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Série : Little House on The Prairie
Création : 03.09.2012 à 08h10
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Ceci est l'histoire de Rose Wilder, écrit façon journal à la première personne du singulier. » fefile
Cette fanfic compte déjà 18 paragraphes
Bien sûr, pour le restaurant, la solution avait été trouvée, en acceptant de continuer à travailler avec ma grand-mère - qui l'avait tenu avec Nellie apprenne la cuisine.
Là n'était pas le problème, non ! Madame Oleson avait perdu sa fille. N'importe qui aurai pu lui expliquer que Nellie devait faire sa vie sans elle, elle ne l'aurait pas écouté. Elle s'ennuyait sans sa fille !
Alors, elle prit une décision qui apporta un changement dans sa vie et dans celle de tous les habitants de la ville.
Elle alla visiter les orphelinats avec son mari afin d'adopter une petite fille abandonnée.
Mais en faisant cela, elle chercha la copie conforme de Nellie.
Elle avait tout pour ressembler à sa fille, la couleur de cheveux, le caractère et ses caprices. Je crois même qu'elle était pire que Nellie quand elle était enfant.
Son geste d'adpoter un enfant aurait pu peut-être passé pour un bon geste su cela n'avait pas été fait que dans son seul intérêt.
Et la petite fille qu'elle avait chois était une véritable garce.
Ma mère l'a punie plusieurs fois à l'école à cause de son comportement mais bien sûr, il ne fallait pas toucher à la fille de Madame Oleson, qui l'accusa de faire de préférences alors que ce n'était pas le cas.
Eh oui, Madame Oleson a toujours été comme ça mais elle sabait aussi être une femme à l'écoute des problèmes, quelques fois pour colporter les ragots.
Dans une situation de crise, elle savait aider les autres et même si elle rechignait à leur faire un prêt pour les fournitures.
Nels, son mari était plus prêteur et en fait, il était un peu le contraire. Les contraires s'attirent.
Mais les Oleson n'ont pas été les seuls à adopter des orphelins.
Mes grands-parents aussi ont fait ce geste. Même si ce n'était pas évident pour eux de faire ce choix, notamment par manque de place et d'argent.
Après le décès de leurs parents, Cassandra et James Cooper se sont retrouvés sous leur garde provisoire.
Mon grand-père avait même décidé de les placer dans un orphelinat, après le refus de James Cooper, leur oncle.
Ce n'est qu'après les mots d'Albert, que mon grand-père décida d'arrêter le train et d'essayer de trouver un foyer pour tous les deux.
Ce n'était pas une chose facile. Chaque foyer voulant offrir une vie meilleure n'en voulait qu'un des deux.
Mais finalement, ils avaient pris la bonne solution et les avaient gardé chez eux. Ca a aussi été le cas de mes parents.
Bien sûr, ils n'étaient pas partis pour adopter, mais pour me chercher après mon enlèvement.
Mais, pendant leurs recherches, un certain Sam les avait suivi à leur insu, se ventant de toutes les qualités existantes pour se faire adopter.
Mes parents ne pensaient pas à l'adopter à ce moment-là, ils étaient trop préoccupés par moi.
Ma mère a même accusé mon père parce qu'il m'avait mal surveillée.
Je crois que c'était plutôt de ma faute ! Je suis partie parce que j'étais attirée par la poupée que m'avait montrée ma kydnapeuse.
Même si je garde peu de souvenir de mon enlèvement, je me souviendrai toujours du regard de mes parents quand ils ont pu me serrer dans leurs bras à nouveau.
Mais ça n'a pas été qu'une mauvaise expérience !
Ce Sam avait laissé des traces dans l'esprit de mes parents, si bien qu'ils regrettèrent de l'avoir laisser.
Il faut dire que ce petit avait tout fait pour se faire aimer en ventant ses qualités. Il voulait une famille à tout prix.
Il se trouve que la femme qui m'avait enlevée était une femme en mal d'enfant, et mes parents pensaient que Sam serait heureux en sa compagnie.
Mais cette femme tomba enceinte à nouveau peu de temps après l'avoir recueilli et se concentra sur ce nouveau bébé et en oublia totalement Sam.
Le pauvre garçon décida de faire une fugue pour essayer de retrouver mes parents, sans trop savoir où ils habitaient.
Bien sûr, il ne trouva pas son chemin seul et se fit embarquer par un orphelinat.
Mais Sam avait plus d'un tour dans son sac et dit qu'il s'était perdu et que ses patents le cherchaient et devaient même se faire du souci pour lui.
Après leur avoir donné le nom de mes parents et une enquête mené par l'orphelinat, mes parents durent aller sur place.
Quand ils reconnurent le petit garçon, ils eurent un sourire aux lèvres. Eux aussi étaient contents de les retrouver et le fait qu'il puisse devenir le fils officiellement leur faisait chaud au coeur.
