HypnoFanfics

L'ombre d'un remords

Série : Numb3rs
Création : 20.03.2009 à 18h00
Auteur : juliabaku 
Statut : Terminée

« Un épisode où Don ne sera pas très présent , écrit en collaboration avec Cissy.  » juliabaku 

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CHAPITRE XXIII

 

Maison des Eppes


Chez les Eppes, Alan eu la bonne surprise de voir Charlie rentrer après de nombreuses heures passée au F.B.I. Rassuré, au départ, de voir son petit revenir après tout ce travail, il fut vite pris d'une inquiétude qu'il ne pouvait pas expliquer. Le visage de Charlie en disait long. Ce n'était pas le visage du mathématicien n'arrivant pas à résoudre un problème d'équation. Non c'était un tout autre problème. Ce devait être un problème qui concernait sa vie privée, et donc, en l’occurrence, la disparition de son frère...

*****

 

Charlie avait très bien caché l'objet qui pouvait effrayer son père. Voyant que celui-ci avait perçu sa préoccupation, il lui demanda :


- Papa...Est-ce que tu en veux à celui qui a tué Don ? Je l'ai retrouvé.


Le sang de son père ne fit qu'un tour, n'écoutant que la question de Charlie, sans prêter attention à l'étrange attitude de son fils et il répondit dans un élan de colère :


- Si je le pouvais, je lui ferais payer cher ce qu'il a fait à notre petit Donnie !!!


S'il avait su ce que son fils allait faire, il n'aurait sans doute jamais prononcé ces paroles. Charlie sourit alors à son père, et, tout doucement, il partit. Etonné, mais en colère aussi que son fils parte si tôt après son retour, il lui dit :

- Où vas-tu ?
- J'ai un travail à finir papa...Je reviendrai.


Il ferma doucement la porte. Son père ignorait ce que cachait se drôle de sourire. Puis le moteur de la voiture de Charlie lui fit comprendre qu'il était parti. Juste après son départ, Alan reçut un coup de fil de la part d'un agent du F.B.I., lui disant que...

 


juliabaku  (09.04.2009 à 18:06)

                                         CHAPITRE XXIV

 

Domicile de F.B. Carter

David arriva à son tour à l'adresse indiquée. Inquiet pour son équipe il entra rapidement avec les renforts. Là ils purent voir Colby et Liz dans le salon tenir les suspects en joue. En effet, outre Carter, ils avaient eu la bonne surprise de découvrir ses quatre complices présumés à son domicile. La bande était donc au complet. Les suspects ne bougeaient pas, comprenant qu'ils n'avaient plus aucune chance.


- On a fouillé tout le rez de chaussé. On te les laisse David. Moi et Liz nous allons au sous-sol. On a entendu de drôles de bruits.
- Compris allez-y. Je m'en occupe.

*****


Le coeur battant rapidement, en proie à la peur, Alan conduisait en ayant en tête les mots qu’avait prononcés l'agent au téléphone. Il devait retrouver Charlie avant qu'il ne fasse la plus grosse erreur de sa vie. Car ce dernier n'avait pas volé un objet ayant une valeur financière ou sentimentale... Mais cet objet pouvait ôter la vie d'une personne.


- Charlie ? Qu'as-tu dans la tête ? pensait Alan. Cela ne fera pas revenir Don.... Ne fais pas ça je t'en prie !!!

Mais Los Angeles étant la ville des voiture, Alan perdit rapidement la trace de Charlie, et à cause d'un feu rouge, il dut abandonner la partie, la peur au ventre, envahi par l’inquiétude.

*****


Dans la rue du suspect, Charlie venait de se garer, et se dirigeait vers la maison. Les agents, le connaissant, ne furent pas surpris, et comprenant l'envie du mathématicien de voir l'assassin de son frère les menottes aux poignets, il le laissèrent passer.

 

Charlie entra alors dans le salon, et vit de nombreux agents et David, satisfaits d'avoir arrêté le meurtrier de Don. Surpris, David lui demanda alors :


- Que viens-tu faire ici Charlie ?


La bouche moite, la main tremblante mais l'esprit vif, rongé par l'idée de vengeance, le mathématicien répondit :

- J'ai un travail à terminer.


Il sortit alors lentement de son manteau, le pistolet de secours que Don laissait toujours dans son tiroir au bureau du F.B.I. Tous furent surpris de son geste. Enfin presque tout le monde. Le meurtrier avait l'air de ne pas avoir peur.


- Alors ça fait quoi, de savoir qu'un de tes collègues a tué ton frère...Eppes ? demanda calmement Carter.

A ce moment-là, Charlie comprit que le criminel se réjouissait de la mort de Don, simplement parce que c’était le frère de l’un des hommes qu’il haïssait le plus au monde. Qui sait s’il n’avait pas sciemment attiré Don dans ce piège ? Et si son frère était mort pour que Carter prenne sa revanche sur lui ? De toute façon, qu’importait…

- Alors, ça fait quoi de savoir que tu vas mourir, répondit calmement Charlie.

