HypnoFanfics

Une langue morte

Série : Profilage
Création : 01.11.2017 à 20h09
Auteur : Anais1508 
Statut : Abandonnée

« Hello ! Je vous propose une fanfic qui se passerait à la fin de la saison 8, un nouveau personnage que l'on va pas mal voir pendant les premiers chapitre. Bonne lecture !! » Anais1508 

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6h 30 à la péniche : Adèle ouvrit les yeux, réveillée par la sonnerie de son téléphone, sur l'écran le nom de Thomas s'affichait

"- Allo ?

- Bonjour Adèle, je vous réveille ?

- Euh oui un peu mais ça ne fait rien. Qu'est-ce qui se passe ?

- On a un problème, on vient de retrouver le corps de Bertrand MOGNARD. Scarifié dans son garage."

Adèle arriva aussi vite que possible. Rocher et Manon l'attendaient sur les lieux du crime pour débriefer sur les premières constatations de la doc.

"- Les deux corps se ressemblent énormément, mais on va dire que cet homme a eu un peu plus de chance cet fois ci son assaillant ne l'a pas fait souffrir comme la première victime. La scarification a eu lieu au niveau du cou, une seule coupure et la victime c'est vidé de son sang.

- Vous appelez ça moins souffrir vous ? coupa Manon

- Niveau douleur oui. Par contre lui a eu le droit à une mort plus longue.

- Et vous avez trouvé des empreintes, l'arme du crime ou tout autre objet qui pourrait nous aider ? demanda Rocher

- J'aurais bien aimé aider le beau gosse que vous êtes mais cette scène de crime et aussi clean que la première.

- D'accord merci encore Bérénice.

- Il n'y a pas de quoi, lui lança telle avec un sourire charmeur.

- Sa compagne n'était pas chez eux hier soir. Apparemment elle était à un enterrement de vie de jeune fille d'une de ses amies. J'attends que le bar qui à organiser la soirée ouvre pour pouvoir confirmer son alibi. Et pour les voisins, j'attends que les derniers se réveillent, mais pour le moment personne n'a rien entendu ou vu quelque chose de suspect, informa Manon en sortant du garage

- Merci, tenez-nous au courant."

Manon s'éloigna vers le voisinage. Rocher remarqua qu'Adèle n'avait pas décroché un mot depuis qu'ils étaient arrivé, elle semblait préoccupée.

"- Quelque chose ne va pas ?"

Adèle tourna brusquement la tête vers Rocher qui venait de la sortir de sa rêverie

"- Non c'est juste. Je pensais que le meurtre de Flora était lié à Bertrand mais pour le faire souffrir. Je me suis trompé sur toute la ligne, leur assassin, il ne fait pas ça juste dans une logique de souffrance mais plutôt pour punir ses victimes. Mais de quoi ? Et je veux dire c'est totalement incohérent parce que d'après Charlotte les rapports entre Bertrand et Flora étaient plutôt compliqués ses derniers temps. Alors pourquoi s'en prendre au deux ? Il y a quelque chose qui nous échappe, je n'y comprends rien là !"

Adèle était entrain de s'énerver toute seule contre elle-même. Le fait de ne pas comprendre et de ne pas avoir un peu de maitrise de la situation l'a dérangé grandement et cela n'échappait pas aux yeux de Rocher

"- Vous inquiétez pas, vous allez trouver, vous y êtes toujours arriver, il y a pas de raison que ça change, lui dit-il en penchant légèrement la tête histoire d'attraper son regard. Il avait trouvé des mots justes, elle lui sourit et ils partirent en direction de la voiture.

**********

"- Bon alors là va vraiment falloir que vous m'expliquiez parce que je commence à me perdre là,

- Commissaire en gros on un malade qui a fait une seconde victime, avec le même type de mode opératoire et... et ça fait 15 minutes qu'on a perdu Adèle en fait.

- Non mais il y a une contradiction dans le choix des victimes, réagissa cette dernière. Si le meurtrier voulait débarrasser une personne de l'autre, il n'aurait jamais tué les deux. Ca marche pas. Et je, je comprends pas pourquoi la scarifications, le mobile. Je ne comprends rien voilà !"

Elle prit sa tête entre ses mains et souffla un bon coup. Quelqu'un ouvrit la porte, une personne venant annoncer que la sœur de Bertrand était arriver. La réunion fut interrompue et Rocher et Adèle sortirent pour aller voir cette Elina. Mais sur le court chemin pour se rendre à la salle de repos, Rocher stoppa Adèle en l'attrapant par le bras.

"- Un problème ? interrogea Adèle surprise

- J'ai l'impression qu'il n'y a pas que le fait de ne pas comprendre qui vous préoccupe, je vous sens aussi... stressée. Je me trompe ?

- Je... Je dîne avec la famille de Sarah ce soir et je, j'ai peur que ça se passe mal.

- Pourquoi ?

- Je les ai encore jamais vraiment rencontrés, je n'ai fait que les croiser en coupe-vent. Et j'ai peur que ce qui est arrivé à Sarah à cause d'Argos et en partie à cause de moi me revienne en pleine tête et puis ils n'ont peut-être pas envie d'une sœur comme moi pour Sarah. Fin je veux dire vu mon passé...

- Adèle ce qui s'est passé Argos vous n'y êtes strictement pour rien et votre passé n'entame en rien le fait qu'on puisse vous aimer, loin de là ! Lui dit-il en souriant

Elle aimait tant ce sourire, se visage, cet homme rassurant et toujours présent. Elle lui sourit en retour en ils entrèrent en salle de repos.

"- Bonjour Elina, je suis le commandant Rocher et voici Adèle criminologue. Toutes nos condoléances."

La jeune femme était en sanglot. Adèle s'assit à côté d'elle sur le canapé et Rocher le fauteuil qui lui faisait face.

"- Qu'est ce qui lui est arrivé ?

- On essaye encore de le déterminer, mais on pense que sa mort pourrait avoir un rapport avec celui de Flora PAULINIER

- Quoi ? Comment ça Flora est morte ?

- Vous n'étiez pas au courant, votre frère ne vous avez pas prévenu ? interrogea Adèle intriguée

- Non ça faisait trois quatre jours qu'on ne s'était pas appelé. Mais honnêtement je ne vois pas qu'est-ce que la mort de mon frère aurait avoir avec la mort de Flora, c'était pas la joie entre eux en ce moment.

- Justement à ce sujet, on voudrait savoir pourquoi vous avez rendu visite à Flora c'est derniers mois ?

- Je voulais qu'elle laisse mon frère tranquille. Flora je l'aimais beaucoup mais elle avait fait de la vie de mon frère un enfer. Je voulais juste qu'elle comprenne le mal qu'elle lui faisait, mais j'avais beau la supplier ça n'y changeait rien.

Elle éclata en larmes. Rocher sortit et laissa seul Adèle avec Elina. Elle tenta de la calmer et de trouver avec elle quelque chose qui lui aurait échapper et qui pourrait les aider. Mais en vain... L'après-midi se déroula lentement, il était tous à la recherche de quelque chose, de la personne qui pourrait avoir intérêt à tués Flora et Bertrand. Mais pour le moment la seule personne qui les relié était elle aussi morte : Ophélia. Adèle se concentrait plus sur l'accident en montagne, Rocher sur les activités quotidiennes des deux victimes, Hippolyte analysait les portables et enfin Manon terminait de vérifier les alibis et son rapport sur l'enquête de voisinage. Vous l'aurez compris cette après-midi avait été bien chargé et c'est Adèle qui partit la première pour se préparer et finir de s'occuper d'Ulysse avant de se rendre chez Sarah. Avant de partir Rocher lui adressa un sourire, tel un encouragement. Il savait que ce n'était pas simple pour elle et qu'elle appréhendée beaucoup cette rencontre. C'était sa manière de lui apporter son soutien.

Elle quitta la péniche à 19h30 après avoir confié Ulysse à une baby-sitter. Jess passait la soirée chez une amie. Adèle était attendue une demi-heure plus tard chez Sarh et ne fut pas en retard. C'est un homme grand, environ la cinquantaine qui lui ouvrit la porte, il avait les yeux noir profond, le visage parsemés de taches de rousseur et plus beaucoup de cheveux sur la tête. La femme qui se trouvait derrière lui paressait un peu plus jeune, environ 5, 6 ans de moins. Elle avait une coupe mi-longue, les yeux verts, de grosses créoles aux oreilles, et était vêtue d'une robe dans les tons de prune.

"- Bonsoir, fit Adèle d'un ton très faible, elle était intimidée

- Venez, entrez, annonça l'homme d'un grand sourire."

Sarah était toute contente que Adèle rencontre enfin ses parents : François et Suzanne. François était très chaleureux, il avait su mettre Adèle à l'aise très rapidement, Suzanne elle, était beaucoup plus froide, elle n'avait pas décroché un mot depuis qu'elle était arrivée. Et c'est peu avant qu'ils ne commencent l'apéro qu'elle se décida enfin à prendre la parole, d'un ton glacial :

"- Et sinon vous êtes resté combien de temps avec se malade ? Et votre sœur ?

- Voyons Suzanne ça ne se fait pas, répliqua François

Adèle fu très surprise et même choqué de sa question si directe, mais elle n'avait vraiment pas envie de se froisser avec la famille de Sarah, surtout dès le premier soir, alors elle répondit honnêtement mais difficilement à sa question.
"- Il m'a gardé 11 ans et ma soeur 23 ans. A l'époque quand je suis sortie, ça a été une période très compliquée

- Et des psys vous en voyaient toujours ? Oui parce qu'avec votre passé ça serait plus sur quand même.

- Ah non la Suzanne tu dépasses les bornes là"

Adèle était totalement perdu, elle n'avait pas du tout envie de parler de ça et Suzanne abordait cette situation avec tellement de froideur et de mépris dans le regard. Alors qu'elle se doutait très bien la difficulté que cela représenter pour Adèle

"- Je n'ai pas vraiment envie de parler de ça, avoua Adèle

- Et ben si vous le prenez comme ça

- Suzanne...

- Oh toi la ferme ! Tu ne vois pas que c'est un danger public. Regarde ce qui est arrivé à Sarah à cause d'elle ! Elle ne peut pas être normal, elle ne peut pas aimer, elle ne peut pas vivre comme nous. C'est un déséquilibré et elle n'attire que le mal autour d'elle !"

Adèle avait les larmes aux yeux, elle ne pouvait pas rester dans cette pièce plus longtemps, elle ramassa ses affaires en vitesse et sortit de la maison complètement bouleversée. Sarah l'interpela du seuil de la porte alors que Adèle s'apprêtait à franchir le portail :

"- Adèle !"

Adèle se retourna brièvement vers Sarah, le regard humide, ce regard qui avait fait comprendre à Sarah le mal que sa mère venait de lui faire mais bon, ça l'adolescente en avait conscience. Adèle disparu en claquant la porte du portail. Sarah se retourna vers ses parents le regard adressé à sa mère :

"- Mais ce n'est pas possible putain ! Mais qu'est-ce qui t'es passé par la tête ! Ecoute moi bien Adèle c'est pas soeur et tu pourras mettre tout l'or du monde pour essayer dans m'en dissuader mais jamais ne je couperai les ponts avec elle. Jamais tu m'entends !"

