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Série : Grey's Anatomy
Création : 19.04.2008 à 17h52
Auteur : Spyfafa
Statut : Terminée
« C'est parti pour la 2ème, j'espère que vous l'aimerai... Je veux l'écrire seule ! Bonne lecture » Spyfafa
Cette fanfic compte déjà 103 paragraphes
Je pars à la mine où j’ai laissée toute la journée deux de mes internes.
Il n’y a personne en ce moment.
Meredith : Alors vous avez quelques patients ?
Dr Nolasco : Oui, le docteur Chamow est aller au bloc avec le Dr.Watson.
Meredith : Très bien, vous êtes de garde ce soir avec tout votre groupe, mais je rentre chez moi, les résidents qui veilleront sur vous, seront les Dr Yang et Stevens.
Je rejoins mon vestiaire, hâte de rentrer, pourquoi je ne sais absolument pas, pourtant j’adore mon métier, je n’ai jamais eu l’idée de partir aussi vite, d’habitude. Je me change rapidement, me recoiffe un peu.
Voilà, j’ouvre la porte...
Meredith : Qu’est-ce que tu fais là ?
Derek : Je t’attendais.
Meredith : Tu m’attends beaucoup aujourd’hui.
Derek : Ce n’est pas ce que fait un chauffeur, normalement.
Meredith : Mais...
Derek : Je ne te laisserai pas rentrer à pied sous cette pluie et ce froid.
Meredith : D’accord.
Nous sortons de l’hôpital, et rentrons chez nous.
Je rentre pose mon sac à dos, près de l’entrée et me dirige dans la cuisine.
Meredith : Qu’est-ce que tu veux manger ?
Derek : Tu me poses une de ces questions, j’en sais rien, moi... Ce que tu veux.
Meredith : Alors ... Pâtes à la carbonara, spéciale Grey.
Derek : Spéciale Grey, intéressant.
Meredith : Enfin, Meredith Grey.
Derek : Encore mieux.
Meredith : Et si tu veux pour continuer dans la soirée Grey exclusive, j’ai quelques cassettes d’opérations de ma mère dans le salon.
Derek : Quel genres d’opérations ?
Meredith : Tu n’as qu’à regarder, le nom de l’opération et la date à laquelle à la vidéo a été faite, sont écrites sur chaque boite.
Derek : Ok.
Alors, j’ouvre le placard. Wouah, j’ai jamais vu autant de cassettes. Il y en a des dizaines, le placard est rempli...
Continuons l’expédition, toute classée dans l’ordre chronologique... Super, ça va m’aider.
Je regarde les titres...
... : Alors laquelle que tu prends ?
Derek : Je sais pas.
Meredith : Moi, ma préférée c’est celle là.
Sans hésitation, elle pointe son doigt sur une des cassettes.
Derek : Alors allons-y.
Meredith : Mais fais un choix, je ne veux pas t’obliger ni à manger des pâtes, ni à regarder cette cassette.
Derek : C’est très gentil à toi, mais il y a trop de cassettes dans ce placard, alors si c’est ta préféré autant la regarder.
Meredith : D’accord. ... Je retourne à mes pâtes !
Je met la cassette dans le magnétoscope, allume la télé... Voilà tout est prêt.
Je retourne dans la cuisine.
Meredith : Qu’est-ce que tu fais là ?
Derek : Je viens voir la recette spéciale Meredith Grey...
Meredith : Oh, bah regardes alors.
10 minutes après tout était prêt, un seul problème...
Derek : Il n’y a rien de spécial dans ta recette.
Meredith : Chuuuut, là est mon terrible secret. Tout le monde pensent qu’elles sont différentes des autres, ce qui n’est effectivement pas le cas, mais leur cerveau leur trouve un autre goût, alors à chaque fois Cristina essaie de trouver l’ingrédient de ma recette, mais elle n’y arrivera jamais...
Derek : Intéressant.
Meredith : À table !
On s’installe dans la salle à manger-salon. Derek met en route la cassette, et voilà nous commençons à regarder...
Dès le début, ma mère intervient en disant les noms des chirurgiens opérant cette patiente.
« Alors, je vais effectuer cette opération seule avec l’anesthésiste, le Dr Sinise... »
Après avoir mangé, ce que j’appelle les pâtes, spéciale arnaque à la Meredith Grey.
Nous arrivons au milieu de l’intervention. Je prends la télécommande, attend un peu.
