- Je peux m'asseoir, demanda Derek.
- Oh, tu as fini de m'éviter, remarqua Addison. Alors, tu peux. Tu ne manges pas ?
- Je n'ai pas faim, répondit Shepperd. Addison, on devrait parler d'hier soir.
- Ca me paraît d'être une bonne idée. Derek, je n'ais pas signé les papiers du divorce. Je l'aurais fais s'il n'y avait pas eut ce baiser mais...
- Addison, je suis sincèrement désolé. Je n'aurais jamais dû t'embrasser. Mais baiser ou non, pour moi ça ne change rien.
- Alors, pourquoi Derek ?
- Je voulais être sûr.
- Sûr de quoi ?
- Peu importe. Le divorce est la meilleure chose pour nous.
- Derek, je t'en prie. Je sais que j'ai fais une grosse erreur avec Mark. Mais s'il te plaît, ne me dis pas que c'est impardonnable. S'il te plaît.
- Addison, singe les papiers.
- Derek, si tu savais comme j'aimerais qu'on oublie Mark.
- Tu veux la vérité Addison. Mark n'est pas l'unique problème. C'est vrai tu es la première à avoir fait l'erreur avec Mark, mais...Mais je ne suis sûr que je n'aurais pas fait cette même erreur avec Meredith même en étant marié. Addison, en te sens pas responsable de l'échec de notre mariage. On l'est tous els deux. Je t'aurais trompé et tu aurais souffert. Ce n'est pas ce que j'aurais voulu mais ça serait arrivé car Meredith n'est pas qu'une passade, loin de là. Aujourd'hui, j'ai pu te pardonner car je ne t'aime plus. Alors, s'il te plaît, signe les papiers et soit heureuse. Je suis sincèrement désolé, Addison.
Derek quitta la table. C'était dur, très dur. Il ne l'aimait plus mais c'était effroyable de voir els yeux de son ex femme déborder. Quel carnage ! Après lui avoir donné un dernier espoir, il l'achevait plus encore. Et Meredith aussi. Mais elle, dans ses yeux rien. Il n'avait rien perçut. L'absence, juste ! Derek avait peur. Envie de pleurer ! Il avait mal !
luna1 (15.01.2008 à 21:21)
- Grey, Yang, arrêtez vous tout de suite, cria Bailey du bout du couloir.
Les deux amies étaient de retour après leur excursion défendue chez Joe. Elles marchaient sur l'une des passerelles lorsque la voix du tyran résonna dans tout l'hôpital.
- Je crois que c'est à nous qu'on parle, remarqua Meredith. On pourrait toujours s'enfuir en courant.
- Et merde, si Bailey ne nous tue pas, je te tuerais moi-même.
Les deux jeunes femmes se retournèrent timidement face à la fureur du tyran qui leur arrivait dessus à grandes enjambées.
Oh my God, pensa Meredith. Qui aurait pu croire qu'une femme aussi petite puisse pousser un cri aussi monstrueux, à faire pâlir Bush en personne. ! « Je n'aimerais pas être à leur place » pensa une infirmière en passant. « Qu'ont-elles encore fait c'est deux là ? » se demanda silencieusement un autre interne. « Elles font passer un sale quart d'heure » observa une réceptionniste alertée par le cri puissant.
- Dr Bailey, dit Cristina essayant de paraître la plus innocente possible.
- Ca n'a pas l'air d'aller, ajouta Meredith qui elle essayait de paraître le plus naturelle possible. Un minimum.
- Fermez la toutes les deux, s'exclama Bailey. Ne jouez pas à ce jeu là avec moi !
- Dr Bailez, on...
- La ferme, j'ai dis. On vous a cherché partout. Où étiez-vous ?
Aucune réponse. Meredith et Cristina se regardèrent. La vérité n'était sûrement pas très bonne à dire et encore moins à entendre.
- Répondez ! s'écria Bailez faisant sursautée ses internes.
- Euh...on...on était... bafouilla Cristina.
- On avait un truc à faire, l'aida Meredith.
Un truc à faire ?! Un truc à faire ?! Mais pourquoi a-t-elle dit ça. On est finit, pensa Cristina.
- Vous aviez un truc à faire ?! Non mais je rêve ! Dites moi que je rêve !
- C'était très important, se justifia Cristina.
- On a quitté l'hôpital par ma faute, avoua Meredith.
- Je m'en fou de savoir à qui revient la faute. En service, on a rien d'autre à faire que de sauver des vies. C'est compris ?
- Oui madame, répondit Grey et Yang.
