Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Little House on The Prairie
Création : 20.08.2008 à 16h27
Auteur : Chris2004
Statut : Terminée
« J'écris cette fiction seule ! Merci de ne pas ajouter de paragraphes ! Bonne lecture à tous ! » Chris2004
Cette fanfic compte déjà 7 paragraphes
Préambule : L'histoire que j'écris ne tient pas compte de l'épisode « Le dernier adieu ».
Almanzo et Laura tiennent une pension de famille dans une immense demeure qu'ils ont hérité de Madame Flannery. Isaïah Edward et Sherwood Montague y sont pensionnaires.
Almanzo travaille avec Isaïah au moulin de Walnut Grove. Laura s'occupe de la pension de famille et élève Rose sa fille ainsi que Jenny sa nièce par alliance.
___________________________________________________________________________
Chapître I - Le malaise de Laura
Ce matin là, une bonne odeur de café réveilla Laura. Elle se frotta les yeux tendit qu'elle s'étirait doucement. Machinalement, elle se tourna et posa sa main à côté d'elle. Almanzo, n'était plus là et sa place était froide. Laura se leva et enfila sa robe de chambre. Elle se dirigea ensuite en bas.
Lorsqu'elle arriva dans le couloir qui menait au salon une bonne odeur de pain chaud se mêlait à celle du café.
Almanzo s'afférait dans le salon à mettre en place le petit déjeuner. Laura s'approcha de lui et ils s'échangèrent un baiser.
- Bonjour ma chérie ! As-tu bien dormi demanda Almanzo en apercevant Laura entrant dans le salon
- Oui très bien répondit Laura. Mais pourquoi ne m'as-tu pas réveillé ajouta-t-elle ?
- Je n'ai pas osé te réveiller, tu dormais tellement bien !
- Tu auras dû me réveiller voyons ! Nos pensionnaires vont bientôt descendre et je ne suis pas prête pesta Laura.
- Ce n'est pas grave. Je vais terminer de préparer le petit déjeuner et toi tu n'as qu'à monter te préparer tempéra Almanzo
Chaque matin, Laura et Almanzo se levaient très tôt. Depuis qu'ils tenaient la pension de famille leurs journées étaient bien remplies. Laura s'occupait presque seule de la pension la semaine. Elle préparait tous les repas, faisait le ménage, préparait les chambres, s'assurait que ses pensionnaires ne manquent de rien et devait également s'occuper de Rose et de Jenny.
Jenny lui était d'une aide précieuse à la pension. Elle aidait aux tâches ménagères lorsqu'elle n'avait pas école et prenait soin de Rose lorsque Laura était occupée ailleurs.
Almanzo quand à lui avait conservé son emploi au moulin de Walnut Grove. Il s'y rendait cinq jours par semaine. Il avait préféré continuer d'y travailler afin de palier aux moments de creux de la pension.
Laura se trouvait à présent dans sa chambre elle s'habillait. Elle s'étonna de se sentir aussi fatiguée malgré la longue nuit de sommeil qu'elle venait de faire. Lorsqu'elle commença à enfiler sa robe quelqu'un frappa à la porte.
- Tante Laura ? Est-ce que je peux entrer demanda Jenny
- Attends un peu dit Laura
Laura se dépêcha d'enfiler sa robe et autorisa Jenny à pénétrer dans sa chambre.
- Bonjour ma tante. Est-ce que tu as bien dormit s'enquit la petite fille
- Bonjour Jenny. Oui très bien. Même si je suis encore fatiguée !
Jenny constata qu'effectivement sa tante avec les traits tirés et les yeux cernés. Laura n'arrêtait d'ailleurs pas de bailler.
Laura qui voulait aller voir si Rose était réveillée dit à Jenny qu'elle pouvait descendre pour prendre son petit déjeuner. Elle la rejoindrait au salon dans quelques instants.
Jenny et Laura sortirent de la chambre. Tandis que Jenny prenait l'escalier pour descendre au salon, Laura entra dans la chambre de Rose. La petite fille avait les yeux grands ouverts. Lorsque Laura se pencha au dessus de lit de sa fille, Rose lui fit de grands sourires.
- Bonjour mon ange. As-tu bien dormi ? Dis donc tu es bien sage ce matin !
La petite fille avait attendu bien sagement que sa maman vienne la chercher. Laura prit Rose dans ses bras et descendit dans le salon.
Lorsque Laura entra dans le salon Isaïah Edwards et Monsieur Montague étaient installés à prendre leur petit déjeuner. Monsieur Montague salua Laura. Celle-ci fit le tour de la table et embrassa Monsieur Edwards.
Bonjour ma grande ! Tu es bien pâlotte ce matin remarqua Isaïah ! Es-tu malade ?
Non je ne suis pas malade juste un peu fatiguée. Cela passera lorsque j'aurais pris mon petit déjeuner affirma Laura.
Le petit déjeuner se poursuivit dans le silence. Almanzo fit remarquer à Isaïah qu'il était maintenant temps de partir pour aller travailler. Ils emmenèrent avec eux Jenny qui se rendait à l'école. Almanzo embrassa sa femme et sa fille et lui souhaita une bonne journée. Tous trois montèrent dans le chariot et prirent le chemin de la ville.
Laura commença à débarrasser le petit déjeuner. Monsieur Montague était resté au salon à lire un livre qu'il venait de recevoir la veille. Tout à coup un grand fracas le fit sursauter. Il se leva d'un bond et se précipita dans le couloir. Il trouva Laura qui gisait inconsciente. Tout au tour d'elle des débris de vaisselle jonchaient le sol. L'homme se baissa et tenta de réanimer la jeune femme à coup de petites tapes sur ses joues.
- Laura réveillez-vous ! Laura revenez à vous !
Laura ouvrit les yeux complètement ébettée. Elle se redressa avec beaucoup de difficultés.
- Monsieur Montague que se passe-t-il ? Pourquoi me tapez-vous ?
- Vous venez d'avoir un malaise ma chère et je tentais simplement de vous faire revenir à vous ! Vous devriez vous relever mais doucement !