Un visage apparaît en plein milieu de l’écran, en tenue de médecin. J’appuis sur le bouton « pause ».
Derek : Qu’est-ce que tu fais ?
Meredith : Je me suis toujours demander qui était cette personne ? Ma mère ne l’a cite pas au début...
Derek rigole.
Meredith : Pourquoi tu ris ?
Derek : Je crois que tu as trouvée cette personne.
Meredith : Comment ça ? Tu sais qui c’est ?
Derek : D’accord... Richard ne t’a pas dit qui c’était ?
Meredith : Je le lui ait demandé, mais il ne savait pas.
Derek : Enfoiré euh ... Cette personne c’est moi !
Meredith : Tu te fous de moi là ?
Derek : J’ai une tête à faire ça...
Meredith : T’étais moche.
Derek : Merci.
Meredith : Enfin...non, c’est pas ce que je voulais dire, tu es plus beau maintenant
Derek : Je le pense aussi.
Meredith : Alors pourquoi ma mère n’a pas dit ton nom ?
Derek : Ta mère me détestait, je pense que les raisons sont là.
Meredith : Pourtant elle n’a pas dit que tu étais minable durant toute cette opération.
Derek : Merci de faire remonter ce souvenir encore une fois, mais c’est vrai ce fut une des rares procédures où elle ne m’a pas criée dessus. J’étais content ce jour là, il me semble...
Meredith : Alors au bout de quelques années, j’ai trouvé mon inconnu, ça c’est super.
Derek : Un mystère de moins dans ta vie !
Meredith : Ouais, mais tu sais même si tu étais moche, je suis contente que ce soit toi, et qu’on soit amis.
Derek : Rajoute une couche, te gênes pas. Moi aussi, je suis content d’être ton ami.
Meredith : Cool. Alors on coninue de regarder la cassette après ce visage enfin trouvé ?
Derek : Ok.
Nous avons fini de visionner l’intervention, ils se faisaient tard alors nous sommes allés nous coucher.
Nous sommes au bloc en train d'opérer un petit garçon tomber de l'échelle de son père.
Ce n'est pas la même chose d'opérer un enfant qu'un adulte, voir un enfant sur le billard est plus émouvant et il est plus fragile, je pense à ce qu'on lui fait, il a encore pleins de choses à découvrir, à faire... Je ne dis pas qu'un adulte a déjà tout vu non bien sûr que non, mais ce n'est pas la même chose, je trouve...
Nous formons un beau duo, Derek et moi, on se connaît de mieux en mieux, au point de finir les phrases de l'autre, en dehors du bloc où il faut rester sérieux... Je ne nis pas que je l'ai déjà au bloc, mais je n'ai pas pu m'en enpêcher c'est normal maintenant, c'est une habitude et on en rit tout les jours, à chaque fois que ça arrive...
Nous allons et sortons du boulot ensemble, presuqe tout les jours quand nos gardes, nous le permettent...
De plus, j'ai appris à connaître Georges, autrefois Bambi, et Alex qui n'est pas si
arrogant au fond...
Dr Shepperd : Dr Grey ?
Dr Grey : Oui ?
Dr Shepperd : Vous voulez refermer ?
Dr Grey : Oui, si vous me le permettez...
Il me tend les instrument, je prends du fil et réalise une fine suture.
Nous sortons, et on va à la cafète, plateaux en mains, on se dirige vers la table où est déjà installé mon groupe de résidents.
Cristina : Ah voilà "Les inséparables" !
Meredith : Les quoi ?
Cristina : Les inséparables, c'est votre nouveau surnom...
Derek : Pourquoi ...
Meredith : on nous appelerais comme ça ?
Il me sourit, et oui j'ai pas pu m'en empêcher encore une fois...
Cristina : Georges tu les a fait boire ?
Georges : Non.
Cristina : Alex, tu les a drogués ?
Alex : Non, et je ne prend pas de drogues Cristina !
Cristina : Ça, ça reste à prouver. Alors Izzie qu'est-ce que tu as mis dans leurs gâteaux ?
Izzie : Rien, mes muffins sont sains et très bons !
Cristina : Alors je ne vois qu'une seule solution possible... Vous êtes tout les deux idiots !
Derek : Ce qui ne répond toujours pas à notre question.
Cristina : Vous êtes de pluys en plus idiot, vous ne vous apercevez même pas que vous faîtes presque tout ensemble sauf quelques opérations ! D'où le nom gracieusement donné par toutes les infirmières ici, " Les inséparables "...
