Le samedi 4 octobre 1958, Arnold Gillespie, un psychiatre, reçoit dans son cabinet Pete Jensen, un homme qui suit une psychothérapie pour la première fois.
Après l'avoir interrogé sur ses antécédents familiaux et médicaux, et avoir appris qu'il tenait un bar nommé Andy's Place ,il partage avec lui cigarettes et feu de briquet puis l'écoute lui conter son histoire.
Jensen dort toujours à poings fermés au début de son rêve et lorsqu'il se réveille, la date est celle du samedi 6 décembre. Il ne comprend pas comment il a pu faire un saut de plus de deux mois dans le futur, et surtout comment il a pu s'endormir à New York et se réveiller à Honolulu.
Lorsque la femme de ménage entre dans sa chambre d'hôtel, sa surprise s'accentue.
Puis, il descend au bar et sympathise avec les différents clients. Il y a là un ivrogne qui ne le prend pas réellement au sérieux, un barman acariâtre et un couple dont le mari s'engage dans l'armée le lendemain.
En évoquant Pearl Harbor et un maire de New-York, Jensen comprend qu'en fait, il n'a pas voyagé dans le futur mais dans le passé. La date du 6 décembre est en fait celle de la veille de l'invasion des forces aéronavales japonaises et le maire en question est en fait toujours en vie alors qu'en 1958, il est mort.
Jensen essaie de convaincre les gens qu'il dit la vérité, mais il n y arrive pas. Il se rend dans un journal et parle au rédacteur en chef et à l'attaché de presse. Ceux-ci le croient fou et ils appellent un médecin quand il frappe le patron.
Pour autant, le récit de Jensen démontre qu'il est tout à fait sain d'esprit mais qu'il tient des propos incohérents. Par exemple, il se trompe en évoquant la présidence de Dwight Eisenhower qui en 1941 occupe les fonctions de colonel et en citant John Nance Gardner comme vice-président de Franklin Delano Roosevelt alors que c'est Harry Truman qui exerce ce poste.
Dans son incapacité à prouver sa bonne foi, Jensen se décrédibilise un peu plus à tel point qu'il se prend deux coups de poing en plein visage, un de la part du mari, et un autre de celle du barman, qui ne supportent plus ses divagations.
Le lendemain, 7 décembre, Jensen se réveille au survol des avions japonais et crie : "Je vous l'avais dit, mais personne ne m'a écouté" alors qu'il s'approche de la fenêtre de sa chambre d'hôtel.
Le rêve s'arrête ici, et de retour au présent, Jensen, discute avec Gillespie. Ce dernier annonce son scepticisme face à cette théorie. Il lui annonce qu'en changeant le moindre détail du passé, il modifie également le présent et l'avenir, et pour appuyer ses propos, lui dit que s'il voyageait dans le temps et qu'un taxi le renversait, il ne pourrait pas posséder de maison ni fonder de famille actuellement puisqu'il aurait été tué.
Mais Jensen parvient à attirer son attention en lui expliquant qu'en voulant vérifier si son expérience était réelle ou non, il a appelé la mère du marié (dont il connaissait le patronyme) et s'est fait passer pour un ami lointain. Là, il a appris que le couple avait péri à Honolulu le 7 décembre.
Un peu plus tard, Gillespie renonce à son envie de jouer au golf et continue à observer cet étrange patient qui a une nouvelle crise dans laquelle son rêve recommence en version accélérée. Seulement, cette fois, la fin diffère. Au moment où Jensen crie encore une fois qu'il avait pourtant tout fait pour empêcher ce massacre, un avion tire une rafale de missiles qui brisent son carreau et le tuent.
De retour en 1958, Gillespie se retrouve seul dans son cabinet, sans comprendre pourquoi il y est. Il remarque que si son briquet est intact, son cendrier, lui, est vide. Il se rend dans la pièce adjacente et en consultant son agenda, voit qu'à la date du samedi 4 octobre, il n y a aucun patient.
Des bribes de conversation lui reviennent en mémoire, pourtant il ne se rappelle pas les avoir prononcées, et le cas échéant, ne sait même plus à qui il aurait pu les dire.
Il se rend alors dans un bar pour calmer ses nerfs et commande un bourbon avec glaçons. Alors qu'il le sirote, il voit le portrait de Jensen et interroge le barman. Celui-ci lui demande s'il le connaît, Gillespie répond que non mais qu'il lui semble familier. Puis, il apprend que Jensen tenait ce bar avant, mais qu'il a été abattu à Pearl Harbor.