Laura qui se tenait maintenant debout était encore faible. Ses jambes flageolaient et avait encore quelques vertiges. Monsieur Montague la fit s'assoir dans le fauteuil du salon. Il se rendit ensuite à la cuisine et lui ramena un grand verre d'eau qu'il lui somma de boire. Laura reprenait peu à peu ses esprits. Son visage retrouvait ses couleurs naturelles. Laura qui était maintenant tout à fait remise se mit debout.
- Bon et bien à présent dit-elle il va falloir que je ramasse tout ca !
- Vous devriez peut-être vous reposer plutôt lui suggéra Monsieur Montague. Je vous rappelle que vous venez d'avoir un malaise !
- Me reposez, non non je n'en ai pas le temps et de toute façon je me sens beaucoup mieux affirma Laura.
Monsieur Montague constata qu'effectivement Laura allait beaucoup mieux. Son visage ne laissait plus rien voir de son malaise et la jeune femme avait retrouvé toute sa vivacité. L'homme se remit dans le fauteuil à lire son livre. Laura retourna vaquer à ses occupations.
Chapître II - Une nouvelle pensionnaire
Almanzo et Isaïah prenaient leur pause déjeunée. Ils mangeaient leur sandwich tout en discutant de choses et d'autres. Isaïah aimait à raconter les histoires du passé lorsque Charles travaillait encore avec lui au moulin. Almanzo aimait entendre ses histoires !
Une personne se dirigeait en direction des deux hommes. Il s'agissait d'un homme vêtu d'un pantalon marron et d'un long manteau. Il était plutôt grand et mince et avait les cheveux poivre et sel. Lorsque l'homme fut arrivé à leur hauteur Isaïah et Almanzo eurent la surprise de constater qu'il s'agissait en réalité d'une femme. Ils furent également frappés par son regard bleu azur.
- Bonjour messieurs ! Je m'appelle Angie Eppes !
- Bonjour madame Eppes. Je suis Isaïah Edward et lui c'est Almanzo Wilder.
- Monsieur Wilder c'est justement vous que je souhaitais voir. Je viens de voir Madame Oleson qui m'a dit que vous teniez une pension de famille. Je recherche une chambre pour quelques temps. En avez-vous de disponible ? lui demanda Madame Eppes.
- Oui nous avons des chambres de libre. Nous nous ferons un plaisir de vous accueillir. Monsieur Edwards est d'ailleurs l'un de nos pensionnaires.
- Je suis enchantée de l'apprendre répondit Angie avec un large sourire.
Almanzo précisa à Madame Eppes que pour le moment il ne pouvait quitter son travail pour l'accompagner à la pension de famille. La femme lui dit que cela ne faisait rien ! Elle allait se balader en ville histoire de se familiariser avec Walnut Grove. Almanzo donna rendez-vous à Angie à 17h.
Angie avait passé son après-midi assise sous le grand chêne près de l'école à écrire des notes sur un calepin. Lorsque l'heure de la récréation avait sonné, elle avait regardé les enfants s'amuser et rire. Tout en les observant elle était empreinte d'une certaine mélancolie ! A quoi pouvait-elle penser ? Pourquoi la vue des enfants s'amusant avaient déclenché ce sentiment chez elle ?
La sirène du moulin avait retenti signalant la fin du travail. Angie avait rejoint les deux hommes à l'heure dite. Almanzo lui présenta Jenny. Il lui dit que c'était sa nièce et qu'elle venait d'avoir 12 ans. Tout les quatre montèrent dans le chariot. En chemin Jenny avait posé quelques questions à Angie et notamment sur sa tenue vestimentaire. La petite fille était surprise de voir une dame porter un pantalon et des bottes de cowboy.
- Pourquoi portez-vous un pantalon Mme Eppes ? s'enquit Jenny
- N'embête pas Madame Eppes avec tes questions Jenny rétorqua Almanzo
- Laissez Monsieur Wilder dit Angie, cela ne m'ennuie pas du tout. Puis expliquant à Jenny : Je porte un pantalon car je me sens plus à l'aise ainsi. Les robes sont une restriction aux mouvements de la femme ma chérie ! Tu verras qu'un jour les femmes porteront plus de pantalon que de robes et que cela n'étonnera plus personne.
- Des pantalons quelle drôle d'idée ! Pourquoi ne fumeraient-elles pas le cigare et ne joueraient-elles pas au poker ? rigola Isaïah
- Pourquoi pas ajouta d'un ton ironique Angie.
Le chariot arrivait maintenant devant la pension. Angie fut enchantée devant la grande bâtisse. Le coin était idyllique. Angie trouva cela beaucoup mieux que la description que lui en avait fait Madame Oleson. Il faut dire qu'Harriet aurait préféré que Madame Eppes ne réside dans son hôtel. Mais Mme Eppes avait tellement insisté en lui disant qu'elle préférait un endroit reculé de la ville que Madame Oleson avait dû se résoudre à lui parler de la pension.
Almanzo appela sa femme et lui présenta Madame Eppes.
- Enchantée Madame Eppes ! Bienvenue à la pension de famille Wilder. J'espère que vous vous plairez parmi nous dit Laura
- J'en suis certaine affirma Angie
- Combien de temps comptez-vous rester ? demanda Laura
- Je ne sais pas encore répondit Angie cela dépendra d'un certain nombre de choses
Laura convia Angie a visité la pension. Angie était impressionnée par ce qu'elle voyait autour d'elle. L'intérieur était d'aspect modeste mais splendide. L'harmonie des couleurs, des tentures ainsi que des meubles qui composaient chaque pièce étaient parfaite. La maison ressemblait a un véritable petit château. Elle comprenait au rez-de-chaussée un grand couloir qui servait d'entrée. Celui-ci desservait à droite la cuisine qui était tout équipée, à gauche le salon. C'est dans cette pièce que Laura servait le petit déjeuner à ses pensionnaires. Enfin la salle à manger jouxtait le salon. Elle était immense. En son centre trônait une grande table. C'est là que les repas du midi et du soir étaient servis. Les deux femmes empruntèrent ensuite l'escalier qui faisait face à la porte d'entrée. A l'étage se trouvait dix chambres plus ou moins grandes. Chacune d'entre elles avaient été décorées avec goût. Laura montra à Angie sa chambre. Celle-ci était de taille moyenne. Ce qui ravit Angie, c'est qu'elle donnait sur le petit jardin qui donnait accès à la maison. Angie fut également émerveillée de voir cette vaste étendue dont on ne voyait pas poindre l'horizon.
