Le Rebelle
#101 : Le Piège

Titre VO
Renegade

Titre VF
Le Piège

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EXTÉRIEUR – Près d'une plageDans un endroit inconnuJournée

On voit une vague ainsi qu'une femme qui se trouve près de la plage. Un homme est en train de faire du surf et elle le voit. On voit un oiseau ainsi que la femme qui sourit. L'homme a pris la femme dans ses bras et l'amène sur la plage. Il touche ses cheveux et ils s'embrassent. Ils sont allongés et continuent de s'embrasser. Il refait du surf et tombe à l'eau, la femme rigolant. Il se met à courir vers elle avec la planche de surf sous le bras. Il la plante dans le sable.

Valerie : J'ai hâte d'être à la semaine prochaine. J'ai été en train de réfléchir, dans une semaine, notre vie reprendra son cours. Et tout sera exactement comme avant.

Reno Raines : Non, rien ne sera plus comme avant.

Valerie : Non, ce sera bien mieux. (On voit sa bague de fiançailles.)

Reno Raines : Oui, bien mieux. (Ils se mettent à rigoler et s'embrassent, s'allongeant. Elle repousse l'arme de Reno sur le côté.)

 

INTÉRIEUR – Dans une salleJournée

Harry Wells : 16 juillet, ici Harry Wells, substitut du procureur. Allons-y inspecteur Raines, je voudrais entendre votre histoire encore une fois. L'inspecteur Dixon ici présent ne sait peut-être pas tout. (Reno est assis sur une chaise les jambes sur une table.)

Reno Raines : On avait décidé de se voir chez Charlie, c'est un bar de motard où on va souvent. L'inspecteur Burell est arrivé au rendez-vous là-bas habillé comme un roi au volant d'une superbe Jaguar. Ça peut paraître étonnant qu'un inspecteur de la brigade des mœurs, qui gagne quoi 40 000 dollars par an, arrive à se payer une bagnole de 60 000 dollars.

Dutch Dixon : Inspecteur, si on s'en tenait à ce qui s'est passé. Laissez de côté tous ces jugements de valeur.

Reno Raines : Ouais. Donc, l'inspecteur Burell m'a parlé d'un ami., (on voit en flash-back Reno avec Burell) qui venait de lui confier un travail et si j'acceptais de mouiller ma chemise, il y avait 2 000 dollars pour moi. J'étais d'accord, il m'a dit que son ami m'attendrais dans une Mercedes grand luxe et que cet ami me donnerai le nom et l'adresse du type dont je devais m'occuper. (Burell ouvre la porte et Reno monte dans la voiture.) Il s'est avéré que cet ami en question était un gros concessionnaire de voitures qui trouvait que son associé devenait encombrant.

Dutch Dixonl : L'inspecteur Burell a-t-il expressément dit que vous deviez le tuer ?

Reno Raines : (En mettant ses jambes au sol.) Il m'a peut-être offert 2 000 dollars, juste pour le border ? Le Beretta, son numéro de série et les balles en titane qu'il m'a remis en même temps, je suppose que c'était pour viser les réverbères, histoire qu'on ne s'embête pas ?

Dutch Dixon : Et, évitez-nous vos sarcasmes, j'en entends suffisamment.

Reno Raines : (Haussant le ton.) C'est vous qui êtes venu me voir. (Il se lève.) Vous m'avez demandé de venir ici parce que Harry et moi, on a travaillé comme flic tous les deux à San Diego, et que vous aviez besoin d'un type inconnu dans votre service. (Il s'assoit.) Mais je vous préviens, vous feriez bien de neutraliser l'inspecteur Burell avant qu'on découvre l'affaire et que ça vous coûte votre retraite. Il fait appel à des tueurs à gage et monte des braquages. Et si vous le voulez, je suis prêt à en témoigner devant un tribunal.

Harry Wells : Il faut entreprendre des poursuites. (Regardant Dutch.) Vous avez un autre policier qui sert d'intermédiaire à des tueurs.

Dutch Dixon : Oui, je vais en référer au commissaire Murphy. Laissez-moi jusqu'à mai, mais je crois que vous n'avez rien d'assez compromettant sur lui.

Harry Wells : On a tout ce qu'il faut Dutch et vous le savez.

Dutch Dixon : (En se levant.) Bien, je vais essayer de le faire venir. La confrontation pourra avoir lieu ensuite.

Harry Wells : Euh, l'inspecteur Raines a accepté de prendre un gros risque, il est venu ici parce que je le lui ai demandé. Mais beaucoup de gens l'ont vu, il est en danger. Réglons cela très vite.

Dutch Dixon : Je veillerai à le faire protéger. Où est-ce que vous logez ?

Reno Raines : Suite Salman Rusdie, hôtel des Condamnés en sursis et n'oubliez pas de colis parce qu'on les fait tous exploser dans l'escalier de service.

Dutch Dixon : (S'approchant de Reno.) Vous êtes un petit marrant, hein ?

Reno Raines : Autant que vous. (Le substitut ouvre la porte pour faire partir Dixon. Il ferme la porte et Reno s'énerve en jetant la chaise sur le sol.)

Harry Wells : Je suis vraiment embarrassé Reno. On n'a de quoi le coincer. NÉ

Reno Raines : Retranscris ma déclaration, mets-la dans ton dossier et laisse-moi rentrer à San Diego. (Il met sa main sur l'épaule de Larry.) Je vais abandonner le métier, je vais tout plaquer, je l'ai promis à Val. Mais il faut qu'ils tombent, j'ai un pressentiment. (Il tape une fois de plus sur son épaule et s'en va. Larry met son crayon derrière l'oreille.)

 

GÉNÉRIQUE

 

 

Voix off : (Hors cadre.) Il était flic et il faisait du bon travail. Mais il avait commis le plus grave en témoignant contre d'autres flics qui avaient mal tourné. Ces flics avaient tenté de l'éliminer mais c'est la femme qui l'aimait qui avait été touché. Accusé à tort de meurtre, il rôdait maintenant du côté du Dakota. Un hors-la-loi poursuivant les hors-la-loi, un chasseur de primes, un renégat.

