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Série : Kaamelott
Création : 15.02.2012 à 17h03
Auteur : Lee333
Statut : Terminée
« Cet épisode se situe après le Livre V. Le ton de la série est devenu plus sombre et plus sérieux, j’ai donc suivi le rythme. Bonne lecture. » Lee333
Cette fanfic compte déjà 4 paragraphes
Voyant qu’il est entouré d’incapables et que sa quête du Graal n’aboutit pas, Arthur tente de se suicider dans sa baignoire. Celui-ci finit par se réveiller quelques jours plus tard, dans un lit. Cela fait 6 mois qu’il essaye de se soigner mais il n’arrive pas à reprendre des forces, ni à reprendre goût à la vie.
Tous les sujets du royaume pensent que la fin du roi est proche, surtout Lancelot qui convoite le trône. Arthur, qui se laisse mourir, donne les pleins pouvoirs à celui-ci, pensant qu’il gouvernera mieux que lui. Mais devant tant de responsabilité et de pouvoir, Lancelot devient fou et pourchasse les autres chevaliers pour les tuer.
Pour sa sécurité, Arthur est évacué seul en lieu sûr, à Rome. Habillé en haillons et mourant, le roi n’est plus que l’ombre de lui-même. Il hère pieds nus dans les rues de la cité et personne ne se soucie de lui. La foule le bouscule presque, il marche tête baissée et il n’a plus d’estime pour lui-même mais lorsqu’il relève la tête, il découvre qu’une jeune femme s’est arrêté. Elle le regarde et ne bouge pas, alors que la foule continue ses va-et-vient. Alors qu’ils ne sont pas loin l’un de l’autre et qu’ils se regardent, la jeune femme fait une révérence. Arthur ne sais pas quoi en penser et alors qu’elle lui sourit, il s’évanouit. Il finit par se réveiller un peu plus tard dans une maison de paille, allongé sur le sol. Un homme d’un certain âge se penche au-dessus de lui.
Un homme : Il, il se réveille…hé, il se réveille ! (Hurle-t-il pour qu’on puisse l'entendre au dehors).
Arthur : Où suis-je ?
Le même homme : Doucement…il faut vous reposer. (La jeune femme qu’il avait croisée dans la rue entre en tenant un saut d’eau. Elle s’agenouille près d’Arthur et le fait boire doucement).
Arthur : Merci. (Elle s’incline avant de se relever).
Le même homme : Vous voulez manger quelque chose ?
Arthur : Non merci…je n’ai pas faim.
Le même homme : Vous devriez manger pourtant…vous êtes pâle comme un mort.
La jeune femme : Papa ! (Dit-elle pour lui faire comprendre qu’il n’aurait jamais dû dire cela).
Le père de la jeune femme : C’est vrai quoi ?! (Demande-t-il surpris, alors que sa fille insiste du regard. Il comprend qu’il doit se taire). Vous êtes ici chez vous. Je sais que ce n’ai pas un palais mais…
Arthur : Cela ira…je vous assure.
La jeune femme :...Vous avez l’air épuisé.
Arthur :...J’ai fait un long voyage pour venir ici.
Le père de la jeune femme : On comprend…on va vous laisser tranquille. (Il sort dehors).
La jeune femme : Nous ne serons pas loin. (Elle esquisse un léger sourire).
Arthur :...Merci. (Elle incline la tête et part rejoindre son père. Ils discutent tout en marchant, dans des bois, sous un ciel d’automne).
Le père de la jeune femme : Tu es sûr que c’est lui ?
La jeune femme : J’en suis sûre.
Le père de la jeune femme : S’il ne s’est pas présenté, c’est sûrement parce qu’il ne veut pas qu’on le reconnaisse…comporte-toi normalement avec lui.
La jeune femme : D’accord.
Le père de la jeune femme :...Cela va aller ? (Elle hoche la tête). Je sais que Claytos te manque. (Elle esquisse un sourire).
La jeune femme :…C’est vrai. (Ils s’arrêtent et son père lui bise le front pour la réconforter).
Le père de la jeune femme : Je reviendrai demain. (Ils se sourient et sa fille commence à marcher vers la hutte). Eden ! (Elle se retourne). Il reviendra.
Eden :…Je sais. (Sourit-elle pour faire bonne figure, alors qu’Arthur vient d’entendre le prénom de la jeune femme. Mais quand elle entre le rejoindre, il ferme les yeux pour lui faire croire qu’il dort. Arthur dormira toute la journée. Il se réveille le lendemain matin).
Arthur :…Bonjour. (Dit-il à Eden, qui arrête ses occupations et se retourne vers lui).
Eden : Bonjour (Sourit-elle). Vous devez avoir faim ? (Elle prend des assiettes dans ses mains et commence à s’avancer vers lui).
Arthur : Non. (Elle s’arrête). Merci mais non.
Eden :...Vous devez manger.
Arthur : Je sais mais ça ira.
Eden :...Très bien. (Elle repose les plats).
Arthur : Mais je veux bien un peu d’eau. (Elle lui en apporte et il boit).
Eden : Vous êtes sûr que vous ne voulez rien ?...Vous êtes si faible.
Arthur : Ne vous inquiétez pas, ça ira. (Il voit qu’elle a dû mal à y croire). Arthur. (Elle relève la tête et esquisse un sourire. Il voit qu’elle est sur le point de parler). Eden, oui je sais. (Le père entre).
Le père d’Eden : Alors, comment ça va aujourd’hui ?
Arthur : Ça va, merci. (Sourit-il puis il boit encore un peu d’eau).
Le père d’Eden : Tant mieux…Eden. (Il lui fait un signe de la tête pour lui dire qu’elle doit le rejoindre dehors. Il sort sans l’attendre).
Eden : Je reviens tout de suite. (Dit-elle à Arthur. Elle sort rejoindre son père et ils parlent à l’écart de la chaumière).
Le père d’Eden : Il est beaucoup plus pâle qu’hier.
Eden : Je sais.
Le père d’Eden : Est-ce qu’il se nourrit ?
Eden : Il n’a pas touché un seul de mes plats…mais il s’hydrate. (Il hoche la tête). Son état m’inquiète. (Dit-elle, alors qu’elle s’arrête).
Le père d’Eden :…Tout ira bien. (Dit-il en posant ses mains sur chaque épaule de sa fille).
Eden :…Tu sais quelque chose, n’est-ce pas ? (Son père baisse la tête). Père. (Il la regarde). Dis-moi. (Ils reprennent la marche).
Le père d’Eden : J’ai bien observé son comportement et tout porte à croire…qu’il, qu’il se laisse mourir. (Eden s’arrête en entendant ça).
Eden : Tu dois te tromper. (Elle marche de nouveau).
Le père d’Eden : Peut-être oui…mais souviens-toi de ce que je viens de te dire. (Il la suit).
Eden : Je ne suis pas prête de l’oublier. (Ils s’arrêtent encore).
Le père d’Eden :…Je dois m’absenter quelque temps…tu crois que ça ira ? (Elle attend un peu et acquiesce par plusieurs hochements de tête. Il la bise sur la joue et part, alors qu’elle a les bras croisés. Les deux jours suivants, l’état d’Arthur s’aggrave. Eden est auprès de lui, alors qu’il est fiévreux).
Eden : Il faut manger. (Dit-elle en tamponnant un linge mouillé sur le front de celui-ci).
Arthur : Non…non. (Dit-il à moitié conscient). Laissez-moi. (Il la regarde).
Eden : Quoi ?! Mais...
Arthur : Laissez-moi...pitié. (Elle s’arrête en voyant qu’il a les larmes aux yeux puis il s’évanouit. Elle continue de s’occuper de lui et décide de le laver. Elle retire le haut de celui-ci, alors qu’il est toujours inconscient. Elle le lave doucement et délicatement mais elle découvre des marques sur l’un de ses poignets).
Eden : Oh seigneur. (Elle le regarde, alors qu’il dort. Dans la nuit, elle est brusquement réveillée par les hurlements d’Arthur).
Arthur : Non, non…laissez-moi…laissez-moi mourir !
Eden : Chut…chut. (Elle tamponne de nouveau un linge mouillé sur celui-ci).
Arthur :…Laissez-moi. (Dit-il dans son sommeil).
Eden : Chut…ça va allez…ça va allez, chut. (Il mettra un moment avant de se calmer. Le lendemain dans la journée, Arthur se réveille doucement. Il découvre qu’Eden est à côté de lui, en train de dormir et que sa main tient toujours le tissu mouillé. D’ailleurs, celle-ci est posée sur le torse d’Arthur mais la jeune femme ouvre timidement les yeux. Arthur cache son poignet et surtout ses cicatrices sous une couverture). Bonjour. (Sourit-elle).
Arthur :...Bonjour. (Dit-il faiblement. Eden voit bien que ça ne va pas fort, elle se relève et touche le front de celui-ci).
Eden : La fièvre est toujours là. (Elle réfléchit et sort dehors. Elle revient au bout de quelques minutes, en tenant des feuilles dans ses mains. Puis elle lui prépare une tisane avec celle-ci). Buvez.
Arthur : Qu’est-ce que c’est ?
Eden : Ne discutez pas, buvez. (Dit-elle en tendant le bol vers la bouche du roi).
Arthur :…Laissez-moi.
Eden : Buvez ça.
Arthur : Pourquoi vous ne m’écoutez pas ?
Eden : C’est vous qui dites ça ?...Allez buvez.
Arthur :…Je vous en prie. (Elle s’exaspère).
Eden :…J’ai bien compris que vous vouliez que je vous laisse tranquille…Vous voulez mourir ? (Il tourne la tête). Pas la peine de répondre, vous l’avez assez hurlé toute la nuit…mais vous êtes chez moi ici. Vous voulez mourir ? Très bien, seulement vous ne ferez pas ça ici…des hommes sont en train de périr pour leur pays en ce moment, ils n’ont rien demandé et vous…vous pourriez vous rétablir si vous le vouliez…alors soit vous buvez, soit vous sortez d’ici et vous allez mourir plus loin…décidez.