- Je vous laisse vous installer Madame Eppes. Nous servons le dîner à 18h30 précisa Laura
- Je vous remercie. Appelez-moi Angie. Je me rafraichie et je vous rejoins.
Laura sortit de la chambre d'Angie et alla dans le salon mettre la table pour le dîner. Laura avait préparé un potage de légumes, ensuite il y avait un pain de viande. Laura était un fin cordon bleu tout comme sa mère. Almanzo qui était en train de s'amuser avec Rose interpella Laura :
- Dis moi ma chérie tu ne m'as pas dit que tu avais fait un malaise ce matin !
- Oh mais ne t'inquiète pas Almanzo, ce n'était qu'un tout petit malaise et puis je me sens très bien rétorqua Laura.
- Tu te sens peut-être très bien, mais demain matin tu iras voir le Docteur Baker
Laura n'avait pas très envie d'aller voir le Docteur Baker. Elle mettait sur le compte de la fatigue son malaise du matin. Mais devant l'insistance de son mari Laura dû se résoudre à s'y rendre.
Chapître III - Une nouvelle impossible
Le lendemain matin, Laura partie à la ville pour se rendre au cabinet du Docteur Baker. Almanzo l'accompagna. Il ne voulait pas laisser sa femme y aller seule. Il craignait qu'elle n'ait un nouveau malaise.
Laura s'était levée encore très fatiguée ce matin là. Elle avait les traits tirés, les yeux cernés, de légers vertiges et était très pâle. Contrairement, à la veille, elle n'avait pas pris grand chose au petit déjeuner. Elle avait bu un café accompagné d'une tartine qu'elle avait eut du mal à avaler. Laura avait tenté de ne rien laisser paraître à ses pensionnaires. Elle n'y était pas parvenue ! Seul Angie ne paraissait pas inquiète.
- Ne vous inquiétez pas Laura avait-elle dit. Je suis sûre que vous n'avez rien de grave. Bien au contraire !
Laura n'avait rien répondu. Elle était bien trop étonnée des paroles d'Angie, la certitude avec laquelle elle lui avait dit cela. Angie avait par ailleurs proposé de s'occuper de la petite Rose.
- Je serais enchantée de m'amuser avec ce cher ange avait déclaré Angie en regardant Rose. Ne vous inquiétez pas je saurais prendre soin d'elle durant votre absence.
Devant son enthousiasme et son insistance, Laura avait accepté. Angie inspirait la confiance même si Laura ne la connaissait que depuis la veille. Elle respirait la gentillesse et la bonté. De plus elle semblait avoir un lien très particulier avec les enfants. Laura lui confia donc Rose sans problème. Jenny qui était invitée en ce samedi à aller à une réception chez une amie ne pouvait la garder. Elle avait voulu annuler sa sortie mais Laura ne l'avait pas souhaité. La petite fille l'aidait déjà beaucoup. Et en ce jour ou il n'y avait pas d'école, Jenny avait bien le droit à quelques distractions pensait Laura.
Le chariot arrivait maintenant devant chez le Docteur Baker. Laura connaissait bien le lieu. Depuis qu'elle était enfant elle y allait. Le docteur Baker était son médecin depuis qu'elle était arrivée avec ses parents à Walnut Grove. Il l'avait toujours été même si leurs relations avaient été compliquées après la mort soudaine du second enfant de Laura et Almanzo. Tout était finalement rentré dans l'ordre après que le docteur ait sauvé Rose. Cette dernière souffrait de la même maladie qui avait emporté son jeune frère.
- Bonjour docteur Baker ! dit Laura
Le docteur donna une poignée de main à Almanzo.
- Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? demanda le médecin
- Hier matin, j'ai fait un malaise et Almanzo a insisté pour que je vienne vous voir lui répondit Laura
- J'étais au moulin mais Monsieur Montague m'a raconté le malaise de Laura. Elle a eut du mal à revenir à elle lui raconta Almanzo très inquiet
- Es-tu fatiguée Laura ? As-tu de l'appétit ? Et aujourd'hui, as-tu refait un malaise ? la questionna le docteur
Laura lui répondit que depuis quelques jours déjà elle était fatiguée dès qu'elle se levait alors qu'elle avait le sentiment d'avoir bien dormi. Puis poursuivant elle lui raconta que jusqu'à ce matin elle avait bon appétit.
- Laura tu vas passer de l'autre côté. Je vais t'examiner lui dit le docteur tout en se lavant les mains puis s'adressant à Almanzo : Toi mon garçon tu t'assoies là et tu attends.
- Docteur vous pensez que c'est grave ? demanda Almanzo
- Je ne sais pas ! Il faut que je l'examine.
Pendant que le docteur s'occupait de Laura, Almanzo était perdu dans ses pensées. Il se demandait ce que pouvait bien avoir sa femme. Il tentait de se convaincre que cela n'était rien. Laura était de bonne constitution se persuada-t-il. Mise à part quelques bobos étant enfant, elle n'avait jamais rien eut de sérieux. Almanzo aimait tellement sa femme que l'idée de la perdre était terrible. Vite il chassât cette pensée de son esprit ! Tant que le docteur n'avait pas établi de diagnostique il ne fallait songer au pire.
Soudain, le docteur réapparut.
- Alors docteur Est-ce que c'est grave ? Qu'est-ce qu'elle a ? la bombarda Almanzo
- Laura se rhabille et dès qu'elle a terminé je te dis tout lui répondit calmement le docteur.
Laura revint quelques instants après. Almanzo se leva en la voyant apparaître. Il l'entoura de ses bras avec amour ! Laura plongea son regard dans celui de son mari comme pour le remercier ! Almanzo et Laura s'aimaient d'un amour infini. Chacun savait que quoiqu'il arrive, ils pourraient compter l'un sur l'autre.
- Alors maintenant que Laura est là vous nous dites ce qui se passe ? redemanda Almanzo
- Laura tu es enceinte lui dit le docteur en la regardant un sourire aux lèvres
- Enceinte ? Mais c'est impossible docteur lui répondit Laura l'air surpris. Vous êtes sûr ? Vous ne pouvez pas vous tromper ?
