- J'ai un de ces mals de crâne, se plaignit Meredith en avalant un antibiotique pour faire passer la gueule de bois
- C'est ça de se saouler toute la nuit à la tequila, lui fit remarquer Izzie.
- L'alcool, c'est fini ! Je ne toucherais plus un verre !
- Désolé, on ne peut pas te croire, dit georges.
- Tu ne pourras jamais te passer d'alcool, c'est une sorte de meilleur ami pour toi, ajouta Alex.
Meredith regarda Cristina pour avoir son avis.
- Désolé, mais pour cette fois ci, je suis obliger de me ranger de leur côté. L'alcool et toi, c'est une grande histoire d'amour.
- Merci pour votre soutient. A vos yeux, je ne suis qu'une alcoolique.
- Cristina aime opérer quand elle ne va pas bien, Izzie aime cuisiner et Georges aime pleurnicher. To, tu aimes boire, chacun son truc, dit Alex.
- Et toi, c'est quoi ton truc, demanda Georges.
- Moi, je n'ai jamais de problème répondit Alex.
- Shepperd a besoin d'un interne, annonça Bailey en entrant dans les vestiaires. Cristina, vas-y. Grey, Karev à la mine. Stevens avec Burke et Georges avec moi. Allez, c'est partit, bougez-vous !
- Super, j'hérite encore de a mine, râla Meredith.
- Qu'est ce que tu as encore fais, demanda Cristina.
- Cette fois-ci, rien, je te le jure !
luna1 (15.01.2008 à 21:25)
- Programmez un scan pour Mme Manti et si tout va bien, dites lui qu'on l'opérera cet après midi, dit Derek à Yang entre le deuxième et troisième étage.
- D'accords, mais peut-être que le planning de l'IRM sera plein ce matin, répondit Cristina.
- Alors, programmez le ne début d'après midi.
- Ca en sera sûrement pas possible pour cet après midi. L'IRM est surchargé.
- Qu'est ce qui cloche chez toi Yang ! Pour une neurochirurgie, tu ne t'aurais même pas posé la question et tu aurais trouvé un moyen de faire ce fichu IRM, s'étonna Shepperd.
- Elle vous faisait confiance, s'exclama Yang en arrêtant l'ascenseur.
- Meredith...
- Elle y croyait, vraiment ! Elle vous aimait !
- Je sais. Je suis désolé de lui avoir fait du mal. Je m'en veux.
- Arrêtez de dire que vous êtes désolé. Vous ne l'êtes pas autant que moi. Vous ne savez pas ce que c'est d'entendre votre amie pleure la nuit en vous répétant qu'elle va bien. Mais je sais que ce n'est pas le cas. Je ne supporte plus cette situation. Je ne sais pas quoi lui dire. Je n'arrive pas à la réconforter... pourtant, je suis son amie ! J'aimerais pouvoir lui dire que vous êtes un connard comme tous els autres mais ça ne servirait à rien. Ça ne l'aiderait pas plus. J'aimerais pouvoir lui dire qu'il y a plein d'autres hommes et qu'il faut tourner la page mais je ne peux pas... Car moi aussi j'y ais cru. Et il n'y a rien de plus douloureux que de se dire qu'on sait tromper, la chose en laquelle on croyait le plus n'est en fait que mensonge. Alors, je ne sais pas qui peut l'aider. Vous l'avez brisé alors c'est à vous de l'aider à relever la tête. Débrouillée-vous comme vous voulez, mais je veux retrouver mon amie qui ne respirait pas la joie de vie mais qui avait encore un espoir ! Et...et je tiens à cette neurochirurgie, donc je trouverais le moyen de faire cet IRM, ajouta Yang en sortant de l'ascenseur.
- Yang...J'aimerais vraiment l'aider, annonça Derek.
luna1 (15.01.2008 à 21:25)
Meredith remplissait un dossier, assise sur un brancard dans la salle des urgences.
- Ca n'a pas l'air d'aller depuis quelques jours, remarqua Alex.
L'interne recousait l'avant bras d'un patient dont le taux d'alcoolémie était visiblement élevé.
- Pourquoi dis-tu ça ? s'étonna Grey.
- Je ne sais pas. Tu as l'air absente.
- Je vais bien.