Arthur la regarde et essaye de se lever sans un mot. Voyant qu’il est trop faible pour y arriver, il se traîne sur le ventre et rampe sur le sol. Eden se relève et assiste à la scène, les larmes aux yeux. Alors qu’Arthur se traîne tant bien que mal dehors, il s’arrête devant des petits pieds. Il relève la tête et découvre un enfant qui tient un panier de pommes. Celui-ci en tend une mais la mère de l’enfant l’appelle un peu plus loin. Le petit garçon court vers sa mère, alors qu’Eden verse une larme. Elle se rend auprès d’Arthur, allongé sur le dos, il ne bouge plus. Elle s’accroupit et lui caresse les cheveux.
Ça va aller…ça va aller. (Dit Eden pour réconforter le roi. Puis elle le relève, le soutient et l’aide à marcher jusqu’à la hutte. Une fois à l’intérieur, il se rallonge et elle le fait boire).
Arthur :…Je mangerais bien quelque chose. (Dit-il timidement. Elle se retourne et ils se regardent puis elle lui prépare un bouillon, tout en esquissant un sourire. Une fois que c’est prêt, elle lui donne, et lui fait avaler son repas, sans un mot de leur part. Arthur reprend des forces en seulement quelques jours, d’ailleurs lors d’une matinée ensoleillée, il contemple la mer qui est non loin de la hutte. Eden sort d’un bosquet derrière lui).
Eden :…Je savais que je vous trouverai ici. (Sourit-elle, alors qu’elle s’avance vers lui et qu’elle se met à ses côtés). C’est calme n’est-ce pas ?
Arthur :…Très…mais si je me souviens bien. (Il la regarde). Il n’y a pas la mer à Rome.
Eden :…C’est parce que nous ne sommes pas à Rome…mais à Maremme. C’est tout près.
Arthur : De toute façon, j’avais bien vu qu’on n’était pas dans la cité.
Eden : Ça n’a rien à voir.
Arthur : Ça c’est sûr. (Sourit-il).
Eden :…C’est une région de paysans ici…les toges et les dorures, c’est trop cher pour nous…mais ça ne nous m’empêche pas de rêver.
Arthur : Comment ça ?
Eden : Oh, c’est un petit rêve de rien du tout.
Arthur : Ça m’intéresse. (Dit-il sans attendre, alors qu’ils se mettent à marcher vers la hutte).
Eden :…Hé bien, dans mon rêve je suis à Rome et…et personne ne fait attention à moi. (Arthur voit qu’elle a terminé de raconter son rêve).
Arthur :…Personne ne fait attention à vous et c’est tout ?
Eden : Personne ne me regarde avec pitié. (Ils s’arrêtent). Quand je vais à Rome, tout le monde me regarde, en pensant que j’ai été abandonnée ou que je meurs de faim…tout ça à cause de mes vêtements. Je veux juste être comme eux l’espace d’une minute. (Puis ils reprennent la marche. Les jours passent et Arthur a repris du poil de la bête. Un après-midi, le père d’Eden revient enfin).
Le père d’Eden : Eden ! (Dit-il enthousiaste).
Eden : Papa ! (Elle accourt dans ses bras et ils se bisent. Le père de la jeune femme découvre Arthur qui vient de sortir de la hutte).
Arthur :…Bonjour.
Le père d’Eden : Bonjour ! Heureux de voir que vous allez mieux.
Arthur :...Votre fille a fait des miracles.
Le père d’Eden : Ah, ça ne m’étonne pas d’elle. (Elle sourit).
Eden : Tu as faim ?
Le père d’Eden : Je suis affamé. (Ils mangent dehors, autour d’un feu).
Arthur : C’est délicieux. (Dit-il à Eden).
Le père d’Eden : Il a raison.
Eden : Merci. (Sourit-elle).
Le père d’Eden :…Vous aimez la pêche Arthur ?
Arthur : Euh, oui.
Le père d’Eden : Que diriez-vous d’une partie de pêche demain ?
Arthur : Hé bien…
Eden : Papa ! (Dit-elle pour lui faire comprendre qu’il n’aurait pas dû dire ça).
Le père d’Eden : Quoi ? Votre père vous emmène bien pêcher ? (Arthur baisse la tête).
Eden : Papa. (Dit-elle d’un air désespéré).
Arthur : Je veux bien pêcher.
Eden : C’est vrai ?! (Demande-t-elle étonnée).
Arthur : Oui. (Sourit-il).
Le père d’Eden : Alors c’est décidé, demain on va à la pêche. (Il lève son verre, alors qu’Eden et Arthur rient. A la fin de la soirée, le père de la jeune femme doit prendre congé). Je suis content de te voir sourire ma chérie. (Dit-il en la bisant sur la joue). C’est valable pour vous aussi. (Dit-il à Arthur, qui esquisse un sourire). A demain.
Eden : A demain.
Arthur : Bonne nuit. (Le père de la jeune femme le salue d’un signe de la tête. Les deux jeunes gens entrent dans la hutte).
Eden : Il fait froid ce soir.
Arthur : J’ai connu pire. (Ils s’allongent chacun de leur côté).
Eden :...Bonne nuit.
Arthur : Bonne nuit. (Le lendemain, ils sont réveillés à l’aube. Le père d’Eden entre dans la chaumière).
Le père d’Eden : Bonjour, bonjour ! (Dit-il enthousiaste). Vous dormez encore !
Eden : Oh, papa ! (Dit-elle à moitié réveillée).
Le père d’Eden : Désolé mais la pêche se pratique à l’aube.
Arthur : J’arrive. (Ils se lèvent et les deux hommes partent). Où allez-vous ?
Le père d’Eden : Hé bien on va pêcher. (Ils s’arrêtent).
Arthur : Ça je le sais mais la mer est par là. (Dit-il en montrant le chemin du doigt).
Le père d’Eden : La mer ?...Mais qui t’a dit qu’on allait pêcher dans l’océan ? (Il reprend la marche et Arthur le suit). Excusez-moi mais je viens de me rendre compte que je vous ai tutoyé.
Arthur : J’avais remarqué mais ça ne me dérange pas.
Le père d’Eden : Je peux continuer alors ?
Arthur : Vous pouvez. (Ils se regardent et se sourient. Puis ils se rendent à un immense lac. Les deux hommes rentrent à moitié dans l’eau et lancent leurs lignes). J’ignorais qu’il y avait un lac ici.
Le père d’Eden : Ah, je sais…cette région regorge de mystères et de beautés.
Arthur : Je m’en étais aperçu…je peux vous poser une question ?
Le père d’Eden : Arrêtons nos formalités, restons des gens simples et discutons sans avoir peur.
Arthur :…Ça veut dire oui ?
Le père d’Eden : J’aime parler franchement…alors n’ai jamais peur de me parler ou de me demander quelque chose. (Dit-il en regardant droit devant lui).
Arthur : Très bien…pourquoi vous avez appelé votre fille Eden ?
Le père d’Eden : Parce qu’elle renferme son jardin secret…tu peux lui confier n’importe quoi, elle ne dira jamais rien.
Arthur : Où est sa mère ? (Le père de la jeune femme baisse la tête).
Le père d’Eden : Ma femme a été emportée par le choléra, il y a 3 ans.
Arthur :…Désolé. (Il a du mal avec sa canne à pêche et le vieux sage le voit bien).
Le père d’Eden :…Un coup de main ?
Arthur : Je veux bien.
Le père d’Eden : N’ai pas peur de me demander mon garçon. (Il le tape sur l’épaule). Attends. (Il remet la ligne comme il faut). Voilà. (Sourit-il).
Arthur : Merci. (Sourit-il également).
Le père d’Eden :…Ton père ne t’a jamais emmené à la pêche, n’est-ce pas ?
Arthur :…Pas vraiment non.
Le père d’Eden :…Tu t’es fait tout seul alors ?
Arthur : On peut le dire, oui.
Le père d’Eden :…Tu ne parles pas beaucoup.
Arthur : Je suis comme votre fille…moi aussi j’ai mon jardin secret.
Le père d’Eden : Hein, hein…je respecte ça.
Arthur : C’est vrai ?
Le père d’Eden : Absolument…et puis les poissons apprécieront ton silence. (Ils se regardent et rient. Ils ne pêcheront que très peu de poisson et sur le chemin du retour, ils discutent).
Arthur :…On n’a pas eu beaucoup de poisson.
Le père d’Eden : C’est vrai…mais il vaut mieux en ramener un peu, que pas du tout.
Arthur :…On aurait pu faire mieux. (Le patriarche s’arrête).
Le père d’Eden : On peut toujours faire de son mieux mais si on réussissait tout du premier coup…et bien on n’apprendrait rien. (Ils se remettent à marcher).
Arthur : On peut s’arrêter quelques minutes ? Je dois…
Le père d’Eden : N’en dis pas plus. (Il a compris qu’il voulait aller au petit coin). Je t’attends, vas-y. (Celui-ci s’éloigne et fait ce qu’il à faire. Mais il entend une voix de femme qui chante un peu plus loin. Il se rapproche et découvre Eden, en train de se baigner dans le lac. Il la regarde derrière un arbre). Arthur ! (Dit-il un peu plus loin, alors qu’Eden se retourne et découvre le roi). Arthur !
Eden : Chut. (Elle met son doigt sur sa bouche).
Arthur : J’arrive ! (Dit-il en la regardant puis il retourne vers le père d’Eden. Les deux hommes arrivent à la hutte).
Le père d’Eden : Eden !...Eden ?! (Il regarde autour de lui). Eden ?!
Arthur :…Elle est peut-être partie chercher des pommes ou autre chose ? (Il ment).
