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Série : Grey's Anatomy
Création : 19.04.2008 à 17h52
Auteur : Spyfafa
Statut : Terminée
« C'est parti pour la 2ème, j'espère que vous l'aimerai... Je veux l'écrire seule ! Bonne lecture » Spyfafa
Cette fanfic compte déjà 103 paragraphes
Nous partons prendre notre petit déjeuner, Izzie fait toujours trop de muffins alors il en reste dans le placard, on les prends, moi assise sur ses genoux le cajoleant, parlant de tout et de rien...
Nous prenons un bon bain ensemble comme chaque vendredi, seuls dans la maison. On se détend, on s’embrasse, on s’enlace dans cette eau recouverte de mousse.
Une superbe journée en perspective, il est 12h, Derek met son manteau, eh oui il pleut toujours à Seattle c’est comme ça et ça le restera...
Derek : Je vais aller chercher ma soeur à l’aéroport, tu veux venir ?
Meredith : Non, je... Je vais ranger et préparer un repas vite-fait.
Derek : D’accord, j’en ai pas pour longtemps.
Il m’embrasse, me sourit et part en voiture.
J’essaie de trouver quelque chose de potable dans les placards, il y a plein de choses, c’est vrai, mais quelque chose que je sais cuisiner c’est plus dur...
Une heure et demie à préparer un petit plat, à faire une jolie table, ranger la maison et me changer après avoir fait exploser une sauce sur moi en la remuant dans la casserole...
J’entends le moteur venir et s’arrêter, je regarde par la fenêtre de la chambre, c’est lui.
J’enfile un T-shirt, et je descend les escaliers à une vitesse folle. J’ouvre la porte.
Meredith : Bonjour et bienvenue chez nous !
Trois voix : Bonjour.
Meredith : Oh mais c’est qu’il y a du monde... Entrez, restez pas devant la porte.
Soeur de Derek : Moi c’est Laura et voici Tom et Kate, je suis désolé leur présence n’était pas prévue, mais il n’y avait plus personne pour les garder, en plus ils voulaient tellement voir leur oncle que c’est difficile de ne pas céder...
Meredith : Y’a aucun souci, vous avez quels âges vous deux ?
Tom : Moi j’ai sept ans et je suis grand.
Kate : Moi j’en ai cinq et je suis grande aussi.
Tom : C’est pas vrai, y’a que moi qui suis grand !
Kate : Non, je suis grande aussi !
Laura : Les enfants arrêtez un peu...
Tom et Kate : D’accord, maman.
Toute la petite famille se dirigeait dans le salon.
Derek : Désolé, j’aurais peut-être dû te prévenir dès que je les aient retrouvés à l’aéroport.
Meredith : J’aime bien les enfants, c’est pas un problème, tu dois être heureux de les revoir. Je vais aller chercher du jus d’orange.
Tom : Du jus d’orange, cool. Tu veux que je t’aide à l’attraper ?
Meredith : L’attraper ? Oui, il doit être en train de courrir avec ses petites jambes dans la cave.
Tom : Dans la cave, c’est pas là où on met le vin d’habitude ?
Meredith : Oui, mais moi je suis assez spéciale et j’y ai aussi mis du jus d’orange, viens tiens moi la main, y’a pas de rembarde pour l’escalier.
J’ouvre la porte.
Meredith : Allons attraper cette bouteille qui se balade partout dans la cave.
Et on descend ces quelques marches. J’appuie sur un interrupteur, la lumière s’allume sur des dizaines de bouteilles, des dizaines de bouteilles que je buverais sûrement pas, on regarde un peu tout les compartiments, le jus d’orange est là, je le prends et le donne à Tom.
Tom : Mais il courrait pas celui-là.
Meredith : Tom le jus orange ne court pas, tu peux regarder la bouteille, elle n’a pas de jambes...
Tom : Je le savais, déjà. On remonte maintenant ?
Meredith : Je te suis, fait attention à ne pas tomber dans les escaliers.
