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A l'assaut de l'amour

Série : Kaamelott
Création : 16.02.2012 à 15h54
Auteur : Lee333 
Statut : Terminée

« J'ai rendu le caractère de certains personnages plus durs, alors bonne lecture à tous. » Lee333 

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Cela fait seulement deux ans qu’Arthur a été couronné roi de Kaamelott. Il essaye de faire ce qu’il faut pour son peuple mais une guerre se profile à l’horizon. En effet, Léodagan, roi de Carmélide veut les terres de Kaamelott depuis des années. Les conseillers d’Arthur réfléchissent pour éviter ce conflit. Le roi convoque ses fidèles compagnons autour de la Table ronde afin de trouver une solution à ce problème. 

Arthur : Bon, comme vous le savez, le roi de Carmélide veut me faire la guerre pour récupérer un maximum de terres mais cela ne se passera pas comme ça…J’ai donc envoyé un émissaire de paix à Léodagan et voici ce qu’il m’a répondu. (Il prend une lettre et la lit à voix haute). Le roi Arthur doit se préparer à une guerre imminente mais s’il veut éviter le conflit, je lui conseille de partir. (Le roi regarde à nouveau ses conseillers). Evidemment je vous le dis tout net, je n’ai pas l’intention de partir alors si vous avez une idée pour éviter la catastrophe qui se prépare, je vous écoute. (Les conseillers se regardent les uns les autres et l’un d’eux décide de prendre la parole). 

Un conseiller : Mon roi. (Il se lève). Je souhaite prendre la parole. (Arthur lui montre par un geste qu’il peut continuer). Nous nous sommes tous concertés et nous sommes arrivés à une conclusion…si vous voulez éviter un conflit, il faut vous marier avec la fille de Léodagan. 

Arthur : La fille de Léodagan ? 

Le même conseiller : Oui mon roi. 

Arthur : Je ne suis pas sûr que… 

Le même conseiller : Pardonnez-moi mon roi mais c’est la coutume. 

Arthur : La coutume ? 

Le même conseiller : Oui…En scellant votre union avec la fille du roi Léodagan, vous le faites entrer dans la famille royale. 

Arthur : Et nous partagerons nos terres. (Affirme-t-il). 

Le même conseiller : En quelque sorte. Chacun régnera sur ses terres mais le roi Léodagan y réfléchira à deux fois avant de faire la guerre au mari de sa fille. (Arthur réfléchit, les conseillers se regardent à nouveau les uns les autres avec un sentiment de frayeur. Ils pensent que leur idée ne va pas plaire au roi et qu’ils vont se retrouver au cachot ou pire encore). 

Arthur :...Et comment s’appelle ma future femme ? (Tous les hommes qui sont autour de la table ronde sont soulagés et sourient). 

Le même conseiller : Elle, elle s’appelle Guenièvre. 

Arthur : Guenièvre. (Dit-il en hochant doucement plusieurs fois la tête. La réunion se termine. Arthur et son meilleur ami Jacob se promènent dans les jardins de Kaamelott). 

Jacob :...Que se passe-t-il mon ami ? 

Arthur : Oh rien. (Dit-il en marchant les mains derrière le dos). 

Jacob : Je te sens pensif, c’est à propos de cette histoire de mariage ? 

Arthur : C’est juste que... (Il s’arrête et son ami en fait autant). Ça me gêne.

Jacob : Si tu ne l’épouses pas, tu risques d’entraîner le royaume dans une guerre. 

Arthur : Je sais. (Dit-il la tête basse puis il la relève). Mais ce mariage arrangé, c’est comme, comme un mariage forcé. 

Jacob : Mais c’est exactement ça, seulement tu n’as pas le choix. 

Arthur : Oui mais elle, pense un peu à elle. 

Jacob : Tu n’as pas le choix. (Le roi acquiesce doucement par des hochements de tête. Quelques minutes plus tard, il réunit de nouveau tous ses conseillers autour de la Table ronde). 

Arthur : Je tiens à vous annoncer que je vais épouser Guenièvre comme vous me l’avez suggéré mais je tiens à être clair, notre union sera un mariage d’amour. 

Un conseiller : Pardonnez-moi mon seigneur mais ça risque d’être difficile. Comment voulez-vous aimer quelqu’un que vous ne connaissez pas ? Ou que vous n’avez jamais vu ? 

Arthur :...Envoyez un émissaire au roi Léodagan, dites-lui que je demande la main de sa fille et que j’espère qu’il acceptera de me faire cet honneur. Et j’espère également qu’il arrêtera de penser aux conflits. (Un scribe note ce que son roi lui dicte). Qu’un émissaire parte sur le champ. (Le scribe incline la tête pour le saluer puis il part porter le message à un émissaire). Ça sera tout.

Dit-il à son assemblée, qui se disperse. L’émissaire met trois jours à parcourir la contrée avant d’arriver en Carmélide. D’ailleurs, l’un des sujets de Léodagan intercepte l’émissaire aux portes du château. 

L’un des sujets de Léodagan : Qui t’envoie ? 

L’émissaire d’Arthur : Le roi Arthur. J’ai un message pour le roi Léodagan.

Les deux hommes se retrouvent en face du roi de Carmélide. Celui-ci mange avec sa femme et sa fille. Guenièvre est une magnifique jeune femme, aux yeux verts et avec de très longs cheveux roux bouclés, merveilleusement coiffée. Une broche de rubis en forme de fleur est accrochée à sa chevelure flamboyante et sa longue robe jaune clair fait ressortir son joli teint pâle. 

Léodagan, roi de Carmélide : Qu’est-ce que c’est ? (Demande-t-il en mangeant un morceau de cuisse de poulet). 

L’un des sujets de Léodagan : C’est un émissaire du roi Arthur. (L’émissaire s’incline et se redresse). 

L’émissaire d’Arthur : J’ai un message pour le roi Léodagan. 

Léodagan, roi de Carmélide : Passe-le-moi. (Il s’essuie les mains et l’émissaire lui tend le billet. Le roi le lit). 

Séli, reine de Carmélide : Qu’est-ce qu’il dit ? (Le roi attend quelques secondes et regarde sa femme). 

Léodagan, roi de Carmélide : Il semblerait que notre fille va se marier. (Guenièvre relève aussitôt la tête). 

Séli, reine de Carmélide : C’est formidable. (Sourit-elle). 

Guenièvre : Et pourrais-je savoir qui est mon futur époux ? (Dit-elle timidement à son père). 

Séli, reine de Carmélide : Oh, on s’en fiche. (Sa fille baisse la tête).

Léodagan, roi de Carmélide : Pas vraiment non…puisqu’on a la future reine de Bretagne sous notre toit. (Sourit-il). 

Séli, reine de Carmélide : Quoi ?! 

Guenièvre : Quoi ?! (Demande-t-elle enthousiaste et en mettant ses mains sur sa bouche). 

Léodagan, roi de Carmélide : Si je vous le dis…en t’épousant, il évite la guerre.

Séli, reine de Carmélide : Peut-être mais elle va être reine. (Sourit-elle à sa fille). 

Léodagan, roi de Carmélide : Il faut d’abord que j’accepte. 

Séli, reine de Carmélide : Tu vas donner ta bénédiction, n’est-ce pas ? (Dit-elle à son époux, qui réfléchit). 

Léodagan, roi de Carmélide :...Mais évidemment que je vais la donner. (Sourit-il). C’est plus que ce que j’espérais. Il faudrait être fou pour refuser.

La mère et la fille se sourient. L’émissaire revient au château de Kaamelott après trois jours de voyage. Arthur est assis sur son trône, en train de réfléchir mais soudain, l’émissaire entre dans la pièce et s’incline. 

Arthur :...Alors ? (Demande-t-il timidement). 

L’émissaire d’Arthur : Ils acceptent. (Le roi esquisse un léger sourire). Bien, laisse-moi maintenant.

L’émissaire s’incline à nouveau et part. Arthur se lève et s’enferme dans une pièce pour écrire à sa future femme. Pendant ce temps, Guenièvre admire un pré sur ses terres, assise sur un rocher. Sa mère s’avance, s’assoit à côté d’elle et pose sa main sur celle de Guenièvre. Les deux femmes regardent droit devant elles. 

Guenièvre :...Vous pensez qu’il m’aimera ? 

Séli, reine de Carmélide : L’amour n’a rien à voir là-dedans. Pensez que vous faites ça pour le pays. 

Guenièvre : Oui, mère. (Dit-elle la tête basse). 

Séli, reine de Carmélide : Et n’oubliez pas que vous allez devenir reine. Tout ce que vous ferez, tout ce que vous direz sera jugé et ça aura des conséquences. 

Guenièvre : Je tâcherai de ne pas vous décevoir. 

Séli, reine de Carmélide : Mais je l’espère. (Pour se perfectionner dans son nouveau rôle de reine, Guenièvre apprend les convenances mais l’émissaire d’Arthur entre au château de Léodagan quelques jours plus tard). 

Léodagan, roi de Carmélide : Ah ! C’est une lettre du roi. (Sourit-il en s’avançant vers le voyageur). 

L’émissaire d’Arthur : Excusez-moi sire mais mon maître m’a ordonné de la remettre à votre fille en mains propres. (Dit-il en s’inclinant). 

Léodagan, roi de Carmélide : Oh…dans ce cas. Guenièvre ! (Hurle-t-il pour qu’elle l’entende. Elle arrive au bout de quelques minutes, timidement). 

Guenièvre : Qui y a-t-il ? 

Léodagan, roi de Carmélide : Il y a une lettre pour toi.

L’émissaire tend le message, la jeune femme s’avance la tête basse et prend la lettre puis elle s’incline. Léodagan incline la tête pour remercier le messager et pour lui dire qu’il peut s’en aller. L’émissaire part, alors que Guenièvre fait quelques pas dans les couloirs du château puis elle finit par lire le courrier. 

Arthur : Très chère Guenièvre, j’ai appris avec joie que votre père avait accepté notre union. Je tiens à vous dire que j’ai hâte de vous rencontrer et je ferai tout mon possible pour vous accueillir dans les meilleures conditions. Mais je tiens également à vous dire que je souhaite que ce mariage soit également composé d’amour. Je sais que j’en demande peut-être beaucoup puisque nous ne savons rien l’un de l’autre mais je demande la permission de vous écrire régulièrement pour mieux apprendre à vous connaître. J’attends votre réponse avec impatience. Votre roi, Arthur. (Guenièvre referme la lettre, s’arrête et sourit. Elle répond immédiatement au roi). 