Le père d’Eden :…Tu as sûrement raison. (Il le tape sur l’épaule). On va l’attendre. (Elle arrive au bout de quelques minutes). Où étais-tu ?
Eden : J’avais besoin de champignons pour ma recette. (Elle ment).
Le père d’Eden : Maintenant que tu es là, on peut y aller.
Eden : Aller où ?
Le père d’Eden : Je vous emmène à Rome tous les deux…vous devez vous changez les idées. (Eden baisse la tête).
Eden :...Je dois faire à manger. (Elle ment).
Le père d’Eden : Oh, ça peut attendre…profite un peu.
Eden :…C’est que…
Arthur : Je crois qu’elle veut nous laisser entre hommes. (Il la regarde et elle voit qu’il la soutient).
Eden : C’est ça. (Sourit-elle). Vous pourrez discuter comme ça. (Arthur et elle se regardent de nouveau.). Mais vous pouvez y aller.
Le père d’Eden : Bon très bien...alors, on y va ? (Demande-t-il à Arthur).
Arthur : On est parti. (La ville n’est pas loin et une fois sur place, les deux hommes décident de se séparer dans un marché).
Le père d’Eden : Je dois acheter des épices.
Arthur : Allez-y, je vais faire un petit tour.
Le père d’Eden : On se retrouve ici ?
Arthur : D’accord. (Chacun part de son côté. Au bout d’un petit moment, ils se rejoignent).
Le père d’Eden : Alors, tu as trouvé ce que tu voulais ?
Arthur :…Absolument. (Il esquisse un léger sourire puis ils repartent. Alors que les deux hommes rient et discutent, ils se rapprochent de la hutte. Mais le père d’Eden s’arrête et regarde droit devant lui). Ça va ? (Arthur regarde alors dans la même direction. Là, il découvre Eden dans les bras d’un homme. Le père de la jeune femme s’avance, tandis qu’Arthur le suit à l’arrière).
Le père d’Eden : Claytos !...Mon bon Claytos. (Il pose ses mains sur chacune des épaules du jeune homme et ils se prennent dans les bras).
Eden :...Tu es revenu. (Dit-elle à Claytos, alors qu’elle le prend dans ses bras et qu’elle l’embrasse, ce qui stoppe Arthur).
Le père d’Eden : Arthur. (Il le sort de sa stupeur). Viens, que je te présente Claytos. (Arthur avance et ils se serrent la main). Mes amis ! Nous allons festoyer ce soir. (Ils sourient et rient, alors que les tourtereaux ne se quittent plus du regard. Arthur s’éloigne discrètement, ouvre le sac qu’il avait emmené à Rome et sort une robe verte. Il la regarde et la range puis il retourne auprès des autres. Le soir même, ils mangent autour d’un feu). Alors, raconte-nous ?
Claytos :…Je crois que la guerre n’a pas besoin d’être racontée. (Dit-il en baissant la tête).
Arthur : La guerre ?
Le père d’Eden : Claytos a été enrôlé de force dans l’armée…ça faisait six ans qu’il était parti.
Eden : Heureusement, il est revenu. (Dit-elle en posant sa main sur celle du militaire. Ils se regardent et elle se lève mais elle se rassoit aussitôt et se tient la tête).
Claytos : Ça va ? (Demande-t-il en la recouvrant de ses bras).
Eden :…Oui, j’ai…j’ai dû boire un peu de trop.
Le père d’Eden : Tu es sûre ?
Eden :…Oui. (Elle se relève plus doucement et emporte quelques plats avec elle).
Claytos : Et vous Arthur…que faites-vous ici ?
Arthur : Euh… (Il n’a pas envie de révéler qui il est mais Eden revient).
Eden : Je l’ai soigné.
Claytos : Comment ça ?
Eden : Je l’ai trouvée inconscient dans les rues de Rome. Alors je l’ai amené ici pour le soigner.
Claytos : C’est, c’est très généreux de ta part Eden…d’autre vous auraient laissé mourir. (Dit-il à Arthur).
Arthur : Je sais…j’ai eu de la chance.
Eden : Arthur, vous voulez bien m’aider ?
Arthur : Bien sûr. (Ils ramènent les plats dans la hutte mais Eden prend la main du roi et l’entraîne un peu plus loin. Ils se regardent et mettent un temps avant de parler).
Eden :...J’aurais dû vous parler de lui.
Arthur : Vous n’avez rien à me dire, ce ne sont pas mes affaires. (Il commence à partir mais elle lui attrape le bras, ce qui l’arrête).
Eden : J’aurais dû vous le dire.
Arthur :...Vous vous connaissez depuis longtemps ?
Eden : On a grandi ensemble et...il m’a demandé ma main avant de partir...j’ai accepté. (Il la regarde, ce qu’il vient d’entendre le blesse mais il n’en dit rien).
Arthur :...Vous savez qui je suis, n’est-ce pas ?
Eden : Quoi ?!
Arthur : Vous vous êtes arrêtée en me voyant ce jour-là…vous avez fait une révérence…pourquoi ?...Parce-que vous savez qui je suis.
Eden :...Il le fallait. (Elle baisse la tête).
Arthur : Oh arrêtez…On sait tous les deux que si je n’étais pas le roi, vous ne m’auriez jamais aidé.
Eden : Mais non...
Arthur : Ça suffit. (Elle s’arrête). Je vous donnerai de l’argent et je partirai. (Elle a les yeux troubles en entendant ça. Il part mais alors qu’il marche, il entend un bruit sourd. Il retourne sur ses pas et découvre Eden sur le sol, inconsciente). Eden ?...Eden ?! (Il touche le front brûlant de fièvre de la jeune femme puis il la porte. Il retourne vers le feu). J’ai besoin d’aide.
Le père d’Eden : Oh mon dieu. (Les deux hommes se lèvent et Claytos arrache la jeune femme des bras d’Arthur). Comment est-ce arrivé ? (Demande-t-il alors qu’ils entrent dans la maison de paille).
Arthur : Je ne sais pas mais elle est brûlante de fièvre. (Claytos la pose délicatement et la couvre).
Claytos : Eden ?...Eden ?
Le père d’Eden : Il faut faire tomber sa fièvre. (Les hommes lui préparent des tisanes et restent à son chevet. Elle se réveille le lendemain). Eden. (Dit-il en lui caressant les cheveux).
Claytos : Comment tu te sens ?
Eden : Mieux. (Il lui bise la main). Vous avez des têtes à faire peur. (Dit-elle en esquissant un sourire).
Le père d’Eden :…Mais qu’est-ce qui s’est passé ?
Eden :…Je me suis baignée dans le lac.
Claytos : Dans le lac ? A cette saison ?!
Eden : Je sais, je n’aurais pas dû.
Arthur : Ne vous inquiétez pas…tout est pardonné. (Ils se regardent et se sourient).
Le père d’Eden : Tu nous as fait une sacrée peur. (Il la bise sur le front). On va se relayer à tour de rôle pour veiller sur toi, afin qu’on puisse se reposer et oublier cette mésaventure.
Arthur : Je vais m’occuper d’elle. (Les deux hommes se reposent, tandis qu’Arthur tend une cuillère de soupe à Eden. Le père de celle-ci ronfle, ce qui fait sourire Arthur). Ils ont raison, vous ne devriez pas vous baigner à cette saison.
Eden : Je ne le ferai plus. (Elle mange).
Arthur :...Je regrette ce que je vous ai dit.
Eden : Je sais...et je vous aurais aidé même si vous n’étiez pas roi.
Arthur :...Je sais.
Claytos : Le roi ? (Demande-t-il à peine réveillé).
Eden : Claytos. (Dit-elle doucement comme pour le calmer).
Claytos : Vous êtes le roi Arthur ?
Arthur :...Je ne suis plus roi. (Dit-il en baissant la tête).
Claytos : C’est à cause de vous. (Il se lève).
Eden : Claytos. (Elle essaye de le raisonner).
Claytos : C’est à cause de vous ! (Il le pousse).
Eden : Claytos ! (Dit-elle pour l’arrêter).
Claytos : Allons dehors. (Dit-il à Arthur).
Le père d’Eden : Claytos ! On ne parle pas comme ça à un roi.
Claytos : Mais il n’est plus roi, il vient de le dire.
Le père d’Eden : Peut-être mais…
Claytos : Il doit payer ! (Il pousse Arthur jusque dehors).
Eden : Arrête Claytos !
Le père d’Eden : Calme-toi ma chérie…je vais m’en occuper. (Il sort les rejoindre dehors). Claytos ! Ça suffit !
Claytos : Mais c’est à cause de lui, si je suis parti aussi longtemps !...Notre armée a toujours essayé de conquérir la Bretagne mais ça ne donnait aucun résultat…Alors on a essayé encore et encore et encore…et quand on a appris que vous étiez mourant, on s’est dit qu’on allait enfin gagner…mais vous avez laissé le pouvoir à un acharné !!...Vous êtes très malin, ça on peut le dire. Vous avez fait croire à tout le monde que vous étiez sur le point de mourir, pour donner le pouvoir à un plus fort que vous…et pour qu’on puisse foncer tête baissée dans le piège ! (Il donne un coup de poing au roi).
Le père d’Eden : Arrête Claytos ! (Il essaye de les séparer).
Claytos : Et qu’est-ce que je découvre ici ?!...Le roi Arthur ! Vivant et en bonne santé ! (Il lui redonne un coup de poing). C’est quoi la suite ?! Vous attendez encore quelques jours, que votre successeur ait fait le ménage pour reprendre le trône ?! (Il l’attrape par le col de sa chemise et le secoue). Hein ?!! (Arthur se laisse faire).
Le père d’Eden : Laisse-le !!
Claytos : Répond !!...Je pourrais te tuer, personne n’en saurait rien. (Dit-il hargneusement, alors qu’il a la lame de son couteau, sous la gorge d’Arthur).
Arthur : Vas-y.