- Disparaissez maintenant !
C'était Fini ! Et Meredith aussi bien que Cristina s'en sortait vivante. Il faut quand même le dire, le Dr Bailey était un gentil tyran, comme on les aime, juste comme il faut. Grey et Yang était sorti d'affaire...Enfin, pour Cristina, pas encore. Bailey l'attrapa par le bras et laissa Grey s'éloigner.
- Cristina, Que se passe-t-il avec Meredith ? demanda Bailey.
- Rien, rien du tout.
- Arrête ton cinéma. Tu a raté une neurochirurgie, alors ne me dis qu'il ne se passe rien. Tu ne renonces pas à une opération aussi intéressante sans raison. Pas toi. Alors, dis le moi.
- Je vous assure que...
- Yang, je le serais de toute façon.
- Peut-être mais pas par moi.
luna1 (15.01.2008 à 21:22)
- Je n'ai pas eu le temps de déjeuner, je suis affamée, s'exclama Izzie qui avait entre les mains un énorme sandwich poulet crudité.
Les internes de Bailey prenaient leur pose habituelle sur un brancard dans le couloir sombre et inoccupé de l'hôpital.
- Tu vas manger ce truc à quatre heures de l'après midi, s'étonna Georges.
- Soit gentil, Izzie. Enlèves ce sandwich dégoulinant de mayonnaise de ma vue. Ca me donne envie de vomir, gémit Meredith en partant sa main à la bouche en signe de dégoût.
- Qu'est- ce qui se passe Grey, tu es malade ? demanda sarcastiquement Alex.
- Non, c'est simplement que l'alcool en début d'après midi ne passe pas.
- Quoi tu as bu ? s'exclama Georges.
- Cristina aussi, répondit Meredith.
- Non, je t'accompagnais, se défendit Cristina.
- Alors, vous vous bourrez la gueule dans l'hôpital, en conclut Alex.
- Non, on ne se bourre pas la... Et puis de toute façon, on avait quitté l'hôpital, rectifia Meredith.
- Ca ne change rein. Ce qui compte c'est que vous buvez pendant votre service, dit Georges.
- A peine un verre chez Joe, précisa Grey.
- Pourquoi vous ne m'avez pas prévenu de votre excursion chez Joe. Je serais venue avec vous, assura Izzie.
- Parce que toi, tu manges et nous on boit, répondit Yang.
- Chacun son truc ; de toute façon, j'avais beaucoup mieux à faire, annonça Stevens.
- Laisse moi deviner. Tu ne passais pas ton temps à relooker Shepperd, lança Alex.
- Exactement ! Il faut bien se défendre au milieu de toutes ces infirmières qui ne le lâchent pas d'une seconde. Je mets toutes les chances de mon côté. Et puis Shepperd, il est tellement...
- Tu ne peux pas parler d'autre chose que de ton putain de Dr Mamour rien qu'une fois, s'écria Meredith en se levant violemment. Rien que pendant une minute, ne prononce pas son nom !
- Meredith, dit Cristina.
- Merde à la fin ! s'exclama Grey encore une fois avant de quitter ses amis.
- Qu'est ce qu'il lui prend, questionna Georges.
- Euh... Elle est fatiguée. Et...et c'est sûrement l'effet de l'alcool, ça va lui passer, répondit Cristina.
- Elle est la seule à réagir comme çà envers le Dr Shepperd, remarqua Izzie.
- Mais, elle a raison Izzie, annonça Yang. Toi, tu es la seule à t'abrutir autant devant le Dr Shepperd. Ça en devient pathétique.
- Et mais qu'est ce que vous avec toutes les deux aujourd'hui, s'étonna Karev. C'est l'alcool qui en vous réussit pas, ou quoi ?!
luna1 (15.01.2008 à 21:22)
- Enfin, c'est la fin, soupira Meredith en se laissant tomber sur le banc des vestiaires.
- La fin de quoi ? s'étonna Cristina.
- De cette journée merdique. De cette putain de journée à me demander pourquoi je me suis levée ce matin. Enfin, je quitte cet hôpital.
- Mais tu y retourneras dès demain, lui rappela Yang.
- Peu importe. Pour aujourd'hui, plus d'hôpital, plus de patient, plus de Bailey, plus de sandwich dégoulinant de mayonnaise, plus de Shepperd, plus de Derek ou de putain de Dr Mamour. Plus de tout ça ! Jamais, s'exclama Meredith.
- Meredith ?
- Non, je vais bien. Je vais très bien. Et toi ça va ?