 


juliabaku  (09.04.2009 à 18:08)

CHAPITRE XXV

 Maison de F.B. Carter

- Avec moi Liz, on descend ! avait intimé Colby tandis que David et Nikki entreprenaient de fouiller l'étage.

La jeune femme lui avait emboîté le pas et, se couvrant mutuellement, ils étaient descendus à la cave. L'endroit était humide et sentait le renfermé. Il n'y avait aucun signe d'aucun des malfaiteurs : visiblement, personne ne s'était réfugié là. D'ailleurs, d'après l'état des lieux, on ne devait pas y descendre bien souvent. Les deux agents avaient remisé leurs armes dans leurs étuis quand ils entendirent soudain un bruit sourd : comme si on cognait à quelques mètres d'eux. La torche de Liz troua l'obscurité de la cave et éclaira, sur le mur du fond, l'encadrement d'une porte. Aussitôt, sans parler, communiquant par signes en personnes habituées à travailler ensemble, les deux agents, l'arme de nouveau au poing, progressèrent vers cette porte derrière laquelle, visiblement, quelqu'un frappait.

- F.B.I. cria Liz. Sortez de cette pièce !

- Sortez où on tire ! insista Colby.

Il n'y eut, pour toute réponse, qu'une reprise des coups. Soudain Liz s'exclama :

- C'est un S.O.S. !

- Quoi ?

- Ecoute bon sang ! Trois courts, trois longs, trois courts : c'est un S.O.S.

- Tu as raison. Allons-y.

- Méfions nous quand même. Avec ces tordus, on ne sait jamais.

Progressant précautionneusement, ils ne tardèrent pas à atteindre la porte de chaque côté de laquelle ils se placèrent. Colby posa la main sur la poignée et tourna : la porte ne s'ouvrit pas ; elle était fermée à clé.

- D'accord. Reculez vous ! cria alors Colby. Je vais tirer.

Il se plaça à environ deux mètres de la porte, Liz derrière lui et il tira dans la serrure. Puis il ouvrit la porte d'un coup de pied puissant.

Ils virent alors une toute petite pièce : pas plus de deux mètres sur deux, sans aucune fenêtre, où l'atmosphère était étouffante et fétide. Une odeur âcre les prit à la gorge. Mais leur attention se porta surtout sur l'homme qui gisait au sol, pieds et poings liés, un bâillon noué autour de la bouche, par-dessus une taie d'oreiller qui lui recouvrait la tête. Ils se précipitèrent vers le malheureux.

- Tout va bien monsieur, le rassura Liz. Nous sommes du F.B.I. on va vous sortir de là.

Ils relevèrent l'homme dont les poignets étaient menottés dans le dos. Pendant que Colby s'attaquait aux liens qui lui retenaient les chevilles, Liz dénouait prestement le bâillon qui devait l'étouffer puis elle arracha la taie d'oreiller et un cri qui tenait à la fois de l'étonnement intense et de la joie lui échappa.

Surpris, Colby leva les yeux vers le visage du prisonnier et il en resta bouche bée à son tour.

 

*****


Cissy  (10.04.2009 à 15:31)

- Je vais t'abattre !

- Charlie, ne fait pas l'idiot. Lâche cette arme !

Au rez-de-chaussée, les choses étaient en train de tourner au drame. Charlie pointait toujours son arme sur l'assistant terrorisé. Aussitôt, tous les agents présents avaient, à leur tour, braqué leur arme sur lui et David, suant à grosses gouttes, essayait de faire entendre raison au mathématicien visiblement incontrôlable

- Charlie, Charlie écoute-moi. Lâche cette arme, tout de suite.

- Non ! Il a tué mon frère !

- Charlie ! Il va payer pour ça. Mais si tu tires sur lui, tu vas nous obliger à tirer sur toi.

- Et alors ? Qu'est-ce que j'ai à perdre maintenant ?

- Tout Charlie ! Tu as tout à perdre. Ton boulot, Amita, ton père.

- Il a tué Don !

Il répétait cette phrase comme un leitmotiv, incapable de voir plus loin que cette réalité insupportable.

- Charlie, pose cette arme.

- Quand il sera mort !

- Tu ne le tueras pas Charlie. Tu n'es pas un assassin.

- Qu'en sais-tu ?

- Je te connais.

- Pourtant, c'est bien moi qui aie envoyé mon frère à la mort. C'est comme si je l'avais tué moi-même !

- Ne dis pas n'importe quoi ! Tu sais bien que c'est faux !

- Don est mort à cause de lui.

- Peut-être. Mais Don ne voudrait pas que tu l'abattes. Il refuserait que tu termines ta vie en prison à cause de ce type.

Charlie le regarda, hésitant, partagé entre la voix de la raison qui sortait de sa bouche et cette voix dans sa tête qui lui soufflait qu'il devait venger la mort de son frère adoré. David comprit qu'il se calmait et qu'il devait saisir cette chance de lui faire entendre raison.