- J'en suis sûr. Tu es enceinte de quatre mois confirma le docteur
- Quatre mois ? et je ne m'en serais pas aperçue avant ? Non, ce n'est pas possible affirma Laura
- Si le docteur te dit que tu es enceinte ! Voyons ma chérie, tu peux le croire. Et puis c'est une bonne nouvelle lui dit Almanzo avec un large sourire.
- Puisque je te dis que ce n'est pas cela Almanzo. Je le saurais quand même rétorqua Laura agacée.
Laura quitta le cabinet du Docteur Baker sans le saluer. Elle semblait très contrariée de la nouvelle.
- Docteur, je n'arrive pas à comprendre la réaction de Laura dit Almanzo décontenancé
- Laura a dû être très surprise. Je te conseille de la laisser digérer ce que je viens de lui apprendre répondit le docteur se voulant réconfortant.
- Je suivrais votre conseil. Merci pour tout docteur. Aurevoir
Almanzo rejoignit Laura qui était assise sur le chariot. Elle ne disait rien mais semblait fort énervée. Almanzo n'osa pas lui parler.
Le chemin du retour parut une éternité. Aucun mot ne fut prononcé.
Lorsque le chariot arriva devant la pension Laura demanda à Almanzo de ne rien dire aux pensionnaires. Si ils posaient des questions il faudrait simplement leur dire que le docteur avait dit que son malaise était dû à la fatigue et au surmenage.
Chapître IV - Laura prend conscience de son état
2 mois plus tard...
Au retour de chez le docteur deux mois auparavant, tout le monde avait accepté les explications fournies par Laura. Tout le monde sauf peut-être Angie qui avait paru septique.
Ce matin là, Almanzo et Isaïah étaient partis travailler de très bonne heure. Nous étions en été, et à cette période de l'année, il y avait beaucoup de travail. Jenny était allée en vacances chez sa tante Eliza-Jane à Sleepy-Eyes. Monsieur Montague avait lui aussi quitter la pension pour se rendre à New-York. Nul ne savait ce qu'il allait faire là-bas. La seule chose que l'on savait c'était qu'il reviendrait au mois de septembre.
Laura était donc seule avec Rose. Elle adorait les moments passés en tête à tête avec sa fille. Elle était très protectrice envers elle. Almanzo la sermonnait parfois. Il lui disait qu'il fallait la laisser s'épanouir et grandir sans l'étouffée. Laura n'était pas de cet avis et cela était une source de dispute entre eux. C'était sans doute le seul sujet de discorde entre les deux époux.
Angie était également, restée à la pension. Elle appréciait ce lieu de paix et de tranquillité. Elle passait ses journées dehors. Angie écrivait. Mais que pouvait-elle bien écrire ? Depuis qu'elle était arrivée, elle avait déjà noircie pas moins d'une dizaine de cahier. Dès le matin au levé, elle écrivait et passait sa matinée à cela. L'après-midi, elle poursuivait tout de suite après le repas. Elle était prise d'une telle frénésie qu'on aurait cru que sa vie en dépendait. Cela semblait essentiel à son équilibre.
- Bonjour ma chère répondit Angie.
- Je vais en ville faire quelques courses. Avez-vous besoin de quelque chose ? demanda Laura
- Oui je veux bien ! J'aurais besoin d'un nouveau cahier ainsi que d'un crayon répondit Angie.
Laura installa Rose sur l'avant du chariot. Alors qu'elle commençait à en faire le tour elle se stoppa net. Elle se plia en deux tout en se retenant le ventre. Tout à coup elle poussa un cri d'une ampleur impressionnante. Angie fit un bond et en voyant Laura qui allait s'écrouler sur le sol se précipita vers elle.
- Non, non Laura ne vous laisser pas tomber. Appuyez-vous sur moi lui dit Angie puis elle lui demanda ce qu'elle avait.
- J'ai de fortes crampes dans le bas ventre. J'ai très mal. Lui répondit Laura dans un tressaillement de voix.
- Allongez-vous là je vais vous conduire chez le docteur dit Angie à Laura tout en l'aidant à monter à l'arrière du chariot.
Angie grimpa à son tour à l'avant du chariot au côté de Rose. Après un instant d'hésitation, elle empoigna les rênes et parti à vive allure. Laura se tordait toujours de douleurs. Elle se mordait les lèvres pour ne rien dire. Elle ne voulait pas effrayer plus sa fille. Le chemin qui allait de la pension à la ville n'arrangeait rien. Il y avait de très grosses pierres. A chaque passage dessus, les douleurs pour Laura étaient terribles.
Le chariot entra sur le pont de Walnut Grove, puis il s'arrêta net devant le cabinet du Docteur Baker. Almanzo qui avait vu le passage du chariot accouru.
- Mais que se passe-t-il ? questionna-t-il ?
- Laura a été prise de terribles maux de ventre. C'est pour ca que je l'ai conduite ici répondit Angie. Le docteur est d'ailleurs en train de l'ausculter ajouta-t-elle.
- Mon dieu ! Mais ..... qu'est ce qu'elle a ?
- Ne vous inquiétez pas Almanzo. Elle est entre de très bonnes mains lui affirma Angie. Je vais aller promener Rose. Rentrez la voir le docteur a peut-être fini à présent.
- D'accord lui dit Almanzo après avoir embrassé Rose.
Almanzo pénétra dans le cabinet du Docteur. Ce dernier ayant entendu la porte entrebâilla le rideau, apercevant Almanzo il le rejoignit.
- Docteur comment va-t-elle demanda Almanzo très inquiet.
- Ne t'inquiète pas, cela va mieux à présent. Je lui ai donné du laudanum. Elle va s'endormir. Je la garde au moins jusqu'à son réveil.
- Mais.... Et le bébé docteur ? Est-ce qu'il est.... Demanda Almanzo des sanglots dans la voix.
- Non Almanzo le bébé va très bien lui répondit le docteur en lui coupant la parole. En faite, je ne comprends pas ce qu'elle a eut. Laura n'a rien. Je n'ai rien vu d'anormal en l'auscultant. Mais tu peux aller la voir. Mais seulement quelques instants. Il faut la laisser se reposer lui conseilla le docteur.
