Meredith ne put faire autrement que de croiser une nouvelle fois son père qui attendait avec deux jeunes femmes, probablement ses demi-sœurs, devant la chambre de Susan que cette dernière se réveille.
- L'opération s'est très bien passée. Il n'y a pas eu de complications, leur annonça Meredith.
- Lexie, Molly, voilà le Dr Grey, Meredith Grey qui s'est occupée de votre mère, els présenta Thatcher.
Meredith leur sourit, un sourire forcé. Elle aurait voulu éviter ces présentations embarrassantes et sans grand intérêt.
- Je vais aller voir Susan, dit meredith. Et si tout va bien, je vous autoriserais à aller au près d'elle.
Lorsque Meredith pénétra dans la chambre, sa belle mère était déjà éveillée.
- Susan, l'opération s'est très bien passée. Comment vous sentez-vous, questionna Grey.
- Bien. Je suis encore un peu endormie mais je vais bien.
- C'est normal après une opération. Demain matin, vous vous sentirez mieux même si vous risquerez d'avoir un peu mal. La chirurgie est une cicatrisation longue. Mais tout ira bien maintenant.
- Mercie Meredith.
- Oh, mais je n'ai rien fais. C'est le Dr Burke qu'il faut remercier. C'est lui votre chirurgien. Bon, je vais dire à votre mari et vos filles qu'ils peuvent venir vous voir.
- Vous pourriez peut-être rester avec nous et rencontrer vos sœurs.
-Oh, je les ai déjà rencontré dans le couloir.
- Vous les avez rencontré en tant que médecin mais elle ne connaissent pas la sœur que vous êtes.
- Je ne pense pas que...
- Parce que vous êtes leur sœur Meredith. Votre père n'a jamais caché le fait qu'il avait une autre fille. Elles ont toujours su que vous existiez alors peut-être que c'est l'occasion...
- Elles l'ont toujours su, mais moi je viens de l'apprendre. Alors, c'est trop tôt. Je suis désolée mais je ne peux pas. Pas maintenant. Il faut me comprendre. J'ai essayé de faire ma vie sans mon père. Et je les faite. Ca faisait vingt ans que je ne l'avais pas vu et je viens juste d'apprendre votre existence. C'est assez brutal et bizarrement ça ne me perturbe pas plus que ça... parce que la vérité est que mon père ne me manque pas, ou plutôt, il ne me manque plus et ce depuis des années. J'ai fais ma vie sans lui et sans vous. Et si je devais accepter tout ça, cette nouvelle famille, je devrais changer la vie. Et je ne suis pas prête pour ça. Alors...alors non je ne peux pas.
- Ce n'est pas grave. On a le temps.
- Oui, c'est ça... Bon, je vais aller chercher vos filles et votre mari pour qu'ils viennent vous voir. Moi, je repasserais demain. Bonne nuit, Susan.
luna1 (14.01.2008 à 18:48)
- Bonsoirs, dit Derek, accoudé à sa voiture sur le parking du SGH
- Je suis un peu en retard, répondit Meredith.
Contre toute attende cette dernière planta un baiser sur les lèvres de son Dr Mamour.
- Sais tu que quelqu'un pourrait nous voir ? Rappela Derek.
- Peu importe. A l'extérieur de l'hôpital, tu es juste cet homme et moi juste cette fille, tu te souviens.
- Oui, je me souviens. Allez en voiture ! s'exclama Derek ouvrant la portière du côté passager.
Meredith avait toujours habité à Seattle et pourtant elle ne s'était jamais rendue dans ce coin-là de la ville. On se serait cru à la campagne. La route était bordée des deux côtés par une épaisse forêt sombre. De très beaux pavillons étaient isolés du brouhaha perpétuel de la ville.
- Où va-t-on questionna Meredith.
- Chez moi, répondit Derek.
- Ca t'étonne ?
- Non, en fait si ! Ici, c'est la campagne. Tu vis dans la forêt ?
- On peut dire ça...
- Tu es l'homme des bois de Seattle. On est bientôt arrivé ?