- Pense à Amita Charlie. Et puis pense à ton père.

- Mon père ?

- Oui. Il a besoin de toi. Maintenant plus encore qu'avant. Que deviendra-t-il si tu vas en prison hein ? Qui l'aidera si tu n'es plus là toi non plus ?

- Papa...

Il semblait que la colère quittait sa voix, ses yeux se remplissaient de larmes et David se dit qu'il était en train de gagner cette difficile partie. Mais à ce moment-là, Carter gâcha tout. Sa terreur s'était estompée devant l'hésitation de Charlie. Persuadé désormais que celui-ci ne mettrait jamais son dessein à exécution, il se fit goguenard :

- Et ben alors professeur Eppes ? On n'ose pas tirer ? Bien sûr que non ! Vous n'avez jamais été capable d'aller au bout de vos idées ! Vous battre pour un idéal, vous ne savez même pas ce que ça veut dire ! Et votre frère ne valait pas mieux que vous.

Avec un cri de rage, Charlie leva à nouveau son arme. Il aurait tiré si David ne s'était pas interposé entre lui et le criminel. Les agents autour de lui relevèrent les armes qu'ils avaient baissées, pensant le plus dur passé.

- Charlie, ne l'écoute pas. Il cherche à te faire du mal. Il n'en vaut pas la peine.

- Mais Don lui en valait la peine ! Je dois le faire, pour mon frère !

Les larmes coulaient maintenant sur ses joues : tout ce qu'il savait à ce moment présent, c'est que son grand frère ne reviendrait jamais plus. Qu'il avait disparu pour toujours par la faute de cet homme et cela lui était insupportable.

- Lâche cette arme Charlie, je t'en conjure ! supplia David.

- Non ! Je dois le faire, pour Don.

- Charlie ! Lâche cette arme tout de suite.

Charlie eut l'impression qu'on venait de jeter une bombe à ses pieds. Tétanisé, l'esprit bloqué, il ne comprenait pas : cette voix... c'était impossible... il rêvait. Autour de lui, le temps semblait s'être figé. Les agents fixaient tous un point situé dans son dos, au-delà de lui, et tous avaient l'air abasourdis.

- Tu m'entends Charlie, lâche cette arme immédiatement !

Cette voix ! Il n'y avait pas à se tromper !

Comme au ralenti, Charlie se retourna vers celui qui venait ainsi, par deux fois, de l'apostropher. Les larmes se mirent à rouler de plus belle sur ses joues tandis que l'arme lui échappait des mains, malgré lui. Sur le seuil de la porte qui menait au sous-sol, se tenait son frère, soutenu par Colby. Il était livide, une barbe de plusieurs jours lui mangeait les joues, il avait l'air épuisé et ses vêtements étaient froissés, salis et même déchirés par endroits, mais c'était bien Don, vivant.

VIVANT !


Cissy  (10.04.2009 à 15:33)

CHAPITRE XXVI

 Domicile de F.B. Carter

Avec un cri qui tenait à la fois de la joie, de l'incompréhension et de la douleur, Charlie se jeta sur son frère.

- Don, oh mon Dieu, Don, c'est toi ? C'est bien toi ? Mais comment ? Oh Donnie !

Il ne parvenait pas à y croire : il serrait son frère dans ses bras, puis s'éloignait de lui, le tenant à bout de bras comme pour s'assurer qu'il ne rêvait pas, puis il l'étreignait à nouveau sauvagement, pleurant, riant et criant tout en même temps.

- Arrête Charlie, tu m'étouffes ! finit par implorer Don.

- Pardon, pardon ! Viens ! Viens par ici !

Il soutenait son frère qui semblait à bout de forces vers le canapé où il l'aida à s'asseoir puis il s'assit tout contre lui. Un agent lui tendait une couverture qu'il drapa soigneusement sur les épaules de Don avant de le serrer une fois encore contre sa poitrine.

- Mais comment ? Comment est-ce que tu peux être là ? pleurait-il.

C'était la même question qui hantaient les agents, fous de joie eux aussi de s'apercevoir que leur collègue était bien vivant, mais moins démonstratifs. De toute façon, Charlie accaparait totalement son frère retrouvé.

- Ils m'ont enlevé dans l'entrepôt, raconta Don. J'avais entendu appeler au secours. C'était l'un d'entre eux qui avait chuté, les autres ne s'étaient rendu compte de rien sur le moment. Lorsque je suis arrivé près de lui, je n'ai pas vu tout de suite que ce n'était pas un agent. De toute façon, ça n'aurait rien changé : je n'allais pas le laisser là. Mais on n'avait plus moyen de regagner la porte. C'est alors qu'il m'a dit qu'ils avaient creusé un tunnel à partir des égouts et nous nous sommes dirigés par là-bas. Le reste de la bande s'y trouvait et je me suis fait proprement embarquer.