 

INTÉRIEUR – Dans une prisonJournée

Homme : 35689, la cellule est ouverte. Un pas en avant et face au mur.

Un homme appuie sur deux boutons et ouvre la grille. Un prisonnier s'avance. Il marche et un agent fédéral regarde en hauteur le passage du prisonnier pendant que la grille se referme.

Inspecteur Burrell : Vous devez accepter d'identifier le complice avec qui il a commis une série de vols. Il doit le désigner parmi d'autres suspects. On le ramène demain. (Au prisonnier.) En route, Hog, inspecteur Burrell, je t'emmène. Suis-moi. (Il remet ses lunettes.) Je ne croyais pas que ça existait un truc aussi laid. Tu t'es couvert tout le corps de dessins à l'encre verte, tu t'es transformé en un gros graffiti ambulant.

Hog : Si vous me cherchez, je barbouille les murs de votre cervelle. (Burrell se met à rire.)

Inspecteur Burrell: Et moi, je te branche sur le tuyau d'échappement de ma Ford.

Hog : Hey, je n'ai pas de complices, quels suspects à me balancer, je ne vous connais pas. C'est quoi cette histoire.

Inspecteur Burrell : Tu te souviens d'un dénommé Reno Raines ?

Hog : Ouais, ouais, ouais je me souviens de lui.

Inspecteur Burrell : C'est lui qui t'a arrêté et qui t'a estropié et failli tuer ton frère. Il l'a si bien amoché qu'il ne marchera plus jamais sans béquilles. Au procès, tu as dit que tu vivrais pour le tuer.

Hog : Dans un procès, on dit des tas de bêtises.

Inspecteur Burrell : L'inspecteur Raines commence à me casser les pieds. Il te suffira de lui offrir un aller simple tous frais payés pour le paradis. Et que ça ressemble à un suicide.

Hog : Et je vais le trouver où ?

Inspecteur Burrell : Je sais dans quel motel il est et j'ai réussi à lui piquer son P38 réglementaire. Ouais. Il est dans la voiture. (Il sonne pour qu'ils puissent sortir.) Il le garde en réserve pour tous les jours, il a son pistolet automatique 6P226, ce qu'il place dans un étui sous son bras. Je... je prétendrai que tu m'as assommé et que tu t'es enfui. Une fois que tu l'auras refroidi, tu seras libre.

Hog : Et il y a des types chez les flics qui ne sont pas très réglos non plus. Enfin, on dirait.

Inspecteur Burrell : Quand j'ai besoin d'un point de vue moral, je ne le demande pas à un petit voyou qui sait gribouiller les bras avec de l'encre.

Hog : Hmm. (Il sort.)

 

INTÉRIEUR – Dans un motelSoirée

Il fait nuit et Reno et Val sont dans une chambre au motel « SeaSide ».

Valerie : (Montant sur le lit tandis que Reno y est déjà.) Parfois tu me parais tellement triste. Je voudrais pleurer pour toi. (Reno l'embrasse sur la joue puis sur la bouche.) Ça me rassure que tu quittes ce travail avant qu'il te détruise.

Reno Raines : J'ai rien connu d'autre, c'est vrai. Un policier, c'est un héritage familial autant que les cheveux châtains, les yeux verts, j'ai jamais eu d'autre choix.

Valerie : Et bientôt tu verras, on aura une maison comme tout le monde. Et mon frère Jimmy t'embauchera sur un de ses chantiers. Et nous élèverons de beaux enfants et nous vieillirons l'un à côté de l'autre.

Reno Raines : Continue à parler comme ça et je vais être pris de folie meurtrière. (Ils se mettent à rire et ils se roulent dans le lit jusqu'à tomber au sol. Hog entre dans la pièce et tire sur Valerie au lieu de Reno qui utilise son pistolet contre Hogue et il tombe au sol.)

Reno Raines : Val !

 

EXTÉRIEUR – Près du motelSoirée

Burrell sort de la voiture alors que Dutch Dixon est dans la voiture à attendre. Pendant que Burrell, l'arme au poing, veut finir le travail, Reno est avec Valerie et sortent par une grille.

 

INTÉRIEUR – Dans un motelSoirée

Burrell, dans un excès de colère, frappe sur le bord du lit alors que Dixon arrive sur les lieux alors qu'il y a deux douilles au sol.

Dutch Dixon : Hey patron, ton copain Hogue a laissé tomber ça en sortant. (Il pointe l'arme contre Burrell.)

Inspecteur Burrell : Qu'est-ce que tu fais ?

Dutch Dixon : Et bien, tu vas voir.

Inspecteur Burrell : Non mais tu plaisantes, on est amis depuis dix ans.

Dutch Dixon : Ben, je crois que c'est la fin d'une amitié. (Il tire sur Burrell qui s'écroule au sol.)

 

INTÉRIEUR – Aux urgencesSoirée

Une femme demande quelqu'un aux urgences alors que Wells arrive près de Reno.

Harry Wells : Reno, qu'est-ce qui s'est passé ? (Reno a le regard fuyant et meurtri.)

Reno Raines : J'ai envoyé un homme en prison il y a presque un an, Hog Adams. Il est sorti, je ne sais comment. Il était condamné à perpétuité pour le meurtre d'une jeune fille. Il est venu vers moi et j'ai tiré sur lui mais il a tiré sur Val. Il a tiré sur Valerie.

Harry Wells : Le motel, le motel où tu étais descendu, le SeaSide, il y a un flic mort dans ta chambre, Reno, l'inspecteur Burrell, il avait les menottes au poignet. Ils ont trouvé un revolver près de lui, c'est le tien. Reno, t'es tombé dans un piège. Il faut que tu files en vitesse.

Reno Raines : (Encore sous le choc.) Non, je reste. Jamais je ne la laisserai seule.

Harry Wells : Tu ne l'aidera pas à rester ici en te faisant pincer. Oh dire que je t'ai entraîné dans cette histoire. Écoute, il faut que tu t'en ailles tout de suite parce que tu n'auras plus le choix après.