Derek : D'accord, mais j'espère que j'ai gardé mon surnom de " Dr Mamour " ?
Cristina : " Dr Mamour " C'est quoi ce surnom ?
Derek : Bah les infirmières me surnomme comme ça ici !
Je souris à la remarque.
Cristina : Non, ici c'est " Charmant Docteur " !
Derek : Oh, j'ai confondu avec ... New York.
Je souris, c'est moi qui est inventé ce surnom...
Cristina : Bien sûr, bien sûr... Tu mens, mais c'est pas grave.
Nous mangeons, cette nourriture toujours aussi infâme.
Meredith : Et si on organisait une fête ?
Georges : Je ne pourrais pas venir, je suis de garde mais allez-y amusez-vous.
Derek : Une fête, en quel honneur ?
Meredith : Pour inaugurer notre nouveau surnom et pour faire la fête !
Derek : Alors, d'accord. Vous venez ?
Cristina et Izzie : On n'a pas besoin d'accepter je vous rappelle qu'on vit dans la même maison !
Derek : Oui, mais je parlais à Alex ?
Crisitna : Et tu le vouvoie ?
Derek : Eh bien en fait ...
Meredith : Oui, parce qu'il y a deux de mes internes qui passent.
Cristina : La vache, vous êtes à la hauteur de votre surnom, vous deux.
Meredith : J'ai un patient à aller voir, alors à ce soir !
Et je sortis de table, j'allais voir mon patient, demanda à une interne de faire une dernière IRM et de le préparer pour aller au bloc.
4 heures d'affilées en train d'opérer, mon record pour l'instant.
Il est déjà 18h, je vais voir mes patients de la journée, réserve un bloc pour demain matin, et pars en marchant jusqu'à chez moi.
Je me change, me recoiffe, choisis 3CD à mettre dans la chaîne, prépare une tonne de sandwiches...
Voilà il est 20 heures tout le monde arrive, un peu fatigué, la musique commence et ça les remet d'aplomb pour cette soirée.
Déjà Cristina danse en mangeant un sandwich.
Derek : Meredith ?
Meredith : Oui !
Derek : Ne bois pas trop d'alcool, tu as une opération à 6h demain.
Meredith : Je ne boirai pas d'alcool, ce soir !
Derek : Ça c'est impossible...
Meredith : Tu veux parier ?
Derek : Si tu veux.
Meredith : Bien, je ne boirais pas d'alcool durant toute la soirée.
Alex arriva avec à la main, un plateau rond où ornaient quelques coupes de champagne.
Alex : Derek ?
Derek : Merci.
Il s'empara d'un verre.
Alex : Meredith ?
Mes yeux regardait alternativement, le champagne puis Derek qui prenait plaisir à sourire.
Alex : Meredith ?
Meredith : Oh puis zut, je prends un verre, merci Alex.
Derek : Je le savais...
Meredith : J'aurais pu tenir, mais te voir heureux d'avoir gagner ce pari débile, me rend joyeuse.
Derek : Tu vois, on m'avait encore jamais dites cette excuse minable !
Meredith : Mais je ne mens pas, c'est pour toi que j'ai pris cette flûte de champagne.
Derek : Bien sûr.
Meredith : Alors, tu danses ?
Derek : Je ne danse pas en public...
Meredith : Ça c'est dommage !
Derek : En fait si, mais quand je suis bourré seulement.
Meredith : Je me permettrait pas de te soûler juste pour te voir danser, mais j'y arriverais, un jour...
Derek : Personne n'y est arrivé pour l'instant !
Meredith : Peut-être, mais moi si, un jour... Bon bah si tu veux pas m'accompagner, j'y vais toute seule.
Je pose mon verre vide, sur un meuble proche. Izzie et Cristina dansent sur la table de salon, je les rejoins et me met au milieu, Cristiname tend une bouteille de téquila, j'en bois une gorgée et je danse n'importe comment... Un vrai spectacle !
La musique s'arrête les 3CD sont passées, non pas déjà, j'ai dansé pendant plus de deux heures, et à la fin j'étais toute seule et complètement soûle...
Tout le monde me regarde bizarrement, je descend avec difficulté de cette petite table et marche maladroitement vers le fauteuil de Derek, je m'asseois sur l'accoudoir, et tellement ivre que je suis, mes jambes glissent et s'installent en parrallèles de celles de Derek. Je ferme les yeux et trou noir...