Sur ce, Sarah monta dans sa chambre pleine de rage et de culpabilité


Anais1508  (09.12.2017 à 10:42)

Adèle s'était rendue à la DPJ. Elle n'avait pas du tout envie de rentrer chez elle et préféré noyer ce qu'elle venait d'entendre dans l'enquête en cours. Elle marcha jusqu'a son bureau et se mit face au tableau de l'enquête, encore les yeux rougis par les larmes et ces mots qui résonnés dans sa tête.

"- Qu'est-ce que vous faites là ?

Adèle se retourna vers Rocher, qui venait probablement de sortir de la salle de repos vu le café qu'il tenait entre les mains. Rocher remarque vite la mine basse de sa criminologue

"- Qu'est-ce qui s'est passé Adèle ? répéta-t-il

- Je... Je n'ai rien fait, elle était si froide, elle..."

Adèle sanglotait entre chaque mots, Rocher compris qu'il ne fallait pas insister. Il la prit dans ses bras. Il n'aimait pas la voir comme ça, quand à Adèle ses bars réconfortants l'aider toujours à se calmer. Rocher ajouta :

"- Ca sert à rien d'en parler maintenant, on en parlera un peu plus tard quand vous aurez digérez. Mais avec tout ça j'en conclu que vous n'avez pas mangé ?

- Non, pourquoi ?

- Je connais un très bon restaurant pas très loin, et puis je crois que je vous en dois un non ? Enfin c'est vous qui me l'avez rappelé."

L'allusion à la lettre qu'il fut ne déplu pas Adèle. Cette proposition venait de réanimer sa soirée et puis elle ne voyait pas comment elle aurait pût refuser.

Le restaurant était en pleine aire. Des guirlandes se baladaient entre les arbres, et des odeurs divines sortaient des cuisines. Rocher et Adèle prirent place à la table indiquer par le serveur. Le repas passait et ils appréciaient chacun chaque minute qu'il partageait avec l'autre. Il avait passé la soirée à discuter de tout et de rien. Quand ils sortirent du restaurant et qu'ils commencèrent à se balader dans les rues de la capitale, Adèle expliqua enfin l'histoire qui c'était passé chez la famille de Sarah à Rocher. Il resta très attentif et fu choqué des paroles que la mère de l'adolescente avait pu dire à Adèle. Celle-ci, après avoir fini son histoire ajouta en stoppant le pas.

"- Je pense qu'elle à raison.

- Pardon ? Vous plaisantez là ?

- Non, regardez tout ce qui est arrivé à cause de moi. Ulysse n'a plus de maman, Elikia est mort, vous avez failli mourir à cause de la bombe d'Argos et il a voulu écraser Emma aussi. Camille elle est morte parce qu'elle avait enfin finit par vouloir revenir vers moi. Elle a raison, j'attire le mal autour de moi Thomas

- Je vous interdit de dire ça

- Pourquoi ?"

Il plongea son regard dans celui d'Adèle :

"- Parce que tu es la meilleure chose qui me soit arriver depuis longtemps."

Le temps s'arrêta l'espace d'un instant. Leurs regards étaient plongés l'un dans l'autre, brulant de désir. Rocher s'approcha doucement, Adèle ne bougea pas. Il passa une main sur sa joue, leurs lèvres n'était qu'a quelques centimètre. Mais cet instant, si beau soit-il, fu interrompu pas un bruit nuisible tel une sonnerie de téléphone. Pourtant aucun des deux ne bougea, c'est quand celui d'Adèle se mit à sonner également qu'ils se virent dans l'obligation de répondre.

Manon pour Adèle et Hippolyte pour Rocher et c'est le commandant qui décrocha.

"- Commandant ! C'est Jess elle va accoucher ! Je vais être Papa !

- Très bien Courtène, j'arrive, répondit Rocher amusé du ton aussi joyeux et paniqué de la voix de son ami"

En raccrochant, le regard de chacun n'avait pas changé mais malheureusement plus urgent les attendaient.

"- C'est Jess, commença Rocher

- Elle dans quel hôpital ? répondit Adèle qui avait tout de suite compris

- Il est à dix minutes d'ici, je vous dépose ? questionna-t-il, amusé

- Bah je peux marcher si vous voulez. Répondit-elle avec ce même air amusé

- Non je pense pouvoir supporter votre compagnie.

- J'espère, finit Adèle, qui savait très bien que ce qu'elle insinué ne s'arrêter pas seulement à un trajet en voiture, et pourtant c'est de quoi ils devraient se contanter ce soir."

En arrivant Adèle et Rocher découvrirent un Hippolyte bien stressé d'impatience. Manon était assise, sereine et amusé de voir Hippolyte dans cet état, tout comme Adèle et Rocher. Manon trouva ça bizarre qu'ils arrivent en même temps et essaya de trouver la réponse à sa question.

"- Comment as-tu su Adèle ? Tu n'as pas répondu à mon appel."

Adèle jeta un très court regard à Rocher et lui répondit

"- Thomas m'a appelé pour me le dire.

- Ah donc m'a voix et si désagréable que ça ? répondit Manon, qui ne croyait pas un mot de ce que lui raconté sa collègue."

Adèle n'eut pas le temps de répondre, un médecin arriva et Hippolyte se jeta sur lui tel un chasseur sur sa proie et le bombarda de questions :

"- Alors elle va bien ? Tout s'est bien passé ? C'est une fille un garçon ? Pourquoi vous ne parlez pas ? Il y a eu des complications ?

- Hippo, je crois que le médecin attend juste que tu le laisses parler, déclara Manon

- Euh oui pardon

- Merci, répondit le médecin soulager. Jessica KANCEL, va bien, tout s'est bien passé. C'est un petit garçon.

- Je peux, fin je veux dire on peut la voir ?

- Oui, mais pas longtemps et que les gens de la famille seront admis à passer la nuit ici."

Ils acquiescèrent et partirent voir Jess. Hippolyte entra le premier, se jeta sur le berceau et y resta scotché, les autres firent de même :

"- Et moi aussi je peux avoir un peu d'attention ? déclara Jess

- Oui mais après, j'admire d'abord ce futur geek, répondit le papa

Jess leva les yeux au ciel, Adèle s'écarta du berceau et alla à la rencontre de Jess

"- Il est magnifique, vous savez comment il va s'appeler ?

- Non, ce cher Hippolyte ne choisit que des prénoms préhistoriques

- Excuse-moi mais mes prénoms préhistorique valent mieux que le nom d'un ville !

- Mais je n'ai jamais dit que je voulais lui donner le nom d'une ville

- Oui mais excuse-moi le premier s'appelle Sydney, il y a de quoi se faire du souci non ?

- Alors déjà Sydney c'est très joli ! Et ce n'est pas de ma faute si cette ville a pris le nom de mon fils !"

Cette fois ci c'est Hippolyte qui leva les yeux au ciel sous les regards amusés de ses trois autres collègues.

"- Bon pour répondre à ta question, non, conclu Jess"

Adèle sourit avant de prendre Jess dans ses bras pour encore un fois la féliciter

"- Et mais avec tout ça il faudrait prévenir Lamarck, Adèle est ce que je pourrais avoir ton téléphone ? Dans la précipitation j'ai oublié le mien chez moi

- Oui bien sûr."

Adèle lui tandis son téléphone, Manon se mit à l'écart, appela Lamarck qui se fit une joie d'apprendre la nouvelle. Elle rendit le téléphone à Adèle un grand sourire aux lèvres. Sourire que cette dernière ne compris pas. Ils finirent par tous partirent, sauf Hippolyte qui resta près de Jess et de son fils. Ce fut une belle nuit, sauf dans l'esprit d'Adèle et de Rocher, qui ne pouvaient empêcher de penser à cette sonnerie de téléphone qui avait encore une fois tout gâché.


Anais1508  (10.12.2017 à 18:33)

"- Bonjour Hippolyte, alors bien dormi ? salua Manon

- M'en parle pas, le petit a fait que pleuré toute la nuit. Et sinon vous, vous en êtes où ?

- J'ai pût vérifier l'alibi de Charlotte mais je ne trouve toujours rien sur celui de Elina. Petit problème c'est que l'on n'arrive pas à joindre Adèle depuis ce matin. Rocher est parti il y a 10 minutes à la péniche totalement inquiet.

- Ah écoute il a pas envie d'encore la perdre, c'est pour ça qu'il s'inquiète pour pas grand-chose, dit Hippolyte en s'asseyant à son bureau.

- Oui mais d'après ce que j'ai compris, Adèle c'est pas vraiment du genre à rester en place.

- Ah ça."

- Bon et sinon je t'attendais parce que tu pourrais m'aider avec les vidéos surveillance de la fac de Elina, parce que celle de sa résidence n'ont rien donné.

- Bah je veux bien t'aider mais tu l'as vois vraiment tuer son frère ?

- Ce n'est pas moi la psy"

Sur ceux ils se mirent au travail. Rocher de son côté avait essayé de joindre Adèle cent fois et commencer vraiment à s'inquiéter. Il venait de passer à la péniche mais il n'y avait personne. Son portable se mit à sonner : le nom de Adèle s'afficha

"- Adèle ! Tout va bien ?

- Oui Thomas tout va bien, pourquoi ?

- J'essaye de vous joindre depuis ce matin et vous ne répondiez pas

- Depuis quand si je ne réponds pas pendant une heure ça vous inquiète ?

- Depuis que j'ai failli vous perdre."

Adèle stoppa son souffle une demie seconde en faisant bien attention que ça ne puisse pas s'entendre de l'autre côté du fil. Cette parole lui faisait autant du bien que du mal.

"- Vous inquiétez pas, je sors de l'hôtel où a été placé Charlotte DESPAINS, je voulais lui parlé mais elle a refusé car elle ne se sentait pas de parler de la mort de son mari. Mais elle m'a promis qu'elle essayerait de passer à la DPJ si elle réussissait à trouver la force

- Ok et sinon vous pensez qu'il faut qu'on fasse quoi en attendant ?

- Bah je pense qu'il faut qu'on réétudie le dossier de la mort de Ophélia, il y a plein de chose qui ne colle pas entre la version que j'ai rapidement lu du dossier et celle de Bertrand. Et je pense qu'il faudrait aussi qu'on montre le rapport rédiger de l'autopsie à Bérénice, histoire d'être sûr que les médecins de l'époque n'ont rien laissé passer.

- Je passe prendre le dossier à la DPJ. On se rejoint à l'IML ça vous va ?

- D'accord."

Comme prévu Rocher avait retrouvé Adèle à l'IML et ils avaient ensuite confié le dossier à Bérénice en espérant qu'elle trouverait quelque chose qui les aideraient. La doc en profita pour leur rendre le rapport de l'autopsie de Bertrand MOGNARD qu'elle venait de terminer. Adèle et Rocher repartirent alors à la DPJ, espérant que Hippolyte et Manon leurs apportent du nouveau. Mais rien, Manon n'avait toujours pas trouvé quelque chose qui pouvait prouver l'alibi de Elina, et Hippolyte n'avait rien pût tirer des téléphones des victimes. Alors Rocher et Adèle se concentrèrent sur les deux suspectes actuelles qu'ils avaient : Charlotte et Elina.