Femme : Le Docteur Peterson est prié d'appeler le poste 3916.

Reno Raines : (Alors que le médecin est arrivé vers eux.) Alors docteur, dites-moi.

Médecin : C'est le genre de choses difficile à expliquer. Elle a un électroencéphalogramme plat. Aucune activité cérébrale, elle est maintenue en vie grâce à des machines. Elle est sous assistance respiratoire.

Reno Raines : (Encore sous le choc.) Quoi ?

Médecin : J'ai fait tout ce que j'ai pu. Je suis navré. (Il s'en va.)

Harry Wells : Reno, Reno, il faut qu'on parte. Ils vont t'arrêter pour le meurtre de Burrell. Il faut essayer de gagner le plus de temps possible.

Reno Raines : Cette balle m'était destiné. Elle était pour moi. C'est elle qui était touchée. Je n'ai rien pu empêcher.

On voit Valerie marchant sur la plage et le moniteur qui tente de la maintenir en vie.

 

INTÉRIEUR – Dans une chambreJournée

Journaliste : (Via l'écran de télévision.) D'après les premières informations, il semblerait que Reno Raines, un policier qui travaille habituellement à San Diego, s'était vu confié une mission ici. Selon le substitut du procureur Harrison Wells, Raines avait été chargé d'enquêter secrètement sur un autre policier qui se serait compromis. Il venait justement de remettre son rapport, (on voit Reno adossé au mur) on était en train de l'étudier lorsque les choses ont très, très mal tournées. La police suppose que c'est l'inspecteur Burrell qui faisait l'objet de cette enquête, qu'il a poussé la porte de ce motel où l'inspecteur Raines s'est installé avec sa fiancée, d'une bagarre s'ensuivit au cours de laquelle les inspecteurs Raines et Burell échangèrent des coups de feu. (Reno, regardant la télévision, semble abasourdi et inquiet.) On a appris qu'une balle de calibre 38 provenant du revolver de service de l'inspecteur Raines, avait très gravement touché Valerie Prentiss, qui s'est malheureusement trouvée sous les feux croisés des deux policiers. Selon toute vraisemblance, c'est l'inspecteur Raines qui a pris le contrôle de la situation (Reno cache son visage avec ses mains) et qui a tué l'inspecteur Burrell après lui avoir attaché les mains dans le dos avec ses menottes. Il lui a tiré deux fois dans la tête comme s'il s'agissait d'une exécution. La police a bien sûr émis un mandat d'arrêt contre l'inspecteur Reno Raines. Nous vous informerons des prochains développements de l'affaire. Ici Dallas Cook, en direct, à vous Jake. (Énervé, Reno lance la télécommande à travers la pièce.)

 

INTÉRIEUR – Dans la voiture de DixonJournée

Dutch Dixon : Ah, c'est sûrement pas là, j'ai dû me tromper de rue.

 

EXTÉRIEUR – Près d'une maisonJournée

Dixon frappe à la porte d'une maison.

Dutch Dixon : (Voyant Cheyenne.) Wow, wow, wow. Lieutenant Dixon.

Cheyenne Phillips : Cheyenne Phillips. Mon frère est dans son antre.

 

INTÉRIEUR – Dans la maison de CheyenneJournée

Cheyenne ferme la porte alors que Dixon est entré.

Bobby Sixkiller : (Voyant Dixon.) Ah, inspecteur bienvenue dans ma modeste demeure. Je vous offre un verre ?

Dutch Dixon : Non, je vous remercie. J'ai beaucoup entendu parler de vous. Je ne vous imaginais pas vivant comme un prince.

Bobby Sixkiller : C'est le seul pays sur Terre où on peut décrocher le gros lot. Georges Foreman, un Noir par exemple, élevé dans un ghetto, nourrit au hamburger, empoche des millions. Donald Trump, un Blanc, élevé dans un hôtel particulier, nourrit au caviar, perd des millions. Ah quel pays extraordinaire que le notre, inspecteur où tout le monde un jour on peut tenter sa chance.

Dutch Dixon : Oui mais je suppose que ça aide beaucoup d'avoir un joli costume, (en regardant Cheyenne) et une bonne équipe.

Bobby Sixkiller : Qu'est-ce qui a attiré votre attention dans la vitrine quand vous êtes entré ?

Dutch Dixon : Je veux ce type, c'est très urgent. Et s'il revient les pieds devant, je ne serai pas franchement désespéré. (Il montre le papier du mandat d'arrêt de Reno.)

Bobby Sixkiller : En général, je répugne à tuer les hommes que je retrouve, c'est une question de principes. Et je pratique des tarifs trop élevés pour un fonctionnaire. (Il lui redonne le papier.)

Dutch Dixon : Et Cochise, pas de baratin, d'accord, je ne suis pas venu me faire ratisser. Il ne faut pas me prendre à la légère où je vous renvoie dans votre réserve. À tisser les couvertures, à vendre des turquoises.

Bobby Sixkiller : On ne peut pas m'insulter et vous savez pourquoi ?

Dutch Dixon : Dites-le-moi.

Bobby Sixkiller : Parce que ça ne me gêne pas d'être un Indien d'Amérique, au contraire, j'en suis très content. Les gens ont tendance à me paraître moins intelligent que je ne le suis et j'en suis content aussi parce que les hypocrites ne se méfient pas. J'en profite pour rafler leur portefeuille et descendre leur pantalon jusqu'aux genoux. On a mis les choses au point maintenant, il me reste à vous donner les conditions parce que, dans votre cas, il n'y a absolument aucune négociation. Dix mille dollars s'il est encore en Californie mais s'il n'est plus là, j'ajoute deux mille dollars chaque fois que j'arrive dans un nouvel État. Les frais sont en plus. Mon adorable sœur tient les comptes, on vous enverra la note.

Cheyenne Phillips : Et je suis une comptable aussi compétente qu'honnête.

Dutch Dixon : Oui mais s'il est en Floride.