Almanzo pénétra de l'autre côté du rideau. Laura était allongée. Elle semblait déjà endormie. Mais au son de la voix de son mari, elle ouvrit difficilement un œil et tenta de parler.
- Ne parle pas ma chérie. Dors ! Ne t'inquiète pas le docteur m'a dit que tout allait bien pour toi et le bébé. Puis il l'embrassa sur le front et ajouta : Tu sais combien je t'aime.
Almanzo prit congés du docteur Baker après l'avoir remercié. Le docteur lui demanda de revenir seulement dans la soirée. Laura dormirait jusqu'au soir très probablement.
Almanzo chercha Angie. Dès qu'il la trouva, il lui donna des nouvelles de Laura sans parler du bébé selon les souhaits de sa femme. Il lui demanda également, si elle pouvait prendre soin de Rose. Almanzo devait travailler il ne pouvait en déroger. Il y avait trop de travail. Angie accepta et monta Rose sur l'avant chariot.
- Et bien ma chérie, je crois que nous allons passer la journée ensemble dit Angie à la petite fille.
Rose lui adressa un merveilleux sourire. La petite fille ne semblait pas avoir eut conscience de ce qui c'était passé.
Almanzo et Isaïah avaient terminé leur journée de travail. Isaïah regagnerait la pension à pieds. Il avait demandé à Almanzo d'embrasser Laura pour lui. Isaïah adorait tellement Laura, comme si c'était sa propre fille. Il la connaissait depuis qu'elle était enfant. Il l'avait vu grandir. Isaïah savait tout l'amour qu'Almanzo portait à Laura. Il avait d'ailleurs constaté son inquiétude pendant sa journée de travail. Almanzo avait été très distrait. Isaïah ne lui en avait rien dit. Almanzo allait retrouver Laura au cabinet médical.
Il ouvrit la porte. Le docteur Baker était installé à son bureau à écrire. Almanzo s'empressa de le questionner.
- Alors docteur comment va-t-elle ?
- Elle dort encore. Elle ne devrait pas tarder à se réveiller. Elle va bien rassures-toi ! Elle n'a pas eut d'autre crise lui répondit le docteur.
- Est-ce que je peux aller la voir ?
- Oui bien sûr vas-y. Ce sera bien qu'elle te voit dès qu'elle se réveillera lui affirma le docteur.
Almanzo ouvrit le rideau qui séparait le coin bureau de l'endroit où le docteur examinait ses patients. Laura dormait paisiblement. Almanzo aimait tellement sa femme, il avait eut tellement peur. D'un geste, il essuya une larme qui coulait sur sa joue. Il balaya de son esprit toutes les pensées négatives qui lui faisaient songer à ce qui aurait pû arriver à sa femme. Il donna un baiser sur le front de sa tendre épouse. Puis, il s'asseya sur la chaise qui se trouvait tout à côté du lit où dormait Laura.
Plus d'une demi-heure s'écoula avant que Laura ne se réveille. Elle était encore un peu groguie.
- Almanzo, Almanzo appela faiblement Laura
- Je suis là ma chérie lui répondit-il. Il se leva puis s'asseya aux côtés de son épouse et lui demanda : Comment te sens-tu ma chérie ?
- Mon bébé où est mon bébé demanda Laura tout en positionnant ses mains sur son ventre. Elle avait des sanglots dans la voix.
- Ne t'inquiète pas le bébé va bien.
Almanzo était très surpris de la réaction de son épouse. A peine deux mois auparavant elle ne voulait rien savoir de cette grossesse. Almanzo n'en fit rien remarquer. Laura s'était reprise. Elle ne pleurait plus. Il faut dire qu'Almanzo ne la quittait pas un instant. Il était toujours assis aux côtés de sa femme. Il lui caressait doucement le visage. Laura sentait tout l'amour que son mari éprouvait pour elle. Cela était d'autant plus réconfortant après ce qu'elle venait de vivre.
Laura avait eut tellement peur de perdre son bébé. La douleur avait été tellement vive. Elle avait eut l'impression qu'on lui avait arraché son ses entrailles et son enfant. Elle se demanda si cela n'avait finalement pas été bénéfique. Elle s'étonna de cette pensée. Elle venait de prendre conscience de sa grossesse. Pourtant, elle était encore apeurée à cette idée.
Le docteur apparut. Il prit le pouls de Laura ainsi que sa température. Il regarda ses yeux. Il constata que tout allait bien.
- Laura, je pense que tu peux rentrer chez toi si tu le souhaites lui dit le docteur. Puis s'adressant à Almanzo : Je compte sur toi, pour qu'en arrivant à la pension, elle se mette au lit. Je souhaite également qu'elle se ménage et se repose le plus possible. Il faudra qu'elle reste le maximum de temps allongé et jusqu'à la fin de sa grossesse.
Le docteur avait été ferme dans ses propos.
Pendant que Laura se rhabillait, Almanzo qui avait emprunté deux couvertures au docteur ainsi qu'un oreiller avait installé un lit douillet pour Laura à l'arrière du chariot.
Laura sortie. Almanzo l'aida à monter et à s'allonger.
- Almanzo, mais comment allons-nous faire ? Il y a Angie, Isaïah et puis Rose dont il faut que je m'occupe. Lui dit Laura.
- Ne t'inquiète pas et calmes-toi. Je trouverais une solution. Tu peux me faire confiance. L'essentiel est que tu prennes soin de ton bébé, de notre bébé lui dit Almanzo tout en souriant.
Almanzo, monta dans le chariot. Ils regagnèrent la pension.
Chapitre V - Le temps des confidences
Le lendemain...
Almanzo avait tout arrangé pour que Laura en face le moins possible. Il avait demandé à Angie s'il ne serait pas possible qu'elle aille habiter à l'hôtel des Oleson. Angie avait voulu en connaître la raison. Almanzo s'était résolu à tout lui expliquer. Angie qui n'avait pas paru surprise avait proposé son aide. Almanzo avait d'abord désapprouvé ce choix : une de ses pensionnaires qui ferait presque tout le travail, cela était inconcevable tout simplement !
