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La colère est une douce petite folie

Série : Rome
Création : 08.11.2023 à 18h29
Auteur : Emilie1905 
Statut : Terminée

Episode virtuel écrit par Lee333 qui se situe après la première saison de la série.

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Préambule :  pour le bien de l'histoire le fils de Lucius Vorénus, qui s'appelle Lucius, a été renommé en Remcus.

 

Niobé, la femme de Lucius est décédée depuis quelques années, tout comme César. Lucius trouva alors refuge dans le travail, au sein du Sénat où il est devenu sénateur, peu avant la mort de son épouse.

Gaïus, un homme haut placer du Sénat présenta à Lucius, Athama, sa nièce qu’il a élevée. Lucius l’épousa au bout de quelques mois. Cette union lui permit de grimper au sein de l’échelle sociale.

Les deux filles de Lucius se sont marier très jeune mais Remcus son fils, est toujours célibataire. Pullo, qui vit heureux au coté de son épouse Eirene, a deux enfants.

Quand au gouvernement de Rome, il connut des hauts et des bas. En effet, après l’assassinat de César, bon nombre de sénateurs tentèrent leur chance. Mais la plupart d’entre eux connurent une fin atroce, soit par empoisonnement où par pendaison. Mais depuis quelques mois, le nouvel élu semble plaire au sein de la majorité.

Lucius et Athama, sont assis autour d’une table dans leur jardin, sous un soleil radieux. L’une de ses filles est assise à côté de lui. Le compagnon de la fille de Lucius, tient la main de celle qu’il aime.

Lucius : Alors, pourquoi as tu voulu faire cette réunion ? (Demande t-il à sa fille).

La fille de Lucius : Voilà, je... (Elle regarde son époux et ils se sourient. Puis elle baisse la tête et lève les yeux pour regarder son père). Il semblerait que la déesse de la fécondité est entendue mes prières, parce-que je suis enceinte.

Lucius : Oh, toutes mes félicitations. (Sourit-il puis il la prend dans ses bras).

La fille de Lucius : Merci. (Elle prend Athama dans ses bras).

Athama : Je suis si heureuse pour toi. (Lucius sert la main du mari de sa fille).

Lucius : Félicitations. (Dit-il à son gendre).

Le mari de sa fille : Merci monsieur.

La fille de Lucius : Maintenant nous allons prier pour que nous ayons un fils. (Lucius sert des verres à tout le monde et le groupe lève son verre).

Lucius : A cet enfant. (Ils lèvent leurs verres plus haut). Que les dieux soient cléments et généreux avec vous pour qu’ils vous donnent un fils.

Le mari de sa fille : A notre fils.

Lucius : A votre enfant ! (La famille boit son verre. A la nuit tombée, Athama retire ses bijoux devant un miroir, tandis que Lucius défait leur lit dans leur chambre). Ma deuxième fille va mettre son premier enfant au monde.

Athama : Et elle en aura beaucoup d’autres. (Lucius s’arrête et s’avance vers sa femme. Il pose ses mains à la taille de celle-ci et lui fait un bisou dans le cou, alors qu’elle est dos à lui. Elle esquisse un sourire).

Lucius : Ca ne te donne pas des idées ? (Demande t-il d’un air coquin mais elle baisse la tête).

Athama : Lucius, on en a déjà parlé. (Elle se retourne).

Lucius : C’était au début de notre relation.

Athama : Peut-être mais je n’ai pas changé d’avis. (Elle passe à côté de lui, il se retourne vers elle).

Lucius : Pourquoi ?

Athama : Je ne veux pas d’enfant Lucius, un point c’est tout. (Elle s’assoit sur leur lit).

Lucius :...C’est à cause de ça qu’on ne fait pas souvent l’amour ? (Elle soupire mais elle ne répond pas). J’essaye d’avoir une conversation avec toi.

Athama : Oui.

Lucius : C’est totalement absurde.

Athama : Tu veux une femme qui te fasse des enfants ? Alors va t’en, ça ne me gêne pas.

Lucius : Je suis quelqu’un de fidèle ! (Il soupire, les mains posées sur les hanches).

Athama : Qu’est-ce qui te gêne au juste ?

Lucius : Ce qui me gêne, c’est que je ne peux plus toucher ma femme lorsque je le souhaite !

Athama :...Je suis désolée. (Lucius soupire encore).

Lucius :...Pourquoi tu ne veux pas d’enfant ? (Elle ne répond pas). Pourquoi ?!! (Elle sursaute et se met à pleurer. Lucius comprend qu’il est allé trop loin, il s’avance et s’assoit à ses côtés). Pardon. (Elle se jette dans ses bras).

Athama : Excuse moi. (Elle est en larmes).

Lucius : C’est rien...c’est rien. (Quelques minutes plus tard, le couple est allongé côte à côte dans le noir, sans n’avoir rien fait. Vorénus regarde le plafond de sa chambre, tandis qu’Athama lui tourne le dos. Quatre jours plus tard, Lucius discute avec Gaïus de ses problèmes de couple dans les couloirs du Sénat, en marchant).

Gaïus : Je suis heureux que tu m’en es parlé. Ca prouve que tu as confiance en moi.

Lucius : Je n’ai personne vers qui me tourner.

Gaïus : Je comprends. (Il pose sa main sur l’épaule de Lucius). J’irais lui parler. (Ils s’arrêtent).

Lucius : Je ne sais pas si c’est une bonne idée, elle risque de…

Gaïus : Je lui parlerai. (Lucius hoche doucement la tête).

Lucius :...Merci.

Gaïus :...Aller, c’est à toi d’entrer en scène. (Son interlocuteur souffle, stressé). Tout se passera bien. (Gaïus va s’assoir au côté de ses confrères mais le nouvel empereur entre dans la pièce. Tout le monde se lève. L’empereur s’assoit sur son trône et l’assemblée se rassoit, sauf Lucius).

L’empereur :...Alors, Lucius Vorénus. Tu devais me présenter les doléances du peuple romain.

Lucius : Et le peuple à parler.

L’empereur : Qu’a-t-il dit ? (Un romain vêtu d’une toge blanche se lève dans l’assemblée).

Un romain : Il dit que tu es faible.

L’empereur : Je suis l’empereur et l’empereur est fort. (Gaïus se lève).

Gaïus : L’empereur n’est rien sans sa garde. (Le monarque cherche du regard les hommes qui sont censés le protéger).

L’empereur : Que signifie tout ceci ?

Gaïus : Votre temps est terminé. (Les sénateurs se lèvent, courent vers l’empereur et le battent à mort, sous les yeux de Lucius qui est impuissant. Une fois que l’empereur a rendu son dernier soupir, Vorénus court aussi loin que possible. Gaïus se rend alors chez sa nièce, quelques minutes plus tard).

Athama : Ca y es, vous l’avez tué ?

Gaïus : Il est mort il y a quelques minutes...maintenant tu va devoir convaincre Lucius de…

Athama : J’y arriverai. (Il hoche doucement la tête)

Gaïus : Tu en es sûr ? (Demande t-il d’un ton un peut dur).

Athama : Oui mon oncle, je ferais... (Il la gifle, elle se tient la joue, émue).

Gaïus : Ne me mens pas !...Il est venu me voir figure toi ! Parce-que tu ne lui donne pas ce qu’il veut !!

Athama : Mais je…

Gaïus : Tais toi ! (Il fait des va-et-vient dans la pièce, en gesticulant). Nous avons déjà eu cette conversation il y a des années ! Et je pensais avoir été clair !!

Athama :...Mais ce n’est pas lui que j’aime. (Il s’arrête et la regarde).

Gaïus : Crois-tu que ça me plait de te dire ça ? (Elle baisse timidement la tête). Hein ? (Elle ne répond pas, alors qu’il lui tourne le dos). Tu crois que, que ça me plait de te savoir avec lui toutes les nuits ? (Elle se lève et pose sa main sur l’épaule de celui-ci).

Athama : Tu n’as rien à craindre de lui. (Il se retourne). Je n’aime que toi. (Ils s’embrassent passionnément).

Gaïus :...Je sais. (Il s’éloigne). Mais si quelqu’un l’apprend…

Athama : C’est la mort. (Il se retourne vers elle).

Gaïus : Et je ne supporterais pas que tu subisses ce châtiment...je n’y survivrais pas. Tu ne mérite pas ça.

Athama : Toi non plus. (Il s’approche d’elle et pose ses mains sur les épaules de celle-ci).

Gaïus : C’est pour cette raison que tu dois être présente auprès de ton mari. Pour rester en vie. (Elle détourne le regard). Fais le pour moi.

Athama : Je n’arrive pas à croire que nous parlions de ça. (Dit-elle émue).

Gaïus : Il le faut. (Ils se regardent à nouveau et se prennent dans les bras). Pense à moi quand tu seras dans ses bras.

Athama : Je le ferai...que dois-je faire maintenant ?

Gaïus : Attend qu’il rentre. Il sera sûrement bouleverser et...donne lui ce qu’il…

Athama : D’accord.

Gaïus : Ensuite pousse le à prendre la place de l’empereur mais fais le doucement. Je le connais bien, c’est un homme intègre et il sera très dur de le convaincre.

Athama : Je serais être persuasive. (Il pose sa main sur le visage de celle qu’il aime, ému. Ils se regardent et il part. A la nuit tombée, Athama attend son mari à la maison. Il finit par rentrer, anxieux). Mais où étais tu ?!! J’étais morte d’inquiétude !

Lucius : J’avais besoin de réfléchir.

Athama : De réfléchir à quoi ?

Lucius : Tu n’es pas au courant ?

Athama : De quoi ? (Il ne répond pas. Il secoue la tête, les mains posées sur les hanches). Quelque chose te tracasse ? (Aucune réponse). L’empereur n’a pas aimé que tu prennes la parole, quand tu…

Lucius : Il est mort.

Athama : Quoi ?

Lucius : L’empereur est mort, d’accord ? Il est mort !

Athama : Oh mon dieu. (Dit-elle tremblante, alors qu’elle joue la comédie).

Lucius : Je ne sais pas ce que je vais faire. (Elle le regarde d’une drôle de façon).

Athama : Comment ça ? (Demande t-elle avec intérêt).

Lucius :...Je crois que je vais quitter le Sénat.

Athama : Quoi ?!

Lucius : Il y a trop de complots, trop de…

Athama : Mais tu n’es pas sérieux ?

Lucius : Il se peut que je sois le prochain !

Athama :...Ca ne risque pas.

Lucius : Qu’est-ce que tu veux dire ? (Elle baisse la tête).

Athama :...Je crois que tu devrais prendre sa place.

Lucius : Qu’est-ce que…quoi ?! (Demande t-il étonné).

Athama : Il était faible, c’est pour cette raison qu’il a été tué. Mais toi tu es fort, tu seras…

Lucius : Est-ce que tu as entendu ce que j’ai dit ? (Elle ne dit rien, elle préfère détourner le regard). Est-ce que tu as entendu ?!! (Elle sursaute en fermant les yeux mais elle ne dit rien). Si je deviens l’empereur, ce que je ne souhaite pas, ils risquent de me tuer !

Athama : Mais tu n’en sais rien, tu n’as pas…

Lucius : Bien sûr que si je le sais !!...Et toi aussi. (Elle croise les bras en tournant la tête). Pourquoi tu veux à tout prix que je le remplace ? (Elle le regarde à nouveau).

Athama : Quoi ?

Lucius : Tu veux ma mort, c’est ça ?

Athama : Non. Je veux juste que tu t’élèves.

Lucius : Que je m’élève ?

Athama : Tu es un empereur, je le sens.

Lucius : Qui t’a mis cette idée dans la tête ?

Athama : Ta place est…

Lucius : Ne me dis pas où est ma place, femme !! (Il gesticule). C’est ton oncle ?

Athama : Quoi ? (Il s’arrête).

Lucius : C’est Gaïus, c’est ça ? (Elle ne dit rien). C’est lui qui l’a tué, hein ?

Athama : Tu dis vraiment n’importe quoi.

Lucius : Ah oui ? Je l’ai vu au Sénat. Il n’a pas hésité une seconde pour tuer l’empereur ! Je crois même que…

Athama : L’empereur était faible...je te l’ai déjà dit.

Lucius :...Alors c’était vrai. Tout ceci était un complot…pourquoi ? (Demande t-il ému).

Athama : Pour qu’un homme comme toi puisse prendre sa place. (Dit-elle sèchement et le regard dur. Soudain, son mari la regarde dangereusement).

Lucius : Je ne prendrai sa place.

Athama : Dans ce cas je me refuserais à toi, à chaque fois que tu le voudras. (Il hoche doucement la tête puis il la gifle violement. Athama est un peut surprise et groggy. Lucius en profite pour plaquer celle-ci contre la table de cuisine et pour lui soulever sa toge, alors qu’elle est dos à lui). Non !! (Pleure t-elle, alors qu’il lui fait sauvagement l’amour en quelques minutes. Une fois que c’est fait, chacun se rhabille. Lucius se recule, tandis que sa femme pleure en silence). Tu n’aurais jamais dû faire ça ! (Dit-elle avec haine).

Lucius : C’est ce que font les couples mariés.

Athama : Tu te crois fort ? (Il ne dit rien). Tu te crois peut-être intouchable mais tu n’es rien.

Lucius : Surveille ton langage. Tu pourrais le regretter.

Athama : Non c’est à toi de faire attention.

Lucius : Tu oses me menacer ? (Il s’avance vers elle et lui sert la gorge). C’est bien ce que tu essayes de faire ?! (Dit-il nerveusement).

Athama :...Tes filles.

Lucius : Quoi ?! (Demande t-il étonner, alors qu’il l’étrangle plus fort).

Athama : Gaïus ne s’en prendrait pas à toi...mais à elles.

Lucius : Gaïus n’ai pas assez puissant pour…

Athama : Il a bien assassiné l’empereur...et il ferait tout pour celle qu’il aime. (Son mari la relâche, dégoûté puis il se recule tout doucement).

Lucius :...C’est ton oncle. (Dit-il comme une évidence).

Athama : Peu importe, nous nous aimons.

Lucius : Il t’a élevé lui-même, il, il est comme un père pour toi.

Athama : C’est mon amant. (Lucius est stupéfait).

Lucius :...C’est un inceste.

Athama : Aux yeux du monde peut-être. Mais pas pour nous.

Lucius : Lorsque tout le monde sera mis au courant, vous…

Athama : Si quelqu’un l’apprend, tes filles mourront. (Dit-elle avec délectation, alors que Lucius a un petit sursaut).

Lucius : Tu es folle.

Athama : J’ai le pouvoir, nuance.

Lucius : Tu ne ferais pas ça ? (Elle se rapproche de lui).

Athama : Ose me manquer de respect. Ose trahir mon secret, ose me toucher à nouveau et tu verras ce que c’est une femme en colère. (Dit-elle hargneusement. Il détourne le regard, résigné). Et ose me…

Lucius : Je ferai ce que tu voudras. (Elle esquisse un sourire, victorieuse).

Athama : Nous devrons nous comporter comme un couple. Personne ne devra avoir de soupçons sur nous.

Lucius : D’accord.

Athama : Nous ferons chambre à part et…

Lucius : D’accord.

Athama :...Finalement je me suis trompé sur toi...tu es faible. (Dit-elle avec acharnement puis elle passe à côté de lui mais il lui attrape le bras. Elle s’arrête et le regarde dangereusement). Lâche moi.

Lucius : Réponde d’abord à ma question...ne m’as tu jamais aimé ?

Athama :...Jamais...tout ceci était une mise en scène pour que tu puisses accéder au trône un jour où l’autre. (Il la relâche et elle quitte la pièce. Elle se rend chez son oncle pour lui expliquer toute la situation).

Gaïus : Mais pourquoi lui as tu tout raconté ?! (Il fait les cents pas).

Athama : Il avait tout deviné, je ne pouvais plus me taire.

Gaïus : Que va-t-il faire maintenant ?

Athama : Rien. J’ai menacé de tuer ses filles s’il parlait de notre secret. (Il s’arrête).

Gaïus : Tu sais que tu es une femme étonnante ? (Dit-il le sourire aux lèvres, alors qu’il la prend par la taille).

Athama : Je sais. (Ils se sourient et s’embrassent). Mais nous allons devoir trouver quelqu’un d’autre pour l’accession au trône. Lucius est bien trop faible, nous nous sommes trompés sur lui. (Deux semaines plus tard, Remcus est de retour chez son père. Il ne sait pas que Lucius a passé ces derniers jours dans la solitude la plus totale. Le père et le fils sont heureux de se revoir lors d’un après-midi ensoleiller, dans la cuisine de Vorénus. Athama les regarde).

Lucius : Mon fils.

Remcus : Père. (Ils se prennent dans les bras).

Lucius : Comment va tu ?

Remcus : Bien.

Lucius : Et les entraînements, comment ça se passe ?

Remcus : C’est dur mais je m’accroche. (Ils s’assoient autour de la table de cuisine. Athama leur sert à boire). J’essaye d’être un bon soldat. (Son père hoche doucement la tête).

Lucius :...Tu a encore le temps avant d’être un bon soldat.

Remcus : Oui, père.

Athama : Pourquoi es-tu revenu à Rome ? (Demande t-elle à Remcus).

Remcus : Je suis venu achever mon entraînement.

Lucius : Comment ça ?

Remcus : Il ne me reste que quelques semaines avant d’être intégré dans l’armée.

Lucius : Je pense que tu devrais encore t’entraîner quelques mois.

Remcus : Mais père, je…

Lucius : Tu feras ce que je te dis. (Dit-il durement, son fils baisse la tête).

Remcus : Bien, père. (Dit-il doucement et déçut).

Lucius : Excusez-moi. (Il se lève et va se calmer dehors).

Remcus :...Je ne comprends pas ce qu’il a. A chaque fois que je lui parle de l’armée, il…

Athama : Il est jaloux.

Remcus : Quoi ?

Athama : Cela fait des années que ton père a été renvoyé de l’armée à cause de son âge…et ça le tue de porter une toge au Sénat, alors qu’il préférerait porter une armure pour aller sur le champs de bataille.

Remcus : Je ne m’en étais pas rendu compte.

Athama : Il sait que tu es plus jeune et plus fort aussi. (Elle tourne autour de lui). Il porte ses frustrations sur toi à cause de ça.

Remcus : Mais ce n’est pas de ma faute.

Athama : Je sais.

Remcus :...Que dois-je faire ? (Elle s’arrête et pose ses mains sur les épaules du jeune homme. Elle se penche au-dessus de lui).

Athama : Montre lui que tu es un homme. (Remcus rejoint son père quelques minutes plus tard et passe à coté de lui, sans un mot).

Lucius : Où va tu ? (Son fils s’arrête et se retourne).

Remcus : Je vais achever ma formation. (Athama observe discrètement la scène).

Lucius : Je t’ai dit que tu devais encore poursuivre l’entraînement.

Remcus : Ce n’est pas ce que je veux.

Lucius : Tu feras ce que je te dis.

Remcus : Je suis devenu un homme, père. Et j’entrerais dans l’armée que vous le vouliez où non. (Il part, sous un sourire satisfait d’Athama. Le lendemain après-midi, Pullo et Eirene rendent une visite surprise à leurs amie).

Lucius : Pullo.

Pullo : Mon ami. (Ils se sourient puis ils se prennent dans les bras). Je suis content de te revoir. Vraiment.

Lucius : Moi aussi. (Eirene s’approche). Eirene. (Il la bise en lui prenant les mains. La femme de Pullo embrasse également Athama). Asseyez vous. (Ce qu’ils font).

Athama : Où sont vos enfants ?

Eirene : Avec ma sœur.

Pullo : Ca nous permet de respirer. (Tout le monde sourit).

Lucius : Vous restez pour dîner j’espère ?

Pullo : Je crois que ça ne se refuse pas. (Le groupe parle de tout et de rien. A la nuit tombée, ils mangent dehors à la lueur des bougies et dans les rires. Un peut plus tard dans la soirée, les femmes débarrassent, tandis que les hommes en profitent pour se balader et discuter. Athama qui n’est pas très rassurée, garde un œil sur son mari au loin). Alors, qu’est-ce qui te préoccupe dis moi ?

Lucius : Rien.

Pullo : Je te connais bien. Je sais quand quelque chose ne va pas.

Lucius :...Remcus est rentré.

Pullo : C’est une excellente nouvelle. (Lucius hoche la tête). Comment va-t-il ? Ca fait des années que je ne l’ai pas vu.

Lucius : Il va bien. Il va achever sa formation à Rome pour être soldat.

Pullo : Tu dois être fier de lui. Il va suivre tes traces, il…

Lucius : Ce n’est pas ce que je lui demande ! (Pullo s’arrête et son ami finit par en faire de même au bout de quelques secondes). Il est mon fils unique, il est…

Pullo : Tu as peur de le perdre. (Lucius soupire et hoche doucement la tête). C’est devenu un homme, il faut se rendre à l’évidence.

Lucius : Je sais.

Pullo : Et il sait ce qu’il veut faire.

Lucius : Je sais...seulement tu sais que la guerre peut anéantir les hommes. (Pullo hoche la tête). Elle peut les rendre fou, les blesser…

Pullo : Les tuer.

Lucius :...Je l’aime.

Pullo : C’est normal. C’est ton fils…mais si tu l’enchaînes…

Lucius : Il se libéra de lui-même.

Pullo :...Laisse le faire.

Lucius : Mais il risque de mourir.

Pullo : Tu es inquiet, ça se comprend mais laisse le prendre ces décisions.

Lucius : Mais…

Pullo : Il sait quels sont les risques…croit moi. Mais il doit apprendre de ses erreurs.

Lucius :...Tu es un bon père. (Pullo est touché).

Pullo : Merci. (Lucius lui tape sur l’épaule et ils reprennent la marche).

Lucius :...Eirene et toi vous êtes si amoureux…Ca me fait plaisir pour vous.

Pullo : C’est donc ça le sujet qui te tracasse tant ? Le fait qu’Eirene et moi nous nous aimons, alors que toi et ta femme ne vous aimez plus ?

Lucius : Quoi ?! (Demande t-il le sourire aux lèvres, pour éloigner tout soupçon).

Pullo : Je vous ai observé tout les deux et j’ai vu…

Lucius : Tu n’as rien vu du tout. (Dit-il d’un ton sec).

Pullo : Tu ne veux pas en parler. Je le comprends. (Lucius s’arrête et son ami fait pareil).

Lucius : Arrête...tu te trompes, d’accord ? (Son ton montre que son ami ne doit pas insister).

Pullo :...D’accord. (Les deux hommes retournent auprès de leurs épouses respectives. Pullo et Eirene partent au bout de quelques minutes. Lucius et sa femme vont dans leur chambre à la hâte).

