à éteindre leur portable pour ne pas être dérangé. Tous sauf Meredith. Son portable résonna dans tout le restaurant ce qui la mit très mal à l'aise. Elle était terriblement gênée. Derek sourit devant l'expression de Meredith qui était celle d'une petite fille surprise en train de faire une bêtise. Décidément tout lui plaisait en elle !
- Allô, répondit Meredith qui n'avait pas pris la peine de quitter la table.
- T'es toujours habillée, demanda Cristina au bout du fil.
- Euh...Je te rappelle plus tard, répondit Grey avant de raccrocher.
- Excuse moi, c'était Cristina, reprit-elle.
- Je sais, répondit Derek.
Meredith fit les gros yeux. Comment pouvait-il le savoir ?
- A l'hôpital, on vous surnomme la paire, alors, je me suis douté que c'était elle, expliqua Shepperd. Meredith, dit moi qu'est ce qui t'a fait changé d'avis et accepter de venir dîner avec moi ?
- Ce n'est pas important.
- Si, pour moi ça l'est. Tu as faillit me faire douter de mon charme.
- J'ai réussi à faire douter un des plus grands neurochirurgiens, s'exclama Meredith.
- J'ai dis « faillit » ! Tu vois le pouvoir que tu as sur moi. Et c'est pour ça que je t'ai invité à dîner, parce que tu as du pouvoir.
- Et moi, j'ai accepté parce que j'aime avoir du pouvoir, répondit Meredith en souriant.
- Alors, tu a oublié l fait que j'étais ton supérieur et toi mon interne, dit Derek. Ce soir, je sus juste un homme qui veut passer la soirée avec toi.
- Mais demain, tu redeviendras mon patron et moi ton interne, c'est pour ça que rien est possible entre nous.
- C'est pour ça que tout est possible entre nous !
luna1 (14.01.2008 à 18:43)
Passé deux heures du matin, Derek l'avait ramené chez elle. Ce soir, Meredith s'était sentie vivante et comme les autres, capable de pouvoir sortir avec un homme sans peu d'un quelconque arrangement...Enfin si elle avait u peu peur mais elle était heureuse de ne pas avoir fuit. Elle était heureuse d'avoir échappé aux regrets et d'avoir saisit sa chance. C'était peut-être la plus grosse bêtise qu'elle n'avait jamais faite. Et alors, son erreur la ferait avancer. Pour l'instant, elle était convaincue que ce n'était pas une bêtise. Meredith avait apprécié ce dîner, elle avait apprécié Derek, elle s'était elle-même appréciée ! Son Dr Mamour l'avait mise à l'aise : Pas de romantisme à en vomir, pas de grandes déclaration qu'elle n'était pas prête à accepter, seulement de petits flirts qu'elle aimait tant. Durant ce dîner, Derek l'avait charmé et amusé, elle n'avait donc pas pu s'empêcher de l'invitais à entrer.
- Tu es sûre de vouloir que j'entre ? demanda Derek alors que Meredith essayer d'ouvrir la porte sur le perron.
- Je croyais que ce soir tu étais juste un homme qui avait envie de passer la nuit avec mi, rappela Meredith.
- C'est vrai. Enfin, j'avais dis la soirée pas la nuit.
- Et toi, tu es sur de vouloir rentrer, demanda Meredith.
- Ce soir, tu es juste une fille avec qui j'ai envie de passer la nuit, répondit Derek.
- Ah, tu as dis la nuit !
Derek s'approcha dangereusement de Meredith et lui replaça délicatement une mèche rebelle derrière l'oreille. Il en profita pour caresser légèrement sa nuque.
- Alors, on est d'accords ? Tu es cette fille et moi je suis cet homme.
Comme réponse, Meredith colla ses lèvres aux siennes et noua ses bras autour de son cou. Elle l'entraîna dans un log baiser. Qu'est-ce que c'était bon de l'embrasser en étant sobre ! Elle sentit une main de Derek lui caresser le dos et l'autre jouait avec la bretelle de sa robe. Elle se décida donc à pousser la porte avant de se retrouver nu sur le perron.
- Tu m'emmènes dans ta chambre cette fois-ci, dit Derek en voyant Meredith emprunter l'escalier.
- J'ai une colocataire maintenant.
La porte de la chambre se referma sur l'intimité du couple.
luna1 (14.01.2008 à 18:44)