Guenièvre : Mon roi, je n’espérais pas avoir autant de sollicitude de votre part, sachez que ça me touche beaucoup et je vous en remercie. J’accorde votre demande d’envoi de lettre, sachez que vous pourrez me confier vos peurs mais aussi vos joies. Ces lettres resteront scellées à mon cœur et personne ne pourra les lire. J’avoue que j’attendais que vous me parliez d’amour…c’est tout ce que j’espérais. Mon amitié est vôtre maintenant. J’attends vos lettres avec enthousiasme et impatience. Guenièvre.

Lorsque le roi termine de lire cette lettre, il esquisse un sourire. Les deux futurs époux s’envoient très régulièrement des lettres, en y inscrivant leurs joies et leurs peines. Quant à Guenièvre, elle continue à apprendre les usages et les coutumes des reines. D’ailleurs, la mère de celle-ci lui enseigne comment se comporter à table mais après quelques heures d’apprentissage, la jeune femme commence à accumuler les erreurs. 

Séli, reine de Carmélide : Je vous ai déjà dit de ne pas mettre les coudes sur la table. (Sa fille les retire aussitôt). 

Guenièvre : Pardonnez-moi. (Dit-elle la tête basse et les mains posées sur les genoux). 

Séli, reine de Carmélide : Ne vous excusez pas à tout bout de champ, n’oubliez pas que vous êtes la reine et une reine se doit d’être forte et de ne pas montrer ses faiblesses. 

Guenièvre : Oui, mère. 

Séli, reine de Carmélide : Bien. Maintenant prenez vos couverts. (Guenièvre obéit mais elle fait tomber sa fourchette sur le sol). Oh mais c’est pas vrai ! 

Guenièvre : Je m’excuse. (Dit-elle en ramassant sa fourchette mais sa mère l’attrape par le bras et le sert). 

Séli, reine de Carmélide : Mais qu’est-ce que vous faites ? 

Guenièvre : Je ramasse mon… (Sa mère la gifle avant qu’elle n’ait eu le temps de terminer sa phrase). 

Séli, reine de Carmélide : Vous n’avez pas à faire ça ! Vous êtes la reine, des gens le feront pour vous ! (Guenièvre se tient la joue et pleure en silence puis elle se lève de table). Où allez-vous ? Nous n’avons pas terminé. (La jeune femme sèche ses larmes et se rassoit). Continuons. (Une fois la leçon terminée, la future reine va dans sa chambre et écrit une lettre à Arthur. Lorsque le roi la reçoit, il la lit dans sa chambre). 

Guenièvre : Mon roi, plus le jour de notre union approche et plus je me demande si je ferais une bonne reine et une bonne épouse. Sachez que je comprendrai si vous vouliez changer d’avis. Sachez également que cette requête ne concerne que moi et moi seule. Guenièvre.

Arthur est subitement dubitatif et inquiet. Puis il examine la lettre de plus près et découvres quelques tâches dessus. Il comprend que Guenièvre a pleuré en écrivant ce courrier. Il décide de lui répondre. 

Arthur : Chère Guenièvre, j’avoue que votre lettre m’inquiète et je me suis senti obligé de vous répondre immédiatement en découvrant vos craintes. Sachez que je ne veux pas changer d’épouse, je sais que vous ferez une bonne reine, je le vois à travers vos lettres. Mais je peux comprendre votre inquiétude, je la partage même. En effet, chaque nuit je me demande moi aussi si je ferais un bon époux mais je crois que nous devrions répondre ensemble à cette question. Séchez vos craintes et vos larmes, c’est vous que je veux pour épouse et je ne changerai pas d’avis. Votre roi, Arthur. (Guenièvre est vite soulagée et elle reprend confiance en elle au fil des jours mais le roi reste inquiet. Il décide de parler de cette histoire avec son meilleur ami, lors d’un repas entre les deux hommes). Je suis inquiet. 

Jacob : Je le savais. 

Arthur : Quoi ? 

Jacob : Je vois bien que ça ne va pas, tu as l’air préoccupé depuis quelques jours. 

Arthur : C’est Guenièvre elle, elle m’a demandé de choisir une autre épouse.

Jacob : Pourquoi ? 

Arthur : Parce qu’elle a peur de ne pas faire une bonne reine, de ne pas faire une bonne épouse, de ne pas être à la hauteur. 

Jacob : Qui lui a mis cette idée dans la tête ? 

Arthur : Comment ça ? 

Jacob : Il y a forcément quelque chose qui a dû l’effrayer. 

Arthur : Elle voit que la date du mariage approche, c’est tout. 

Jacob : Mais c’est normal, tu ne fais pas d’effort. (Arthur le regarde d’une drôle de façon, en se demandant ce qu’il essaye de lui dire). Elle va épouser quelqu’un qu’elle ne connait pas, qu’elle n’a jamais vu et elle va se retrouver reine du jour au lendemain. C’est normal qu’elle est peur, tu ne crois pas ? (Arthur acquiesce par des hochements de tête, alors qu’il sourit). Elle a besoin d’être rassurée. 

Arthur :...Tu as raison...je vais envoyer un espion. (Quelques minutes plus tard, le roi a un entretien privé avec l’un de ses meilleurs espions). Je veux que tu surveilles Guenièvre pour moi. 

L’espion d’Arthur : Vous craignez pour sa vie mon roi ? 

Arthur : Non, non…mais j’ai une idée. (Les deux hommes discutent pendant plusieurs minutes). Tu as bien compris ? 

L’espion d’Arthur : Oui mon roi. 

Arthur : Bien, alors va. (L’espion s’incline et part. Il revient au bout de quelques jours. Les deux hommes discutent enfermés dans une salle). Alors ? (Demande-t-il en faisant des va-et-vient dans la pièce, les bras croisés). 

L’espion d’Arthur : J’ai déjà repéré ce que vous m’aviez demandé. 

Arthur : Bien. 

L’espion d’Arthur : Mais je n’y ai encore pas eu accès. 

Arthur : On savait que ça n’allait pas être facile mais n’oublie pas que le mariage approche et j’aimerais que tout soit fait d’ici là. 

L’espion d’Arthur : Je serai dans les temps mon roi...Je tiens à dire que la future reine a des goûts exquis. (Arthur s’arrête). 

Arthur : Attend tu, tu l’as vu ? 

L’espion d’Arthur : Oui, elle est... 

Arthur : Je ne veux pas savoir. 

L’espion d’Arthur : Mais mon roi... 

Arthur : J’ai dit que je ne voulais rien entendre. Je t’ai donné une mission, alors retourne au château.

L’espion incline la tête et part pour le château de Carmélide. Une fois là-bas, il prend des notes et s’infiltre partout sans que personne ne se doute de quoi que ce soit. Il envoie des lettres en secret à Arthur où il explique ce qu’il voit et ce qu’il entend. Mais un jour, alors que l’espion est dans la chambre de Guenièvre, celle-ci entre soudainement. 

Guenièvre : Qui êtes-vous ? 

L’espion d’Arthur : Je travaille ici madame. (Dit-il la tête basse). 

Guenièvre : Je ne vous ai jamais vu. (Mais l’espion fait tomber par inadvertance l’écusson de Kaamelott. Il veut se baisser pour le ramasser). Ne bougez pas. (Il obéit). Reculez. (Il obéit encore. Elle s’avance lentement et ramasse l’écusson). Qui t’a envoyé ? 

L’espion d’Arthur : Je regrette mais je ne peux rien dire. 

Guenièvre : Ah oui ? Si tu ne te décides pas à parler devant moi, peut-être que tu le feras devant le bourreau.

L’espion d’Arthur : Vous ne, vous ne le ferez pas. (Dit-il hésitant et le regard ailleurs). 

Guenièvre : Qu’est-ce que tu en sais ? 

L’espion d’Arthur : Je vous ai observé et je sais que vous avez toutes les qualités d’une reine. 

Guenièvre : Dis-moi pour qui tu travailles ? (Il baisse la tête). 

L’espion d’Arthur : Je suis navré. (Un garde entre dans la pièce et se met devant la future reine pour la protéger. Puis il tient en joue l’espion mais Léodagan entre également dans la pièce). 

Léodagan, roi de Carmélide : Mais qu’est-ce que… 

Guenièvre : Du calme père, ce n’est pas… 

Léodagan, roi de Carmélide : Arrêtez-le. (Le garde obéit, alors que l’espion n’oppose aucune résistance. Il est conduit vers les cachots). 

Guenièvre : Non. 

Léodagan, roi de Carmélide : Tu vas bien ? (Dit-il en posant ses mains sur les épaules de sa fille). 

Guenièvre : Oui, je vais bien. 

Léodagan, roi de Carmélide : Tant mieux. (Il part mais elle le suit dans les couloirs du château). 

Guenièvre : Père, qu’est-ce que vous allez faire de lui ? 

Léodagan, roi de Carmélide : Il va mourir. 

Guenièvre : Quoi ?! (Elle pose sa main sur le bras de son père). Mais vous ne pouvez pas faire ça. (Il s’arrête et se retourne subitement).

Léodagan, roi de Carmélide : Il a essayée de te tuer. Il mérite la mort…mais on va d’abord l’interroger. Il se peut que ce soit un complot pour empêcher le mariage mais on va en avoir le cœur net.

Il part, alors que Guenièvre reste sur place, pétrifiée. Quelques minutes plus tard, elle s’introduit en secret dans les cachots du château. Elle finit par trouver la cellule de l’espion d’Arthur. Celui-ci a les pieds et les mains enchaînées mais il se lève en la voyant puis il met ses mains sur les barreaux. 

L’espion d’Arthur : Votre place n’est pas ici ma reine. 

Guenièvre : Ne dites pas de sottise, je ne suis pas encore reine. 

L’espion d’Arthur : Ce n’est pas ce que je vois. 

Guenièvre :...Tu es un espion, n’est-ce pas ? (Il ne répond pas, il se contente de regarder ailleurs mais elle sait qu’elle a raison). Ecoute, je n’ai que très peu de temps et toi aussi d’ailleurs. Mon père pense que tu as essayé de me tuer.

L’espion d’Arthur : Quoi ?! Mais je n’ai rien fait. 

Guenièvre : Je sais mais si je lui dis que tu es un espion de Kaamelott, ça risque d’être pire. 

L’espion d’Arthur : Je ne vois pas ce qui pourrait être pire que ma mort ! 

Guenièvre : La guerre…Si mon père apprenait que tu es un espion, il penserait que le roi Arthur prépare une attaque contre lui. Imagine les conséquences que cela aurait sur nos deux royaumes. 

