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Série : Grey's Anatomy
Création : 19.04.2008 à 17h52
Auteur : Spyfafa
Statut : Terminée
« C'est parti pour la 2ème, j'espère que vous l'aimerai... Je veux l'écrire seule ! Bonne lecture » Spyfafa
Cette fanfic compte déjà 103 paragraphes
Allez c’est parti, demi-tour. Je rentre à la maison, je commence vraiment à avoir faim. Me revoilà chez moi, je grignote je ne sais pas trop quoi et pars prendre une douche. Je vais faire les courses pour m’occuper un peu, je n’ai jamais le temps d’habitude.
Mon cadis est plein de petites choses, j’achète un peu n’importe quoi, des sucreries, des gâteaux... Je rentre et range tout dans la cuisine, après ça il est déjà 14h. Qu’est-ce que je peux bien faire ? Un tour de ferry, non pas toute seule. Je vais me poster devant la télé et ne plus quitter la pièce jusqu’à ce soir.
Go, télé-réalité débile, film à l’eau de rose j’ai changé tout de suite de chaîne, documentaire inintéressant, pause toilette et grignotage, loterie, reportage sur la vie des oiseaux. J’en ai marre, je comprends pas les personnes qui restent toute la journée sur la télévision.
Je fais faire à manger, ça va pas être un repas de chef, mais après tout, tout le monde s’en fou. Je me débrouille pour faire quelque chose de potable avec tout les choses qu’il y a dans les placards.
Les heures passent et je m’occupe comme je peux, il est un peu plus de vingt heures. Cristina arrive suivit d’Izzie.
Cristina : Salut !
Meredith : Hey, enfin là. Vous allez bien ?
Izzie : Oui et toi ?
Cristina : Avoue que tu t’emmerdes sans chirurgies !
Meredith : La première journée doit être un peu dure, c’est normal, non ?
Izzie : P’têt, on te dira ça, si un jour on prends des jours de congés.
Meredith : Des jours de congés... Au fait j’ai fait à manger.
Cristina : J’ai peur.
Meredith en riant : Tu peux !
Izzie : On va voir ce que notre Meredith vaut en cuisine. Tous à table !
Elles mangèrent sans trop apprécié, le seul commentaire fait était...
Cristina : C’est un peu mieux que la cafétéria.
Meredith : Ok, j’essaierais de m’améliorer...
Izzie : Si ça te déranges pas, je vais reprendre la direction des fourneaux.
Meredith : C’est si dégueulasse que ça ?
Cristina et Izzie : ... Oui.
Meredith : C’est pas grave, merci d’avoir résister à ce repas.
Elles se levèrent mirent tout le reste à la poubelle et déposèrent leur assiettes dans le lave-vaisselle. Izzie se dirigea vers la télé pour regarder une opération de la grande Ellis Grey et Cristina s’installa dans le canapé.
Je commence à regarder, mais dès les premières minutes, je vois l’interne qui assistait ma mère et je pars sans un bruit.
Je monte trois marches de l’escalier, mais repensant à ma journée, je redescends. Je me dirige vers la cave, ouvre la porte et allume la lumière. Je m’approche de l’armoire au fond, je la contemple. Oh, elle n’a rien de bien particulier...
Mais est-ce que je l’ouvre ou pas ? Cela fait si longtemps... Prendre la clé et ouvrir, ou la laisser là où elle est et partir dans ma chambre pour dormir ?
Après un bon moment à réfléchir je repars et monte me coucher. Je m’allonge et ferme les yeux, mais je n’arrive pas à m’endormir. Je tourne en rond dans mon lit.
Je vais l’ouvrir ou pas ? Regarder tout ce qu’il y a à l’intérieur ou ne pas y toucher et les laisser à leur place ?
Bon allez un peu de courage... Non, je peux pas. Si, c’est parti !
Je saute de mon lit, prend la clé et dévale cet escalier, je m’approche du but de pas en pas, j’insère la clé dans la serrure, tourne... Voilà, c’est fait plus qu’à tirer la poignée. À ce moment la porte de la cave s’ouvre, et merde !
Je ferme la porte de l’armoire et regarde les bouteilles. Cristina m’interroge.
Cristina : Qu’est-ce que tu fais dans la cave à cette heure-ci ?
Meredith : Je regarde les bouteilles.
Cristina : Qu’est-ce que tu fais réellement ?
Meredith : Je regarde les bouteilles, je viens juste de te le dire.