Le père d’Eden : Non !! Pour l’amour du ciel, non !...Trop de sang a coulé.
Claytos : A qui la faute ?
Eden : C’est pas vrai !!! (Dit-elle dans une rage folle et en pleurs). C’est pas vrai, tu mens.
Claytos : Reste en dehors de ça Eden. (Dit-il en regardant Arthur droit dans les yeux).
Eden :…Je ne peux pas.
Claytos : Quoi ?! (Il tourne la tête vers elle, tout en tenant Arthur).
Eden : Je ne peux pas te laisser faire ça, sans que tu ne connaisses la vérité.
Arthur : Taisez-vous.
Eden : Non !!...Tu, tu aurais dû le voir la première fois que je l’ai vu…il n’était plus que l’ombre de lui-même…
Arthur : Ça suffit, tue moi. (Dit-il à Claytos).
Eden : Il s’est taillé les veines ! (Arthur baisse la tête puis il regarde autour de lui. Il a honte de ce qu’il a fait). Je suis désolée…désolée. (Elle pleure).
Claytos : Peu importe, il est responsable de la mort de milliers d’hommes ! (Eden s’écroule).
Le père d’Eden : Eden ! (Dit-il en courant vers elle. Il s’accroupit à ses côtés). Eden.
Claytos : Comment va-t-elle ? (Il tient toujours Arthur).
Le père d’Eden : Bien…elle est fatiguée, c’est tout.
Eden : Claytos…laisse-le, je t’en prie. (Il attend un peu et relâche Arthur puis il va au chevet de sa compagne. Le roi reste sur place mais il finit par s’avancer).
Claytos : T’approche pas. (Dit-il hargneusement, en regardant Eden).
Eden : Claytos. (Dit-elle pour le raisonner, alors qu’Arthur ne bouge plus).
Claytos : Non. Je regrette Eden, tu m’a demandé de la lâcher et je l’ai fait mais ne m’en demande pas de trop. (Il la porte et la transporte à l’intérieur de la hutte. Puis il ressort).
Le père d’Eden : Claytos !! Je veux que tu restes tranquille…fais-le pour Eden.
Claytos : Je suis prêt à faire ce qu’il faut pour l’aider…mais si tu t’approche d’elle, je te tue. (Dit-il à Arthur, il le pousse et retourne auprès d’elle. Le roi baisse la tête).
Le père d’Eden : Ne l’écoute pas… (Il pose sa main sur l’épaule d’Arthur mais celui-ci la repousse et part). Arthur ! (Dit-il pour essayer de le retenir mais ça ne marche pas. Il s’assoit sur une pierre en face du lac et regarde son poignet. Il pose sa main dessus pour le cacher puis lance violement un caillou dans l’eau mais le père d’Eden sort d’un buisson).
Le père d’Eden : Elle veut te voir.
Arthur :…Je ne peux pas l’approcher.
Le père d’Eden : Elle a demandé à Claytos de te laisser tranquille…allez viens. (Arthur finit par se lever et rejoint la hutte. Claytos est assis un peu plus loin, il se réchauffe autour d’un feu. Lui et Arthur se regardent puis celui-ci entre dans la maison de paille. Il s’assoit auprès d’Eden, qui sourit en le voyant).
Eden :...Je m’en veux. (Dit-elle les larmes aux yeux).
Arthur : C’est rien, tout va bien.
Eden : Je devais lui dire. (Elle est sur le point de pleurer).
Arthur : Je sais. (Il pose sa main sur celle de la jeune femme, alors qu’il esquisse un sourire).
Eden : Je n’aurais pas supporté qu’on ne se parle plus. (Il baisse la tête).
Arthur :…Je vais devoir partir.
Eden : Quoi ?
Arthur : Claytos m’a fait comprendre que ma place n’était pas ici.
Eden : Vous n’allez tout de même pas l’écouter ?
Arthur :…Il a raison.
Eden : Non. (Supplie-t-elle).
Arthur : J’ai du sang sur les mains.
Eden : Oui, le vôtre.
Arthur :...Je regrette. (Il se lève et la regarde).
Eden : Ne faites pas ça. (Dit-elle faiblement). Ne faites pas ça. (Elle répète les mêmes mots, alors qu’Arthur voit bien que ça ne va pas).
Arthur : Eden ?
Eden : Ne faites pas ça. (Il s’agenouille à ses côtés et touche le front de la jeune femme).
Arthur : La fièvre est revenue. (Elle va mal mais il lui bise le front). Désolé…Claytos ! (Le père d’Eden et le compagnon de la jeune femme arrivent en courant).
Claytos : Qu’est-ce que…
Arthur : La fièvre est revenue. (Dit-il en se levant).
Claytos :…C’est de ta faute.
Le père d’Eden : Arrête, tu sais bien que c’est faux.
Claytos : Sa place n’ai pas ici !...Va-t’en…va-t’en !! (Arthur regarde les deux hommes et part).
Le père d’Eden : Arthur ! (Dit-il pour essayer de l’arrêter mais celui-ci court).
Eden :…Arthur pardon. (Dit-elle dans son délire mais le père attrape le col de la chemise de Claytos).
Le père d’Eden : Tu es fier de toi ? (Dit-il en le secouant).
Claytos : Mais…
Le père d’Eden : Tu n’es pas chez toi ici, ne l’oublie pas…tu n’as pas d’ordre à donner…si ma fille veut qu’il reste, il restera…alors va le chercher. (Il s’assoit auprès d’Eden). Tout de suite ! (Claytos obéit sans dire un mot. Il court et rattrape Arthur).
Claytos : Arthur ! (Hurle-t-il pour l’interpeller mais le roi ne s’arrête pas). Mon roi ! (Cette fois, il stoppe et se retourne).
Arthur : Ne m’appelle pas comme ça…et puis les Romains ont déjà un empereur.
Claytos :…Je regrette ce que j’ai fait.
Arthur : Tu avais raison.
Claytos : Peut-être mais tu es le roi…vous, êtes le roi et j’aurais dû voir à qui je m’adressais…je vous demande pardon. (Dit-il en faisant une révérence).
Arthur :...Allons-y. (Ils rentrent dans la hutte. Le lendemain, alors que Claytos est auprès d’Eden, Arthur et le vieux sage sont à la pêche). Pourquoi vous ne pêchez pas en mer ?
Le père d’Eden : Parce qu’il faut un bateau pour ça.
Arthur :…Vous étiez au courant pour moi, n’est-ce pas ?
Le père d’Eden :…Il ne faut pas lui en vouloir.
Arthur : C’est elle qui vous l’a dit. (Affirme-t-il). J’aimerais rester ici.
Le père d’Eden : Et nous ne voulons pas que tu partes…mais tu fais comme tu veux.
Arthur :…Comment va-t-elle ?
Le père d’Eden : Elle reprend des forces…tu la connais. (Eden arrive derrière eux).
Eden : On parle de moi ? (Ils se retournent et découvrent la jeune femme, soutenue par Claytos).
Le père d’Eden : Eden ! Mais qu’est-ce que tu fais là ?
Eden : J’avais envie de prendre l’air.
Le père d’Eden : Tu vas attraper froid.
Eden : Je vais mieux.
Le père d’Eden : On n’est jamais trop prudent. (Il regarde Claytos).
Claytos : Ne me regardez pas comme ça, si vous croyez que j’ai eu mon mot à dire. (Sourit-il).
Eden : Tu ne me changeras pas. (Dit-elle à son père. Au bout de quelques jours, elle se rétablit. Lors d’une journée, Arthur regarde l’océan mais Eden arrive derrière lui). Bonjour. (Il se retourne).
Arthur : Bonjour. (Sourit-il).
Eden :…Vous avez décidé de rester finalement ?
Arthur : Je suis bien ici…je suis tranquille.
Eden : Je comprends. (Elle est à côté de lui). Je tenais à m’excuser encore pour tout ça.
Arthur : Ce n’ai pas la peine, je vous assure…Je tenais à vous remercier…je ne sais pas comment le dire mais votre présence et celle de votre père…m’ont profondément aidé… Restez telle que vous êtes, d’accord ? (Elle fait une révérence, il la regarde respectueusement et ils s’embrassent doucement. Mais elle l’arrête, le regarde et part en courant. Un peu plus tard, tout le monde est autour du feu, en train de lever leur verre).
Le père d’Eden : Au mariage ! (Ils boivent leur verre puis les tourtereaux s’embrassent).
Arthur : Au mariage. (Dit-il doucement puis il tend la main à Claytos).
Claytos : Majesté. (Il s’incline).
Arthur : Je vous ai déjà dit de ne pas m’appeler comme ça. Non mais franchement, est-ce que j’ai l’air d’un roi ?
Eden : La royauté n’est pas dans les vêtements…mais en soi-même. (Elle va dans la hutte, chercher d’autres plats).
Arthur : Tu as de la chance de l’avoir. (Dit-il au romain).
Claytos : Je le sais.
Arthur : Prends soin d’elle...elle le mérite. (Claytos lui serre la main). Ami ?
Claytos :…Ami. Et encore pardon.
Arthur : Ne t’excuse pas.
Le père d’Eden : Ah, je préfère vous voir comme ça ! (Il met une main sur chaque épaule des jeunes hommes).
Eden : Papa ? (Elle sort de la hutte). Tu peux venir m’aider ?
Le père d’Eden : J’arrive. (Il obéit).
Arthur : Claytos ?
Claytos : Hum ?
Arthur :...Je dois rentrer chez moi.
Claytos : Et le mariage ?...Et Eden ?
Arthur :...Je sais que tu feras ce qu’il faut. (Il commence à partir).
Claytos : Vous ne leur dites pas au revoir ? (Arthur se retourne vers lui).
Arthur : Tu me vouvoies maintenant ?
