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Série : Torchwood
Création : 08.12.2011 à 19h44
Auteur : Rhea01
Statut : Terminée
« je jure que je ne fais aucun bénéfice monétaire avec l'utilisation des personnages de TW, seulement du bénéfice moral^^. Pour Chris » Rhea01
Cette fanfic compte déjà 1 paragraphes
8h00 début de la journée, embauche, début des hostilités.
- Ianto, CAFÉ !!
- oh oui, un café frais, mon petit coffee boy.
- tu es si gentil de m'apporter du café. C'est la seule chose qui me remonte aujourd'hui.
- mmmmh, c'est trop bon. Encore ce mélange, comment tu fais? Rhys n'arrive même pas à faire un café correct.
oOoOo
12h00 Heure du déjeuner, pizza à volonté.
- ma pizza préférée, chorizo, viande avec supplément de fromage, whaouh, c'est trop bon.
- Tu crois pouvoir faire prendre du poids à Owen avec ça ? moi j'en mange pas. Il faut que je rentre dans ma robe de mariée. Oh, tu es un ange... une pizza light !
- Je préférerais un Ianto fourré, une calzonianto ça sonne bien, non ?
- Très bien, Jack, mais ça n'a pas l'air de lui plaire... Ianto, tu viens manger avec nous ??
- Je crois qu'il nous fait la tête, Tosh, tant pis, je vais quand même dévorer ma pizza aux légumes, j'ai trop faim !
oOoOo
18h, fin de la journée, débauche. (si, si c'est le terme consacré)
- Ianto mes dossiers, tu les as classés où ? J'en ai besoin, j'y ai mis une note sur une équation, quelque part, il faut que je conclue ce dossier. Ah, c'est bon, je l'ai retrouvé.
- Ianto j'ai besoin d'un coup de main avant de finir, tiens-moi la jambe de cet alien, non pas comme ça attention, ça va gicler ! M... ! - Allez fais pas la tête, c'est pas ma faute. Et puis, ça te va très bien, cette couleur d'urine... attends tu vas où ? Reviens, j'ai encore besoin de toi !
- Ianto, tu tombes bien ! Tu te souviens de la boutique de robes de mariage dont tu m'avais parlé ? - Ah bon, elle a brûlée ? Mais comment je vais faire ? Tu en connais une autre peut-être ? Attends, ne t'en vas pas comme ça.
- Ianto ! J'ai besoin d'un câlin, d'un bain et d'un humain, pas forcément dans cet ordre. Pouah, toi aussi au bain. Je ne n'aurais jamais cru dire ça, un jour, mais tu pues. Ce n'est vraiment pas mon jour, ma friandise préférée est gâchée ! Hé Reviens !! C'est un ordre !
CLAC !!
La porte du vestiaire à coté de la gigantesque peinture du dragon gallois, se referma sur Ianto violemment et tous se turent, les yeux fixés vers la porte close. Ils sentaient tous obscurément qu'il y avait quelque chose de pas normal dans le comportement de Ianto. Il avait l'air... fâché. Ils se regardèrent, troublés.
oOoOo
Sirènes stridentes, hululantes, insupportable.
Ils entendirent se mettre en place le verrouillage automatique des portes, les lumières vacillèrent un peu mais restèrent allumées.
- Ianto, s'écrièrent-ils tous en chœur...
- mais qu'est ce que tu as fait ? continua le Capitaine, tout à fait étonné.
Personne ne répondit. Ils se regardèrent. Que voulait le jeune homme et pourquoi cette soudaine mauvaise humeur ? Il ne leur semblait ne rien avoir à se reprocher, du moins pas depuis ces quarante-huit dernières heures.
- hé, il a ses règles ou quoi ?? fit Owen, moqueur. Il faut que quelqu'un lui calme ses hormones, on ne va pas rester enfermé toute la nuit à cause de lui ?! Si ?
- non, c'est autre chose, dit Gwen en fronçant des sourcils, il n'a vraiment pas l'air heureux.
- si tu lui avais pas demandé l'adresse de son tailleur, il ne se serait pas enfui. dit Jack, moqueur.
- Mais ce n'est pas moi, c'est Owen qui a commencé en l'aspergeant de sang d'alien.