Cristina : Tu mens. Mais garde ton secret, c’est pas bien grave, je te laisse.
Elle sort et rejoins Izzie dans le salon.
Ouf... C’est mon secret, celui que j’ai toujours gardé alors j’attendrais d’être prête avant d’en dire plus à qui que ce soit... J’ouvre la porte et contemple ce qu’il y a à l’intérieur. Mon passé, ma gloire et ma passion...
Je referme à clé, il commence à se faire tard et j’ai bien envie de roupiller. Je monte une nouvelle fois dans ma chambre, range la clé précieusement et m’endors tranquillement en pensant à demain.
Boulot, boulot et encore boulot... C’est le seul nom propre de mon vocabulaire en ce moment. Une opération dans un quart et une autre juste après. Je crois que je n’ai jamais autant opéré... Opérer, fatiguer et penser sont les mots qui résument le plus mon état aujourd’hui.
J’entre dans le bloc, là je suis un vrai robot parce que je sais que j’enchaîne comme une usine ces interventions. Les deux opérations finies, à peine sorti Richard arrive avec un café à la main.
Richard : Café, supplément de lait, deux sucres.
Derek : Tu t’améliores à chaque café.
Je prends le verre en plastique.
Derek : Merci à toi.
Richard : Comment s’est passé ton intervention ?
Derek : Une vraie machine, je déteste ça, mais j’ai pas le choix.
Richard : Et sinon ça va ?
Derek : Meredith, Meredith et Meredith... Mais ça va aller, il faut juste que je trouve le moyen d’enlever Satan de ma vie.
Richard : Tu as les papiers ?
Derek : Non pas pour l'instant, l’avocat doit être content il est bien payé pour une simple photocopie.
Richard : Tu as vraiment aucunes idées ?
Derek : Non, mais je vais prendre les vingt minutes qu’il me reste avant une autre opération pour réfléchir à tout ça.
Richard : Je ne vais pas pouvoir donner aux résidents les internes de Meredith éternellement...
Derek : Quoi ? Attends un peu, je trouve une solution pour mon divorce et toi tu trouves une solution pour m’enlever les internes. Un par résident, ça ne peux pas se faire ?
Richard : Je vais voir avec eux, mais c’est quand même beaucoup de boulot...
Derek : Et tu me dis ça à moi ? Maintenant, alors que j’enchaîne les neurochirurgies.
Richard : Désolé je... J’avais...
Derek : Oublié, oui moi aussi j’aimerais oublier le fait de n’avoir plus de résidente.
Interne : Docteur Sheperd.
Derek : Oui ?
Interne : L’état de votre patient paralysé se dégrade de plus en plus.
Derek : Il me faut une IRM ou un scan, je ne rien faire sans.
Interne : Je l’ai déjà fait, le voilà. Je tends les fiches vers la lumière.
Derek : Oh mon dieu, d’urgences au bloc, préparez-le mais je ne veux pas de vous pour l’intervention.
Interne choqué : Pourquoi ?
Derek : Parce que vous n’apprendrez rien de moi pour l’instant, restez au premier rang de la galerie.
Interne déçu : Bon, très bien. Je vais le préparer.
Richard : Derek, pourquoi tu ne veux pas de lui ?
Derek : Tu crois vraiment qu’on apprend quelque chose en regardant une machine, toi ?
Richard : ...Non.
Derek : Alors, voilà. À plus tard.
Allez c’est parti. Encore une. Richard est même aller s’installer dans le bloc. De quoi a-t-il peur ? De voir son ancien étudiant et le meilleur neurochirurgien se transformer en machine ? De le voir triste de ne plus avoir Meredith à ses côtés ? Peut-être qu’il a raison d’avoir peur... Parce que tout ces fait sont exacts, je suis triste et au bloc je suis une machine
Tout la nuit, je reste dans le bloc. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Les patients ce sont tous donnés le mot pour voir leur état se dégrader ou quoi ? Peut-être qu’ils se plaignent parce que je ne viens pas les voir, tout le travail pré-op est fait par les meilleurs infirmiers et je les en remercie.
Il est 5 heures, les résidents arrivent à cette heure-là... Mais aucunes chances de voir Meredith de toute manière. Enfin, il faut quand même que je leur parle.
J’entre dans les vestiaires.
Derek : Salut.
Cristina : Qu’est-ce que tu veux ?
Izzie : Arrêtes d’être agressive, Cristina !