"- Vous ne pensez pas que sa femme aurait pût tuée Flora ? demanda Rocher

- Dans quel but ?

- Pour protéger son mari, et peut être pour faire cesser ce harcèlement qui leur pourrissait la vie.

- Et tué son mari derrière ? Non ça ne colle pas, et puis elle a mis des années à ce faire une vraie place dans la vie de Bertrand, je la vois pas risqué tout ce qu'elle a réussi à construire

- Donc vous pencheriez plus pour Elina ?

- Non plus, ces femmes Thomas elles avaient toutes les raisons d'en vouloir à Flora mais aucune à Bertrand. Il y a un élément où une personne qui nous manque sur ce tableau. J'ignore lequel mais tant qu'on ne l'aura pas trouvé on pourras pas avancer.

- Il commence à se faire tard, on y verra sans doute plus claire demain et peut être que la doc aura de infos à nous donner

- Vu qu'elle n'a pas le corps devant elle et qu'elle doit seulement se fier à des analyses, je pense que l'on va devoir attendre plus que 24 heures."

 

Deux jours étaient passés et ils n'avaient fait qu'enchainer les fausses pistes. Jess était sorti la veille de la maternité, même si les médecins avaient conseillé encore un ou deux jours de repos, Jess avait voulu reprendre le travail, ce qu'elle avait fait le matin même.

"- Adèle il y a Charlotte qui te demande à l'accueil, informa Jess

- J'arrive"

Adèle quitta son bureau pour se rendre en salle de repos où Charlotte avait été installé.

"- Bonjours Charlotte, merci d'être venu, mais vous saviez vous n'étiez pas obligée de vous déplacer, j'aurais pu le faire

- Ca me fait prendre l'air et puis vous avez su m'accordez du temps. A mon tour de vous rendre service. Alors que puis-je faire pour vous ?

- J'aimerais juste vous posez quelques questions sur le soir avant la mort de Bertrand."

Charlotte pris une grande inspiration :

"- Qu'est-ce que vous voulez savoir ?

- Est-ce que votre mari avait reçu des menaces autres que celles de Flora

- Non pas que je sache

- Et vous n'avez rien remarquer de suspect autour de votre domicile le soir de sa mort ? Une voiture, une personne ?

- Non tous paraissaient normal.

- Est-ce que vous l'avez trouvé bizarre ce soir-là ?

- Non il allait très bien, il était même super content vu que Elina était là.

- Elina était présente ce soir-là ?

- Oui, elle était venue rendre visite à son frère. Pourquoi ?

- Pour rien ça m'était juste sortie de la tête c'est tout. Merci de vous être déplacer on vous tient au courant"

Sur ceux Adèle raccompagna Charlotte jusqu'à la sortie et fonça ensuite au bureau de Rocher, où Bérénice se tenait debout :

"- Ah tient Adèle vous tombez bien Bérénice vient de nous apporter son rapport.

- Oui effectivement, continua cette dernière, j'ai failli passer à côté mais j'ai finalement trouvé un ressemblance entre le corps de Bertrand et celui d'Ophélia. La coupure que l'on a retrouvé dans le cou de Bertrand et qui a causé sa mort, Ophélia le même, au même endroit.

- Et ça ne pourrait pas être dû à sa chute ? questionna Adèle

- Non avec une précision pareille, impossible

- Donc la mort d'Ophélia n'était pas accidentelle, la chute c'était juste pour cacher les dégâts

- Maintenant reste à savoir qui est derrière tout ça

- Moi je sais, vous venez ? je vous expliquerai en route, conclu Adèle"

Rocher ne posa pas plus de questions et suivi Adèle.
Ils venaient à peine de sortir de la DPJ que Manon que se faisait des photocopies, s'approcha de l'accueil où se trouvait Jess

"- C'est insupportable de les voir comme ça pas vrai ?"

Jess releva brusquement la tête, elle ne l'avait pas entendu arriver

"- De quoi tu parles ?"

Manon leva les sourcils. Jess souffla un bon coup, elle savait très bien de qui elle voulait parler et ce n'était pas très difficile à voir.

"- Tu n'es pas flic pour rien toi hein ? Bien sûr que c'est insupportable mais tu veux faire quoi ? j'ai l'impression que aucun ne fera jamais le premier pas.

- Moi je n'en suis pas si sûr...

- Quoi ? Tu as vu quelque chose ! Je suis sûr que j'ai raté quelque chose pendant mon arrêt ! Alors qu'est ce qui s'est passé.

- Je ne sais pas vraiment mais je sais que le soir ou t'as accouché ils étaient ensemble.

- Comment tu sais ça toi ?

- Adèle est arrivé en même temps que Rocher à l'hôpital alors qu'elle n'avait pas répondu à mon appel. Alors je me suis demandé comment elle avait pu savoir que tu étais dans cette hôpital et elle a prétexté que Rocher l'avait appelé.

- Et ?

- Et en appelant Lamarck avec le téléphone d'Adèle. J'ai gentiment jeté un coup d'œil un son relever d'appels. Et le commandant ne l'a jamais appelé ce soir-là.

- Oh c'est pas vrai, donc j'ai tout gâché, mais c'est pas possible ma pauvre Jess tu pouvais pas choisir un autre moment !

-Eh ! Jess tu ne vas quand même pas t'en vouloir d'avoir accoucher ? Et ça faisait neuf mois qu'il était dans ton ventre ce petit môme, normal qu'il est eu envie de sortir, plaisanta Manon totalement étonné de la réaction de Jess

- Non mais tu ne comprends pas, avec Adèle et Rocher des occasions comme ça c'est comme les éclipses, une fois tous les je sais pas combien.

- Bah moi j'ai peut- être un idée"

Manon se mit à chuchoter son petit plan à l'oreille de Jess. Plus Manon parlé, plus le visage de Jess s'illuminer :

"- Mais c'est trop bien comme idée ! Et tu sais que tu es un petit génie toi. Alors comment on fait ?

- Tu t'occupes de leur proposer, essaye plutôt demain et moi je me charge du reste.

- Ok je te fais confiance."

Sur ceux chacune de ses deux malines collègues se replongèrent dans leur travail, même si leur esprit se concentrer plutôt sur ce plan avenir


Anais1508  (11.12.2017 à 22:24)

Dring

"- Bonjour mademoiselle MOGNARD, commença Rocher

- Bonjour vous avez du nouveau ?

- Oui et justement on voudrait vous en parlez, ajouta Adèle. On peut entrer ?

- Oui allez y je vous en prie."

Ils entrèrent et s'installèrent au salon.

"- Alors vous avez trouvé qui a fait ça à mon frère et à Flora ?

- Non pas encore malheureusement, mais on cherche

- Quand je pense à la scarification qu'ils ont subie, c'est attroce de faire subir ça à quelqu'un"

Le visage d'Adèle et Rocher s'illumina grandement, ils n'avaient plus aucun doute, et c'est Adèle qui reprit la parole :

"- Vous nous mentez Elina.

- Pardon ? demanda celle-ci alors que son visage se fermé

- On ne vous a jamais dit ce qu'avaient subi votre frère et Flora. Et si vous le savez c'est parce que vous étiez présente, mais bien avant nous, parce que c'est vous qui les avait tués Elina.

- N'essayez pas de nier, on sait que vous étiez chez votre frère le soir du meurtre, et on va pas tarder à trouver pour Flora, ajouta Rocher

- Faut nous parler Elina, si vous nous expliquez pourquoi vous avez fait ça, cela pourra jouer en votre faveur devant le juge"

La jeune femme s'était rédie, des larmes coulaient le long de ses joues. Elle ne savait pas vraiment quoi faire. Elle réfléchit pendant de longues minutes quand elle se fie une raison. Elle se savait démaqué et si expliquer son geste pouvait plaider en sa faveur, alors elle le ferait

"-Je... ça faisait des mois que Fora harceler mon frère, elle ne faisait que lui rappeler ses douloureux souvenirs, mais lui il faisait rien. Je ne sais pas ce qui m'a pris, je sais que c'est monstrueux ce que je lui ai fait mais je voulais qu'elle souffre autant, qu'elle récente toute qu'elle avait fait à mon frère ses derniers mois. Alors je lui allais la voir et...

Le simple fait de dire qu'elle l'avait tué n'arrivait pas à sortir de sa bouche, mais Adèle était bien décidé à ce que tout ce qu'elle avait à dire sorte :

"- Et après ? Pourquoi votre frère ? C'est pour lui que vous avez fait ça et pourtant vous l'avez tué derrière.

- En nettoyant et en rangeant l'appartement de Flora, j'ai trouvé un dossier avec tout le rapport qui avait été fait sur le corps d'Ophélia le jour de l'accident. Avant que sa fille meure, Flora était un excellent médecin, elle avait tout repassé au peigne fin et elle avait trouvé quelque chose qui coïncidé pas. La mort d'Ophélia était pas accidentelle, on l'avait d'abord tué. C'est avec ses éléments qu'elle harcelé mon frère depuis des mois et c'est pour ça qu'il ne nous montrait jamais les lettres qu'elle envoyait. Alors je suis allée demander des explications à mon frère, il a tout avoué. A ce moment j'ai réalisé que j'étais devenue un monstre, je venais de tuer une femme, innocente, d'une manière horrible pour un connard. Je n'ai pas supporter. Je me suis dit qu'il fallait rééquilibrer la balance".

Adèle et Rocher n'ajoutèrent pas un mot, un silence pesant régnait dans la pièce. Au bout de quelques minutes, Rocher vit signe à la jeune femme de se lever, il lui passa les menottes autour des poignets et la ramenèrent à la DPJ.

Quand ils arrivèrent devant la DPJ il faisait nuit noire, presque tout le monde était rentré chez lui. Rocher commanda un lieutenant d'emmener Elina en cellule avant de rejoindre Adèle qui parlait avec Lamarck, celui-ci étant apparemment le seul encore présent.

"- Il est trop tard pour faire quelconque formalité, on tirera tout ça au clair demain, après une bonne nuit de sommeil. En attendant elle va avoir le temps de s'acclimater aux locaux de nos cellules. Vous avez fait du bon boulot.

- Merci commissaire

- Mais en attendant vous et tout l'équipe je ne veux pas vous voir avant midi demain. Avec tout le travail que vous avez eu ses derniers jours, vous profitez de cette matinée. On c'est bien compris ?"

Ils acquiescèrent, ramassèrent leurs affaires et quittèrent la DPJ, bien fatigués mais serein d'avoir enfin pu mettre un nom sur la clé de leur affaire.

 

"- Adèle, Adèle"

La voix douce de Jess vein tiré Adèle de son sommeil. Celle-ci peut habituer à ce que Jesse vienne la réveillé commença à s'inquiéter.