Il escalade ces quelques marches de pierres brutes.
Tom : J’ai le jus d’orange !
Laura : C’est bien Tom.
On s’installe dans le salon pour parler, faire connaissance, je met à réchauffer mon plat. La famille Sheperd parle entre elle. On se met tous à table. Meredith : Désolé ce n’est pas de la grande gastronomie...
Tom et Kate : Pas grave, on adore les pâtes !
Meredith : Alors c’est parfait.
Je commence à les servir, jusqu’à ce que...
Tom : Elle est où Tata ?
Mon regard se fige ainsi que tout les membres de mon corps, est-ce que j’ai bien entendu cette phrase ? Est-ce que je suis dans un cauchemar ? Dans ce cas, il faut vraiment que je me réveille dans ses bras, pour me rassurer... Mais mes yeux sont grands ouverts, alors je ne dors pas.
Meredith : Non... C’est impossible... Tu n’as pas pu me faire ça Derek ?!
Derek : je suis dé...
Meredith : Ne me dis pas que tu es ... Dégages, Fous le champ ! Vires de chez moi !!
Tom : C’est pas bien d’insulter mon tonton !
Derek : Tom...
Je marche jusqu’à la fenêtre, pose mes coudes sur le rebord, et met ma tête dans mes mains. Je retourne jusqu’à Tom et le serre dans mes bras.
Meredith : Je sais, c’est pas bien ce que j’ai dis, mais... Mais je peux pas faire autrement, désolé que tu es assisté à ça, Tom.
Tom : Tu pleures Meredith ?
Meredith : Non, je pleure pas.
Je pleurs et tout le monde le voit, mais...
Meredith : Tu vois ce que tu fais, Derek ? Tu me détruis... Et dire que j’allais prononcer ce que tu attendais... J’allais te dire que je t’aimais, mais maintenant, maintenant tu ne l’entendras jamais ! Restes là, profites de ta famille, mais ce soir... Ce soir, je ne veux plus rien avoir de toi, fais tes valises et pars ! Bonne journée !
Je sors de la maison en claquant simultanément les deux portes vitrées. Je m’assoie sur les marches extérieurs, je ne retiens plus du tout mes larmes qui coulent sans relache sous la pluie battante…
Tom : Je vais voir Meredith.
Laura : Tom, tu ne crois pas que tu en as assez fait comme ça pour aujourd’hui ?
Tom : Je suis désolé Tonton.
Derek pleure aussi, toute cette tristesse après toute cette joie. Meredith, il a perdu Meredith, mais pourquoi il ne lui avait pas dit, quand ils étaient amis. Pourquoi lui cacher son mariage ? Au fond de lui, il savait la réponse mais il l’a trouvait tellement…
Même contre l’avis de sa mère, Tom se déplaça jusqu’à la porte et l’ouvrit.
Je me retourne pour voir qui a ouvert puis refermée la porte, c’est Tom, il vient s’asseoir à côté de moi.
Tom : Je suis désolé.
Meredith : De quoi ? Rien n’est de ta faute. Tu n'as pas à te rendre coupable de ce qui arrive...
Tom : Mais si je savais me taire de temps à autres...
Meredith : Je ne saurais pas au courant et toi, tu ne serais plus toi ! Je te connais que depuis quelques heures seulement et je peux te dire que tu as toujours besoin de parler, que ce soit pour proposer ton aide, pour te chamailler avec ta soeur, pour soutenir ton oncle, parles et tu iras bien.
Tom : Ce qu'à fait tonton n'est pas correct.
Meredith : C'est vrai.
Tom : Tonton est méchant, ce n'est plus mon tonton !
Meredith : Ne choisis pas un clan, ton oncle est ton oncle et que tu le veuilles ou pas il restera ton tonton, ton préféré que tu adoras toujours, une sorte de modèle...
Tom : Alors en tout cas, je ne ferais jamais ce qu'il t'a fait à toi !