Derek : C’est pas grave, elle a raison. C’est à propos de ses internes, vous voulez bien en prendre un chacun ?
Cristina à Izzie : Tu vois lui même, il dit que j’ai raison !
Derek : Ses internes !
Cristina : Quoi ? Oui, mais je prends une fille, je ne veux pas des obsédés.
Derek : Débrouillez-vous, mais il faut que chaque interne est un résident.
Cristina : Pourquoi faut faire ça ? Je croyais que ce n’était que provisoire...
Derek : Oui, le chef ne voulait pas vous alourdir d’un interne en plus, alors il avait décider de me les passer. Mais j’ai déjà assez de boulot, alors si vous acceptez, ce serait sympa...
Cristina : Je te le laisse ton interne, si c’est toi qui devait t’en charger !
Derek : Je veux bien comprendre que tu m’en veuilles et après tout c’est normal mais...
Cristina : Mais quoi ? Tu vas t’excuser aussi ?T’es qu’un con !
Je ferme les yeux sous la puissance des mots, mais surtout de leur vérité... Oui, j’espérais m’excuser et oui je suis con de l’a faire souffrir...
Derek : Mais si vous ne le faîtes pas pour moi, faîtes-le pour elle.
Cristina : Je t’interdis de faire une seule petite allusion à Meredith !
Derek : Tu gardes l’interne ou pas ?
Cristina : ...Ouais.
Derek : Parfait.
Je commence à partir, il faut bien les laisser se changer tranquillement.
Cristina : Derek ?
Derek : Tu m’appelles Derek maintenant ? Je croyais que tu aurais dit « Le con ? »
Cristina : Tu crois que si je l’appelle, elle reviendra...
Je ne peux pas lui dire non. Je ne peux pas lui dire qu’elle a démissionné. C’est le seul lien qui me rattache à elle maintenant.
Derek : Je l’espère, mais il y a peu de chance. Essaie quand même si tu veux.
Cristina : Tu auras besoin de moi pour tes opérations d‘aujourd’hui ?
Derek : Non, la seule qui pourrait m’aider, tu l’as connaît très bien. Restes avec Burke, il a besoin de toi. Je vais y aller maintenant.
Cristina : Opération ?
Derek : Paperasse pour l’instant.
Cristina : Tu vas y arriver.
Derek : Si elle revient bientôt, oui je pense que je peux tenir. À plus tard...
Je me réveille doucement, il est 8 heures, j’ai fait un rêve fabuleux. Mais il ne pourra jamais se réaliser...
Je descends et me prépare, je saisis un sac de sport et m’enfonce dans les profondeurs de la cave. J’ouvre l’armoire, prends deux trois choses l’intérieur et les dépose délicatement dans le sac.
Je pars de chez moi, je cours. Je cours jusqu’au bâtiment d’hier. Je cours jusqu’à la patinoire de Seattle... J’y ai passé toute ma vie jusqu’à 19 ans... Et je ne l’ai jamais dit à personne sauf à Richard qui venait me voir de temps en temps.
Je m’approche, les portes s’ouvrent, j’entre. C’est fabuleux, mais c’est si lointain...
Une personne passe devant moi, un chariot avec des produits ménagers devant lui.
Meredith : Kévin ?
Kévin : Meredith , c’est bien toi ?
Il s’approche de moi et me serre dans ses bras.
Kévin : Ça fait si longtemps... Pourquoi t’es là ?
Meredith : Arrêter de penser, arrêter de penser à la vie, à Derek Sheperd, à tout...
Kévin : À Derek Sheperd ? Qui c’est celui-là ?
Meredith : Mon ex qui m’aime toujours et que j’aime encore peut-être, mais qui est marié à une femme ressemblante à un mannequin alors voilà l’état de ma vie sentimentale...
Kévin : Tu l’as rencontré où ?
Meredith : À l’hôpital, c’était mon patron.
Kévin : C’était ? Tu l’as tué ?
Meredith : Non, enfin pas physiquement en tout cas, j’ai démissionné.
Kévin : Pour un homme ?
Meredith : En partie, mais il y a aussi d’autres raisons.
Kévin : Il ne faut jamais démissionner pour un homme, Meredith !
Meredith en riant : D’accord papa, je ne le referais plus.
Kévin : Très bien. Tu as quoi dans ton sac ?
Meredith : Devine.
Kevin : Des patins ? Meredith va se remettre à patiner... dans ma patinoire ?
Meredith : C’est la tienne ?