- Mauvaise réponse. Venant de toi, cette phrase n'a plus aucun sens. Et pis, tu n'es pas très convaincant. Trouve autre chose.
- D'accords, je ne vais pas bien, capitula Meredith.
- Tu peux m'en parler, tu sais.
- Oui beauté, vous pouvez nous ne parlez, ajouta la patient qui sentait drôlement l'alcool.
- Vous taisez-vous ; je pourrais vous recoudre autre chose que votre bras, le menaça Alex.
- Pourquoi, je t'en parlerais ? C'est vrai, on ne peut pas dire que nous soyons proches.
- Parfois, c'est plus facile de parler à quelqu'un qu'on ne connaît pas.
Meredith inspira un grand coup, marqua un temps d'arrêt et détourna son regard de celui d'Alex. Oui, elle allait lui parler, mais pas le regarder. Comme si elle s'adressait à n'importe qui : tout le monde, Cristina, Derek, elle-même, personne...
- J'ai baissé ma garde et je me suis faite avoir, annonça-t-elle.
- Tu t'es faite avoir ? s'étonna Alex.
- Ca ne m'était jamais arrivé avant. Mais là, je lui faisait confiance.
- Lui ? Qui est-ce ?
- Ce n'est pas important. Ce n'est plus important. J'y ais cru et c'est ça le plus important. Le plus débile surtout !
- C'est dur de perdre ce en quoi on a tant cru.
- Oui, c'est ça. J'ai perdu l'homme que j'aime. Celui qui m'a tant fait espérer.
- Tu l'aimes ?
- Je l'aimais.
- Tu viens de dire « je l'aime ».
- Peu importe. Ca non plus ça n'a plus d'importance maintenant. Lui n'a plus d'importance.
- Au contraire, un homme qui a réussit à te mettre dans un tel état est forcément important pour toi.
- Il a réussit à me faire mal, c'est ça l'important.
- Tu veux que j'aille lui péter la gueule ? ironisa Alex.
Meredith sourit.
- Tu ne sais même pas qui s'est.
- Tu me le dis et je me ferais un plaisir de lui refaire son portrait, rigola Alex.
- Te dire son nom, ça ferait encore plus de mal, à lui, à moi, à tout le monde, répondit Meredith.
- Tu es la maîtresse tu président, ironisa Alex ;
- Pire encore. Si je te le dis, je serais obligé de te tuer.
- Ah, je vois. C'est l'une de ces liaisons interdite, un truc dans le genre. Une liaison que tout le monde prend soin de cacher mais qui finira par se savoir un jour.
- Peut-être. Mais, il n'y a plus rien à dire maintenant. C'est finit.
- Meredith, et si le plus important pouvait être le fait qu'on fasse tous des erreurs. Et que malgré cela, on ne puisse pas s'empêcher d'aimer l'autre.
- Ca serait la plus grosse connerie du genre humain.
- Qui te dis qu'on n'est pas con ?
- Je l'espère, c'est tout. Mais ça aussi, ça doit être une connerie.
luna1 (15.01.2008 à 21:26)
Meredith, dans l'ascenseur, fixait le numéro qui défilait toutes les dix secondes :...3...2. Il s'arrêta. Pourquoi ? Elle n'avait pas demandé cet arrêt. Elle voulait aller au rez de chaussée. Les portes s'ouvrirent. C'est vrai, elle n'avait pas demandé à ce qu'il s'arrête. Quelqu'un d'autre l'avait fait. Elle reconnut ses chaussures. Vous savez, ces baskets bleus marines, tous les chirurgiens portent des baskets mais jamais les mêmes. Son regard restait à terre, fixé sur ces chaussures qu'elle ne voyait plus. Elle ne voyait plus rien, comme s'il n'y avait plus rien à voir. Derek s'était approché d'elle. Sans le voir, elle devinait son regard posé sur elle. Ca faisait mal, elle aurait voulu fuir ou mieux encore, être capable de l'affronter. Mais non, elle était faible, misérable, la tête baissée.
- Meredith, prononça Derek.
- Non, s'il te plaît, ne fais pas ça, implora Grey.
Derek appuya sur le gros bouton de l'ascenseur pour stopper ce dernier.