Meredith : Mentir n'est pas une excellente chose, c'est certain. Mais j'espère que tu aimeras quelqu'un comme je pense qu'il m'a aimé lui, s'il a épprouvé quelque chose pour moi.
Tom : Il t'aime Meredith.
Meredith : J'espère, au moins un peu...
Tom : Tonton pleure en ce moment.
Meredith : Je ne vois vraiment pas pourquoi, après tout c'est de sa faute si je pars ! Oh et puis tu es encore trop petit pour comprendre toute ces choses, je vais appeler une amie pour qu'elle vienne me chercher...
Tom : Je suis grand !
Meredith : Oui, mais pas assez pour tout comprendre et c'est normal...prenant son téléphone, Cristina ?
Cristina : Oui !
Meredih : Viens tout de suite me chercher, s'il te plait.
Cristina : Ça ne va pas ?
Meredith : Pas vraiment, je t'en prie viens vite.
Cristina : J'arrive dans 15 minutes soit patiente.
Meredith : D'accord à tout de suite.
À l'intérieur de la maison, Derek est assis sur le canapé, pleurant, se posant des dizaines de questions auquel il n'avait aucunes réponses. Sa sœur et sa nièce étaient à ses côtés, lui caressant le dos pour le consoler…
Mais que pouvaient-elles faire ? Rien, rien de bien efficace au malheur qu’il éprouvait.
Sa sœur commença à dire quelques mots.
Laura : Je suis désolée mais il faut que je te dise quelque chose qui ne va pas te faire plaisir…
Derek : Rien ne pourra m’emmener plus bas…
Laura : Elle vient demain à Seattle.
Derek : Sauf ça… Pourquoi elle revient ? Pourquoi me pourrir encore plus la vie ? Pourquoi tout ça, Laura ? Aide-moi…
Une voiture roulait à toute vitesse sur la route qu’on voyait de la maison. Elle s’arrêta et Cristina descendit de celle-ci.
Christina : Oh un petit Mamour !
Mes larmes ruissèlent sur mon visage à demi cachée par la pluie qui tombe depuis le début de la journée.
Christina : Meredith, qu’est-ce qui ne va pas ?
Meredith : Au revoir Tom, fais un gros bisous à ta maman et à ta sœur de ma part.
Tom : À ma sœur, beurk !
Meredith : De ma part Tom…
Tom : D’accord, mais c’est juste parce que c’est toi.
Meredith : C’est gentil ça.
Tom : Je fais un bisous à tonton aussi ?
Meredith : Non, il n’aura plus jamais rien de ma part.
Tom : Au revoir Meredith.
Il me serra dans ses bras, je le prend et le porte.
Tom : Je suis grand pas besoin de me porter !
Meredith : Même si je te fais un gros bisous ?!
Tom tendant sa joue : On va faire une exception.
Je lui fais un énorme bisous, peut-être pour lui donner tout l’amour que je voulais transmettre à son oncle ? Mais il m’a fait tellement de mal…
Je repose Tom sur la terre ferme, il marche jusqu’à la porte, m’adresse le plus beau des sourires, c’est bien un Sheperd… Ils ont tous ce sourire ravageur, si beau…
Il se met sur la pointe des pieds, attrape la poignet et appuie dessus, la porte s’ouvre, il entre et referme celle-ci derrière lui…
Christina : Pourquoi Derek ne devrait-il plus rien avoir de ta part ?
Je fond en larmes, repensant à cette révélation et à tout ce qu’elle transporte avec elle… Tout n’est qu’illusions, mensonges depuis le début, et peut-être même pas d’amour… Rien qu’en y pensant un frisson de peur me parcourt de haut en bas.
Je me lève, fous un coup de pied dans les marches de l’escalier. Et m’approche de la voiture de Cristina.
Meredith : Emmènes-moi loin d’ici, s’il te plait !
Cristina voyant mon état ne se fit pas prier et ajouta : Comme tu voudras…
On s’assoie dans la voiture, le moteur se réveille et nous roulons vers l’hôpital.