Ça devient une habitude qu'elle s'endorme sur moi, quand elle est bourrée !
Cristina : Le seul qu'on n'a pas vu danser c'est celui qui la tête d'une fille bourrée sur son épaule...
Derek : Je ne danserai pas !
Izzie : Maintenant tu es sauvé tu peux plus te lever.
Cristina : Et par conséquent tu ne peux plus nous montrer tes talents de danseur.
Izzie : C'est vraiment dommage !
Une main me pointe du doigt, c'est celle de Meredith.
Meredith : J'arriverais à te faire danser en public Derek !...
Je l'a regarde...
Derek : Elle dort ... toujours.
Cristina : Elle a toujours été bizarre comme fille, c'est pour ça que c'est ma meilleure amie !
Alex : Mais elle a parlé en dormant ?!
Izzie : En fait, le pire c'est qu'elle a dit quelque chose en rapport avec ce qu'on disait nous !
Cristina : C'est vrai, mais elle a choisi le bon moment, parce qu'il y a une personne de la spécialité cerveau !
Derek : Peut-être, mais je n'explique pas tout !
Alex : J'vais y aller, à demain.
Izzie : T'es pas ivre, t'as de la chance, mais fait attention quand même !
Alex : C'est simpa de t'inquiéter ! A plus.
Izzie : J'suis crevée, je vais me coucher.
Cristina : Je monte aussi, tu veux que je t'aide à la porter ?
Derek : Non, je vais rester ici, c'est pas grave...
Elle me regarde bizarrement.
Cristina : Alors bonne nuit !
Derek : Bonne nuit.
Je l'a regarde dormir, elle est si paisible, un sourire brille sur son visage, un sourire d'ange...
Je pose ma tête sur le fauteuil, je ferme les yeux et m'endors envoûté par son odeur de lavande.
Il est 4h10, Izzie se lève, elle descend les escaliers, se dirige vers la cuisine mais en passant aperçoit les cheveux bouclés de Derek, dépassant du fauteuil. Elle s'approche un peu et voit Meredith dans ses bras, elle sourit et pars dans la cuisine sans faire de bruit.
Elle prépare des gâteaux pour le petit déjeuner.
Dans le salon, J'ouvre les yeux et m'aperçoit que durant son sommeil, j'ai posé ma tête sur celle de Meredith. Je me redresse comme un peu.
Derek : Meredith, réveille-toi...
Meredith : Humm...
Derek : Allez un peu de courage...
Meredith : Humm...
Après un moment, à grogner, elle ouvrit les yeux.
Derek : Un sourire ce matin, je n'en demandais pas tant...
Meredith : Si tu veux je peux pleurer, je m'entrainais à l'école, pour pleurer sur commande.
Derek : Non, je préfère ton joli sourire ! Allez debout, maintenant.
Meredith : On n'est pas pressés.
Derek : Bon d'accord.
Je passe un bras sous ses fines jambes, l'autre en haut de son dos, l'a porte, me lève, me retourne face au fauteuil, et l'a lâche. Je commençe à partir...
Meredith : Deeeerrrreeeeek !! Tu vas le payer !
Je me retourne, elle s'est relevée et est à ma hauteur, un brin énervée...
Je souris, son regard est trop craquant.
Je me penche légèrement, et dépose un baiser sur sa joue, puis lui murmure à l'oreille.
Derek : Au moins, tu es levée...
Je me dirige vers la cuisine.
Derek : Salut.
Izzie : Salut.
Derek : Alors c'est quoi aujourd'hui ?
Izzie : Muffins au chocolat... Tu as pris l'habitude de prendre toujours des patisseries le matin.
Derek : Je crois que je ne pourrais plus m'en passer, un rituel pour commencer la journée.
Izzie : Contente que ça te plaise.
Je suis là, en plein milieu du salon, je ne bouge pas. Je pense à ce qui vient de se passer... Pourquoi ? Je n'en sais rien, mais il faut que je bouge maintenant.
J'arrive dans la cuisine.
Meredith : Bonjour tout le monde.
Cristina : Salut.
Izzie : Salut, enfin levée...
Derek fait pivoter son siège et me sourit.
Meredith (en même temps d'avancer vers le comptoir où était entreposé les muffins) : Je te raconte même pas, (regardant Derek) s'il n'a pas honte il pourra t'en faire la description... J'vais prendre ma douche.