L’espion d’Arthur :...Le, le roi m’a chargé de vous surveiller. (Dit-il la tête basse et avec regret). 

Guenièvre : Je vois. (Elle est déçue et elle baisse également la tête). 

L’espion d’Arthur : Mais je ne… 

Guenièvre : Plus un mot. 

L’espion d’Arthur :...Ma mission n’est pas terminée. (Elle attend quelques secondes et lui donne les clés qui vont lui permettre de se libérer). 

Guenièvre : Si tu es discret, tu pourras revenir ici et terminer ta mission. (Il est ravi et elle le voit). Il est évident que je ne suis pas impliquée dans ton évasion. 


Lee333  (16.02.2012 à 16:03)

Puis elle part et l’espion finit par se libérer. Il rentre aussitôt à Kaamelott, trois jours plus tard. Il interrompt même une réunion entre le roi et ses conseillers en entrant comme une tornade dans la salle où ils se sont rassemblés. L’espion s’incline et pose un genou sur le sol, essoufflé.

L’espion d’Arthur : Pardon de vous interrompre mon roi mais il est urgent que je vous parle. 

Arthur : Laissez-nous. (Dit-il à ses conseillers qui obéissent et qui quittent la pièce). Qui y a-t-il ?

L’espion d’Arthur :...Elle sait tout. (Dit-il la tête baissée). 

Arthur : Et comment est-ce possible ? (Demande-t-il les bras croisés). 

L’espion d’Arthur : Je me suis introduit dans sa chambre mais elle est entrée dans la pièce et mon, mon écusson est tombé sur le sol. (Arthur soupire). Elle a cherché à savoir ce que je faisais là mais je ne lui ai rien dit…et le, le roi Léodagan est entré à son tour. Il pensait que je venais pour tuer sa fille, alors il m’a arrêté mais elle m’a libéré. 

Arthur : Quoi ?! (Demande-t-il surpris).

L’espion d’Arthur : Elle savait que je n’avais rien fait et elle savait aussi que si elle essayait d’expliquer la situation à son père, il aurait lancé une attaque contre vous…alors je lui ai dit que j’avais été envoyé par vous pour la surveiller et elle m’a aidé à m’enfuir. 

Arthur : Est-ce que tu te rends compte des risques qu’elle a pris pour te sauver?!

L’espion d’Arthur : Je sais et je mérite mille fois la mort. (Dit-il troublé et la tête basse).

Arthur : Tu devais rester discret ! (Il souffle et reprend son calme). 

L’espion d’Arthur :...Elle m’a dit que je pouvais revenir auprès d’elle pour terminer ma mission. 

Arthur : Elle a dit ça ? (Demande-t-il doucement). 

L’espion d’Arthur : Oui, mon roi. 

Arthur : Elle a une âme charitable...Tu lui as dit que tu étais près d’elle pour la surveiller, c’est bien ça? 

L’espion d’Arthur : Oui, mon roi. (Arthur marche lentement dans la pièce). 

Arthur : Donc, elle ne connaît pas les véritables raisons de ta présence ? 

L’espion d’Arthur : Non, seigneur. (Le roi s’arrête à nouveau). 

Arthur : Bien, alors tu vas y retourner et terminer ta mission au plus vite. 

L’espion d’Arthur : Oui, seigneur. (Il le regarde en souriant). 

Arthur : Mais dans la discrétion. Si j’apprends que tu as été arrêté, je ne ferai rien pour t’aider. Et je demanderai à la future reine de faire de même. Est-ce que c’est compris ? 

L’espion d’Arthur : Oui, sire.

Arthur : Maintenant relève-toi. (Son serviteur obéit). 

L’espion d’Arthur :...Je regrette de vous avoir mis dans cette situation. (Le roi incline la tête comme pour le gracier puis son espion quitte la pièce et retourne en Carmélide. Mais trois jours plus tard, le roi reçoit une lettre de Guenièvre. Il la lit dans son jardin, assis sur un banc, réchauffé par le soleil). 

Guenièvre : Mon roi, je suis persuadé que votre serviteur vous a rapporté les faits qui se sont déroulés il y a quelques jours. Sachez que j’ai été déçue d’apprendre par moi-même l’existence de votre espion. J’ai été également déçue de votre comportement…Guenièvre. (Arthur comprend quelle lui en veut mais Jacob s’assoit à côté du roi). 

Jacob : Qu’est-ce que tu as encore fait ?

Arthur : A ton avis, qu’est-ce que j’aurais bien pu faire ? 

Jacob : Tu as l’air d’avoir fait quelque chose dont tu n’es pas très fier. 

Arthur : Tu me connais bien. 

Jacob :...Vas-y, je t’écoute. 

Arthur : J’ai, j’ai envoyé un espion auprès de Guenièvre et elle l’a découvert. 

Jacob : Aïe...et elle t’en veut ? 

Arthur : A ton avis ? 

Jacob : Mais c’est de ta faute, je t’ai dit qu’elle avait besoin d’être rassurée et toi tu lui envoies un espion. Qu’est-ce que tu espérais ? (Arthur ne répond pas à la question. Il se rend immédiatement dans son bureau pour écrire à Guenièvre. Lorsque la jeune femme reçoit la lettre, elle se demande si elle doit la lire mais elle finit par le faire). 

Arthur : Ma très chère Guenièvre, je comprends votre déception mais j’espère que lorsque vous aurez compris ce que j’ai essayé de faire, votre colère envers moi aura disparu. Aussi, je souhaite organiser une rencontre entre vous et moi afin de répondre à vos questions. Mais je vous demande de respecter notre anonymat lors de cette rencontre. Votre roi, Arthur. (Guenièvre a une pointe d’amertume et elle l’exprime en esquissant un sourire. Elle répond aussitôt à la lettre du roi). 

Guenièvre : Mon roi, comment pourrais-je accepter cette rencontre ? Il est facile pour vous de me demander de respecter votre anonymat puisque vous savez tout ce qu’il y à savoir sur moi maintenant. Vous avez le droit de me connaître mais moi non ? Vous ne me mettez pas sur un pied d’égalité, je me sens dévalorisée et triste. C’est avec un sentiment d’amertume que je vous écris et je regrette de ne pouvoir accepter votre demande. Guenièvre. (Léodagan entre dans la chambre de sa fille). 

Léodagan, roi de Carmélide : Ta mère t’attend pour ta leçon. 

Guenièvre : J’arrive tout de suite. (Dit-elle sans grande conviction).

Léodagan, roi de Carmélide : Tu devrais y mettre plus de cœur. Tu vas être reine, tu devrais te réjouir. 

Guenièvre : Et vous ? Est-ce que vous êtes heureux pour moi ? 

Léodagan, roi de Carmélide : Ce mariage va nous élever et tu vas… 

Guenièvre : Etre reine, oui je sais. 

Léodagan, roi de Carmélide : Ecoute, peu importe ce que je pense. Tant que tu te maries, je n’ai rien à dire. 

Guenièvre : Et si Arthur ne me convenait pas ? 

Léodagan, roi de Carmélide : Tu vas devenir son épouse, ce qui veut dire que tu vas lui appartenir. 

Guenièvre : Et peu importe s’il me frappe, c’est ça ? (Elle prend un exemple parmi tant d’autres). 

Léodagan, roi de Carmélide : Ça suffit Guenièvre !...Je t’interdis de me parler comme ça. (Elle se lève).

Guenièvre : Ne vous inquiétez pas père, je ne serai bientôt plus votre fille mais son épouse, une reine comme vous le vouliez…et vous pourrez bientôt briller en société, tout comme mère et… (Il la gifle). 

Léodagan, roi de Carmélide : Tant que tu seras encore sous ce toit, tu seras ma fille et moi ton père…alors arrête ce petit jeu d’enfant gâtée. 

Guenièvre : D’enfant gâtée ? (Demande-t-elle les larmes aux yeux et en se tenant la joue). 

Léodagan, roi de Carmélide : Oui !...Tu épouseras celui que j’ai choisi, un point c’est tout !

Guenièvre :...J’annule le mariage. 

Léodagan, roi de Carmélide : Quoi ?!

Guenièvre : Vous avez bien entendu. (La mère de la jeune femme entre dans la pièce). 

Séli, reine de Carmélide : Que se passe-t-il ici ? On entend vos hurlements jusqu’au bout du couloir. 

Léodagan, roi de Carmélide : Tu n’as qu’à demander à ta chère fille ! 

Séli, reine de Carmélide : Guenièvre ? (Celle-ci détourne le regard, sans répondre). 

Léodagan, roi de Carmélide : Répond à ta mère !! (Toujours rien). Elle veut annuler le mariage. 

Séli, reine de Carmélide : Quoi ?! Mais pourquoi ?! 

Guenièvre : Parce qu’Arthur n’est peut-être pas fait pour moi ! 

Séli, reine de Carmélide : Encore cette histoire ! 

Léodagan, roi de Carmélide : Quelle histoire ? 

Séli, reine de Carmélide : Elle veut qu’Arthur l’aime.

Léodagan, roi de Carmélide : Qu’est-ce que l’amour a à voir là-dedans ? 

Séli, reine de Carmélide : C’est ce que je lui ai dit mais c’est à croire qu’elle ne m’a pas écouté. 

Guenièvre : Il s’agit de mon mariage et si je veux refuser de l’épouser, je crois que j’en ai le droit.

Séli, reine de Carmélide : Tu te trompes, nous sommes tous concernés. 

Guenièvre : Ah oui, j’oubliais. Vous vous préoccupez tellement de moi. 

Séli, reine de Carmélide : Mais qu’est-ce que c’est ce caprice ?! 

Guenièvre : Ce caprice comme vous dite, c’est la seule façon que j’ai trouvé d’exprimer mes idées. 

Séli, reine de Carmélide : Mais tu n’as pas à exprimer quoi que ce soit. 
Guenièvre : Quoi ?! (Demande-t-elle tristement). 

Séli, reine de Carmélide : Les femmes se taisent et obéissent. 

Guenièvre : Mais je vais être reine et je… 

Séli, reine de Carmélide : C’est grâce au roi que tu vas l’être, ne l’oublie pas.

Guenièvre :…Je vais prendre de grandes décisions. 

Séli, reine de Carmélide : Seulement s’il t’en laisse le choix. 

Léodagan, roi de Carmélide : Ta mère a raison. Les femmes se taisent et obéissent à leur époux. 

Guenièvre : Si c’est ça le mariage, alors… 

Séli, reine de Carmélide : Quoi ? Tu refuses ?

Guenièvre : Oui. (Sa mère la gifle et la jeune fille tombe sur les fesses). 