On entre dans le hall, mes yeux sont rouges, mon air est triste, tout le monde me regarde bizarrement, ça doit leur faire un choc, du jour au lendemain, je suis passée d’une Meredith épanouie et rayonnante à une fille cassée et flippante. Mais tout ça c’est de sa faute !
Cristina : Tu ne veux vraiment pas me dire ce qui s’est passé avec Derek ?
Meredith : Emmènes-moi dans le bureau du chef, je peux pas y aller toute seule, je n’ai plus de forces…
Cristina : Alors, ne parle pas pour l’instant. Viens, on y va.
Me voilà, quasiment tirée par ma meilleure amie, oui je suis traînée jusqu’à son bureau, elle frappe à la porte, il crit « Entrez ! » Nous nous exécutons, il voit mon état, mon corps complètement avachit, je suis molle…
Richard après avoir fermer la porte : Qu’est-ce qui se passe, Meredith ?
Meredith : Il… Il est …
Je m’endors sur le canapé où je venais juste de m’asseoir, complètement anéanti par cette journée, par tout ça, toute cette histoire qui me dépasse totalement.
Richard à Cristina : Vous savez quelque chose ?
Cristina : Rien du tout, mais ça à avoir avec le Dr Sheperd…
Richard : Vous ne l’appelez pas Derek ?
Cristina : Elle m’a ordonnée de ne plus l’appelez ainsi.
Richard : C’est bizarre… Reprenez votre garde et ne répondez à aucune personne de cet hôpital sur ce sujet.
Cristina : Bien chef ! Vous devriez la laisser dormir un peu.
Richard : Je n’allais pas la réveiller.
Cristina : Bien, je reviendrais la voir plus tard.
Elle partit, retrouver ses patients, ses internes, tout en écoutant tout les potins des infirmières complètement maladroits et sans aucuns sens précis.
Quelques heures après, Cristina était repassée, elle avait doucement frapper à la porte, Richard avait entrouvert la porte pour lui annoncer que Meredith ne s’était pas réveillée…
Elle était repartie aussitôt, se demandant sans relâche ce qui avait bien pu se passer avec Derek…
Je me réveille, la pluie ne s’est pas arrêtée, je regarde ma montre…
Quoi ? Sept heures du matin !!! J’ai dormi combien de temps là ?!
Il n’y a personne dans le bureau, je me lève, regarde autour de moi… Sur le bureau, il y a un mot, je m’approche et le lis.
« Coucou Meredith , Je t’ai laissé dormir, j’ai confié tes internes au Dr Yang avec son accord… Je t’ai enfermée dans mon bureau, pour que tu sois tranquille, j’aimerais savoir ce qui se passe avec le Dr Sheperd…
Pour ouvrir la porte et sortir, tu n’as qu’à prendre la clé juste à côté, je t’ai aussi emmené ta tenue d’interne… Bon courage, j’espère que cette nuit a été réparatrice… Je t’embrasse Richard. »
Je me change vite fait, plis mes affaires, puis les met sur son siège de bureau. Je reprend le stylo qui était posé sur la feuille et écris.
« Je me suis changée, je laisse mes affaires ici, je les reprendrais quand j’aurais un petit moment… Réparatrice ? Je ne sais pas si c’est le bon mot, parce que je suis tellement triste que …"
Je ne peux pas en dire plus, alors je m’arrête, je saisie la clé et ouvre la porte, la refermant à clé derrière moi.
Je fais quelques pas, les infirmières n’arrête pas de chuchoter mais je ne comprend rien de ce qu’elles disent, je présume que c’est sur moi, mais ça s’arrête là.
Derek arrive au bout du couloir et se stoppe net en me voyant, je fais de même, je n’ai pas envie de le voir, de lui parler, de … On reste un moment comme ça, là j’en suis sûre, les infirmières parlent pas de moi, mais de l’ancien « nous ».