- Meredith, je ne te demande pas de me parler, ni même de me regarder, juste de m'écouter. Je suis con, vraiment con. J'ai blessé la seule femme qui a réussir à effacer mes blessures de ces dernières années. Tu n'étais pas la femme avec qui j'étais pour oublier mes problèmes mais tu étais la femme qui me donnait tout ce que j'avais oublié. Un jour, tu m'as expliqué la différence que tu faisait entre coucher et faire l'amour. A partir de ce moment là, j'ai attendu avec impatience que tu le dises, faire l'amour. Et c'est arrivé. C'était fort...mais je n'ai pas fais de réflexion. J'ai fais comme si c'était naturel pour toi de dire cela. Ce fut très fort mais terriblement terrifiant également. J'ai voulu m'assurer que je ne me trompais pas. Et je t'ai fais mal. Mais ce baiser avec Addison ne signifiait rien pour moi. Il m'a prouvé qu'une seule chose, ce soir là, je n'ai pas embrassé la bonne personne. Meredith, je t'aime. Je t'aime au point de ne pas réussir à me concentrer lorsque tu es prêt de moi, de comparer toutes les femmes à toi pour toujours arriver à la même conclusion, tu es la seule que je veux... Et au point de ne pas quitter l'hôpital tant que tu y es encore dans l'espoir de d'apercevoir, rien qu'une fois encore. Sans arrêt, j'ai peur que tu m'oublies car moi, toujours je pense à toi...
Derek débloqua l'ascenseur qui termina son voyage dans un silence pesant. Meredith n'avait pas levé les yeux du sol ni ouvert la bouche et Derek contenait ses larmes qui faisait briller ses yeux de douleur.
luna1 (15.01.2008 à 21:26)
Cristina était affalée sur un brancard dans le couloir sombre où le passage se faisait rare, ce couloir où les internes de Bailey avaient l'habitude de s'y retrouver.
Elle plongeait machinalement sa main dans son paquet de chips à l'oignon et fixait droit devant le couloir parallèle où Meredith arrivait en trombe.
Cette dernière sauta sur le brancard d'un geste d'humeur. Cristina ne la regarda pas. Elles ne se regardaient pas. Grey plongea à son tour la main dans le paquet de chips graisseuse dont elle n'aimait pas le goût, mais peut importe, elle était trop énervé pour rester là, à ne rien faire.
- Je n'arrive pas à le croire ! s'exclama Meredith.
- Moi non plus, répondit Cristina d'une voix monotone. Je suis là, à m'empifrer comme une grosse vache de chips dégueulasses dont l'oignon me donne une haleine de chacal.
- Je n'arrive pas à le croire, répéta Meredith. Comment à t-il oser faire ça ! Comment a-t-il pu faire ça dans l'ascenseur. C'était notre endroit, il a tout gâché. Je n'aime plus les ascenseurs.
- Tu aimes les ascenseurs, la contredit Cristina.
- Plus maintenant !
- Si Meredith, si tu les aimes ! Ce soit disant horrible moment que tu viens de passer ne compensera jamais tous les bons. Ces ascenseurs représentent ton histoire avec Derek. Alors quoi que tu fasses, tu aimeras toujours ses ascenseurs ! s'exclama Cristina.
- Pourquoi tu me fais ça ?
- Parce que ! Parce que tu aimes ces ascenseurs ! Parce qu'ils sont Derek ! Parce que tu aimes Derek !
- Cristina...
BIPEUR ! Cristina regarda son bipeur. Appel d'urgence !
- Je dois y aller. Ne me regarde pas comme ça, un jour tu me remercieras, dit Cristina ne sautant du brancard.
- J'aime peut-être toujours les ascenseurs, mais toi je t'aime plus, grimaça Meredith.
- Encore un mensonge, cria Yang qui était déjà partie.
luna1 (15.01.2008 à 21:27)
- Vous m'avez bipé, demanda Yang en poussant la porte de la salle de trauma.
Le Dr Bailey accompagnée de quatre infirmiers s'agitaient autour d'un patient dont il était impossible pour Yang d'apercevoir le visage de là où elle était.
- On a une adolescente de 17 ans qui s'est faite renversée par un motard devant son lycée, annonça Bailey.
Yang se fraya un chemin parmi les infirmiers pour accéder à la patiente.
- Oh... s'étonna-t-elle effrayé en voyant l'adolescente.