- Arrête de poser des questions, tu verras bien !
- Et en plus, t'es mystérieux.
- Pas autant que toi !
- Peut-être...
Ils se mirent à rire. L'une des mains de Derek quitta le volant et vint affectueusement caresser la cuisse de Meredith.
- Je suis contente que tu sois là, annonça Derek.
- Que je sois dans cette voiture ?
- Que tu sois là avec moi, précisa Derek.
luna1 (14.01.2008 à 18:49)
- On est arrivé, annonça Derek en se garant sur un immense terrain sombre déboisé.
- c'est ici ?! S'étonna Meredith en sortant de la voiture. Comment ça ? Il n'y a rien ici, je ne vois rien !
- Ce terrain m'appartient et je ne sais pas encore quoi en faire. Alors pour l'instant, je vis dans cette caravane au fond du terrain, annonça Derek en la pointant du doigt. On ne la voit pas très bien mais elle est là. C'est chez moi.
Meredith s'approcha.
- Si je comprends bien, tu es un neurochirurgien des plus réputés du pays et tu vis dans une caravane au milieu de la forêt, s'étonna Meredith.
- Tu as toit compris. Ca peut paraître bizarre mais...
- J'adore ça ! s'exclama-t-elle.
Elle courut, sautilla, tournoya sur elle m^me tout en se dirigeant vers la caravane. Elle riait fort, très fort dans la nuit.
Pour la première fois, Derek la voyait ainsi. Elle n'était plus cassée ni flippante. Mais elle ressemblait à une fillette encore pleine de vie et d'insouciance. Non pas que Derek la voyait comme une enfant, loin de là, c'était une femme, une vraie femme caractérielle. Mais c'est vrai qu'elle avait cette allure naturelle d'adolescente dépravée amis tellement belle à ses yeux.
La voir comme ça le réconforta dans l'idée d'avoir une vraie relation avec elle. Son sourire était rare mais si précieux. C'était magique de la voir rire ! Mais plus magique encore le fait qu'elle s'émerveille d'un rien. Elle aimait l'idée que Derek vive dans une caravane au milieu de nul part. Addison n'aurait pas sautiller, ni tournoyer sur elle-même. Mais Meredith, si ! Elle aimait les choses simples. Meredith était peut-être cassée et flippante amis elle n'avait pas encore laissé tomber. Elle n'avait pas perdu espoir.
- J'aime cet endroit, s'extasia Meredith en déposant un doux baiser sur le torse de Derek.
Les deux amants étaient nus dans le lit de Shepperd.
- Moi aussi, je l'aime, répondit Derek.
- Il y a une raison au fait que tu vives dans une caravane ?
- A l'instant où j'ai surpris Addison au lit avec mark, j'ai quitté New York et je me suis installé ici. Mais je n'avais pas envie d'entreprendre des travaux pour la construction d'une maison. A cette époque, je n'avais plus envie de faire de projet.
- Et maintenant, tu en as envie ?
- Peut-être bien...
- Derek, j'ai faim, annonça Meredith.
- Ah oui, tu as faim, s'exclama Derek en lui mordant le cou et lui chatouillant le ventre.
- Ouiii, s'écria-t-elle en rigolant.
Ils roulèrent sur le lit et s'embrassèrent.
luna1 (14.01.2008 à 18:49)
- Voilà, omelette lardons.
- Ca, c'est une omelette aux lardons, s'étonna Meredith.
- Je t'avais prévenu, je ne suis pas un grand cuisinier.
- On ne peut pas être doué partout. Juste une question, pourquoi mon omelette est noire ?
- Euh... je l'ai peut-être un peu oublié sur le feu.
- Oh, je vois.
Son omelette était littéralement carbonisée mais Meredith la mangea sous les yeux attendris de Derek.
- Tu ne manges pas, demanda Meredith.
- Je n'ai pas faim.
- C'est bizarre, tu ne trouves pas.
- De quoi ?