"- Qu'est ce qui se passe Jess ? Il y a un problème avec Ulysse ?

- Non ne t'inquiètes pas tout va bien, c'est juste qu'il est dix heures et demi, et vu que tu m'as dit que tu voulais passer un peu de temps avec Ulysse avant d'aller à la DPJ. Je me suis dit qu'il fallait que je te réveille."

Adèle rassuré se calma immédiatement. Elle remercia Jess et se leva. Elle passa le reste de sa matiné à jouer et profiter d'Ulysse. Elle aimé ces moments, et craignait les questions qu'il poserait quand il serait plus grand, sur son passé, sur Camille. Mais surtout sur Argos. Comment lui dire que son père est c'est homme qui leur a fait tant de mal ? Comment réagirais t'il ? Ces questions l'accompagnèrent jusqu'au-devant de la DPJ et c'est Jess qui la tira de ses pensées.

"- Eh Adèle ça va ?

- Oui pourquoi ?

- Tu n'a pas décroché un mot du trajet.

- Excuse-moi, je réfléchissais.

- A quoi ? demanda Jess d'un sourire en coin. De ta future vie avec Mister Rocher ?

- Jess, souffla Adèle déjà agacé de cette conversation

- Très bien, très bien, je file à l'accueil

- Voilà c'est mieux, se ravie la criminologue"

L'après- midi de l'équipe avait été chargé, il avait fallu s'occupé du rapport tapé des aveux d'Elina et de son transfère en maison d'arrêt, de la paperasse, des formalités, finir de remplir le dossier d'enquête. Bref une après-midi très ennuyeuse où Jess profita de se moment ou toute l'équipe était réuni pour faire une proposition qui redynamiserai cette journée, ou du moins la soirée :

"- Euh excuse- moi, je peux avoir votre attention deux minutes, interpella Jess. Voilà je me disais qu'on pourrait manger tous ensemble ce soir, pour nous féliciter d'avoir boucler cette enquête et en l'occasion de l'arrivé de Manon !"

Tous se regardèrent intriguer de cette proposition, mais après tout pourquoi pas. Ca faisait très longtemps qu'ils n'avaient pas passé du temps tous ensemble en dehors du boulot.

"- C'est une très bonne idée, affirma Rocher"

Tous acceptèrent et fixèrent le rendez-vous à 20h30. Adèle et Jess partirent les premières récupérer Ulysse. Arrivées à la péniche, elles rangèrent les quelques courses qu'elle venait de faire. Jess sortit de la salle de bain après y avoir passé 45 min à se préparer et tomba sur Adèle entrain de s'occuper d'Ulysse et qui elle n'avait pas changé d'un poil.

"- Tu ne comptes quand même pas y aller comme ça ?

- Pourquoi ? Tu as réservé dans un grand étoilé ?

- Et bah oui figure toi et assez chic, tu pourrais peut-être faire un effort non ?

- Désolé je savais pas mais je n'ai pas eu une minute à moi avec Ulysse.

- Et bah maintenant tu vas pouvoir le trouver le temps, je m'apprêtais à emmener Ulysse chez Hippolyte pour que leur baby-sitter les gardes. Et je te préviens, dans 15 minutes quand je reviens tu as intérêt à être canon capiche ?"

Adèle lui sourit avant que Jess ne parte avec Ulysse. Et sur les ordres de son amie elle s'exécuta. Pendant ce temps, Rocher s'apprêtait à quitter la DPJ alors que Manon y travaillé encore. Quand celle-ci reçu un SMS.

"- Putain mais c'est pas vrai...

- Un problème Manon ? lui demanda Rocher

- Oui et non, j'ai un grand dîner de famille ce soir et j'avais complètement zappé, ca fait déjà deux fois que je les plante, si j'y vais pas je suis morte.

- Ne vous inquiétez pas, on va remettre le diner de ce soir à plus tard, c'est pas un souci

- Non surtout pas, ce n'est pas tout le temps que toute l'équipe est disponible et j'ai vraiment pas envie de gâcher la soirée. C'est pas grave pour moi, il y aura d'autre occasion.

- Vous êtes sûr ?

- Certaine, allez- y sinon vous allez arriver en retard."

Sur ceux il rentra chez lui pour se changer et passer le quelque peu de temps qui lui restait avec Lucas avant de se rendre au rende- vous. Son fils se faisait une joie de discuter un peu avec son père qu'il n'avait pas trop vu ses derniers jours, dû au planning chargé de l'enquête qu'il venait de boucler.

*************

Le téléphone d'Adèle se mit à sonner :

"- Jess t'es où, ça fait dix minutes que tu devrais être rentré ? Ca va ?

- Oui tout va bien, c'est juste que depuis ce matin le petit est fiévreux et ça ne c'est pas arranger. Avec Hippolyte on préfère rester avec lui ce soir. On a décommandé la baby-sitter et on va garder nous même les enfants.

- Ah mais non on va y aller sans vous.

- Si, au contraire vous n'allez pas annulez à cause de nous. Et puis je suis sûr que Manon, Rocher et toi vous allez passer une superbe soirée, ça serait bête de gâcher ça."

Au bout de quelques minutes, Jess réussi à la convaincre, Adèle ferma la porte de sa péniche et se rendit au rendez-vous

************

On sonna à la porte de l'appartement d'Hippolyte et Jess se pressa d'aller ouvrir

"- Alors ? demanda celle-ci

- Alors ? Alors ton SMS est arrivé pile poil ! s'exclama Manon

- Et qu'est-ce que tu lui a dit ?

- Que j'avais un diner de famille hyper important, il n'y a vu que du feu.

- Pareil pour Adèle, elle est partie de la péniche il y a 10 minutes. Un diner de famille ? C'est vrai que tu ne nous parles jamais de la tienne.

- C'est... compliqué. Manon détourna le regard quelque minutes. Et alors il est où le petit dernier ?

- Jules, il est là-bas. Entre !

- Jules ? Vous avez fini par vous décidez ?

- Oui, je te l'avais pas dit ?

- Non, dit Manon en rigolant avant d'entrer"

Jess avait été intrigué de l'atmosphère pesante qui c'était installé pendant quelques minutes après sa question sur la famille de Manon. Mais elle avait fini par vite l'oublier, préférant profiter de cette soirée bien différente de celle qu'elle avait annoncé quelques heures plutôt, et pensée amusée de la réaction de Rocher et Adèle quand ils allaient se rendre compte qu'ils n'y auraient qu'eux.


Anais1508  (13.12.2017 à 19:11)

Cela faisait déjà dix minutes que Rocher était arrivé et il commençait à se demander si il ne s'était pas tromper d'heure, de lieu ou même de jour, vu qu'il ne voyait aucun membre de son équipe. Ses yeux guettaient l'horizon à la recherche de nouveaux arrivant, quand il arrêta son regard sur une femme qui venait de descendre d'un taxi. Il ne l'avait jamais vu aussi belle, pas même en Anjou. Elle était vêtue d'un combi short rouge très élégant, elle s'avança vers Rocher le sourire aux lèvres remarquant qu'il était seul :

"- Bonsoir, commença-t-elle"

Il ne lui répondit pas tout de suite, il l'analysa de haut en bas, d'un regard vif et brillant, avant de remonter jusqu'au regard de celle qu'il désirer tant

"- Vous êtes magnifique"

A ces mots, Adèle se sentie rougir mais pour ne pas laisser un silence s'installer, elle enchaina

"- Merci... Manon n'est pas avec vous ?

- Non, elle avait un diner familial important, Jess n'est pas venue avec vous ?

- A oueh d'accord, chuchota-t-elle avant de rehausser la voix, Jess et Hippolyte ne vont pas pouvoir venir, Jules est malade"

Rocher haussa doucement la tête en comprenant le piège qui venaient de se refermer sur eux, mais cela ne lui déplaisait pas. Ils se regardèrent avant de laisser échapper un léger rire, pensant à ce qu'avez manigançaient leurs amis. Rocher se tourna vers la façade du restaurant, il avait légèrement zyeuté la carte.

"- Vous aimez les crustacés ? Parce que c'est essentiellement ce qui est servie ici.

- C'est pas vraiment ce que je préfères.

- Si ça vous tente, je suis un très bon cuisto de la cuisine italienne, ça serait plus appétissant, non ?

- Beaucoup plus, répondit Adèle un sourire en coin"

Sur ceux, ils montèrent dans la voiture en direction de l'appartement de Rocher, où une soirée à l'ambiance de Venise pouvait bien se faire désirer.

*************

"- Tu as fait quoi ?! s'exclama Manon

- J'ai réserver dans un restaurent spécialiser dans les crustacés, affirma Jess

- Ah oui donc toi l'endroit que tu trouves le plus romantique, c'est un endroit où on cuisine que des produits de la mer. Je n'ai rien contre mais c'est pas toujours ce qui fait rêver !

- Tu réfléchis deux minutes ?"

Manon haussa les sourcils

"- Tu penses qu'ils resteront là-bas ? reprit Jess

- Explique

- Bah comme tu dis, c'est pas vraiment ce qui fait rêver pour un diner à deux, en revanche peut être qu'un des deux ce décidera à cuisiner pour l'autre et...

- Et donc à cuisiner chez soi. Oh mais t'avais tout prévu ! Et tu sais qu'on forme une bonne équipe toutes les deux ? Maintenant il y a plus à espérer que ça marche !

- T'inquiète, et si franchement il se passe que rien, mais vraiment rien, j'abandonne, rigola Jess"

Et alors les deux amies continuèrent leurs discussions, où une longue soirée en perspective s'annonçait.

*************

Ils avaient fini leur repas, et avaient continuer cette soirée et ses discussions en s'asseyant confortablement dans le canapé, verre de vin à la main :

"- Vous avez vécu en Italie pour que ce repas soit aussi délicieux ? demanda Adèle

- Non mon grand père était italien, il m'a beaucoup appris, beaucoup prédis aussi.

- C'est à dire ?

- Il m'avait dit que je serais flic, que je serais heureux, que j'aurais un fils puis que je serais malheureux un temps. Mais il y a une chose qu'il n'avait pas prévue.

- Quoi ?

- Que je te rencontre..."

Leurs yeux se remplirent de désir, mais Adèle était bien décidé à continuait un peu ce petit jeu, elle se leva du canapé, resta debout en ne lâchant pas le regard de Rocher.

"- Ah ce n'est peut-être pas une si grande chance que ça, de me rencontrer

- Au contraire je crois être l'homme le plus chanceux du monde

- Ah bon, parce qu'attention je suis chiante, jalouse, égoïste...