Et je pars dans la salle de bain.
J'ai fini de prendre ma douche, je me coiffe dans la chambre, pendant que Derek prend à son tour sa douche, je l'entends chantonner.
Quelques minutes plus tard il sort.
Il enfila son pull par dessus ça chemise.
Meredith : Qu'est-ce que tu chantais ?
Derek : Une chanson des Clash, mais je serais incapable de te dire le nom.
Meredith : Ok, je pourrais conduire pour aller à l'hôpital ?
Derek : J'ai remarqué que tu n'avais pas de voiture, tu ne conduis plus ?
Meredith : Pas. En fait, j'ai passé mon permis mais pour les petits trajets que j'ai à faire, la voiture n'était pas insdispensable alors, je n'en ai jamais achetée...
Derek : Tu viens de me dire que tu n'as jamais conduis après avoir eu le permis ?
Meredith : Euh oui...
Derek : Oh mon dieu... D'accord, je te laisserais conduire, au risque d'avoir un accident.
Meredith : Si tu ne veux pas, tant pis...
Derek : Je te fais confiance.
On partit environ dix minutes plus tard, non nous n'avons pas eu d'accident. Il s'est fait bipé à la seconde où je me suis garée. Il est partit en courant vers l'hôpital, l'urgence oblige !
Je me prépare dans les vestiaires, rédige un compte-rendu de ma dernière opération d'hier.
Je choisis quelques dossiers pour les visites de mes internes, regarde le planning d'opération...
Oh, j'ai oublié, j'ai une intervention, je vais au bloc opératoire, sauve mon patient en une heure et repars...
Je me dirige vers les vestiaires, supervise toute la visite, place chacun de mes internes dans un service, mais aucun en neurochirurgie.
J'ai réalisé une première intervention d'urgence, je me suis changé après, Je marche en pensant au trajet de voiture avec Meredith, je n'ai pas eu d'accident, et ma voiture n'est pas rayé, elle se débrouille...
Au Soeur SoD', merci de veiller sur nous, je vous envoie un baiser pour vous remercier de nous protéger...
Je vois Meredith monté dans l'ascenseur, au secours il se referme, bon on va faire à ma façon...
Je me plaque en travers de la porte. La porte se réouvre.
Derek : Euh, je ... Oublie, je veux pas que ça détruise notre amitié, je ... excuse-moi.
Elle appuie sur le bouton d'arrêt, à l'aide elle va me crier dessus, j'aurais jamais dû admettre mes sentiments !
Meredith : Nan, mais t'es fou ! ... Comment tu veux que j'oublie un baiser comme celui-là !
Elle se remet face à la porte et croise les bras, elle n'a toujours pas redémarrer l'ascenseur. Je me penche et appuie sur le bouton pour le débloquer...
Un silence, durant le reste du temps, on arrive au bon étage. Elle pars à droite je me dirige à gauche, sans un regard...
J'effectue une autre opération, j'ai en garde un interne de Cristina aujourd'hui. Alors je lui pose des questions, je suis concentré sur mon intervention mais une plus grande obsession hante mon esprit, elle se prénomme : Meredith.
Je lève les yeux, je regarde les personnes qui sont dans la galerie, elle y est aussi, je souris et reprends mon opération.
3 heures au bloc, mais une deuxième vie de sauver, la journée commence très bien...
Il a fini son opération, encore un succès. On me bipe ... c'est Richard.
Je cours jusqu'à son bureau traversant plusieurs couloirs, slalommant entre différents bracards...
TOC toc...
Richard : Entrez... ah Meredith c'est toi !
Meredith : Vous m'avez bippé ?
Richard : Oui, j'ai entendu des bruits de couloirs...
Meredith : Et que disent-ils ?
Richard : Assis-toi... voilà, j'ai entendu un surnom...
Meredith : C'est pour ça que tu me fais venir ? Tu n'as pas convoqué Derek aussi quand les infirmières lui ont attribuées le surnom du "Charmant Docteur" ?
Richard : Non, mais ce n'est pas la même chose...
Meredith : Si c''est un surnom comme les autres.
Richard : "Les inséparables" ce n'est pas anodin !
Meredith (reprenant son sérieux) : Qu'est-ce que tu entends par là ?
Richard : Je dis juste que s'il se passe quelque chose entre toi et Derek, j'aimerais le savoir autrement que par des bruits de couloirs.