- Mais tu vas bien ? Tu vas vraiment bien ?

- Oui Charlie. Juste une vilaine bosse.

- Ils t'ont frappé ?

- A vrai dire, je ne me suis pas vraiment laissé faire, tu sais.

A ce moment-là, le regard de Charlie tomba sur les profondes ecchymoses et écorchures qui marbraient les poignets de son frère :

- Oh mon Dieu Donnie ! Mais qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?

- T'inquiète ! Ce n'est rien. Juste la marque des menottes. Au bout de... Au fait, ça fait combien de temps au juste ? Deux, trois jours ?

- Trois jours oui. Et ils t'ont laissé menotté tout ce temps ? Ces gens sont des monstres !

- Charlie... Ca va, j'en ai vu d'autre tu sais. Je survivrai !

Charlie ne se lassait pas de regarder son frère rescapé : il ne parvenait toujours pas à croire au miracle auquel il assistait. Il tenait la main de Don dans les siennes et rien ni personne n'aurait pu le convaincre de le lâcher.

Colby tendit un verre d'eau à son ami. Charlie ne lui laissa pas le temps de l'attraper. Il le saisit et le porta aux lèvres de son frère.

- C'est bon Charlie, je peux boire tout seul, protesta celui-ci.

Mais il le laissa faire, comprenant combien il avait besoin de ces petits gestes insignifiants pour se prouver qu'il ne rêvait pas.

- Merci, ça fait du bien, dit-il.

- Ils ne t'ont rien donné, pendant tout ce temps ? s'indigna Charlie.

- Mais si petit frère, ne t'inquiète pas. Ils me nourrissaient deux fois par jour et j'avais aussi droit d'aller aux toilettes. Je n'ai pas été maltraité.

- C'est relatif ! rétorqua Liz. Ils t'ont quand même laissé menotté durant tout ce temps.

- Je crois qu'ils se méfiaient un peu de moi.

- On se demande bien pourquoi, plaisanta David.

Un grand éclat de rire gagna tous les agents présents, fait de soulagement et de joie de s'apercevoir que le cauchemar qu'ils avaient cru traverser n'était pas réel. Charlie, lui, ne rit pas : il gardait les yeux rivés sur son frère, ne le quittant pas du regard, comme s'il craignait qu'il ne s'évanouisse en fumée dans les quelques secondes où il le perdrait de vue. David fit signe à ses coéquipiers de sortir : il savait que les deux frères avaient besoin de se retrouver en tête à tête quelques minutes.


Cissy  (10.04.2009 à 15:34)

                               CHAPITRE XXVII

 

Domicile de F.B. Carter

Après avoir quitté les deux frères, David se dirigea vers les pyromanes. Il voulait comprendre les motivations de ces jeunes gens en ce qui concernait Don.


 « Pourquoi avoir kidnappé l'agent Eppes ? Que pensiez-vous en faire ?


Carter ne répondit pas, il semblait ne plus vouloir donner une réponse, ne pas vouloir se justifier devant cet agent, alors qu'il aurait dit mille et une choses avant pour se justifier devant le professeur Eppes, pour le narguer et lui faire perdre les pédales.
Comprenant qu'il ne pourrait rien tirer de Carter, il se tourna alors vers son lieutenant, Robert Manchot, le type même du fanatique, qui répondit à sa question par un rire digne des plus grands désaxés psychologiques, ou de ces tueurs qui ne font cela que par plaisir. Son regard se tourna alors vers les plus jeunes, les plus fragiles aussi. Les trois jeunes gens, semblaient être terrifiés, indignés, honteux. David se rapprocha d'eux, et d'une voix calme, et douce il leur demanda :


 « Vous devriez collaborer avec nous. Le procureur en tiendrait compte. »


Ayant conscience que leur futur dépendait uniquement d'eux, et non plus de ces deux hommes qui les terrifiaient, ils firent signe qu'il acceptaient de collaborer. La fille se mit alors à tout raconter.

 


juliabaku  (11.04.2009 à 11:33)

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CHAPITRE XXVIII


Trois jours auparavant dans l'entrepôt en flammes.
Jules, hurlait à mort, il espérait que son frère, Louis, allait revenir pour l'aider. Mais il se souvenait aussi que, lors de leur préparation, Carter et Robert avaient bien stipulé que, si l'un d'eux était pris au piége par les flammes, alors ils devraient l’abandonner. Qu'ils ne reviendraient pas pour l'aider.
Même si ces paroles repassaient dans sa tête, il espérait tout de même que son frère viendrait l’aider. Ne croyant plus en cet espoir d'avoir un jour le droit de respirer à nouveau l'air libre, il se disait qu'il allait abandonner, lorsqu'il entendit une voix l'appeler.
- Y a quelqu'un ?
Comprenant qu'il avait de nouveau une chance que l'on vienne lui sauver la vie, peu importe de qui il s'agissait, il se remit à crier. L'homme se rapprochait de lui :

- Vous êtes blessé ?