- Ce n'était pas du sang, mais des sanies, fait le médecin d'un air docte. Mais je ne suis pas responsable, ce n'est pas moi qui ai ramené ça ici.
- Non, c'est moi, je l'ai ramené, fit Jack, la tête tournée vers l'étage, lui et la brute qui se repose dans les cellules. Il en a de la chance, lui. Il va pouvoir être au chaud toute la nuit et avec de la compagnie. Enfin, si on ne règle pas cette histoire au plus vite !
Il monta aux vestiaires en courant et frappa à la porte tandis que Gwen et Owen grimpait à sa suite. Toshiko éteignit l'alarme qui continuait d'hurler.
oOoOo
- Ianto que se passe-t-il, qu'as-tu ?
- Jack, le verrouillage est bloqué, je ne peux rien faire, je suis désolée, confirma Toshiko, d'en bas, je ne comprends pas comment il a fait ce tour-là !
- C'est quoi ton problème, Coffee Boy ? hurla Owen à travers la porte.
- Ianto, qu'est-ce que tu veux ? demanda Gwen sur le même ton.
- Ce n'est pas la peine de hurler, répondit Ianto en ouvrant la porte à demi, passablement en colère. Je confirme que la base est verrouillée, il y a un code, le temps que vous trouviez, je vais prendre ma douche. Seul ! ajouta le jeune homme comme en réponse à une flamme qui s'allumait dans les yeux de Jack.
La porte claqua à nouveau.
- Ouh là, je ne sais pas ce que tu lui as fait, Jack ou pas fait, mais il a l'air sérieusement remonté, le Ianto, il aurait bien besoin d'un valium dans son café.
- Owen, ferme-la, ce n'est pas le moment de plaisanter et aide Tosh à trouver un moyen de passer le blocage. Toi, Gwen essaye de le raisonner.
- Tu veux dire que je peux entrer, même s'il est nu à l'intérieur ? dit-elle d'un ton interrogateur, tu préférerais ne pas y aller ?
- Il n'a pas l'air d'avoir envie de me voir.
- Ok mais tu ne feras pas de crise de jalousie ?
- Tu veux que je te signe une autorisation ! dit Jack d'un ton énervé, entre et trouve ce qu'il a ...
- Et toi ? Que vas-tu faire ?
- Je vais essayer de trouver comment il a fait pour bloquer la base d'ici. Je pensais qu'on avait prévu ça depuis Suzie.
- Ouais, sauf que c'est lui le responsable de la Sécurité ici ! grinça Owen à voix basse.
Jack le regarda sombrement, juste ce qu'il fallait pour se faire obéir par le bouillant médecin qui fila rejoindre Toshiko.
oOoOo
Gwen entra dans les vestiaires.
- Ianto, fit Gwen en fermant la porte, tu veux bien me dire ce qu'il se passe ?
- Non, fit la voix de son ami de dessous la douche. Cherche et trouve.
- Ce n'est pas un jeu, dit-elle suppliante, Rhys m'attend, je dois partir et...
Le bruit de l'eau cessa et Ianto s'adressa à elle d'un ton buté.
- Ce ne sont pas les mots que j'attends.
- Ce ne sont pas les mots que tu attends ?! fit-elle interloquée, hein ? Ianto, t'es impossible !
- C'est ça, c'est moi qui suis impossible, dit-il d'un ton moqueur, on aura tout vu !
- Attends, rouspéta-t-elle, tu te comportes en gamin.
- Tu es sûre de t'adresser à la bonne personne ? C'est moi qui vous materne toute la journée, alors ce n'est pas moi qui fait l'enfant ici...
- Hein ?
- Courage, Gwen, je suis sûr que vous allez trouver, ce n'est pas si compliqué.
Elle détourna la tête, déçue et sortit. La douche se remit à couler.
oOoOo
- Alors ? fit Jack en la voyant descendre.
- Heu... je ne suis pas sûre. Il a dit qu'il attend certains mots ...