Meredith : Pour ma part c'est mon meilleur ami, après ce qu'il pense lui, je n'en sais rien.
Richard : Bien, mais s'il devenait plus qu'un simple ami, tu me le dirais ?
Meredith : Je ne vois pas en quoi ma vie sentimentale t'intéresserais ?
Richard : Meredith ...
Meredith : Oui, au cas où l'heureux élu travaille dans ton service, tu seras prévenu.
Richard : Merci. Tu peux y aller maintenant.
Meredith : Au revoir Richard !
Je repars d'où je viens, passant dans l'ascenseur cette fois vide, enfin plein à craquer, mais vide de lui...
Lui et son baiser si doux de ce matin, lui que j'adore en tant qu'ami, mais je ne sais plus trop où j'en suis.
Est-ce que je ressens un sentiment autre que l'amitié ? Lui ressent-il plus ou est-ce que c'était une pulsion ?
Je repense à ce qu'il m'a dit, je suis jalouse, jalouse d'une personne que je ne connais même pas, à peine si je peux prouver son existence...
Bip.
Oh, c'est bon, je peux quitter cette boite solide transporter par des câbles, où ils s'est passé ce matin quelque chose qui me fait frissonner rien que d'y penser...
Un peu de sérieux Dr Grey, t'es au boulot tu verras ça plus tard, Melle Fanga à besoin de moi pour sa moelle...
Je m'apprête à rentrer dans la chambre de ma patiente, je regarde une dernière fois le couloir, Derek me regarde, je croise son regard et souris...
Dr GREY ! Concentre-toi ma vieille !
Je rentre enfin dans la chambre de ma patiente, je lui ai déjà fait les examens. Je lui explique la procédure mais elle semble être ailleurs...
Je suis son regard, oh non pas encore.
Meredith : Excusez-moi.
J'ouvre la porte et la referme derrière moi.
... : Pourquoi es-tu là ?
Derek : L'interne de Cristina m'énerve, alors j'ai fais un tour dans les couloirs...
Meredith : C'est ça, raconte-moi des salades !
Derek : Le pire c'est que ce n'est pas une salade mais une malade que tu as dans la chambre là !
Meredith : Très drôle Derek, vraiment très drôle !
Derek : Je sais, je sais ... Il faut que j'y aille, j'ai un interne à maltraiter.
Meredith : Ok. À tout à l'heure !
Je retourne voir ma patiente, lui demande si elle accepte l'intervention.
Melle Fanga : Qui va m'opérer ?
Meredith : Moi.
Melle Fanga : Vous n'êtes pas un peu jeune ?
Meredith : Je suis capable de faire cette opération, mais si vous préferez je peux essayer de trouver un titulaire avec plus d'expérience...
Melle Fanga : Pourquoi vous faîtes ça, ce n'est pas votre devoir d'opérer et de sauver les patients ?
Meredith : Si, biensûr mais si pour une quelqueconque raison vous refusez que je vous opère moi, mais que vous voulez cette intervention, mon devoir sera toujours de vous sauver, alors je chercherais dans le service un chirurgien avec plus d'expérience pour vous opérez !
Melle Fanga : Très beau discours ! Vous devez aimer votre métier pour en parler comme ça, j'ai confaince en votre talent, parce que, pour vous je sens que ce métier n'est pas un job comme ça, mais une vraie passion...
Je souris à cette remarque, oui une vraie passion, mais depuis cette année c'est encore mieux, un vrai régal !
La journée passa, Melle Fanga a été sauvée, je suis de garde ce soir et mon titulaire aussi.
J'ai rejoins les vestiaires une vingtaine de minutes, le temps de prendre une bonne douche et de dire au revoir à mes amis.
Voilà, je suis prête pour ma garde, voir les patients, couvrir les urgences et veiller sur les internes... C'est parti !
Je suis au urgence mais des fois je me demande pourquoi ils ont appelés ce lieu comme ça, il n'y a quasiment aucunes urgence quand j'y suis ...
... : Tu penses à quoi ?
Cette voix, ce visage, ce baiser qui vient de cette personne, jamais je ne pourrais l'oublier...
Meredith : Au con, qui à appeler les urgences : "urgences" !
Derek : Très intéressant... Et alors tu en penses quoi de ce con ?
Meredith : Je crois que j'ai compris l'histoire ... il a appelé les urgences : urgences parcequ'il fallait qu'il aille d'urgence en hôpital psychiatrique !