- On passe la soirée ensemble. Tu me cuisines des omelettes aux ardons, on fait l'amour. Plusieurs fois. Ca devient comme une habitude et pourtant, on ne se connaît pas vraiment, fit remarquer Meredith.
- Meredith, passe la nuit ici, lui demanda Derek.
- Et Derek ! Tu m'écoutes ! As- tu entendus ce que je viens de dire ?
- oui et moi, je te demande de passer la nuit avec moi. Plus on passera de temps ensembles, plus on apprendra à se connaître.
- C'est un prétexte pour abuser de moi.
- Non, je n'ais pas besoin de ça pour te séduire.
- Alors, tu vas tout me dévoiler cette nuit ?
- Non, cette nuit on va faire des choses beaucoup plus intéressantes, répondit Derek en portant Meredith jusqu'à son lit.
- Derek, je suis sérieuse quand je te dis que je voudrais connaître plus que ton anatomie.
- Moi aussi, je suis sérieux. Estime toi heureuse, beaucoup de femme connaître mon anatomie aussi bien que toi.
- Alors, tu te crois irrésistible ?
- Je suis irrésistible, s'exclama Derek.
Il embrasa passionnément Meredith et ils s'enroulèrent dans els draps en coton.
- Derek...
- Chut, je révise ton anatomie.
« Je passe al nuit chez Derek. On dit que certaines personnes passent leur vie ensembles. Ca veut dire quoi ? Si on prend l'expression aux mots, ça voudrait dire qu'on naît avec certaines personnes et qu'on meure avec elle. Mais ça ne marche pas comme ça. En tout cas pas pour moi. A ma naissance, étaient présents seuls ma mère et mon père. Et on ne peut pas dire que je passe ma vie avec ces deux là. Mon inconnu de père est parti quand j'avais cinq ans pour cette inconnue de raison. Ma mère, quant à elle, fut présente en coups de vent et n'est même plus capable de me reconnaître aujourd'hui. Quel intérêt de passer sa vie avec une personne qui ne nous reconnaît plus ? C'est impossible de passer toute sa vie avec les mêmes personnes. Cette expression est une déformation de la réalité. Elle s'applique essentiellement pour les amoureux. En réalité on naît dans un milieu qu'on ne choisit pas. C'est la famille, on n'a pas le choix...en tout cas pas quand on est petit, pas officiellement. Mais on grandi et on choisit enfin. Nos amis, notre amoureux, notre chien même.. C'est notre deuxième famille. Et parfois, elle est plus importante, car c'est elle qu'on a choisit. C'st avec ces personnes là qu'on veut passer notre vie ! »
luna1 (14.01.2008 à 18:50)
Ils étaient bien. Ensembles. Derek et Meredith, ils semblaient heureux. Ils l'étaient ! Ils avaient leurs habitudes, leurs petites manies comme un couple. Maintenant, ils étaient un couple. Un vrai !
Ils se partageaient entre la maison et la caravane. Tout de même ils étaient plus souvent chez Meredith. Elle préférait avoir ses affaires près d'elle.
Le matin, il la réveillait en lui chatouillant le dos. C'était leur rituel. Elle riait, fort et se tordait dans les draps avant de lui sauter dessus et de l'embrasser à pleine bouche. Leur réveil était tendre et bon enfant.
Les dimanches matins, Meredith paressait au lit. Lentement, elle s'y réveillait, s'y étirait et parfois même s'y rendormait. Derek lui n'était pas adepte de la grasse matinée. Alors n'aimant pas prendre son petit déjeuner sans elle, il faisait des mots croisés, assis dans le vieux fauteuil en face du lit, en attendant qu'elle se réveille. Meredith, les yeux à demi clos aimait l'observer. Elle aimait son air sérieux et concentré, ses sourcils légèrement froncés et le stylo dans la bouche. C'était terriblement sexy. Ce qui l'était moins en revanche c'étaient ses fréquents coup d'œil aux solutions. Mais Meredith en rait. Son homme était un brillant neurochirurgien très convoité qui trichait aux mots croisés le dimanche matin. Il était unique ! Je t'ai vu, lui disait-elle en se redressant dans son lit. Derek lui lançait alors un coussin et venait la rejoindre.