Bobby Sixkiller : Ah, ah, s'il est en Floride, c'est tout bénéfice pour ma pomme. Vous pourriez engager quelqu'un d'autre bien sûr mais vous et moi, nous savons que c'est moi le meilleur. Et je viens d'écouter les dernières nouvelles, je sais que vous devez rester en Californie, nous savons qu'il est déjà loin d'ici. Alors, qu'est-ce que vous en dites, inspecteur, je n'ai pas pour habitude de faire traîner les rendez-vous d'affaires, j'ai les marchandages en horreur.

Dutch Dixon : Puis-je être franc ?

Bobby Sixkiller : Oui.

Dutch Dixon : Je crois que vous auriez intérêt à reconsidérer ce petit numéro et à mettre de côté pour le servir à un type que ça intéresse.

Bobby Sixkiller : Alors, marché conclu ?

Dutch Dixon : Ouais c'est ça, marché conclu.

Bobby Sixkiller : Parfait, bienvenue dans ma tribu. (Il prend le papier des mains de Dixon et le regarde où c'est noté « Wanted » Reno Raines.

 

EXTÉRIEUR – Sur une plageJournée

Harry Wells : (Regardant le mandat d'arrêt de Cletus « Hog » Adams.) C'est un ancien avis de mis à prix. Il date d'avant un an avant que tu le pinces. J'ai contacté la famille, ils sont toujours disposé à payer la récompense. Ils veulent qu'il purge sa peine. Et il va te falloir du fric pour garder Valerie en vie. Où chercheras-tu Adams ?

Reno Raines : Je procéderai comme lui, je suivrai son frère.

Harry Wells : Hound Adams ? Celui que tu as blessé ?

Reno Raines : Ouais, ils finiront bien par se rejoindre. Je t'appellerai.

Harry Wells : Écoute, il va te falloir du fric. (En lui donnant une carte.) Prends ça, ils ne pourront pas remonter jusqu'à toi.

Reno Raines : Merci. (Ils s'enlacent.)

 

EXTÉRIEUR – Sur un parkingJournée

Hound Adams : (Avec des béquilles, menaçant un jeune homme.) Hey, minable, dégage ! (Il met les béquilles dans une camionnette et monte à l'intérieur. Reno, avec sa moto, le suit.)

 

EXTÉRIEUR – Sur la routeJournée

Bobby et Cheyenne roulent puis s'arrêtent sur le bord de la route.

Bobby Sixkiller : (Hors cadre.) Nous avons besoin d'aide pour continuer, petite sœur. Le grand manitou ne m'envoie aucun aigle à suivre. (Il utilise son antenne pour trouver des informations.)

 

INTÉRIEUR – Dans un camping-carJournée

Bobby Sixkiller : Fais-moi plaisir, passe en revue les sociétés de carte de crédit encore une fois. Je prie pour qu'il utilise autre chose que du liquide. Il est obligé de payer par carte.

Cheyenne Phillips : Mais je l'ai revue trois fois depuis 13 heures, ta liste. Je suis arrivée, par contre, à entrer dans l'ordinateur de la police de San Diego.

Bobby Sixkiller : Et tu as trouvé ?

Cheyenne Phillips : Le nom des camarades de classe de Reno Raines à l'école de police. Je me suis dit que parmi eux, il y en a peut-être un avec qui il est en contact.

Bobby Sixkiller : Alors ?

Cheyenne Phillips : Il y a un certain Harry Wells. Je crois que c'est le substitut du procureur qu'on a vu à la télé.

Bobby Sixkiller : Regarde si ce nom est sur la liste des sociétés de cartes bancaires. À mon avis, c'est une excellente intuition.

Cheyenne Phillips : (Pendant que Bobby s'assoit.) Je l'ai, Harry Wells, sa carte a été utilisée à 900 kilomètres d'ici, à la frontière est de l'État, (regardant sur une carte) une station d'essence, à côté de Lumos.

Bobby Sixkiller : En route. (Il se lève.)

 

EXTÉRIEUR – Près d'une routeJournée

Hound Adams quitte son véhicule et va vers une cabine téléphonique en marchant avec ses béquilles. Un homme, avec un paquet dans les mains, passe devant Reno, qui se cache à côté de sa moto. Pendant ce temps, Bobby et Cheyenne roule à Bad Water.

 

INTÉRIEUR – Dans une maisonSoirée

Homme : Ah, content de te revoir, Hound.

Un homme s'avance vers une femme tout en rigolant. Reno suit ça avec intérêt à côté d'une pierre. Il descend et prend son arme, sa moto se trouvant à côté de lui. Il charge son arme tandis que les motards sont contents. Reno se met à manger. Il y a la pleine lune et il commence à somnoler. Ses yeux se ferment tandis qu'il se remémore les bons moments avec Valerie, se trouvant sur la plage et ils s'embrassent. Il la porte à bras, d'un côté sur la plage et de l'autre lorsqu'ils ont quitté l'hôtel après qu'elle se soit fait tirer dessus. Il ouvre les yeux et voit sur la montre quatre heures du matin. Il prend son arme et il ente dans une maison abandonnée.

Reno Raines : (Menaçant Hound Adams avec son arme.) Salut, si je vois un de ces primates bouger d'un pouce, je te fais exploser ta cervelle et je vais entartiner tes copains. Maintenant, lève-toi doucement et je ne veux pas t'entendre. (Ils sortent de la maison et il tente de se défendre mais Reno le tient fermement.) Où sont les clés ?

Hog Adams : C'est pas moi qui les ait.

Reno Raines : (Mettant la tête en arrière d'Adams.) Mauvaise réponse.

Hog Adams : Ah, ça va. (Il lui montre les clés.)

Reno Raines : (Tout en le menaçant avec son arme sous la gorge.) Avance. Tu vas conduire.

Hog Adams : Et toi, tu fais quoi ?

Reno Raines : (En chargeant son arme.) Tout ce que tu dois savoir, c'est que j'ai besoin de tout mon sang froid pour ne pas te débarrasser de toi.