- J'insiste. Je vous assure que je serais ravie de pouvoir vous rendre service. Je vous avouerais que ma démarche est un peu intéressée. Je me plais tellement ici. Grâce à ce lieu de plénitude j'ai retrouvé la paix intérieure dit Angie.
Almanzo n'avait pas saisi le sens de ces paroles.
- Oui mais vous écrivez beaucoup. Comment allez-vous faire ? Vous aurez certainement moins de temps pour cela ! lui rappela Almanzo.
- Ecrire ! J'ai beaucoup écrit depuis que je suis ici vous savez Almanzo. Je n'ai d'ailleurs jamais autant écrit que depuis que je suis ici lui affirma Angie
- Bon comme vous voudrez. Alors j'accepte. Mais si cela vous pèse trop je comprendrais lui dit Almanzo. Il va maintenant me falloir convaincre Laura dit Almanzo l'air songeur puis il ajouta : Nous vous ferons cadeau de la pension pour votre aide.
- Nous verrons répondit Angie.
Almanzo avait eut quelques difficultés à persuader Laura. Finalement, lorsqu'Almanzo lui dit que c'était la seule solution pour que Laura garde le bébé, celle-ci c'était rangée de son côté, bien à contre cœur cependant.
En ce jour de travail, Almanzo et Isaïah étaient partis au moulin.
- Entrez fit Laura en entendant frapper à sa porte de chambre.
- Bonjour Laura. Je viens voir ce que vous voulez déjeuner lui demanda Angie souriante.
Laura fut gênée de répondre mais répondit cependant qu'un grand café ainsi que quatre tartines de pain lui irait. Ce matin là, Laura fut surprise de constater qu'elle avait très faim. Laura descendit accompagner d'Angie car elle avait préféré se lever.
Angie prépara un plateau à Laura qu'elle lui apporta au salon. Celle-ci dévora littéralement son petit déjeuner. Une fois terminée elle alla s'assoir sur une chaise dans le jardin devant la maison. Cela n'était pas habituel de voir Laura flemmardé ainsi. Angie qui avait terminé les tâches de la maison vint s'assoir aux côtés de Laura. Elle avait avec elle Rose qu'elle mit sur une couverture. Les deux femmes discutaient de choses et d'autres, lorsque Laura fut prise de contractions. Son visage c'était crispé.
- Vous sentez-vous bien ma chère ? demanda Angie
- Oui ne vous inquiétez pas cela va passer lui répondit Laura. Vous savez je suis enceinte de six mois. Je l'ai su il y a maintenant deux mois. Mais je ne voulais rien savoir de cette grossesse. D'ailleurs je dois avouer que l'idée d'attendre un enfant m'effraie encore confia Laura.
- Pourquoi cela ? C'est beau d'avoir un enfant. C'est le renouvellement de la vie. Le résultat de l'amour que vous vous portez avec Almanzo dit Angie
Laura se sentait vraiment en confiance avec Angie. Elle se mit alors à lui faire quelques confidences qu'elle n'avait même pas faite à son mari.
- Je sais tout cela sanglota Laura.
- Voyons Laura il faut vous calmer. Racontez-moi ! dit Angie d'une voix calme et douce.
- En fait, Rose n'est pas la seule enfant que nous ayons eut. J'ai eut un second enfant : un garçon. Almanzo et moi étions tellement heureux d'avoir un autre enfant ! Lorsque nous avons su que c'était un garçon notre bonheur était immense. Nous avions déjà une merveilleuse petite fille et un garçon venait s'ajouter à ce bonheur.
Laura parlait tout en pleurant puis tout à coup elle se calma et ajouta un tressaillement dans la voix :
- Un matin à mon réveil je me suis penchée sur le berceau de mon bébé et il était ..... les pleurs de Laura reprenaient il était... Il était « MORT ». Il était déjà tout froid. Il était mort dans son sommeil.
Angie qui écoutait sans interrompre Laura pleurait également. Angie prit les mains de Laura en signe d'union avec elle et de réconfort.
Après quelques instants, Laura poursuivit :
- Nous avons enterré notre bébé et quelques jours après, Rose tomba malade à son tour. Elle souffrait du même mal. Nous avons cru la perdre !
- Je comprends Laura que vous ayez peur qu'il arrive quelque chose à votre enfant lorsqu'il sera né. Pourtant, croyez moi sur parole il n'y a aucune raison pour que cela se reproduise. Répondit Angie avec une voix calme et posée
- Oui je sais répondit Laura. Je vais essayer de ne plus y penser mais cela est très dur.
Les deux femmes restèrent un moment leurs mains l'une dans l'autre. Laura avait cessé de pleurer. Elle s'était reprise. Angie avait été très à l'écoute avec elle. Elle ne l'avait interrompu que pour la réconforter.
- Mais Angie ! Et vous ? vous n'avez pas d'enfant ?demanda Laura
Angie se mit alors à pleurer. Des larmes coulaient le long de sa joue. Elle semblait ne plus pouvoir se calmer. Elle n'arriver d'ailleurs pas à se reprendre !
- Excusez-moi pour cette question indiscrète. Je ne voulais pas vous mettre dans cet état lui dit Laura confuse.
Angie semblait avoir retenu tellement longtemps ses larmes c'était comme si les paroles de Laura avait provoqué un déclic en elle. Puis soudain, Angie se calma.
- Cela n'est pas votre faute Laura. Vous savez la vie est parfois cruelle ajouta Angie. J'ai eut moi aussi des enfants. J'ai également eut un mari qui comme le votre était charmant. Il ne savait que faire pour me faire plaisir. Je l'ai aimé infiniment. Nous avons eut des enfants. Deux filles : Megan et Liz. Elles étaient adorables, tout comme votre petite Rose. Elles faisaient notre bonheur. Il ne nous manquait rien tout était parfait. Mais un jour le destin en a décidé autrement.
Laura n'osa pas l'interrompre ni lui poser de question.
- Un jour à mon retour, alors que je m'étais absentée de la maison - mon mari gardait nos petits anges -, la maison était en feu. Des flammes géantes sortaient de partout. Je suis allée au puits et j'ai tenté d'éteindre les flammes. Je n'y suis pas parvenue. Les êtres que j'aimais le plus avaient péri dans l'incendie. Raconta Angie ses yeux embués de larmes.