… : Dr Grey !
Derek baisse les yeux, je le regarde bizarrement puis me retourne.
Une femme que je ne connais pas, une rousse on dirait un mannequin… Elle a un air prétentieux que je déteste au plus au point. Elle connaît mon nom, mais je ne connais pas le sien.
Meredith : Vous êtes qui ?
…: Je suis Addison Mongtomery-Sheperd, je comprends que mon mari ne vous ai pas parlé de moi…
Oh c’est pas vrai, il manquait plus qu’elle…
Meredith : Je serais ravi de vous parler… C’est ça, j’en ai rien à foutre de toi, salle garce !!… mais j’ai été bipée il y a quelques instant alors, je vais y aller.
Addison : Une prochaine fois, alors ?
Meredith : Oui, c’est ça.
Je lance un dernier regard à Derek, puis part en courant sur le toit de l’hôpital. Je me cache derrière un puit de lumière, assise parterre, comme pour faire un cache-cache…
Une voix s’élève cinq minutes après.
Cristina : Meredith, t’es où ? Où est-ce que tu te caches ?
Elle marche sur tout les recoins de la terrasse et me trouve enfin. Je suis toute recroquevillée, ma tête sur mes genoux.
Cristina : Alors c’était ça…
Meredith : Oui, il est … J’aime un homme ma…
Cristina : Tu l’aimes toujours ?
Meredith : Non, tout est fini !
Cristina : Pourtant tu as dis « J’aime »…
Meredith : J’ai pas envie d’en parler.
Elle s’assoie à côté de moi.
Meredith : Je viens de dire que je ne voulais pas en parler.
Cristina : Et on ne va pas le faire, juste pour te montrer que je suis là et que si tu as besoin de moi pour pleurer et tremper mon épaule vas-y, je t’autorise même jusqu’à une durée encore indéterminée de me prendre dans tes bras…
Meredith : Merci. Comment va ta mère ?
Cristina : Je ne te l’ai pas dit, elle va beaucoup mieux, elle a déjà recommencer à décorer la maison… Ma mère, quoi !
Meredith : Cool. Mes internes t’énervent pas trop ?
Cristina : Non, j’ai même pas besoin de crier, tu les élèves bien tes lèches bottes.
Meredith : Merci, tu as une intervention aujourd’hui ?
Cristina : Pour l’instant non, avec 8 internes c’est assez difficile, mais ça ne me gêne pas.
Meredith : Ça te gênes pas ?
Cristina : J’ai d’autre choses à faire, beaucoup plus importantes…
Meredith : Comme ?
Cristina : Te soutenir.
Meredith : C’est pas la peine, personne ne pourra me faire aller mieux.
Cristina : Et si je l’a tuais ?
Meredith : Non, en fait je ne sais pas qui haïr… Derek ou elle ? C’est plutôt elle qui devrait être triste, après tout son mari l’a trompé avec moi, c’est injuste pour elle !
Cristina : Alors tu vas te mettre de son côté ? Je ne pense pas qu’elle soit complètement nette dans l’histoire.
Meredith : Peut-être que t’as raison …
Cristina : J’ai toujours raison !
Meredith : Il ne faut jamais rester sur ces positions, croire trop en soit ou en quelque chose… Quand tu apprends que tout ça est tombé à l’eau, que ce n’est que mensonges et illusions, tu tombes vraiment très bas et tu te demandes si tu pourras te relever, même si tu as l’aide de quelques personnes pour te tenir la main et te tirer vers le haut.
Cristina : Tu vas te relever Meredith…
Meredith : J’en suis pas si sûre…
Cristina : Il n’y a pas de raisons que tu ne le fasse pas.
Meredith : Il m’a rendu accro, oui je suis accro à lui et hier j’apprend qu’il est marié, je l’aime merde !
Cristina : Alors tu l’aimes toujours ?
Meredith : J’ai pas envie d’en parler !