Hog Adams: Je ne voulais pas tirer sur elle. C'est toi que j'essayais de tuer.

Reno Raines : Mets-toi au volant et démarre.

Il ouvre la porte de la camionnette et ils entrent à l'intérieur et il démarre. Un homme sort de la maison tout en les regardant.

 

EXTÉRIEUR – Près d' une station service - Matinée

Reno écrit sur un bout de papier qu'il donne à un homme avec la carte et l'homme s'en va. On voit la moto derrière la camionnette. Reno prend place côté conducteur.

Hog Adams : (Montrant ses menottes.) Tu sais, on pourrait s'arranger.

Reno Raines : (En souriant.) Tu crois ?

Hog Adams : J'ai de l'argent.

Reno Raines : Ouvre la bouche. (Il ne coopère pas alors Reno le frappe sur le flanc gauche et Hound crie. Reno met un tissu dans sa bouche et démarre la camionnette et ils s'en vont.

 

EXTÉRIEUR – Près d' une station serviceMatinée

Pompiste : (Parlant à Bobby qui a trouvé l'endroit où s'est trouvé Reno). Il est parti il y a environ une demi-heure. Il allait vers le nord et il a dit qu'il s'appelait Harry Wells.

Bobby Sixkiller : Merci infiniment, vous m'aidez beaucoup. Bon courage.

Pompiste : (En rigolant.) Ouais.

 

EXTÉRIEUR – Sur la routeSoirée

Cheyenne et Bobby roulent sur la route.

 

EXTÉRIEUR – Dans un endroit inconnuJournée

Reno somnole et il voit Bobby et charge son arme.

Bobby Sixkiller : Je crois que tu vas avoir besoin de ça. (Il montre les balles qu'il a dans la main. Il pointe son arme vers Reno puis lance les menottes vers lui. Reno les rattrape. Il regarde vers Hound.) Qu'est-ce qu'on s'amuse bien avec vous. (Il se met à ricaner alors que Reno expire.)

 

INTÉRIEUR – Dans le camping-car de Bobby et CheyenneJournée

Bobby Sixkiller : (En s'asseyant.) Bonjour messieurs, ça vous dirait une histoire indienne ? (Hound et Reno sont assis sur le sol, les menottes au poignet.) Moi, je les adore. Hey toi, Hog Adams, regarde-moi attentivement, je suis sûr que ça va te plaire. C'est un Indien qui fait la sieste au soleil. Un Pied Tendre arrive et lui dit « Tu devrais travailler ». Alors l'Indien lui dit : « Pourquoi je travaillerai ? ». (Cheyenne conduit le véhicule et fait non de la tête.) Et le Pied Tendre lui dit (en haussant la voix)  : « Si tu travaillais, tu serais payer. Quand tu gagnes de l'argent, tu l'économises, tu le mets à la banque, tu travailles, tu gagnes de l'argent, tu économises, tu arrives à cinquante ans, tu en as assez, tu ne travailles plus. » Alors l'Indien lui dit : «Moi (en même temps que Reno qui finit la phrase) on va travailler tout de suite. » (Bobby se met à rire. Hog arrive à s'en prendre à Reno mais Bobby le menace de son arme alors Reno le frappe d'un coup de pied et il s'évanouit.

Reno Raines : Il cause tout le temps, je me suis dit qu'il devait se reposer. (Hog a sa tête sur l'épaule de Reno.)

 

EXTÉRIEUR – Sur le bord de la routeSoirée

Hog Adams : (Alors que Cheyenne lui donne une assiette.) Merci ma belle.

Reno Raines : (Cheyenne, lui donnant son assiette. Il commence à manger tout en étant les menottes au poignet.) Pourquoi tu traînes avec ce Bourouge ? (Il y a un feu de camp.)

Cheyenne Phillips : C'est mon frère.

Reno Raines : (Étonné.) Il n'y a pas vraiment de ressemblance.

Cheyenne Phillips : Mon père a divorcé de ma mère quand j'avais six ans. On est parti vivre dans une réserve, elle enseignait dans une école indienne. Elle est tombée amoureuse du père de Bobby, un ancien de la tribu qui vivait là. Ils se sont mariés. Bobby et moi, on a toujours vécu ensemble depuis que j'ai six ans et lui neuf. Il est fort et courageux. (Reno se retourne car il y a du bruit. Il se tourne vers Cheyenne.) Quand il était petit, jamais personne ne l'aurait embêté. Il se montrait attentionné et rassurant quand j'avais peur. C'était mon meilleur ami alors et il l'est toujours. J'ai répondu à ta question ?

Reno Raines : Hmm, hmm.

Cheyenne Phillips : Alors cette fois, c'est à mon tour. Si ce n'est pas toi qui a tiré sur ta fiancée, si ce n'est pas toi qui a tué Burrell, c'est qui ?

Reno Raines : Hog a tiré sur Val et j'ignore qui a tué Burrell. Possible que ce soit Hog, je ne suis pas resté, je n'ai rien vu, Hog s'est enfui en courant. Moi, j'ai emmené Val à l'hôpital.

Cheyenne Phillips : Ils ont trouvé ton revolver. Ce sont tes menottes qu'avait Burrell. Ils l'ont dit à la télévision.

Reno Raines : Mais tu sais, si mon cas t'intéresse, il y aura de la place au tribunal. Tu suivras toute l'affaire aux premières loges, tu peux déjà réserver un siège.

Cheyenne Phillips : Oh pardon, je ne voulais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas. Je n'avais pas l'intention de t'accuser non plus. (Voyant le regard de Reno qui soupire.) Je ne pense pas que tu sois un assassin. Tu aurais pu courir après Hog, le suivre dehors et essayer de l'abattre. Mais tu as préféré sauver ta fiancée et ça c'est une preuve.

Reno Raines : Je l'aimais et je l'aime encore. Je sais où elle est, ce qu'il y a, c'est que je ne sais pas si elle est là. Je ne sais pas si elle est encore avec nous ou si c'est grâce à une machine qu'elle est en vie. J'ai l'impression d'être piégé quelque part à mi-chemin, c'est à la fois terminé et pas encore terminé. Nous deux, ça n'existe plus. Mais elle est encore en vie, son cœur continue à battre.