Laura pleurait. Cela avait dû être terrible pour Angie. En un instant elle avait perdu son mari et ses enfants. Elle était à présent seule au monde.
- Je suis restée des jours et des mois à côté de ma maison. Je ne voulais pas laisser mes amours seuls. Je ressentais un besoin profond de rester là tout à côté continua d'expliquer Angie Et puis un jour, j'ai décidé de réagir. Je me suis levée et j'ai décidé de reprendre ma vie en main. J'ai décidé d'aller aider les gens qui en avaient besoin. Ma vie ne me servirait plus pour moi mais pour les autres. Dieu avait décidé de me laisser en vie je devais donc en tenir compte ! Je me suis portée bénévole pour partir aider les blessés de la guerre. J'ai tout vu !
- Comme cela a dû être éprouvant dit Laura
- Non pas vraiment. Je faisais passer va vie au second plan. Je me suis complètement oubliée pour les autres. Et puis un jour j'ai décidé de rentrer aux Etats-Unis. Et puis je suis venue ici. Et ici j'ai commencé à écrire le récit de ma vie. Ma vie avec mes amours et ma vie à la guerre. Cela me fait un bien immense. J'ai retrouvé la paix intérieure ici.
Angie venait de se confier comme elle ne l'avait jamais fait avec personne. Elle avait par ailleurs confié à Laura que Megan aurait aujourd'hui le même âge qu'elle. Cela expliquait à présent beaucoup de choses. La façon dont Angie regardait les enfants au pied de l'arbre à son arrivée à Walnut Grove. L'attachement et l'intérêt qu'elle avait tout de suite porté à Laura. La petite Rose dont elle aimait s'occuper.
Laura se dit alors qu'elle était bien heureuse d'avoir son mari et sa fille auprès d'elle. Même si la vie avait été dure avec elle en lui enlevant son enfant, elle n'était pas seule.
Chapitre VI - La naissance
3 mois plus tard...
L'hiver s'était installé à Walnut Grove. Nous étions maintenant au mois de décembre. L'humidité et les pluies des mois précédents avaient laissé place au froid. Les arbres avaient perdus leurs feuilles. Toute la praire était recouverte d'un épais manteau neigeux.
Almanzo avait remis une bûche dans la cheminée du salon ainsi que dans la chambre où Laura se reposait.
Laura rentrait à présent dans son neuvième mois de grossesse. Elle avait un ventre énorme. Elle éprouvait beaucoup de difficultés à se déplacer. Almanzo était aux petits soins pour son épouse. En cette période hivernale, il ne se rendait plus que deux fois par semaine au moulin. Le reste du temps c'était Isaïah qui y allait. Les deux hommes n'étaient pas submergés de travail. Ils avaient donc assez de temps pour accomplir le travail du moulin et de la scierie.
- Almanzo, j'aimerais bien me lever et descendre au salon dit Laura.
- Si tu veux. Je vais t'aider lui répondit-il
Laura eut beaucoup de mal à sortir de son lit. Almanzo l'aida à se lever. Il lui présenta ses chaussons. Almanzo l'aida ensuite à mettre sa robe de chambre. Laura sortit de la chambre et alla au salon soutenu par Almanzo. Arrivée dans le salon elle prit place dans le fauteuil prêt de la cheminée. Angie se trouvait dans le salon. Elle était à la table. Elle écrivait. Angie se leva et embrassa affectueusement Laura. Les deux femmes étaient devenues de grandes amies. Angie ne s'occupait plus du ménage maintenant. Almanzo pouvait le faire. Elle préparait les repas et s'occupait de Rose. Elle était une vraie grand-mère pour la petite fille. Elle pouvait passer des heures à jouer avec elle. Son visage s'illuminait alors de bonheur. Elle en oubliait presque la tragédie qui l'avait frappé.
Almanzo remarqua que Laura n'arrêtait pas de bouger. Elle ne tenait pas en place.
- Qu'est-ce qui t'arrive ma chérie ? demanda Almanzo à Laura.
- J'ai très mal au bas du dos ce matin. Je ne suis pas bien assise dans ce fauteuil affirma-t-elle. Remarque je n'étais pas bien non plus dans mon lit.
- Depuis quand avez-vous mal Laura ? demanda alors Angie.
- Je ne me sens pas très bien depuis que je me suis réveillée ce matin. J'ai d'ailleurs très peu déjeuné. Je me sens barbouillé. De plus je suis très fatiguée lui raconta Laura.
Angie paru alors soucieuse en regardant se qui se passait à l'extérieur de la bâtisse.
En effet, dehors, le vent s'était élevé. La neige avait recommencé à tomber. En fait c'était le blizzard qui se préparait. Cela était chose courante de voir le blizzard dans cette partie du pays durant l'hiver. Chacun se préparait à cela l'hiver venu. Chacun faisait des provisions et restait calfeutrer dans les maisons. D'ailleurs pour les imprudents qui s'aventuraient dehors, ils le regrettaient très vite. Le blizzard avait bien souvent raison d'eux.
- Je crois que le moment est venu dit Angie en regardant Almanzo.
Almanzo comprit alors que Laura était sur le point d'accoucher. Angie n'eut pas le temps de rajouter quoi que se soit que Laura se tordit de douleur.
- Je crois que je vais accoucher dit Laura entre deux contractions. Il faut aller chercher le docteur au plus vite rajouta-t-elle.
- On ne peut pas ma chérie voyons ! Tu n'as pas remarqué que le blizzard sévit au dehors. Cela serait de la folie !
- Comment allons-nous faire alors ? s'inquiéta Laura. Je ne vais tout de même pas accoucher seule. S'il se passait quelque chose.
Laura était anxieuse et très inquiète. Qui allait pouvoir l'aider à mettre son enfant au monde.
- Allez faire bouillir de l'eau Almanzo dit Angie. Préparez des linges propres. Lorsque vous aurez fait tout cela nous montrerons Laura dans la chambre là haut.