Athama : De quoi avez-vous discuté ?

Lucius : Rassure toi, ton secret est bien gardé.

Athama : Je l’espère.

Lucius : Douterais tu de ma parole ?!

Athama : Ne joue pas à ce jeu avec moi.

Lucius : Je ne joue aucun jeu.

Athama : Et bien je l’espère, parce-que je ne voudrais pas faire de mal à tes filles ?

Lucius : Tu n’auras aucune raison de le faire, parce-que je ne lui ai rien dit.

Athama : Bien. (Trois jours plus tard, Lucius et son épouse se promènent au marcher. Vorénus erre parmi la foule, tandis que sa femme le mène à la baguette). Viens ici.

Lucius : Je suis juste derrière toi. (Elle s’approche de l’oreille de son mari).

Athama : Et arrête de faire cette tête, ont dirait que quelqu’un est mort.

Lucius :...Celui qui est mort...c’est moi. (Pense t-il. Il déambule mais quelques minutes plus tard, il croise le regard d’une jeune femme qui lui sourit timidement. Il lui sourit également). Mais soudain elle me redonna la vie...son sourire était un soleil que j’attendais depuis des mois. (Pense t-il encore mais il se met subitement à pleuvoir. Les gens courent dans tout les sens, tandis que Lucius et la jeune femme ne se quittent plus du regard. Athama met un voile sur sa tête pour se protéger du déluge et cour mais elle s’arrête au bout de quelques instants, quand elle découvre que son mari ne la suit pas).

Athama : Lucius ! (Il accourt vers elle).

Lucius : Viens. Allons nous abriter. (Ils courent jusqu’à leur maison et referment la porte derrière eux).

Athama : Qui c’était ? (Demande t-elle sèchement).

Lucius : Qui ?

Athama : Cette fille que tu dévorais des yeux.

Lucius : Tu joue les jalouses maintenant ?

Athama : Ca suffit.

Lucius : Non c’est toi qui arrête ! J’en est marre d’être ton petit chien. J’en ai marre de…

Athama : Tu feras ce que je te dirais.

Lucius : Un jour tu…

Athama : Oui ? (Dit-elle le sourire aux lèvres, son mari essaye de se calmer).

Lucius :...Non, rien.

Athama : Je préfère. (Le lendemain matin, Lucius prend son petit déjeuner mais sa femme le rejoint). Tu n’es pas encore habillé ?

Lucius : Pourquoi faire ?

Athama : Pour aller au Sénat.

Lucius : Je n’ai est pas envie.

Athama : Tu n’en a pas envie. (Dit-elle doucement, le regard ailleurs).

Lucius : Athama...je t’en prie.

Athama : Voilà que tu me supplie maintenant. (Dit-elle le sourire aux lèvres).

Lucius : Que veux tu que je fasse ?

Athama : Que tu te comportes en homme.

Lucius : Mais tu m’en empêches.

Athama :...Tu a raison...mais tu va quand même aller au Sénat. (Il baisse la tête). Et tu va y aller en souriant. (Son époux s’habille quelques minutes plus tard, le regard vide. Puis il se dirige vers la porte de chez lui). A tout à l’heure, mon amour. (Sourit-elle, alors qu’il ne bouge plus. Puis il reprend sa route et quitte la maison. Lorsqu’il ferme la porte derrière lui et qu’il se retourne, il découvre que la jeune femme qu’il avait aperçue au marché, se retourne également vers lui et qu’elle ferme la porte de chez elle. Ils habitent l’un en face de l’autre. Ils se sourient timidement et font le même trajet non loin de l’autre. Ils échangent juste des regards mais quelques minutes plus tard, Remcus s’approche de son père).

Remcus : Père.

Lucius : Remcus. (Ils se prennent dans les bras en souriant, tandis que la jeune inconnue accélère le pas).

Remcus : J’allais justement vous rendre visite.

Lucius : Ah oui ? Et pourquoi ?

Remcus : Notre capitaine m’a affirmé que je combattrais à ces côtés. (Il est heureux).

Lucius : Oh, c’est...c’est bien. (Dit-il sans conviction).

Remcus : Vous n’avez pas l’air heureux ?

Lucius : Si...si. (Le cœur n’y est pas).

Remcus :...Rien de ce que je ferais ne vous ira, c’est ça ?

Lucius : Non, je... (Son fils part, en colère). Remcus. (Dit-il pour essayer de l’arrêter mais rien n’y fait. Lucius se rend au Sénat, tandis que son fils discute avec Athama de cette nouvelle dans la maison familiale).

Athama : Je suis si fière. Et si heureuse pour toi.

Remcus : Merci. (Dit-il assis à la table de cuisine). Mais mon père n’a pas eu le même enthousiasme lorsque je lui ai annoncé...tu avais raison. Il est jaloux.

Athama : Peut importe ce qu’il pense, tu es un homme maintenant. Il serait temps pour lui de l’accepter.

Remcus : Merci de me soutenir.

Athama : C’est uniquement la vérité.

Remcus :...Mais quoique je fasse, ça ne sera jamais assez bien.

Athama :...Il y a peut-être un moyen.

Remcus : Lequel ?

Athama :...Devenir plus grand. (Elle se met à tourner autour de lui). Je sens que tu as l’âme pour gouverner. (Dit-elle en esquissant un sourire. Les jours passent et Athama discute en secret avec Remcus, de son éventuel ascension au pouvoir. Quand à Lucius, il va toujours à contre cœur au Sénat. Mais il échange aussi des regards discrets à sa voisine. Un matin, alors qu’Athama exerce encore son pouvoir sur Lucius, celui-ci part énerver au Sénat. Mais en chemin, il croise sa troublante voisine. Il lui attrape la main et l’entraîne dans les rues malgré elle. La jeune femme regarde autour d’elle les gens sur sa route. Puis Lucius la conduit dans une ruelle plus tranquille. Il la lâche et elle se met dos au mur, tandis qu’il fait des va-et vient devant elle. La jeune inconnue baisse timidement la tête).

La jeune femme : Ecoutez, je sais que vous êtes marié. Et que vous êtes aussi père de famille. Je sais que je ne devrais pas vous regardez comme je le fais mais vous, vous êtes le seul à me regarder de cette façon...mais je vais arrêter de vous regarder et je, je m’excuse si je vous ai mis mal à l’aise.

Lucius : Comment tu t’appelle ?

La jeune femme :...Dalia.

Lucius : Et moi Lucius. Quel âge tu as ?

Dalia : Dix-neuf ans.

Lucius : Pourquoi tu me regardes comme tu le fais ? (Elle baisse la tête).

Dalia :...Parce-que je me sens seule.

Lucius : Moi aussi je me sens seule Dalia ! (Il s’arrête). Moi aussi. (Il s’approche d’elle et l’embrasse).

Dalia : Non je, je ne peux pas faire ça.

Lucius : Pourquoi ? (Demande t-il prêt à l’embrasser de nouveau).

Dalia : Vous êtes marié. (Il soupire et baisse la tête). Vous êtes père.

Lucius : Je vis dans un mariage sans amour.

Dalia :...Ca fera quand même de moi de votre maîtresse. (Il se recule). J’ai des principes.

Lucius : Je comprends...je suis comme toi.

Dalia :...Je suis désolée. (Il hoche la tête. Elle est prête à partir mais il lui attrape le bras pour la retenir).

Lucius : S’il te plaît, souris moi. Souris moi à chaque fois que tu me verras...s’il te plaît. (Elle incline la tête et esquisse un sourire puis elle s’en va. Lucius se tient au mur et souffle. Au fils des jours, Dalia croise ses voisins assez souvent. Et elle a bien remarqué la détresse de Lucius et l’acharnement d’Athama envers son mari. Le jour du marché, Lucius est encore plus las que d’habitude. Dalia l’observe non loin de là. Athama se retourne vers son époux).

Athama : Je viens d’apercevoir une amie. Tu restes ici en attendant que je revienne. (Ordonne t-elle à Lucius alors qu’il hoche la tête, obéissant. Une fois que sa femme est partie, Dalia s’avance et pose sa main sur celle de Lucius. Ils se regardent et se sourient puis elle l’entraîne en dehors du marché. Ils se retrouvent seuls dans une ruelle).

Lucius : Qu’est-ce que... (Elle l’embrasse fougueusement puis elle s’arrête au bout de quelques secondes. Il la plaque contre un mur et l’embrasse avec passion). Pourquoi ?

Dalia : Je ne veux plus être seule...et j’ai vu que toi non plus. (Il l’embrasse encore et encore). Il faut que tu repartes. (Il secoue la tête). Si...vas-y. (Il l’embrasse longuement).

Lucius : Merci. (Il retourne au marché, sans qu’Athama ne se soit rendu compte de quelque chose. A la nuit tombée, la femme de Lucius s’habille). Qu’est-ce que tu fais ?

Athama : Je vais voir Gaïus.

Lucius : Quoi ?! (Demande t-il étonné).

Athama : Il me manque.

Lucius :...Tu va passer la nuit avec lui ?

Athama : Ca se pourrait. (Dit-elle souriante. Il lui attrape le bras et la retourne vers lui).

Lucius : Comment oses tu me faire ça ?! (Demande t-il hargneusement).

Athama : Je croyais avoir été claire ? Tu dois me laisser tranquille. (Dit-elle les dents serreées).

Lucius : Comment oses tu tromper ton époux ?!!

Athama : Tu n’es rien. (Dit-elle avec rage, il la relâche et elle se dirige vers la porte). Bonne nuit. (Elle part. Lucius se rend devant la porte de sa voisine, quelques minutes plus tard. Il tape à sa porte, elle lui ouvre).

Lucius :...Ma femme passe la nuit avec son amant. (Dit-il tristement).

Dalia : Entre. (Il obéit et elle referme la porte. Puis elle le prend dans ses bras. Elle lui bise le front, lui caresse le visage, prend soin de lui. Puis elle lui prend les mains et l’entraîne dans sa chambre. Elle s’assoit sur son lit et s’allonge. Il se met au-dessus d’elle et l’embrasse. Au bout de quelques minutes, elle est sur le point de le déshabiller mais il s’arrête et se relève). Qu’est-ce qu’il y a ?

Lucius : Je, je peux pas. (Il secoue la tête). Non je, je peux pas. (Il est hésitant et frustrer. Elle se rassoit).

Dalia :...Elle t’a détruit.

Lucius : Elle n’a rien fait.

Dalia : Oh si. Elle t’a tellement rabaissé...elle t’a détruit.

Lucius : Je vais rentrer. (Il quitte la chambre mais elle le suit et lui attrape le bras).

Dalia : Lucius attend. (Il continu à avancer, alors quelle ne le lâche pas).

Lucius : Lâche moi.

Dalia : Non.

Lucius : Lâche moi !! (Il se débat mais elle n’obéit pas). Tu dois me lâcher ! (Il est sur le point de pleurer).

Dalia : Je ne te lâcherai pas. (Il se calme).

Lucius : Dalia je t’en prie. Je t’en prie. (Il pleure, elle s’avance alors qu’il s’affale sur le sol. Elle s’accroupit à ses côtés et lui caresse le visage, alors qu’il est inconsolable. Une fois qu’il s’est calmé au bout de quelques minutes, elle lui sert à boire. Ils sont assis autour d’une table). Merci. (Il boit quelques gorgées). Je suis désolé.

Dalia : Tu n’as pas à t’excuser. (Il hoche doucement la tête, elle pose sa main sur la sienne). Raconte moi.

Lucius : Non, c’est…

Dalia : A qui j’en parlerai ? (Lucius lui explique toute la situation. Le secret de sa femme, ce qui se passe avec son fils et tout ce qu’Athama ose lui faire).

Lucius : Je ne peux en parler à personne.

Dalia : Tu peux en parler avec moi. D’ailleurs tu viens de le faire. (Il se lève).

Lucius : Mais ça ne se reproduira plus.

Dalia : Pourquoi ?

Lucius : Parce-que c’est, c’est dangereux. (Elle se lève et s’approche de lui).

Dalia : Si tu es avec moi, tu dois pouvoir tout me dire.

Lucius :...Je suis avec toi. (Elle esquisse un sourire et met son front contre le sien).

Dalia :...Aller vient, je te raccompagne chez toi. (Elle le conduit devant la porte de chez lui). Il vaut mieux que je reste ici. Les voisins pourraient parler. (Il souffle en esquissant un sourire et en hochant la tête). Il faut que tu dormes.

Lucius : Comment pourrais-je dormir, alors qu’Athama…

Dalia : Hé. Ne t’occupe pas d’elle...pense à moi. (Il la regarde, alors quelle lui sourit puis il regarde autour de lui. Il s’assure que personne ne les observe et l’embrasse. Ils se sourient. Pendant ce temps, Athama est dans les bras de Gaïus, allongée à ses côtés).

Athama :...Alors, y a-t-il un nouvel empereur pour la tête de Rome ? (Demande t-elle le sourire aux lèvres, en pensant que Gaïus serait le prochain).

Gaïus : Les anciens du Sénat pense à élire Tillius.

Athama : Qui est-ce ?

Gaïus : Il est jeune.

Athama :...Et ?

Gaïus : Les anciens, n’ont pas assez confiance en moi.

Athama : Les anciens. Hum. Tu n’as que se mot là à la bouche. (Il la regarde).

Gaïus : Ce sont eux qui m’ont fait entrer au Sénat. Ce sont eux qui gèrent tout. Ce, ce sont les gardiens de la démocratie. De Rome.

Athama :...Un jour les choses changeront. (Quatre jours passent et ils sont rythmer par les regards échanger entre Lucius et Dalia. Gaïus vient rendre visite à la famille Vorénus).

Lucius : Qu’est-ce que tu fais là ?! (Demande t-il sévèrement).

Athama : Du calme Lucius !

Lucius : Comment ça, du calme ?! Il couche avec toi, je dois déjà le supporter de le voir tous les jours au Sénat et maintenant il vient chez moi !! (Dit-il à sa femme).

Gaïus : Je suis juste venu en ami.

Lucius : En ami ?!!

Athama : Attention Lucius. (Elle fronce les sourcils).

Gaïus : Tout Rome est convié sur la grande place.

Lucius : Pourquoi ?

Gaïus : Les anciens vont présenter le nouvel empereur. (Dit-il le sourire aux lèvres).

Lucius : C’est toi, c’est ça ?

Gaïus : Je suis flatté que tu aies pensé à moi Lucius mais...non.

Lucius : Ca alors...pour une fois tes complots n’ont rien donné ? (Gaïus sourit moins mais Athama s’approche de son oncle).

Athama : Laisse le Gaïus. Il n’en vaut pas la peine.

Lucius : C’est ça. (Dit-il en regardant son adversaire du coin de l’œil).

Athama : Aller viens, ont y va. (Dit-elle tendrement à celui qu’elle aime puis elle regarde dangereusement son mari). Toi tu nous suis. (Dit-elle sèchement. Le trio part vers la grande place comme tout le peuple de Rome. Arriver sur les lieux, la foule s’entasse devant une estrade. Lucius aperçoit Pullo non loin de là, lui et son épouse Eirene le rejoignent).

Lucius : Qu’est-ce que tu fais ici ? (Demande t-il à son meilleur ami).

Pullo : Content de te revoir aussi Lucius. (Celui-ci sourit).

Lucius : Excuse moi. (Ils se prennent dans les bras).

Pullo : Et pour ton information, je suis un romain. Tout comme toi.

Lucius : C’est vrai. (Il sourit).

Gaïus : Je vais te laisser. (Dit-il à sa nièce qui est à son bras).

Athama : Mais...

Gaïus : Ma place est auprès d’eux. (Il montre les anciens du Sénat, qui sont sur l’estrade puis il les rejoint. La foule fait un brouhaha général mais très vite, un vieil homme fait quelques pas vers le peuple romain).

Un ancien : Peuple de Rome ! (Les gens ne se taisent pas). Peuple de Rome, je vous en prie ! Taisez vous ! (Ils obéissent). Nous savons que vous êtes inquiets mais mes confrères et moi, avons longuement discutez et nous avons...nous avons élu le nouvel empereur. (Un jeune homme s’approche du vieillard). Voici Tillius ! Votre nouvel empereur !! (Il prend le bras de Tillius et le lève, la foule l’applaudit et l’acclame alors qu’il ne le connaisse pas. Pullo s’approche de l’oreille de son meilleur ami, tout en applaudissant le nouvel élu).

Pullo : Rome cour à sa perte avec lui. (Lucius esquisse un sourire, quand soudain, il croise le regard et le sourire de Dalia qui est tout près de là. La jeune femme se rapproche discrètement de lui et frôle sa main).

Tillius : Peuple de Rome ! Je sais que vous ne me connaissez pas ! Je sais que je suis jeune mais je serais vous convaincre !! (La foule est enthousiaste et l’applaudit). Parce-que j’ai voyagé et j’ai vu, les grandeurs de ce monde ! Et c’est pour cette raison, que je vais créer de nouvelles lois !...D’abord, je vais proscrire les combats de gladiateurs dans les arènes de notre ville ! (Les gens applaudissent encore mais leur intérêt est redescendu). Ensuite, je vais interdire certains mariages...notamment, ceux de jeune fille avec des hommes plus âgés qu’elles ! (Le peuple applaudit encore pour bien faire. Lucius et Dalia se regardent, déçus). Comme vous le voyez, je vais prendre Rome entre mes mains pour en faire l’une des plus belles cités du monde et des plus respectées ! Il est temps que l’on arrête de nous considérer comme des barbares ! Nous devons être perçus comme des dieux !! (Dit-il les bras en l’air et le sourire aux lèvres, tandis que les anciens et le peuple l’acclament. Mais Lucius s’aperçoit que Dalia est partie, il la cherche du regard, sous les yeux de Pullo. Lucius, Athama, Pullo et son épouse se retrouvent au domicile de Vorénus).

Pullo : Mais pour qui il se prend ?! (Dit-il en colère, assis autour d’une table). Ce Tillius veut que notre peuple soit considéré comme des dieux ! Mais c’est lui qui se prend pour un dieu !!

Eirene : Calme toi.

Pullo : Que je me calme ?! Il va faire de nous des esclaves !

Eirene : Tu exagères.

Pullo : Il nous interdit de nous amuser, d’aimer, de…

Lucius : Il a de bons arguments.

Pullo : Quoi ?!!

Athama : Je te demanderais de te calmer Pullo. Je ne supporte pas que l’on hurle dans ma maison.

Pullo : Excuse moi Athama.

Lucius : Tu n’as pas à t’excuser Pullo. Tu es ici chez toi. (Dit-il en regardant froidement sa femme du coin de l’œil). On entre dans une nouvelle ère et Tillius l’a compris.

Pullo : Ah oui ?

Lucius : Tu ne vas pas me dire que les combats dans les arènes ne sont pas violents ?

Pullo : Ca forge les hommes. (Lucius secoue la tête, en souriant).

Eirene : En tout cas la place des enfants, n’est sûrement pas dans les tribunes d’une arène.

Lucius : Je suis d’accord.

Pullo : Oh. (Lucius se lève et se sert un verre). Et sur les mariages qu’il veut interdire, qu’est-ce que tu en penses Lucius ? (Demande t-il d’un air malin).

Lucius :...Je n’ai pas d’avis à donner.

Pullo : Tu n’as rien à dire ? (Son meilleur ami se retourne vers lui).

Lucius : Non. (Il boit son verre, tandis que la conversation reprend. Deux jours plus tard, alors que Lucius marche dans la rue pour aller au Sénat suivit de Dalia, la garde romaine maintient une jeune fille. Elle se débat, suivit de son compagnon plus âgé).

Le compagnon de la jeune fille : Je vous en supplie. (Pleure t-il en courant derrière les soldats). Ne lui faites aucun mal.

Un soldat : On obéit aux ordres, c’est tout.

Le compagnon de la jeune fille : Pitié. (Il attrape le bras du soldat, celui-ci le frappe. L’homme se retrouve au sol).

La jeune fille : Laissez le, je vous en prie ! (Pleure t-elle). Nous n’avons rien fait ! (Elle se débat et freine la marche).

Le même soldat : Ca suffit !! Arrêtez le.

Lucius : Je t’interdis de dire ça !! (Il la prend par le bras et la retourne vers lui puis il pose ses mains sur les épaules de celle-ci). Tu dois encore y croire. (Elle secoue lentement la tête). Il le faut.

Dalia : A quoi bon ? (Il l’embrasse tendrement et la prend dans ses bras). Je t’aime tellement Lucius. (Dit-elle troublée).

Lucius :...Je t’aime aussi. (Elle le regarde).

Dalia : Alors qu’est-ce qui nous empêche de…

Lucius : J’ai promis à mon fils de veiller sur toi !!...Je lui ai promis. (Elle pleure en silence et il la reprend dans ses bras). Je suis désolé. (Elle l’embrasse et ne le lâche plus).

Dalia : Je t’aime, je t’aime, je t’aime…

Lucius : Moi aussi. Moi aussi. (Elle le serre fort et part. A la nuit tombée, Lucius est en train de dormir dans son lit. Il se met à rêver du retour de son fils, qui descend en courant du bateau. Remcus prend son père dans ses bras en souriant). Enfin te revoilà.

Remcus : Oui. (Lucius s’écarte, Dalia s’avance et prend timidement son fiancé dans ses bras). Tu es encore plus belle que dans mes souvenirs. (Elle esquisse un sourire. Quelques jours plus tard, le mariage a lieu. Lucius discute avec Dalia à l’écart).

Lucius : Ne fais pas ça.

Dalia : Il est trop tard.

Lucius : Mais tu ne l’aimed pas.

Dalia : Je n’ai pas le choix.

Lucius :...Fuis-le.

Dalia : Lucius ! (Dit-elle choquée).

Lucius : Tu mourras enchaînée.

Dalia :...Tout comme je mourrais si je suis loin de toi. (Il baisse la tête). Je penserai à toi lorsque je serai à ses côtés. (Il la prend aussitôt dans ses bras, en colère contre cet amour qu’il ressent). Je t’aime. (Dit-elle émue puis elle va auprès de Remcus en courant. Ils se marient sous les yeux de Lucius qui voit que Dalia n’est pas heureuse et qu’elle ne le sera plus jamais. Elle esquisse un sourire à son mari mais le cœur n’y est pas. Lucius se réveille en sursaut, après ce cauchemar et découvre qu’il est seul dans son lit. Il se rend chez Dalia et la regarde dormir. Puis il s’assoit à ses côtés et elle se réveille doucement).

Lucius :...Je ne veux plus te perdre.

Dalia : Et ton fils ? (Il baisse la tête).

Lucius : Il faut que je cesse de penser à lui, si je veux être heureux. (Elle se rasseoit et l’embrasse doucement puis plus passionnément. Ils se déshabillent). Il faudra faire attention. (Dit-il les lèvres sur les siennes).