- C’est ma jambe : je crois qu’elle est cassée, je ne peux pas bouger.

- Je vais vous aider. Courage, on va s’en sortir.

Il l’aida à se libérer. Fort heureusement, la jambe n’était pas cassée : fortement contusionnée simplement sans doute.

- Appuyez-vous sur mon épaule. On va sortir de là ! hurla l'homme.
Obéissant comme un petit soldat, Jules remarqua alors la plaque qui était accrochée à la ceinture de son sauveur.

- Je suis l’agent Eppes du F.B.I.. Ne vous inquiétez pas on va s'en sortir.
Don semblait avoir parlé un peu trop vite : devant lui les flammes avaient pris une grande ampleur. Sentant la peur de l'agent du F.B.I., due au fait qu'il semblait qu'ils ne pourraient jamais sortir de cette situation, il se dit alors qu'il fallait parler de la solution de repli qu'ils avaient prévue en cas de soucis.
 - Il y a un tunnel que nous avons creusé pour aller dans les égouts. Passons par là ! toussota Jules en montrant le chemin à l'agent du F.B.I. afin de sauver sa propre peau, sans se douter des conséquences que cet acte allait avoir.

*****


Dans le tunnel, Louis et Emilie étaient entrés en conflit avec Carter et Robert.
 - Il faut aller le sauver. On va pas le laisser mourir !!! hurlait Louis, tandis qu'Emilie tentait de calmer son amoureux pour ne pas avoir de problèmes.
- On avait été clair dès le début. De toute façon il est trop tard, insista alors Robert sans aucune compassion envers ce jeune homme qui venait probablement de mourir dans d'atroces souffrances.
- C'est trop tard Louis, ajouta Emilie en se serrant contre l'élu de son coeur.
Carter ne daigna même pas leur jeter un regard : pour lui tout était prévu à l'avance, et Jules n'était qu'un pion simple à remplacer.
N'acceptant pas l'idée que son frère puisse mourir, Louis repartit seul dans le tunnel, vers les flammes. Emilie tenta de le rattraper, mais il était trop tard. Aucun des deux autres hommes ne voulait bouger. Ils allaient rester ici le temps de voir si Louis réussissait à sortir son frère des flammes, ou s'il allait mourir avec lui.

*****


Faisant le chemin inverse, rapidement, Louis se retrouva face à face avec son frère, blessé, brûlé, soutenu par un agent du F.B.I..
 - Jules, tu n'as rien ? Tant mieux !!! hurla Louis en le prenant dans ses bras.
 - Oui, il va bien. Mais comme vous avez l'air tous deux impliqués dans cet incendie, vous, je vous arrête, dit calmement Don en mettant les menottes à Louis, tout en faisant attention que Jules ne soit pas davantage blessé.
 - Pourquoi avoir fait cela ? demanda-t-il ensuite à ses prisonniers.
Ils ne répondirent pas et il ne chercha pas de réponse. Ils continuèrent alors leur chemin vers les autres membres de leur équipe.
Arrivé aux égouts, Don s'aperçut rapidement qu'il avait bien à faire à un groupe. Et pas n'importe quel groupe. L'un de ses membres, il le connaissait bien : il l’avait souvent vu roder près du bureau de Charlie quand il venait le voir à Calsci.
Rapidement, Carter prit la jeune Emilie en otage.
 - Agent Eppes. Relâchez mes hommes tout de suite. Ou je la tue !
Bien sûr, Don aurait pu résister : après tout, Emilie était une complice et, en tant que telle, elle savait les risques auxquels elle s’exposait. Mais il ne pouvait se résoudre à mettre en danger une si jeune femme, visiblement terrifiée. Voyant qu'il n'avait pas le choix, il céda, et libéra Louis, qui s'empressa de prendre Jules sur son épaule.
Robet Manchot se rapprocha de l'agent Eppes et prit son arme. Ne voulant pas se laisser faire, celui-ci tenta de se battre pour reprendre le contrôle de la situation, mais son agresseur l’assomma brutalement.
 - Je le tue Carter ? demanda Robert Manchot tout en se pourléchant la lèvre supérieure, en sentant l'approche du sang.
- Nooon !!, hurla alors Jules.
Carter et Robert le regardèrent étonnés.
- Peux-tu me donner une bonne raison de le garder en vie ce gêneur ? demanda impatiemment Robert, le doigt sur la gâchette.
 - Il...Il peut nous servir de monnaie d'échange si jamais nous avions un soucis avec le F.B.I., inventa Jules peu sûr de ses paroles, disant les premiers mots qui lui passaient par la tête. L’essentiel, pour lui, était de convaincre ces dangereux fanatiques, dénués de toute compassion, auxquels il regrettait de plus en plus de s’être lié, d’épargner la vie de cet homme qui était venu à son secours quand eux l’avaient abandonné. Qu’il soit agent au F.B.I. n’y changeait rien : il était avant tout un être humain qu’il ne pouvait pas laisser exécuter devant lui comme un animal sans risquer d’être ravalé au rang de ce qu’il voulait combattre en s’engageant dans l’action clandestine prônée par son professeur.
Légèrement irrité, Robert allait donner le coup de grâce à Don, lorsque Carter dit :
 - Laisse le en vie. Le gosse a raison. Si jamais nous devons nous enfuir, il serait intéressant d'avoir un otage utile.