Il remplaçait le fils qu'ils n'avaient pas pu avoir. Moi aussi, j'étais contente de son arrivée, car il se révéla être un grand frère très soucieux et près à tout pour me défendre.
De plus, mon père trouvait son aide indispensable à la ferme et Sam travaillait bien à l'école.
Il avait fait en sorte que mes parents soient fiers de lui et il y avait réussi.
La défense de mes idées allaient me conduire tout droit vers l'écriture. Comme ma mère, Laura, j'étais devenue écrivain et j'ai publié des livres sur ma vie d'aujourd'hui et de mon enfance.
Je n'avais pas réalisé ce que mes parents avaient traversé en tant que pionniers avant de le devenir moi-même.
A seize ans, je suis partie suivre des études pour devenir institutrice (je pouvais mener de front mon désir de devenir écrivain et celui d'être enseignante) et passer des examens. J'avais réussi haut la main comme ma mère.
Par chance, j'ai pu ensuite me rapprocher de mes parents, qui s'étaient réinstallés à Walnut Grove, après avoir essayé une autre vie à Winoka.
Walnut Grove était la ville où ils s'étaient rencontrés et ils ne pouvaient pas se résoudre à vivre ailleurs.
Ma mère avait bien assez d'occupations chez elle pour me céder la place d'institutrice. Elle continuait à prendre soin de Jennie, ma cousine, et des enfants en difficulté scolaire que je lui confiais.
Loin de l'effrayer, sa décision de s'arrêter lui fit prendre conscience de ses capacités à être écrivain. Elle avait un éditeur très fidèle qui ne changeait pas un seul mot à ses écrits.
Ses mémoires devenaient plus éloignées les unes que les autres dans le temps, et sans le savoir, j'y participai activement.
Ma vie aurait pu s'arrêter au fait que je devienne enseignante mais ce ne fut pas le cas. Mes parents souhaitaient me voir mariée et je dois bien l'avouer à l'époque, je n'y pensais pas trop.
Je voulais rester auprès d'eux pour leur vieillesse.
Bien sûr, ce n'était pas leur projet pour moi, ce que je peux comprendre aujourd'hui. Me voir heureuse était leur envie première.
Finalement, ce qui me décida fut l'annonce d'une nouvelle grossesse de ma mère. A bientôt quarante ans, elle entamait sa troisième grossesse.
Loin de s'effrayer, encore une fois, d'une possibilité que ça se passe mal, cela leur mit du baume au coeur car il leur avait fallu attendre plusieurs années avant que cette bonne nouvelle arrive.
Mes parents avaient même perdu tout espoir au point que ma mémoire avait cru au départ avoir le retour d'âge.
Ce n'est qu'en consultant un médecin qu'elle fut certaine qu'elle était enceinte. Après avoir recueilli Sam, c'était son dernier espoir d'être mère. Vingt ans nous différencierait d'avec mon petit-frère nommé Almanzo Junior.
Ma mère ne fut pas malade une seule fois tout au long de sa grossesse. Elle a même pu continuer ses travaux de fermière jusqu'au bout.
Pendant ce temps-là, je devenais de plus en plus acceptée au sein de la ville en tant qu'institutrice.
Un jour, après l'école, je suis rentrée chez moi, comme tous les soirs, quand je me suis fait arrêtée par deux hommes plutôt forts. Je les avais déjà rencontrés lors de réunions organisées pour l'école, et, à chaque fois, ils s'opposaient toujours à tout ce que je disais.
Ils en avaient marre de me trouver sur leur route pour chaque chose dont ils ne voulaient pas entendre parler.
Dans les bois, ils m'entourèrent, chacun d'eux m'empêchant de fuir d'un côté ou de l'autre. Je n'avais aucune chance de m'en sortir, c'est en tout cas ce que je pensais à ce moment-là.
Comme sorti de mes rêves, un jeune homme plutôt séduisant, arriva à ce moment-là, accompagné de mon père. A tous les deux, ils réussirent à mettre mes poursuivants hors d'état de nuire.
Les deux hommes furent immédiatement enfermés dans la glacière, en attendant d'être mis en prison dans une autre ville.
Je n'ai appris que plus tard que je n'étais pas la seule victime de ces deux hommes car ils avaient déjà été coupables de ce genre d'agression, sauf que j'avais eu la chance d'être sauvée à temps.
En me raccompagnant, mon père promit de ne rien dire à ma mère, tout en me racontant comment il avait été mis au courant.
Le jeune Maxence Grimer, âgé de 22 ans, avait prévenu mon père qu'il connaissait très bien, car il avait vu le visage des agresseurs dans le journal. En les voyant me poursuivre, il avait couru jusque chez mes parents.
J'ai mis du temps à me remettre de cette agression et je devais absolument remercier mon sauveur.
Ma mère l'a invité à dîner justement. Nous n'avions pas pu, mon père et moi lui cacher de ce qu'il s'était passé car quelqu'un lui avait dit.