Dalia : Je sais. (Ils passeront la nuit dans les bras l’un de l’autre. Le lendemain matin, Athama qui a passé la nuit avec Gaïus, se rhabille, assise sur le lit de son oncle).

Gaïus :...As tu une idée de ce que fait ton mari ?

Athama : Ce n’est pas mon mari.

Gaïus : Arrête. (Il soupire). Il a peut-être une maîtresse lui aussi.

Athama : Lucius ? (Demande t-elle en souriant, en y croyant pas une seconde). Ca m’étonnerait.

Gaïus : Pourquoi ?

Athama : Il n’est plus rien et il ne connaît personne. Crois-moi, ce tocard finira seul. (De son côté, Lucius caresse le dos de Dalia, qui est dans ses bras).

Dalia :...Il faut que tu partes.

Lucius : Laisse moi rester.

Dalia : Tu sais que c’est ce que je veux...mais…

Lucius : Je sais.

Dalia :...Je suis désolé.

Lucius : De quoi ? (Elle baisse la tête).

Dalia : De te faire vivre cette situation. De te…

Lucius : Hé. Tu n’y es pour rien...tu me rends juste heureux. (Elle l’embrasse).

Dalia : Toi aussi...aller file. (Sourit-elle).

Lucius : D’accord. (Il se lève et rentre chez lui. Le couple se voit très souvent et joue avec le feu. Au Sénat, Gaïus se rend compte que Lucius est plus heureux que jamais. Il décide d’en parler à sa nièce lors d’une promenade, un après-midi ensoleillé).

Gaïus : Je te dis que je l’ai vu. Il sourit, il est enjoué, bref, il est heureux.

Athama : Oui mais pourquoi serait-il heureux ? (Son oncle la regarde et penche la tête. Athama vient de comprendre). Une liaison !!

Gaïus : Chut. (Chuchote t-il, tout en regardant les gens qui passent autour d’eux).

Athama : C’est impossible. (Murmure t-elle). J’ai menacé ses filles.

Gaïus : L’amour est plus fort que tout. Je pensais que tu le savais.

Athama : Si je l’attrape, je…

Gaïus : Calme toi. Nous n’avons aucune preuve. Mais tu devras être plus prudente à présent.

Athama : Fais moi confiance, je ne le lâcherai pas. (Elle fronce les sourcils. Pendant ce temps, Lucius est dans les bras de Dalia, allongé dans un lit).

Lucius :...Je vais me présenter pour devenir le nouvel empereur.

Dalia : Quoi ? Mais je croyais que tu détestais la politique ?

Lucius :...Si je deviens empereur, j’abolirais cette stupide loi...et nous pourrons être ensemble.

Dalia : Tu ferais ça pour moi ? (Demande t-elle le sourire aux lèvres).

Lucius :...Pour nous. (Elle lui donne un bisou sur la joue. Le lendemain après-midi, le couple roule dans l’herbe d’un pré en riant, sous un soleil radieux). Ah, ah, ah ! (Elle lui sourit, alors quelle est sur lui. Il pose sa main sur le visage de celle qu’il aime mais elle se relève, s’éloigne un peut et lui tourne le dos). Qu’est-ce qu’il y a ?

Dalia :...J’ai fait un rêve l’autre jour...j’ai rêvé que Remcus revenait et qu’il, qu’il m’arrachait à toi. (Elle baisse la tête). D’une certaine manière.

Lucius : J’ai fait ce rêve moi aussi. (Elle est émue).

Dalia : Il m’arrive d’avoir des pensées horribles. (Il se relève). Je voudrais qu’il ne revienne jamais. (Elle est sur le point de craquer, il s’approche d’elle et la prend dans ses bras). Les choses seraient tellement plus simples…

Lucius : Chut.

Dalia : Ce que j’essaye de te dire, c’est que...que... (Elle ne veut pas finir sa phrase mais son compagnon a compris ce qu'elle essaye de lui dire).

Lucius : Tu me quittes, c’est ça ? (Elle pleure).

Dalia : Il le faut.

Lucius : Je croyais qu’on avait déjà eu ce genre de conversation ?!

Dalia : Je sais. (Elle est inconsolable).

Lucius : On devait vivre notre histoire, on était d’accord ! (Elle secoue la tête, en pleure alors qu’il est ému). On était d’accord ?! (Elle ne répond pas). Je t’aime et tu, tu m’aimes, alors pourquoi tu…

Dalia : Je suis enceinte !! (Elle pleure de plus belle, il la prend dans ses bras).

Lucius : Je ne te laisserai pas tomber.

Dalia : Je m’excuse. (Il prend le visage de celle-ci entre ses mains).

Lucius : Je vais t’aider, je te le promets.

Dalia :...Qu’est-ce qu’on va faire Lucius ? Qu’est-ce qu’on va faire ? (Demande t-elle désemparée).

Lucius : Tout se passera bien. Je vais m’occuper de toi, tu verras...tu vas venir dîner à la maison ce soir.

Dalia : Non. (Dit-elle apeurée).

Lucius : Si.

Dalia : Mais si Athama le découvre ?

Lucius : Elle n’en sera rien. (Elle soupire). Et je veux que notre enfant mange ce qu’il y a de mieux. (Elle esquisse un sourire). Enfin le voilà ce fameux sourire. (Sourit-il).

Dalia :...Je t’aime.

Lucius : Je t’aime aussi. (Ils s’embrassent et mettent leur front l’un contre l’autre).

Dalia :...Si tu veux arrêter notre…

Lucius : Je ne veux rien arrêter...je ne veux plus m’arrêter. (Ils se prennent dans les bras. Le soir même, Dalia mangent à la même table que Lucius et d’Athama).

Athama : Et ben dites donc, vous avez avalé votre assiette. (Dit-elle à Dalia le sourire aux lèvres).

Dalia : C’est à cause du stress. (Elle baisse la tête). Je m’inquiète pour Remcus.

Athama : Ce n’est pas votre grossesse qui vous inquiète ? (Sourit-elle).

Dalia : Quoi ?! (Demande t-elle affolée en se touchant le ventre).

Lucius : Ne l’écoutez pas.

Athama : Il faut te faire à cette idée Lucius. Ton fils va sûrement être père.

Dalia : Je vous assure madame, je ne suis pas enceinte.

Lucius : Vous n’avez pas à vous expliquer. (Athama se lève).

Athama : Ca viendra plus tôt que vous ne le pensez.

Lucius : Ca suffit !! (Il tape du point sur la table). Laisse là tranquille. (Athama s’en va, Dalia regarde tendrement Lucius et l’épouse de celui-ci là bien remarqué. Un peu plus tard dans la soirée, Gaïus rend visite à la famille Vorénus, alors qu’ils sont tous assis autour d’une table. En le voyant chez lui, Lucius se lève aussitôt de table). Tu n’as rien à faire ici.

Gaïus : Je ne cherche pas les ennuis. Je veux juste discuter de projet du Sénat avec toi. (Dalia se sent gênée).

Dalia : Je vais vous laisser. (Elle se lève de table).

Lucius : Vous en êtes sûr ? (Dit-il à celle qu’il aime, un peu peureux alors qu’Athama regarde dangereusement Dalia, comme si elle était jalouse de l’intérêt que lui porte son mari).

Dalia : Oui, je suis fatiguée.

Lucius : D’accord. (Ils se sourient discrètement, ce qui n’a pas échappé à Athama).

Athama : Je vais la raccompagner. (Sourit-elle à son mari, alors qu’elle se dirige vers Dalia et quelle pose ses mains sur les épaules de celle-ci, derrière elle).

Lucius : Vraiment ?

Athama : Son fiancé est loin d’elle. Elle se sent seule, c’est tout. Et puis entre femmes nous devons nous aidez. (Sourit-elle).

Lucius : Bon, d’accord. (Tout le monde se sourit).

Athama : Gaïus, on se retrouve à notre endroit habituel ?

Gaïus : Oui, je viens tout de suite. (Athama raccompagne Dalia chez elle).

Dalia : Je vous remercie. (Sourit-elle mais Athama la gifle plusieurs fois, sur la même joue. Dalia se retrouve assise au sol et se tient le visage, en pleurs).

Athama : De rien. (Dit-elle en serrant les dents puis elle se penche au-dessus de sa victime). Mais si tu t’approche de Lucius, je te jure que...

Dalia : Mais je n’ai rien fait. (Athama la prend par les cheveux).

Athama : Ne joue pas avec moi ! (Dit-elle hargneusement). Tu ne fais pas le poids.

Dalia : Mais j’aime Remcus. (Elle pleure). Jamais je n’ai pensée à le trahir. (Ment-elle).

Athama : Oh...et bien maintenant j’en suis sûr. (Elle part et Dalia fond en larme. Pendant ce temps, Gaïus et Lucius se regardent dangereusement).

Gaïus : Qu’est-ce qui t »a pris de faire une scène pareil devant ta belle fille ?

Lucius : Je suis chez moi ici, je fais ce que je veux.

Gaïus : N’oublie pas que tu dois créer l’illusion et faire croire à tout le monde que tu es fou amoureux de ta femme.

Lucius : J’en ai marre de vos petites combines. (Gaïus tourne autour de lui).

Gaïus : Oh...dans ce cas, je vais envoyer Remcus en première ligne.

Lucius : Quoi ?!

Gaïus : Hum, hum. Et puis, j’ai vu ta fille...la grossesse lui va bien. Mais il ne faudrait pas quelle chute quelques part, où qu’elle…

Lucius : Si tu les touches... (Il serre son rivale à la gorge).

Gaïus : Et bien quoi ? (Lucius ne sait pas quoi dire). Tu n’auras même pas le temps de lever le petit doigt...qu’il sera trop tard. (Le maître de maison le relâche). Tu n’as pas le moindre pouvoir, moi si...oh et qu’est-ce que tu essayes de faire ?

Lucius : Quoi ?

Gaïus : Tu veux être élu ?

Lucius : Je, j’en sais rien. (Il est hésitant mais il ment).

Gaïus : Tu crois pouvoir prendre la place de l’empereur ?!

Lucius : Je ne sais pas.

Gaïus : Un conseil, reste loin du pouvoir. Où tu le regretteras. (Dit-il les dents serrées, alors que Lucius détourne le regard. Gaïus part rejoindre Athama. Quand à Lucius, il se rend chez Dalia, qui s’est renfermée dans sa chambre. Son compagnon tape à la porte, alors qu’elle s’est accroupie dans un coin de la pièce pour pleurer).

Lucius : Dalia ? (Elle ne répond pas mais il continu à taper sur la porte). Dalia, ouvre moi. Je sais que tu es là. (Aucune réponse, Lucius commence à s’énerver et à frapper plus fort sur la porte). Dalia !

Dalia : Laisse moi tranquille ! (Dit-elle en larme. Il s’arrête).

Lucius : Tu pleures ?

Dalia : Va t’en !

Lucius : Qu’est-ce que tu as ?

Dalia : Je t’en prie.

Lucius : Non je ne partirais pas...c’est le bébé ? (Elle ne dit rien). Ouvre moi.

Dalia : Non !


Emilie1905  (08.11.2023 à 18:35)
Message édité : 08.11.2023 à 18:36

Lucius : Ouvre cette porte !! (Il donne des coups des pieds sur la porte et finit par la défoncer. Lorsqu’il découvre que celle qu’il aime est au sol pour pleurer, il se dirige vers elle et s’accroupit à ses côtés. Mais elle détourne la tête). Qu’est-ce qu’il y a ? (Elle lève les yeux au ciel et secoue la tête).

Dalia : Il n’y a rien.

Lucius : Arrête.

Dalia : Je veux que tu me laisse tranquille ! (Elle cache son visage).

Lucius : Pourquoi tu te caches ? (Il essaye de lui faire tourner la tête vers lui).

Dalia : Arrête.

Lucius : Non, je... (Il réussit à la regarder en face et à découvrir ses bleus mais elle tourne la tête à nouveau). Qu’est-ce qui c’est passé ? (Elle ne dit rien). C’est Gaïus, c’est ça ?! Hum ?

Dalia : Ne te fâche pas.

Lucius : Je me fâche si je veux !! (Elle sursaute). Maintenant dis moi...qui t’a fait ça ? (Elle pleure de plus belle, il la sert contre lui). Excuse moi. (Il lui bise le front). Excuse moi.

Dalia : Je ne voulais pas que tu me vois comme ça, je savais que…

Lucius : Mais ce qui arrive à toi, m’arrive à moi. Tu comprends ? (Il est ému, elle l’embrasse). Maintenant dis le moi. (Elle secoue la tête). Je t’en prie. (Dit-il en prenant le visage de celle-ci entre ses mains). Dis le moi.

Dalia :...Je ne peux pas.

Lucius :...C’est Athama, c’est ça ?

Dalia :...Je ne dirai rien.

Lucius : Pourquoi ? (Dit-il la gorge nouée de larme).

Dalia : Parce-que nous valons mieux. (Il met son front contre le sien).

Lucius :...Je suis désolé. J’aimerais t’offrir tellement plus. Je devrais…

Dalia : Tu n’as rien à te reprocher...moi aussi j’ai choisi cette vie.

Lucius :...Gaïus a menacé mes enfants si je me présentais aux élections.

Dalia : Lucius. (Dit-elle peinée).

Lucius : J’en peux plus. (Il pleure mais elle pose ses mains sur les épaules de celui-ci).

Dalia : Un jour nous pourrons nous battre...et tu gagneras. (Il la regarde). Je le sais. (Elle le prend dans ses bras pour le cajoler). Ce jour viendra. (Cette nuit là, Dalia ne révèlera pas qui l’a frappée. Le couple est toujours aussi discret mais ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’Athama envoie des lettres à Remcus. Elle lui avoue qu’elle a des soupçons sur Lucius et Dalia. Un après-midi, Dalia et Lucius qui ne sont pas loin de l’autre, font le marché en se regardant secrètement. Mais Lucius tombe sur Pullo et Eirene).

Pullo : Tiens, tiens.

Lucius : Pullo. (Ils se prennent dans les bras, heureux de se revoir). Eirene. (Il la bise).

Pullo : J’ai appris que Remcus était parti pour le front, j’espère qu’il va bien.

Lucius : Je prie les dieux pour qu’ils veillent sur lui.

Eirene : Nous prierons pour lui. (Lucius hoche la tête mais Dalia les rejoint).

Lucius : Dalia. (Dit-il le sourire aux lèvres, l’air gêné).

Dalia : Bonjour. (Sourit-elle).

Lucius : Quelle bonne surprise !

Pullo :...Pullo. (Il sert la main de la jeune fille).

Lucius : Pullo, voici ma belle fille, Dalia.

Pullo : Ta belle fille ?

Lucius : Oui, Remcus l’épousera à son retour.

Eirene : Mes félicitations.

Dalia : Merci. (Elle sourit. Le groupe parle de tout et de rien durant quelques minutes). Bon, il faut que je me sauve.

Lucius : D’accord.

Dalia : J’ai été, très heureuse de vous rencontrer.

Pullo : Nous aussi. (La jeune fille part). Elle fera une bonne épouse. (Lucius hoche la tête). Eirene tu peux nous laisser quelques minutes ?

Eirene : Bien sûr. (Elle les laisse seuls).

Pullo : Qu’est-ce qui te prends ?

Lucius : De quoi tu parles ?

Pullo : Des regards langoureux que vous vous êtes lancés toi et Dalia.

Lucius : Je ne vois pas de quoi tu parles ?

Pullo : Arrête de me prendre pour un imbécile ! (Les deux hommes regardent autour d’eux). Je t’avais déjà vu lui faire les yeux doux le jour de l’ascension de Tillius, alors ne me mens pas. (Dit-il les dents serrées, alors que Lucius détourne le regard). Tu trompes Athama, comment peux tu... (Son ami le regarde à nouveau).

Lucius : Tu ne sais rien, alors arrête de…

Pullo : Evidemment, tu ne me dis plus rien ! (Il gesticule).

Lucius : Crois moi, ça vaut mieux pour toi. (Pullo pose ses mains sur les épaules de son meilleur ami).

Pullo : Tu sais que tu peux tout me dire Lucius. (Celui-ci baisse la tête).

Lucius :...Un jour peut-être. (Puis il regarde Pullo). Je peux compter sur ta discrétion en attendant ? (Son ami hoche lentement la tête, dépité. Lucius s’éloigne).

Pullo : Tu joues avec le feu. (Son ami se retourne).

Lucius : Ca en vaut la peine. (Il part et rentre en trombe chez Dalia). Qu’est-ce qui t’a pris ? (Elle ne dit rien). Hein ?!

Dalia :...Je voulais voir ce que ça faisait.

Lucius : De quoi ? (Demande t-il durement).

Dalia :...D’être à la place de ta femme l’espace d’un instant. (Il la regarde intensément). Je n’avais plus peur de ce qui pouvais arriver je, je me sentais bien. (Elle esquisse un sourire, émue puis il la prend aussitôt dans ses bras).

Lucius : Moi aussi. (Mais quelques heures plus tard, quelqu’un frappe à la porte de la famille Vorénus. Lucius ouvre sa porte et il est surpris de découvrir Remcus). Remcus. (Dit-il étonné mais le sourire aux lèvres).

Remcus : Bonjour père.

Lucius : Mais qu’est-ce que tu fais ici ? (Dit-il en le prenant dans ses bras).

Remcus : J’ai eu une permission pour quelques jours.

Lucius : Vraiment ?

Remcus : Oui je, je vais épouser Dalia.

Lucius : Quoi ?

Remcus : Elle me manquait.

Lucius : Oh c’est, c’est une excellente nouvelle. (Il fait bonne figure).

Remcus : Je vais la retrouver. (Il sourit et s’en va. Il percute Athama, qui rentre dans la maison).

Athama : Remcus ?

Remcus : Excuse moi Athama. (Elle va dans la cuisine, avec quelques fruits qu’elle dépose sur une table).

Athama : Que fait-il ici ? (Lucius a le regard ailleurs et il ne répond pas). Lucius ?

Lucius : Hum ? (Elle le regarde d’une drôle de façon).

Athama : Remcus est revenu ?

Lucius : Oui il, il veut épouser Dalia au plus vite.

Athama : Et bien en voilà une bonne nouvelle. (Dit-elle sournoisement).

Lucius : Oui...oui. (Dit-il l’air ailleurs. Au même moment, Remcus prend Dalia dans ses bras. Il est heureux).

Dalia : Mais qu’est-ce que tu fais là ? (Demande t-elle le sourire aux lèvres, un peu troublé).

Remcus : Je pensais à toi chaque nuit et je, j’avais tellement peur que tu m’échappes. (Dit-il la tête basse).

Dalia : Chut. (Elle lui bise le front).

Remcus :...Marions nous dès aujourd’hui.

Dalia : Quoi ?

Remcus : Fais moi cet honneur. (Il lui prend les mains). Je t’aime et je veux te le prouver.

Dalia :...D’accord. (Il l’embrasse et la prend dans ses bras, heureux. Mais la jeune femme est triste).

Remcus : Aller, va te préparer. (Il l’embrasse encore et elle s’en va. Remcus retourne chez son père).

Lucius : Alors, où est la future mariée ?

Remcus : Elle se prépare.

Lucius : Bien.

Athama : Tu devrais prévenir un prêtre Remcus.

Remcus : Oui euh, j’y vais.

Athama : Je viens avec toi.

Lucius : Je vais prévenir Pullo.

Athama : Pourquoi ? (Demande t-elle sèchement).

Lucius : C’est mon meilleur ami. Je veux qu’il soit présent au mariage de mon fils. (Lucius galope alors à toute vitesse chez son ami. Quant à Athama, elle marche dans la rue en prenant le bras de Remcus).

Athama : As tu reçus mes lettres ?

Remcus : Oui. (Soupire t-il).

Athama : Et ?

Remcus : Et je ne crois pas que mon père est une, une liaison avec ma fiancée.

Athama : Mais... (Ils s’arrêtent).

Remcus : Ecoute moi, il n’y a aucun secret, aucun complot derrière mon dos. Mon père est heureux pour moi, tout comme ma future femme. Alors arrête ta langue de vipère. (Soudain, deux soldats de la garde s’avance vers eux).

Un soldat de la garde : Votre relation est interdite.

Athama : Nous n’entretenons aucune relation. Nous sommes…

Le même soldat : Silence ! Femme.

Remcus : C’est vrai. Et puis je me marie aujourd’hui.

Le même soldat : Si vous nous mentez, on vous…

Athama : Avez-vous la moindre idée de qui je suis ? Je suis la nièce de Gaïus et…

Le même soldat : Vous seriez la mère de Tillius notre empereur, que ça nous serait complètement égal. (Un soldat plus grader s’avance vers eux).

Le soldat : Qu’est-ce qui se passe ici ?

L’autre soldat : Ces deux là sont…

Le soldat : Je les connais. Ce ne sont pas des hors-la-loi. Aller faire votre ronde. (Les soldats obéissent et partent).

Remcus : Merci.

Le soldat : J’ai combattu au côté de ton père, je lui dois la vie, alors si je peux t’aider...

Remcus : Vous venez de le faire.

Athama : Pourquoi nous ont-ils arrêtés ? Je pensais que seules les jeunes filles ne pouvaient pas se marier avec…

Le soldat : La loi a évolué. Et elle s’applique aussi bien aux hommes, qu’aux femmes plus âgées. Même si vous n’avez rien de…

Athama : Merci. (Le soldat incline la tête pour les saluer et part. Le duo reprend la marche). Je t’assure Remcus, j’ai des doutes sur…

Remcus : Tais toi. (Dit-il les dents serrées). Mon père est un homme intègre. C’est l’homme le plus droit que je connaisse. Il respect les règles et les femmes...et jamais il n’irait contre cela. A partir de maintenant je ne veux plus entendre un mot sur ce sujet.

Athama :...Très bien. Mais tu ne pourras pas dire que je ne t’ai pas prévenu. (Lucius arrive chez son meilleur ami, affolé).

Pullo : Lucius ? (Dit-il étonner). Qu’est-ce que tu fais là ? Tout va bien ?

Lucius : Je vais avoir besoin de ton aide. (Il explique alors la situation à son ami. Le secret de sa femme à propos de Gaïus, le fait qu’elle menace ses filles et cet amour interdit qu’il vit avec Dalia). J’aurais, tellement aimé te dire tout ça plus tôt…

Pullo : Tu essayais de me protéger...que veux tu que je fasse ?

Lucius :...J’ai un plan. (Lucius finit par rentrer chez lui un peu plus tard. Remcus et Athama sont assis autour de la table de cuisine). Où est la mariée ?

Remcus : Dalia se prépare.

Lucius : Encore ?

Remcus : Nous nous marierons un peu plus tard dans la soirée. (Son père s’assoit à ses côtés). Alors elle fait ça bien.