Séli, reine de Carmélide : Tu vas l’épouser, c’est moi qui te le dis. (Elle sert le bras de sa fille et la traîne sur le sol). Je vais t’apprendre les bonnes manières. 

Léodagan, roi de Carmélide : Evite de la frapper sur le corps, il ne faut pas qu’elle ait de marque.

La femme du roi incline la tête et elle part en traînant sa fille sur le sol. Celle-ci pleure en silence, sous les yeux de son père mais aussi sous les yeux de l’espion qui est au bout du couloir. D’ailleurs, celui-ci écrit une lettre à son roi. 

L’espion d’Arthur : Mon roi, j’ai assisté impuissant à une scène déchirante entre la future reine et ses parents. La jeune reine a défié l’autorité de ses parents et pour les pousser à bout, elle leur a avoué qu’elle refusait votre demande en mariage. Ses parents étaient dans une telle colère, qu’ils l’on corrigé sévèrement sur la place du château. Depuis, la future reine se fait discrète et obéissante. C’est comme si elle avait perdu sa joie de vivre. J’ai cru entendre dans les couloirs que vous désiriez la rencontrer et qu’elle a refusés mais je vous demande d’insister.

Arthur a la lettre de son espion d’une main et de l’autre, il a celle de Guenièvre qui refuse son invitation. C’est également cette lettre qui lui a valu une correction. Il répond à sa future épouse. 

Arthur : Chère Guenièvre, je suis triste de voir que vous avez refusé mon invitation mais je me dois d’insister. En effet, mon cœur souffre de ne pouvoir vous répondre. J’ai besoin de vous comme vous avez besoin de moi et je continuerai à me battre pour avoir une réponse favorable de votre part. Avec toute mon amitié, Arthur. (Lorsque le roi envoie la lettre, son espion revient. Celui-ci se rend auprès du roi qui se trouve dans les écuries du château). 

L’espion d’Arthur : Mon roi. (Il s’incline). 

Arthur : Que fais-tu ici ? 

L’espion d’Arthur : Ma mission est terminée. (Le roi s’avance vers lui). 

Arthur : Peut-être mais la future reine a encore besoin de toi. 

L’espion d’Arthur : Je serais honoré d’aider ma reine mais je dois parler aux architectes. 

Arthur : Oui, tu as raison. (Il tourne le dos à son espion). 

L’espion d’Arthur : Mais je pourrai retourner là-bas quand j’en aurais terminé ici. 

Arthur : Non…elle sera ma femme d’ici là. (Arthur brosse un cheval). Comment va-t-elle ? 

L’espion d’Arthur : Son moral est au plus bas. Elle est effrayée par le moindre bruit et elle pleure en silence dans la nuit. 

Arthur : Mais que s’est-il passé ? (Demande-t-il en caressant le cheval et en secouant la tête). 

L’espion d’Arthur : Je peux tout vous dire. 

Arthur : Non. (Dit-il en le regardant aussitôt). Elle m’en parlera elle-même lors de notre rencontre, enfin, si elle a envie de me parler. (Trois jours plus tard, devant les portes de Kaamelott, une immense tente encerclée par des chevaliers a été montée. Un garde accourt vers le roi Arthur). 

Le garde d’Arthur : Mon roi ! Mon roi ! (Hurle-t-il dans les couloirs du château. Arthur sort de sa chambre à la hâte). 

Arthur : Qu’est-ce qui vous prend d’hurler comme ça ? 

Le même garde d’Arthur : Pardonnez-moi mon seigneur mais nous avons un problème. 

Arthur : Quel problème ? 

Le même garde d’Arthur : Il, il y a une tente…devant les portes de Kaamelott. (Arthur réfléchit et esquisse un sourire, il sait que c’est Guenièvre). Que devons-nous faire ? 

Arthur : Ne faites rien, vous entendez ? 

Le même garde d’Arthur : Oui mon roi. 

Arthur : J’arrive. (Il se prépare et passe les portes de Kaamelott, quelques minutes plus tard. Un garde qui est près de la tente de Guenièvre, entre rejoindre sa reine). 

Le garde de Guenièvre : Le roi arrive. 

Guenièvre : Laissez-le passer. (Il ressort et il fait signe aux autres de ne rien tenter contre le roi. Jacob arrive près d’Arthur). 

Arthur : Qu’est-ce que tu fais ? 

Jacob : Je t’accompagne. 

Arthur : Il ne m’arrivera rien…c’est Guenièvre qui est dans la tente. 

Jacob : Je confirme. Il ne t’arrivera rien car je vais veiller sur toi. (Les deux hommes avancent). Je suis content de voir que tu as changé de tactique. (Les deux amis se sourient, ils arrivent devant la tente). Je t’attends ici.

Arthur entre doucement dans la tente, celle-ci est séparée en plusieurs parties par des voiles. Puis il trouve un trône et s’assoit, alors qu’il aperçoit la silhouette de Guenièvre sur sa droite. Les deux individus sont de profil, séparés par un voile.

Arthur :…Merci, d’avoir accepté mon invitation. 

Guenièvre : J’avais besoin de réponses. 

Arthur : Je comprends mais je vous promets sur ma vie et sur mon honneur que je ne sais pas à quoi vous ressemblez, ni quels sont vos goûts où quoi que ce soit d’autre sur vous. (Guenièvre baisse la tête). Je n’aurais jamais osé faire ça sans votre accord, je vous respecte trop pour ça.

Guenièvre : Je suis heureuse de l’entendre. 

Arthur :…Comment allez-vous ? 

Guenièvre : Votre espion vous a tout dit ? 

Arthur : Il m’a dit qu’il y avait eu une altercation mais c’est tout. Si vous voulez en parler, je vous écoute mais si vous ne voulez pas, je respecterai votre choix. 

Guenièvre : C’est tout à votre honneur. 

Arthur : Je vous l’ai dit, je vous respecte trop pour vous faire du mal. 
Guenièvre : Vous devez être le seul à me respecter dans tout le royaume. (Elle se met à pleurer). 

Arthur : Pitié, ne pleurez pas. 

Guenièvre : Je fais tellement d’efforts pour essayer de vous plaire. 

Arthur : Vous me plairez. 

Guenièvre : Comment vous pouvez le savoir ? 

Arthur : Je le vois dans votre façon d’écrire...et mon espion vous doit la vie. (Elle esquisse un sourire). 

Guenièvre :...Je suis désolée. 

Arthur : Ne vous excusez pas, vous avez le droit d’être triste…c’est juste que c’est une torture pour mon cœur. (Guenièvre est ébahie par ce qu’elle entend et elle sèche ses larmes). 

Guenièvre : Ma mère pense qu’une reine doit être forte et qu’elle doit se montrer impitoyable. Qu’est-ce que vous en pensez ? 

Arthur : Vous me demandez mon avis ? 

Guenièvre : Oui. 

Arthur : Eh bien, avec tout le respect que je porte envers votre mère, je pense qu’elle a tort. 

Guenièvre : Vraiment ? 

Arthur : Oui. Il est vrai qu’une reine doit être forte mais montrer ses failles ne fait pas de nous des faibles…après tout nous sommes humains. Si j’ai un conseil à vous donner, c’est d’écouter votre cœur mais j’accepterai toute les conditions que vous me suggérerez. 

Guenièvre : Pourquoi ? (Demande-t-elle la gorge serrée). 

Arthur : Parce que vous êtes ma femme ou du moins, vous allez le devenir. 
Guenièvre :…Merci d’avoir parlé avec votre cœur mon roi et j’accepte vos excuses. 

Arthur : Vos paroles me réconfortent. 

Guenièvre : Vos paroles me réconfortent aussi.

Arthur :...Bien, dans ce cas je vais vous laisser. Je vous souhaite un bon retour. (Il attend quelques secondes, se lève et s’éloigne). 

Guenièvre : Mon roi ? (Il s’arrête et se retourne). 

Arthur : Oui ? 

Guenièvre : Ce sera pour moi un privilège et un honneur de devenir votre femme. 

Arthur :…Et ça sera pour moi un privilège et un honneur de devenir votre époux. (Ils esquissent un sourire). A la semaine prochaine. (Le mariage a lieu la semaine d’après).

Guenièvre : Au revoir. (Pendant la semaine, les futurs mariés se préparent. De son côté, Arthur organise une surprise, quant à Guenièvre, elle fait ses bagages. A la fin de la semaine, la jeune femme fait ses adieux à sa famille pour aller vivre avec Arthur). 

Séli, reine de Carmélide : Tu te souviendras de tout ce que je t’ai dit ? 

Guenièvre : Oui, mère. 

Léodagan, roi de Carmélide : Nous sommes fiers de toi. (Des serviteurs prennent les sacs de la jeune femme et les mettent dans une calèche, qui se trouve derrière eux). 

Guenièvre : Je dois partir.

Les parents esquissent des sourires à leur fille puis la jeune femme monte dans la calèche et part. Le voyage dure trois jours, Guenièvre est heureuse de quitter sa famille mais elle est anxieuse de rencontrer son futur mari. Elle finit par arriver à Kaamelott. Arthur, Jacob et l’espion du roi l’attendent devant les portes. La jeune femme descend de la calèche et échange des regards avec le roi. Guenièvre est magnifique mais Jacob remarque qu’Arthur ne va pas très bien.

Jacob : Tu as l’air déçu ? 

Arthur : Non elle, elle est…mais elle est si jeune. 

L’espion d’Arthur : Je pensais que vous le saviez ?

Arthur : Combien de fois devrais-je vous dire que je ne sais rien sur elle ? Et, quel âge a-t-elle ? 

L’espion d’Arthur : Elle a fêté sa dix-neuvième année il y a quelques mois. 

Jacob : Ça te gêne ? 

Arthur : Je ne la pensais pas aussi jeune. (Il attend quelques secondes et va vers Guenièvre). Vous avez fait bon voyage ? 

Guenièvre : Oui. 

Arthur :…Vous venez ? (Il tend son bras et elle met son bras en dessous du sien. Ils avancent vers les portes). Vous tremblez. 

Guenièvre : Je suis nerveuse. 

Arthur : Je suis là, ne vous inquiétez pas. (Jacob et l’espion ouvrent les portes de Kaamelott. Lorsque le couple passe les portes, une foule les acclame, des rubans volent dans les airs et des pétales de roses caressent leur visage, sous un soleil radieux. Guenièvre sourit).

Guenièvre : Puis-je les saluer ?


Lee333  (16.02.2012 à 16:28)

Arthur : Ils sont là pour vous. (Sourit-il). 

Guenièvre : C’est votre peuple. 