juliabaku  (11.04.2009 à 11:34)

                                    CHAPITRE XXIX

 

Trois jours avant, domicile de F.B. Carter

Par la suite, les jeunes et Carter avaient décidé qu'il fallait enfermer leur captif dans la cave, et le retenir dans des conditions assez correctes pour le garder en vie le plus longtemps possible et pouvoir se servir de lui en cas de pépin. Les trois jeunes espéraient, à terme, permettre la libération de l’otage, Carter lui, n’envisageait pas les choses sous cet angle. En fouillant dans ses poches il avait découvert l’identité de l’agent qu’il retenait et il était fou de joie d’avoir enfin l’occasion de se venger de ce petit professeur Eppes qui l’avait méprisé et avait tenté, à plusieurs reprises, de le faire chasser de l’université. Il lui montrerait lequel des deux était le plus fort !

Les jeunes assuraient des relais permettant à Don d'avoir les soins vitaux et de confort, qui consistait à avoir au minimum deux repas, et à pouvoir aller aux toilettes. Bien sûr, pour ne pas que leur otage leur fausse compagnie ils lui avaient passé ses propres menottes et s'étaient arrangés pour qu'il ne puisse jamais s'enfuir. Se méfiant de ses jeunes complices, pour éviter que Don ne puisse les retourner contre lui, Carter avait gardé la clé dans un endroit bien secret. Et puis, il avait fait attention que Don ne puisse pas communiquer avec eux. Qui sait si il ne serait pas parvenu à les convaincre de le libérer ou de prévenir les autorités ?

Alors il lui avait mis une taie d’oreiller sur la tête, et un bâillon pour l'empêcher de parler. Pour le nourrir, on se contentait de relever la taie sur son nez et de lui donner la becquée. Chaque passage aux toilettes était une épreuve pour lui, car il avait les mains attachées, la tête toujours couverte de la taie, limitant ainsi les risques d'évasion mais le rendant totalement dépendant de ses ravisseurs même pour ces moments d’intimité.

Carter devait aussi faire face à un autre problème. Il devait contenir Robert Manchot qui ne voulait pas laisser l’otage en vie.


 - On doit le tuer avant qu'il nous cause le moindre souci ! avait-il hurlé.

Son chef savait bien que, plus que l’inquiétude, c’était l’appât du sang du à sa cruauté naturelle qui le poussait à vouloir assassiner leur prisonnier.


- Tu te calmes. Si jamais il se passe quelque chose, avec lui dans nos filets nous pourrons nous enfuir sans gros problèmes. Alors maintenant tu cesses tout de suite ton jeu, tu t'assois et tu te tais.


Pas ravi d'entendre de telles choses, Robert ne pouvait rien faire non plus, car il n'avait pas de silencieux, et n’avait pas accès à la cave où Don était retenu, car Carter ne voulait pas qu'il soit dans la même pièce que lui : jamais. Du moins tant qu’il était nécessaire de le garder en vie. Après…

*****


Fin du flash-back


Les trois jeunes, maintenant ravis d'avoir tout dit, partirent à leur tour au poste de police. David se dit que Don avait eu une chance phénoménale d'avoir la vie sauve malgré les circonstances. Cela aurait put se passer tout autrement.

 


juliabaku  (11.04.2009 à 20:14)

CHAPITRE XXX

 Domicile de F.B. Carter

Dès qu'ils furent seuls, Charlie prit de nouveau son frère dans ses bras, comme s'il ne pouvait pas se convaincre qu'il était bien là. Puis il le lâcha et le regarda attentivement, voulant s'assurer qu'il était indemne. Son regard se troubla de nouveau à la vue des longs sillons qui entouraient ses poignets. Son frère surprit son regard et s'empressa de lui dire :

- Ca va Charlie. Tout va bien, je t'assure.

- Ca ne te fait pas mal ?

- C'est supportable, rassure-toi.

- Don, je voulais te demander pardon. Je regrette tellement !

- Quoi ? De quoi tu parles Charlie ?

Don semblait tomber des nues.

- Ce que je t'ai dit avant que tu partes ce jour-là.

Devant la mimique d'incompréhension de son frère, il précisa :

- Que je refusais de t'aider. Et surtout que je ne savais pas si tu en valais la peine.

Soudain, Don comprit ce qui tourmentait son frère et il s'écria :

- Oh ça ! Arrête, n'y pense plus Charlie, ça n'a aucune importance.