Pour bien se réveiller les jours de boulot, Meredith devait absolument marcher dans la chambre, c'était son truc. Qu'est ce que Derek aimait ce moment ! La voir déambuler dans la chambre, nue sous son T-shirt troué dans le dos qui lui tombait en bas des fesses, c'était son plaisir du matin. Ses cheveux d'or en pagaille, ses seins libres t ses cuisse menues, elle était plus belle que jamais !
Derek avait une autre habitude. Un peu plus bruyante et terriblement bidonnante, celle de chanter sous la douche. C'était son truc à lui. Bizarrement, c'était toujours la même chanson, une des Clash. Peut-être qu'il ne connaissait qu'elle. Mais, il la savait par cœur ! Cependant lorsque Meredith le lui demandait, il était toujours incapable de dire son nom. Elle n'a pas de nom, il disait. Ouais mon cul, toute les chansons ont un nom ! C'est fou comme il chantait faux. Mais Meredith aimait l'écouter. Pour elle s'était la plus belle des casseroles ! Euh...qui a dit que l'amour rendait aveugle ?!
Le matin, c'était leur moment. A eux, rien qu'à eux. C'était calme, tendre doux, chaud, drôle, complice. C'était intime ! Parfois Cristina débarquait dans leur intimité. Sans frapper, ni dire « Attention, je rentre, habillez-vous ». Si bien qu'un e fois, elle les avait surpris lors d'un câlin torride. Mais ça n'avait pas eu l'air de la déranger plus que ça car ce jour là, elle devait parler de toute urgence à son amie. C'était comme ça. Meredith non plus, ça ne la dérangeait pas. Et Derek faisait avec car il savait que Cristina était l'équilibre de Meredith. Il espérait secrètement qu'il l'était un peu lui aussi.
A l'hôpital, pour els autres, c'étaient de simples collègues. Derek ne la favorisait pas, du moins, il essayait. Il aimait l'avoir avec lui sur un cas mais ne la prenait pas toujours.
Ils respectaient leur marché : ne pas se montrer ensembles trop souvent. Mais à l'abri des regards indiscrets, des baisers s'échangeaient et des mains traînaient. L'ascenseur était leur refuge.
Le personnel féminin nourrissait toujours le fantasme du Dr Mamour. A cela, Meredith réagissait différemment suivant son humeur. Parfois fière que son homme plaise autant et d'autre fois, verte de jalousie. C'était à la fois flatteur et terriblement effrayant. Elle aurait voulu crier haut et fort que c'était son homme, à elle ! Si tout le monde savait ce qu'il se passait en réalité...
luna1 (14.01.2008 à 18:50)
- Tu vois Cristina, je teins à mon histoire avec Derek, annonça Meredith devant son reste de fromage grillé en guise de petit déjeuner. On s'éclate vraiment ensembles.
- Oui, c'est ce que j'ai pu entendre cette nuit, fit remarquer Cristina.
- Non, au contraire, ce que je veux dire, c'est qu'avec Derek, il n'y a pas que le sexe bien que se soit super de ce côté-là. On fait plein d'autre chose ensembles, on ne partage pas seulement notre lit. Et tout ça, c'est nouveau pour moi.
- C'est ce qu'on dit au début, on croit qu'il est différent mais en fait, ils sont tous pareils.
- Cristina, je crois que je l'aime. Oui, j'aime Derek !
-Oh, je vois...
- Je sais que ça peut faire peur. Ca me fait peu. Je pense à lui souvent, j'ai envie de lui tout le temps. J'ai l'impression non pas d'être heureuse mais d'être vivante. Je ne pensais pas qu'un jour, je dirais ça.
- On pense tous que le bonheur s'est pour les autres. On ne s'attend pas à le trouver un jour.
- Tu l'as déjà trouver toi ? questionna Meredith.
- Bonjours tout le monde, s'exclama Derek en pénétrant dans la cuisine interrompant ainsi la conversation des deux amies.