- Que se passe-t-il Yang ? Tu la connais, l'interrogea Bailey.
- C'est...c'est Sandra, la stagiaire que nous avions la première semaine de notre internat.
Le moniteur bipa.
- Que se passe-t-il, s'exclama Cristina.
- On la perd, annonça une des infirmières.
- Il faut faire quelque chose, s'écria Yang en regardant tour à tour les infirmiers puis Bailey.
- C'est ce qu'on fait, répondit Bailey qui promulguait un massage cardiaque à Sandra.
- Mais ça ne suffit pas ! cria la jeune interne. On doit la faire revenir, elle est trop jeune pour mourir !
- Yang, calme toi, lui ordonna la résidente. Et passe moi les palettes. Chargez à 200. Dégagez.
Aucun effet ! Rien ! Sandra avait-elle décidé de partir...trop tôt !
- Chargez à 250. Dégagez !
- J'ai un pouls, annonça une infirmière.
Les yeux de Sandra clignèrent rapidement et plusieurs fois avant de s'ouvrir complètement. Elle regarda partout pour tenter de prendre des repères et de comprendre la situation.
- Sandra, l'appela doucement Cristina. Sandra, tu m'entends ? C'est moi, Cristina. Tu te souviens de moi ?
L'adolescente chercha d'abord du regard d'où provenait la voix puis fixa le visage de l'interne. Après quelques secondes, elle lui fit un sourire. Cristina reconnue bien là l'ancienne stagiaire, toujours souriante quelques soit les circonstances... Même juste après être revenue à la vie.
luna1 (15.01.2008 à 21:27)
-Alors, comme ça tu nous fais des petites frayeurs, dit Meredith en s'adossant à l'encadrement de la porte de la chambre de Sandra.
- Hey, Meredith. A ce que je vois, les nouvelles vont vites.
- Toujours dans cet hôpital. Cristina me l'a dit. C'était moins une, tu as eu de la chance.
- Oui, c'est ce qu'on m'a dit. Moi je ne m'en, rend pas compte.
- Tu es au courant que tu vas quand même devoir subir une neurochirurgie pour régler un petit problème et tu devras passer ta convalescence ici à manger de la gelée à tous els repas. Je sais pas si on t'a déjà expliquer mais tu as une...
- Meredith, la coupa Sandra. Epargne-moi tes discours médicaux auxquels je ne comprends rien. Cristina m'a déjà tout expliqué. Parlons plutôt du Dr Mamour. Je l'ai vu passer dans le couloir tout à l'heure.
- Plutôt banal pour quelqu'un qui travaille ici.
- Alors, demanda Sandra en raquant ses sourcils à plusieurs reprises. Bah, raconte !
Meredith la regarda sans rien dire et s'assit au bout de son lit.
- Oh, compris l'adolescente. C'est un connard.
- On dirait même si je n'arrive pas à le concevoir.
- Pour toi, c'est encore ton Dr Mamour.
- Mais un salaud de Dr Mamour... Pour moi, c'est toujours Derek. Il m'a bien eu !
- Tu t'en remettras.
- Bien sûr que je m'en remettrais ! assura fermement Meredith.
luna1 (15.01.2008 à 21:27)
- Ca va, demanda Meredith à Cristina.
Cette dernière, accoudée au comptoir de l'accueil en chirurgie devant la chambre de Sandra semblait paralysée et paniquée. Où était passée la Cristina sûre d'elle, presque arrogante ? devant le silence de son amie, Meredith insista :
- Cristina !
- J'ai vraiment eu peur de la perdre, annonça Yang. J'ai eu peur...
- C'est normal. Mais, il y a dix minutes, Sandra m'a sourit et cela grâce à toi. Aujourd'hui, tu a sauvé l'adolescente la plus casse-couille et la plus attachante de Seattle.
- Je me rends compte que la chirurgie n'est pas qu'une compétition pour avoir les meilleures interventions. C'est bine plus que cela. Quand nous connaissons nos patients, c'est plus qu'un jeu, c'est pus que de simples sensations fortes dont on raffole. Aujourd'hui, pour la première fois, j'ai vraiment eu peur de perdre un patient.
- Cristina, tu es crevée. Tu n'es pas de garde ce soir. Alors rentre de reposer.