Kévin : Gérant, mais tout le monde me considère comme le patron, plus que le vrai est soit dans son bureau soit en voyage...
Meredith : Ok.
Kévin : Viens par là, je vais te montrer d’innombrables souvenirs...
On marche jusqu’à la caisse et l’endroit où l’on nous remet nos patins. Il m’emmène de l’autre côté du comptoir. Il lève la tête vers le bas et désigne des dizaines de trophées...
Meredith : J’y crois pas, tu as gardé tout mes coupes et mes médailles.
Kévin : Que de bons souvenirs.
Meredith : Y’en a quand même quelques unes que tu as partagé avec moi, magnifique cavalier.
Kévin : C’était que du bonheur...
Meredith : Oui, malheureusement la vie a fait que j’ai arrêté...
Kévin : Moi aussi, mais j’en fais toujours un peu le matin quand la piste est vide.
Meredith : Ça fait du bien de revenir...
Kévin : Allez sort c’est privé ici et donne moi tes patins que je regarde leur état.
Meredith : Si tu peux les faire revivre ce serait chouette...
Kévin : Attends 20 bonnes minutes et ce sera fait... Des patins tout neufs.
Meredith : Ok, je vais me préparer, les vestiaires n’ont pas changé de place ?
Kévin : Non. Fais comme chez toi.
J’arrive dans les vestiaires, rien n’a bougé depuis plus de 6 ans. Je me change, pantalon noir et T-shirt rouge bordeaux.
Je reviens, je regarde autour de moi, monte dans les gradins et regarde tout. Je m’assoie sur un siège me remémorant mes spectacles fait avec le club dont moi et Kévin faisions parti.
Je redescends et regarde Kévin réparer mes patins. Je m’assoie sur le comptoir en m’adossant sur le mur.
Kévin : Pressée ?
Meredith : Un peu, ouais. Mais j’attends mes patins.
Dix bonnes minutes, un couple est passé, il est parti se changer.
Kévin : Voilà ma grande.
Meredith : C’est pas les miens ça. Ils sont brillant et les lames parfaites.
Kévin : Je suis un pro avec un peu d’expérience.
Meredith : Merci.
Je monte dans les gradins et enfile mes patins. Un vrai plaisir, un très bon souvenir. Une agréable sensation de douceur m’enivre.
Je regarde le couple, ce sont des professionnels, il n’y a aucun doutes. Même si l’homme a un peu de mal à faire un triple axel.
... : Lève un peu plus la jambe Mike et il est parfait.
Je descends les marches avec une aisance comme si je n’avais pas de lames sous les pieds. J’ouvre la piste et arrive glisse pendant de trois pas et exécute le triple axel.
... : Meredith ?
Meredith : Lauren ?
Lauren : Je suis si contente de te voir !
Meredith : Moi aussi, tu m’as manqué. Je suis ravie, je ne savais pas que tu patinais encore à Seattle ?
Lauren : Je fais un spectacle tout les ans dans ma ville, pour ceux qui me connaissent depuis le début et qui ne peuvent pas me suivre en tournée ou en compétition.
Meredith : C’est génial, je viendrais.
Lauren : C’est prévu pour dans deux semaines. Au fait, je te présente Mike, mon mari.
Meredith : Tu t’es mariée, félicitations. Bonjour Mike.
Lauren : J’aurais voulu t’inviter mais je ne sais pas ce que tu es devenue alors...
Meredith : J’étais à Boston pour faire ma première année de médecine et je suis revenue pour la suite.
Lauren : Médecin ?
Meredith : Chirurgien. Mais j’ai démissionné il y a deux jours.
Lauren : Pourquoi ? Je suis sûre que tu es la meilleure...
Meredith : Mon patron...
Kévin qui nous regardait hors de la piste : Son ex !
Meredith : Kévin !! Bref... Peut importe qui il est... Mais il est marié et voilà.
Mike : Ce n’est qu’un con, faire du mal à une femme superbe... Oui je sais beaucoup de chose sur vous grâce à Lauren la pipelette.
Meredith : Oh... et bien moi, je ne sais rien. Je vais vous laisser refaire le triple axel...
Je m’avance vers le fond, un genoux à terre, je glisse. Mes mains caressent la glace, je me ressource et j’arrête de penser. Je ferme les yeux et je me laisse glisser.
Mike en criant : Attention !
Les autres ne disent rien. Jusqu’au derniers centimètres je m’avance, je vais foncer dans le muret qui marque la fin de la glace, je fais un demi-tour. J’ouvre les yeux en souriant.