Derek : Ton sens de l'humour est extraordinaire !
Meredith : Plus que le tien tu peux me croire.
Derek : D'accord, j'admet je n'ai jamais été très doué pour faire des blagues ...
J'entend une sirène au loin, et puis pourquoi appelle-t-on les sirènes d'ambulance des sirènes ? Peut-être parce qu'elles chantent le malheur des autres ? Je sais par moment je suis assez bizarres à me poser des questions existencielles...
Je cours vers l'ambulance, l'ambulancier crie les paramètres vitaux. J'examine brièvement mon patient.
Meredith : J'espère que tu es plus doué dans ton métier !
Derek : Et moi, que tu comprends pourquoi un con a appelé les urgences : urgences !
Meredith : On l'emmène, toi (dis-je en me dirigeant vers un interne) fonces, et demande à être prioritaire sur le scan ! Allez bouge !
Il cours, on fait rouler notre brancard dans les couloirs.
Un instant après, Derek stoppe le brancard.
Meredith : Qu'est-ce que tu fais ?
Il avait déjà sortit sa mini-lampe de sa poche, il aveuglait notre patient de cette lumière.
Derek : Pouvez-vous serrez mes doigts ?
Un son presque inaudible, mais on l'a bien entendu.
Meredith : Il est conscient ?
Derek : J'en ai bien peur.
On cours jusqu'au scan qui nous attend depuis deux minutes déjà.
Le scan n'est pas bon du tout, mais en même temps on s'en doutait un peu... Une hache dans la tête ça fait de terribles dégâts !
C'est parti pour une opération pour le moins rare. Tout le monde veut être dans la galerie, mais il en faut bien quelque uns pour surveiller les urgences.
L'autre résident prends le relais pour superviser les internes, celui qui a couru pour nous débloquer le scan a la chance d'y assister non, il ne tiens rien, c'est assez grave comme ça, on ne lui pose même pas de questions, tellement concentrés sur l'intervention et sur cette vie si fragile à sauver.
Comme toujours au bloc, nous sommes sur la même longueur d'ondes, complétement synchronisés, en parfaite harmonie.
Il commence à m'annoncer une directive, je n'attend pas la fin de la phrase et fait ce qu'il voulait me demander, on se comprend en deux ou trois mots. Je pense sincèrement qu'on mérite notre surnom, parcequ'il faut quand même bien se connaître pour finir les phrases de l'autre. Je dis ça mais dans mon cas, parfaitement me connaître est impossible...
Après 4 heures d'interventions ce qui peut paraître long, mais pour une procédure comme celle-ci, c'est une temps assez rapide...
Nous pensons que tout s'est déroulé à la perfection, mais nous nous prononcerons vraiment dans 48h, en voyant s'il a ou n'as pas de séquelles.
L'interne l'emmène en salle de réveil, nous nous dirigeons vers la sallle d'habillage.
Meredith : C'était super !
Derek : Impressionnant c'est vrai.
Meredith : Et en plus nous avons réussi !
Derek : Je pense qu'on forme une bonne équipe...
Meredith : C'est aussi mon avis, à plus tard Dr Shepperd.
Il est une heure du matin, après j'enchaîne, une autre garde pendant la journée. Je file à la cafétéria me chercher un peu de caféine pour après me remettre au travail.
Une belle tasse de café est un bon moyen de récupérer un peu de force.
Je m'installe à une table pour être tranquille et réfléchir... Où j'en suis ? Que dois-je faire ? Est-il aussi troublé que moi par ces quelques minutes ? Pourquoi je me casse la tête et ne pense qu'à lui dans un rare moment où je suis toute seule ?
En fait j'essaierais de répondre à toute ces questions plus tard, car je ne suis plus seule et devinez qui viens s'asseoir à côté de moi avec deux autres cafés...
Derek : Je sais que tu en a déjà un, mais peut-être que tu voudras encore du café...
Meredith : Merci de penser à moi.
Derek : Mais je n'arrête pas.
Un silence en suivit, il décida tout de même de continuer.
Derek : J'ai emmené le dossier de notre patient, on peut faire le compte-rendu de l'opération tout de suite...
Meredith : D'accord.
Il ouvra les anneaux du classeur et pris deux feuilles, il me donne la première intitulée : "Compte-rendu de l'opération par le/la résident(e) : " Et il garde l'autre partie réservé au titulaire.