- C'est la mère de Sandra, annonça Cristina en désignant une femme de dos qui regardait à travers la vitre Sandra dormir. Va lui parler, elle en a sûrement besoin. Moi, je ne suis pas douée pour cela.
- D'accord et toi va te reposer.
luna1 (15.01.2008 à 21:27)
- C'est votre fille, demanda Meredith à la femme aux yeux humides.
- Oui, répondit cette dernière.
- Elle a eu de la chance, elle va s'en sortir sans séquelles.
- Oui, c'est ce qu'on m'a dit. Excusez-moi, mais qui êtes vous.
- Oui, pardon. Je suis le Dr Grey.
- Oh, Meredith, c'est ça ? Sandra m'a beaucoup parlé de vous et de votre amie, une certaine Cristina.
- Oui, c'est ça. Vous avez vraiment une fille formidable, très attachante.
- Je sais...J'ai tellement eu peur de la perdre...ma petite fille.
- Nous aussi, mais maintenant, elle est sortie d'affaire.
- Sandra vous aime beaucoup. C'est bien vous qui...qui...enfin vous voyez...avec un certain Dr Mamour. Il paraît qu'une interne...Enfin, c'est Sandra qui me l'a dit. Vous savez comment c'est entre mère et fille.
- Non...Mais je peux imaginer. Pour ce qui concerne cette histoire, j'en ais entendu parler mais je ne suis au courant de rien.
- Bonjours madame, dit Derek en s'imitant dans la conversation. Je suis le neurochirurgien qui va...
- Tenez, c'est à lui qu'il faut poser la question. Je vous présente le Dr Mamour en personne, annonça Meredith en lui coupant la parole. Moi, je dois y aller.
- Meredith..., la retint Shepperd.
L'interne partit en laissant ce dernier étonné de son intervention plutôt brutale.
- Quelle question, demanda Derek à la mère de Sandra.
- Laissez tomber, je crois que j'ai eu ma réponse.
- Alors, comment va Sandra, demanda Izzie. J'ai entendu dire qu'elle avait été amenée ici.
- On a eu peur, mais elle s'en remettra, répondit meredith en claquant la porte de son casier.
- Tant mieux.
- Bon, j'y vais. Bon courage pour ta garde.
- Merci. Et toi dors bien.
- Je n'y manquerait pas, répondit Grey avant de quitter les vestiaires.
luna1 (15.01.2008 à 21:28)
En voiture, Meredith s'enfonçait dans les quartiers retranchés de Seattle. Elle empruntait toutes ces petites routes bordées d'épaisses forêts des deux côtés, là où le vent faisait danser les arbres et où raisonnaient els chants des oiseaux.
Meredith marchait péniblement sur le grand terrain vague. Ses talons s'enfonçaient la pelouse et elle manqua de tomber à plusieurs reprises. Le terrain lui paraissait plus grand, l'obscurité ne lui permettait pas de le délimiter précisément.
Elle monta les trois marches et accéda à la terrasse de la caravane où était installé un petit salon de jardin tout ne bois. Elle y avait déjà pris son petit déjeuner. Pas souvent, certes, mais assez pour qu'elle s'en souvienne.
Hésitante, elle frappa à la porte. Deux fois. Elle put distinguer le bruit de cinq pas avant qie la prote ne s'ouvre.
Sans dissimuler son étonnement, Derek resta immobile, seulement un brève hochement de tête. Meredith le fixa droit dans les yeux. Pour la première fois ! Elle en avait enfin le courage. Et pourtant, ça lui faisait mal, si mal !
- Pourquoi, pourquoi me l'as-tu dis si ce baiser ne voulais rien dire, le questionna Meredith.
- Je...je ne sais pas. Tu étais là et ...et j'était vraiment mal de te le cacher. Je n'arrivais plus à te regarder. C'était...c'était insupportable, je ne voulais pas te mentir... je ne voulais... Meredith, le plus important est que ça ne signifiait rien pour moi.
- Non, non Derek. Le plus important est que tu m'as fais mal, rectifia Meredith, les yeux gonflés pas ses larmes de douleurs.
Elle partit. Sans un mot. Sans un regard.
- J'aimerais que tu me pardonnes, dit Derek alors que Grey descendait les marches de la caravane.
luna1 (15.01.2008 à 21:28)