Claytos :…Vous auriez pu me faire tuer après ce que je vous ai fait…il vous aurait suffi de donner un ordre…je respecte le fait que vous ne l’ayez pas fait…et je serais à vos côtés pour me racheter.
Arthur :…Merci. (Claytos s’incline). Je ne pourrais pas leur dire au revoir et même si je le voulais…elle ne me laisserait pas partir. (Ils se regardent et Arthur s’éloigne). Claytos ?
Claytos : Oui ?
Arthur : Tu ferais un excellent chevalier. (Il part, alors que la nuit est tombée depuis longtemps. Eden et son père sortent de la hutte en riant, un peu plus tard).
Eden :…Où est Arthur ?
Claytos : Parti.
Eden : Quoi ?!
Le père d’Eden : Ce n’est pas possible.
Claytos : Il ne voulait pas vous dire au revoir…ça lui aurait fait trop de peine.
Le père d’Eden : Je comprends.
Eden : Mais où est-il allé ?
Claytos :...Il est rentré chez lui. (Eden baisse la tête).
Le père d’Eden : Il nous manquera. (Il attend quelques secondes et pose les plats sur des pierres autour du feu).
Claytos : Attends, je vais t’aider. (Dit-il à Eden, en prenant les plats qu’elle porte puis il les pose sur les pierres. Le trio s’installe mais au bout de quelques minutes, la jeune femme se lève).
Eden : J’ai oublié de prendre l’eau. (Elle se rend dans la hutte et une fois à l’intérieur, elle respire profondément. Mais ses yeux se posent sur son lit, là, elle découvre qu’un bout de tissu vert dépasse d’en dessous une couverture. Elle le prend et découvre que c’est une robe. Claytos entre dans la hutte).
Claytos : Elle est magnifique. (Elle le regarde puis elle admire la robe).
Eden : Oui.
Claytos :...Il a du goût. (Elle acquiesce par plusieurs hochements de tête). Tu es amoureuse de lui ?
Eden : Claytos ! (Dit-elle pour lui faire comprendre qu’il n’aurait jamais dû poser la question).
Claytos : Tu refuses que je te touche mais quand il est là…on est un vrai couple. Comme si tu voulais le rendre jaloux…comme si tu voulais qu’il réagisse. (Elle a les larmes aux yeux car il dit la vérité et il l’a bien compris). Je pars me battre pendant six ans et à mon retour, je découvre que c’est lui que tu aimes…L’homme que j’ai essayé de combattre veut être avec la femme que j’aime…et le pire, c’est que c’est réciproque. (Dit-il également les larmes aux yeux).
Eden : Je suis désolée. (Dit-elle en s’avançant vers lui et en lui prenant le bras mais il tourne la tête). Pardon…pardon.
Claytos : Va le rejoindre. (Elle ne bouge pas). Pars ! (Elle sursaute et s’éloigne).
Eden : Désolée. (Puis elle part en courant et en pleurs, la robe à la main. Elle arrive sur le bord d’un quai et découvre qu’Arthur est à bord d’une barque. Il est prêt à accoster sur un bateau). Arthur ! (Hurle-t-elle sur le rivage pour qu’il l’entende, il se retourne vers elle). Arthur ! (Ils se regardent et elle brandit la robe mais le roi se retourne de nouveau et regarde le large). Arthur ! Ne partez pas comme ça ! Vous ne pouvez pas !!
Arthur : Continuez de ramer. (Ordonne-t-il aux rameurs, alors qu’Eden reste sur la plage, pétrifiée).
Eden : Arthur !...Arthur ! (Le jeune homme entend un plouf). Arthur !! (Il se retourne vers elle et découvre qu’elle nage vers lui).
Arthur : Eden ! (Il se lève). Eden, retournez sur la plage ! (Elle continue de nager, alors qu’il s’éloigne mais il plonge à l’eau. Arrivé à elle, ils se prennent dans les bras). Mais qu’est-ce que vous faites là ?
Eden :…Ne partez pas.
Arthur : Je regrette mais il le faut.
Eden : Pourquoi ? (Demande-t-elle la gorge nouée).
Arthur : Et bien parce-que…parce-que je veux rentrer chez moi. (Il ment).
Eden :…Vous mentez. (Il la regarde). Je sais que vous ne voulez pas rentrer, vous voulez rester ici…je le sais…alors pourquoi partir ? (Il baisse la tête). Dites-moi, pourquoi ? (Elle est sur le point de pleurer, alors qu’il ne veut pas parler). Dites-moi.
Arthur :…Parce-que…parce-que…
Eden : Dites-le.
Arthur :…Je ne supportais pas de vous voir avec Claytos…et quand j’ai vu que vous alliez l’épouser…je ne le supportais plus et en même temps, je me disais que c’était mieux pour vous. (Elle le regarde intensément). Parce-que vous méritez d’être avec lui…vous le méritez.
Eden :…Alors vous êtes parti, sans me demander mon avis. (Affirme-t-elle).
Arthur :...C’est la meilleure chose à faire pour vous. (Elle pose sa main sur le visage de celui-ci et l’embrasse).
Eden : Restez. (Il baisse la tête). C’est la meilleure chose à faire pour moi. (Il la regarde et l’embrasse de nouveau puis ils se prennent dans les bras).
Un des rameurs : Maître, le bateau attend ! (Arthur se retourne vers lui).
Arthur : Qu’il parte ! (Il regarde Eden maintenant). Moi je reste ici. (Ils se sourient et se prennent dans les bras, alors qu’ils sont toujours dans l’eau. Au bout d’un moment, ils regagnent la plage et marchent main dans la main. Ils rejoignent la hutte).
Eden :…Où est Claytos ? (Demande-t-elle à son père, qui range les plats).
Le père d’Eden : Il a préféré partir mais je pense qu’il reviendra…mais qu’est-ce qui vous est arrivé ? (Ils sont mouillés).
Eden : Rien, ne t’inquiète pas. (Elle bise son père sur la joue).
Le père d’Eden : Hum, hum.
Eden : Laisse tout ça, je vais finir de ranger.
Le père d’Eden : Tu es sûre ?
Eden : Mais oui. (Sourit-elle).
Le père d’Eden : Bon hé bien alors dans ce cas. (Il s’éloigne). Bonne nuit.
Arthur : Bonne nuit.
Sourit-il. Le vieux sage part, alors qu’Eden débarrasse. Elle entre dans la maison de paille, suivie d’Arthur. Une fois que les plats sont posés et que leurs regards se croisent, ils s’embrassent doucement. Puis Arthur soulève Eden et ils se prennent dans les bras. Ils dormiront blottis l’un contre l’autre, tout en restant sages. Le lendemain après-midi, ils sont au bord du lac.
Eden : Vous avez confiance en moi ?
Arthur : Je ne serais pas là sinon.
Eden : Très bien…alors je commence. (Elle lui lave doucement les cheveux puis elle en coupe un peu et le rase. Il regarde son reflet dans l’eau mais il fait une drôle de tête). Ça ne vous plaît pas ?
Arthur : Si, si. (Dit-il pour la rassurer puis il regarde discrètement son poignet tailladé. Elle pose la main dessus d’ailleurs).
Eden : Ça vous rappelle de mauvais souvenirs ?
Il baisse la tête, esquisse un léger sourire et hoche plusieurs fois la tête. Elle met son bras autour de lui et lui bise la joue. Pendant quelques jours, ils vivent heureux et ensemble, le père d’Eden ne vient pas les déranger. Il préfère les laisser seuls, il sait que sa présence les dérangerait pourtant, il finit par leur rendre visite quelques jours plus tard.
Le père d’Eden : Bonjour !
Eden : Bonjour. (Ils se bisent).
Le père d’Eden : Arthur. (Il lui tend la main qu’Arthur prend). Ma chérie, tu peux nous préparer quelque chose ?
Eden : Bien sûr. (Elle obéit).
Le père d’Eden :…Puis-je te parler Arthur ?
Arthur : Vous savez que vous pouvez tout me dire. (Ils marchent et s’éloignent).
Le père d’Eden : Je sais que je vais me mêler de ce qui ne me regarde pas mais…ton pays souffre, ton peuple souffre. (Ils s’arrêtent).
Arthur : Comment ça ?
Le père d’Eden : Les nouvelles ne sont pas bonnes…on raconte que Lancelot impose ses règles comme un dictateur. (Arthur reprend la marche). Il est devenu fou… (Le vieil homme le suit).
Arthur : Ce n’ai plus mon problème maintenant, je ne suis plus leur roi.
Le père d’Eden : Tu pourrais le redevenir. (Ils s’arrêtent encore).
Arthur : Non !...Je ne suis plus roi. (Il se remet à marcher, alors que le patriarche reste sur place). Je ne le suis plus. (Dit-il doucement. Un peu plus tard, Arthur est assis devant le lac, en train de réfléchir. Le père d’Eden s’assoit à ses côtés et en le voyant, Arthur baisse la tête).
Le père d’Eden :…Je ne voulais pas te vexer.
Arthur : Je sais. (Les deux hommes regardent droit devant eux). J’aimerais vous demandez quelque chose.
Le père d’Eden : Je t’écoute ?
Arthur : Vous feriez quoi si vous étiez roi ?
Le père d’Eden : Tu te sous-estime tellement, que tu demandes conseil à un pauvre paysan comme moi ?
Arthur : Là c’est vous qui vous sous-estimez…répondez-moi.
Le père d’Eden : Que t’est-il arrivé, pour que tu perdes toute confiance en toi ? (Il ne répond pas). Si j’étais roi, j’aiderais mon peuple, tout simplement…parce que je le comprends, parce que j’ai été comme lui. Je sais que tu as souffert, je le vois bien…mais tu n’es pas seul dans cette histoire, tu n’es pas le seul à avoir mal…mais tu pourrais les sauver et les aider…tu es un bon roi, je le sais, je l’ai vu mais il faut te ressaisir et leur montrer de quoi tu es capable…tu ne pourras pas fuir toute vie, tu es le roi…tu es le roi. (Un peu plus tard, Arthur et Eden marchent le long de la plage).