- Euh...Oui, très bien. Meredith, insista Cristina.
- Je t'ai dis que j'allais bien, alors je vais bien.
- Je voulais juste te dire que tu avais mis ton pull à l'envers.
Meredith fronça les sourcils et regarda le haut de son corps pour vérifier que son amie disait la vérité.
- Regarde, l'étiquette est devant, argumenta Cristina.
- Tan pis, j'aime bien, répondit Meredith qui ne prit pas la peine de changer son pull.
- D'accords. Je vais faire des courses, tu as besoin de quelque chose.
- Oui, d'alcool. De beaucoup d'alcool !
- Il me semble qu'il y en a déjà à la maison, rappela Cristina.
- Oui, mais je vais en avoir besoin de beaucoup plus.
Grey tournait le dos à la porte qui venait d'être ouverte par une main familière.
- Meredith, dit Cristina.
- Arrête de dire mon prénom comme ça. Ca devient pénible. Je t'ai dis que j'allais bien. Je pète la forme.
- Meredith, ne te retourne pas. Tu risquerais de ne plus aller si bien que cela, la prévient Cristina.
Grey hésita puis tourna la tête de trois quart. Elle aperçut Derek appuyé contre l'encadrement de la porte. Aussitôt, elle détourna le visage.
- Tu aurais pu me le dire, dit-elle à Cristina.
- Hey, je t'avais prévenu.
- Cristina, je dois y aller. On se voit à la maison, dit Meredith.
Elle évita Derek, ne lui adressant même pas un regard et quitta les vestiaires.
- Meredith, arrête ! On devrait parler, la retint Derek par le bras.
- Non, tu en me parles pas ! s'exclama grey. Et ne me regardes pas ! Tu n'en as pas le droit !
- Meredith, laisse-moi...
Grey se dégagea de l'emprise de Derek et traça sa route.
- Et je vais toujours très bien, Cristina, cria-t-elle en plein milieu de couloir alors qu'elle se dirigeait vers l'ascenseur.
luna1 (15.01.2008 à 21:23)
- Comment va-t-elle, demanda Meredith à l'aide soignante qui s'occupait de sa mère.
- Bien, répondit la jeune femme. Enfin, je veux dire qu'il n'y a rien de changer. Elle mange peu mais, elle mange donc pour l'instant ça va.
- D'accords, merci.
Meredith se dirigea vers le salon où sa mère était assise dans son fauteuil habituel près de la fenêtre. A croire qu'elle était la seule pensionnaire de la maison à s'y asseoir. Peut-être qu'elle était la seule à être capable de rester là des heures, sans rien faire. En tout cas, il n'y avait qu'elle pour afficher cette constante froideur sur son visage tendu. Assise, bien droite, les épaules en arrières et les deux mains jointes sur ses genoux, elle ne bougeait que ses doigts qui jouaient nerveusement avec le tissu de son pantalon.
- Bonsoirs maman, dit Meredith en s'asseyant près d'elle.
- Meredith ?
- Oui maman.
- Que fais tu là ?
- J'avais ma soirée de libre, alors je suis passée te voir.
- Meredith, ce n'est pas une heure pour els enfants. Va-te coucher, ordonna froidement Ellis.
« Non, s'il te plaît, pas toi maman ! Fais un effort ! reconnais moi, dis moi quelque chose. J'en ai besoin sinon...Il le faut. J'ai besoin de te parler. J'ai besoin que tu m'écoutes, s'il te plaît. »
- Maman, je n'ai plus cinq ans, dit calmement Meredith.
- Qu'est ce que tu racontes. Ne dis pas de bêtise et va te coucher maintenant !
- Maman, j'ai 27 ans. Je n'ai plus l'âge d'aller me coucher à neuf heures ni te d'obéir. J'ai ma vie maintenant. J'ai cette vie merdique que j'ai de plus en plus de mal à supporter. J'ai toi et ton eizeimer, j'ai ce boulot d'interne qui me fatigue. J'ai cette inconnue de nouvelle famille que je ne veux pas voir, ce père qui veut parler. Et j'ai Derek que j'essaye de haïr. J'ai tout ça ! Je n'ai que ça. Toutes ces choses à la con qui si je le pouvais n'existeraient pas. Mais, je n'ai pas le chois. Je dois vivre avec, je dois essayer. Mais pour cela, il faut que je te parle sans que tu me dises d'aller me coucher. Il faut que tu m'écoutes sans que tu croies que j'ai encore cinq ans. S'il te plaît !