- Bien sûr que si ! Tu le sais bien Donnie.

- Charlie, je sais que tu ne le pensais pas.

- Mais je l'ai dit !

- Tu étais en colère, ça arrive à tout le monde. Et puis, tu as bien le droit de dire des énormités de temps à autre, toi aussi.

Mais Charlie ne répondit pas au sourire de son frère.

- Je ne le pensais pas Donnie. Tu sais que je ne le pensais pas.

- Bien sûr Charlie, bien sûr que je le sais ! Arrête de t'en faire pour ça.

- Parce que, si quelqu'un vaut bien la peine que je me donne du mal pour lui, continuait le mathématicien semblant n'avoir pas écouté son frère, c'est bien toi Donnie. Je ferais n'importe quoi pour toi, tu le sais n'est-ce pas ?

- Bien sûr que je le sais frangin, dit Don, plus ému qu'il ne l'aurait voulu. Puis, rebondissant sur cette dernière affirmation, il enchaîna gravement.

- J'ai vu en effet que tu étais vraiment capable de faire n'importe quoi ! Qu'est-ce qui t'a pris Charlie ? Qu'est-ce que tu allais faire ?

Charlie baissa la tête, ému par le ton sévère qu'avait pris la voix de son frère.

- Je croyais qu'il t'avait tué ! J'ai perdu la tête !

- Ce n'est pas une excuse Charlie ! Tu étais prêt à tuer un homme ! Tu te rends compte ?

- Donnie... Je n'ai pas réfléchi !

- Alors ça c'est nouveau ! Si TOI tu ne réfléchis plus, où va le monde ?

- Je ne pouvais pas supporter qu'il soit en vie, alors que toi...

- Et tu as pensé à papa ? Qu'est-ce qu'il serait devenu sans toi, tu peux me le dire ?

- Je t'en prie, ne sois pas fâché contre moi Donnie. Je ne le supporterai pas.

Don fut bouleversé de l'intensité du désarroi dans la voix de son frère et son ton se fit plus doux.

- Je ne suis pas fâché Charlie. Mais je veux que tu me promettes que jamais plus tu ne feras ce genre de chose. Quoi qu'il se passe. Jamais plus Charlie, tu m'entends ?

- Oui, je te le promets Donnie.

- Mon petit frère !

Don attira Charlie à lui et les deux frères restèrent enlacés un moment. Puis soudain, le cadet s'écarta en s'écriant :

- Mon Dieu, papa !

- Quoi ?

- On doit lui dire que tu es vivant ! Il va être fou de joie.

- Papa ! Je n'y pensais plus. Il faut l'appeler.

- C'est inutile.

 

*****


Cissy  (12.04.2009 à 17:02)

La voix de leur père les fit se retourner. Il se tenait derrière eux, les larmes aux yeux, profondément ému. Inquiet de ce que pourrait faire Charlie, depuis qu'il avait perdu son fils de vue au carrefour, il avait tourné dans le quartier, en proie à une anxiété terrible : il savait que Charlie risquait de commettre un acte irréparable et il s'en voulait de ne pas l'avoir empêché de partir. Et si son fils tirait sur Carter ? Que se passerait-il ensuite ? Et si un agent du F.B.I. tirait sur lui pour protéger le criminel ? Un gémissement d'angoisse lui avait échappé à cette idée : non ! Il ne pouvait pas perdre son deuxième fils, ce n'était pas possible. S'il arrivait quelque chose à Charlie, alors il n'y aurait plus rien pour lui dans ce monde, rien du tout !

Et puis il avait entendu les sirènes et s'était dirigé dans cette direction. Un agent l'avait arrêté au barrage établi par les autorités pour éviter que des innocents ne se trouvent pris dans la fusillade ou ne risquent d'être pris en otage. Il avait passé là de longues minutes, en proie à une inquiétude grandissante. Puis il avait vu l'équipe de son fils sortir de la maison et il avait hélé David. Celui-ci, étonné de le trouver là, avait fait signe au policier de le laisser passer.

Arrivé près d'eux, Alan remarqua que les quatre agents arboraient un sourire éclatant et il en fut profondément blessé. Qu'ils soient heureux d'avoir bouclé une affaire, d'avoir arrêté l'homme à cause duquel leur chef était mort, c'était une chose. Mais qu'ils aient l'air aussi gais, comme si cette arrestation leur faisait oublier que Don ne reviendrait jamais, qu'on devait l'inhumer deux jours plus tard, c'était presque indécent. Durant un instant, il leur en voulut terriblement de ce qu'il prit pour une sorte d'indifférence. Et puis David s'adressa à lui.

- Alan, vous êtes là ! C'est génial ! J'allais vous appeler.

- Où est Charlie ? Est-ce que tout va bien ?

- Oui. Tout va merveilleusement bien Alan, avait répondu Liz, un grand sourire aux lèvres.

- Mais mon fils ?

- Vos fils vont très bien, ils sont à l'intérieur, avait dit alors Colby.