Cheyenne Phillips : Ce n'est sûrement pas facile.

 

EXTÉRIEUR – Dans la rueJournée

Le camping-car passe devant un homme au téléphone.

Homme : Oui ça y est, il va dans votre direction. (Il raccroche.)

 

INTÉRIEUR – Dans le camping-car- Journée

Bobby Sixkiller : Alors, c'est l'histoire d'un Pied Tendre de la côte Est, vous me suivez. (Reno et Hog sont assis au sol avec leurs menottes au poignet.) Donc, il est en voiture, il traverse la réserve indienne avec sa femme Buffy. Il remarque un vieil Indien, assis sur son Posch, il s'arrête près de lui, sort de la voiture et lui dit : « Il paraît que vous les Indiens, vous pouvez dire ce qui se passe ailleurs, loin d'ici et voir l'avenir. ». Alors le vieil Indien lui dit (en changeant la voix)  : « Oui, nous le pouvons ». Alors le gars de l'Est lui dit...

Reno Raines : Il faut que j'aille au petit coin.

Bobby Sixkiller : Ce véhicule n'en est pas pourvu parce que c'est là qu'est entreposé le matériel informatique.

Reno Raines : Il faudra bien me trouver une solution.

Bobby Sixkiller : Cheyenne, tu veux bien t'arrêter.

Cheyenne Phillips : Pas de problème.

 

EXTÉRIEUR – Sur le bord de la routeJournée

Cheyenne s'arrête sur le bord de la route.

Bobby Sixkiller : (Ouvrant la porte, Reno descend les menottes au poignet.) Voilà, ce sera très bien ici. (Il a une arme à la main.)

Reno Raines : Je suis souple mais quand même pas à ce point-là.

Bobby tente d'enlever les menottes mais Reno décide d'attaquer Bobby, en le désarmant, et une bagarre éclate entre les deux hommes. Reno attrape les clés alors que Bobby se trouve au sol. Il essaie de l'attraper mais il n'y arrive pas et Reno s'enfuit dans le désert. Bobby ramasse son arme et se met à la chasse de Reno mais il décide de ne pas le faire et s'arrête sur la route. Des motards arrivent vers lui, s'arrêtent alors que Cheyenne attrape le fusil à pompe. Un homme descend de moto et va à la rencontre de Bobby.

Homme : Comment ça va chef ?

Bobby Sixkiller : Oh moi, ça va très bien merci et vous les gars, ça va ?

Homme : Qu'est-ce que tu as dans ton camping-car ?

Bobby Sixkiller : À l'intérieur ?

Homme : Ouais.

Bobby Sixkiller : Pas grand chose de bien, non, non. Pas grand chose. Mais j'ai une idée, vous n'avez qu'à me suivre jusqu'à Bakerfield, je vous offre un verre et tout le plaisir est pour moi, hein ?

Homme 2 : Ça sera moins marrant si notre vieux Hog n'est pas là pour trinquer aussi.

Bobby Sixkiller : Hog, ah, mais je connais Hog, c'est un de mes meilleurs amis. (Cheyenne est prête à tirer et elle fait feu. Les hommes sont surpris tandis qu'une bagarre éclate entre eux.)

Homme 3 : Vite, il va se tirer, vite, empêchez-les de partir ! Magnez-vous !

Les motards remontent sur leurs machines tandis que Cheyenne démarre.

Homme 3 : Wouh, wouh !

 

INTÉRIEUR – Dans le camping-carJournée

Hog regarde Bobby qui s'installe du côté passager.

Bobby Sixkiller : Vas-y fonce, il ne faut pas te laisser faire, tu as compris ?

Hog : Qu'est-ce qu'on s'amuse avec vous, Grand Chef.

 

EXTÉRIEUR – Sur la routeJournée

L'homme qui s'est trouvé au sol est monté sur la moto mais Reno arrive et lui donne un coup de pied. Il tombe au sol. Il prend sa moto et s'en va vers un chemin de terre tandis que Cheyenne accélère et se fait pourchasser par les motards.

 

INTÉRIEUR – Dans le camping-carJournée

Bobby Sixkiller : Allez fonce, plus vite !

 

EXTÉRIEUR – Sur la routeJournée

Motard : Ya ah ! (Il donne un coup de pied dans le camping-car.)

 

INTÉRIEUR – Dans le camping-carJournée

Bobby Sixkiller : (Tandis que Cheyenne regarde dans le rétroviseur.) Faut pas que tu t'arrêtes, tu entends, s'ils se rapprochent de trop, tu les renverses.

Hog ricane tandis que les motards encerclent le camping-car.

Homme : Ya, ah ! (Il ricane.)

Motard 2 : Ouais, ouais.

Motard 3 : Un peu de chantilly ?

Il prend un bidon et verse le liquide sur le pare-brise du camping-car. Un autre en met aussi.

Cheyenne Phillips : C'est pas vrai, Bobby. (Un motard remet une couche et lance le bidon.) Bobby, j'y vois rien !

Bobby Sixkiller : Ne met pas les essuie-glaces... (Elle le fait.) Arrête-toi, je trouverai bien quelque chose. (Elle s'arrête.)

 

EXTÉRIEUR – Sur le bord de la route - Journée

Motard : Attention, il s'arrête.

Motard 2 : Faites gaffe les mecs.

Motard : Ne t'inquiète pas.

 

EXTÉRIEUR – Sur la routeJournée

Reno continue son chemin sur la route vers une destination inconnue.

 

EXTÉRIEUR – Sur le bord de la routeJournée

Bobby est prêt à descendre avec un fusil à pompe dans les mains.

Motard : Allons-y.

Motard 2 : Sors de là, viens, on va s'occuper de toi.

Bobby sort et tire vers les motards mais il se fait tirer dessus.

Motard : Ça va Chef ?