- Non, et puis même si c'était vrai je m'en fou, dit-il en se levant à son tour, je t'aime Adèle, pour tous ce que tu es et tous ce que tu n'es pas je"

Elle le fit taire en l'embrassant, il en avait assez dit, Rocher avança doucement sans quitter sa bouche, encadrant le visage d'Adèle de ses mains jusqu'à ce qu'elle se trouve coincé contre le mur, leur échange était passionné quand la sonnerie du téléphone de Rocher retentit. Adèle ne chercha même pas à comprendre, elle s'empara du téléphone et le jeta à terre, le faisant taire, il y en avait marre à la fin de ces engins. Elle entendit Rocher rire, avant que celui-ci ne lui enlève son chemisier avant de la porter jusqu'à sa chambre. Il voulut ouvrir la porte quand Adèle stoppa la poignée et lui ordonna de ce débarrasser de son pull avant. Chose faite, la porte s'ouvrit, il la posa sur le lit, l'embrassa encore et encore, et ci et là...

Cette nuit-là, ils finirent par s'endormir, enlacé dans les bras de l'autre, ce moment ils l'attendaient depuis longtemps mais les épreuves de la vie avaient brisé cette proximité. Au fond cela ne les avaient-ils pas rapprochés encore plus ?


Anais1508  (16.12.2017 à 12:18)

C'est les rayons du soleil qui réveillèrent Adèle, elle se retourna et passa ses bras autour du torse de Rocher, quant à lui, il attrapa une de ses mains et l'embrassa avant de se retourner fasse à elle.

"- Bien dormi ? demanda-t'-il

- Oui merveilleusement bien, et ça faisait longtemps..."

Ils restèrent plusieurs minutes face à face, les yeux rivés sur ceux de l'autre et les doux rayons du soleil qui venait réchauffer leur teint. Rocher se leva le premier, se rhabille et fit un tour dans la salle de bain. Pendant qu'Adèle se rhabillé également en scrutant la chambre quand elle réalisa que sa blouse était resté au salon. Elle fila la récupérer et l'enfila sous le regard amusé de Rocher.

"- Quoi ? C'est me voir courir que te fais rire ?

- Non, juste le fait qu'il n'y est personne d'autre dans l'appartement.

- Ouf... J'ai cru que Lucas était là.

- Il a dormit chez un ami, il devrait revenir dans la journée mais je ne sais pas quand. Petit déj ?"

Adèle hésita mais l'envie de rester encore un peu ici la décida

"- D'accord mais rapide parce qu'i faut ensuite que j'aille chercher Ulysse."

Ils allaient commencer à manger quand un son de clés dans la serrure retentit. Adèle se leva d'un bon et eu à peine le temps de mettre son sac sur son épaule. Lucas était rentré un peu plus tôt que prévu et ne fut pas si surpris que ça de trouver Adèle ici. Rocher prit la parole immédiatement pour ne pas laisser planer un long silence

"- Bonjour Lucas, alors tout c'est bien passé ? Tu ne dis pas bonjour à Adèle ? Elle est venue m'apporter la finalisation du dossier. Tu veux manger quelque chose ?

- Non merci j'ai déjà mangé, et bonjour Adèle, Ulysse va bien ?

- Oui oui très bien, d'ailleurs va falloir que je file car il m'attend. A demain commandant, aurevoir Lucas, les salua celle-ci avant de disparaitre derrière la porte."

Lucas ne posa pas plus de questions et fila dans sa chambre. Laissant son père prendre son petit déjeuner seule mais l'esprit bien préoccupé...

************

Adèle s'était directement rendu à la péniche après avoir reçu un SMS de Jess lui indiquant qu'elle s'y trouvait avec Ulysse. Elle avait à peine franchi la porte d'entrée qu'elle découvrit, comme elle le pensait, Jess qui l'attendait tel un policier attendant les aveux d'un suspect.

"- C'était quoi ce plan Jess ? lança Adèle

- Comment ça, quel plan ? fit innocemment Jess"

Adèle haussa les sourcils et Jess continua, savant pertinemment que son amie n'était pas crédule.

"- Alors de base c'est pas mon idée mais celle de Manon.

- Et ça vous à bien amusé ?

- Et toi t'as passé une bonne soirée ?

- C'est pas la question.

- Ah si, et je suis sûre que tu as passé une excellente soirée et tu veux que je te dise pourquoi ? Parce que tu aimerais tellement t'énerver contre moi là, mais tu n'y arrive pas. Et tu sais pourquoi tu n'y arrive pas ? Parce que tu es trop heureuse pour te mettre en colère."

Adèle pencha la tête et sourit. Jess avait malheureusement raison, elle avait passé une trop bonne soirée pour ce mettre en colère.

"- C'est la dernière fois que vous me faites un coup comme ça c'est compris ?

- Non mais si tu regard bien le bon...

- Jess ! l'interrompu Adèle. C'est compris ?

- D'accord, s'inclina Jess. Alors ?!

- Quoi "alors" ?

- Bah raconte"

Adèle résista longtemps avant de craquer face à l'insistance de Jess. Mais attention elle ne lui raconta qu'une infime partie de sa soirée. Le reste elle le garda, à l'esprit toute journée, ce remémorant chaque instant de ce moment si redouté mais pourtant si attendu.

Fin de la seconde enquête


Anais1508  (18.12.2017 à 18:29)

 

A travers un passé

 

13H45, sur un pont.

"- On a sécurisé ton le périmètre commandant mais elle refuse qu'on approche, on a à peine fait un mètre qu'elle lâche une main de la rembarre, vint avertir un agent

- D'accord merci beaucoup.

- Commandant !"

Il se retourna en entendant la voix de Manon et fit signe de la laisser passer.

"- J'étais entrain de courir pas très loin, je suis venue aussi vite que j'ai pu. Qu'est-ce qui se passe ?

- On a une adolescente, environ 15 ans, tous ce qu'on sait c'est qu'elle s'appelle Leila et elle est prête a sauté. D'après le premier témoin qui à essayer de l'en dissuader, elle n'arrêter pas de répéter "le mal que tu m'as fait papa" et elle présente pas mal de traces de coup et blessure. Mais elle refuse qu'on l'approche, on fait un mètre elle lâche d'une main la rembarre

- Vous pensez que son père la frappe ?

- A ce stade on peut être sûr de rien"

Elle devint tout à coup nerveuse, et même angoissé.

"- Adèle ne va pas tarder ?

- Non elle ne pourra être là que dans vingt minutes

- C'est beaucoup trop long

- Quand vous êtes arrivé, je m'apprêtais à y aller.

- Ecoutez... Laissez-moi y aller, et je vous promets que je vous la ramène saine et sauve. Je ne suis peut-être pas psy ou la meilleure de flics mais je vous demande de me faire confiance. S'il vous plait."

Il hésita, la personne qu'il allait envoyer été peut-être la dernière personne à pouvoir dissuader Leila de sauté, mais Manon avait l'air tellement sûr d'elle et elle l'avait demandé avec une telle détermination qu'il lui accorda sa confiance.

Manon fit quelques pas avant que Leila ne la remarque.

"- N'approchez pas ! Sinon je saute."

"- Leila, je ne vais pas m'approchez je te demande juste de me regarder et de m'écouter. S'il te plait et après tu pourras faire ce que tu veux"

La jeune fille tourna la tête, elle était dans un état de stress et d'angoisse que Manon n'avait encore jamais vu.

"- Ecoute, je sais ce que tu vis, cette peur qui ne nous quitte jamais parce que l'on sait qu'il peut surgir à tout moment, ces coups à répétitions, la douleur, les pleurs, le fait de chaque fois se relever et retomber à nouveau et finalement le seul échappatoire qu'on trouve à cet enfer c'est d'en finir. C'est ce que tu vis non ?"

Leila hocha la tête lui faisant signe qu'elle ne se trompait pas, pendant qu'elle parlait, Manon avait réussi à se rapprocher et n'était maintenant plus qu'a quelques centimètres de Leila. Leur conversation n'était plus audible par personne.

"- Je ne veux pas que ça recommence, je veux pas qu'il me récupère, je veux plus vivre comme ça, sanglotait la jeune femme.

- Ecoute moi, je m'appelle Manon, cet enfer je le connais bien, mais j'y serais toujours s'il on ne m'avait pas aidé. J'ai dû faire confiance, et c'est que je te demande de faire aujourd'hui. Je te promets qu'il ne te ferra plus jamais de mal, plus jamais, c'est fini, sauté ça serait le laisser gagner."

Leila regarda attentivement la femme qui se trouvait devant elle, ses mots avaient réussi à la mettre en confiance. Elle attrapa le bras de Manon aussi fort qu'elle le pouvait et se décida enfin à passer de l'autre côté de la rembarre et à suivre Manon. Arrivé au niveau des policiers, Leila fut embarquer dans une voiture qui la mena directement à la DPJ, même si avant il avait fallu la rassurer que ce n'est pas chez son père que l'on allait la ramener. Ce père qui apparemment la terrorisé.

"- Bravo vous avez fait du bon boulot, félicita Rocher. Comment vous avez fait ?

- A force d'étudier des cas, on les apprend

- Non, vous lui avaez pas tout simplement dit la conclusion d'une de vos études.

- Si, si je vous assure. On y va ? dit Manon, dont le visage venait de se refermer."

 

En franchissant la porte de la DPJ, Manon essaya d'afficher son plus beau sourire. Elle salua Jess d'un air complice se remémorant cet appel d'hier où Jess s'était empressée de lui affirmer que leur plan s'était déroulé comme sur des roulettes, avant d'arriver jusqu'à son bureau. En s'asseyant, elle ne fit pas attention aux personnes présentent dans la pièce.

"- Bravo Manon, c'est formidable ce que vous avez réussi à faire"

Elle leva la tête brusquement à l'entente de la voix d'Adèle qui l'avait tiré de ses pensées.

"-Mer, merci, balbutia Manon

- Par contre je crois que je vous dois vous passer un sacré savon non ?

- Non parce que grâce à moi et à Jess vous avez passé une..."

Rocher venait d'entrer dans la pièce, des bonjours entre la criminologue et le commandant venait d'être échangé et ils essayaient tant bien que mal de cacher leurs grands sourires et leurs regards complices.

Hippolyte arriva juste derrière :

"- Bon après avoir interrogé la petite, on a peu contacté sa mère mais cependant elle nous a donné l'identité de son père mais c'est une fausse, donc on continue de chercher pour essayer de trouver la vrai, informa Hippolyte. Côté famille, ces parents sont divorcés depuis bientôt 8 ans et c'est le père qui a obtenu la garde exclusive. La mère vit en Nouvelle-Calédonie depuis.

- Il a vécu pendant des années sous une fausse identité et personne ne s'en est aperçu ?

- Apparemment commandant.

- Et Leila elle est où maintenant ? demanda Manon

- Toujours en salle de repos, continua Adèle, on attend que l'assistante sociale arrive. Elle va être placée le temps que sa mère arrive, elle prend le premier avion. J'ai essayé de parler à Leila mais elle veut rien me dire. Faudrait peut être que tu essayes Manon ?

- Moi ?

- Oui en l'aidant sur le pont tu as réussi a installé un climat de confiance. Ca serait bien que tu t'en serves, quand l'assistante sociale va arriver, pour la rassurer ou encore il faudrait la convaincre de faire un portrait de son père parce que même ça elle refuse.

- Normal qu'elle refuse, vous lui demandez de faire un portrait, de faire l'image d'un homme qui la terrorise depuis des années.