Eden : Vous êtes silencieux.
Arthur :...Votre père a le don de me faire réfléchir...il pense que je devrais gouverner à nouveau ... qu’est-ce que vous en pensez ? (Ils s’arrêtent).
Eden : Vous me demandez mon avis ?
Arthur : Bien sûr.
Eden :…Vous êtes le roi, je l’ai vu tout de suite…et si vous voulez reconquérir le trône hé bien faites-le…mais vous devez prendre cette décision seul car un roi gouverne seul. (Il la regarde, lui prend le visage et l’embrasse doucement).
Arthur :…Vous voulez m’épouser ? (Elle ne bouge plus, alors qu’il baisse la tête et qu’ils se tiennent les mains). Votre père m’a accordé votre main tout à l’heure, alors je… (Elle lui saute au cou et le prend dans ses bras). Ça veut dire oui ? (Elle acquiesce par plusieurs hochements de tête, alors qu’elle verse une larme. Il lui essuie, lui bise le front et elle met sa tête contre son cou. Ils rejoignent le père d’Eden).
Le père d’Eden : Ah ! Vous voilà !...Alors ?
Arthur :…Elle a dit oui.
Le père d’Eden : C’est vrai ?! (Eden regarde Arthur).
Eden : Absolument. (Sourit-elle).
Le père d’Eden : Il faut fêter ça ! (Il court vers la hutte).
Arthur : Vous ne changerez pas d’avis ? Même si Claytos arrivait ?
Eden :…Je ne changerai pas d’avis, c’est décidé. (Il est soulagé, alors qu’elle lui bise le front. Le patriarche arrive avec des verres et leur donne).
Le père d’Eden :…A vous. (Dit-il doucement, alors que tout le monde lève son verre).
Arthur :…Je dois vous annoncez quelque chose. (Sourit-il, alors qu’Eden et son père se mettent l’un à côté de l’autre). Je vais récupérer mon trône.
Le père d’Eden : Je suis fier et heureux d’entendre ça. (Il lui tape sur l’épaule mais Eden fait une drôle de tête. Arthur vient de le remarquer, elle part).
Arthur : Eden ? (Elle ne s’arrête pas). Eden !
Le père d’Eden :…Va la rattraper. (Arthur court après elle).
Arthur : Eden ? (Elle est troublée quand elle se tourne vers lui). Qu’est-ce qu’il y a ?
Eden : Qu’est-ce qu’il y a ?!...Vous voulez de nouveau être roi. (Elle secoue la tête). Vous voulez être roi. (Il s’avance et lui prend les mains pour la réconforter).
Arthur :…Je suis roi.
Eden : Vous ne pensez pas ce que vous dites…je le vois dans vos yeux. Il y a quelques jours, vous ne vouliez même pas qu’on vous appelle ainsi et maintenant…maintenant vous voulez de nouveau être au sommet?...Pourquoi? (Demande-t-elle les yeux troublant de larmes, alors qu’il baisse la tête). Je croyais que vous en aviez assez souffert ? (Dit-elle en prenant le poignet tailladé d’Arthur).
Arthur :…C’est vrai. (Dit-il doucement).
Eden : Alors pourquoi ?
Arthur :…Parce que malgré ça… (Il montre son poignet). Malgré ce que j’étais et ce que j’ai fait…vous me voyez comme un roi…vous m’avez vu comme un roi. Vous savez pourquoi j’ai fait ça ? (Il montre de nouveau son poignet).
Eden : Je n’ai pas à le savoir.
Arthur : Si ça vous concerne…maintenant tout vous concerne…je voyais que je n’avançais pas. Rien de ce que j’entreprenais ne réussissait, j’étais entouré d’incapables.
Eden :…Ça n’explique pas votre geste.
Arthur :…Je n’étais pas à la hauteur, je n’étais pas…digne…jusqu’à ce que je vous vois, vous et votre père. (Elle a les yeux troublant de larmes). Vous m’avez rappelé le sens des vraies valeurs et…vous ne m’avez jamais jugé.
Eden :...Nous allons nous marier en Bretagne, n’est-ce pas ?
Arthur : Oui. (Il la regarde et réussit à lire à travers elle). Vous ne voulez pas quitter votre père, c’est ça ? (Elle le regarde et secoue doucement la tête).
Eden :…Je ne suis pas digne d’être reine. (Elle pleure).
Arthur : Je ne vois pas qui d’autre à part vous peut en être le plus digne…Le peuple reconnaîtra en vous la loyauté et la royauté, juste par votre sourire…et vous deviendrez leur princesse. (Elle l’embrasse et le prend dans ses bras). Je vous laisse réfléchir. (Peu de temps après, elle parle avec son père).
Eden : Je ne veux pas te laisser seul ici.
Le père d’Eden : Je sais mais Arthur a raison…en le suivant, tu risques d’accomplir de grandes choses…c’est ce que j’ai toujours voulu pour toi.
Eden : Alors tu me conseilles de partir. (Affirme-t-elle).
Le père d’Eden : Je te conseille de vivre ta vie mais ne reste pas pour moi…je sais me débrouiller. (Elle le prend dans ses bras).
Eden : Je t’aime papa.
Le père d’Eden : Moi aussi. (Le lendemain, le trio est sur la plage. Eden et Arthur doivent partir sur un bateau, qui les conduira en Bretagne. En attendant, tout le monde se dit au revoir). Prends bien soin de ma fille.
Arthur : Ne vous inquiétez pas.
Le père d’Eden : Au revoir.
Eden : Au revoir. (Elle le prend dans ses bras et verse quelques larmes).
Arthur : On vous invitera au mariage mais je dois d’abord reprendre mes droits.
Le père d’Eden : Vous les éblouirez et vous ferez ce qu’il faut, j’en suis sûr. (Dit-il en mettant ses mains sur chaque épaule du jeune homme. Puis le couple part et arrivent en Bretagne).
Eden : Oh regardez ! De la neige ! (Elle court dedans et joue avec, alors qu’Arthur sourit. Puis ils se remettent à marcher mais Arthur sait que pour aller plus vite, ils doivent prendre des chevaux). Je regrette mais je ne peux pas monter là-dessus. (Dit-elle devant sa monture).
Arthur : Mais si, vous verrez.
Eden : Non, je regrette. (En réalité, elle n’a jamais monté à cheval).
Arthur : Attendez, je vais vous aidez. (Il l’aide à monter et il se place derrière elle. Ils se déplacent sur un seul cheval).
Eden : Où allons-nous ?
Arthur :…Nous allons chez un chef voisin.
Eden : Mais ?
Arthur :…C’est le père de ma première épouse…à laquelle je suis toujours marié. (Elle le regarde de travers et descend de cheval. Elle marche d’un pas décidé). Eden…Eden. (Dit-il pour la raisonner puis elle se retourne vers lui).
Eden : Vous m’avez menti. (Dit-elle tristement puis elle repart).
Arthur : Je n’ai pas menti…j’ai rien dit, c’est différent.
Eden : Vous auriez dû m’en parler…vous n’avez aucun respect pour moi ! (Il descend de sa monture, court après elle, la prend par le bras et la retourne).
Arthur : Ne dites pas ça…jamais. Si je n’ai rien dit, c’est parce qu’elle ne compte pas pour moi…quand vous avez dit qu’un roi gouvernait seul hé bien vous aviez raison…c’est ce que je ressentais avec elle…mais aujourd’hui je ne veux plus de ça…je ne l’ai jamais aimé…contrairement à vous.
Eden :…Je vous aime aussi. (Ils s’embrassent timidement et repartent à cheval. Ils arrivent en Carmélide, chez le roi Léodagan. Le couple est au château du roi).
Léodagan, roi de Carmélide : Je croyais que vous étiez mort ?
Arthur : Je suis heureux de vous revoir aussi.
Léodagan, roi de Carmélide : Excusez-moi mais c’est la rumeur qui court sur vous.
Arthur : Et bien je vais en faire courir une autre de rumeur…je vais reprendre le trône. (La femme de Léodagan est stupéfaite).
La femme de Léodagan : Mais vous ne pouvez pas faire ça !
Léodagan, roi de Carmélide : Vous permettez oui, c’est moi qui parle. (Dit-il pour calmer son épouse). Vous ne pouvez pas faire ça !
Arthur : Et pourquoi ?
Léodagan, roi de Carmélide : Et bien parce-que…parce-que… (Il ne veut pas en dire plus).
Arthur :…J’ai compris. Vous pensiez vous appropriez le trône, c’est ça ?
Léodagan, roi de Carmélide : Bah, je dois avouer que l’idée m’a un peu traversé l’esprit.
Arthur : Seulement c’est moi qui ai été choisi des dieux…ne l’oubliez pas.
Léodagan, roi de Carmélide : Peut-être mais…je ne suis pas sûr que cet argument face réfléchir ce bon vieux Lancelot.
Arthur : Je sais…je vais devoir agir en force. (Ils se regardent et Léodagan vient de comprendre).
Léodagan, roi de Carmélide : Vous voulez piquer mon armée. (Affirme-t-il).
Arthur : C’est un peu ça l’idée.
Léodagan, roi de Carmélide :…Et si je refuse ?
Arthur : Vous avez le droit mais ça voudras dire que vous êtes contre moi et lorsque je serais à nouveau roi…je m’en souviendrai.
Léodagan, roi de Carmélide : Et si j’accepte ?
Arthur : Ça voudra dire que nous sommes amis.
Léodagan, roi de Carmélide : Hein, hein. (Il fait plusieurs hochements de tête).
La femme de Léodagan : Et la clocharde, c’est qui ?
Arthur : C’est votre futur reine, alors je vous demande plus de respect !...La royauté n’est pas dans les vêtements que l’on porte mais en nous-même…Cette femme a plus de savoir-vivre que vous, alors respectez là.