Lucius : Pourquoi attendre ?

Athama : A vrai dire, c’est toi qu’on attend.

Lucius : Oh.

Athama : Où étais tu ? On t’attend depuis…

Lucius : J’étais avec Pullo. Je suis tellement heureux que tu te maries, qu’on a discuté et je n’ai pas vu le temps passer. Je suis désolé.

Remcus : Ca ne fait rien. Vous n’avez pas à vous excusez...vous avez le droit d’être heureux pour nous. (Son père esquisse un sourire. La nuit finit par tomber et beaucoup de convives se rassemblent sur la grande place. Athama et Gaïus discutent, tandis que Remcus est sollicité de tous les côtés. Lucius se rend alors discrètement chez Dalia, qui est dos à lui et qui se regarde dans le miroir de sa chambre).

Lucius : Dalia. (Elle se retourne aussitôt).

Dalia : Lucius. (Dit-elle les larmes aux yeux puis il la prend dans ses bras). Je suis tellement désolée. Tellement.

Lucius : Chut. Tout ira bien. (Elle secoue la tête). Si.

Dalia : Lucius, cette nuit...

Lucius : Quoi ?

Dalia :...Je serais sa femme.

Lucius : Qu’est-ce que tu essayes de me dire ?  (Il ne veut pas voir la réalité en face, alors qu’elle ne dit rien). Hum ?

Dalia : Lucius...

Lucius : T’as pas intérêt de faire quoique ce soit. (Dit-il avec jalousie, alors qu’il lui sert la gorge). Tu entends ?!

Dalia : Je serais obligée.

Lucius : Obligée ?! (Demande t-il d’un air étonné).

Dalia : Il devra penser que cet enfant est le sien. (Il soupire et la relâche). Je n’ai pas d’autre choix...tu le sais bien.

Lucius : Je refuse que tu fasse ça !!

Dalia : Mais moi non plus je ne veux pas le faire !!...Je ne veux pas. (Dit-elle tristement puis il l’embrasse).

Lucius :...N’y va pas.

Dalia : Je regrette.

Lucius : Alors reste avec moi cette nuit.

Dalia : Tu sais que c’est ce que je voudrais. (Elle en a les larmes aux yeux). Tu le sais ? (Il l’embrasse avec passion).

Lucius : Tu es à moi. (Dit-il les lèvres posées sur les siennes).

Dalia : Je t’en prie. (Il la déshabille).

Lucius : Une dernière fois. (Ils se regardent). Juste une dernière fois. (Ils s’embrassent avec fougue et terminent dans les bras l’un de l’autre, sous le regard attristé de Remcus, qui a assisté à toute la scène caché dans un coin. Puis il retourne auprès de ses invités).

Athama : Où est Dalia ? Tu n’étais pas censé la ramener ?

Remcus :...Le mariage est annulé.

Athama : Quoi ?! (Il passe à côté d’elle, le regard furieux. Puis il retourne chez Dalia quelques minutes plus tard, accompagner de la garde. Mais sa fiancée est trop occupée avec Lucius pour les voir).

Remcus :...Arrêter les. (Lucius et Dalia regardent autour d’eux aussitôt).

Dalia : Remcus.

Lucius : Je peux tout expliquer.

Remcus : Je suis assez grand pour comprendre ce qui se passe père. (Le couple se rhabille).

Lucius : Non, tu ne sais rien et...

Remcus : Je sais qu’elle te préfère à moi...et qu’elle me ment depuis le début.

Un soldat de la garde : Allez. (Les soldats arrêtent les tourtereaux).

Lucius : Je t’en prie Remcus, ne fais pas ça !

Remcus : Emmenez les. (La garde obéit et les prisonniers passent à côté d’Athama et de Gaïus. Ainsi que de nombreux citoyens de Rome. Ils sont alors enfermer dans les cachots d’une arène. Chacun à sa cellule, l’une à côté de l’autre).

Lucius : Qu’est-ce que vous allez faire ? (Demande t-il aux soldats).

Un soldat de la garde : Reste tranquille romain. Demain vous connaîtrez votre sentence. (Les guerriers s’en vont).

Dalia :...C’est la mort qui nous attend.

Lucius : Je t’interdis de penser ça. On s’en sortira.

Dalia : Je mérite de mourir.

Lucius : ça suffit !!

Dalia : Mais ton fils te déteste aujourd’hui !!...Il te déteste à jamais. A cause de moi.

Lucius : On verra sa plus tard mais je veux que tu restes forte comme tu l’as toujours été, est-ce que c’est compris ?! (Elle ne répond pas). Réponds !!

Dalia :...Oui.

Lucius : Tout ce qui compte c’est que tu restes en vie...et puis j’ai prévenu Pullo, il nous aidera à sortir de là. Tu entends ?

Dalia : D’accord.

Lucius : Bien. (Pendant ce temps, Remcus est assis à une table en train de boire un verre chez son père. Athama lui tourne autour).

Athama : Cet incident est regrettable mais il te rendra plus fort.

Remcus : J’ai été trahi ! Et toi tu…

Athama : Je suis aussi triste que toi. (Dit-elle les larmes aux yeux). Moi aussi j’ai été trompée. (Elle prend un verre et le jette à travers la pièce). Mais qu’ai-je fait pour mériter ça ? (Elle met ses mains sur son visage pour pleurer. Remcus se lève et pose sa main sur l’épaule de sa belle-mère pour la soutenir).

Remcus :...Pardonne moi.

Athama : Tu n’a pas à t’excuser pour ton père. (Elle se retourne et le regarde). Je l’aimais tellement. (Ment-elle troublée).

Remcus : Je sais.

Athama : J’ai toujours été une bonne épouse et je…

Remcus : Tu n’y es pour rien.

Athama :...Suis-je si laide ? (Il pose ses mains sur le visage de celle-ci).

Remcus : Pour moi tu a toujours été la plus belle. (Il l’embrasse doucement).

Athama : Remcus, non.

Remcus : Mais je me sens si seul...et je sais que toi aussi. (Ils se regardent intensément et s’embrassent. Ils finissent par coucher ensemble).

Athama :...Tu a l’air différent. (Dit-elle dans ses bras, un peu plus tard).

Remcus :...Je suis juste en colère...mais j’ai une idée qui risque de tout changer. Seras tu prête à me suivre ?

Athama :...Je t’écoute. (Dans sa cellule, Dalia est assise dans un coin).

Lucius :...Comment tu te sens ?

Dalia : J’ai froid mais je, j’imagine que tu me serres contre toi. Que nous sommes dans ton jardin sous un soleil radieux, entourés de tes amis...et nous sommes tellement heureux.

Lucius : Tu auras cette vie, je t’en fais le serment.

Dalia : Je ne veux pas cette vie pour moi...je la veux pour nous. (Lucius en a les larmes aux yeux). Et toi, comment te sens tu ?

Lucius :...Ca fait des années que l’on ne m’avait pas demandé cela...mais je crois, que je suis soulagé. J’en pouvais plus de tous ces mensonges, de ces secrets...

Dalia : Je comprends.

Lucius :...Nous nous en sortirons. (Le lendemain matin, des soldats extirpent les prisonniers de leur cellule. Le couple se regarde, émue). Ca va ? (Demande t-il tendrement à Dalia).

Dalia : Oui. (Ils sont emmenés au sein de l’arène, où le peuple de Rome s’est amassé dans les tribunes. Tout le monde hurle et jette des fruits à ceux qui ont violé la loi. L’empereur Tillius s’avance parmi les sénateurs, qui ont les meilleures places. Lucius qui a les mains attachés dans le dos et qui s’avance escorté, découvre que Pullo est dans les tribunes, vêtu d’une longue cape noir. Les deux hommes se regardent et inclinent la tête).

Tillius : Peuple de Rome ! Regardez les ! Regardez les biens !...Ils savent qu’ils ont enfreint les règles ! Regardez leurs visages couvert de honte !...Ils ont tâché la ville de Rome et ils doivent payer !! (La foule est en transe mais Remcus s’approche de l’oreille de l’empereur. Lucius observe ce qui se passe, alors qu’il est maintenu par des gardes). Attachez là ! (Dalia est emmenée et attachée au dos d’un poteau).

Lucius : Qu’est-ce que vous faites ? (Un soldat s’approche de Vorénus).

Un soldat : Silence ! (Il frappe Lucius, qui se tient le ventre mais il se redresse, énervé).

Tillius :...Dix coups de fouet pour cette femme.

Lucius : Non. (Les soldats vont auprès d’elle, alors qu’elle pleure en silence).

Dalia : Nous avons vécus ce que nous devions vivre. Il est temps de...

Lucius : Ne me fais pas d’adieux, je te l’interdis !! (Lucius est de nouveau frapper par un garde).

Tillius :...Sur le ventre !

Lucius : Non !! (Il se libère et se bat mais il est vite maîtriser et maintenu. Il saigne, il est essoufflé et anxieux).

Tillius : Donner vingt coups de fouets à celle qu’il aime.

Lucius : Je vous en prie, mon seigneur. (Il s’agenouille). J’implore votre clémence et votre générosité. Je sais que vous êtes grand et que nous avons bafoué les lois...mais je vous demande de me punir sa place.

Dalia : Non !

Lucius : Je suis aussi coupable qu’elle.

Tillius : On m’a parlé de toi, Lucius Vorénus. Tu étais un bon soldat, peut-être même l’un des meilleurs et des plus loyaux. Et c’est pourquoi, j’ai été étonné d’apprendre que vous aviez transgressé les règles...je regrette, Lucius Vorénus mais vous n’êtes pas les premiers que je rappelle à l’ordre. Cette fois je dois montrer l’exemple.

Lucius :...Pitié.

Tillius : Mais où est donc votre honneur soldat ?!

Lucius :...Entre ses mains. (Dit-il en regardant celle qu’il aime, alors qu’ils sont émus).

Tillius :...Cet amour est répugnant et contre nature. (Remcus esquisse un sourire). Fouettez moi ça. (Lucius se débat, alors qu’il est maintenu par des soldats. Puis il regarde d’autres gardes qui avancent lentement vers Dalia, qui est tremblante de peur).

Lucius : Ne la touchez pas.

Dalia : Ca va aller.

Lucius : Tu sais bien que non. (Dit-il les larmes aux yeux et la gorge nouée).

Dalia :...Je t’aime.

Lucius : Ne faites pas sa. (Les soldats soulèvent la toge de Dalia, prêt à la fouettez sur le ventre). Je vous interdis !! (Un soldat donne un coup de poing à Vorénus, qui se retrouve au sol. Il regarde celle qu’il aime, impuissant). Elle est enceinte !! (La foule est horrifiée et les gardes n’osent plus bouger. Ils attendent les ordres).

Tillius :...Comment avez-vous osé ? (Lucius se relève, maintenu).

Lucius : Parce-que je l’aime.

Tillius : Cet, cet enfant est une honte.

Lucius : Il a été conçu dans un amour des plus profonds.

Tillius : Taisez vous ! Vous me répugnez. (Dit-il écœuré mais Lucius s’énerve).

Lucius : Non, je ne me tairais pas !! La femme que j’aime porte mon enfant, alors je vais me battre pour eux !! Et vous allez devoir me tuer, parce-que je ne vous laisserai pas faire !! (Soudain, Pullo lance un glaive depuis la tribune qui atterrit au pied de son meilleur ami et retire sa cape. Lucius prend l’arme et se bat avec courage. Pullo et des anciens soldats de leur compagnie le rejoignent dans l’arène et combattent).

Tillius : Arrêtez les !! (Remcus sort son glaive et assassine l’empereur dans l’affolement général, sans que personne ne se rende compte de quoique ce soit, sauf Athama et Gaïus, qui était au courant de son projet. La foule qui a pris peur, s’enfuit en courant. Lucius et ses amis ont tué tous leurs adversaires. Vorénus qui a quelques blessures, s’avance lentement mais sûrement vers Dalia. Il la libère et la prend dans ses bras, alors qu’elle pleure).

Dalia :...Tes filles, il faut les…

Pullo : Nous les avons mise en lieu sûr. Elles vont bien...vous devez pensez à vous maintenant. (Dalia regarde celui qu’elle aime, en esquissant un sourire).

Dalia : Tu as réussi, tu as tenu ta promesse. (Il pose sa main sur le visage de celle-ci).

Lucius : C’est grâce à toi. Tu m’as reconstruit, tu as refait de moi un homme. C’est à toi et à notre enfant qu’ont doit cette victoire. (Elle le prend dans ses bras, émue).

Dalia : Je t’aime Lucius Vorénus.

Lucius : Moi aussi. (Ils s’embrassent). Moi aussi.

Pullo :...Nous devons partirent maintenant Lucius. Nous sommes devenus des hors-la-loi.

Lucius : Allons-y. (Il prend la main de sa compagne et monte dans les tribunes à moitié vide avec ses hommes. Mais il trouve le cadavre de Tillius. Il regarde son ami, tout le monde est stupéfait).

Pullo : Si Tillius est mort, alors qui a pris sa place ?

Lucius : Il ne faut pas restez là. (Le groupe cour. Au Sénat, Remcus est assis sur le trône. Athama s’avance lentement vers lui, souriante).

Athama : Alors ? Quels sont tes projets maintenant ?

Remcus : J’ai envoyé des hommes tuer les anciens.

Athama : Bien...et à tu parler à Gaïus ?

Remcus : Oui...on a discuté. (Elle découvre le cadavre de son amant au pied de Remcus).

Athama : Oh non ! (Elle accourt et s’agenouille auprès de son oncle, en pleure). Mais pourquoi tu as fait ça ?!!

Remcus : Il m’a dit que maintenant que Tillius était mort, il pouvait t’aimer sans avoir peur. (Il la regarde dangereusement). Tu ne peux pas savoir quelle a été ma surprise, quand j’ai entendu ça...vous êtes toutes les mêmes.

Athama : Je l’aimais !! (Il la gifle).

Remcus : Tu t’es offerte à moi !! Ce qui veut dire que tu m’appartiens maintenant...tu devrais te réjouir, tu va devenir reine. (Il se lève). C’est bien ce que tu souhaitais ? (Il quitte la pièce, alors quelle est inconsolable. Il va sur un balcon et regarde Rome brûler, tandis que son père et ses amis galopent au loin). Tu me le payeras. (Dit-il nerveusement, en regardant l’horizon).


Emilie1905  (08.11.2023 à 18:36)

Après avoir fuit la ville de Rome il y a cela quelques mois, Lucius et Dalia se sont installés dans la forêt avec ceux qui ont quitté le royaume. Les filles de Lucius se sont établies dans une autre ville. Lors d’un après-midi ensoleillé, le couple a réuni tout le monde pour pouvoir se marier. Lucius et Dalia se tiennent les mains, l’un en face de l’autre en souriant devant un prêtre, alors que le ventre de la future mère s’est bien arrondi.Le prêtre : Vous êtes unis devant les dieux ! (Le couple s’embrasse en souriant, heureux. Leurs amis les applaudissent, enthousiastes. Lucius sert la main du prêtre pour le remercier puis il avance avec sa femme vers la foule. Pullo le prend dans ses bras, en souriant).

Pullo : Toutes mes félicitations !

Lucius : Merci.

Pullo : Ah je suis tellement heureux pour toi...pour vous. (Dit-il à la femme de Lucius).

Dalia : C’est gentil. (Elle lui bise la joue).

Pullo :...Vous méritez ce qui vous arrive. Vraiment. (Lucius le reprend dans ses bras).

Lucius : Je suis heureux que tu sois à mes côtés. (Pullo se retourne vers la foule).

Pullo : A Lucius et Dalia ! (Les gens applaudissent et hurlent leur joie). Et maintenant place à la fête ! Il faut qu’elle dure toute la nuit ! Ah, ah, ah ! (Il rit en tapant sur l’épaule de son meilleur ami. Lucius lui sourit. A la nuit tombée, les convives mangent et boivent comme jamais. Les jeunes mariés sont heureux et les invités dansent. Mais Lucius se met à l’écart des festivités avec un verre à la main. Dalia le rejoint, alors qu’il a l’air pensif).

 Dalia :...Tout va bien ? (Il se retourne vers elle).

Lucius : Oui. (Il l’embrasse doucement). Oui. (Dit-il sans conviction alors quelle lui caresse le dos).

Dalia :...Tu penses à lui ? A Remcus ?

Lucius : Je n’arrête pas de me dire qu’il devrait être ici, avec nous. Et qu’il, qu’il devrait être heureux pour nous.

Dalia : Je sais. (Il hoche doucement la tête puis il pose sa main sur le ventre de sa femme).

Lucius : Et toi, comment tu te sens ?

Dalia : Il est fort et ses coups de pieds me... (L’enfant quelle porte lui donne un coup. Lucius le ressent et sourit). M’épuisent. (Dit-elle en esquissant un sourire). Mais il faut que je m’y habitue, c’est un Vorénus. (Il regarde celle qu’il aime intensément et prend le visage de celle-ci dans ses mains).

Lucius : Je t’aime. Tu le sais ?

Dalia : Bien sûr que je le sais. (Ils s’embrassent mais elle baisse la tête, tristement).

Lucius : Qu’est-ce qu’il y a ?

 Dalia :...Ne perds pas espoir.

Lucius : Que je ne perde pas espoir ? Mais…

Dalia : Pour Remcus. (Elle le regarde à nouveau). Promets moi de tout faire pour essayer de le ramener.

Lucius : Dalia. Ma vie est avec toi maintenant et…

 Dalia : Nos enfants ne le remplaceront pas. (Il soupire). Alors promets le moi.Lucius : Mais je ne sais pas si…

Dalia : C’est ton fils. (Il la regarde et met son front contre le sien).

Lucius : Je te le promets. (Il secoue la tête, en souriant).

Dalia : Qui y a-t-il ?

Lucius :...Je sais que j’ai fait le bon choix en t’épousant. (Ils s’embrassent tendrement). Aller vient. (Ils retournent à la fête, tandis que leurs invités dansent en faisant une farandole. Pullo s’avance vers les marier).

 Pullo : Venez danser !

Dalia : Vas-y, moi je vais m’asseoir. (Dit-elle à son mari en se tenant le ventre).

Lucius : Tu es sûre ?

Dalia : Oui, amuse toi.

Lucius : D’accord. (Il lui bise la joue et part danser. Sa femme s’assoit et tape dans ses mains en souriant. Mais Lucius s’arrête au bout de quelques minutes et lâche la main de Pullo).

Pullo : Qu’est-ce que tu fais ? (Lucius rejoint sa femme et lui tend la main).

Lucius : Viens avec moi. (Elle lui prend la main et se lève. Ils avancent au milieu de la farandole et dansent lentement serrés).

Dalia : J’avais toujours pensé que tu n’aimais pas danser ?

Lucius : Je déteste ça.

Dalia : Vraiment ? (Demande t-elle en souriant, les bras autour du cou de son mari).

Lucius : Oui.

Dalia : Et pourtant tu m’as invité à te rejoindre ?

Lucius :...Je ne ferai plus rien sans toi. (Elle le prend dans ses bras, alors qu’il regarde le ciel). Je me demande ce qu’il est en train de faire. (Il parle de Remcus, qui est assis sur son trône en train de manger une grappe de raisin. Mais un soldat s’avance vers lui, s’arrête et s’incline).

Remcus : Alors ? (Demande t-il la bouche pleine).

Le soldat : Ils sont introuvables.

Remcus : Ils ne sont partis que depuis quelques mois. Vous devriez les avoir retrouvés ?!

Le même soldat :...Je regrette, empereur.

Remcus : Je ne veux pas de vos excuses !...Je veux des résultats !!

Un soldat de la garde : J’ai envoyé une autre patrouille pour cette nuit.

Remcus : Bien. (Athama se met à rire, non loin de là. Elle est assise et accoudée à une table).

Athama : Ah, ah, ah ! Si tu crois que ton père se laissera prendre ? C’est que tu es plus fou que je ne le pensais. (Elle est ivre).

 Remcus : Faites en sorte que mon épouse ait tort. (Dit-il au soldat).

Athama : Je ne suis pas ton épouse !

Remcus : Silence, femme !!...Laissez nous. (Dit-il sèchement au militaire, qui obéit. Puis Remcus lance son verre plein à travers la pièce et se lève). Comment ose tu manquer de respect à ton époux ?!

Athama : Je te le dis, je ne suis pas ta femme. (Dit-elle les dents serrées).

Remcus : Nous nous sommes mariés devant les dieux !!

Athama : Cette cérémonie que nous avons faite en secret, n’avait rien avoir avec un mariage !! (Il la gifle).

Remcus : N’offense pas les dieux !!...Tu es ma femme, que les dieux m’en soient témoin. (Dit-il hargneusement puis il s’éloigne).

Athama :...Je suis la femme de Gaïus. (Il s’arrête, se retourne lentement et la regarde dangereusement).

Remcus : Tu n’aurais jamais du dire sa. (Il avance d’un pas pressé vers elle avec un regard noir, alors quelle tremble de peur. Quelques mois plus tard, Dalia met un fils au monde. Lucius tient le nouveau né dans ses bras, ému et souriant).

 Lucius :...Un fils. (Le couple se sourit).

 Dalia : Comment l’appellerons nous ? (Son mari réfléchit).

 Lucius :...Je crois que j’ai une idée. (Pullo les rejoints en courant au bout d’un moment. Il rentre dans la cabane de son ami, essoufflé).

 Pullo : Eirene vient de me l’annoncer. (Dit-il à Lucius, qui tient son enfant).

 Lucius : C’est un garçon.

Pullo : Oh, Lucius.

 Lucius : C’est Dalia qui l’a mis au monde. Moi je n’y suis pour rien. (Pullo prend la main de Dalia qui est allongée, en sueur et épuisée).

 Pullo : Comment tu te sens ?

 Dalia : Epuisée.

Lucius : Nous allons te laisser te reposer. (Le bébé pleure, son père le cajole).

 Pullo : Allons-y. (Lucius regarde sa femme).

Lucius : Je t’aime.

Dalia : Moi aussi. (Ils partent et Dalia pleure silencieusement dans son lit. Pullo observe le fils de Lucius).

Pullo : Tu auras un fils fort Lucius, j’en suis sûr.

Lucius :...Nous l’avons appelé Titus. (Son ami le regarde aussitôt).

 Pullo : Comme moi. (Dit-il ému et le sourire aux lèvres).

 Lucius : Ca m’est venu comme ça...tu veux le prendre ?

 Pullo : Bien sûr. (Il donne Titus à Pullo. Quelques jours plus tard, Lucius et Dalia se rendent à la cabane de Pullo et d’Eirene avec leur bébé. Les enfants de Pullo courent s’amuser dehors). Asseyez vous mes amis. (Les invités obéissent).