- Oh, je vois, fit Owen dont les oreilles trainaient près d'eux, malade de curiosité... J''y vais. Je sais ce que j'ai à dire, dans deux minutes, on est libre, je vous le jure ! Excuse-moi, Ianto, dit-il à voix forte, je suis désolé de t'appeler sans cesse Coffee boy. Je te prie de m'excuser ! Je suis vraiment désolé, ajouta-t-il avec un clin d'oeil à Jack et Gwen qui le regardaient d'un air dubitatif.
Clac, l'éclairage de nuit se mit en route.
- Mouais, ça n'a pas l'air d'être ça ou bien il y a un fantôme dans la machine qui ne te supporte pas, se moqua Jack, ça a réagi à Coffee Boy, je t'ai déjà dit de ne plus l'appeler comme ça.
- Jack, je crois savoir ce que Ianto veut entendre, fit la voix de Toshiko. Il faut que tu y aille. Il faut que tu lui parles, ça doit être ça, le code. parle-lui de tes sentiments.
Le capitaine se raidit. Il y avait pensé. Mais c'était difficile et puis se faire extorquer ces mots-là n'étaient vraiment pas sa tasse de café. Quelle valeur pouvait-il y mettre ? Mais bon s'il voulait entendre à ce point-là ces trois mots qu'on dit parfois trop souvent, il allait s'exécuter.
oOoOo
Curieusement il se sentait les jambes en coton et le cœur battant. Il avait beau se dire que mots volés n'ont pas de valeur; il savait qu'une fois prononcés, il ne pourrait pas revenir en arrière. Le sort en serait jeté. Toshiko lui jeta une lampe-torche, il n'y avait pas d'autre éclairages fonctionnels dans les vestiaires, mode économie d'énergie oblige.
Il ferma la porte, autant que cela reste privé, même s'il se doutait que trois paires d'oreilles très intéressées et très indiscrètes allaient se coller derrière la porte.
- Ianto, Ianto, je suis désolé, dit-il en s'attendant presque à que ce soit les mots déverrouillant le processus, non, cela ne fonctionnait pas. Il fallait qu'il continue.
- Je n'ai jamais réussi à parler vraiment de mes sentiments, reprit-il. Ce n'est pas une chose dont j'ai l'habitude ou l'envie. Je préfère aller de l'avant et agir au lieu d'exprimer ce que je ressens. Mais je dois quand même avouer que la manœuvre est particulière. On ne m'a jamais fait ce coup-là ! On m'a fait celui de la grossesse, la tentative de suicide, le chantage aux sentiments, la psychologie inversée, la jalousie, mais jamais encore le verrouillage de ma base !
- Jack !! J'ai dit que je prenais cette douche seul et c'est un vrai défilé. De plus, si tu crois que j'utiliserais un moyen aussi vulgaire pour te forcer à me parler, on a vraiment plus rien à se dire ! Je crois rêver !
Ianto avait l'air vraiment exaspéré.
- Donc, tu ne souhaites pas que je développe, fit le capitaine à la fois soulagé et anxieux, car il n'aimait le sentir en colère.
- si ! répondit Ianto d'un ton vif en ouvrant la cabine de douche et saisissant sa serviette pour s'essuyer sans douceur.
Son corps irradia de blancheur dans le pinceau de lumière de la torche de Jack. Celui-ci déglutit bruyamment. Il lui faisait un effet détonnant. Mais il fallait qu'il parle, qu'il ne laisse pas son corps gérer le problème, ou ses amis resteront dans le noir et enfermés. Mais s'il continuait de se déhancher ainsi sous ses yeux, Owen, Tosh et Gwen allaient devoir trouver un endroit où dormir, insonorisé de préférence.
- Mais vas-y, bon sang ! dis-lui, entendit-il son médecin-chef souffler derrière la porte, suivie du son d'une claque et d'un chut choral et bruyant.
Il sourit, levant les yeux aux ciel. Si Owen s'y mettait en se prenant pour Cyrano encourageant Christian à dévoiler son amour, c'est qu'il devait vraiment avoir l'air à la dérive. Mais il n'avait besoin de personne pour lui mettre en bouche des mots qu'il avait sur le bout de la langue depuis trop longtemps.
- Ianto, il faut vraiment que je parle ? Tu as réellement tant besoin d'entendre ces mots-là ?
- besoin, envie ? Je ne sais pas trop, fit Ianto d'un air gourmand tout en s'essuyant la nuque.