Angie était tout à fait sûre d'elle. Elle dit alors à Laura qu'elle allait l'aider et qu'elle pouvait lui faire confiance. Almanzo et Laura acquiescèrent. De toute façon, c'était la seule solution. Angie leur avait bien des fois racontés comment elle avait aidé à plusieurs reprises à mettre des enfants au monde dans l'hôpital où elle travaillait bénévolement. Aujourd'hui, ce ne serait pas elle qui aiderait, mais, elle qui dirigerait tout l'accouchement.
Laura était maintenant dans son lit. Angie était à côté d'elle. Almanzo était descendu dans le salon. Il faisait les cents pas. Rose jouait avec Jenny. Monsieur Montague était également là assis dans le fauteuil. Il attendait silencieusement les mains jointes. Seul Isaïah n'était pas là. Il ne rentrerait pas. Avec le blizzard qui s'était levé, il avait dû trouver refuge à l'hôtel des Oleson.
Angie examinait Laura.
- Il va falloir que vous poussiez Laura lorsque je vous le dirais.
Laura était accrochée aux barreaux du lit un linge humide sur le visage. Elle criait de douleurs et poussait de toutes ses forces. Des perles de sueurs coulaient sur son visage.
- Je vois la tête Laura. Continuez de pousser.
- Non je ne peux pas j'ai trop mal.
- Si vous pouvez. Allons poussez je vous dis.
Angie mit alors ses mains entre les cuisses de Laura et attrapa la tête du bébé. Bientôt elle se saisit de tout le corps de l'enfant.
Angie pleurait d'émotions. Elle venait seule de mettre au monde son premier bébé. Elle essuya l'enfant avec un linge propre et le mit sur Laura. Le bébé avait poussé ses premiers cris. C'était un garçon ce qui combla Laura.
Dans le salon tout le monde attendait fébrile. Ils avaient entendu les cris. Tout à coup, ils virent Angie descendre l'escalier le bébé dans ses bras.
- Almanzo, je vous présente votre petit garçon
- Oh ! oncle Almanzo qu'est-ce qu'il est petit et qu'est-ce qu'il est beau dit Jenny en précipitant vers le nouveau né.
- Oui il est très beau répondit Almanzo plein de fierté.
Puis Almanzo se baissa avec son bébé dans les bras et se mit à la hauteur de Rose pour lui montrer son petit frère. La petite fille fit un grand sourire.
Tout à coup chacun sursauta en entendant le cri que Laura poussa. Angie avait pourtant assuré à Almanzo qu'elle allait bien et qu'elle allait dormir maintenant.
Angie monta les marches quatre à quatre. Almanzo voulu la suivre mais Angie l'en dissuada. Angie pénétra dans la chambre et vit Laura à nouveau les mains accrochées aux barreaux de son lit et prise de douleurs.
- J'ai mal Angie. J'ai très mal. Je crois que j'ai encore des contractions.
- Mais ce n'est pas possible. Votre bébé est né les contractions auraient dû s'arrêter.
Angie ouvrit les cuisses de Laura et remarqua une petite tête qui se présentait.
- Laura il va falloir à nouveau que vous poussiez. Vous allez avoir un autre enfant.
Laura poussa alors avec le peu de forces qui lui restaient.
Au salon, chacun était très inquiet. Qu'est ce que pouvait bien avoir Laura. Et si Laura était au plus mal et si elle allait y laisser sa vie. Almanzo réprima cette pensée. Laura qui avait finalement accepté sa grossesse, avait pourtant le sentiment que quelque chose allait arriver. Elle était très souvent songeuse.
Soudain, un cri d'enfant se fit entendre. Almanzo, Jenny et Monsieur Montague se regardèrent pleins d'étonnement dans les yeux. Ils ne comprenaient pas ce qui se passait.
Quelques instants plus tard, Angie apparut en haut de l'escalier un petit colis dans les bras.
- Papa dit elle en regardant Almanzo je vous présente votre fille.
- Quoi !!! dit Almanzo je suis papa d'un garçon et d'une petite fille ?
Angie hocha la tête en signe d'approbation. Almanzo en pleurait ainsi que Jenny. Monsieur Montague qui était toujours mettre de lui enleva la petite larme qui se trouvait au coin de son œil. Almanzo fut tout à fait rassuré lorsqu'Angie lui assura que Laura allait parfaitement bien à présent. Elle allait maintenant se reposer et beaucoup dormir. L'accouchement de ses jumeaux avaient été éprouvant et fatiguant pour elle.
Almanzo regarda Angie droit dans les yeux. Il lui adressa un regard rempli de reconnaissance et de remerciement.
Epilogue
Une semaine était passée depuis la naissance des jumeaux. Laura allait parfaitement bien. Tous ses doutes et ses peurs s'étaient évanouis lorsqu'elle avait vu les deux petites frimousses de ses bébés. Les nouveaux nés allaient également parfaitement bien. Comme le blizzard était fini, le docteur Baker était venu les examiner. Il avait constaté que les enfants étaient en parfait santé. Ils avaient déjà pris du poids ce qui était très bon signe. Ce qui surprit le docteur c'est qu'il n'avait pas remarqué que Laura attendait des jumeaux. Mais il était maintenant en mesure d'expliquer le malaise et la crise qu'avait eut Laura quelques mois auparavant. Ils avaient toujours entendu qu'un seul cœur battre. Comment cela était-il possible ? Oh et puis tant pis ce n'était pas grave puisque tout allait bien ! Le docteur remercia Angie d'avoir mis au monde les jumeaux et la félicita pour sa maitrise en pareille circonstance.
Laura n'avait pas manqué également de remercier Angie. Sans elle rien n'aurait été pareil.
Aujourd'hui, tout le monde était réunit à la pension pour le baptême des bébés. Charles, Caroline et Eliza Jane étaient présents pour la plus grande joie de Laura et Almanzo.
Tout le monde était heureux de baptiser Angie et Charlie. Laura avait tenu à ce que sa fille s'appelle Angie. Angie en avait été très flattée et très émue.
Le destin avait mis sur la route de Laura, Angie. Cette dernière avait accouché la jeune femme sans qui rien n'aurait été possible si elle n'avait pas été là. Et Angie était heureuse de vivre à la pension. Elle avait trouvé un sens à sa vie et le goût de vivre.
~~~~ THE END ~~~~