Lucius : Nous sommes venus vous annoncez quelque chose. (Dit-il en tenant son bébé). Voilà, nous avons longuement discuté. (Il regarde son épouse). Et nous voudrions que, vous vous occupiez de Titus si jamais nous avions un problème.

Pullo : Un problème ? Quel genre de problème ?

Lucius : Tout peut arriver. Et puis…

Dalia : J’ai demandé à Lucius de récupérer Remcus.

Pullo :...Ah, ce genre de problème.

Lucius : Oui. (Soupire t-il). Alors, est-ce que vous acceptez ? (Eirene regarde son mari).

Eirenne : Quand dis tu ?

Pullo : Nous sommes obligés d’accepter.

Lucius : Non, ce n’est pas une obligation mais…

Pullo : Cet enfant porte mon nom...et tu es mon meilleur ami. Nous aurions accueilli ton fils de toute manière Lucius...de toute manière.

 Lucius :...Merci.

 Pullo : Ne me remercie pas, c’est normal. (Le bébé se met à pleurer). Tu ferais pareil pour nous. Je le sais. (Le nourrisson pleure plus fort, tandis que son père essaye de le calmer).

 Lucius : Je crois qu’il a faim.

Dalia : Je lui donnerai du lait tout à l’heure.

Eirenne : Oh, tu peux lui en donner maintenant si tu veux ? Ca ne nous gênera pas.

Dalia : Non, ça peut attendre. (Dit-elle hésitante).

Eirenne : Comme tu voudras. (Le groupe discute de tout et de rien. Puis Lucius et Dalia retournent chez eux, avec leur enfant. Le bébé pleure sans cesse).

 Lucius : Il faut lui donner du lait.

 Dalia : Je sais mais je, je suis fatiguée.

 Lucius : Tu sais bien que c’est autre chose ! (Elle sursaute). Depuis que notre fils est né, tu ne t’occupes pas de lui. Tu le délaisses, tu le…

 Dalia : Je suis fatiguée !!

Lucius : Arrête de me mentir !! (Elle pleure). Dis moi ce qu’il y a ? (Elle quitte la pièce sans aucune explication. Lucius se retrouve avec son fils dans ses bras, désemparé. Le couple fait chambre à part à la nuit tombée, Dalia pleure dans son lit, seule. De son côté, Pullo est allongé auprès de sa femme).

 Eirene :...Je m’inquiète pour Dalia.

 Pullo : Pourquoi ?

Eirene : Son teint est pâle et j’ai l’impression, qu’elle délaisse son fils.

 Pullo : La grossesse a du l’épuiser. (Il lui bise le front). Tu te fais des idées.

 Eirene : Je t’assure Pullo. Je suis une mère et j’ai vu la façon dont elle se comportait avec son enfant...je suis vraiment inquiète.

 Pullo : Je parlerai à Lucius demain. (Il l’embrasse et s’endorment. Le lendemain après-midi, Pullo et Eirene rendent visitent à leurs meilleurs amis. Lucius travaille dans son jardin). Lucius, mon ami.

Lucius : Pullo.

Pullo : Où est Titus ?

 Lucius : Il dort.

 Eirene : Et comment va Dalia ?

 Lucius : Elle, elle se repose également. (Eirene regarde son époux).

 Eirene : Et si vous alliez faire une promenade tout les deux ?

 Lucius : Je dois m’occuper du bébé et…

Eirene : Je veillerai sur lui.

Pullo : Qu’en dis tu Lucius ?

Lucius : Je, … j’en sais rien.

Pullo : Une promenade te fera le plus grand bien. (Son meilleur ami esquisse un sourire et au bout de quelques minutes, les deux hommes marchent côte à côte). Eirene s’inquiète pour vous.

 Lucius : Vraiment ?

Pullo : Surtout pour Dalia.

Lucius : Dalia est juste épuisée elle, elle ne…

Pullo : Ne me mens pas Lucius. Je sais que tu ne m’as rien dit au sujet de Dalia et toi pour me protéger. (Ils s’arrêtent). Mais aujourd’hui je n’ai plus besoin d’être protéger. Alors dis moi ce qu’il y a. (Lucius secoue la tête).

 Lucius : J’en sais rien. Depuis que Titus est né, elle à l’air déprimée. Elle dort sans cesse et elle le nourrit à peine...je m’inquiète pour elle, je m’inquiète pour Titus…

 Pullo : Pour Remcus aussi. (Lucius soupire).

 Lucius : Je ne comprends pas ce qui se passe. Cette naissance aurait due nous rapprochez mais elle, elle nous éloigne de plus en plus et je, je ne sais pas quoi faire. (Pullo pose ses mains sur les épaules de son ami).

 Pullo : Tu n’es pas seul...tu devrais faire venir un guérisseur. Il sera sûrement quoi faire. (Les deux hommes rentrent et Pullo discute avec sa femme sur le chemin du retour).

Eirene : Alors ?

Pullo : Tu avais raison, Dalia est au plus bas. Elle se repose sans cesse et délaisse l’enfant.

Eirene : Je m’en suis aperçue.

Pullo : Comment ça ?

Eirene : J’ai nourrit Titus. (Ils s’arrêtent).

Pullo : Tu, quoi ?

Eirenne : Il pleurait sans cesse et…

Pullo : Tu n’a pas à te justifier. Tu a eu raison.

Eirene : Il avait l’air si affamé. (Dit-elle tristement. Son mari la prend dans ses bras pour la réconforter).

Pullo : Tout se passera bien. (Il lui bise le front). J’ai demandé à Lucius de faire venir un guérisseur...il saura l’aider. (Elle hoche doucement la tête).

Eirene :...Je les aime bien.

Pullo : Je sais. (Il la sert contre lui). Je sais. (Le guérisseur rend visite au couple Vorénus, à la tombée de la nuit. Lucius tient son fils dans ses bras dans la cuisine, alors que sa femme est allongée sur le lit de leur chambre).

Lucius : Merci d’être venu. (Le guérisseur incline la tête). Asseyez vous. (Ce qu’il fait).

Le guérisseur : Où est le malade ?

Lucius : C’est ma femme, elle ne…

Le guérisseur : J’étais persuadé que c’était votre enfant.

Lucius : Quoi ?

Le guérisseur : Il est né il y a quelques jours, n’est ce pas ?

Lucius : Oui mais…

Le guérisseur : Il n’est pas assez nourri. Si vous voulez qu’il soit fort, il doit…

Lucius : C’est de ma femme dont il faut vous occupez.

Le guérisseur : Bien. Comme vous voudrez. Quels sont ses symptômes ?

Lucius : Elle dort sans cesse.

Le guérisseur : Hum, hum.

Lucius : Et elle, elle, elle délaisse notre fils.

Le guérisseur : Vous vous aimez ?

Lucius : Bien sûr. Mais je ne vois pas le rapport avec…

Le guérisseur : Est-ce que vous la maltraitez ?

Lucius : Quoi ?!

Le guérisseur : Peut-être que vous maltraitez votre fils ?

Lucius : Ecoutez, je les aime. Tout les deux. Jamais je ne pourrais leur faire du mal où même l’envisager.

Le guérisseur : Il faut que j’en soit sûr. (Il se lève).

Lucius : Comment ça, vous devez en être sûr ? Je viens de vous dire que…

Le guérisseur : Où se trouve votre femme ?

Lucius : Dans notre chambre. (Le guérisseur rejoint Dalia et s’assoit sur le lit en lui tenant les mains, alors quelle pleure).

Le guérisseur : Je suis là pour vous aidez. Vous n’avez rien à craindre. Racontez moi. (Lucius tourne en rond dans sa cuisine, inquiet, en tenant son fils. Le guérisseur finit par le rejoindre au bout d’un moment et referme la porte de la chambre derrière lui).

Lucius : Alors ?

Le guérisseur : Vous aviez raison, votre femme n’a subit aucune violence.

Lucius : Vous êtes allez la voir uniquement pour ça ?!

Le guérisseur : Pas tout à fait. Je l’ai examinée et je n’ai rien trouvé. Elle est en parfaite santé.

Lucius : Mais c’est impossible, il y a sûrement…

Le guérisseur : Son mal est ailleurs.

Lucius : Comment ça ? (Le guérisseur soupire).

Le guérisseur : Il arrive que certaines femmes repoussent leurs bébés, à cause de leur colère.

Lucius : Mais notre fils n’a rien fait.

Le guérisseur : Elle le sait...et elle vous aime tout les deux.

Lucius : Elle nous aime mais elle nous repousse.

Le guérisseur : Certaines femmes rejettent leurs enfants, surtout si elles ont subi des violences ou des viols. Il arrive même qu’elles les tuent.

Lucius : Oui mais Dalia n’a rien subit de tout ça. (Le guérisseur hoche la tête).

Le guérisseur : Je sais mais j’ai fini par comprendre, lorsqu’elle m’a parlé de Remcus.

Lucius : Elle vous en a parlé ?

Le guérisseur : Elle en avait besoin. (Lucius s’assoit, stupéfait, en tenant son fils).

Lucius :...Qu’a-t-elle dit ?

Le guérisseur : Qu’elle se sentait coupable. Qu’elle ne voulait pas que ça recommence.

Lucius : Je pensais que cette histoire était réglée ?

Le guérisseur : Elle gardait toute cette souffrance en elle et sa grossesse a tout déclenché.

Lucius :...Est-ce quelle va guérir ?

Le guérisseur : Comment le saurais-je ? Puisqu’elle va bien...tout ce dont elle a besoin, c’est de votre pardon.

Lucius : Mon pardon ? Mais je n’ai rien à lui pardonner.

Le guérisseur : Dites lui. Parlez lui. Le dialogue pourrait la ramenée sur le chemin de la guérison et votre enfant s’en portera mieux. Il a besoin de se nourrir.

Lucius :...Merci. (Le guérisseur esquisse un sourire et Lucius le raccompagne à la porte).

Le guérisseur : Je reviendrai dans quelques jours pour m’assurer de son état. (Il part dans la nuit. Lucius, qui sent que sa femme est fragile, ne veut pas risquer de la brusquer pour la nuit. Le lendemain matin, il confie son fils à Pullo et retourne auprès de Dalia. Il entre dans sa chambre, alors quelle est encore allongée).

Lucius : Lève toi.

Dalia : Laisse moi Lucius. Je suis…

Lucius : Epuisée, oui je sais. Mais j’aimerais t’aider.

Dalia : Mais je…

Lucius : Tu es ma femme. Et je t’aime...alors je ne te laisserai pas comme ça. (Quelques minutes plus tard, le couple marche tranquillement dehors).

Dalia :...Où est Titus ?

Lucius : Je l’ai confié à Pullo. (Elle s’arrête).

Dalia : Tu lui as dit n’est ce pas ? (Il s’arrête). Tu lui as parlé de moi.

Lucius :...C’est mon meilleur ami et…

Dalia : Tout le monde va parler de moi dans mon dos maintenant. (Dit-elle émue. Il pose ses mains sur les épaules de sa femme).

Lucius : Personne ne parlera de toi. Ils sont juste inquiets et…

Dalia : Tout ça c’est de ta faute ! (Pleure t-elle). Tu leur a mis toutes ces idées en tête et…

Lucius : Ils s’inquiètent pour Titus.

Dalia : Titus va bien.

Lucius : Non, il va mal. (Elle a l’air surprise). Le guérisseur a tout de suite constaté qu’il n’était pas assez nourri.

Dalia :...Qu’est-ce que tu essayes de me dire Lucius ? Tu penses que je suis une mauvaise mère ? C’est ça ?

Lucius : Tu es une bonne mère, je le sais. Je l’ai toujours su. Seulement tu as des problèmes et… (Elle esquisse un sourire).

Dalia : Je n’ai pas de problème.

Lucius : Bien...dans ce cas tu vas pouvoir t’occuper de ton fils.

Dalia : Je vais d’abord me reposer un peu. (Dit-elle hésitante puis elle commence à s’éloigner. Il baisse la tête).

Lucius :...Il faut que tu me parles Dalia. (Elle s’arrête et se retourne).

Dalia : Nous venons de le faire.

Lucius : Tu n’as pas parlé de tes problèmes.

Dalia : Je te le dis, je n’ai aucun problème.

Lucius : Arrête de me mentir !! (Elle sursaute). Ca m’est insupportable.

Dalia : Mais je t’assure Lucius. (Dit-elle les larmes aux yeux, il rejoint sa femme et pose ses mains sur ces épaules).

Lucius : J’essaye de t’aider Dalia, j’espère que tu t’en rends compte. (Il est ému). Et toi tu me fuis. Pourquoi ? (Elle ne répond pas, alors qu’il pleure, impuissant). Hein ?!

Dalia : Je veux que tu arrêtes de t’inquiéter pour moi. (Il soupire). Je vais aller mieux et…

Lucius : Pourquoi tu ne me parles pas de Remcus ? (Elle détourne le regard). Pourquoi ?

Dalia : Je ne peux pas. (Elle est hésitante).

Lucius : Tu ne veux pas !! (Elle sursaute). Je te tends la main, j’essaye de te sortir de cette situation mais tu ne veux pas...tu ne veux pas. (Il secoue la tête). J’essaye de t’offrir la vie que je t’ai promis mais tu n’en veux pas on dirait.

Dalia : Je vais essayer de faire des efforts.

Lucius : Je ne veux pas que tu fasse des efforts !! Je veux que tu guérisses. (Elle pleure encore). Pourquoi tu ne m’aides pas à te sauver ?

Dalia : Parce-que je ne sais pas si j’en ai le droit !!!

Lucius : Comment ça ?

Dalia :...Rien ne sera plus jamais comme avant entre vous...tu as été obligé de l’abandonner, à cause de moi. (Elle parle de Remcus. Il pose sa main sur l'épaule de sa femme).

Lucius : Je ne l’ai pas abandonné.

Dalia : Si. Si et tu le sais.

Lucius : Je t’ai promis que je ferais tout pour le ramener et je le ferais...mais je me sens aussi coupable que toi. Ca me... (Il ne veut pas finir sa phrase).

Dalia : Quoi ? (Il détourne le regard).

Lucius : Non, rien.

Dalia :...Ca te fait mal ? C’est ça ?

Lucius : Je ne comprends pas pourquoi il a réagi de cette manière. Il a le droit d’être en colère mais on n’ a pas à s’excuser d’être heureux.

Dalia : Mais les dieux risquent de se mettre en colère après nous, à cause de ça. (Il soupire).

Lucius :...De quoi a tu peur ?

Dalia :...Je ne sais pas. (Elle s’effondre en larmes, il la prend dans ses bras).

Lucius : Tu sais de quoi j’ai peur ? (Elle ne répond pas). J’ai peur que, que notre fils ne survive pas ces prochains jours. (Il est ému). J’ai peur, que toi aussi tu me quittes et si ça devait m’arriver, je n’y survivrais pas.

Dalia : Je ne veux pas être responsable de cette tragédie.

Lucius : Je sais...mais c’est ce qui risque de se produire, si tu ne te ressaisis pas. (Il part et la laisse là, pétrifiée. Elle s’assoit sur le sol).

Dalia : Je suis désolée. (Dit-elle pour essayer d’arrêter son époux mais rien n’y fait. Elle est inconsolable). Je suis tellement désolée. (Quelques jours plus tard à Rome, au palais de l’empereur, Remcus tourne en rond dans un couloir, devant une porte. Un guérisseur ouvre la porte et le rejoint, Remcus s’arrête en le voyant).

Remcus : Alors ?

Le guérisseur : Je regrette mais...elle n’es pas enceinte.

Remcus : Mais pourtant elle avait l’air si…

Le guérisseur : Je vous l’assure. (Remcus soupire, détourne le regard et pose ses mains sur les hanches, déçu).

Remcus :...Ca veut dire que je n’ai pas d’héritier ? (Le guérisseur s’incline, impuissant).

Le guérisseur : Je suis navré. (L’empereur le regarde à nouveau).

Remcus : Pas autant que moi. (Il serre les dents).

Le guérisseur : Je pourrais peut-être vous aider

Remcus : Comment ça ? (Demande t-il durement).

Le guérisseur : Je connais bon nombre de remèdes qui pourrait favoriser une éventuelle grossesse.

Remcus :...Et ça marchera ?

Le guérisseur : Cela dépend des femmes mais c’est possible.

Remcus : Dans ce cas, faites moi une liste de ces remèdes et apporte là moi au plus vite. (Le guérisseur s’incline encore).

Le guérisseur : Bien, mon seigneur. Mais elle devra suivre mes directives à la lettre.

Remcus : Elle le fera. (Il s’approche de l’oreille du guérisseur). Mais il vaudrait mieux pour toi qu’elle attende au plus vite un héritier. (Le guérisseur s’incline et marche à reculons puis il quitte la pièce, alors que Remcus le regarde du coin de l’œil. Puis il ouvre la porte et entre dans la chambre. Athama est allongée sur le lit).

Athama :...Suis-je enceinte, mon époux ? (Il la regarde et la gifle).

Remcus :...Non. (Elle se tient la joue, alors qu’il s’éloigne).

Athama :...Un jour où l’autre je vous donnerais ce que vous voudrez. (Il s’arrête, dos à elle près d’un balcon).

Remcus : Je ne suis plus trop inquiet pour sa.

Athama : Vraiment ?

Remcus : Le guérisseur va m’aider à concevoir un héritier. (Elle baisse la tête mais il commence à se diriger vers la sortie). En attendant reposez vous. Je veux que vous soyez en pleine forme. (Il quitte la pièce, alors quelle se met à pleurer. A la nuit tombée, Athama tourne en rond dans sa chambre, éclairée par la lune. Elle entend que l’empereur se dirige vers elle. Athama va sur le balcon et regarde le ciel, en pleurant).

Athama :...Je suis désolée Gaïus mais je ne supporte plus de vivre. J’aurais du te rejoindre plus tôt...puisses tu me pardonner. Oh puissant Hadès, puisses tu être clément lorsque tu me conduiras au royaume souterrain. (Remcus ouvre la porte de la chambre, en tenant un parchemin. Athama se retourne aussitôt, en tenant un couteau).

Remcus : Athama…

Athama : Puissent les dieux avoir pitié de toi. (Elle plante la lame dans son cœur et s’écroule sur le sol, sous les yeux de son époux et de sa garde. Remcus est furieux).

Un soldat de la garde : La reine a préféré mettre fin à sa vie, plutôt que de concevoir un enfant avec vous. (L’empereur se retourne lentement vers lui, avec un regard de haine. Le militaire s’incline et marche à reculons).

Remcus :...La reine a été emportée par le chagrin. Elle voulait tellement cet enfant qu’elle…

Le même soldat : Mais cessez de vous voilez la face !! Elle... (Remcus enfonce son glaive dans le ventre du soldat. Il s’écroule inerte sur le sol, sous les yeux de son escadron. Remcus se retourne vers ses hommes).

Remcus : La reine est morte de chagrin, c’est compris ? (Les soldats posent un genou sur le sol et mettent leurs mains sur le cœur).

Les soldats : Oui, emepereur ! (Disent-ils en même temps).

Remcus : Aller prévenir le peuple que la reine n’est plus. (Ses hommes se relèvent et partent. Quelques heures plus tard, Remcus est assis sur son trône en train de boire du vin. Un conseiller vient le voir).

Son conseiller : La nouvelle est en train de se répandre mon seigneur.

Remcus : Elle a gagné tu sais ? (Il est ivre). Cette garce a gagné...je l’ai aimée. Je l’ai élevée au rang de reine et c’est comme ça quelle me remercie ?!! (Il jette son verre à travers la pièce, ce qui fait sursauter le conseiller. Remcus se lève, ému). Pourquoi ? (Il s’affale sur le sol et pleure, en posant ses mains sur son visage). Je voulais juste un héritier. (Le conseiller accourt vers lui).

Son conseiller : Relevez vous, je vous en prie. (Il aide Remcus à se relever et à l’asseoir sur son trône). Cette femme n’était pas faite pour vous mais vous êtes puissant. (Il s’agenouille au pied du jeune homme). Oh et plus que tout, vous êtes un grand emepreur. (Remcus pose sa main sur la tête de son conseiller).

Remcus : Tu dois être le seul à croire en moi à présent.

Son conseiller : Non, bien sûr que non. Vous êtes un empereur respecté. (Remcus se lève et marche un peut). Je suis sûr que vous trouverez une solution. (Remcus met ses mains dans son dos et s’arrête).

Remcus :...J’aurais cet enfant. (Il se retourne). De gré où de force. (Le lendemain matin, alors que Lucius et Dalia ont fait chambre à part, la jeune femme rejoint son époux. Il dort en tenant Titus dans ses bras. Sa femme s’assoit à ses côtés et l’embrasse sur la joue, il ouvre doucement les yeux).

Lucius : Dalia ? Est-ce que tout va bien ?

Dalia : Oui je, je voulais juste emmener Titus au marché avec moi ce matin. (Sourit-elle).

Lucius : Tu, tu en es sûr ? (Demande t-il en souriant, alors quelle baisse la tête).

Dalia : J’ai envie d’essayer de me rapprocher de mon fils.

Lucius : Oh, Dalia. (Il pose sa main sur le visage de sa femme, heureux. Quelques minutes plus tard, Dalia prend alors son enfant dans ses bras, sur le pas de la porte de sa cabane. Lucius est à côté de son épouse). Tu veux que je vienne avec toi ?

Dalia : Non je, j’aimerais faire ça toute seule.

Lucius : D’accord. (Il lui donne un bisou sur la joue et elle esquisse un sourire). Sa va allée ?

Dalia : Il faut que je me reprenne.

Lucius : Bien.

Dalia :...Aller. (Elle quitte la cabane avec son fils, sous le regard de son mari. Elle croise Eirene et Pullo un peu plus loin).


Emilie1905  (08.11.2023 à 18:41)

Pullo : Dalia ! Comme je suis heureux de te voir. (Il lui sourit en la bisant).

Eirenne : Et en plus tu es avec Titus.

Dalia : Oui. (Elles se sourient). Nous allons allez au marché.

Eirene : Ca ne te dérange pas si je t’accompagne ?

Dalia : Non. (Les deux femmes partent en souriant. Pullo rejoint Lucius sur le pas de la porte de sa cabane, qui a assisté à toute la scène).

Pullo : Elle a l’air d’aller mieux.

Lucius : Elle essaye. (Pullo soupire).

Pullo : Ah. Ce que je suis content pour vous. (Lucius esquisse un sourire).

Lucius : Tu veux boire quelque chose ?

Pullo : Et comment ! (Ils se sourient et entrent dans la cabane. Au marché, les femmes parlent de tout et de rien. Mais soudain, Titus se met à pleurer).

Dalia : Chut. Chut, calme toi, là. (Le nourrisson pleure toujours). Oh mais qu’est-ce qu’il a ?