Il déposa un baiser aux coins des lèvres de Meredith.
- Bonjours, Dr Shepperd, répondit Cristina.
- Ah, je vois. J'ai interrompus une de vos conversations secrètes auxquelles personne ne comprend jamais rien, remarqua Derek. Ces discussions où les mecs sont exclus. Mais moi, je en suis pas n'importe quel homme. Je suis un brillant neurochirurgien. Alors, continuez, je peux tout entendre, je peux tout comprendre. Faites moi découvrir tous vos petits secrets.
- Bah, dis moi, tu es en forme aujourd'hui, en conclut Meredith.
- Toujours ! Je suis de bonne humeur. J'ai bien dormi cette nuit.
- A en croire ce que j'ai entendu cette nuit, pas tant que ça, rectifia Cristina.
- Cristina ! s'exclama Meredith.
- Quoi ? Ose me dire le contraire !
Ils rirent. On sonna à la porte.
- Je vais ouvrir, annonça Cristina.
- Salut, dit Izzie. On a...
- Oh, Izzie, Georges, cria Cristina.
- Qu'est ce qui te prend ?! Arrêt de crier comme ça ! s'étonna Georges.
- Qu'est ce que vous faîtes ici ? cris de nouveau Cristina pour alerter Meredith de la visite imprévu de leurs collègues internes.
- Au merde ! bondit Meredith. Il faut que tu te caches !
- Je veux bien mais où, demanda Derek qui balaya la cuisine du regard.
- J'en sais rien. Euh... sous la table !
- Tu parles d'une blanque ! Ils vont me voir immédiatement.
- Bon derrière le bar alors. On n'a pas le choix. Et tu y restes jusqu'à ce que je te le dise. Tu ne parles pas et tu ne bouges pas.
- J'ai le droit de respirer,
- La ferme, s'exclama Meredith en reprenant sa place à la table.
Izzie, Georges et Cristina apparurent dans la cuisine.
- Hey, salut, dit Grey.
- Qu'est ce qui lui prend de gueuler comme ça, demanda Izzie au sujet de Cristina.
- Euh...Depuis qu'elle est levée, elle n'arrête pas, répondit vaguement Meredith.
- Qu'est ce que vous venez faire ici, demanda Cristina.
- On est ne panne de voiture. Alors, on fait le trajet avec vous, annonça Georges.
- D'ailleurs, il serait temps d'y aller si on ne veut pas arriver en retard, fit remarquer Izzie ;
- Euh...Allez-y sans moi. J'ai une course à faire. Je me débrouillerais toute seule, dit Meredith.
- Comme tu veux. Mais ne traîne pas trop, sinon tu passeras ta journée à la mine et ne compte pas sur moi pour t'y accompagner, la mis en garde Yang.
luna1 (14.01.2008 à 18:50)
Meredith quêta à la fenêtre de la cuisine que la voiture soit bien partie pour autoriser Derek à se montrer. On est jamais trop prudent.
- C'était moins une ! s'exclama Meredith.
- Pourquoi ne pas les laisser me voir, demanda Derek en l'enlaçant.
- Parce qu'on ne peut pas. Parce que je ne veux pas, répondit Meredith en l'embrassant.
- Cristina est au courant, elle.
- Mais, ce n'est pas pareil. Je ne veux pas courir le risque avec les autres. En tout cas pas maintenant. Il va falloir que tu m'emmènes à l'hôpital.
- On est seuls. Pourquoi ne monterions nous pas à l'étage pour nous glisser sous les draps, suggéra Derek.
- Parce que je vais être en retard et Bailey me haïra pour la fin de ma carrière.
- Ce n'est pas une excuse valable, répondit Derek.
Il lui mordilla le cou.
- Arrête, gloussa Meredith. Je suis sérieuse. Il faut vraiment que j'y aille. Alors tu m'emmènes ?
- Je croyais que tu ne voulais pas qu'on arrive ensemble à l'hôpital.