Meredith : Fallait pas s’inquiéter.
Je me lève et cours, tourne, saute. Je me laisse tomber j’arrive sur les genoux et m’arrête juste devant eux.
Meredith : Arrêtez de me regarder ça devient stressant. Préparez votre spectacle !
Lauren : Tu pourrais en faire partie...
Meredith : C’est gentil à toi mais non.
Lauren : Pourquoi ?
Meredith : Je... Je ne veux pas tout gâcher...
Lauren : Tu es sûrement la meilleure d’entre nous, tu as toujours ce talent Meredith... S’il te plait.
Meredith : Non, je...je ne peux pas.
Lauren : Tu as démissionné, rien ne t’en empêche...
Meredith : Je ne suis pas prête...
Lauren : Parfait, tu as deux semaines pour ça.
Meredith : Lauren...
Lauren : Juste 5 ou 10 minutes avec moi comme au bon vieux temps...
Meredith : On verra, on fera un petit truc à l’improviste si on le fait.
Lauren : Yes ! Vous avez vu, hein ? Elle a acceptée ! Hourra !!!
Meredith : Maintenant, continuez de vous entraîner je vous regarde.
Ils se mettent en plein milieu de la piste. Moi, je sors pour ne pas les gêner.
Lauren : Musique Kévin !
La musique se mit en route. Ils commencent.
Ils sont magnifiques et ils dégagent une telle émotion, une belle alchimie entre eux... Ça me rappelle les opérations faites avec Derek... Les larmes coulent, Kévin me regarde bizarrement.
Pourquoi tout ce que je vois me ramène à lui ? Pourquoi je ne peux pas passer une journée sans penser à lui ? Je suis venue ici pour essayer d’arrêter mais visiblement ça ne marche pas... Qu’est-ce qu’il faut faire pour réussir ? Y a-t-il une solution ?
Kévin : Ça va ?
Meredith : C’est que... C’est rien.
Kévin : Ça à quelque chose avoir avec Derek ?
Meredith : On était comme ça au bloc...
Kévin : Vous dansiez ?
Meredith : Non, mais on était... On était...
Kévin : Magnifiques ? Oui, je peux te croire.
Meredith : Et maintenant, il est tout seul. Je l’ai laissé seul.
Kévin : C’est pas pour te vexer, mais il a fait un bout de chemin sans toi avant alors...
Meredith : Il doit être toujours aussi doué, c’est le meilleur neurochirurgien de toute façon.
Kévin : Dis-moi tu as placée la barre haute. Ton patron, le meilleur neurochirurgien... Bravo, tu n’as jamais fait mieux !
Meredith : Peut-être mais les rares autres n’étaient pas mariés eux.
Kévin : Peut-être que ça vous rapprochera...
Meredith : Quoi ?
Kévin : Je te connais Meredith, tu ne vas pas rester ici à patiner toute ta vie... Un jour, je ne sais quand, tu vas reprendre ton métier de chirurgien, je ne sais de quelle façon, mais tu vas y retourner...
Meredith : Je ne vois toujours pas le rapport avec lui ?
Kévin : Tu vas aller le retrouver, ce sera de nouveau ton patron et vous serez de nouveau magnifiques au bloc... Peut-être que le fait qu’il soit marié, le fait qu’il soit emprisonné avec sa femme te rapprochera de lui.
Meredith : Non, tant qu’il n’a pas quitté sa femme, je ne retourne plus à l’hôpital.
Kévin : Tu vois, tu l’aimes encore. Tu attends qu’il quitte sa femme pour le retrouver...
Meredith : Et alors ? Qu’est-ce que ça fait de moi ?
Kévin : Une femme magnifique amoureuse d’un homme qui pour l’instant ne l’a mérite pas, même si lui aussi est fabuleux.
Meredith : Fabuleux ? Pourquoi tu dis qu’il est fabuleux ?
Kévin : C’est simple, il est fabuleux parce que sinon tu ne serais jamais sorti avec lui.
Meredith : On avait emménager ensemble, en fait au début on était colocataires et on partageait mon lit et de fil en aiguille... Tu connais la suite.
Kévin : Oh vraiment forte la petite Meredith.
Lauren : Alors c’était bien ?
Meredith : Parfait !
Une semaine et quelques jours passent, je suis la plupart du temps à la patinoire. Je commence à connaître Mike, il est super sympa. Je suis vraiment contente pour Lauren. Je retrouve mon niveau de jour en jour.