Eirenne : Il a faim.

Dalia : Oh, j’aurais du le voir. J’aurais du…

Eirene : Tout va bien. (Elle lui caresse le dos). Tu vas apprendre à le connaître...tu as tout ton temps. Moi aussi j’étais impotente au début. Mais tout se passera bien.

Dalia : D’accord. (Dit-elle le sourire aux lèvres, soulagée).

Eirene : Allez. Donne lui du lait. (Dalia abaisse timidement son corsage et donne le sein à son fils. Celui-ci boit goulûment et sa mère est subitement conquise. Toutes ses peurs se sont envolées. Elle sourit à son enfant). Il semblerait que vous alliez mieux tous les deux. (Sourit-elle à son amie).

Dalia :...Titus. (Des soldats arrivent vers elles).

Un soldat : Toi. (Il montre Dalia du doigt, qui c’est recouverte). Cet enfant est le tien ?

Dalia : Euh, oui.

Le même soldat : Donne le moi. (Elle leur tourne presque le dos. Eirene se met devant elle pour la protéger).

Eirenne : Que voulez vous ?

Le même soldat : Ecarte toi femme et donne nous cet enfant.

Dalia : Jamais je ne vous donnerais mon fils.

Un autre soldat : Dans ce cas, tu ne nous laisse pas le choix. (Les troupes frappent les deux femmes. D’autres gens essayent de les aider mais ils sont vite arrêtés. Dalia et Eirene se retrouvent au sol, en pleurent et blessée. Un soldat arrache Titus des bras de Dalia, qui est impuissante).

Dalia : Pourquoi vous faite ça ?! Pourquoi ? (Un soldat la gifle et les hommes partent. Dalia aimerait leur courir après mais Eirene l’en empêche en la prenant dans ses bras). Titus !! (Hurle t-elle inconsolable. De leurs côtés, Lucius et Pullo discutent autour d’une table).

Pullo : En tout cas c’est bien, au moins elle va au marché.

Lucius : Elle va y aller progressivement.

Pullo : C’est ce qu’il faut, rien ne sers de se presser. (Son ami hoche la tête).

Lucius :...Je crois, que les choses vont aller mieux maintenant. (Ils entendent subitement un brouhaha général dehors).

Pullo : Qu’est-ce qui se passe ?

Lucius : J’en sais rien.

Pullo : Allons voir. (Ils se lèvent et vont voir ce qui se passe dehors. Une foule s’amasse et discute quand soudain, Dalia et Eirene avancent en pleurent et en se soutenant). Eirene. (Il accourt vers elle et la prend dans ses bras). Eirene ! (Dalia ne bouge plus et elle regarde son époux).

 Lucius :...Où est Titus ? (Elle pleure de plus belle et s’assoit sur le sol. Son mari accourt vers elle et la sert contre lui).

Dalia :...Je te demande pardon !

Lucius : Où est notre fils ? Où est-il ?! (Elle est trop éprouvée pour répondre).

Eirenne : Des soldats l’ont emmené.

Pullo : Quoi ?!

Lucius : Mais pourquoi ? (Eirene secoue la tête, en pleure puis elle pose sa tête dans le cou de son époux).

Dalia :...Titus !! (Elle est sur le point de partir mais Lucius l’en empêche). Titus !! (Pleure t-elle puis elle s’évanouie. Son mari la rattrape et la porte dans ses bras. Il la conduit chez lui et la pose sur leur lit. Elle se réveille à la nuit tombée, alors que Lucius essaye de guérir les blessures de la jeune femme à l’aide d’un linge).

Lucius : Ca va aller. (Dit-il d’une voix rassurante). Ca va aller. Le guérisseur ne devrait plus tarder maintenant. (Elle se rendort, épuisée. Le guérisseur arrive quelques minutes plus tard et examine la jeune femme. Il fait par de son diagnostic à Lucius quelques minutes plus tard).

Le guérisseur : C’est une terrible tragédie et mes prières vous accompagne.

Lucius : Merci...comment va-t-elle ?

Le guérisseur : Elle a été frappé...durement frapper. (Lucius est en colère mais il fait bonne figure). Elle ne doit pas quitter le lit, en tout cas très peut. Mais sa devrait aller d’ici quelques semaines.

Lucius : Ca n’ira pas. Ca n’ira plus.

Le guérisseur : Je sais et je…

Lucius : Vous ne savez rien !! (Dalia qui entend tout depuis sa chambre, se met à pleurée). Notre fils nous a été arraché de force...qui peux faire sa ?

Le guérisseur :...Je l’ignore.

Lucius :...Elle commençait à s’occuper de lui. Elle... (Il est ému). C’est vraiment une bonne mère. (Le guérisseur hoche la tête).

Le guérisseur :...Je reviendrais vous voir. (Il part. Pendant ce temps, Remcus qui est entouré de gens, rient. Puis un soldat le rejoint).

Un soldat : Il est prêt, mon seigneur. (Dit-il en s’inclinant).

Remcus : Ah ! Allons le voir. (Les deux hommes marchent à travers le palais royal puis Remcus ouvre une porte). Alors ? (Un guérisseur se retourne vers lui, en tenant Titus). Comment va-t-il ?

Le guérisseur : Il est en pleine forme ! (Sourit-il). Nous l’avons nourri, lavé et…Remcus : Donnez le moi. (Le guérisseur obéit et l’empereur est subjugué par le bébé). Où l’avez-vous trouvé ? (Son conseiller s’avance).

Son conseiller : Aucune importance. Vous vouliez un enfant, vous l’avez. (Les deux hommes se sourient).

Remcus : Oui. (Il regarde le bébé). J’ai un bébé...j’ai un fils. Et je vais l’appeler, Remcus II. (Tout le monde autour de lui sourit. Lucius soignera sa femme mais le couple est distant et il ne se parle plus. Pullo et Eirene sont impuissants face à la tragédie qui frappe leurs amis. Quelques mois plus tard, Lucius s’est isolé de la maison pour se retrouver au bord d’un lac. Sa femme le rejoint et s’assoie à ses côtés).

Dalia :...Chaque nuit je repense à ce qui c’est passé.

Lucius : Je ne veux pas parler de sa.

Dalia : Il le faut pourtant. (Il se relève et s’éloigne, en tournant le dos à sa femme). C’est moi qui ai perdu notre fils. (Il s’arrête).

Lucius : Arrête. (Dit-il les dents serrées).

Daila : Je suis la seule coupable, tu n’as rien à te reprocher. (Il se retourne aussitôt).

Lucius : Ne me dis pas ce que je dois ressentir !

Dalia : D’accord. (Il fait des va- et -vient).

Lucius :...Et puis qu’est-ce qui te prend tout à coup ?! Tu a l’air d’aller mieux ?

Dalia : Non je ne vais pas mieux Lucius. Seulement j’essaye de redevenir la femme forte et déterminer que tu as épousée.

Lucius : Tu ne penses pas que tu aurais du faire ça plus tôt ?! Hein ?!

Dalia : J’ai essayé. (Il s’arrête encore).

Lucius : Tu as essayé ?! (Demande t-il étonné).

Dalia : Je sais que j’aurais du être plus présente avant mais je, je pense que je suis revenue maintenant.

Lucius : Tu penses que tu es revenue ?

Dalia : Oui je,... je serais plus présente maintenant.

Lucius : Mais il est trop tard !! (Il est ému et elle pleure doucement). Notre fils n’est plus là. Il est parti.

Dalia : Je sais et je suis tellement désolée.

Lucius : Mais je n’en veux pas de tes excuses !...Et cesse de pleurer bon sang !! (Il fait à nouveau des va-et-vient). Quand notre fils est né tu n’as pas voulu de lui. Ensuite tu as fini par t’en occuper et maintenant tu voudrais faire comme si il ne s’était rien passé ?! Comme si il n’avait jamais existé ?!! Mais quel genre de mère es-tu ? (Elle se relève, avance doucement vers lui et le gifle).

Dalia : Le genre fragile. (Dit-elle la gorge nouée de larme). Je suis désolée Lucius. (Il détourne le regard). Désolée de ne pas être aussi forte que tu le pensais. Désolée d’avoir rejeté notre fils...désolée de l’avoir perdu. (Il se mord les lèvres pour ne pas craquer). Je suis désolée. (Il la prend dans ses bras). Mais à moi aussi il me manque...à moi aussi. (Elle est en larmes).

Lucius : Je n’arrête pas de me dire que j’aurais du être là ce jour là. Je me le répète sans cesse...sans cesse. J’aurais du vous défendre, j’aurais du me battre, j’aurais du…

Dalia : Tu serais mort. (Il soupire). Ils t’auraient tué.

Lucius : Peut-être mais j’aurais récupéré Titus.

Dalia : Et je serais veuve. (Il baisse la tête). Je sais que je t’ai fait du mal et que, je t’en ferais encore. Mais je préfère te faire du mal, plutôt que tu m’en fasses. (Il prend le visage de sa femme dans ses mains).

Lucius : Tu ne m’as jamais fait de mal. (Elle secoue la tête).

Dalia : Je me suis fait moi-même du mal, comment ne pas t’en faire ?

Lucius : Tu m’as donné, le plus beau des petits garçons et tu es à moi. (Il pleure et elle l’embrasse mais il rompt le baiser au bout de quelques minutes). Je t’aime et rien de tout ça n’est de ta faute mais je, je ne peux pas. (Il secoue la tête). Je peux pas. (Il part à la hâte, alors quelle reste là à pleurer en silence. Chacun pleure dans son coin mais à la nuit tombée, Lucius rejoint son épouse dans son lit. Il se faufile sous les couvertures, alors quelle se tourne vers lui).

Dalia : Lucius.

Lucius : Je ne veux pas un mot. Plus jamais. (Il l’embrasse et couchera avec elle seulement par besoin. Le couple vit au jour le jour et rien n’est plus comme avant, on dirait de véritables zombies. Mais Dalia retombe enceinte un an plus tard et c’est le même cauchemar qui se répète pour elle. Lors de sa grossesse, elle se laisse dépérir et son mari ne l’aide pas beaucoup à aller mieux. Le guérisseur est au chevet de Dalia lors de son accouchement. La future mère hurle de douleurs, allongée dans son lit).

Dalia : Ah !!

Le guérisseur : Pousser. (Elle secoue la tête en pleurs, en levant les yeux au ciel). Vous devez pousser !

Dalia : Non ! (Le guérisseur soupire, se lève et rejoint Lucius, Pullo et Eirene qui patientent dans une autre pièce).

Le guérisseur : Ca se présente mal.

Pullo : Que ce passe t-il ?

Le guérisseur : Elle refuse de mettre cet enfant au monde.

Pullo : Quoi ?!

Eirenne : Par tous les dieux.

Le guérisseur : Elle risque de mourir...avec l’enfant. (Lucius baisse la tête). Je ne peux rien faire. Seul nos prières peuvent la sauver maintenant.

Pullo : T ‘as entendu Lucius ? (Son ami hoche la tête). Qu’est-ce que tu va faire ? Tu va rester là ?! A la regarder mourir ?!! (Lucius le regarde à nouveau).Lucius :...Il n’y a rien à faire.

Pullo : C’est la femme que tu aimes qu’il y a là-dedans !! (Il montre la chambre du doigt).

Lucius : Et que veux tu que je fasse ? (Pullo se rapproche de lui et le regarde dangereusement).

Pullo : Dis lui quelle compte pour toi. Dis lui que tu l’aimes, tout le bien que tu pense d’elle, tout ce que tu as sur le cœur, avant quelle ne rejoigne les cieux. (Dit-il nerveusement mais Lucius détourne le regard). Tu ne feras rien. (Pullo hoche doucement la tête). Comment peux tu laisser ta femme mourir ? (Son ami ne répond pas).

Le guérisseur : Nous devons agir vite.

Pullo : Nous allons prier pour le salut de son âme...et celui de son enfant. (Il revient auprès de sa femme). Viens Eirene, on s’en va.

Le guérisseur : Mais... (Les meilleurs amis de Lucius s’en vont). Que dois-je faire ? (Dit-il désemparé mais Lucius rejoint sa femme d’un pas presser et s’assoit à ses côtés).

Dalia : Ah !!

Lucius : Dalia regarde moi. (Elle n’obéit pas). Je t’en prie. (Elle le regarde). Dalia, il faut que tu fasses...

Dalia : Tout sera bientôt terminer Lucius.

Lucius : Non. (Elle hoche la tête).

Dalia : Toute cette peine et cette souffrance disparaîtront avec moi...et tu sera enfin libre. Libre d’aimer à nouveau une femme qui pourra te rendre heureux. (Il secoue la tête). J’ai longtemps cru que j’étais cette femme...mais je me trompais. (Pleure t-elle).

Lucius : C’est toi que j’aime. Pour l’éternité...parce-que j’ai juré devant les dieux que je t’aimerais à jamais. Tout comme je t’aime aujourd’hui.Dalia : Je te délie de ton serment.

Lucius : Tu n’en as pas le droit ! Je suis ton époux et tu es ma femme...et tu portes notre enfant.

Dalia : Mais je vais le perdre à nouveau. (Dit-elle avec toute la peine du monde).

Lucius : Non tu ne le perdras pas. Tu vas pouvoir te racheter avec lui...tu ne te rends pas compte, tu es enceinte ! (Il sourit mais elle n’a pas l’air convaincue. Il lui prend la main, chose qu’il n’avait plus faite depuis longtemps). Ne nous fait pas de mal.

Dalia :...D’accord.

Lucius : D’accord. (Il se retourne). Guérisseur ! (Celui-ci les rejoint). Aidez nous à mettre cet enfant au monde.

Le guérisseur : Très bien. Il faut que vous poussiez. Allez. (Dalia obéit).

Dalia : Ah !!

Lucius : C’est ça.

Dalia : Ah !!...Ah ! (Le bébé sort et le guérisseur s’en occupe tout de suite. Le couple met son front l’un contre l’autre, en souriant. Ils se sont retrouvés). Tu ne me quitteras jamais ?

Lucius : Jamais. (Il l’embrasse). Plus jamais. (Le guérisseur revient vers eux, l’air grave en tenant l’enfant). Qu’y a-t-il ?

Dalia : Il est…

Le guérisseur : C’est une fille.

Lucius : Oh.

Le guérisseur : Mais j’ai bien peur que les dieux ne l’ai accablée. (En effet, le bébé semble souffrir d’une légère défficience mentale. Lucius se lève, avance lentement vers sa fille et quand il pose ses mains sur elle, il a le regard triste).

Dalia : Donne la moi Lucius.

Lucius : Donnez lui. (Le guérisseur obéit et Dalia à l’air ravit de son bébé. Elle lui sourit).

Dalia : Ma chérie. (Elle la cajole). Nous allons l’appeler, Lucia. (Son époux va dehors pour prendre l’air, il est un peut déçut. Au fil des mois, le couple se ressoude mais Lucius ne s’occupe pas de sa fille, contrairement à sa femme. Quatre ans plus tard, Lucius qui se promène tout près de la cité de Rome fait une chute et tombe au sol).

Lucius : Ah, c’est pas vrai ! (Il s’aperçoit qu’il a chuté sur une main, qui dépasse du sol. Il est vite horrifié mais il rentre au village en courant et rejoint Pullo).

Pullo : Ah ! Tu es enfin rentré de ta promenade.

Lucius : Tu ferais bien de venir avec moi. Je crois que j’ai découvert quelque chose. (Les deux hommes se rendent devant le cadavre).

Pullo : C’est un cadavre et alors ?

Lucius : Tu ne reconnais pas les bijoux sur sa main ?

Pullo : Non. Qui es-ce ?

Lucius : Je suis presque sûr qu’il s’agit d’Athama.

Pullo : Je crois qu’il n’y a qu’une seule façon de le savoir. (Ils se mettent à creuser et par exhumer le corps. Les deux amis se recouvrent le visage, gêné par l’odeur et par ce qu’il voit).

Lucius : C’est elle. (Elle a encore le couteau planté en plein cœur). J’ai l’impression qu’elle s’est donné la mort.

Pullo : Oui, il semblerait. (Pullo observe le corps). Qu’est-ce que c’est ? (Lucius s’avance).

Lucius : On dirait...un autre pied. (Un autre pied dépasse du sol, tout près de la victime).

Pullo : Ca veut dire qu’il y a un autre cadavre là-dessous. (Ils se regardent et se remettent à creuser. Puis ils extirpent un autre corps). Gaïus.

Lucius : Oui...mais il m’a l’air…

Pullo : Il a été tué avant elle. Bien avant même.

Lucius : Hum...mais j’ai l’impression qu’il n’ai pas tout seul.

Pullo : Fouillons encore un peu. (Lucius acquiesce par un hochement de tête et ils recommencent leurs investigations. Mais ils s’arrêtent aussitôt, au bout de quelques minutes). Par tout les saints.

Lucius : Ce, ce sont des enfants...il y a même des bébés.

Pullo : Qui sait combien de cadavre il y a là-dessous.

Lucius :...Titus.

Pullo : Quoi ? (Lucius le regarde et son ami le comprend aussitôt). Non.

Lucius : Il est peut-être là-dedans.

Pullo : C’est impossible !

Lucius :...Tu y as pensé. Je le sais. (Pullo soupire).

Pullo :..Nous devons prévenir les gens du village. Nous allons avoir besoin d’aide. (Lucius a l’air ailleurs mais Pullo pose ses mains sur les épaules de son ami). Titus n’est pas ici, tu m’entends ? (Lucius hoche la tête, sans trop y croire). Il ne peut pas être ici. (Ils retournent au village. Pullo demande de l’aide à quelques hommes avec discrétion. Quand à Lucius, il rentre chez lui et s’assoit à côté de sa femme, autour de leur table de cuisine. Dalia a sa fille sur ses genoux).

Lucius :...Il faut que je te parle.

Dalia : Qu’y a-t-il ?

Lucius : Lucia a l’air fatigué. Tu devrais la mettre dans son berceau. (Il ment. Il a peur de la réaction de sa femme sur ce qu’il s’apprête à lui dire. Mais Dalia se lève, pose son enfant dans son berceau et se rassoit au côté de son époux).

Dalia : Tu commences à me faire peur. (Il lui prend les mains).

Lucius :...J’ai découvert un cadavre, avec Pullo.

Dalia : Un cadavre ?

Lucius : Celui d’Athama. (Elle est stupéfaite).

Dalia :...Tu en es sûr ? (Il hoche doucement la tête).

Lucius : Nous pensons, quelle c’est donner la mort.

Dalia : C’est... (Il hoche encore la tête). C’est inouï.

Lucius : Je sais.

Dalia : Je sais qu’elle t’a fait souffrir mais je n’ai jamais souhaité…

Lucius : Moi non plus...mais on a aussi découvert Gaïus. Et, ils l’ont tué.

Dalia : Oh. (Soupire t-elle).

Lucius :...Pullo a pensé qu’ils ne devaient pas être les seuls. Alors on à continuer à creuser.

Dalia :...Et ?

Lucius : Et nous, nous avons trouvé des corps...d’enfants.

Dalia :...Combien ?

Lucius :...Je ne sais pas. Des hommes vont venir nous aider pour…

Dalia : Je viens avec toi. (Il secoue la tête).

Lucius : Non. C’est hors de question.

Dalia : Je ne vais pas rester ici, à attendre que tu... (Elle est sur le point de se lever mais il l’en empêche).

Lucius : Dalia je t’en prie.

Dalia : Titus est peut-être... (Elle est émue).

Lucius : Je sais. Et c’est pour cette raison que je te demande de rester ici. (Elle pleure). Tu ne le supporterais pas. (Il la prend dans ses bras et lui bise le front).

Dalia :...Et toi ? Pourras tu le…

Lucius : Pullo est sûr que notre fils n’est pas là-bas. (Ils se regardent). Et j’aime croire à cette idée...quand dis tu ?

Dalia : Moi aussi. (Ils sont émues, s’embrassent et se prennent dans les bras l'un de l'autre). Moi aussi. (Quelques minutes plus tard, Lucius rejoint un groupe d’hommes, tandis que sa femme reste sur le pas de la porte de leur cabane. Elle est rejointe par Eirene, venue la soutenir. Puis le groupe part. Les heures passent et Dalia tourne en rond chez elle mais les hommes finissent par rentrer. Dalia accourt vers son mari).

Lucius :...Nous ne l’avons pas trouvé.

Dalia : Ca veux dire que...

Pullo : Que votre fils est en vie.

Lucius : Sûrement.

Pullo : Il l’est. (Son ami acquiesce par un hochement de tête).

Lucius : Rentrons chez nous. (Dit-il à sa femme. Le couple rentre et finit par se coucher au bout d’un moment. Mais Lucius se réveille dans la nuit et découvre qu’il est seul dans son lit. Il se lève et se rend à l’endroit ou ils ont découvert les corps. Dalia observe les gens qui enterrent les cadavres. Lucius se met près d’elle). Je savais que tu viendrais ici.

Dalia : Il fallait que je vois sa.

Lucius :...Notre fils est vivant Dalia. J’en suis sûr. Je le sens au fond de moi.

Dalia : Moi aussi.

Lucius :...Et nous le retrouverons. (Ils se prennent dans les bras l'un de l'autre. Au même moment, au sein du palais royal, Remcus est accroupit en train de tenir son fils. L’empereur lui sourit).

Remcus : Je ferais de toi un empereur, je te le promets. (Le lendemain matin, Lucius est dans son jardin avec sa fille dans ses bras, au soleil. Dalia s’avance lentement vers eux).

Dalia : Tu t’occupes de Lucia ? (Demande t-elle en souriant).

Lucius : Oui j’avais besoin de la prendre dans mes bras.

Dalia : Je comprends. Les évènements d’hier ton fait réfléchir. (Elle caresse le dos de sa fille).

Lucius : Oui...mais il y a une chose que je ne t’ai pas dite...certains enfants que nous avons trouvé avaient...été accablés par les dieux.

Dalia : Comme Lucia ?

Lucius : Oui.

Dalia :...Qui a pu faire ça à des enfants ?

Lucius : Je ne sais pas et je ne préfère pas le savoir. (Le couple réapprend à vivre. Ils se baignent avec leur fille, l’aide à marcher, la soutienne, bref, ils sont redevenus une famille. Mais au fil des semaines dans le palais royal, l’empereur semble pensif. Son conseiller lui tourne autour, alors que Remcus observe son empire depuis son balcon).

Son conseiller : Vous semblez triste, empereur ? (Celui-ci soupire). Votre esprit à l’air ailleurs.

Remcus : Je vais bien.

Son conseiller : C’est votre fils qui…

Remcus : Mon fils est parfait. Laisse le en dehors de ça.

Son conseiller : Alors qui y a t-il ?