- Je sais mais là, on n'a pas trop le choix. Je ferais en sorte que personne ne nous voit.
luna1 (14.01.2008 à 18:51)
- Kate, je te présente le Dr Grey, dit Bailey.
L'adolescente de 17 ans avait été admise la nuit dernière pour des maux de tête et des pertes de repères fréquentes.
- Bonjours Kate, dit Meredith.
- Bonjours, répondit l'adolescente.
- On attend un avis neuro, annonça le Dr Bailey. Grey vous savez si le Dr Shepperd est à l'hôpital ce matin.
-Oui... Enfin, je l'ai croisé ce matin.
- Bien, je vais donc le faire biper. Ce n'est pas la peine de s'inquiéter. Ca peut être plein de choses. On sera fixé avec l'IRM que le Dr Shepperd va sûrement programmer. Je te laisse avec le Dr Grey.
- Alors, Kate, ça fait longtemps que tu as ces maux de tête et ces pertes de repères ? demanda Meredith.
- Depuis quelques mois. Mais ça s'était stoppé pendant un moment alors je croyais que c'était passé. Puis il y a environs une semaine, les douleurs sont revenues plus fortes et souvent accompagnées de troubles de la vision ce qui entraîne des pertes de repères, répondit Kate. Dr Grey...
- Meredith.
- Meredith, ce n'est pas pour vous vexer mais vous êtes sûre d'être docteur. Vous me paraissez jeune.
- En réalité, je ne suis qu'interne en chirurgie. Mais ne t'inquiètes pas, j'essayerais de ne pas te tuer.
- Oh, je ne voulais pas vous offenser. C'était juste une observation.
- Il n'y a pas de problème. Kate, as-tu déjà eu des problèmes médicaux sérieux auparavant. Je te demande cela car je ne vois pas ton dossier.
- Euh... Non, je ne vois pas. Ou alors, je ne m'en souviens pas. Je ne pensais pas voir un médecin aussi jeune à l'hôpital. C'est cool !
Meredith lui sourit.
- Vous avez quel âge exactement ?
- Je crois que c'est indiscret et que je ne devrais probablement pas vous répondre mais je vais le faire quand même. 27 ans.
- C'est bien ce que je me disais, vous êtes jeune.
- Bonjours kate, je suis le Dr Shepperd, spécialiste en neurochirurgie.
- Bonjours Dr Shepperd.
Derek et Meredith s'échangèrent un regard complice.
- Bonjours Dr Grey, dit-il.
- Bonjours Dr Shepperd, répondit-elle.
- Kate, pouvez vous suivre mon doigt, demanda Derek en pointant son index à l'horizontale devant les yeux de l'adolescente. Très bien. Bon, nous allons voir ce qui provoque vos maux de tête. Dr Grey, vous me programmez un IRM.
- Dr Shepperd, il va falloir opérer ? demanda kate.
- Je ne sais pas encore. Il faut attendre les résultats des examens. Mais il ne faut pas s'inquiéter avant de savoir ce qu'il y a. Dr Grey, je peux vous voir ?
Les deux amants cachés sortirent de la chambre.
- Mange avec moi ce midi, dit Derek.
- C'est un ordre ?
- Ca se pourrait bien. Alors ?
- Tu sais très bien que je ne ...
- Que tu ne veux pas t'afficher avec moi dans l'hôpital, oui je sais. Mais tu te souviens quand tu disais que nous faisions l'amour tous les ...
- Chut ! Tais-toi !
- Mais personne ne nous entend. Donc, tu te souviens, tu disais que nous partagions nos nuits mais qu'on ne se connaissait pas vraiment. Et bien, je suis d'accord avec toi. Et je pense qu'il est temps qu'on se connaisse davantage.
- Et tu veux faire ça ce midi ?
- Oui, tu sais je pourrais dire un truc et toi un autre. On pourrait parler, faire un échange, ces trucs là quoi. Tu pourrais connaître mes secrets les plus fous.
- Oh vraiment ?
- Vraiment.
- Et ça ne peut pas attendre ce soir ?