Arthur :…Il sera bientôt le vôtre. (Ils se regardent intensément). Je vous autorise à les saluer. (Elle salue la foule, en souriant timidement. Une fois la cérémonie de présentation terminée, Arthur marche à côté de sa future femme). Vous aimeriez visiter le château ? (Elle baisse la tête). Mais vous devez être fatiguée. 

Guenièvre : Je serais ravie de voir votre château à vos côtés. (Ils se promènent toute l’après-midi à travers le château et les jardins. Puis ils arrivent devant Jacob).

Arthur : Ma chère, voici mon plus fidèle ami et mon confident, Jacob. 

Jacob : Ma reine. (Dit-il en s’inclinant). 

Guenièvre : Oh, je vous en prie. Je ne suis pas encore reine. 

Jacob : Je pense que notre roi va vite remédier à cela. (Le couple esquisse un sourire, gêné. Le soir même, après le repas, Arthur accompagne Guenièvre dans les couloirs du château. Puis ils s’arrêtent devant une porte).

Guenièvre : Où sommes-nous ? 

Arthur : Devant votre chambre. (Elle apprécie cette marque de respect. Elle ouvre la porte et entre lentement dans la pièce. C’est une représentation exacte de sa propre chambre). Je voulais que vous vous sentiez en sécurité et que vous ne soyez pas déboussolée.

Guenièvre : Alors c’est à ça qu’a servi votre espion ? A prendre des notes sur ma chambre ? 

Arthur : Oui. (Sourit-il).

Guenièvre : J’apprécie cette marque d’attention. 

Arthur :…Je vais vous laisser. 

Guenièvre : Merci. 

Arthur : De quoi ? 

Guenièvre : De me traiter comme une véritable reine. 

Arthur : C’est parce que vous l’êtes. 

Guenièvre : Je ne parle pas du statut.

Arthur : Moi non plus…vous méritez tout ça.

Guenièvre : Merci…mon roi. (Il incline la tête pour lui dire que ce n’est rien et pour la saluer. La jeune femme est heureuse, ainsi que le roi. Le lendemain matin, Guenièvre sort de sa chambre mais elle percute involontairement une autre femme). 

La jeune femme : Oh, excusez-moi. 

Guenièvre : Ça serait à moi de m’excuser…Je crois que nous nous ne sommes pas présentées. Je suis… 

La jeune femme : La future reine…Je suis l’une des maîtresses du roi. 
Guenièvre : L’une des maîtresses ? (Demande-t-elle abattue). 

L’une des maîtresses d’Arthur : C’est ça. (Sourit-elle). 

Guenièvre : Et vous êtes combien en tout ? 

La même maîtresse d’Arthur : Nous sommes cinq. (Durant la journée qu’elle passe auprès du roi, Guenièvre est distante et il l’a bien remarqué). 

Arthur : Tout va bien ? 

Guenièvre : Oui.

Sourit-elle pour faire bonne figure mais deux autres journées passent et la future reine n’a aucun enthousiasme. L’après-midi du deuxième jour, Guenièvre est dans le jardin, assise sur une pierre. Elle regarde les maîtresses d’Arthur qui marchent un peu plus loin et qui se rient d’elle. D’ailleurs, les concubines croisent leur souverain. Elles s’inclinent devant lui, Guenièvre en a les larmes aux yeux en voyant cela. 

Arthur : Vous n’auriez pas vu la reine par hasard ?

L’une des maîtresses d’Arthur : Mais elle n’est pas encore reine mon roi. 

Arthur : Elle le sera bientôt. Est-ce que l’une d’entre vous l’a vue ? (Elles secouent toute la tête, en mentant). 

Une autre maîtresse d’Arthur : Euh, maintenant que j’y pense, je l’ai croisée.

Arthur : Quand ? 

La même maîtresse d’Arthur : Il y a deux jours. (Le roi lève la tête au ciel, en soupirant). Et, je dois avouer qu’elle avait l’air surprise de me voir. Pourquoi ?

Arthur : Pour rien, je comprends mieux maintenant. (Il part à la recherche de la future reine et finit par la trouver. Il arrive derrière elle, en passant par un buisson). Guenièvre. (Elle pleure mais elle se lève du rocher et essuie ses larmes). Vous pleurez ? 

Guenièvre : Non, c’est rien…Ne vous inquiétez pas. 

Arthur : Je regrette mais il est trop tard pour ça…Que se passe-t-il ?

Guenièvre : Je vous assure, tout va bien. (Elle fait une révérence et s’éloigne mais Arthur attrape le bras de celle-ci pour la stopper et cela marche).

Arthur : Je vous en prie…ma reine. (Elle baisse la tête). C’est à propos des maîtresses ? (Elle acquiesce doucement par des hochements de tête).

Guenièvre : Je les ai vues et je les accepte même si c’est dur pour moi, j’accepte les choix de mon roi. 

Arthur : C’est très généreux de votre part mais vous n’aurez pas à faire tous ces efforts. 

Guenièvre : Vraiment ? (Il hoche la tête). Ne vous sentez pas obligé de faire ça pour moi, vous… 

Arthur : Je le fais par respect pour vous…et puis je vous ai dit que j’espérais un mariage d’amour entre nous. (Elle pleure à nouveau, il la prend doucement dans ses bras). 

Guenièvre : C’est ce que j’espère aussi. 

Arthur : Ne pleurez plus. (Elle sèche ses larmes). 

Guenièvre : Tout compte fait, je ne sais pas si j’aurais pu les supporter. (Dit-elle en esquissant un sourire, ce qui le fait rire aussi. Le soir même, le roi convoque toutes les maîtresses dans la salle de réunion).

Arthur : Maintenant que je vais me marier, je n’ai plus besoin de vous. (Elles sont toutes atterrées, alors qu’il est assis sur son trône). 

L’une des maîtresses d’Arthur : Mais mon roi… 

Arthur : Ne discutez pas…vous apprendrez que je suis l’homme d’une seule femme. (Guenièvre entend tout derrière une porte et elle sourit). 

La même maîtresse d’Arthur : Ce n’est pas ce que vous faisiez avec nous. 

Arthur : Surveille tes paroles. Tu t’adresses au roi. 

La même maîtresse d’Arthur : Vous verrez que vous reviendrez vers nous lorsque votre reine ne pourra vous satisfaire. 

Arthur : Ça suffit. Tu insultes la reine. Qu’on l’emmène au cachot ! (Dit-il à ses gardes qui sont prêts à intervenir mais la future reine entre dans la pièce). 

Guenièvre : Mon roi. (Personne ne bouge). 

Arthur : On s’incline devant la reine. (Les maîtresses ont dû mal à le faire mais elles finissent par obéir). 

Guenièvre : Ne jetez pas cette femme au cachot. 

Arthur : C’est pourtant ce qu’elle mérite. 

Guenièvre : Je sais mais ne rajoutez pas de peine à sa souffrance…je vous en prie. 

Arthur : Comme vous le voudrez ma reine...Voyez comme votre reine vous traite avec respect et vous, vous la déshonorez avec vos paroles affligeantes...Vous n’êtes pas dignes d’elle. Et vous n’êtes pas dignes de moi…Partez. (Elles obéissent. Arthur s’avance vers Guenièvre). Pourquoi l’avez-vous sauver ? Elle méritait de… 

Guenièvre : Parce qu’on ne punit pas une femme amoureuse.

Arthur : Peut-être mais ça ne lui donnait pas le droit de vous parler comme ça…et puis, et puis…non rien. (Il part. Le lendemain après-midi, Guenièvre propose un pique-nique au roi. Celui-ci accepte mais elle veut le conduire en dehors des remparts de Kaamelott. L’un des conseillers du roi interpelle celui-ci avant qu’ils ne partent). 

Le conseiller : Mon roi, je vous déconseille de partir. 

Arthur : Pourquoi ? 

Le même conseiller : Parce que c’est dangereux. 

Arthur : C’est pour cette raison que des gardes nous accompagnent. Tout se passera bien.

Le couple part, entouré de gardes. Ils mangent assis sur une couverture, dans une charmante forêt ou le couple se consolide mais un homme tire une flèche depuis les buissons, en direction du roi et de Guenièvre. Celle-ci passe tout près de la future reine, Arthur plaque sa future épouse au sol pour la protéger. L’un des gardes du roi avance vers le buisson.

 
L’un des gardes d’Arthur : Montrez-vous ! (D’autres gardes entourent le couple mais le tireur tue celui qui s’approchait de lui. Puis il se bat avec tous les autres gardes et les neutralisent un par un. Arthur est obligé de prendre une épée pour se défendre à son tour). 

Guenièvre : Mon roi. (Il s’avance vers le tireur). 

Arthur : Qu’est-ce que vous voulez ? 

Le tueur : Sa tête. (En parlant de Guenièvre). 

Arthur : Pourquoi ? 

Le tueur : La Carmélide doit régner. 

Guenièvre : C’est mon père qui vous envoie ? 

Le tueur : Je travaille seul. 

Arthur : Pourquoi s’en prendre à elle ? Vous pourriez très bien me tuer et prendre mes terres. 

Guenièvre : Non. (Dit-elle apeurée). 

Le tueur : Parce que je veux une bataille. 

Arthur : Dans ce cas. (Ils se battent à l’épée mais Arthur se retrouve au sol. Guenièvre intervient mais le tueur la prend par la gorge, tout en tenant en joue Arthur. Elle s’étouffe mais le roi transperce le forcené dans le dos. Celui-ci s’écroule, mort. La jeune femme marche vers Arthur, qui lâche aussitôt son épée). Ça va ? (Demande-t-il en prenant le visage de Guenièvre et en le regardant scrupuleusement. Elle acquiesce doucement par des hochements de tête, tout en versant une larme). Tant mieux. (Mais le roi passe à côté d’elle, en la laissant là, pétrifiée. Arthur organise une réunion en urgence autour de la Table ronde et lorsqu’il raconte son récit à ses conseillers, ils sont furieux envers la future reine. Jacob est également présent pour soutenir son ami).

L’un des conseillers : Je le savais depuis le début. Cette, fille, n’est pas digne de vous. 

Arthur : Vous parlez de votre reine je vous signale. 

Le même conseiller : C’est à cause d’elle si on a essayé de vous tuer et ça vous arrivera encore. 

Un autre conseiller : Et la prochaine fois sera la bonne. (Certains font le signe de croix en entendant ça et baissent la tête). 

L’autre conseiller : Moi je vous conseille de l’épouser sur le champ…et de retourner auprès de vos maîtresses. Laissez cette femme et sa mauvaise influence dans son coin. 