- Je ne dis pas que c'est facile pour elle, au contraire mais c'est le seul moyen qu'on ait pour avancer.

- D'accord, j'essayerai, affirma Manon

- Et sinon au niveau de la mère vous avez plus d'infos ? demande Adèle à Hippo

- Non, dès qu'elle a divorcé elle a laissé sa fille en garde exclusive à son père et elle est partie

- Maintenant reste à savoir depuis combien de temps le père s'en prend à sa fille. A t'il commencé près le divorce ou bien avant ?

- Vous pensez réellement que sa mère aurait pu laisser sa fille dans cette situation ? demanda Manon ahuri

- C'est rare mais ça arrive. Certaine femme sous une telle violence essaye d'y échapper par tous les moyens, même si le prix coutant et d'y laisser leur enfant

- C'est horrible de faire ça ! s'exclama Manon

- Du calme Manon, dit Rocher. Pour l'instant on est encore sûr de rien et on ne va pas commencer à tirer des conclusions sur du vent. Alors on arrête de discuter et on continu les recherches, ça nous permettra d'avancer sur du concret. Compris ?"

Ils acquièrent et se remirent au boulot pendant que Manon, sur le conseille d'Adèle, s'apprêtait à rentrer en salle de repos. Elle avait à peine posé la main sur la poignée que des images, qu'elle pensait enfouies lui revinrent en tête, ses années passées à espérer, sa mère, et se visage qui l'avait tant hanter, dont elle avait mis tant de mal à se débarrasser. Sa revanche contre la vie, elle l'avait prise en décidant de continuer à se battre. Mais cela avait-il servie ? Elle ne voyait pas comment elle pourrait aider Leila si elle n'avait pas sût s'aider elle-même. Ces questions tournées dans sa tête et elle rompu sa migraine et se décidant enfin à entrer.


Anais1508  (20.12.2017 à 22:43)

Leila sursauta quand la porte s'ouvrit, mais son visage perdu un peu en crainte quand elle vit le visage de Manon apparaître.

"- Comment tu te sens Leila ?

- Je... Je ne sais pas

- Tu ne sais pas ?

- C'est bizarre, j'ai l'impression d'être en sécurité mais j'ai extrêmement peur, la boule au ventre ne me quitte pas.

- C'est normal, tu ne peux pas tout effacer comme ça, il va falloir du temps et de la patience. Mais le savoir en liberté ne t'aide pas, mais je te promets que l'on fait tout notre possible pour le retrouver.

- J'ai donné l'identité à votre collègue, vous n'avez pas pu le localiser ? questionna Leila dont le visage venait de pâlir

- Malheureusement non, c'était une fausse identité.

- Non, non, non."

Leila prit son visage entre ses mains, elle commencé à trembler.

"- Ecoute t'es en sécurité ici il ne peut rien t'arriver. En revanche pour nous aider il faudrait vraiment que tu puisses essayer d'établir un portrait robot. Je sais que ce n'est pas facile de te demander de te refaire son image mais si

- Je vais le faire, l'interrompu Leila. Je ferais tout mon possible pour vous aider. Je veux juste que ça s'arrête.

- Merci, merci beaucoup, dit Manon avant de se lever en direction de la sortie

- Merci à vous, si vous n'aviez pas été là je serais probablement morte à l'heure qu'il est.

- Tu aurais fini par faire le bon choix, j'en suis sûr. Disons que je t'ai aidé à y voir plus claire plus rapidement, dit-elle sur un léger ton comique pour détendre l'atmosphère

- Si vous le dites, lui répondit Leila en affichant un léger sourire en guise de remercîment."

Manon fini par sortir de la pièce et se remit au travail. Environ 45 minutes plus tard, Hippolyte vint avertir le commandant que grâce à la description de Leila, il avait pu retrouver la maison dans laquelle elle vivait. Sur ceux Adèle et Rocher prirent la route.

"- Qu'est-ce que vous en pensez pour le moment ? interrogea Rocher sur le trajet

- C'est difficile d'établir un profil tant que l'on ne sait rien de sa vie. J'espère que l'on pourra trouver plus de chose dans cette maison.

- Et Manon à finalement réussi à savoir depuis combien de temps la petite vivait ça ?

- Non elle n'a pas osé lui demander. Je la trouve bizarre sur cette enquête.

- C'est à dire ?

- Bah elle est nerveuse et constamment dans ses pensées. Je ne sais pas se qui la met dans cet état.

- Vous pensez que ça un rapport avec l'enquête ?

- Je ne sais pas, du moins ça a pas l'air de lui faire le plus grand bien... "

La voiture fut silencieuse pendant un petit moment quand Adèle reprit sur un sujet totalement différent :

"- Thomas, je, j'aurais un service à vous demander.

- Allez-y

- Est ce que vous pourriez garder Ulysse en fin d'après-midi, je dois aller renouveler des papiers pour la péniche et Jess ne va pas Pouvoir le garder. Ça vous dérangerez ?

- Non pas du tout

- Merci, finit-elle en lui adressant un sourire."

En arrivant sur les lieux, ils découvrirent l'équipe de l'IML qui était déjà arrivé pour prélever des empreintes ou des traces ADN. Adèle et Rocher firent le tour de la maison avant de découvrir que la cabane au fond du jardin s'avérait être une chambre insalubre et minuscule. Une forte odeur d'humidité se dégageait de cette pièce. Est-ce donc ici que Leila passait ses nuits ? Ils n'en savaient rien. Le reste de la maison n'avait rien donner, aucune photo ou carnet permettant une potentielle identification. Ils espéraient maintenant que les prélèvements qui avaient été effectués les aideraient. Le portable de Rocher se mit à sonner

"- Oui Manon, on vous écoute

- Le portrait-robot n'a rien donné, Leila n'arrive pas à le faire

- C'est normal, on aura essayé, commenta Adèle

- Et vous de votre côté vous avez trouvé quelque chose ? demanda Manon

- Non cette maison est vide d'indice, on espère maintenant que l'IML pourra nous donner plus d'infos, répondit Rocher.

- D'accord... Je finis de remplir les fiches que m'a donné Hyppo et j'irais sur place pour commencer l'enquête de voisinage, conclu Manon avant de raccrocher."

L'après-midi à la DPJ avait été mouvementé après le départ de Leila. Elle avait totalement paniqué lorsque l'on était venu lui annoncer qu'elle allait devoir passer la nuit dans un foyer et n'avait accepter d'y partir seulement si on l'accompagner. Adèle c'était dévoué et avait ensuite amener Ulysse chez Rocher vers 17h30 avant de filer à son rendez-vous. Lucas s'était occuper d'Ulysse pendant deux heures avant que celui-ci s'endorme épuisé par toutes les activités qu'il avait faite. Lucas alla rejoindre son père au salon.

"- Tu bosses sur quoi ? lui demanda-t'-il

- Une nouvelle enquête. Et il est où Ulysse ?

- Il vient de s'endormir, je l'ai installé dans mon lit. Il est super gentil se petit là, comme Adèle. Tu penses qu'ils finiront par habiter ici ?

- Pardon ? fit Rocher très étonnée de ces propos

- Arrête papa, depuis quand on met un petit déj pour deux personnes alors qu'une "collègue" vient "juste" nous déposer un dossier ?"
Rocher baissa la tête, en affichant un léger sourire. Il avait sous-estimé sous fils qui visiblement avait tout compris de la situation. Il n'eut pas le temps de répondre que la sonnette retentie. Lucas s'empressa d'aller ouvrir.

"- Bonsoir Adèle

- Bonsoir Lucas, comment tu vas ?

- Bien, bien, entre"

Celle-ci s'exécuta et s'avança jusqu'au salon, étonné de ne pas y trouvais Ulysse elle demanda où il se trouvait et Lucas lui expliqua qu'il dormait et tous ce qu'il avait pût faire avec lui cette après-midi. Adèle fut contente de voir qu'Ulysse n'avait pas dû s'ennuyer et à quel point Lucas s'était occupé de lui.

Environ 15 minutes à avoir discuter Adèle se leva :

"- Bon on va y allait, je ne vais pas vous dérangeais plus longtemps, en plus je dois passer acheter à manger sur la route.

- Pourquoi tu ne resterais pas manger ? On n'allait pas tarder à passer à table quand tu es arrivé, proposa Lucas.

- Non mais je ne voudrais pas m'incruster

- Mais non, protesta Lucas. Et en plus ça permettrait à Ulysse de dormir un peu plus longtemps avant d'être réveillé. Papa dit lui toi ?

- Je ne suis pas contre, affirma Rocher d'un sourire charmeur, le regard fixé sur Adèle.

- Dans ce cas, céda Adèle d'un sourire en coin."

La soirée s'était déroulait autour de crêpes, qui avait installés beaucoup de convivialité. Adèle et Rocher ne s'étaient pas lâcher du regard de tout le repas, ce qui rappelait un peu l'ambiance qu'il y avait en Anjou lors du grand repas avec toute l'équipe. Adèle finit par aller chercher Ulysse, après deux bonnes heures passées autour de ce repas, Lucas commençait à débarrasser la table alors que Rocher raccompagnait Adèle vers la sortie. Elle venait de franchir la porte et de faire dos à Rocher quand celui-ci lui attrapa la main pour la retourner face à lui. Il déposa un baiser plein d'amour, encadrant son visage de ses mains, avant de la laisser partir. Et c'est le sourire aux lèvres qu'Adèle quitta cet appartement, joyeuse de cette belle soirée.


Anais1508  (01.01.2018 à 17:33)

Adèle arriva à la DPJ vers 8h30, après avoir été cherché Leila qui refusa de rester la journée en foyer car elle ne se sentait pas en sécurité. Quand elle arriva au niveau des bureaux, elle comprit que Rocher venait juste d'arriver le voyant poser sa veste, mais elle fut surprise de ne pas voir Manon, elle qui était toujours là de bonne heure. Etait-elle encore sur l'enquête de voisinage ? Elle interrogea Rocher à ce sujet après l'avoir salué, et il lui confirma qu'elle ne se trompait pas. Combien de temps avait-elle passé là-bas ? Avait-elle dormi ? De plus en plus de questions se bosculaient dans sa tête au sujet de l'état de sa collègue. Pas seulement du fait qu'elle ne soit pas encore là mais toute son approche de la situation de cette enquête. Adèle sentait Manon constamment stressé sur cette enquête et décida d'aller interroger Jess à ce sujet. Depuis ce petit plan qu'elles avaient manigancé toutes les deux, Adèle les savait proches.

"- Hello, bien dormi ? questionna Jess en voyant Adèle approcher de l'accueil

- Oueh super, sourie Adèle en repensant une seconde à la soirée qu'elle avait passé avec Lucas et Thomas. Tu sais ce qu'elle a Manon ?

- Comment ça ?

- Bah je ne sais pas, je la trouve pas dans son assiette en ce moment et j'ai l'impression que c'est relié à cette enquête, tu sais quelque chose ?

- Non elle ne m'a rien dit, quand j'y pense elle ne parle jamais d'elle ou de ses proches, elle esquive toujours la conversation.