Une semaine, je continuais à tenir tant bien que mal, avec une majorité de bas. J’essaie toujours de trouver la bonne solution pour donner la demande de divorce à Satan. Les deux derniers jours ont été une véritable catastrophe. Le Docteur Sheperd est triste et complètement mort. Izzie me maquille chaque matin, pour que j’ai l’air à peu près en forme face à mes patients.
Je patine encore et toujours, le spectacle approche de plus en plus et je fais un bout de danse avec Lauren et un autre avec Mike.
Le couple vient juste de passer pour aller dans les vestiaires. Quelques minutes après, Lauren tend un portable.
Lauren : Meredith, ton portable n’arrête pas de sonner, j’ai pensé que c’était important...
Je m’arrête devant elle et prends mon portable.
Meredith : Merci.
Je regarde les appels manqués, c’est Richard. Je tape son numéro.
Richard : Allo ?
Meredith : Alors apparemment tu n’arrêtes pas de m’appeler...
Richard : Meredith... Oui, il faut que tu viennes tout de suite, Derek ne va pas bien du tout.
Meredith : Pourquoi ce serait moi qui devrait venir ? Après tout il a une femme, c’est son rôle de s’occuper de son mari...
Richard : Tu veux qu’il fasse une crise cardiaque et que ce soit urgent, Meredith. Tu sais très bien qu’il a besoin de toi.
Meredith : Donne-moi une seule raison de venir.
Richard : J’en ai deux. La première, tu sauveras des patients, parce qu’il rate beaucoup d’opérations depuis trois jours.
Meredith : Quoi ? Non, c’est impossible. Si on parle du même Derek, il est incapable de rater trop d’interventions en si peu de temps.
Richard : Mais c’est pas le même sans toi, Meredith !
Meredith : Arrêtes tes conneries, Richard !
Richard : Et la deuxième raison, je suis sûr que tu as autant envie de le voir que lui en a envie...
Meredith : C’est faux !
Richard : Tu l’aimes toujours, Meredith. Et ça tout le monde le sait.
Meredith : J’arrive, je suis là dans un quart d’heure.
Richard : Je t’attends devant l’entrée.
Meredith : À tout de suite.
Sans que je ne m’en aperçoive Lauren m’a enlevé mes patins et les a échangé contre ma paire de basket.
Lauren : Go, allez va retrouver ton Derek ! Si tu ne reviens pas aujourd’hui, c’est pas bien grave, file !
Je pars, faisant un dernier au revoir à mes amis. Courir rien de mieux pour oublier où est-ce que je vais et ce que je vais y faire. J’aperçois Richard au loin, je finis par un sprint.
Richard : Ravi de te revoir.
Meredith : Oui, moi aussi. Mais avant j’ai un chirurgien à remettre sur pied en tant qu’ex meilleure amie.
Richard : Bien sûr, je t’accompagne.
J’entre dans le hall, lui à côté de moi. Je fais quelques pas, mais toute de suite, je remarque ces dizaines de regards. Je m’arrête, Richard aussi.
Richard : Qu’est-ce qui se passe ?
Meredith : Je vais partir.
Richard : Non, tu es venue, tu ne repars pas sans avoir tenté quelque chose.
Meredith : C’est pour ça que je suis partie, toutes ces infirmières qui me dévisage de la tête au pied pendant toute la journée... Bon, continuons.
Je marche de nouveau, je passe par les escaliers qui sont souvent moins peuplés que les ascenseurs. Richard, lui, prends l’ascenseur et je le comprends. Je monte les marches quatre à quatre. J’arrive, j’ouvre la porte et toutes les personnes me regardent et ne me quitte plus.
Je m’avance vers le bureau des infirmières, je regarde autour de moi et j’aperçois Derek dans une chambre, en train de s’occuper d’un patient. Dieu merci, je n’ai pas eu à parler à une infirmière, j’ouvre un peu la porte.
Meredith : Dr Sheperd...
Derek : Je m’occupe d’un patient vous ne le voyez pas !
Il n’a pas relevé la tête concentré sur le jeune homme. Il ne m’aurait jamais répondu avec autant de méchanceté, même si je suis partie.
Meredith : Derek...
Derek : Vous...
Il lève la tête et arrête tout ce qu’il fait, il m’observe sans un mot.
Meredith : Je voudrais vous parler...