Jacob : Vous êtes sourd ou quoi ? Il vous a dit de ne pas parler de la reine de cette façon. (Arthur se lève et les conseillers en font autant). 

Arthur : Je vais me retirer dans mes appartements, que l’on ne me dérange pas. (Tout le monde s’incline et il part mais la réunion continue). 

L’un des conseillers : Notre souverain est détruit. 

Un autre conseiller : C’est à cause d’elle. 

Un conseiller : Que la Carmélide soit maudite.

Jacob : Ça suffit ! (Il se lève). Celui qui parle encore de la reine de cette façon aura affaire moi…et au roi. (Les concertations continuent dans le calme mais une fois la réunion terminée, les messes basses reprennent de plus belle. Jacob frappe à la porte du roi mais celui-ci ne répond pas. Guenièvre est poussée dans les couloirs et méprisée de tous. D’ailleurs, elle est bousculée par l’un des conseillers du roi, sous les yeux de Jacob). Excusez-vous auprès de votre reine. (Mais le conseiller s’en va). Revenez espèce de… (Guenièvre prend le bras de Jacob et il s’arrête). 

Guenièvre : Ne vous donnez pas autant de mal, ça ne sert à rien. 

Jacob : Mais vous êtes la reine. 

Guenièvre : Je ne le suis pas encore. (Puis elle baisse la tête). Et avec ce qui vient de se produire, je ne suis pas sûre de le devenir un jour. 

Jacob : Ce sont de bien tristes paroles. (Les jours passent et Arthur évite Guenièvre. Mais quelques jours plus tard, Jacob décide d’intervenir lors du dîner du roi). Mon roi…il faut réagir. 

Arthur : Je veux être seul. 

Jacob : Mais tu es seul ! (Arthur continue de manger). Es-tu conscient que tu la fais souffrir ? Hein ? ...Elle pleure, elle… 

Arthur : Tais-toi. (Jacob tape ses mains sur la table). 

Jacob : Tu es en train de la perdre ! (Dit-il nerveusement). 

Arthur :…Laisse-moi seul, tu veux ? 

Jacob : Tes chers conseillers parlent d’elle à tout bout de champ, ils l’insultent, profèrent des menaces et ils la bousculent. Et toi tu laisses faire. 

Arthur : Et que veux-tu que je fasse ?!! 

Jacob : Tu es le roi, comporte toi comme tel !...Il s’agit de la reine, de ta future femme ! 

Arthur : Je règlerai ça plus tard. 

Jacob : Et en attendant, tu la laisses affronter ça toute seule. (Il part en laissant Arthur en train de réfléchir. Mais le soir même, en Carmélide, Léodagan fait des va-et-vient dans sa chambre alors que sa femme est allongée dans leur lit). 

Léodagan, roi de Carmélide : Mais qu’est-ce qu’il attend ?! 

Séli, reine de Carmélide : On se le demande. 

Léodagan, roi de Carmélide : Il aurait dû l’épouser depuis longtemps. 

Séli, reine de Carmélide : Peut-être qu’il n’en a jamais eu l’intention. (Son mari s’arrête). 

Léodagan, roi de Carmélide : Quoi ?! 

Séli, reine de Carmélide : Réfléchissez. Il nous fait croire qu’il veut l’épouser, pendant ce temps, on ne pense plus à lui faire la guerre et le tour est joué. 

Léodagan, roi de Carmélide : L’infâme. 

Séli, reine de Carmélide : C’est bien vu quand on y pense. 

Léodagan, roi de Carmélide : Ça ne se passera pas comme ça. Demain matin on part pour Kaamelott pour une visite surprise. 

Séli, reine de Carmélide : Qu’est-ce qu’on va faire une fois là-bas ? 

Léodagan, roi de Carmélide : On va observer ce qu’il manigance mais on va surtout pousser notre fille à se marier.

Trois jours plus tard, alors que les futurs mariés ne se parlent toujours pas, la calèche du roi de Carmélide arrive vers Kaamelott. L’un des gardes qui est posté à l’une des tourelles du château d’Arthur court prévenir son maître. Le garde entre dans la salle du trône, ou le roi est assis.

Le garde d’Arthur : Mon roi. (Il s’incline, essoufflé). Une calèche approche. 

Arthur : De qui s’agit-il ? 

Le garde d’Arthur :…Du roi de Carmélide. 

Arthur : Allez prévenir la future reine. (Le garde s’incline à nouveau et part. Il entre dans la chambre de Guenièvre, qui est allongée sur son lit, en train de pleurer). 

Le garde d’Arthur : Pardonnez-moi madame. (Elle se relève, tout en séchant ses larmes et en étant dos à lui).

Guenièvre : Oui ? 

Le garde d’Arthur : Vos parents sont là. (La jeune femme fait une drôle de tête). 

Guenièvre : J’arrive tout de suite.

Le couple se rejoint au bout de quelques minutes devant les portes de Kaamelott. Aucun d’eux ne parle ou échange un regard. Léodagan et son épouse descendent de calèche et s’avancent vers leur fille. Léodagan pose ses mains sur les épaules de Guenièvre et embrasse le front de celle-ci. Elle esquisse un sourire. 

Léodagan, roi de Carmélide : Tout va bien ? (Elle sourit et acquiesce par des hochements de tête pour seule réponse. Puis le roi s’incline devant Arthur). Mon roi. 

Arthur : Je vous en prie, nous sommes pareils vous et moi. 

Léodagan, roi de Carmélide : Vraiment ? 

Arthur : Bien sûr...Venez, vous devez être épuisé et vous devez avoir faim.

Léodagan, roi de Carmélide : En effet. (Arthur les invite à avancer, ce qu’ils font. Puis le groupe se met à manger, un peu plus tard. Léodagan et sa femme racontent leur voyage mais au bout de quelques minutes, ils mettent un sujet brûlant sur la table). Euh, mon roi… 

Arthur : Non, s’il vous plaît. Arrêtez de m’appeler comme ça. 

Léodagan, roi de Carmélide : Mais nous sommes sur vos terres. 

Arthur : Ce sont les vôtres aussi. 

Séli, reineLéodagan, reine de Carmélide : Techniquement non. 

Guenièvre : Père. (Son ton montre qu’il aurait dû se taire). 

Léodagan, roi de Carmélide : Comprenez mon roi, que je me soucie du bien de ma fille. 

Arthur : Je le comprends mais je vous assure que je tiendrai mon engagement.

Séli, reine de Carmélide : Et quand aura lieu le mariage ? 

Guenièvre : Mère. (Son ton montre encore une fois qu’elle n’aurait pas dû dire ça). 

Séli, reine de Carmélide : Quoi ? 

Léodagan, roi de Carmélide : Pardonnez ma femme mon seigneur mais puisque nous sommes ici, nous pourrions peut-être, célébrer la cérémonie ? 

Arthur :…Je comprends que cette union vous préoccupe et je sais que vous vous souciez de votre fille. (Il ment, il n’est pas dupe). Mais je ne scellerai pas notre union aujourd’hui. 

Léodagan, roi de Carmélide : Alors quand ? 

Arthur : Bientôt.

Léodagan et son épouse sourient au roi pour faire bonne figure mais en réalité, ils sont furieux. Le repas se termine avec quelques silences gênés. D’ailleurs, Léodagan et sa femme décident d’avoir une conversation avec leur fille dans les couloirs du château. Guenièvre les conduit vers leur chambre. 

Séli, reine de Carmélide : Mais qu’est-ce que tu fais ? (Demande-t-elle en marchant derrière sa fille, tout comme son mari). 

Guenièvre : Comment ça, qu’est-ce que je fais ? 

Séli, reine de Carmélide : Qu’est-ce que tu attends pour le pousser à t’épouser?

Guenièvre : Le pousser à m’épouser ? 

Séli, reine de Carmélide : Montre-lui que tu veux l’épouser, que tu veux… (Guenièvre s’arrête et se retourne vers ses parents). 

Guenièvre : Qu’est-ce que vous essayez de me dire mère ? 

Séli, reine de Carmélide : Montre-lui de l’intérêt. 

Guenièvre : Vous dites que…vous voulez me pousser dans ses bras ? 

Léodagan, roi de Carmélide : Ce que ta mère essaye de te dire, c’est que si tu ne te comportes pas comme une épouse, comment veux-tu qu’il te prenne pour femme ? (Guenièvre reprend la marche et ses parents la suivent). 

Guenièvre : Le roi n’est pas comme ça. 

Séli, reine de Carmélide : Le roi est un homme avant tout. (Guenièvre ouvre la porte de la chambre des invités et entre avec ses parents). 

Guenièvre : Il sait que je suis là. 

Séli, reine de Carmélide : Ah oui ? Pourtant il avait l’air très distant à table. 
Guenièvre : Il traverse une passe difficile en ce moment, c’est tout. 

Léodagan, roi de Carmélide : Et alors ? Ça ne lui donne pas le droit de te délaisser.


Lee333  (16.02.2012 à 17:02)

Guenièvre : C’est le roi, il fait ce qu’il veut. 

Séli, reine de Carmélide : Oh, ça suffit. Va le voir et pousse-le à t’épouser.

Guenièvre : Il m’épousera quand il aura envie de m’épouser. 

Léodagan, roi de Carmélide : Au train où vont les choses, il ne le fera jamais. 
Guenièvre : Ce n’est pas ce qu’il a dit. (Sa mère la gifle et elle se retrouve au sol). 

Séli, reine de Carmélide : Il y en a marre, tu fais encore ton caprice mais cette fois c’est fini !...Maintenant tu vas te traîner vers ton roi et tu vas lui faire comprendre qu’il doit t’épouser. (Elle prend le bras de sa fille et le sert pour la traîner dehors mais Guenièvre se débat et sa mère la lâche). 

Guenièvre : Non. (Dit-elle en serrant les dents et en ayant les larmes aux yeux). 

Séli, reine de Carmélide : Quoi ?! 

Guenièvre : Vous n’êtes plus en Carmélide, ce n’est pas vous qui commandez ici. 

Séli, reine de Carmélide : Peut-être mais je suis encore ta mère. 

Guenièvre : Vous êtes ma mère quand ça vous arrange. 

Séli, reine de Carmélide : Surveille tes paroles. 

Guenièvre : Sinon quoi ?! Vous allez me gifler ? C’est tout ce que vous savez faire de toute façon. 

Séli, reine de Carmélide : Mais qu’est-ce qui te prend ? 

Léodagan, roi de Carmélide :…Elle est avec lui. 

Guenièvre : Quoi ?! 