Alan l'avait regardé, se disant qu'il avait mal entendu.

- Qu'avez-vous dit ?

- J'ai dit que vos fils allaient très bien, tous les deux, avait insisté l'agent alors qu'Alan fixait sur lui un regard incrédule.

- Je ne comprends pas, avait-il dit d'une voix tremblante.

- Don est vivant, Alan, avait alors explosé David. Il était prisonnier dans la cave.

- Vivant ?

Il lui avait semblé que le sol se dérobait sous ses pieds, un vertige l'avait saisi : il n'arrivait pas à croire à ce qu'il entendait.

Conscient du malaise qui s'emparait de lui, Nikki l'avait fait asseoir sur le perron en jetant à ses coéquipiers un regard de reproche : depuis trois jours les nerfs d'Alan étaient soumis à rude épreuve. Ils auraient pu lui annoncer la nouvelle avec un peu plus de ménagement ; après tout, il n'était tout de même plus de la première jeunesse.

Mais il avait bien vite repris ses esprits, désireux de s'assurer qu'il n'était pas en train de faire un merveilleux rêve.

- Vous dites que mon Donnie est vivant ?

- Oui Alan, il est à l'intérieur avec Charlie.

- Et il va bien ?

- Allez-y voir vous-même !

Il ne se l'était pas fait répéter deux fois et s'était précipité dans la maison. Il s'était arrêté sur le seuil, n'osant croire le spectacle qu'il avait sous les yeux : Don, bien vivant, emmitouflé dans une couverture, blotti dans les bras de son frère en pleurs. Des larmes lui montèrent aux yeux à ce spectacle.

A ce moment, il entendit ses deux garçons parler de le mettre au courant et il intervint :

- C'est inutile.

D'un même élan, Charlie et Don se tournèrent vers lui et il put s'assurer que c'était bien son fils aîné qui lui faisait face. Il avait l'air fatigué mais il était vivant et c'était tout ce qui importait. Avec un cri étranglé, il se précipita vers lui, avant qu'il ait pu se lever, et il le serra à son tour dans ses bras, désespérément, ne pouvant pas se persuader qu'il était en train de vivre la réalité.

- Donnie, mon petit, mon tout petit !

- Papa !

Don était bouleversé de l'émotion manifeste qui s'était emparé de son père. Il ressentait soudain tout le désespoir dans lequel sa disparition avait plongé les siens et il se rendait compte de l'immensité de l'amour qu'ils avaient pour lui, de la place qu'il tenait dans leurs vies. Il rendit son étreinte à son père tout en tendant la main à Charlie qui s'en empara avidement. Ils étaient ensemble, tout cela n'avait été qu'un épouvantable cauchemar.

Colby vint avertir les trois hommes que l'ambulance venait d'arriver.

- Une ambulance ? Pour quoi faire ? interrogea Don.

- Pour toi. Tu dois aller passer des examens à l'hôpital Don.

- Mais non ! Je me sens très bien ! s'insurgea-t-il aussitôt.

- Don, c'est la procédure.

- Ca m'est égal. Je n'ai pas envie d'aller perdre du temps à l'hôpital.

- S'il te plaît mon ange, fais ce qu'ils te disent.

- Donnie, tu dois te faire examiner.

Alan et Charlie avaient parlé en même temps et Don les regarda : il comprit qu'ils avaient absolument besoin d'être rassurés sur son état de santé et qu'il leur devait bien ce petit sacrifice. Il poussa un énorme soupir et abdiqua :

- Bon d'accord. Mais je vous préviens, hors de question qu'on me garde là-bas. Tout ce que je veux, c'est rentrer à la maison, prendre un bon bain chaud, et manger un énorme steak avec des pommes au four et un milk-shake à la banane. Ca fait trois jours que j'en rêve.

- Dès que nous serons à la maison, je te prépare ça, promis, lui dit son père d'une voix joyeuse.

- Maintenant, viens, murmura Charlie.

Il se leva du canapé et chancela : sa captivité l'avait affaibli. Son père et son frère se précipitèrent pour le soutenir.

- Ca va ? s'inquiéta Alan.

- Mais oui papa, t'inquiète !

- Viens, il faut te faire examiner, le pressa Charlie.

- Vous restez avec moi ?

- Ca, pas question qu'on te quitte une seconde, s'exclama Alan.

- Tu peux y compter, disait Charlie en même temps.

Ils se sourirent. Puis, encadrant leur fils et frère qu'ils avaient cru perdu à jamais, Alan et Charlie le soutinrent jusqu'à l'ambulance où un médecin le prit en charge. Dès qu'il fut installé sur la civière, les deux hommes s'installèrent près de lui et posèrent leurs mains sur la sienne. Ils échangèrent un regard où l'affection le disputait à l'attendrissement et au soulagement : ils étaient tous les trois réunis et rien au monde n'était plus important que ça.

 


Cissy  (12.04.2009 à 17:04)

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