- Meredith, tu as écouté ce que je t'ai dis ; je n'ai pas le temps de m'occuper de toi. Va te coucher !
- D'accords maman. J'y vais, capitula Meredith.
luna1 (15.01.2008 à 21:23)
Meredith poussa la porte d'entrée. Cristina l'attendait, avachit sur un fauteuil du salon, goûtant au repas chinois qu'elle s'était fait livrer. Les deux amis restèrent, Meredith dans l'entrée, Cristina dans le salon à se regarder fixement.
- J'ai commandé chinois, annonça Cristina qui brisa alors le silence.
- J'ai pas faim, répondit Meredith en ôtant son manteau.
De nouveau, silence !
- Meredith, ça va ? demanda avec hésitation Cristina.
- Non ! Non, ça ne va pas...rétorqua Meredith en montant l'escalier.
Cristina s'en voulait. Elle avait posé cette question en pensant pertinemment que son amie répondrait « je vais bien » comme à son habitude. Mais, elle savait que ce n'était que mensonge et ce soir Meredith n'avait pas menti...Mais Cristina ne sut pas quoi faire, quoi dire. Comment l'aider ? Elle lui a juste proposé cette nourriture chinoise à la con ! A sa meilleure amie ! Quelle conne, pensa t'elle. Quelle conne je fais !
Meredith s'effondra tout habillée sur son lit deux places vide ! C'était la première fois en deux mois que Derek n'y était pas.
« J'ai embrassé Addison. Ca fait si mal ! Derek m'a fait mal ! J'aimerais tant l'oublier. Etre comme ma mère. Seulement dans son cas, on ne peut pas choisir ce que l'on veut oublier. C'est tout ou rien. Peut-être qu'à choisir, oublier qui on est n'est pas si terrible si cela nous permet de ne plus avoir mal. On échappe à la réalité. Plus d'amour brisé, plus d'illusion déçue, plus de croyance débile. On n'attend plus rien ! On ne cherche plus rien ! On espère plus rien. On ne vit pour rien ! On traverse l'existence...seulement ! Triste bilan ! Mais à part en cas de maladie, on ne peut oublier. On est condamné à souffrir. L'autodestruction fait parti de nous. On nous fait mal mais surtout on se fait mal ! On est son propre ennemi. On se connaît mieux que personne. Alors, on peut se faire souffrir mieux que personne. On se donne des claques jusqu'à ce que quelqu'un nous en empêche. Mais quand cette personne nous laisse, c'est un coup de poignard qui nous achève ! dans le dos, lâchement, sans voir venir...la fin ! La vie est un combat permanent. C'est une maladie aux remèdes inaccessibles. Et c'est pareil pour tous, alors en luttant sans relâchements, il faut vivre avec...pour que les claques cessent et liassent place aux caresses... Car tout de même, la vie est une jolie maladie !
luna1 (15.01.2008 à 21:24)
L'ambiance enfumée du bar de Joe bien loin de celle stérile de l'hôpital, picotait les yeux des jeunes internes en chirurgie. Un moyen de décompresser comme les autre après tout, avoir les yeux rougis et gonflés devant la cigarette de son voisin.
- Vous pensez qu'elle a sifflé combien de verre, s'étonna Izzie.
Cette dernière, Cristina, Alex et Georges étaient au fond du bar et observaient leur amie, Meredith affalée sur le comptoir. Elle s'enfilait cul sec et sans temps mort des verres de tequila qu'elle retournait ensuite sur le bar comme pour afficher son trophée de guerre.
- Qu'est ce qui ne va pas chez Meredith, demanda Alex. Elle a été bizarre toute la semaine.
- Rien. C'est son truc de boire, répondit Cristina.
- Vous croyez qu'elle essaye de battre un record, questionna Georges.
- En tout cas, elle est bien partie, rétorqua Karev.
- Cristina, tu devrait aller la voir avant qu'elle ne tombe dans un coma ittylique profond, conseille Izzie. Après tout, tu es son amie.
- Oui, je suis son amie et c'est pour cela que je la laisse se saouler si ça peut l'aider à se sentir mieux.
- Aller mieux ? Comment ça aller mieux, s'étonna O'Malley.
- Si au moins, tu nous disait ce qui ne va pas chez elle. On pourrait peut-être l'aider, suggéra Stevens.
- Ne vous mêlez pas de ça ! leur répondit Yang.
- Ah oui ! C'est encore un de vos trucs secrets !
luna1 (15.01.2008 à 21:24)
- Bonsoir, dit un jeune homme en s'asseyant sur le haut tabouret à côté de celui de Meredith.