Maxence se trouvait en face de moi lors de ce dîner si particulier à mes yeux et j'ai senti son regard sur moi tout au long du repas. Il était clair qu'il s'intéressait à moi mais il n'a pas dit un seul mot dans ce sens durant le repas.
Les discussions engagées furent assez respectueuses et j'ai compris que mes parents souhaitaient me voir mariée avec ce jeune homme.
J'étais séduite, et je me suis laisser allée à ce doux sentiment qui naissait en moi sous ce regard bleu hypnotique.
Ses yeux bleus, ses cheveux blonds, son visage angélique, je les gardais en mémoire lors de mes rêves les plus fous.
A la suite de ce repas, tous les jours, il faisait exprès de me rencontrer sur le chemin de l'école en me disant que ce n'était qu'une coïncidence.
Je n'y croyais pas mais je faisais semblant afin de voir où voulait en venir ce jeune homme avec moi.
Ma mère avait compris le manège de Maxence, et elle faisait tout pour le pousser à continuer.
Elle venait juste de mettre au monde Almanzo Junior, mais elle ne voulait plus que je lui vienne en aide. Elle faisait même en sorte d'inviter Maxence le plus souvent possiblen pour faire en sorte que je me rapproche de lui.
Un jour, sur le chemin de l'école, il m'a arrêtée et m'a enfin avoué ses sentiments, ce que j'attendais depuis longtemps, et tout m'a paru se dérouler comme dans un conte de fée.
Mon quotidien reprit ses droits sauf que j'attendais avec une impatience de plus en plus grande.
Sur le chemin, maintenant, il me tenait la main et la serrait fort dans la sienne. J'attendais de pouvoir l'embrasser. Je lui ai alors avoué la réprocité de mes sentiments et cela a été l'occasion d'échanger notre premier baiser.
Le besoin de se voir quotidiennement était vital pour chacun d'entre nous. Je m'en suis rendue compte de mon côté quand il est parti pour une semaine à Sleepy Eyes. Chaque jour a été un combat contre la dépression. Il m'avait bien fallu l'appui et le soutien de mes parents pour parvenir à y faire face.
Ils avaient déjà vécu une telle situation et leur expérience me fut bénéfique.
Mon père m'a dit qu'il était tombé malade loin de ma mère. Cette confidence me fit un drôle d'effet, car, maintenant, j'avais peur que Maxence n'en fasse de même. J'ai pu même pris la décision, pour me rassurer, de lui écrire.
Il m'avait laissée une adresse, une autre preuve de son amour.
Il avait bien reçu ma lettre et m'y avait répondu avec empressement.
Quand il est revenu, il m'a serré dans ses bras immédiatement et m'a embrassée sur la joue. Il m'a entraînée jusqu'au restaurant et m'a demandé ma main de la manière la plus romantique qui soit, en s'agenouillant devant moi.
Je lui avais répondu oui, et au soir, il m'a raccompagnée chez mes parents pour faire la demande officielle à eux.
Ceux-ci acceptèrent de bon coeur notre union, nous laissant le choix de la date.
Nous avions choisi le début de l'été en juillet. Il ne restait lus qu'à en parler au Révérend et à prévenir notre famille respective.
Maintenant que nous avions enfin décidé d'unir nos vies, nous étions tous pressés d'arriver à cette date qui allait représenter un nouveau départ pour chacun d'entre nous.
Les féliciations de mes grands-parents arrivèrent très vite avec leur assurance de leur présence à mon mariage. Je ne pouvais pas être plus heureuse de savoir que ma famille serait réunie pour mon mariage.
Six mois, il nous avait fallu six mois pour en arriver à cet engagement. Notre mariage devait se dérouler en été et après avoir rencontré le Révérend, il s'est trouvé que notre union allait être le même jour que notre rencontre.
Ma mère m'a fait une immense cadeau en m'offrant un robe de mariée à mon goût pour mon mariage.
Elle a même fait le voyage avec moi à Sleepy Eyes pour me payer la couturière. C'était une tradition à laquelle elle ne voulait pas s'extraire.
Je lui ai proposé de choisir celle qui serait la moins coûteuse pour elle mais elle ne voulait pas que j'y pense. Sa seule préoccupation était que je choisisse une robe de mariée à mon goût.
Leurs problèmes d'argent s'arrangeaient au fur et à mesure de leur réinstallation à Walnut Grove. Il faut dire que ma mère avait eu l'appui de Monsieur Edwards et son aide financière (il avait fait fortune, j'expliquerai plus tard comment) pour bâtir une nouvelle maison d'hôtes.
Les clients commençaient à revenir dans son auberge et ainsi, elle avait de quoi s'occuper. Non pas qu'elle s'ennuyait, car elle avait tout de même un enfant en bas âge à élever, mais elle avait besoin de se sentir utile.
Mon père, lui, continuait à produire des fruits et des légumes qu'ils utilisaient pour leurs repas.
Les convives ne s'en plaignaient pas !