Léodagan, roi de Carmélide :…Excusez-moi mais que deviens ma fille ?
Arthur : Elle ne sera plus reine.
La femme de Léodagan : Oh non mais là…
Arthur : Cette femme viendra avec moi sur le trône, que ça vous plaise ou non!...Si vous acceptez, vous serez un de mes chevaliers.
Léodagan, roi de Carmélide : Encore ?!...Bon très bien.
Arthur : Je vais chercher Excalibur, je reviendrai une fois que je l’aurais. (Arthur et sa compagne quittent le château).
Léodagan, roi de Carmélide : Vous voyez, je vous avais dit de me laisser parler. (Dit-il à sa femme).
La femme de Léodagan :…Je crois que je vais vous écoutez maintenant. (Arthur et sa compagne se rendent vers le rocher, où est emprisonné Excalibur).
Eden : Je ne comprends pas très bien pourquoi il vous faut cette épée ? (Dit-elle, alors qu’ils marchent et qu’ils ne sont pas loin du rocher).
Arthur : Cette épée à une grande valeur pour les gens d’ici…Elle leur montre à quel point je suis puissant et courageux.
Eden : Et que vous avez été choisi par les dieux. (Affirme-t-elle).
Arthur : La légende raconte que ce sont eux qui l’ont forgé mais elle est magique.
Eden : Vraiment ? (Il acquiesce par des hochements de tête).
Arthur : J’avais quatre ans la première fois que je l’ai retiré mais mon père m'a demandé de la replanter. Il voyait que j’étais trop jeune pour être roi…il m'a protégé. Je l’ai retiré des années plus tard, avec l’intention de gouverner mais je l’ai replanté.
Eden : Les dieux ont dû vous haïr ?
Arthur : Peut-être. (Ils sont arrivés devant Excalibur). Mais je préférais faire ça, plutôt que de les décevoir. (Elle pose sa main sur la joue de son aimé pour le réconforter). J’espère qu’ils m'ont pardonné et qu’ils vont me soutenir.
Eden : J’en suis sûre…Ils vont voir votre détermination et votre envie de faire le bien. (Arthur respire à fond et retire de nouveau l’épée). Vous voyez ? (Il sourit, heureux que les dieux lui offrent une nouvelle chance. Ils repartent vers le château de Léodagan). Je devrais me trouver des vêtements. (Dit-elle en chemin).
Arthur : Pourquoi ?! (Demande-t-il surpris mais elle ne répond pas). C’est à propos de ce que vous a dit la femme de Léodagan ? (Elle le regarde et il sait qu’il a raison). Des vêtements ne feront pas de vous une reine.
Eden : Je sais…mais je pense à vous, à votre image.
Arthur : Mon image ?
Eden :…Je ne veux pas vous faire honte. (Ils s’arrêtent).
Arthur : Ne pensez jamais ça de vous…Restez simple, je vous aime comme ça. (Elle fait une révérence puis ils reprennent la marche).
Eden :…Tout de même, si je veux être digne de vous et de votre peuple…je dois m’habiller comme une reine. (Ils retournent auprès du roi de Carmélide et élaborent une stratégie, avec d’autres chefs de clans. Un peu plus tard, Eden croise Guenièvre la femme d’Arthur, dans un couloir).
Guenièvre : Vous êtes la future femme du roi ?
Eden : Oui, comment le savez-vous ?
Guenièvre : Les nouvelles se répandent vite ici…vous le constaterez vous-même.
Eden :…Je suis désolée pour ce qui vous arrive mais…il ne m’avait rien dit.
Guenièvre : Ça ne m’étonne pas de lui, il a toujours eu des secrets…Excusez-moi, on m’attend. (Eden fait une révérence et la laisse passer. Guenièvre entre dans une pièce. Arthur est là, assis autour d’une table. Une feuille de papier est posée dessus. Arthur se lève pour saluer l’entrée de la jeune femme). Comment vous sentez-vous ?
Arthur : Je vais mieux, merci.
Guenièvre: Je ne vous en veux pas. (Elle parle de sa tentative de suicide et également du divorce. Puis elle s’avance et signe le papier).
Arthur : Je regrette.
Guenièvre :…L’amour ne se commande pas. (Elle part. Par amitié, Léodagan offre l’hospitalité au couple pour la nuit. Eden est dans les bras d’Arthur mais ils n’ont rien fait).
Eden : A quoi ça ressemble ?
Arthur :...Kaamelott est un château immense, entouré d’une forteresse.
Eden : Ça doit être magnifique.
Arthur :...Vous jugerez bientôt par vous-même. (En pleine nuit, Arthur qui ne peut dormir s’assoit au bord du lit. Eden se réveille également, elle lui caresse le dos et le bise sur l’épaule).
Eden : Qui y a-t-il ? (Il baisse la tête).
Arthur : Rien, tout va bien. (Il l’embrasse et esquisse un sourire pour faire bonne figure mais il ment).
Eden :...Dites-moi. (Dit-elle en prenant le visage du roi et en le tournant vers elle).
Arthur :...Vous pouvez encore partir, si vous le souhaitez.
Eden : Quoi ?!
Arthur : Nous ne sommes pas encore mariés, vous êtes libre…je ne vous retiendrai pas.
Eden : Qu’est-ce que vous dites ? (Demande-t-elle la gorge nouée).
Arthur :...Je vais avoir du sang sur les mains…tout ça pour reprendre ma place. Voilà l’homme que vous allez épouser.
Eden :...Je sais que c’est dur mais être roi c’est prendre des responsabilités…pour le bien du peuple…vous savez comment je vous ai connu ? (Il secoue lentement la tête). Lorsque l’on s’est croisé à Rome, je vous ai reconnu parce que je vous avais déjà vu…quand Claytos était retenu ici, dans son régiment, je suis venue le voir…il me manquait de trop mais évidemment, je n’ai pas pu le rencontrer…alors je voulais voir ce roi, qui était responsable de l’éloignement de mon fiancé. Et j’ai assisté à l’un de vos discours…et là j’ai compris. J’ai vue quel roi vous étiez…quel roi vous êtes…je l’ai vu, alors vous ne me ferez pas changer d’avis.
Arthur :...Vous devez en avoir marre de vous répéter ?
Eden : C’est normal d’avoir des doutes. (Elle l’embrasse). Mais je serais là pour vous soutenir quoiqu’il arrive.
Il la prend dans ses bras et ils se couchent. Elle le réconfortera durant une bonne partie de la nuit. Le lendemain, l’assaut est donné sur Kaamelott et Lancelot à l’aurore. Les hommes d’Arthur se battent mais beaucoup périssent. Cela fait trois jours que la guerre fait rage et Arthur n’arrive pas à avancer avec ses troupes. Une réunion est alors organisée autour d’une table, avec tous les chefs de guerre. Ils sont sous une tente, en train d’observer un plan.
Léodagan, roi de Carmélide : Non. Si on passe par le flanc gauche, il nous verra venir.
Arthur : Vous avez raison.
Léodagan, roi de Carmélide :…Il faut se rendre à l’évidence, on avance plus.
Arthur : Je sais. (Dit-il en baissant la tête).
Léodagan, roi de Carmélide :…Il faudrait peut-être renoncer.
Arthur : Et le laisser gagner ?!
Léodagan, roi de Carmélide : Si nous continuons, on risque de perdre tous nos hommes.
Un autre chef de guerre : Il a raison. Il faut se replier et renforcer les troupes.
Arthur : Hors de question.
Léodagan, roi de Carmélide : Si on donne une nouvelle fois l’assaut, nos hommes risquent d’y rester et on aura plus d’armée. (Arthur sait qu’il a raison mais il a dû mal à l’admettre. Mais Claytos entre dans la tente).
Claytos : Pardonnez-moi votre majesté. (Il s’incline).
Léodagan, roi de Carmélide : Votre majesté ?! (Demande-t-il étonné).
Arthur : Laissez-le parler. (Claytos s’avance et pose son doigt sur le plan de bataille).
Claytos : Si vous postez vos hommes ici, ici et…ici. Il sera encerclé et il ne pourra plus demander de soutien.
Arthur :…On va faire ça. (Tous les chefs soupirent).
Léodagan, roi de Carmélide : Et si ça ne marche pas ?...Il faudra penser à abandonner.
Arthur :…D’accord mais peut-être que ça ne marchera pas du premier coup.
Claytos : Dans ce cas, il faudra frapper assez fort pour les anéantir en une seule fois.
Quelques heures plus tard, l’attaque est lancée et il faudra deux jours de plus à Arthur pour obtenir la victoire. Lancelot a été lynché par les soldats, ce que regrette Arthur mais l’ancien chevalier a droit à un enterrement décent. Arthur doit maintenant se faire couronner roi. Il se prépare dans sa chambre, entouré de sa compagne et de Claytos. Celui-ci tient sur des béquilles à cause des blessures qu’il a subies lors de la bataille..
Arthur : Comment suis-je ?
Eden : Vous êtes prêt pour être roi. (Sourit-elle).
Arthur : Comment tu te sens ? (Dit-il à Claytos).
Claytos : Je me rétablis doucement, sire.
Arthur : Je tenais à te dire que tu avais bien combattu. (Il le tape sur l’épaule, alors que Claytos s’incline légèrement). Eden…vous êtes ravissante.
Eden :...Je fais honneur à mon roi. (Elle porte une robe et des parures. Arthur est alors ordonné roi par l’évêque. Il décide de faire un discours devant son peuple, sur le balcon de son château).
Arthur : Je tiens à remercier le peuple de Kaamelott, qui me fait confiance à nouveau…Je tiens à vous présenter Léodagan ! Roi de Carmélide, que beaucoup d’entre vous connaissent déjà…Il sera fait chevalier. (Léodagan s’incline, alors que la foule applaudit). Et voici Claytos !...Mon chef des armées. (Claytos s’incline légèrement). Et enfin...je vous présente Eden. Ma future femme et bientôt votre future reine. (La foule applaudit). Elle tient elle-même à s’adresser à vous.