Léodagan, roi de Carmélide : Vous avez élaboré un plan, c’est ça ? 

Guenièvre : Nous n’avons pas élaboré de plan. 

Léodagan, roi de Carmélide : Ne mens pas !...On sait que tu nous détestes et que tu ferais tout pour rester ici. Alors vous avez élaboré une stratégie, tu restes près de lui et il évite la guerre. 

Guenièvre : Vous êtes tellement frustré de ne pas être son égal, que vous dites n’importe quoi. 

Léodagan, roi de Carmélide : Je sais ce que je dis ! (Il prend le bras de sa fille). Prends tes affaires, nous rentrons. 

Guenièvre : Je n’irai nulle part avec vous.

Léodagan, roi de Carmélide : Oh si tu vas venir et je deviendrai roi…d’une manière ou d’une autre. 

Guenièvre : Vous n’avez pas le droit ! 

Léodagan, roi de Carmélide : Si, j’ai tous les droits ! (Arthur est sur le pas de la porte de la chambre). 

Arthur : Erreur. (Tout le monde le regarde et Léodagan lâche sa fille, qui est toujours assise au sol). Celui qui a tous les droits ici, c’est moi…et Guenièvre.

Léodagan, roi de Carmélide : Guenièvre n’a aucun droit et vous le savez ! (Arthur entre dans la chambre). 

Arthur : Pas en tant que reine…mais en tant que votre fille. Mais ça ne vous suffit pas apparemment. 

Guenièvre : Merci mon roi. (Dit-elle la tête basse. Arthur s’avance vers sa future femme, pose sa main sur la joue de celle-ci et lui sourit). 

Léodagan, roi de Carmélide : Ça suffit, arrêtez cette mascarade !

Arthur : C’est vous qui allez arrêter…Vous vous fichez de Guenièvre ou de son bonheur. Tout ce qui vous intéresse, c’est le trône. 

Léodagan, roi de Carmélide : Et vous tout ce qui vous intéresse, c’est d’éviter la guerre. 

Arthur :...Je suis heureux que votre fille ne soit pas comme vous. 

Guenièvre : Je m’excuse mon roi. 

Séli, reine de Carmélide : Ne t’excuse pas idiote. (Dit-elle en serrant le bras de sa fille). 

Arthur : Surveillez vos paroles ! 

Séli, reine de Carmélide : Mais elle est ma fille. (Sourit-elle). 

Arthur : C’est la reine !...Et on ne dicte pas la conduite d’une reine, surtout pas en la giflant…Excusez-vous. (Il voit que la mère est hésitante). Tout de suite !!

Séli, reine de Carmélide : Je, je m’excuse. 

Arthur :…J’ai tué quelqu’un pour elle et je serais prêt à le refaire. Maintenant partez. (Puis il regarde Guenièvre). Si vous voulez les suivre je, je comprendrais. (Dit-il la tête basse et il part sans attendre la réponse de la jeune femme. Quelques minutes plus tard, Guenièvre raccompagne ses parents, seule). 

Léodagan, roi de Carmélide : Il va m’entendre. 

Guenièvre : Père, je vous en prie. (Elle est à deux doigts de pleurer). 

Léodagan, roi de Carmélide : Je prépare mon plan de bataille dès que je rentre et on verra qui commande. 

Guenièvre : Vous ne pouvez pas faire ça. 

Séli, reine de Carmélide : Je vais me gêner.

Guenièvre : Mère. 

Séli, reine de Carmélide : Je viens de me faire humilier et insulter par ton roi. Tu ne crois tout de même pas que je vais te soutenir ?! 

Léodagan, roi de Carmélide : Et je pensais que tu nous détestais ? 

Guenièvre :...Pitié. (Elle verse une larme). 

Séli, reine de Carmélide : Tu es ridicule. 

Léodagan, roi de Carmélide : Si tu restes avec lui, c’est que tu es contre nous. (La jeune femme fait un pas en arrière). C’est clair. (Le couple monte dans la calèche et part sous les yeux d’Arthur qui a observé toute la scène depuis sa chambre, qui se situe en haut d’une tour. Le lendemain matin, Jacob et Arthur discutent autour de la Table ronde). 

Jacob : Je pense qu’il va déclencher une guerre dès qu’il rentrera. 

Arthur : Je sais. 

Jacob : Qu’est-ce que tu vas faire ? 

Arthur : Je le repousserai. 

Jacob : Il y a un autre moyen d’éviter cette guerre et tu le sais. (Dit-il en pointant plusieurs fois son doigt sur la table). 

Arthur : Je ne veux pas qu’elle m’épouse à cause de ça. 

Jacob : Et pourquoi veut tu qu’elle t’épouse ? 

Arthur :...Pour moi. (Dit-il la tête basse). Par amour. 

Jacob :...Est-ce que tu l’aimes ? 

Arthur : La question qu’il faut se poser c’est si elle, elle m’aime. 

Jacob : Je crois que le fait qu’elle soit restée répond à la question…Pourquoi tu n’irais pas lui parler ? (Le roi secoue la tête). Pourquoi ? 

Arthur : Parce que j’ai tué quelqu’un sous ses yeux !...Je l’ai tué pour elle. Et je sais qu’elle me voit comme un meurtrier maintenant. 

Jacob :...Tu en es sûr ? (Arthur aura bien trop peur de croiser le regard de Guenièvre ce jour-là. Tout comme le lendemain mais à la fin de cette deuxième journée, les conseillers discutent avec le roi. Ils sont autour de la Table ronde). 

L’un des conseillers : Vous devez l’épouser ! 

Un autre conseiller : Il a raison ! 

Arthur : Il me semble que j’ai été clair la première fois qu’on a parlé de ça. J’ai dit que ce mariage, serait un mariage d’amour. 

Un autre conseiller : Désolé de vous le dire mais des sentiments peuvent mettre des années avant de s’épanouir au sein d’un couple. 

Arthur : Je suis prêt à attendre. 

Le même conseiller : Alors on court droit à la catastrophe. 

Jacob : On court tous vers la catastrophe. 

Arthur : Et je pensais que vous la détestiez ? (Demande-t-il aux conseillers, qui baissent la tête). 

Un autre conseiller :...Vous n’avez plus le choix.

Arthur : Si je l’ai, je suis encore le roi ! 

Le même conseiller : Dans ce cas, nous pouvons préparez les plans de bataille. (Jacob regarde son ami et lui fait comprendre que la guerre est proche. A la fin de la réunion, Arthur tape à la porte de la chambre de Guenièvre. Elle lui ouvre et elle est plutôt surprise de le voir). 

Arthur : Bonsoir. 

Guenièvre : Bonsoir. 

Arthur : Est-ce que je peux entrer ? 

Guenièvre : Bien sûr. (Insiste-t-elle puis il entre et elle referme la porte). 

Arthur :...Vous vous plaisez ici ? 

Guenièvre :...Je suis considérée comme une reine. Et puis, vous avez refait ma chambre, alors oui. 

Arthur :...Je me disais que si vous pourriez me pardonner, peut-être que je pourrais changer. (Il est ému et ça s’entend). Et je ferais peut-être un meilleur… (Elle se jette dans ses bras, en pleurs). Chut, je vous en prie. (Il embrasse le front de celle-ci). 

Guenièvre : Vous n’avez rien à vous faire pardonné. 

Arthur : Si, si…Je vous ai laissé seule, je ne vous ai pas lancé un regard, je ne vous ai pas adressé la parole… 

Guenièvre : Vous vous sentiez mal d’avoir tué cet homme à cause de moi. (Elle baisse la tête). Et je regrette que cette mort vous ait perturbé. 

Arthur : Quoi ?! (Elle le regarde à nouveau). Il est vrai que cette mort m’a affectée mais je ne pouvais croiser votre regard qui m’aurait jugé en tant que meurtrier et vous auriez raison. 

Guenièvre : Meurtrier ?!...Mais je ne vous considère pas comme ça. 

Arthur : Ah non ? (Elle secoue doucement la tête et le regarde en ayant les larmes aux yeux, alors qu’il lui tient les mains). 

Guenièvre : Vous m’avez sauvé la vie, comment aurais-je pu vous considérer comme un meurtrier ? 

Arthur : Alors vous ne m’en voulez pas ? 

Guenièvre : Non…Je pensais que vous me détestiez à cause de cet incident. Et que, vous aviez changé d’avis. (Dit-elle la tête basse mais il relève le visage de celle-ci). 

Arthur : Comment pourrais-je vous détester ?…Je sais que je vous avais promis un mariage d’amour mais le temps ne joue pas en notre faveur. Toutefois je suis prêt à attendre.

Guenièvre : Si vous attendez, la guerre éclatera. 

Arthur : Ça met égal…Je ne pourrai pas épouser une personne qui ne m’aime pas…ça serait la rendre prisonnière de moi et ça, je ne veux pas que ça arrive. Surtout pas à vous…vous méritez mieux. Je vous ai promis un mariage d’amour et je compte bien tenir cette promesse. Mais vous savez que la guerre est imminente et que… 

Guenièvre : Ne vous torturez pas. (Dit-elle la tête basse puis elle le regarde à nouveau). Ne vous torturez plus. (Elle avance timidement sa main vers le visage de celui-ci mais il lui prend et la met sur sa joue). Je suis tombé amoureuse de vous dès que j’ai lu vos lettres. Mon cœur et mes mains tremblaient à chaque courrier et dès que je vous ai vu, j’ai su que…et regardez ce que vous avez fait pour moi. (Elle regarde autour d’elle, en parlant de sa chambre. Il approche son visage du sien mais il s’arrête). 

Arthur : Je, je peux vous embrasser ? (Elle acquiesce doucement par des hochements de tête et ils s’embrassent. Ils ne savent pas trop comment s’y prendre et Guenièvre est un peu gênée de toucher le roi pour la première fois). 

Guenièvre : Je peux vous toucher l’épaule ? (Demande-t-elle, alors qu’il embrasse la joue de celle-ci. Puis il s’arrête et la regarde). 

Arthur : Mon corps est vôtre…Mais vous devez accepter ma demande en mariage. 

Guenièvre : Je pensais que je venais d’accepter lorsque je vous ai dit que j’étais tombée amoureuse de vous et que… (Il l’embrasse). 

Arthur : Donc c’est oui ? (Demande-t-il sa bouche contre la sienne). 

Guenièvre : Oui. (Sourit-elle et ils s’embrassent de plus belle puis ils se regardent). Lorsque j’ai vu la façon dont vous me traitiez… (Elle baisse la tête). Je, je ne pensais pas qu’un tel homme tel que vous …. 