- Elle ne t'a vraiment jamais parlé de sa vie ?

- Si une fois quand elle m'a rejoint le soir où on avait réussi notre plan, oh quand j'y pense s'était tellement bien fait, on avait tout

- Abrège, interrompu sèchement Adèle

- Ok, ok... Auprès de Rocher elle avait prétexté un diner en famille et quand je l'ai justement interrogé au sujet de sa famille elle s'est fermée et ma juste dit que c'était compliqué"

Adèle la remercia et retourna à son bureau. Avec Rocher, ils essayèrent de retourner l'affaire dans tous les sens, ils avaient du mal à avancer ce qui avait fait monter la tension de l'atmosphère d'un cran. Ils n'avançaient pas, et le commandant tout comme la criminologue avait horreur de ça. Hyppolite arriva au milieu de cette grande réflexion.

"- J'ai du nouveau, lança t'il.

- On vous écoute, répondu Rocher

- L'IML vient de m'appeler et ils ont pu tirais des infos du prélèvement qu'ils ont fait dans la maison, alors il y a bien celui de Leila mais aussi un autre.

- Vous avez pu identifier l'homme que l'on cherche ?

- Alors oui mais... pas tout a fait

- C'est à dire ? questionna Adèle qui ne voyait pas où il voulait en venir.

- J'ai bien réussi à obtenir son identité mais tout ce que l'on a c'est sa photo, tout le reste est inexistant.

- Comment c'est possible ?

- Je ne sais pas on dirait que les données ont été effacés. Et c'est techniquement impossible, la personne qui a fait ça est quelqu'un qui à facilement accès au logiciel.

- Donc on chercher quelqu'un de la police, en déduit Rocher

- Ou de la justice, ajouta Hyppolite. Certains postes en droit ont accès à ce logiciel.

- Ca fait beaucoup de monde, dit Adèle

- La bonne nouvelle dans tout ça c'est que l'on a au moins une photo. Courtène montrait là à Leila histoire d'être sûr et lancé un appel à témoin. Avec un peu de chance, ça nous permettra de le retrouver."

Hyppolite s'exécuta et tout le monde repartit à son poste. Manon avait appelé le commandant pour le prévenir de son retard dû à la circulation et de son rapport sur le voisinage :

"- Les voisins confirme bien que Leila vivait seule avec un homme mais l'identité que l'on connait de lui et la même que celle qu'ils connaissent. Je n'ai rien put tirer de ce côté-là. En revanche les voisins disent n'avoir jamais entendu de cris ou de bruit pouvant faire croire à n'importe quel type de violence.

- Merci beaucoup Manon, remercia Rocher. De notre côté Hyppolite a réussi grâce aux prélèvements de l'IML à obtenir une photo.

- Seulement une photo ? demanda Manon intrigué

- Oui tout le reste aurait été effacé, Hyppolite fait tout son possible pour essayer de restaurer le dossier, mais ça va être compliqué tant que l'on n'aura pas le nom.

- On a plus qu'a espérer que l'appel à témoins donne quelque chose, je vous rejoins dès que les voitures auront décidé d'avancer, à plus tard, salua Manon avant de raccrocher."

Tout le monde était occupé, Hyppolite sur ses ordinateurs et Rocher et Adèle côté paperasse quand Jess leur fit signe de venir. Deux forces de l'ordre les attendaient à l'accueil.

"- Bonjour vous êtes le commandant Rocher ? demanda l'un d'eux

- Oui c'est moi, bonjour

- On aurait un homme qui pourrait correspondre à votre appel à témoins, on l'a arrêtait après qu'il est été flasher sur l'autoroute.

- Vous auriez une photo ?"

L'agent lui tendit son téléphone. L'homme sur la photo s'avérait être leur suspect. Ils l'avaient enfin trouvé. Rocher leur confirma que c'était bien l'homme qu'ils cherchaient et les deux agents le fit venir. Adèle leur fit signe de le placer directement en salle d'interrogatoire. Leila n'était pas loin et il ne fallait surtout pas qu'ils se voient. Rocher remercia encore les deux agents de leur aide et alla rejoindre Adèle. L'interrogatoire pouvait commencer.

"- Vous pouvez m'expliquer ce que je fais là, crié l'homme sur Adèle

- Oh ! On se calme, s'exclama Rocher d'une voix puissante

- Non je ne me calmerais pas tant que je ne serais pas pourquoi je suis là.

- Je vous conseillerai de quand même vous calmez, c'est dans votre intérêt parce que vu de quoi on vous accuse je vous conseillerais de faire bonne figure, lui conseilla Rocher

- Vous connaissez cette jeune fille ? dit Adèle et lui montrant la photo de Leila

- Oui c'est ma fille et ça fait deux jours que je la cherche.

- Et la disparition de votre fille pendant deux jours, ne vous à pas inquiétez au point de prévenir nos services

- Je me suis dit qu'elle était partie dormir chez une amie et qu'elle avait oublié de me prévenir. Seulement quand je suis allé à son collège se matin, on m'a dit qu'elle ne s'y était pas rendu ni aujourd'hui ni hier.

- Oueh... juste dormir chez une amie, rigola Adèle. Votre fille c'est nous qui l'avons retrouvé, elle était sur le point de se jeter du haut d'un pont, et la cause de cet acte : vous.

- Attendez qu'est-ce que vous êtes entrain d'insinuer, que je frappe ma fille c'est ça ? Mais vous êtes complètement taré !

- Encore une fois calmez-vous monsieur, insista Rocher

- Vous savez ce que je crois, reprit Adèle. Moi je crois que vous n'avez pas prévenu la police de la disparition de votre fille parce que vous aviez peur que l'on s'approche un peu trop près de vous. Alors vous avez préféré la chercher de votre côté en espérant que l'on ne la trouve pas avant vous.

- Vous délirez complètement, je n'ai jamais fait de mal à ma fille

- Ce n'est pas ce qu'elle nous a dit, et sa mère ?"

Le suspect commencé à bien comprendre leur petit jeu, il prit alors un air arrogant et beaucoup plus sûr de lui.

"- Vous n'avez rien qui puisse prouver ce que vous dîtes, répliqua-t'-il

- Oh si, on à le témoignage de votre fille, et si vous avez fait subir la même chose à votre femme comptée sur nous, on va tout faire pour obtenir le sien aussi

- C'est ma parole contre la sienne, dit l'homme en relevant les sourcils

- Peut-être, dit Rocher en prenant la parole voyant Adèle devenir peu à peu une boule de rage. Mais en attendant vous allez rester bien au chaud avec nous.

- Très bien, alors on commence par quoi ? Menottes ? Bras musclés jusqu'à ma cellule ?

- Vous pourriez commencer par nous dire votre nom.

- Edouard VULZET

- Non, ça c'est ce que vous dîtes à tout le monde mais on sait que cette identité et fausse. Vu la situation dans laquelle vous vous trouvez, je vous conseillerais de coopérer.

- C'est le seul nom donc je me souviens.

- Mais bien sûr, souffla Adèle avant de se lever et quitter la salle d'interrogatoire."

Rocher ne mit pas de temps à la rejoindre voyant qu'il ne pourrait rien de plus. Il rejoint Adèle qui était dans le bureau d'Hyppolite, essayant de se calmer.

"- Il joue avec nous, lança Rocher

- Totalement, répondit Adèle. Mais c'est étrange au début il semblait déboussoler et inquiet face à la situation, il était en colère, il exigeait des explications, bref comme n'importe quel suspect. Et d'un coup, il était beaucoup plus sûr de lui, et il a commencé à nous mener du bout du nez.

- Vous pensez à quoi ? questionna Rocher voyant qu'elle n'avait pas tout dit

- Il a déjà était face à cette situation, et apparemment il s'en ai sortie, il sait qu'il ne faut rien dire.

- Hello, dit Manon joyeusement en entrant dans le bureau d'Hyppolite. Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi vous faites tous une tête d'enterrement

- On vient d'interroger le père de Leila, affirma Hyppolite

- Vous l'avez trouvé et alors ? Dit Manon intrgué

- Il n'y tout en bloc, répondit Adèle

- Il est où ?

- Encore en salle d'interrogatoire, regarde à l'ordi qui est là, je n'ai pas encore coupé l'enregistrement, dit Hyppo en pointant la direction de l'ordinateur dont il parlé."

Manon se pencha sur l'écran pendant que Rocher discutait avec Hyppolite et qu'Adèle se calmait. Le visage de Manon perdit radicalement son sourire, elle devint blanche comme si elle avait vu un fantôme. Elle entendait les mots d'Hyppolite comme un fond sonore :

"- Vous voyez commandant, c'est hyper frustrant, pour débloquer l'identité il faudrait juste que je puisse remplir cette case : "Son nom est... 

- Jérôme COUTIER, dit Manon sans détacher ses yeux embués de l'écran. Il s'appelle Jérôme COUTIER."

Manon sortit en vitesse du bureau puis de la DPJ en bousculant contre son grès Adèle qui était partie se chercher une pomme. Rocher et Hyppolite restèrent sur place pendant quelques secondes, intrigué par l'attitude de leur collègue avant qu'il ne se mettent à chercher le nom qu'elle leur avait donner.

"- Qu'est ce qui ce passe ? questionna Adèle en entrant dans la pièce, je viens de voir Manon sortir en vitesse, elle n'avait pas l'air bien du tout.

- Ca y est je l'ai ! lança Hyppolite

- Manon nous a donné le nom du suspect en le voyant, explique Rocher à Adèle pensant que Hyppolite lisait le dossier. Mais elle est devenue très pâle tout de suite après

- Mais comment elle à sût son nom ? demanda Adèle qui avait peur de comprendre

- Parce que sa première victime, c'était elle, annonça Hyppolite en leur jetant un regard".


Anais1508  (05.01.2018 à 10:04)

 

Manon était sortie de la DPJ très rapidement, c'est comme si dès qu'elle l'avait reconnu sa respiration c'était coupé, devenant vitale le besoin de prendre l'air. Elle s'était approchée près du bord du quai avant de se laisser tomber sur le banc qui se trouvait à côté d'elle. Elle ne pleuré pas, elle n'était pas en colère mais elle se sentait envahie d'un vide qu'elle n'avait auparravant jamais ressentie. Elle avait dû mal voir, c'était improbable, même c'était impossible, il n'était pas censé être là, il ne pouvait pas être là. Il devrait être...

"- Manon"

Manon sursauta, elle n'avait pas entendu Adèle arriver, elle s'était enfermée dans sa bulle jusqu'à ce que ces paroles la tire de ses pensées.

"- O..ui, balbutina-t-elle.

- Je peux m'assoir ?"

Manon lui fit oui de la tête

"- J'imagine que tu vas me poser mille et une question

- Non, je suis assez bien placé pour savoir que ce n'est pas agréable dans ce genre de situation. Je ne veux pas te forcé Manon, j'ai rien lu du dossier qu'Hyppolite a trouvé. Si je dois apprendre

- Bah alors c'est moi qu'y avait t'en posé une, qu'est-ce que tu sais ?