Meredith (en prenant son stylo dans la poche de sa blouse) : C'est parti !
Derek : Bon courage.
Et depuis un quart d'heure, nous sommes en train d'écrire. De temps, il prends quelques gorgées de café, le seul problème qui n'en ai pas un, c'est qu'il boit mon café.
Meredith : C'est le mien, celui-là.
Derek en décollant de verre de ses lèvres : Quoi ?
Meredith : C'est mon café, mais il n'y a aucun soucis.
Derek : Oh, désolé, j'ai pas fais attention.
Meredith : C'est rien, c'est juste un café... Et voilà ! Mon compte-rendu.
Derek : Merci.
... : Dr Grey ?
Meredith : Oui, Dr ...
... : Beck. Une infirmière m'a demandé de vous trouver.
Meredith : Pour quelle raison ?
Dr Beck : Un appel téléphonique, je crois.
Meredith : Bien, je vous suit.
Enfin, un des quelques bureaux d'infirmières, je m'avance.
Meredith : Vous me cherchez ?
Infirmière : La personne au téléphone veut vous parler de vous, vous êtes bien le Dr Grey ?
Meredith : Oui, mais vous êtes sûre qu'elle veut me parler de moi ?
Infirmière : C'est ce que j'ai compris en tout cas...
Meredith : Oui, bon...
Je prend le téléphone.
Meredith : Allô ?
Interlocutrice : Vous êtes bien le Dr Grey ?
Meredith : Oui et vous vous êtes ?
Interlocutrice : <la maison de repos, c'est pour vous parlez de votre mère.
Meredith : Qu'est-ce qu'elle a ?
Interlocutrice : Elle ne mange plus depuis 2 jours.
Meredith : Et vous ne pouviez pas m'appeler avant ?
Interlocutrice : Ça lui arrive de temps en temps, mais le lendemain elle continue de manger, je ne voulais pas vous inquiétez !
Meredith : C'est fréquant et vous me l'aviez jamais dit, mais vous êtes irresponsable !
Interlocutrice : Nous avions plusieurs personnes atteintes d'alzeimer ici, c'est difficile de tout savoir sur chacune d'elles...
Meredith : Bon d'accord, admettons, et qu'est-ce qu'il faut que je fasse maintenant ?
Interlocutrice : Vous devez venir le plus rapidement posssble pour essayer de lui faire comprendre qu'elle doit se nourrir !
Meredith : J'ai un métier et je suis de garde pour encore assez longtemps, je ne peux pas venir !
Interlocutrice : C'est votre mère !
Meredith : Écoutez, je sais de qui on parle d'accord, mais j'ai une vie aussi, je ne peux pas être responsable d'elle !
Interlocutrice : Pourtant vous l'êtes, maintenant.
Meredith : Je vais faire mon possible pour venir mais je ne vous promets rien.
Interlocutrice : J'espère à toute suite, alors !
Meredith : Oui, c'est ça...
Je raccroche... Et voilà un autre problème. Ma mère ne veut plus se nourrir ! Qu'est-ce que j'ai fais pour mérité ça ?!
Infirmière : Vous allez bien, Dr Grey ?
Meredith : Oui, ne vous inquiétez pas... Merci de m'avoir prévenue.
Infirmière : Cette femme m'a dit que c'était urgent, alors...
Meredith : Merci.
Et je repars, en voulant aller à la cafète, je vois Derek au urgences...
Meredith : Tu peux me passer tes clés ?
Derek : Tu n'entends pas les sirènes hurlées, Meredith ?
Meredith : Quoi ?
Derek : Les urgences vont bientôt être bondées, un accident de la route, on appelle quelques chirurgiens de repos en renfort, tu ne peux pas partir maintenant, au boulot !
Meredith : Bon, ok.
Cela fait bien trois heures qu'on s'acharne à recoudre, opérer, sauver les personnes touchées par l'accident ...
Cela fait bien trois heures que j'oublie ma vie, les personnes qui m'entoure et en premier lieu ma mère ...
Cela fait bien trois heures que je ne pense qu'aux procédures, aux anti-douleur, à la manière dont je dois tenir mon scalpel...
Cela fait bien trois heures que je n'ai pas vu le bel homme qui a bu mon café et qui m'a embrassé dans l'ascenseur ...
Cela fait bien plus de trois heures qu'il me fait craquer, juste en posant son regard sur moi ou en affichant le plus beau des sourires en me voyant ...