Arthur : Je suis le roi, il est normal que je vous traite… 

Guenièvre : Non, non ça va au-delà de ça…c’est sincère. Et c’est fait avec respect. 

Arthur :…Et avec amour. (Ils se regardent intensément. Ils viennent de s’avouer leurs sentiments). 

Guenièvre : Je vous ai interrompu, je m’en excuse. (Il esquisse un sourire).

Arthur : Nous sommes égaux maintenant, ne vous en faites pas pour ça. (Ils se sourient et s’embrassent à nouveaux puis il lui tient la main). Venez. (Il l’entraîne dans les couloirs en souriant et ils entrent dans la salle de la Table ronde, ou les conseillers sont réunis. Dès que le couple rentre, la salle se lève et s’incline). Conseillers, rangez les plans de batailles. (Sourit-il). Car nous avons une union à célébrer. (Dit-il en regardant Guenièvre, en souriant. Les conseillers et Jacob applaudissent le couple et hurlent de joie). 

L’un des conseillers : Le mariage sera célébré demain ! 

Arthur : Envoyez un émissaire en Carmélide, dites-leur que l’on se marie. (Puis il regarde sa compagne). A moins que vous vouliez que vos parents assistent à la cérémonie ? Même si je ne suis pas d’accord. (Elle baisse la tête). La façon dont ils vous ont traité… (Il secoue la tête). Ils ne méritent pas d’assister à la cérémonie. 

Guenièvre : Ils ont fait pires. 

Arthur : Raison de plus pour qu’ils ne viennent pas. 

Guenièvre : Je suis d’accord. 

Arthur : Faites partir l’émissaire sur le champ et dites au roi de Carmélide que lui et sa femme ne sont pas les bienvenus au mariage de leur fille.

L’émissaire obéit et part. Le lendemain après-midi, le couple se marie devant tout le peuple. La fête est célébrée toute la journée mais les jeunes mariés se croiseront très peu. Alors que la nuit est tombée depuis quelques heures, Arthur et Jacob discutent avec un verre à la main, à l’écart de tous.

Jacob : Tu es heureux, ça se voit. (Le roi hoche plusieurs fois la tête). Je suis ravi pour toi.

Arthur : Nous avons des sentiments l’un pour l’autre. 

Jacob : C’est ce que tu espérais ? C’est ce que vous vouliez tous les deux, non? 

Arthur : C’est ce que nous voulions. (Il voit que Guenièvre est un peu plus loin). Je te laisse. (Il la rejoint). Ça va ? (Il lui prend les deux mains et lui donne un baiser sur la joue). 

Guenièvre : Mieux maintenant que vous êtes là. 

Arthur : N’oublie pas. Il n’y a plus de roi...il n’y a plus de reine. 

Guenièvre : Juste Arthur et Guenièvre. 

Arthur : C’est ça…allez viens. (Ils marchent bras dessus, bras dessous). 

L’un des sujets du roi : Le roi et la reine se retirent dans leurs appartements ! (Le peuple s’écarte de chaque côté de la pièce du château en formant une ligne pour les laisser passer et en s’inclinant. Le couple entre lentement dans la chambre du roi, la jeune femme regarde autour d’elle. La pièce est magnifique). 

Arthur : Tu peux t’asseoir si tu veux ? (Elle s’assoit sur le lit et au bout de quelques secondes, il s’assoit près d’elle. Elle commence à défaire timidement sa robe, en ayant les larmes aux yeux). Qu’est-ce que ta mère a fait de pire ?

Guenièvre : Quoi ?! (Demande-t-elle troublée et étonnée). 

Arthur : Hier soir, tu m’as dit que ta mère t’avait traitée de la pire des façons. Alors j’aimerais savoir ce qui s’est passé. 

Guenièvre :...Je prenais des leçons pour te plaire. 

Arthur : Qu’est-ce que tu apprenais ? 

Guenièvre : Comment je devais me comporter à table, ce genre de chose mais je, je n’étais pas très douée…Je m’excusais tout le temps et ça rendait ma mère folle de rage. Elle, elle m’a giflée à plusieurs reprises en me disant qu’une reine ne s’excusait jamais et elle me faisait comprendre qu’il fallait que je la rende fière…Elle m’a traînée sur le sol et mon père lui a dit, évite de la frapper au visage. Il ne fallait surtout pas que j’ai de marque pour notre mariage. (Elle verse une larme). Et c’était pratiquement tous les jours. (Il la prend dans ses bras). 

Arthur : Je suis désolé. 

Guenièvre : Ne t’excuse pas…ce n’ai pas à toi de faire ça. (Elle baisse la tête). Ton espion a tout vu. 

Arthur : Je l’ignorais. 

Guenièvre : Je sais…tout comme je sais que tu leur en aurais parlé lorsqu’ils sont venus. (Elle parle de ses parents). 

Arthur :...Toute cette journée m’a épuisée. 

Guenièvre : Je ne regrette rien. 

Arthur : Moi non plus…On dort ? 

Guenièvre :…Je n’aurais pas pu… (Il l’embrasse alors qu’elle allait lui avouer qu’elle n’aurait pas pu consommer leur union avec lui tout de suite). 

Arthur : Nous avons le temps. (Ils se sourient et ils finiront par s’endormir. Le lendemain matin, le roi se lève avant sa compagne. Il va dans le couloir et tombe sur l’un de ses conseillers).

Le conseiller : Pardon de vous demander cela mon seigneur mais le mariage a-t-il été consommé ? 

Arthur : Oui. (Il sourit pour faire bonne figure mais il n’est pas fier de lui. La jeune femme se réveille, quelques minutes plus tard mais elle constate que le lit est vide. Elle va dans le couloir et tombe sur le médecin du roi). 

Le médecin : Ma reine. (Il s’incline et se redresse). Il faut que nous parlions. 

Guenièvre : Je vous écoute. (Ils marchent côté à côte). 

Le médecin : Maintenant que votre union a été consommée, vous devez faire attention. 

Guenièvre : Faire attention ? 

Le médecin : Oui, à une éventuelle grossesse. (La jeune femme s’arrête, déçue). Surtout n’hésitez pas à venir me voir. (Il part. La reine a les larmes aux yeux mais en Carmélide, Léodagan prépare une guerre). 
Léodagan, roi de Carmélide : Avancez ! (Dit-il à cheval, alors qu’une armée le suit à l’arrière, dans une vallée. Pendant ce temps, Guenièvre entre dans la salle de la Table ronde comme une tornade. Le roi est seul et il est surpris de la voir débarquer ainsi). 

Arthur : Guenièvre ? Mais qu’est-ce que... (Elle s’avance d’un pas décidé vers lui, le plaque contre le mur et l’embrasse avec ardeur). 
Guenièvre : C’est bien ce que tu voulais, n’est-ce pas ? (Dit-elle d’une voix suave à l’oreille de celui-ci). 

Arthur : Arrête. 

Guenièvre : Pourquoi je m’arrêterais ? (Elle se recule un peu). Puisque je suis la putain du roi. 

Arthur : Je t’interdis de dire ça ! 

Guenièvre : Mais ce n’est pas moi qui le dis…c’est toi. (Il baisse la tête). 

Arthur : J’étais obligé. 

Guenièvre : Oh, je t’en prie. (Il la regarde). 

Arthur : Il le faut…Ou tout le monde pensera que c’est un mariage arrangé…Si on veut éviter la guerre, c’est la seule solution. Même si je n’en suis pas fier. (Dit-il à nouveau la tête basse. Pendant ce temps, l’émissaire d’Arthur croise la route de Léodagan et lui tend une lettre, qu’il lit). 

Léodagan, roi de Carmélide : Nous vous annonçons que le mariage entre le roi Arthur et Guenièvre a été célébré. (Il regarde l’émissaire). Foutaises ! 

L’émissaire d’Arthur : Envoyez un de vos hommes et vous verrez. (Le roi obéit et envoie l’un de ses espions. Au même moment, le roi et la reine se disputent toujours). 

Guenièvre : Je ne pensais pas que tu étais ainsi. 

Arthur :…Pardonne-moi. (Elle tourne la tête et il part, alors qu’elle pleure, seule. Mais quelques minutes plus tard, le couple se retrouve dans la chambre. Ils n’échangent aucun regard). 

Guenièvre : Ma mère avait raison. (Ils se regardent). Un roi a des choix difficiles à faire…mais il prend ses décisions seul. Et sa femme obéit. 

Arthur : Je te respecte. 


Lee333  (16.02.2012 à 17:27)

Guenièvre : C’est pas ce que je viens de voir. 

Arthur :…Tu as raison, le roi doit faire des choix mais pour le bien de son peuple. (Elle baisse la tête) Je t’en prie, ne me laisse pas seul ici…je ne suis plus le roi sans toi. 

Guenièvre :…Tu te souviens lorsque tu as demandé à tes maîtresses de partir?

Arthur : Oui…l’une d’elle était furieuse. 

Guenièvre : Et je t’ai demandé de ne pas lui en vouloir parce qu’elle était amoureuse de toi…mais je sais que tu voulais me dire quelque chose ce jour-là. (Il baisse la tête). Alors dis-le. 

Arthur :…Je voulais te dire que mon cœur était déjà pris. (Il l’aimait déjà).

Guenièvre :…Tu m’as fait de la peine. 

Arthur : Tu sais que je n’aime pas te faire souffrir. Si j’avais eu le choix… 

Guenièvre : Mais je comprends que tu l’ais fait pour sauver ton royaume. (Il comprend quelle lui vient de lui pardonner). 

Arthur :…Je t’aime et je… (Elle court dans ses bras et ils pleurent). Je suis désolé. 

Guenièvre : Chut. (Ils s’embrassent). 

Arthur : Je suis désolé. (Ils s’embrassent encore et encore). 

Guenièvre :…Mon corps est à toi. 

Arthur : Guenièvre, non. Je ne mérite pas de… 

Guenièvre : J’avais peur hier soir mais je ne sais pas pourquoi. 

Arthur : Ne te sens pas obligée de faire quoi que ce soit après ce que je viens de… 

Guenièvre: Mon corps t’appartient…mon amour. (Ils se regardent intensément et s’embrassent, sous les yeux de l’espion de Léodagan, qui a observé ce qui vient de se passer dans la tour. Il rapporte tout à Léodagan, qui repart avec son armée pour la Carmélide, alors que le couple consomme son union au même moment. Guenièvre ne reverra jamais ses parents et sera une très grande reine respectée, tout comme son époux). 


FIN


Lee333  (16.02.2012 à 17:30)

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