- Non, j'ai envie de le faire ce midi. Tu as le choix. Soit tu acceptes, soit je fais accrocher une grande banderole sur la façade de l'hôpital sur laquelle il y aura écrit « Derek Shepperd couche avec Meredith Grey »
luna1 (14.01.2008 à 18:51)
- Alors, je vais aller déjeuner avec toi, c'est moi risqué !
- Sage décision. Et pour l'instant, au boulot ! Il faut trouver ce qui cloche chez Kate.
Meredith retourna auprès de sa patiente.
- C'est un interne lui aussi, demanda l'adolescente.
- Dr Shepperd, non c'est un titulaire, un des plus grand neurochirurgien de tout le pays, répondit Grey.
- Donc, il est plus vieux que vous ?
- Oui, c'est logique.
- Il a quel âge exactement ?
- Euh... Je n'en ai pas la moindre idée. Mais t'as un problème avec les âges, toi ?
- Alors, si je comprend bien, vous vivez une relation avec votre patron, plus vieux que vous et dont vous ne connaissez même pas l'âge.
- Je te demande pardon ?
- Oh par pitié, ne me dites pas que c'est de chirurgie que vous parliez à l'instant car je ne vous croirais pas. Son regard l'a trahit.
- Son regard, s'étonna Meredith.
- Oui, il vous regarde comme si vous étiez la huitième merveille du monde. C'est très mignon. Alors dois-je comprendre qu'entre vous, c'est sérieux ? Ce n'est pas juste une histoire de cul.
- Kate !
- Quoi ?! J'ai 17 ans ! Félicitation. Il est carrément canon. Laissez moi deviner. Il est l'équivalent du beau gosse au lycée. Celui que tous les garçons envient et dont toutes les filles en sont folles. Je me trompe ?
- Non, pas vraiment. Tu as tout juste.
- Alors ici, tout le monde doit vous détester.
- A vrai dire, personne n'est au courant pour notre histoire. C'est un titulaire et moi une interne, alors, il vaut mieux que ça reste secret, du moins pour l'instant. Mais oui, si ça venait à se savoir tout le monde me haïrait.
- Vous avez tirez le gros lot ! Il est beau, intelligent, reconnu et très désiré. C'est l'oiseau rare. Il ne faut pas le laisser s'envoler.
- Je n'en ais pas l'intention.
- Tant mieux car une chose est sûre. Il est dingue de vous ! Et apparemment, vous aussi. Vous faites un très joli couple.
- Tu trouves ?
- Oui, vraiment.
luna1 (14.01.2008 à 18:52)
- Pourquoi Meredith mande-t-elle avec le Dr Mamour, s'étonna Izzie en posant son plateau.
- Je ne sais pas, répondit Cristina.
- Une interne ne déjeune pas avec un titulaire, rappela Georges.
- Cristina, tu sais toujours tout, surtout en ce qui concerne Meredith, alors dis le moi, ordonna Izzie.
- Je crois que Shepperd voulait lui parler de leur patiente. Il se pourrait qu'elle ait une tumeur au cerveau.
- J'ai l'impression qu'ils ne parlent pas de boulot ces deux-là. A mon avis, votre Dr Mamour veut passer à l'horizontal avec Grey, observa Alex.
- Arrête de dire des conneries ! s'exclama Izzie. C'est un titulaire. Il ne couche pas avec une interne.
- Sauf si l'interne, c'est toi, remarqua Georges.
- Bien sûr, admit Izzie. Je ne dirais pas non.
- La jalousie est un vilain défaut, dit Yang.
- Je ne suis pas jalouse. S'il déjeune avec les internes, j'aurais sûrement mon tour. J'attendrais sagement, répondit Stevens.
- Izzie Stevens, tu as l'air de bien l'aimé ce Dr Shepperd, remarqua Georges.
- Comme tout le monde. Il est beau comme un dieu.
- C'est une chose de le trouver beau, s'en est une autre d'en être dingue, lança Alex.
luna1 (14.01.2008 à 18:52)