Remcus :...Cet enfant a besoin d’une mère.

Son conseiller : Et vous d’une femme. Bien sûr, c’est évident. (Il sourit). Je vais m’en occuper. (Remcus le regarde).

Remcus : Tu connais mes goûts ?

Son conseiller : Je sais tout de vous.

Remcus : Attention, ne me ramène pas n’importe qui. Elle devra être capable de gouverner, de faire des…

Son conseiller : Je serais vous faire honneur.

Remcus : Je l’espère. (Dit-il les dents serré. Trois jours plus tard, alors que Dalia cueille des champignons dans la forêt, des soldats l’attrape. Elle est maintenue et bâillonnée. Le conseiller de l’empereur s’avance vers elle).

Son conseiller :...Voilà une fleur qui devrait plaire à notre empereur. (Sourit-il). Emmenez là. (Elle se débat mais rien n’y fait, Dalia est emmenée de force sur des chevaux. Le conseiller conduit la jeune femme devant Remcus, qui est assis sur son trône. Dalia s’est agenouillée sur le sol et sa tête est baissée).

Remcus : Voici donc la femme que tu m’as choisie ?

Son conseiller : En effet. (Il sourit d’un air fier).

Remcus : Relève la tête, femme. (Dalia obéit et Remcus se lève aussitôt en découvrant que c’est elle). Dalia.

Dalia : Remcus.

Son conseiller : Attention femme. Cet homme n’est pas encore ton époux...mais je me trompe ou vous vous connaissez ?

Remcus : Un peu. (Il esquisse un sourire).

Son conseiller : Vous plaît-elle ?

Remcus : Tu n’aurais pas pu mieux choisir. (Les deux hommes se sourient mais Dalia est subitement triste. A la nuit tombée, Lucius se rend en courant chez Pullo).

Lucius : Pullo !

Pullo : Calme toi Lucius.

Lucius : C’est Dalia, elle n’est pas rentrée.

Eirenne : Où est-elle ?

Lucius : Elle est allée dans la forêt ce matin mais…

Pullo : D’accord. Nous allons la retrouver.

Eirenne : Vous n’allez tout de même pas partir maintenant ? Il fait nuit, vous ne verrez rien.

Pullo : Je sais, je sais, je sais. Mais que ferais tu si j’étais à la place de Dalia ?

Eirenne :...Partez, je vais m’occupée de Lucia. (Pullo embrasse sa femme sur la joue). Mais prenez des hommes avec vous. (Tout un groupe part alors en forêt avec des torches mais au fil des heures, les hommes ne trouvent rien. Pullo rejoint Lucius, qui s’est mis à l’écart du groupe, l’air pensif).

Pullo :...Ils commencent à s’énerver Lucius. (Celui-ci hoche la tête). Et ils sont épuisés.

Lucius : Je sais...mais Dalia est sûrement là, quelque part, à espérer que je la retrouve.

Pullo : Je comprends...je vais les renvoyer chez eux et moi, moi je vais t’aider à la chercher encore un peu.

Lucius : Merci. (Les deux amis se retrouvent donc seuls mais leur recherche ne donne rien. Lucius scrute l’horizon dans la nuit, désespéré).

Pullo :...On ferait mieux de s’arrêter là pour l’instant. Mais nous continuerons à l’aube.

Lucius : Tu a raison mais je, je...il fait si froid.

Pullo : Ta femme est forte Lucius. (Son ami hoche la tête, ému). Vous avez traversé des épreuves difficiles mais vous vous êtes toujours retrouvés et...vous vous retrouverez encore. (Lucius le prend dans ses bras).

Lucius :...Je ne sais pas comment je ferais sans toi.

Pullo : Moi non plus. (Ils se sourient). Aller, il faut que tu te repose un peut. (Ils rentrent chez eux mais Lucius ne dormira pas beaucoup. Il est d’ailleurs le premier levé dès l’aurore. Les deux hommes retournent dans les bois et ils font très vite une découverte. En effet, ils retrouvent le panier en osier de Dalia).

Lucius : Qu’est-ce que tu en penses ? (Demande t-il accroupit près de l’objet).

Pullo : Je pense quelle a été surprise.

Lucius : Regarde, il y a des traces de pas. (Il se relève et ils s’avancent vers les indices).

Pullo : A vu d’œil je dirais qu’ils étaient sept, peut-être huit hommes.

Lucius : Et ils l’ont enlevée. (Pullo hoche la tête). Pourquoi ? D’abord Titus, maintenant elle. Qui nous en veut à ce point ?

Pullo : Je crois qu’il est temps de connaître la vérité. (Quelques heures plus tard, Remcus épouse Dalia sur la grande place de Rome, devant le peuple enthousiaste. L’empereur est satisfait et il montre sa femme comme un trophée à tout le royaume. Dalia n’est pas heureuse. Après la cérémonie, un banquet est organisé pour les mariés au sein du palais royal. Dalia est assise, tandis que les invités dansent et rient. Quand à Remcus, il observe sa femme de loin avec un verre de vin à la main. Son conseiller le rejoint, avec un verre).Son conseiller : Tout mes vœux de bonheur, empereur Remcus. (Il lève son verre en souriant. Le jeune homme fait de même et chacun boit une gorgée). Votre épouse est des plus ravissante.

Remcus : Je sais.

Son conseiller : Et elle vous apportera sûrement d’autres successeurs.

Remcus : Sûrement, oui. (Dit-il sa coupe au bord des lèvres puis il boit une gorgée, en fixant sa femme. Pendant ce temps, Lucius qui est rentré chez lui pose une couverture sur son cheval. Pullo le rejoint).


Emilie1905  (08.11.2023 à 18:43)

Pullo : Qu’est-ce que tu fais ? (Son ami fait des allers et retour pour charger sa monture).

Lucius : Je pars à sa recherche.

Pullo : Mais on ne sait même pas ou chercher.

Lucius : C’est pour ça que je vais faire chaque village, chaque maison…

Pullo : Mais ça risque de te prendre des semaines, peut-être même des mois.

Lucius : C’est pour cette raison que je pars maintenant. Je n’ai pas une minute à perdre. J’aurais plus de chance de…

Pullo : Et ta fille ? (Lucius s’arrête). Tu y a pensé ? (Son ami le regarde).

Lucius : A ton avis Pullo ? (Lucius reprend ses activités). Lucia aura besoin de sa mère...et moi j’ai besoin d’elle. (Pullo soupire). Je pensais confier la petite à Eirene et à toi.

Pullo :...Eirene s’en chargera. (Son meilleur ami le regarde d’une drôle de façon). Mais moi je viens avec toi.

Lucius : Non, je ne peux pas te demander sa.

Pullo : Mais tu ne m’as rien demandé. (Lucius s’arrête à nouveau).

Lucius : Ecoute. (Dit-il nerveusement). Tu seras séparé de ta famille, tu…

Pullo : Nous avons déjà passé du temps loin de nos femmes, lorsque nous étions encore soldat...je pense qu’Eirene supportera que je parte seulement pour quelques mois...et tu n’as pas à discuté. (Son ami le regarde, tandis que Pullo lui tape sur l’épaule). Je vais préparer mon cheval. (Lucius hoche doucement la tête et regarde son ami partir, en esquissant un sourire. Puis il se dirige auprès de Lucia, qui est dans son berceau. Il la prend dans ses bras et fait quelques pas avec elle).

Lucius : Je vais essayer de revenir au plus vite. Et je ramènerais maman, hein ? (Il lui bise le front). Tout se passera bien tu verras. (Eirene entre dans la maison).

Eirene : Lucius. (Il se retourne vers elle).

Lucius : Oh, Eirene. J’allais justement t’emmener Lucia. (Elle baisse la tête).

Eirenne :...Pullo prépare ses affaires, il est si enthousiaste.

Lucius : Oui, c’est tout lui. (Ils se sourient timidement).

Eirene :...Je sais que Pullo est ton meilleur ami mais je, je voudrais que tu cesses de compter sur lui.

Lucius : C’est lui qui tient à m’accompagner. Je ne lui ai rien demandé.

Eirene : Ca je le sais... (Elle le regarde à nouveau). Mais il ferait n’importe quoi pour que tu sois fier de lui.

Lucius : Mais il n’a rien à me prouver.

Eirenne : Alors dit lui. Avant qu’il ne fasse quelque chose de stupide. (Dit-elle émue, alors qu’il acquiesce par un léger hochement de tête). Tu veilleras sur lui ? (Il la prend dans ses bras pour la réconforter).

Lucius : Je le ramènerai. (Ils se regardent). Et ensuite je ne le solliciterai plus.

Eirenne : Non.

Lucius : Vous avez droit à une vie de famille...et il est temps pour vous d’en profiter. (Elle le reprend dans ses bras).

Eirenne : Puisse les dieux bénir votre voyage. Et retrouve les tiens. (Elle le regarde). Tu le mérites tant.

Lucius : Merci.

Eirenne : Je prierais chaque jour pour vous. (Quelques minutes plus tard, Lucius et Pullo galopent sous le regard de tendresse d’Eirene, qui tient Lucia dans ses bras. A la nuit tombée au palais royal, la fête continue mais Dalia est allée se réfugier dans sa chambre. Remcus la rejoint, avec un verre à la main).

Remcus :...A mes yeux tu es la plus belle du royaume. (Elle détourne le regard et croise les bras). Tu n’as peur de rien on dirait ? (Il s’approche d’elle, pose sa main sur le visage de celle-ci et lui fait tourner la tête). Non. Comment une femme qui a trompé son fiancé, pourrait avoir peur de l’empereur ? (Il la relâche et elle détourne à nouveau le regard).

Dalia :...Si tu me laissais te raconter toute cette histoire, peut-être que…

Remcus : Je suis tout à toi. (Dit-il souriant, tout en s’asseyant. Elle le regarde).

Dalia :...Au début ton père et moi nous nous lancions uniquement des regards. Je savais que je n’avais pas le droit de le regarder comme je le faisais. Il était marié, père de famille et…

Remcus : Mais ça ne t’empêchait pas de continuer à le regarder ?

Dalia : Même si j’avais des principes. (Elle baisse la tête). Je continuais.

Remcus : Pourquoi ? (Elle le regarde à nouveau).

Dalia : Parce qu’il était malheureux, seul et perdu.

Remcus : Mais qu’est-ce que tu en savais ?! (Dit-il nerveusement). Hein ?!

Dalia : Parce-que je le voyais. (Il lève les yeux au ciel en secouant la tête). Et toi ? Tu crois que tu le connais mieux que moi ? (Il la regarde dangereusement).

Remcus : Il est mon père.

Dalia : Mais tu n’étais pas là, moi si. (Il détourne le regard). Athama le détruisait un peut plus chaque jour et…

Remcus : Il ne m’en a jamais rien dit.

Dalia :...Bien sûr, c’est un homme...il a sa fierté. (Il la regarde aussitôt).

Remcus : Il a perdu cette fierté le jour ou il t’a engrossée. (Elle baisse la tête et la hoche doucement).

Dalia : Tu es en colère, je le comprends.

Remcus : Tu t’es servi de moi pour te rapprocher de lui !!

Dalia : Je sais.

Remcus :...Il t’a épousé, n’est ce pas ? (Elle ne répond pas mais il sait qu’il a raison). Ca ne m’étonne pas de lui.

Dalia :...Nous avons deux enfants. (Il se lève à la hâte).

Remcus : Silence !! (Il s’approche d’elle). Plus un mot, tu entends ? (Il est sur le point de l’étrangler). Me venger serait si simple...je pourrais faire la même chose que vous avez osé me faire.

Dalia :...Vas-y.

Remcus : Oh, non. Je vais prendre mon temps. (Il s’éloigne). Tu n’as rien à craindre de moi. Je ne te toucherais pas. (Il la regarde de bas en haut). Tu me répugnes à un point.

Dalia : Pourquoi m’avoir épousé alors ?

Remcus : Je veux que mon ennemi se torture l’esprit...ces pensées le tueront.Dalia : Ton ennemi ? Tu parles de ton père !

Remcus : Il a perdu ce titre en m’abandonnant pour toi.

Dalia : Mais…

Remcus : Ca suffit !!...Si je t’ai épousé c’est avant tout pour que tu t’occupe de mon fils.

Dalia : Athama ta donner un fils ?

Remcus : Hélas non...elle a été tuée.

Dalia : Et Gaïus ? (Il la regarde dangereusement).

Remcus :...Tu as trouvé leurs cadavres, n’est ce pas ?

Dalia : Ils étaient au côté de ces pauvres enfants.

Remcus : Ces pauvres enfants ? Je les ai libérés au contraire.

Dalia : Tu les as libérés ?

Remcus : Oui, de leur souffrance. (Dit-il comme une évidence, alors que Dalia est horrifiée). Ils étaient accablés par les dieux, ils valaient mieux qu’ils disparaissent. Ce monde, est bien trop cruel pour eux.

Dalia : C’est toi qui est cruel.

Remcus : Pense ce que tu veux, ça met égal...Remcus ! (Un petit garçon cour jusqu’à lui. Ils se sourient et l’empereur prend son fils dans ses bras).

Remcus / Titus : Père.

Remcus : Ah, mon fils...Remcus, voici l’impératrice Dalia. C’est elle qui va s’occuper de toi. (Dalia a reconnue son fils dès qu’il est entré dans la pièce et elle est un peu émue).

Remcus / Titus : Mais père…

Remcus : Pas de mais. (Dalia s’accroupit).

Dalia : Je ferais en sorte d’être une bonne mère, jeune prince.

Remcus : Jeune prince ? (Le père et le fils se regardent). Qu’en dis tu ?

Remcus / Titus : Elle a l’air gentille. (Remcus repose le petit au sol).

Remcus : Bien. J’ai une réunion de guerre qui risque de me prendre toute la nuit. Je vais donc vous laissez seul. (Il s’avance vers Dalia qui se relève. Il se met près de l’oreille de celle-ci). Si tu t’échappes, où que tu…

Dalia : Je ne ferai rien. (Il part. La jeune femme s’approche du petit garçon). Aimez vous votre père ?

Remcus / Titus : Silence, femme ! Ce n’ai pas parce-que vous êtes impératrice, que vous avez le droit de m’adresser la parole. Vous l’avez dit je suis prince, l’héritier du trône alors ne me manquez pas de respect.

Dalia : Je voulais juste avoir une réponse.

Remcus / Titus : Et votre question est idiote ! (La jeune femme s’incline).

Dalia : Je m’excuse, jeune prince.

Remcus / Titus : Hum.

Dalia : Puis-je vous demander quelque chose ?

Remcus / Titus : Allez-y.

Dalia : J’aimerais vous prendre dans mes bras.

Remcus / Titus : Je n’ai pas besoin d’être cajoler comme un enfant.

Dalia : Mais vous êtes un enfant.

Remcus / Titus : Cela suffit !

Dalia : Je crois que vous manquez d’affection.

Remcus / Titus : Mon père m’offre toute l’affection dont j’ai besoin.

Dalia : Je n’en doute pas...mais vous manquez d’amour maternel. Je le sens. (Elle s’accroupit et ouvre ses bras. Le petit est réticent). Je ne dirais rien à votre père. Sa sera notre secret, je vous en fait la promesse. (L’enfant avance doucement et finit par se réfugier dans les bras de Dalia, elle en a les larmes aux yeux. Le petit finit par se reculer mais il découvre que Dalia essuie ses larmes. Elle se relève).

Remcus / Titus : Qu’avez-vous ?

Dalia : Rien. C’est, c’est rien. Je suis juste heureuse que vous m’ayez fait confiance. (Quelques minutes plus tard, ils sont tous les deux sur le balcon à observer la cité). Est-il arrivé à votre père, d’être méchant ?

Remcus / Titus : Il veut que je devienne un bon empereur. (Il baisse la tête).

Dalia : Et il met un poids énorme sur vos épaules, n’ai ce pas ?

Remcus / Titus : Si je veux être comme lui il faut que…

Dalia : Mais vous n’êtes qu’un enfant. Je me répète mais c’est la vérité.

Remcus / Titus : Mais je suis le fils de l’empereur, ne l’oubliez pas.

Dalia : Peut-être mais vous n’êtes pas que sa. (Elle détourne le regard). Vous a-t-il...déjà violenté ?

Remcus / Titus : Non. (La jeune femme ferme les yeux, soulagée. Puis elle le regarde à nouveau, en esquissant un sourire). J’aime mon père.

Dalia : Tant mieux. Lui avez-vous déjà dit ?

Remcus / Titus : Nous ne parlons jamais de ces choses.

Dalia :...Vous racontent t-il ce qu’il fait pour l’empire ?

Remcus / Titus : Pas vraiment. (Dit-il la tête basse).

Dalia :...Assez de question pour ce soir. Il est temps de vous mettre au lit.

Remcus / Titus : Je vais au lit si je veux.

Dalia : Les jeunes princes doivent ce coucher tôt pour mieux gouverner dès le lever du soleil. (L’enfant marche alors vers son lit et s’allonge dedans. Dalia s’assoit à ses côtés et le couvre).

Remcus / Titus : Racontez moi une histoire.

Dalia : Une histoire ? (Demande t-elle en souriant).

Remcus / Titus : Je vous l’ordonne.

Dalia : Vous n’êtes pas obligé de donner des ordres à chaque fois.

Remcus / Titus : Ah non ? (Elle secoue lentement la tête). Je suis pourtant le prince.

Dalia : Je sais. D’ailleurs tout Rome le sait. Mais si vous demandiez les choses d’une façon différente, les gens vous obéiraient de toute manière.

Remcus / Titus : D’une façon différente ?

Dalia : Avec gentillesse.

Remcus / Titus : Ca serait une marque de faiblesse.

Dalia : Voulez vous êtes craint ou respecté ?

Remcus / Titus : Les deux.

Dalia : Un homme qui est craint n’a jamais d’amis autour de lui, souvenez vous-en...allez. (Elle lui bise le front machinalement). Il est l’heure de dormir. (Elle baisse timidement la tête). Oh, je suis navrée, je n’aurais pas du.

Remcus / Titus : Ce n’est rien...voudriez vous restez auprès de moi jusqu’à ce que je m’endorme ? (Elle esquisse un sourire).

Dalia : Avec plaisir. (Elle se colle contre lui). Mais vous n’aviez pas à le demander, je serais restée de toute manière. (Dalia prendra soin de lui, en le caressant et en le bichonnant. Au fil des semaines, une douce complicité s’installe entre eux. Dalia s’accuse souvent pour les bêtises que commet son fils. Mais Lucius et Pullo font les tours des villages, sans trouver la moindre de trace de Dalia. Cela fait maintenant des mois qu’ils sont à sa recherche. Les deux hommes sont sur leurs chevaux, sous la pluie).

Pullo : Qu’est-ce qu’ont va faire maintenant ? Elle n’était dans aucun village !

Lucius :...Nous rentrons.

Pullo : Quoi ?!

Lucius : Tu viens de le dire, nous avons fait tous les villages. Où est-ce qu’elle pourrait être ?

Pullo :...A Rome. (Ils se regardent).

Lucius : Impossible.

Pullo : Elle ne peut être que là-bas et tu le sais.

Lucius :...Même si elle y était, Rome est devenue une forteresse infranchissable.

Pullo : Je pourrais appeler du renfort et nous…

Lucius : Laisse tomber.

Pullo : Laisse tomber ?!

Lucius : Oui.

Pullo : Mais Lucius il faut…

Lucius : Ca suffit !!...Tu m’as fait des leçons de moral toute ma vie mais cette fois je ne les supporte plus. Tout comme toi.

Pullo : Je pensais que…

Lucius : Voilà que Titus Pullo se met à penser !

Pullo : Attention Lucius.

Lucius : Et il faudrait que je fasse attention à mon écuyer maintenant ?

Pullo : Ton écuyer ?

Lucius : Tu n’es bon qu’à monter un cheval et à me suivre partout.

Pullo : Cette fois tu va trop loin.

Lucius : Qu’est-ce que tu vas faire ? Me frapper ? Tu en es incapable. (Pullo fait galoper son destrier plus vite que son meilleur ami). C’est ça va t’en !

Lucius s’en veut un peu mais il a fait ça pour protéger Pullo, comme le lui a demandé Eirene. En effet, il sait que s’ils partent à Rome, un combat dangereux fera rage. Lucius rebrousse alors chemin et se dirige vers Rome. Il finit par arriver devant les immenses portes de la mythique cité, quelques jours plus tard, sous un soleil de plomb.

Il escalade discrètement l’enceinte et atterrit de l’autre côté en faisant attention de ne pas se faire repérer par les gardes qui effectuent leur ronde. Lucius qui est vêtu d’une longue cape et d’une capuche marche tranquillement dans la ville, qui a l’air déserte. Il découvre plusieurs cadavres crucifiés sur des murs, en guise d’avertissement. Mais il finit par entendre des échos au loin. Il se dirige vers le brouhaha et arrive devant l’arène. Lorsqu’il entre dans les tribunes, la foule se lève excitée face au spectacle qu’ils ont sous les yeux. Des gladiateurs se battent contre des tigres et des éléphants. Lucius cherche sa femme du regard parmi le peuple. Il finit par apercevoir Remcus qui tient le jeune prince sur ses genoux. Ils sont tout les deux ravis du spectacle. Mais il aperçoit également Dalia, qui n’a pas l’air ravi. Lucius se retire discrètement mais des gardes tombent sur lui et l’arrêtent.

Un soldat de la garde : Que fais tu ici romain ?

Lucius : Je, euh…Un autre soldat de la garde : Tu sais que l’empereur a ordonné les jeux obligatoires.

L’autre soldat de la garde : Par conséquent tu dois rester jusqu’à la fin du spectacle.

Lucius : J’obéis à l’empereur. (Il s’incline pour jouer le jeu).

Le même soldat de la garde : Fais attention romain. Et que l’on n’est plus à te rappeler à l’ordre. (Ils s’éloignent et Lucius se faufile dans le palais royal. Il se cache dans une armoire, dans l’une des chambres du bâtiment. A la nuit tombée, Dalia observe les étoiles depuis le balcon de sa chambre. Elle se réchauffe, l’air pensive mais Lucius s’avance doucement derrière elle et pose sa main sur la bouche de sa femme. Elle se débat, pleine de stupeur).

Lucius : Chut. Chut, c’est moi. (Murmure t-il. Il la relâche et se elle se retourne vers lui).

Dalia : Lucius. (Ils se prennent dans les bras l'un de l'autre et s’embrassent à perdre haleine). Les dieux ont entendu mes prières. (Elle est émue et soulagée).

Lucius : J’étais si inquiet. (Ils se regardent).

Dalia : Je suis là. (Il la sert à nouveau contre lui). Je suis là. (Ils mettent leur front l’un contre l’autre). Comment va Lucia ?