Pendant un long moment il reste comme ça, immobile.
Patient : Vous devriez y aller ça à l’air important...
Derek reprenant ses esprits : Non, je dois m’occuper de vous...
Patient : Vous ne pouvez plus rien faire, alors je pense que les soins peuvent attendre un petit moment. Je ne vais pas mourir tout de suite.
Derek : Si ! Non... Excusez-moi.
Il s’avance vers moi, je recule et sors de la chambre, il fait de même.
Derek : Qu’est-ce que tu viens faire là ?
Meredith : Je viens voir comment va mon patron...
Derek haussant de plus en plus la voix : Ton patron ? J’espère au moins que tu n’as pas oublier que tu as démissionné !
Toutes les respirations se font plus faible, en silence. La raison, tout le monde a entendu les propos de Derek et ils restent figés.
Meredith : Derek...
Derek : Laisse-moi maintenant, j’ai du boulot, deux fois plus d’opérations, de papiers et de responsabilités. Je... Je ne veux pas te voir.
Meredith : Derek je ne partirais pas...
Derek : Vraiment, donc tu vas revenir, reprendre ton poste de résidente ?
Je m’avance vers lui, je le prends dans mes bras.
Meredith : Je ne vais pas partir tant que tu n’iras pas un peu mieux.
Derek : Lâche-moi s’il te plait...
Je ne peux plus le lâcher, il m’a manqué et je ne peux plus partir, je suis bien de nouveau.
Derek : Lâche-moi Meredith !
C’est impossible, je n’en ai plus les capacités, je serais partie si j’aurais pu, parce que j’aurais évité ça...
En une fraction de secondes, il pose les mains sur mes épaules et pousse, il me dégage d’une force que j’en tombe parterre, à environ deux mètres, contre le bureau des infirmières...
Richard : Derek !
Mon corps claque, mes mains se reposent lentement sur le sol. Mon regard se promène sur celui-ci, triste. Mes bras tremblent, je ferme les yeux.
Qui aurait cru que Derek Sheperd était violent ? Qui aurait cru que Derek Sheperd m’aurait poussé de la sorte ? Qui aurait cru que Derek Sheperd m’aimait autant qu’il me détestait ?
Cristina : Meredith, tu vas bien ?
Une larme coule sur ma joue.
Meredith : Oui, ça va.
J’ouvre les yeux et en plus d’entendre Richard crier sur Derek, je le vois.
Richard : Mais pourquoi t’as fait ça ? Derek ! Derek Réponds !!
Meredith : Arrêtes Richard, c’est pas grave...
Richard : Mais ...
Meredith : Il sait ce qu’il a fait et j’espère qu’il admet qu’il a eu tord de faire cela.
Mes bras tremblent encore. Je le regarde, mais lui vise le plafond, fuyant chaque personne ici et surtout moi. Je me concentre et je me relève avec peu d’aisance, j’ai mal au dos mais ce n’est pas bien grave.
Je ne le quitte pas des yeux, mon regard pesant sur lui, il fait de même. Toute la confusion s’exprime dans le mien et les regrets dans le sien.
Je recule, je tourne à gauche. Je passe entre toutes les personnes qui ont vu la scène, puis j’appuie mes mains sur le mur d’à côté.
Je ne peux pas partir en le voyant comme ça. Détruit et épuisé. Je ne peux pas le laisser comme ça, mais je ne sais comment faire pour réaliser le contraire...
Je me retourne et fait demi-tour. Je suis de nouveau en face de lui, je m’avance lentement. Chaque pas en avant est un peu plus difficile. Je suis tout près de lui, il me regarde mais dirige toute suite son regard autre part. Il tourne à gauche, je fais un pas vers cette direction. Il tourne à droite, je fais en sorte d’être toujours en face de lui.
Derek : Qu’est-ce que tu veux encore ?
Je regarde ses bras, aucune possibilité d’avancer un peu plus. Je ne répond pas, mais je le regarde.
Derek : Meredith, qu’est-ce que tu veux ?
Ses bras longent son corps, j’avance et je le reprend dans mes bras. Il ne bouge pas. J’ai posé ma tête sur son épaule.
Meredith murmurant : J’ai besoin de toi autant que toi de moi...
Il pose ses mains dans mon dos.
Meredith murmurant : J’aimerais vraiment que ce soit si simple mais ça ne l’est pas...
Lentement, il pose sa tête sur mon épaule. Nos respirations se mélangent et chacun profite un peu de ce moment. L’un contre l’autre, l’un pour l’autre.