- Rien, je ne veux pas te forcer Manon, j'ai rien lu du dossier qu'Hyppolite a trouvé. Si je dois apprendre quelque chose je veux que sa vienne de toi, et de personne d'autre. Mis j'aurais quand même besoin de savoir, mais vraiment qu'une infime partie, pour que je puisse le comprendre, le cerné tu comprends ?

- Oui... Oui bien sûr. Qu'est-ce que tu veux savoir ?

- Combien de temps tu as passé avec lui, comment tu l'as connu, comment tu t'en es débarrassé.

- Il est entré dans ma vie et celle de ma mère je devais avoir à peu près 4 ans et demi. Ma mère est morte quatre ans après, d'un accident de voiture, vu son état elle aurait jamais dû prendre la route.

- Il vous frappait, comme Leila ?

- Oueh, et après sa mort c'est devenu pire. J'ai pris la dose de ma mère et celle que j'avais déjà. Ca c'est arrêté je devais avoir 15 ans.

- 15 ans ! Pardon... Je voulais pas, je suis juste étonné que personne ne se soit rendu compte dans ton entourage, à l'école.

- Je suivais des cours par correspondances et ma mère n'avait plus de famille. Enfant unique et ses parents mort et j'imagine que Jérôme s'était arrangé pour éloigner ses amis. C'est une nouvelle voisine qui à emménager à ce moment -à et qui a découvert le poteau rose. Elle s'appelait Mathilde et j'ai eu de la chance qu'elle travaille dans le social. Elle m'a beaucoup aidé, c'était une belle personne.

- Etait ?

- Elle morte il y a 3 ans, d'une crise cardiaque."

Adèle hocha légèrement la tête, elle comprenait, elle n'osait plus parler. Elle savait que la mort de cette Mathilde n'avait pas dû être simple. Une douleur en plus d'un passé douloureux, elle en savait quelque chose. Mais à sa grande surprise Manon repris la parole mais cette fois-ci d'un ton colérique

"- Mais il n'aurait jamais dû être là !

- Pourquoi tu dis ça ?

- Il n'a pas fini sa peine, il avait pris assez longtemps pour y crever en prison. C'est impossible qu'il soit là!

- C'est quand la dernière fois que tu l'as vu ?

- Le jour où Mathilde est venue me chercher avec la police, c'est la dernière fois oùje l'ai vu, jusqu'à aujourd'hui.

- Et tu ne l'as pas revu lors du jugement

- Je n'y ai pas assisté, à partir du moment où j'ai posé le pied en dehors de cette maison, je me suis juré de ne plus jamais le recroisé. Ca a été long mais j'ai réussi à obtenir que mon avocat y assiste, lui et lui seul. Et maintenant j'apprends qu'il se retrouve dehors et qu'il a recommencé. Cs n'est pas normal Adèle, faut qu'on trouve ce qui s'est passé, il ne devrait pas être là !

- Je te promets que l'on va faire tout notre possible, tu nous connais non ? lui dit-elle d'un sourire. Merci, je peux avancer grâce à toi maintenant.

- Pas de soucis, je ne lui laisserai aucune chance et si il faut que je le raconte à la terre dans son intégralité, je le ferais. Je veux juste qu'il paye, une bonne fois pour toute.

- Je comprends. conclu Adèle avant de re rentrer dans la DPJ, laissant Manon respirer encore un peu."
Elle rejoigna Hyppolite et Rocher devant le tableau qui c'était un peu plus complété.

"- Comment elle va ? demanda Hyppolite

- Un peu secoué mais elle gère plutôt bien. Alors qu'est-ce qu'on a sur lui

- Jérôme COUTIER né le 6 mai 1963 à Montpellier ou il va vivre jusqu'en 1998 ou il monte en région parisienne

- Ca correspond avec le moment où il a rencontré la mère de Manon. Et qu'est-ce que vous avez sur ces 10 dernières années ?

- C'est justement là on l'on ne comprend pas, enchaina Rocher. Avec Courtène nous avons trouvé le jugement et sa condamnation pour la violence faite à Manon et à sa mère. Et c'est là que ça ne colle pas car il est censé être actuellement en prison.

- Et vous avez trouvé aucune remise de peine ou autre chose qui pourrait justifier qu'il est devant nous aujourd'hui ?

- Non rien de se côté-là, affirma Hyppolite.

- Ecoutez-moi s'il vous plait, dit Lamarck qui venait d'arriver, le procureur vient de m'appeler, c'est Nicole MARCEAU qui c'est occupé de l'affaire COUTIER

- C'est pour ça qu'un innocent est en prison..., annonça Manon qui venait d'entrer. Et personne ne s'en ai rendu compte.

- Le personne qui est actuellement en prison à du le dire et redire des centaines de fois mais ce n'était pas le premier à dire que ce n'était pas lui. Ils ne se sont probablement pas posés de questions

- C'est ma faute j'aurais du assister à ce procès, si seulement j'avais eu le courage.

- Manon, tu n'as pas à t'en vouloir, affirma Adèle. T'étais une victime dans cette histoire, ce n'est pas toi qui a fait l'erreur et puis Nicole MARCEAU est loin d'être exemplaire."
Manon acquiesça et continua d'écouter vaguement le briefing, ses yeux se poser un peu partout quand elle vit Leila, les yeux rougis de larmes, dans un grand état de panique.

"- Leila... Qu'est ce qui se passe Leila ? demanda Manon en se précipitant vers elle

- J'étais... J'étais juste partie me laver les mains et quand je suis revenu je l'ai vu sortir d'une pièce, il était là, il m'a vu et il m'a lancé un regard noir. J'ai peur, réussi a artirculé celle-ci entre plusieurs sanglots.

- Leila, écoute-moi tu ne crains plus rien, maintenant qu'il est ici on le lâchera plus. Tu sais on à un très bon informaticien ici, et puis une superbe équipe. Et je...

- Commandant, on vous appelle, interrompu un agent"

Rocher partit rejoindre l'agent du côté des cellules tandis qu'Adèle entra avec Leila en salle de repos. Le commandant était en effet demandé, mais par Jérôme. Celui-ci lui tendu le papier de ses aveux. Il commença à parler de Manon, et Rocher voyant très bien où il voulait en venir lui fit comprendre que c'était contre la volonté de sa collègue. Cette situation lui fit repenser à celle d'Argos avec Adèle, le mal qui lui avait fait, à elle, à sa soeur. Sa criminologue avait beau dire que c'était de l'histoire ancienne et qu'il fallait aller de l'avant, et en soi c'était une vérité, mais il voyait bien que ses pensées, était parfois encore occupé de cette période bien sombre. Ces pensées l'avaient inquiété et contrariés et il le fut encore plus quand il remarque que les aveux n'était pas signé. Agassé, Rocher s'apprêtait à repartir quand Manon arriva, restant caché dans un coin mort, ne laissant entendre que sa voix. Jérôme satisfait de voir qu'elle était venue à lui sans même qu'il est besoin de négocier, lui ordonna d'avancer, elle ne s'exécuta pas. A son tour elle lui ordonna de signer ses aveux s'il voulait la voir. Après une longue réflexion, celui-ci accepta. Rocher les laissa seul comme à leur demande. Alors Jérôme se mit à énoncer des mots remplient de rages, d'insultes, de mauvais souvenirs en ne lâchant pas Manon du regard. Elle non plus ne baissa pas la tête et essayant de toutes ses forces de ne laisser paraître aucune émotion. Jérôme agassé leva le ton pour essayer de provoquer une réaction mais toujours rien. C'est Manon qui mit fin à cette discussion, non par un mot mais par un sourire avant de quitter la pièce.

 

Après l'altercation de la veille, Lamarck avait gentiment ordonné à son équipe de prendre leur matinée et de ne revenir seulement l'après-midi si cela leur disait. Pendant ce temps lui avait eu le temps de gérer le dossier Leila COUTIER, qui venait de retrouver sa mère. Leur relation aller être compliqué mais il espérait que cela finisse par s'arrangeait entre elles. Comme à son attente, l'après-midi l'équipe était au complet, ils n'étaient pas du genre à trainé les pieds. Il en profita pour tous les félicités de leur excellent travail sur cette enquête, quand il s'aperçu que Manon n'était plus là, il était pourtant sur de l'avoir aperçu en début d'après-midi. Rocher lui fit savoir qu'elle était sortie prendre l'air sur les quais et se décida à aller la chercher.

"- Tout va bien ? demanda Rocher en arrivant au bord du quai, où se trouvait Manon debout

- Oui tout va bien, lui dit-elle en lui souriant. Adèle n'est pas avec vous ?

- Non, elle a dû aller chercher Ulysse à la crèche plus tôt aujourd'hui. Mais vous savez nous on vous attend à l'intérieur pour fêter la fin de cette enquête !

- Non mais allez-y commencé sans moi, je vous rejoindrai plus tard.

- Comme vous voudrez, i vous avez besoin de quoi que ce soit n'hésitait pas. Mais en tous cas je voulais vous remercier pour hier. C'est grâce à vous si l'on n'a pu avois ses aveux aussi rapidement, et j'imagine que ça n'a pas dû être simple pour vous.

- Merci mais ce n'est pas moi qu'il faut remercier, c'est votre Adèle. Elle m'a bien aidé avant que j'aille le voir, c'est comme si elle m'avait dicté mon texte, je n'ai fait que suivre ses conseils

- Elle a malheureusement une bonne connaissance dans ce domaine.

- Oueh c'est vrai... Mais elle vous a aussi vous, vous être très important pour elle, tout comme elle pour vous. Vous m'avez dit que se j'avais besoin de quoi vous étiez là non ? Et ben prenez votre voiture et aller la rejoindre. Avec cette enquête vous j'avez pas vraiment je crois non ?

- Non mais on a deux anges gardiens qui nous organise des superbes plans pour que l'on se retrouve tous les deux."

Manon rigola

"- Je crois que l'on va en entendre parler longtemps de cette histoire avec Jess. Et votre "ange gardien" elle vous dit d'aller rejoindre Adèle. Allez ! Hop hop hop ! Qu'est-ce que vous faites encore là ? lui dit Manon en lui lançant un clin d'œil.

Rocher s'exécuta en se disant qu'elle avait complètement raison et pris la direction de la péniche le sourire aux lèvres, tant dis que Manon se laissa tomber sur le banc qui se trouvait derrière elle, s'autorisant enfin à relâcher la pression qu'elle avait accumuler ces derniers jours.

Rocher arriva à la péniche vers 18h10, mais quand il arriva devant, il trouva Adèle accroupis au sol, au milieu de la route, criant et pleurant. Rocher sortit immédiatement de sa voiture t courut vers elle. Il la prit dans les bras.

"- Adèle qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda-t'il d'un ton très inquiet"

Adèle n'arrivait pas à parler, elle pleurer toutes les larmes de son corps, et entre deux sanglots elle arriva à articuler

- Thomas, Ils.. Ils m'ont pris Ulysse..."

 

A suivre...

 

Fin de la 4eme enquête.


Anais1508  (12.01.2018 à 23:27)

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