Eden :…Bonjour…merci de votre soutien. La semaine prochaine nous célébrerons une noce et vous êtes tous invités. Lors de cette journée, vous pourrez festoyer gratuitement. Et sachez qu’une distribution gratuite de nourriture aura lieu deux fois par semaines durant toute l’année. (Le peuple ne se contient plus, il est heureux).
Arthur : Si je l’ai laissé s’exprimer, c’est parce que c’était à elle de défendre ses idées…Merci, merci à tous. (La foule siffle, hurle, crie et applaudit, enthousiaste. Arthur et Eden saluent le peuple et sourient. Le jour des noces est arrivé et chacun se prépare de son côté. Arthur est prêt mais Claytos vient le voir dans sa chambre).
Claytos : Sire. (Il s’incline mais il ne dit rien).
Arthur : Qui y a-t-il ?...Parle.
Claytos : C’est Eden...elle est introuvable. (Arthur se précipite dans la chambre de sa compagne).
Arthur : Où est-elle ? (Demande-t-il aux servantes. L’une d’elle le conduit sur un balcon, où s’est réfugiée la jeune femme). Eden. (Elle se retourne vers lui). C’est la robe que je vous ai offerte. (En effet, elle porte la robe verte qu’il lui avait offerte).
Eden : Je n’ai jamais eu l’occasion de la porter, alors je me suis dit...
Arthur : Vous avez eu raison. (Dit-il en lui prenant les mains. Elle baisse la tête, il sait qu'elle a peur). Tout se passera bien. (Il la prend dans ses bras). Tout ira bien. (Il bise le front de celle-ci). Ça va aller...ça va aller. Ça ne va rien changer…d’accord ? (Elle hoche plusieurs fois la tête).
Eden : D’accord. (Dit-elle la voix tremblante de larmes. Le mariage a lieu et le père d’Eden a fait spécialement le voyage. Le soleil est également au rendez-vous et tout le monde profite de la fête. Arthur discute avec son beau-père, tout en marchant dehors, une fois que la cérémonie est terminée).
Le père d’Eden : Tu as enfin récupéré ton trône…je suis fier de toi. (Il le tape sur l’épaule).
Arthur : Ça n’a pas été facile, j’ai dû me battre pour l’avoir.
Le père d’Eden : Et je suppose que tu culpabilises? (Arthur baisse la tête et son interlocuteur sait qu’il a raison). Tu n’as rien à te reprocher…Des hommes sont morts mais tu as gagné à la loyale…N’en doute jamais...jamais.
Arthur : Venez…j’ai quelque chose à vous montrer. (Il le conduit au port. Ils regardent un petit bateau, depuis le quai). Comment vous le trouvez ?
Le père d’Eden : Il est magnifique.
Arthur :…Il est à vous. Vous pourrez pêcher en mer comme ça.
Le père d’Eden : Je ne sais pas quoi dire…merci mon garçon. (Ils se prennent dans les bras).
Arthur : De rien…c’est amplement mérité. (Le soir même, Arthur consomme enfin sa nuit de noce. Le lendemain matin, il regarde son épouse dormir, à moitié vêtue d’une couverture. Puis il marche sur son balcon et regarde l’horizon mais la dame du Lac fait son apparition).
La dame du Lac : Pardonnez-moi pour le retard mais nous devions nous assurer de votre fidélité.
Arthur :…Je ne repartirai pas.
La dame du Lac : Nous le savons.
Arthur :…Vous avez manqué mon mariage.
La dame du Lac : Rassurez-vous, nous avons tout suivi…mais je suis venue vous prévenir.
Arthur : Qu’est-ce qu’il y a encore ? (Elle baisse la tête). Qu’est-ce qui se passe ?
La dame du Lac :…Je vais vous demandez d’être fort.
Arthur : D’être fort ?! (Demande-t-il surpris). Pourquoi ?
La dame du Lac : Je viens juste vous dire, que la gloire ne fait pas souvent le bonheur.
Arthur : Ce qui veut dire ?
La dame du Lac : Je regrette mais je ne peux pas en dire plus…désolée. (Elle disparaît, alors qu’Eden arrive derrière Arthur. Elle l’entoure de ses bras, alors qu'elle est vêtue d’une couverture).
Eden : Ça va ? (Demande-t-elle en embrassant le dos de son époux).
Arthur : Oui. (Sourit-il pour faire bonne figure puis il l’embrasse). Oui. (Quelques jours plus tard, un émissaire apporte un courrier à la reine. Elle le lit et regarde son mari, les yeux troublant de larmes). Qu’est-ce qu’il y a ? (Elle lui tend la lettre). Une mauvaise nouvelle ? (Il lit le bout de papier et ses yeux se remplissent également de larmes. Eden est inconsolable, elle pleure dans les bras d’Arthur. Quelques minutes plus tard, Claytos et le roi discutent).
Claytos : Où est la reine ?
Arthur : Dans sa chambre...elle ne veut plus en sortir.
Claytos :...Laissez-lui un peu de temps...vous comptez faire quoi ?
Arthur :...Je vais retourner là-bas et je vais le ramener ici. (Eden et Arthur partent pour Maremme. Arrivés sur place, ils sont conduits en pleine forêt par des hommes).
Un des hommes : C’est ici. (Dit-il en montrant du doigt un troupeau de sapins).
Arthur : Très bien. Eden, je veux que tu restes ici. (Il pose ses mains sur chaque épaule de la jeune femme). C’est mieux si tu ne le vois pas.
Eden :…D’accord. (Dit-elle en hochant la tête, alors qu'elle est habillée de noir. Arthur s’avance et au bout de quelques pas, il découvre le père d’Eden sur le sol, mort).
Arthur : Comment est-ce arrivé? (Demande-t-il à l’homme qui vient de le conduire jusqu'ici).
L’homme :…Il pêchait sur son bateau et une vague les a renversés…il y a très peu de survivants. Peu d’hommes savent nager par ici…nous l’avons transporté jusqu’ici.
Arthur :…J’aimerais rester seul un moment avec lui. (L’homme s’incline et obéit. Arthur s’accroupit, joint les mains du cadavre et se met à pleurer. Il est même inconsolable). Je vous ai toujours respecté…et vous êtes le seul père que j’ai jamais eu. (Eden a tout entendu, Arthur se retourne vers elle). C’est de ma faute. (Elle le prend dans ses bras, alors qu’il est toujours accroupi). Tout est de ma faute. (Ils pleurent tous les deux).
Eden : Chut…chut. (Dit-elle tout en le berçant). Chut.
Arthur : C’est moi qui lui ai offert ce bateau.
Eden : Tu n’as pas à t’excuser de ta générosité…c’était un accident…un accident. (Ils mettront un moment avant de se consoler. Ils ramèneront le corps à Kaamelott et la dépouille aura droit à un enterrement de roi. Le couple mettra un petit bout de temps avant de s’en remettre. Pourtant, une nouvelle finit par leur remonter le moral).
Le médecin : Il n’y a pas de doute…vous êtes bien enceinte. (Le couple se prend dans les bras).
Arthur : Et est-ce que tout va bien ?
Le médecin : Tout va pour le mieux. (Sourit-il, alors que le roi est soulagé).
Eden : On est parents. (Sourit-elle, alors qu’Arthur l’embrasse et la prend dans ses bras. Le couple est heureux et il vit en harmonie. Lors d’une nuit, Eden a une poussée de fièvre et elle à mal au ventre. Le docteur est à son chevet, tandis que le roi attend à l’extérieur de la chambre. Le médecin le rejoint).
Arthur : Qu’est-ce qui se passe ?
Le médecin : Est-ce qu'elle avait déjà eu ce genre de crise avant ?
Arthur : Non !...Tout allait bien depuis trois semaines, jusqu’à ce soir. (Le médecin baisse la tête). Qu’est-ce qu’il y a ?
Le médecin :…Votre épouse vient de perdre son enfant. On aurait rien pu faire…Votre femme va avoir besoin de vous. (Le médecin attend quelques secondes et part, alors qu’Arthur est pétrifié. Il entre dans la chambre quelques heures plus tard).
Eden :…Je suis désolée. (Dit-elle en pleurant, alors qu’il lui prend la main).
Arthur : Chut…tu n’as rien à te reprocher. (Il embrasse sa main et lui caresse le visage). Rien. (Il mettra un moment à lui faire comprendre qu'elle n’a rien avoir là-dedans. Pendant plusieurs semaines, le couple souffre. Arthur est sur le bord d’une plage, en train de regarder l’horizon. Eden arrive derrière lui).
Eden :…Je savais que je te trouverai ici. (Il se retourne vers elle).
Arthur : Eden ?! Qu’est-ce que tu fais là ? Tu as besoin de repos. (Dit-il en mettant son bras autour de son épaule. Elle sort un petit rire). Qu’est-ce qui te fait sourire ? (Demande-t-il en la raccompagnant).
Eden :…Tu te soucies de moi.
Arthur : Arrête.
Eden :…Je ne partirai pas.
Arthur : Je sais.
Eden : Cette expérience a été dure.
Arthur : Je sais.
Eden :…Mais je veux recommencer. (Le roi s’arrête).
Arthur : Tu es sûre ?
Eden : Je suis ta femme…mais je veux être mère avant tout. (Il la regarde, abasourdi par ce qu’il vient d’entendre. Il voit qu'elle va mieux). Tu la dis toi-même, être roi c’est affronter les difficultés seul…mais nous sommes deux. (Il la regarde, l’embrasse et met son front contre le sien. Puis ils marchent vers le château. Le couple aura cinq enfants et ils surmonteront les difficultés ensemble. Arthur sera le plus grand monarque de Bretagne).
FIN