Lucius : Elle va bien. Elle est avec Eirene. (Remcus est entrée discrètement dans la pièce). Je suis venu pour te ramener.

Remcus : Ca m’étonnerait. (Le couple se retourne vers lui). Enfin te voilà.

Lucius : Remcus.

Remcus : J’ai passé ces quatre dernières années à t’attendre. Quatre longues années, à préparer ma vengeance.

Lucius : Je sais que tu es en colère mais... (Remcus retire son glaive de son fourreau. Lucius se met devant son épouse pour la protéger). Qu’est-ce que tu fais ?

Remcus : Ca ne se voit pas ?

Lucius : Je ne suis pas venu me battre.

Remcus : Pourtant tu viens de me provoquer en duel.

Lucius : Je ne t’ai pas provoqué.

Remcus : Oh si tu l’a fait... à la minute où tu es entré dans cette pièce, pour embrasser la reine et pour me l’enlever.

Lucius : La reine ? (Sa femme baisse la tête). Tu l’a épousée ? (Demande t-il à son fils).

Remcus : C’est un juste retour des choses.

Lucius :...Et tu es devenu l’empereur.

Remcus : Ca t’étonne ?

Lucius :...C’est toi qui a tué Athama et Gaïus. Tout comme ses pauvres enfants.

Remcus : Je ne veux plus revenir là-dessus.

Lucius :...Mais que t’est-il arrivé ? (Demande t-il tristement).

Remcus : Ah non, pas ça ! (Dit-il hargneusement). Je suis devenu l’empereur, je suis…

Lucius : Tu es devenu un meurtrier. (Remcus montre le couple avec son glaive).

Remcus : Vous ne pouvez en prendre qu’à vous-même.

Lucius : Ne rejette pas ta faute sur nous ! C’est toi qui a commis ces crimes. C’est toi qui a crucifié ces pauvres gens sur…

Remcus : Si tu n’étais pas parti avec elle, rien de tout ça ne se serait arrivé et tu le sais !!

Lucius :...Ta mère doit être... (Remcus blesse son père au bras).

Remcus : Ne parle plus jamais d’elle. Tu n’en a pas le droit. (Dit-il hargneusement puis il lance un glaive à terre, au pied de Lucius). Ramasse le.Lucius : Je ne me battrai pas avec toi.

Remcus : Ramasse, le.

Lucius : Non. (Remcus fronce les sourcils).

Remcus :...Dit lui Dalia.

Dalia : Quoi ?

Remcus : Dis lui ce qui s’est passé toutes ces nuits. (Lucius regarde sa femme).

Dalia : Il ne s’est rien passé.

Remcus : Vraiment ? As tu oublieé notre nuit de noces ?

Dalia : Arrête.

Remcus : Où celles qui ont suivi ?

Dalia : Sa suffit. (Son mari la regarde intensément). Tu ne va pas le croire Lucius ?

Remcus : Rassure toi Lucius. Ta femme n’a rien fait...j’ai du la forcer. (Son père commence à s’énerver mais il essaye de rester calme).

Dalia : C’est pas vrai.

Remcus : Elle a honte de te l’avouer Lucius.

Lucius : Ne m’appelle pas comme ça.

Remcus : Elle a honte de te dire, que j’ai aimé la déshabiller.

Dalia : Tais toi.

Remcus : La toucher.

Dalia : C’est faux.

Remcus : L’embrasser.

Dalia : Allons nous-en Lucius. (Elle prend le bras de son époux). Je t’en prie.

Remcus : Et son sourire. Son si doux sourire...me damnait. (Lucius ramasse aussitôt le glaive et se bat avec son fils).

Dalia : Non Lucius ! (Les glaives s’entrechocs).

Lucius : C’est ça que tu voulais ?

Remcus : Ce que je voulais c’était elle. (Il parle de Dalia qui a les larmes aux yeux). Et je suis arrivé à mes fins...plus d’une fois. (Les deux hommes combattent avec acharnement).

Dalia : Mais nous n’avons rien fait !

Remcus : Allons Lucius...des mois loin de toi, loin de tes bras alors quelle était dans les miens. (Il fronce les sourcils).

Lucius : Ca suffit.

Dalia : Ne l’écoute pas Lucius !

Remcus : Crois tu que j’aurais laissé passer cette occasion de me venger ?

Dalia : Il ment !

Remcus : Hein Lucius ?

Lucius : Je te l’ai déjà dit. (Il désarme son fils, qui se retrouve à terre). Ne m’appelle plus comme sa. (Il rejoint sa femme et la prend dans ses bras). Allons nous-en.

Dalia : Attends. On doit emmener le petit.

Lucius : Qui ? (Remcus se relève).

Remcus : Je suis prêt à vous laissez la vie sauve mais si vous vous approchez de mon fils…

Dalia : Il s’agit de Titus.

Lucius : Quoi ?! (Elle hoche doucement la tête).

Remcus : Il s’appelle Remcus et il…

Dalia : C’est Titus, je le sais. (S’adresse t-elle à son époux).

Remcus : Vous ne l’aurez pas. (Son père s’avance vers lui, lui attrape sa toge et le secoue).

Lucius : D’abord mon fils, ensuite ma femme…

Remcus : Ton fils ?

Lucius : Titus est mon fils !...Celui que tu considères comme ton enfant est en réalité le mien ! (Lucius le relâche et fait les cents pas, en colère).

Remcus : J’ignorais que c’était le tien.

Lucius : Où l’as tu trouvé ?

Remcus : Je n’arrivais pas à avoir d’héritier...

Lucius : Alors tu as demandé à tes gardes de tabasser Dalia et de lui arracher son enfant !

Remcus : Mais je ne pensais pas que... (Lucius lui donne un coup de poing).

Dalia : Lucius !

Lucius : C’est pourtant ce qui c’est passé !...Tout acte à des conséquences.

Remcus :...Je l’ai élevé comme mon propre fils. (Son père lui redonne un coup de poing).

Lucius : Tu penses me faire plaisir en disant cela ?!

Remcus :...Je ne lui ai jamais fait de mal.

Lucius : Mais à nous si !!...Quatre longues années, à se demander s’il était encore en vie, s’il... (Il est trop ému pour poursuivre). Tu nous l’a arraché de force. Tu nous la pris...juste pour satisfaire ton caprice !

Remcus : Ce n’était pas un caprice ! Je voulais à tout prix cet enfant !

Lucius :...Oui, par tous les moyens...je vais récupérer notre fils.

Remcus : Tu devras me tuer d’abord.

Dalia : Je vous en prie !

Remcus : Moi, contre Titus. Une vie pour une vie.

Lucius : Jamais je n’échangerai ta vie contre la sienne.

Remcus : Tu l’as fait, il y a de cela quatre ans...tu l’as fait, lorsque tu a eu cet enfant. Et tu l’as fait, sans aucun regret. Ni même sans te retourner.

Lucius :...Tu aurais du être auprès de nous. (Remcus ramasse son glaive).

Remcus : Oui mais je suis là à présent et je te le dit, tu n’auras jamais cet enfant. (Lucius entoure sa femme de ses bras et ils se dirigent vers la sortie). Où vas tu ?! (Ils s’arrêtent).

Lucius : Le combat que tu espérais tant, n’aura jamais lieu. (Le couple reprend la marche).

Remcus : Tu fuis le combat ? (Ils s’arrêtent à nouveau).

Lucius : Je ne fuis rien du tout mais toi si. Tu veux à tout prix te battre en espérant y perdre la vie pour que tu puisses être enfin libre...mais je ne te ferais jamais ça. (Ils vont vers la porte).

Remcus : Ton fils restera ici !!

Lucius : Je reviendrai le chercher une autre fois. (Dit-il sans le regarder, Remcus baisse son arme, dépiter).

Remcus :...Tu as fait ton choix. (Le couple s’arrête et le regarde). A moi de faire le mien. (Il se plante le glaive dans l’abdomen).

Lucius : Non !! (Il accourt vers son fils, qui s’affale sur le sol dans les bras de son père, blesser et tremblant. Dalia ne bouge plus et tout le monde est ému). Pourquoi ?

Remcus : Il le fallait.

Lucius : Rien ne justifiait ça.

Remcus :...Je t’ai fait, trop de mal. (Lucius pleure).

Lucius :...Je mettais fait la promesse de te ramener.

Remcus : Je ne suis plus le fils que tu a connu...il est temps de se faire une raison...tout ce que je voulais, c’était que, que tu sois fier de moi.

Lucius : J’ai toujours été fier de toi...toujours.

Remcus : Alors pourquoi tu ne m’as pas combattu ?

Lucius :...Parce-que tu es mon fils. (Remcus sourit et ferme doucement les yeux). Remcus. (Il le secoue). Remcus ! (Celui-ci meurt, Lucius pleure tout comme sa femme qui s’accroupit près de lui et qui le prend dans ses bras. Mais Titus ouvre la porte de la chambre et découvre l’empereur, inanimé sur le sol).

Titus :...Père. (Dit-il tristement puis le couple le regarde). Vous l’avez tué. (Dalia secoue la tête). Vous avez tué l’empereur.

Lucius : Je t’en prie.

Titus : Vous avez tué l’empereur ! (Le couple se relève et attrape le jeune garçon). Non, lâchez moi !! (Il se débat mais Lucius met sa main sur la bouche de l’enfant pour l’empêcher de crier. Mais les soldats de la garde qui ont entendu du bruit, accourent dans les couloirs. Lucius sent qu’ils approchent).

Lucius : Les soldats arrivent. Vite, le balcon. (Ils courent vers le balcon. Lucius tient son glaive dans une main et son fils de l’autre).

Dalia : Qu’est-ce qu’ont va faire ? (Demande t-elle apeurée).

Lucius : Escalade le mur avec Titus. Je vous couvre.

Dalia : Non. (Dit-elle tristement).

Lucius : Ont a pas le temps de discuter. (Il l’embrasse passionnément et lui confie Titus). Aller. (Dalia passe une jambe par-dessus le parapet).

Titus : Gardes !! (Les soldats entrent dans la pièce et découvre Remcus étendu sur le sol, mort. Lucius s’avance vers eux). Aidez moi ! (Il se débat dans les bras de sa mère).

Un soldat de la garde : Qu’avez-vous fait ? (Soudain, Pullo et d’autres hommes passent par-dessus le balcon et entrent dans la pièce).

Lucius : Pullo.

Pullo : Ont a pas le temps de discuter. (Tout le monde se bat et les soldats de la garde finissent par être tuer. Mais d’autres militaires accourent dans les couloirs, en renfort).

Lucius : Où est Dalia ?

Pullo : En bas, avec le petit. (Les soldats se rapprochent).

Lucius : Ils vont revenir plus nombreux.

Pullo : Ca ne sera pas la première fois.

Lucius :...Tout ce que je t’ai dit, je ne…

Pullo : Tu ne le pensais pas, je sais. Je te connais. Tu voulais me protéger. (Leurs ennemis entrent dans la chambre).

Lucius :...Je suis honoré que tu sois à mes côtés. (Ils se regardent du coin de l’œil mais Pullo prend la main de son ami et lui lève le bras).

Pullo : Lucius, l’empereur !

Un soldat de la garde : Quoi ?

Pullo : Regardez votre empereur. Regardez le bien. (Les soldats observent le cadavre). Il est mort assassiné, c’est donc à Lucius de prendre sa place.

Le même soldat : Mais…

Pullo : Agenouillez vous, devant l’empereur ! (Pullo s’agenouille mais les gardes qui sont dubitatif et perdu, ne bouge plus).

Lucius : Obéissez. Où vous serez les prochains. (Les soldats s’agenouillent).

Poulo : A Lucius ! Notre souverain !

Tous les soldats : A Lucius ! Notre souverain ! (Lucius et Pullo se regardent fièrement et ému. Quelques jours plus tard, des obsèques sont organisées à Rome pour Remcus. Seule sa famille et ses proches sont présents, ainsi que Titus. Alors que sa dépouille est brûlée par les flammes, le conseiller de Remcus se suicide chez lui, en buvant du poison. A la fin de la cérémonie funèbre, Titus s’éloigne de la foule et croise les bras. Lucius aimerait le rejoindre mais sa femme l’en empêche).

Dalia : Laisse. Je m’en occupe. (Elle s’avance vers son fils et s’accroupit près de lui). Titus, il faut que tu…

Titus : Je ne veux pas rester avec vous. Vous êtes des assassins ! (Lucius les rejoint).

Lucius : Rentrons à la maison.

Titus : Non ! Je ne veux pas y aller !

Lucius : Ne discute pas.

Titus : Non !

Lucius : Allez. (Il veut prendre la main de son fils, qui s’écarte. Dalia prend alors Titus dans ses bras).

Titus : Lâchez moi !! (Il se débat, sous les yeux de Pullo, d’Eirene et des autres invités. Le couple retourne alors dans sa cabane dans les bois. Titus est assis sur une chaise de leur cuisine, les bras croiser tandis que ses parents sont debout en face de lui).

Dalia : Nous aimerions te parler.

Titus : Je ne veux rien entendre.

Lucius : Pourtant tu va nous écoutez. (Titus détourne le regard, pour bouder. Dalia s’assoit doucement au côté de son fils).

Dalia :...Est-ce que Remcus t ‘a parlé de ta mère ? (L’enfant ne répond pas). D’où viens tu ? (Aucune réponse). Lorsque tu étais encore un nouveau né tu, tu a été arraché de force. A ta famille... (Elle est émue). Et ils, ils pensaient que, que tu étais mort. (Elle pleure. Son mari est également ému). Ils avaient gardé l’espoir de te retrouver un jour mais... (Elle ne peut plus parler).

Lucius : Ce que Dalia essaye de te dire c’est que...nous sommes tes parents. (Leur fils les regarde aussitôt).

Titus : Vous mentez !

Lucius : Tu t’appelles Titus et…

Titus : C’est pas vrai ! Vous n’êtes que des assassins ! (Il part en courant, ému et en colère. Dalia aimerait le rattraper).

Dalia : Titus !

Lucius : Laisse le. Il a besoin d’être seul. (Sa femme se lève et s’avance vers lui).

Dalia :...Qu’allons nous faire pour qu’il nous aime ?

Lucius : Il nous aime Dalia. (Elle secoue la tête. Il pose ses mains sur les épaules de sa femme). Si, je t’assure. Il lui faut seulement un peu de temps.

Dalia : Mais il nous voit comme des assassins. (Il la serre dans ses bras).

Lucius : Nous devons être là pour lui. (Lucius se rend au bord d’un lac, quelques heures plus tard. Son fils est assis sur une pierre, dos à lui. Son père marche lentement vers lui). C’est calme ici...j’aime venir ici pour réfléchir. (Il s’assoit au côté de son fils, qui se lève, prêt à partir). Reste une minute. (Supplie t-il mais son enfant soupire). Tu ne seras pas obligé de parler. Il te suffis juste de m’écouter. (Titus croise les bras et reste debout). Peut-être que tu es malheureux. Peut-être que tu es perdu...mais nous aussi, nous souffrons comme toi de cette situation. Mais nous sommes là, nous serons toujours là. Prêt à t’écouter, à t’aider, à…

Titus : Vous voulez m’aider ? (Son père le regarde sans dire un mot). Alors laisser moi partir.

Lucius : Non. On ne peux pas faire ça.

Titus : Pourquoi ?

Lucius : Parce-que nous te cherchions depuis 4 ans, parce-que tu es notre fils !...Nous sommes ta famille et nous voulons…

Titus : Mais je n’ai aucun souvenir de vous ! (Dalia s’avance lentement vers eux).

Dalia : Ca n’a aucune importance. (Elle s’arrête)...Tout ce qui compte c’est que tu sois là, avec nous.

Titus :...Mon père ma raconteé ce que vous aviez fait. (Il regarde la jeune femme). Est-ce vrai ? L’avez-vous trahie pour lui ? (Il montre Lucius alors quelle baisse la tête).

Dalia :...Oui. Je l’ai trahie pour ton père.

Titus : Mon père avait raison. Je ne peux pas vous faire confiance.

Lucius : C’est moi ton père.

Titus : Vous n’avez pas un royaume à gouverner ? (Demande t-il sèchement).

Lucius :...Si...mais je ne deviendrais pas l’empereur, si tu n’es pas à mes côtés. (Il se lève et passe à côté de son fils pour rejoindre Dalia).

Titus :...Pourquoi ? (Dit-il en le regardent à peine, alors que son père s’arrête, dos à lui).

Lucius : Parce-que tu es mon fils. (Il se retourne vers lui mais son fils ne bouge pas). Et que mon seul véritable royaume, c’est ma famille...je ne pourrais pas gouverner si elle n’es pas présente à mes côtés.

Titus :...Mon père aurait appelé ça de la faiblesse.

Lucius : Et moi j’appelle ça de l’amour...et de la générosité...Remcus était poussé par la vengeance et la colère...mais c’est toi qui fera de moi un empereur, ainsi que ma famille...je t’aime Titus. (Dit-il la gorge nouée, alors que sa femme est également émue). Et je suis fier de toi. De ta détermination, de ta force...mais laisse nous t’aidez. (Il accourt presque vers Dalia. A la nuit tombée, le couple est assis autour de la table de leur cuisine. Ils s’inquiètent pour leur fils qui n’est pas rentré).

Dalia :...J’ai réfléchi Lucius et je crois que, nous devrions le laisser partir.

Lucius : Quoi ?!

Dalia : On ne pourra pas le forcer à nous aimer. (Lucius soupire). C’est nous qui le retenons prisonnier maintenant et je... (Elle est émue). Je ne veux pas le faire souffrir.

Lucius : Mais... (Elle pleure).

Dalia : Il a déjà assez souffert. Je ne veux pas lui faire sa. (Il la prend dans ses bras). Je l’aime tellement, tu sais.

Lucius : Nous l’aimons tout les deux. (Il est également ému mais Titus entre doucement dans la pièce).

Titus : J’ai tout entendu. (Ils le regardent aussitôt). Vous seriez prêt à le faire ? Vous me laisseriez partir ? (Lucius regarde sa femme).

Lucius : Si tu es heureux loin de nous. (Il regarde Titus). Alors, oui.

Titus : Vous feriez ce sacrifice ? Encore une fois ?

Dalia : Ce n’est pas un sacrifice. Bien sûr ça nous déchirait le cœur mais nous ne voulons que ton bonheur. (Leur fils baisse la tête).

Lucius : Je serais fier de toi quoique tu fasses, tu te souviens ?Titus :...Dans ce cas je veux rester avec ma mère. (Dalia et lui se regardent). Et mon père. (Lucius est encore plus ému).

Dalia : Ne te sens pas obliger de…

Titus : Il y a un lien entre nous. Je ne l’avais pas senti avec...Remcus...mais quand tu m’as pris dans tes bras, la première nuit que nous nous sommes vus...j’ai su, que tu étais ma mère. Je le sentais.

Dalia : Pourquoi tu ne m’as rien dit ?

Titus : Tu ne m’as rien dit non plus.

Dalia : J’avais peur que tu ne me crois pas. Ou que Remcus t’arrache à moi...je ne pouvais rien dire.

Titus :...Mais je vous est retrouvé maintenant. (Il accourt en pleure dans les bras de ses parents. La famille s’est enfin retrouvé. Dès le lendemain matin, sous un soleil de plomb, tout le peuple c’est rassemblé devant le palais royal. Lucius et sa famille sont en haut du balcon).

Lucius : Peuple de Rome ! (La foule se calme). L’empereur Remcus, est mort !...Suis-je digne de prendre sa place ? Nul ne le sait...c’est pour cette raison que je vais confier mon destin entre vos mains ! (Le peuple est abasourdit tout comme ses proches). Vous allez devoir voter, en votre âme et conscience pour décider si je dois gouverner !...Et j’accepterais votre décision.

Un romain :...Tu es le premier souverain à nous demander notre avis. Pourquoi ? Tu pourrais t’emparer de la tête du trône comme bon te semble.

Lucius : Peut-être mais je suis un homme loyal, non un tricheur...et parce qu’un souverain n’ai rien sans son peuple. (Il regarde ses proches). Ni sa famille. (Un autre romain, lève le bras au bout de quelques secondes, sans dire un mot. Puis un autre fait de même et le geste se répète encore et encore. Le peuple est bientôt unanime en ce qui concerne le destin de Lucius).Un autre romain : A notre empereur !

Le peuple : A notre empereur ! (La foule l’acclame, l’applaudit, heureuse. La famille Vorénus est également enthousiaste. Lucius embrasse tendrement sa femme qui tient Lucia dans ses bras).

Lucia :...Papa. (Sourit-elle avec sa voix de bébé. Lucius bise le front de sa fille).

Lucius : Je t’aime.

Titus :...Père. (L’empereur porte son fils en triomphe).

Lucius : Je vous aime tous ! (Il sourit à la foule. Lucius redonne le sourire au peuple de Rome. Il allège les taxes, construit des routes, ainsi que des maisons. Les cadavres exposés sont décrochés, les jeux dans les arènes sont à nouveau autorisés mais interdit pour les enfants. Rome est devenu un allié de poids envers les autres pays, en gagnant toute ces batailles, grâce à son armé qui est menée par Pullo. D’ailleurs, celui-ci marche à côté de son ami, dans les jardins du palais royal, sous un soleil radieux).

Pullo : La Perse est sur le point de tomber.

Lucius : Bien. Mais n’oublie pas que si je t’ai fait général de mon armée, c’est pour que tu restes loin de la guerre...je l’ai promis à ta femme.

Pullo : Je sais. Je lui est fait la même promesse...bon, il faut que je reparte. (Lucius pose sa main sur l’épaule de son ami, alors qu’ils s’arrêtent).

Lucius : Fait attention à toi...mon frère. (Ils se prennent dans les bras). Aller. (Pullo s’en va mais Titus rejoint son père). Qu’y a-t-il Titus ?

Titus :...J’aimerais vous demandez quelque chose.

Lucius : Vas-y.

Titus :...Vous n’avez pas tué Remcus, hein ? (Son père baisse la tête). Je le sais, vous auriez été incapable de faire du mal à votre fils. (Lucius le regarde à nouveau).

Lucius : Un jour je te promets de tout te raconter...aller, va jouer maintenant. (Titus cour vers sa sœur, qui s’amuse avec des fleurs. Lucius rejoint sa femme et la prend dans ses bras puis ils s’embrassent et regardent leurs enfants s’amuser. Lucius deviendra le plus grand souverain de Rome et restera pendant des années au pouvoir. Puis il laissera la place à son fils, qui deviendra également un empereur respecté. Lucius aura un autre fils et sa fille rattrapera son retard. Elle deviendra épouse et mère. Titus deviendra également un père aimant auprès d’une femme qu’il aime).

FIN


Emilie1905  (08.11.2023 à 18:45)

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