Jack eut envie d'être à la fois la goutte et la serviette pour se rapprocher du jeune homme qui l'attirait si fortement.
- Es-tu prêt à m'entendre, fit Jack en se détournant, la voix sombre, il avait dit douche seul après tout.
- Non, ce n'est pas ce que je n'ai pas envie de l'entendre, dit Ianto, mais...
- Ce n'est donc pas le code qui nous permettrait de sortir, dit Jack définitivement soulagé.
oOoOo
- Non, dit Ianto, le défiant du regard, un sourire moqueur sur les lèvres, parfaitement conscient de l'impact qu'il avait sur lui.
- Donc, rien ne m'oblige à te dire que je t'aime, fit Jack doucement, le sourire de Ianto se transforma, devint radieux, dévoilant ses propres sentiments amoureux.
-Oh... firent à l'unisson 2 voix féminines derrière la porte, ils entendirent un rire étouffé très harpérien, suivi d'un choc contre la porte.
- Bon, ça suffit maintenant, les filles, un peu d'intimité, grogna le docteur, Tosh, va réparer la lumière, Gwen, viens avec moi, il faut que je vérifie que le système de réfrigération n'est pas en panne.
Ianto étouffa un rire et se jeta sur Jack.
- non, effectivement rien ne t'obligeait à le dire, mais j'apprécie le geste, les mots et ... l'effet.
Ses doigts glissèrent sous la chemise, trouvant leur chemin dans le dos de son chef qui profita de l'aubaine un Ianto nu à sa merci. Jack caressa sa peau humide, vibrante jusqu'à rejoindre à tâtons le point le plus brûlant de son anatomie. Sa main s'y promena, électrisante à merci. Oh...
- Merci !! c'est ça, le code ?
- Oui, souffla Ianto d'un air ravi, alors que les lumières se rallumaient et montraient à Jack les yeux brillants de l'homme qui s'enivrait de son odeur, de ses gestes, de ses mots qui tournaient dans sa tête comme des papillons plus légers que l'air.
- c'était donc merci, tout ça pour qu'on te dise merci...
- c'est quelque chose que vous ne dites jamais, ni les uns ni les autres, j'avoue avoir dépassé un peu la mesure.
- mesure plutôt ça, fit Jack en se collant à lui plus étroitement se dégageant de ses vêtements comme par magie. ça aura au moins servi à me déclarer.
- Tu n'aurais jamais dit que tu m'aimes autrement ? murmura Ianto, suivant ses mains incandescentes, ou tu aurais attendu que j'avoue ce que je ressens pour toi d'abord ?
- parce que tu ressens quelque chose pour moi ? demanda Jack d'un air joueur en le serrant contre lui, empoignant son postérieur délicieux, se frottant à lui, ensorceleur.
- Jack, soupira le jeune homme chamboulé, j'aurais jamais cru ressentir cela pour un homme, mais toi, c'est autre chose. j'ai d'abord été attiré, un vrai papillon pour la source de lumière la plus brillante, et j'ai lutté, oh bon sang, ce que j'ai pu me battre contre moi-même, pour extirper cela de moi. Mais c'était impossible ! ça fait partie de moi, tu fais partie de moi. Je ne comprenais pas, je ne réalisais pas, jusqu'au moment où j'ai ouvert les yeux. Je suis amoureux, d'un homme, d'un être impossible sans doute, mais tu tiens ma vie entre tes mains.
- pas que ta vie...
- oh, je sens ça...
Ianto renversa la tête, lourde de désir alors que Jack lui dévorait le cou de baisers passionnés, indifférents aux amis toujours dans le hub à présent ouvert. Leurs souffles s'échangeaient, se mêlaient doucement, à mesure que le désir devenait plus puissant que les mots.
Tosh Owen et Gwen s'égaillèrent dès l'ouverture de la porte, sans demander leur reste. Ils se doutaient bien que Jack et Ianto s'occuperaient de refermer l'institut derrière eux, enfin, une fois consumé le désir.
Des actes peuvent être aussi parlants que des mots, mais les mots s'imprimeront toujours dans les cœurs aimants. Et parfois un simple merci peut ouvrir bien des portes closes.
Fin