Bobby semble mal mais il se met à se battre contre les motards qui arrivent à le maîtriser. L'un des motards se met à le frapper à l'abdomen et au visage deux fois. Il tombe au sol.

Chef des motards : Allez, ça suffit, laissez-le.

Un des motards le frappe avec le pied dans l'abdomen de Bobby qui arrive à s'enfuir. Reno arrive avec la moto volée.

Motard : Jouez avec lui, ne lui tirez pas dessus !

Bobby se met à courir.

Motard : Et c'est Sako, mecs !

Motards : (En même temps.) Ouais, tirez-lui dessus !

Reno fonce vers l'homme et le renverse. Pendant ce temps, Bobby tombe derrière un îlot de terre et les hommes lui courent après. Il passe à travers un tunnel puis s'enfuit et les motards le pourchassent.

Reno : Allez, monte Bobby !

Ce dernier monte derrière Reno et ils s'en vont. Les motards se mettent à tirer dans leur direction mais sans les toucher. Le chef des motards libère Hog et l'un des motards prend Cheyenne par les épaules pour la sortir mais elle se défend.

Chef des motards : Ah, t'as de la chance d'être tombée entre de bonnes mains ma belle. C'est l'occasion de passer du côté des hors-la-loi. (Le chef la frappe au visage, elle s'évanouit et il l'a prend en otage pour la mettre sur le siège arrière de la moto. Ils s'en vont.)

 

EXTÉRIEUR – Sur le bord de la routeJournée

Reno s'arrête sur le bord de la route et Bobby descend et semble blessé.

Bobby Sixkiller : Ah, je ne me sens pas très en forme. Ah. (Reno lui touche le front pour voir s'il a de la fièvre.)

Reno Raines : T'es brûlant, il faut que tu boives de l'eau.

Bobby Sixkiller : Économise l'eau.

Reno Raines : Tu as vu ? (Il fait découvrir une tâche d'huile.) Regarde.

Bobby Sixkiller : Ils ont dû nous suivre depuis le moment où tu as embarqué Hog. Le trike a une sérieuse fuite on dirait. Tu veux me donner un peu d'huile s'il te plaît.

Reno Raines : Tu veux quoi ?

Bobby Sixkiller : Ah, laisse tomber. (Il se met quelque chose dans les narines.)

Reno Raines : Peinture de guerre, alors là, tu m'épates.

Bobby Sixkiller : C'est pour garder les muqueuses humides, c'est à l'école de la marine qu'on me l'a appris. Si tu étais malin, tu en ferais autant.

Reno Raines : Ouais, dès que je me serais fait opérer des hémorroïdes. (Il remet ses lunettes.) Cette route conduit vers l'ouest. Si elle va tout droit, elle doit déboucher sur l'autoroute. Cette moto a une sacrée fuite d'huile. Si c'est le gars qui a embarqué ta sœur, ce que je suppose, il faudra qu'il s'arrête bientôt.

Bobby Sixkiller : D'accord, Zorro. En route. (Reno met la moto en route et ils s'en vont.)

 

EXTÉRIEUR – Dans un endroit inconnuSoirée

Reno, avec des jumelles infrarouge, regarde la scène où les motards sont avec des jeunes femmes et Cheyenne qui est attachée. Il rejoint Bobby qui est allongé car pas bien.

Reno Raines : Elle est là, je l'ai vue, ça à l'air d'aller. (Bobby veut se lever.) Non, non, non, il faut qu'on attende. Il y a une vingtaine d'hommes, ils l'ont attachée au milieu d'eux. On fera une tentative pendant qu'ils dormiront.

Bobby Sixkiller : Je te remercie de m'avoir sauvé la vie. Tu aurais pu prendre la fuite.

Reno Raines : Si je suis là, c'est que j'ai mes raisons, alors, c'est inutile de me remercier. Tu crois que tu vas tenir le coup ?

Bobby Sixkiller : Il y avait autrefois dans ma tribu une coutume qui voulait que l'on mange le cœur d'un ennemi redoutable. Tu es dans la bataille. Pour les Chipowa, un guerrier pouvait manger le cœur de son ennemi mais si seulement s'il le respectait. Si son esprit était fort, il demandait la permission du manitou, le Grand Esprit, ensuite il devait attendre jusqu'à ce qu'il reçoit un signe. À ce moment-là, on lui dirait s'il était digne de son ennemi. C'était une cérémonie religieuse. On croyait qu'on prenait ainsi le courage que ce cœur possédait, que désormais on aurait l'esprit et la force qui animait l'ennemi et que on serait des frères dans l'autre vie pour toujours.

Reno Raines : Je vais peut-être te choquer mais je crois que je préfère les histoires drôles aux histoires de tribu indienne. (Ils se mettent à rire et Bobby tousse.)

Bobby Sixkiller : Laisse-moi te dire ce que j'ai pu observer sur toi, Reno Raines. Ton esprit est fort mais ton cœur est tendre. C'est une très mauvaise combinaison dans ce genre de métier et ça risque de te coûter la vie.

Reno Raines : Valerie pensait comme toi mais elle se trompait. C'est sur elle qu'on a tirée.

 

EXTÉRIEUR – Dans un endroit inconnuMatinée

Tout les bikers sont endormis tandis que Cheyenne est toujours attachée au poteau.

Bobby Sixkiller : (Chargeant son arme.) On y va maintenant ? (Reno fait oui de la tête.)

Il a pris sa moto et va vers l'endroit où se trouve Cheyenne et les autres. Il met pose sa moto à côté de Cheyenne qui prend peur alors que Reno utilise un couteau pour enlever les liens et met un doigt sur sa bouche pour lui signifier de ne rien dire. Ils montent sur la moto et démarrent tandis que les autres se réveillent avec le vacarme. Les bikers prennent leurs machines et vont à la recherche de Reno et de Cheyenne. Il y a une corde au sol et lorsqu'après que Reno passe dessus, Bobby prend la corde et la tire pour faire une barrière. Les bikers glissent de leurs motos à cause de ladite corde. Reno descend de moto.