Meredith murmurant : Pars, prends un jour de congés et pars d’ici aujourd’hui...
Derek murmurant : Et qui va s’occuper du service de neuro ?
Meredith murmurant : Moi.
Derek murmurant : Tu vas revenir ?
Meredith murmurant : Pour aujourd’hui, oui.
Derek murmurant : Pourquoi tu devrais partir après ?
Meredith murmurant : En tant que chirurgiens nos vies privées sont souvent mêlées avec notre vie professionnelle et je pense qu’on en est un bon exemple. Mais en ce moment, pour moi, ce n’est pas le cas...
Derek murmurant : Non,non, ne me dis pas que...
Meredith murmurant : Je ne peux pas t’oublier, Derek. Mais je ne peux pas te voir non plus, pour l’instant. Alors file maintenant...
Derek murmurant : Je suis désolé... Pour tout.
Meredith murmurant : Je sais, je sais Derek. File avant que...
Addison : Quel joli tableau !
Voix masculine : Tais-toi un peu !
J’enlève ma main droite de son cou, l’autre suit deux secondes après. Un regard vers la personne venant déranger notre moment. Je me retourne, j’avance vers Richard.
Meredith : Tu vas être content, il part pour se reposer et je prend la relève...
Je me retourne pour un dernier regard. J’aperçois Derek partir et Addison me regarder avec toujours autant de haine.
Je pars vers les vestiaires. Ma blouse et mon biper sur moi, mon stéthoscope autour de mon cou. Cristina et tout mes amis arrivent.
Cristina : Tu as démissionné et tu ne me l’a pas dit !
Meredith : Ce n’est pas le moment, d’accord ?!
Cristina : Je suis ta personne et tu ne me le dit pas à moi ? Pourquoi ? Hein, Pourquoi Meredith ?
Meredith : Laisse-moi s’il te plait... J’ai déjà assez de questions sans réponses...
Je pars en courant vers le service de neurochirurgie. Je regarde le planning des interventions. Je n’ai jamais vu autant de « Dr Sheperd » inscrit sur ce tableau.
C’est parti, premier cas : quelques notes faites par les infirmiers. Je lis son dossier, regarde les radios. Je réalise une opération, une deuxième à la suite et une troisième une demi-heure plus tard. Une matinée à pratiquer et c’est pas terminé, en attendant il faut que je retourne manger cette nourriture infâme à la cafétéria.
Je rejoins la table, en fait on dirait pas mais la bouffe dégueulasse m’a manqué... Un peu.
Alex : Alors comme ça tu as démissionné et tu reviens comme une fleur en étant pour une journée chef d’un service ?
Meredith : Oui, c’est ça.
Izzie : Pourquoi tu as démissionné ?
Meredith : Je n’ai pas de réponses concrètes à vrai dire... Juste l’ambiance pesante qui y régnait et qui y règne toujours...
Cristina : Pourquoi tu nous l’a pas dit ?
Meredith : Tu crois que c’est facile de dire ça à tout le monde... Les rumeurs se seront propagées même si je n’étais pas là.
Georges : Tu crois que c’est mieux maintenant ?
Meredith : La réaction de Derek n’était vraiment pas préméditée alors oui, je pensais que c’était mieux. Et puis arrêtez avec vos... Qui c’est ce mec là-bas ?
Alex suivant mon regard : Lui, c’est Mark Sloane. D’après les rumeurs, c’est le meilleur ami de Derek. Pourquoi ?
Meredith : Pour savoir, c’est tout... Qu’est-ce que vous faîtes aujourd’hui ?
Cristina : Nous avons tous et toutes des journées beaucoup plus nulles que toi...
Meredith : Pourquoi j’aurais la meilleures des journées ?
Cristina : Parce que tu es momentanément chef du service de neurochirurgie et ...
Infirmière : Dr Grey, vous avez une opération dans dix minutes !
Meredith : Très bien, j’arrive.
Cristina : Les interventions à gogo, ça c’est le pied !
Meredith : Désolé...
Izzie : On sait, vas-y.
Je pars, j’ai à peine le temps de voir les examens pré-op et de lire le dossier qu’il faut déjà que je me prépare. Je fais biper Richard, je commence à effectuer le rituel obligatoire avant d’entrer dans le bloc. Il arrive.
Richard : Tu as besoin de moi ?
Meredith : Pas de toi, non. Mais de Derek Sheperd.