Cristina : Pourquoi tu te renfermes à chaque fois que je te pose la question ?
Meredith : Parce que… Parce que j’ai besoin de temps pour l’oublier…
Cristina : Tu veux l’oublier ?
Meredith : Qu’est-ce que tu veux que je fasse d’autre ? Il m’a trahi depuis le début…
Cristina : Mais tu éprouves encore quelque chose pour lui ?
Meredith : Tu crois que je ne vais plus rien ressentir pour lui du jour au lendemain…
Cristina : Non, c’est certain. Désolé, mais je vais quand même jeter un oeil sur mes internes...
Meredith : Je vais rester là encore un peu, pour réfléchir... Et je bosse cet après-midi, il faut que je pense à autre chose !
Cristina : Ok, si je vois le chef, je lui dirais.
Meredith : À tout à l’heure.
Elle descend les escaliers, et rentre dans l’hôpital. En fait le passage est quasiment introuvable sauf quand on connait toutes les cachettes que contient ce bâtiment. Pour pouvoir monter ici, il faut entrer dans une salle de fournitures où il y a les draps, les désinfectant, quelques bassines... enfin, tout ça quoi. Passer par une porte qui est à demi cachée, et monter les escaliers.
Pourquoi ma femme est revenue ici ? Pourquoi je ne lui ait pas dit avant qu’elle débarque ? Je sors de mes pensées, la porte de mon bureau s’est ouverte d’un coup.
Cristina entre dans la salle.
Cristina : Pourquoi ?
Je ne peux rien dire, moi-même je cherche la réponse.
Elle met ses mains sur mes épaules et me secoue comme une furie.
Cristina : Pourquoi vous lui faîtes ça ?
Derek : Je suis ton supérieur, arrêtes de me secouer comme ça !
Dans son élan, elle s’arrête, mon fauteuil roule, roule en reculant à toute vitesse, jusqu’à se stopper contre le mur.
Cristina : J’en ai rien à faire que vous soyez mon patron, pourquoi vous lui faîtes ça ?
Derek : Je ne l’ai pas voulu !
Cristina : Vous l’aimiez ou vous vous foutiez complètement d’elle ?
Derek : Bien sûr que je l’aime ! Tu me crois quand même pas capable d’avoir fait semblant d’aimer Meredith ?!
Cristina : En ce moment, je vous crois capable de tout... Si un jour on m’aurait dit que le charmant Docteur était marié, vous croyez que je l’aurais cru ? Non. J’avais confiance en vous, et je vous aimais bien, mais je ne peux pas être des deux côtés à la fois, je trouve que ce que vous avez fait à Meredith est horrible. Vous imaginez comment elle peut-être maintenant ?!
Derek : Dis-lui que je suis désolé...
Cristina : Je ne devrais pas être là, mais en train de botter les fesses de mes internes, alors je ne lui dirais rien. Essayez-vous...
Elle se dirige vers la porte mais reprend.
Cristina : Au fait, c’est Dr Yang, j’étais votre amie mais pour le moment c’est terminé.
Elle part de mon bureau et je me perd encore dans mes pensées.
Est-ce qu’elle va bien ? Quelle question stupide, bien sûr qu’elle est triste et que... Moi aussi, je souffre. Est-ce qu’elle pourra me le pardonner un jour ? Vaut mieux pas tenter en ce moment, mais j’espère qu’un jour dans une semaine, un mois elle pourra le faire... Je me sens seul, en plus d’avoir perdu la femme que j’aime, j’ai perdu ma meilleure amie...
Ma porte s’ouvre encore, deux fois en un quart d’heure c’est un record ! ... Oh non, voilà Satan.
Derek : Qu’est-ce que tu me veux ?
Addison : Je veux parler.
Derek : De quoi ? De tes déboires amoureux avec Mark ? Je m’en fou.
Addison : De nous.
Derek : Il n’y a plus de « nous » Addison, c’est terminé.
Addison : Alors pourquoi tu ne divorces pas ?!