Cheveux blonds en bataille et grands yeux noisette, il était sensiblement du même âge que Grey. Cette dernière le dévisagea mais ne répondit pas à ses avances.
- Je me permet de m'asseoir à côté de vous, reprit-il sans se décourager.
- Ca me dégoûte !
- Je vous demande pardon ?
- je n'ai pas assez bu pour coucher avec vous. Alors, ce qu'on peut faire : Vous m'offrez un verre, même plusieurs verres. Vous me regarder me saouler puis je vous ramène chez moi, on s'envoie en l'air sans rien demander, pas le nom, pas la profession, pas l'âge, rien du tout ! Et cela sans l'espoir d'un lendemain possible, juste l'histoire d'un soir.
Ce fut au tour de l'homme de la dévisager. A bien y réfléchir, elle n'était plus si sexy que cela. Le charme de l'agressivité, ce n'est pas son truc.
- Je vous laisse ne conclut l'homme visiblement effrayé par le discours de Meredith.
- Oui, c'est ça, s'écria Grey.
- Regardez, elle a effrayé ce pauvre jeune homme, constata Izzie, désolée.
- Tant mieux car je ne pense pas que se soit sain de coucher avec le premier venu, dit Georges.
- Ce n'est pas son genre de refuser une partie de jambe en l'air, remarqua Alex.
- Parce que tu sais ce qu'est son genre, s'énerva Cristina.
luna1 (15.01.2008 à 21:24)
Parmi tous les allés et venues chez Joe, Derek fit à son tour irruption dans le bar. Il resta à l'entrée, balaya la salle du regard et se dirigea vers Meredith qui lui tournait le dos.
- Et merde, s'exclama Cristina en sautant de sa chaise pour empêcher le massacre.
Elle se mit en travers du chemin de Shepperd.
- Ce n'est pas une bonne idée, dit elle.
- Je dois lui parler.
- Et moi, je dois vous en empêcher.
- Elle ne ma laisse pas l'approcher. Elle m'interdit de lui adresser la parole. J'en peux plus. Laissez moi passer.
- Elle est pas bien te complètement saoule. Elle n'est pas en état de vous voir. Comprenez-moi, j'essaye d'éviter un scandale. Son taux d'alcoolémie ne lui permettra pas de se maîtrise et elle serait capable de vous massacrer. Tout le monde serait alors au courant de votre histoire et je sais pertinemment que ce n'est pas ce qu'elle veut. Alors, faite demie tour...pour elle.
Derek regarda par dessus l'épaule de Cristina en direction de Meredith toujours affalée sur le comptoir.
- Prenez soin d'elle et ramenez la, elle a besoin de dormir, dit Derek.
- Je le ferais. Et vous, rentrez chez vous.
luna1 (15.01.2008 à 21:25)
Trois heures du matin, Meredith trottinait sur la pointe des pieds dans le couloir sombre à la moquette chaude et entrouvrit la porte de la chambre de Cristina.
- Tu dors, demanda-t-elle.
- Non, chuchota Cristina.
A cette réponse, Meredith se glissa sous les draps à côté de son amie.
- Il ma manque, dit Grey.
- Je sais.
- J'ai mal, annonça-t-elle, la voix cassée par les sanglots qu'elle tentait de refouler.
- Je sais.
- Je l'aime à le haïr ! J'aimerais tellement ne plus rien ressentir. Mais j'ai mal. Ca me fait mal de le voir tous les jours. Ca me fait mal de travailler avec lui. Mais quand, je ne le vois pas, je le cherche. J'ai besoin de le sentir près de moi. Je le croise et je vais semblant de ne pas l'avoir vu mais en réalité je ne vois que lui ! Je rencontre un autre homme et je fais semblant d'être prise car je ne veux que lui. Je fais semblant d'être là mais en réalité, je suis ailleurs car je ne pense qu'à lui. Et j'en peux plus de faire semblant car je le hais, je l'aime tant ! Je disais faire l'amour, je le disais vraiment.
- Je sais, dit Cristina.
- Et maintenant, je suis là, à attendre le jour où je ne ferais plus semblant, où je ne le verrais plus lorsque je le croiserais, où je penserais à tout sauf à lui ! Tout cela me semble tellement impossible pour l'instant que j'ai peur de ne jamais pouvoir y arriver. Crois-tu que j'y arriverais.
- Je ne sais pas, répondit Cristina devant la détresse de son amie.
luna1 (15.01.2008 à 21:25)