Bobby Sixkiller : (En tirant en l'air.) Allez, tout le monde à terre. On s'allonge et vite, dépêchons-nous, ça vaut aussi pour toi le frisé.

Reno Raines : Sur le ventre, allez on se grouille. (Il menace avec son arme et les bikers s'exécutent. Reno va vers Hog, le retourne et le menace de son arme.) Tu vas me répondre, ordure. Pourquoi tu as essayé de me tuer ? C'est Burrell qui t'a engagé ?

Hog : Je ne te dirai rien, crétin, t'as qu'à aller te faire foutre.

Reno Raines : T'as tiré sur Valerie, t'as tiré sur elle, espèce de salaud !

Bobby Sixkiller :...Il ne vaut pas le coup. (S'adressant à Cheyenne.) Ça va petite sœur ?

Cheyenne Phillips : Oui, ça va et toi ?

Bobby Sixkiller : Ouais, on va livrer cet enfant de chœur à la justice. (Reno s'en va.)

 

EXTÉRIEUR – Dans la maison des SixkillerJournée

Bobby Sixkiller : (À Reno.) Il y a la moitié pour toi, ça fait cinq mille dollars moins sept cents dollars, pour repeindre mon tipi à roulettes. (Il lui donne une enveloppe.) Tu m'as sauvé la vie, mon ami, j'ai une dette.

Reno Raines : Quelque chose m'intrigue. Qu'est-ce que Burrell venait faire dans ma chambre de motel ce soir-là. Ce n'est pas difficile de comprendre pourquoi Hog était là, il avait un compte à régler mais Burrell. Comment a-t-il pu savoir que j'allais le coincer ?

Bobby Sixkiller : Les flics s'intéressent d'un peu trop près à ton cas, on dirait. C'est l'inspecteur Dixon qui m'a engagé pour te retrouver. Cheyenne s'est renseignée sur lui.

Cheyenne Phillips : C'est un flic ambitieux, vingt-cinq ans de carrière, on le surnomme « Dutch », et j'ai l'impression que ses activités ne sont pas très nettes. Il veut ta peau.

Reno Raines : L'inspecteur Dixon savait que j'allais témoigner. Je me demande s'il était impliqué dans l'affaire Burrell ? Après tout, c'est peut-être lui qui a tendu ce piège.

Cheyenne Phillips : Si ton idée est juste, Dixon et Hog ont déjà conclu un accord.

Reno Raines : (Donnant l'enveloppe.) Je voudrais que tu envoies ça à l'hôpital. Je m'arrangerai pour te réexpédier de l'argent dès que j'en aurai. Il faut que tu veilles à ce qu'ils s'occupent de Valerie, c'est tout ce que je te demande en remerciements.

Bobby Sixkiller : (Tapant le torse de Reno avec l'enveloppe.) C'est d'accord.

Cheyenne Phillips : (À Reno.) Qu'est-ce que tu vas faire ?

Reno Raines : Je crois que je vais choisir dans cette voie, chasseur de primes. Je vais commencer par celui-là. (Il montre la photo d'un fugitif.) La famille du Marine qui a été tué offre vingt mille dollars.

Bobby Sixkiller : Euh, mais pour toi ce sera très difficile de livrer ces hors-la-loi sans courir le risque de te faire pincer. Bien sûr, je pourrai régler tous ces détails pour, pour euh... qu'est-ce qui serait honnête ? Quinze pour cents ?

Reno Raines : Bobby, ce sera six et demie.

Bobby Sixkiller : J'ai une société à faire tourner, je dois tout facturer. Il y a aussi le manque à gagner énorme que ça représente pour moi de ne pas te livrer aux services de police.

Reno Raines : Donc, si j'ai besoin d'informations, il suffit que je t'appelle.

Cheyenne Phillips : Adresse-toi à moi. Je te ferai entrer dans tous les systèmes informatiques. Comptabilité des entreprises, casiers judiciaires, tout ce que tu voudras, ce sera gratuit.

Bobby Sixkiller : Oh, attention, elle est en train de perdre la tête. Disons que pour chaque affaire à laquelle on participera, on te comptera dix pour cent, c'est honnête.

Reno Raines : Ouais, ça va. (Ils se mettent à rire et se congratulent.)

Bobby Sixkiller : Quand je suis parti à l'université, mon grand-père m'a dit : « Pendant que je dormirai, tu t'élèveras, soit sérieux et apprend de ton mieux. Fais toujours de bonnes choses, pour nous. « 

Reno Raines : Mon grand-père, lui, m'a dit : « Va leur botter le train et prend bien leur nom, mon garçon. » Et il était flic à Chicago, c'est normal. (Ils rigolent.)

Bobby Sixkiller : Soit prudent, Reno Raines, promis ?

Reno Raines : Ouais, merci, je te téléphone. (Il s'en va.)

Bobby Sixkiller : C'est comme si elle était morte mais il l'aime toujours. Il n'y a plus de place dans sa vie pour toi.

Cheyenne Phillips : Tu te crois plus intelligent que tu ne l'aies, Bobby. C'est ta seule faiblesse. (Elle s'en va.)

 

INTÉRIEUR – Dans un endroit inconnuJournée

Il pleut et Reno s'est mis à l'abri. Il réfléchit.

 

EXTÉRIEUR – Sur la routeJournée

Reno roule sur la route vers une destination inconnue.

 

INTÉRIEUR – Dans une prisonJournée

Un prisonnier monte des escaliers et quelqu'un a un couteau. Deux prisonniers s'attaquent à Hog.

Gardien : Alerte quartier trois, verrouillez immédiatement le quartier trois.

Hog chute et Dixon regarde la scène.

Dutch Dixon : Un de liquidé. Il n'en reste plus qu'un.

Il regarde le mandat d'arrêt contre Reno, qui roule sous le soleil couchant.

Kikavu ?

Au total, 4 membres ont visionné cet épisode !

carine79 
31.08.2021 vers 08h

sossodu42 
28.02.2019 vers 12h

Annaelle19 
01.05.2018 vers 19h

Baptiste78 
Date inconnue

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