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Série : Profilage
Création : 01.11.2017 à 20h09
Auteur : Anais1508
Statut : Abandonnée
« Hello ! Je vous propose une fanfic qui se passerait à la fin de la saison 8, un nouveau personnage que l'on va pas mal voir pendant les premiers chapitre. Bonne lecture !! » Anais1508
Cette fanfic compte déjà 37 paragraphes
Echange et Vengeance
Rocher avait fait rentrer Adèle à l'intérieur de la péniche, elle était tremblante comme une feuille, il l'avait installé sur le canapé et lui avait passer une couverture sur les épaules avant de l'entourer de ses bras. Ils restèrent quelques minutes comme ça, Adèle calmée se redressa avant que rocher ne lui dise :
"- Adèle il faut que tu m'expliques ce qui s'est passé, dit Rocher d'un ton doux
- J'étais entrain de préparer à manger à Ulysse, il jouait avec ses voitures pas loin de la cuisine. Ca a sonné à la porte, je suis partie ouvrir je me suis dit que c'était Jess qui rentrait et qui avait oublié c'est clés. Ca n'aurait pas été la première fois. Mais au lieu de ça c'était un homme qui se tenait devant moi. Il s'est présenté comme étant des services sociaux. Mon esprit a arrêter d'écouter ce qu'il disait à partir du moment que j'ai compris qui comptait repartir avec Ulysse. Je me suis interposé, j'ai crié, j'ai tout essayé, je n'ai rien pût faire. Ils m'ont prst Ulysse Thomas, ils m'ont pris Ulysse, répéta Adèle qui recommençait à s'agiter
- Quoi ! s'exclama Jess qui venait d'entendre la fin de la conversation"
Elle se trouvait sur le pas de la porte et dont le sac de course qu'elle venait de lâcher avait fait un énorme bruit
"- Mais c'est quoi cette histoire ? Pourquoi ? insista-t'-elle en s'asseyant sur le fauteuil près du canapé
- Je n'ai pas tout compris mais je crois que ça a un rapport avec ce qui s'est passé avec Argos il y a quelques mois. Vous voyez ça ne va jamais se finir, même mort il continuera à me faire du mal. Ca ne s'arrêtera jamais.
- Adèle, je ne te laisserai pas dire des choses comme ça, repris Rocher. C'est surement un gros mal entendu. Cette histoire c'est du passé, c'est fini, tout est fini. Personne ne te ferra plus jamais de mal, ni à toi, ni à Ulysse, du moins pas tant que je serais dans les parages, lui dit-il en lui souriant."
Elle lui rendit son sourire. Il n'avait pas tort, elle aimé énormément cet homme mais il dégagé une forme de sécurité qui avait le don de la rassurer, même dans les pires situations.
- Et en plus je ne vois pas ce qu'ils pourraient te reprocher, t'es une super maman, ajouta Jess
- Je ne sais pas Jess, en tous cas ça annonce rien de bon.
- Ecoutes, tu vas te reposer et essayer de dormir. Demain matin quand Jess partira en direction de la DPJ, tu viendras avec elle et on ira voir Ulysse et cet assistant social pour tirer tous cela au clair. Ca te vas ? proposa Rocher"
Adèle acquiesça. Rocher resta encore un peu et dû se résoudre à partir, laissant Adèle avec Jess très attentionnée. Mais après le départ de Rocher, Adèle n'avait pas mis longtemps à rejoindre sa chambre, préférant être au calme et pleurer en silence. Elle se devait d'être forte, pour Ulysse, pour sa soeur, Camille, ses proches et sa revanche sur la vie. Thomas avait raison, elle ne devait pas laisser encore une fois le passer empiéter sur ce qu'elle avait réussie à construire. Et c'est plongée dans ses pensées qu'elle attendait avec impatience que le nouveau jour se lève
"- Bonjour, alors comment va Adèle ? interrogea Manon qui venait de voir que le commandant était arrivé
- Elle est pas mal secoué mais ça va elle tient le coup.
- Tant mieux, elle ne mérite pas ça.
- Bon et sinon dans le transfert de COUTIER on en est où ?
- Tout est en règle, l'affaire est classée.
- Tant mieux, tant mieux. Vous me prévenez si on a une nouvelle affaire, moi je vais aller faire un topo à Lamarck de la situation."
Rocher parti expliquer la situation au commissaire qui avait demandé à ce qu'on le tienne informé, malheureusement il n'avait pas pu obtenir plus d'informations qu'en avait déjà le commandant. Une fois leur discussion terminée, Rocher sortie su bureau et aperçu Jess et Adèle qui venait d'entrer dans la DPJ, Rocher se dirigea vers elles, déjà prêt à partir. Jess informa qu'elle ne pouvait pas les accompagnés car elle avait encore trop de rapports à taper et qu'elle avait du retard, mais elle savait son amie entre de bonnes mains. C'est alors que Rocher et Adèle partir en direction du foyer dans lequel avait été placé Ulysse.
"- Salut, déclara Jess en entrant dans le bureau de Hyppolite où se trouvait déjà Manon.
- Alors comment va Adèle ? demanda Hyppolite
- Elle s'accroche, le commandant lui avait demandé de se reposer mais elle n'a pas fermé l'oeil de la nuit, je l'ai entendue faire pas mal d'aller-retour entre les différentes pièces de la péniche.
- Ils sont partis ? demanda Manon
- Oui ils viennent d'y aller.
- Vous pensez que cette histoire avec Ulysse pourrait avoir un lien avec ce qui c'est pasé avec Argos ? interrogea Hyppo
- Bah je ne vois pas pourquoi, qu'est-ce qu'ils auraient comme éléments qui prouverait que cet évènement est tellement traumatisé Adèle qu'elle ne saurait plus capable de s'occuper d'Ulysse ? C'est totalement absurde
- Jess à raison et puis cette histoire remonte quand même il y a quelques mois, enfin je veux dire que si les services sociaux se posaient vraiment des questions sur l'état d'Adèle après ces quelques jours passés dans la maison où la détenait Argos, ils l'auraient fait avant.
- Oui, de toute façon le commandant à raison c'est un gros mal entendu. On va les voir revenir avec Ulysse c'est sûr.
- Oueh... Oueh t'as raison Jess ! En attendant vous n'avez pas du boulot mesdames parce que moi si, allez hop filez, finit par conclure Hyppolite."
Pourtant ces dernières paroles prononçaient sonnées fausses. Ils y avaient mis tout leur espoir mais ils leur manquaient la raison. Des erreurs aussi grosses aux niveaux des services sociaux sont très rares et ils pouvaient se convaincre de tous les bonheurs du monde, chacun d'eux était pris d'une immense angoisse et attendaient avec une boule au ventre le retour d'Adèle et Rocher.
Adèle et Rocher étaient dans la salle d'attente. Rocher était debout, guettant le retour de la secrétaire pour lui expliquer la raison de leur venue, tant dis qu'Adèle était assise. Sa jambe droite tremblait et elle rongeait ses ongles. Depuis le temps qu'il travaillait avec elle, Rocher avait remarqué que cela montrait qu'elle était nerveuse, en même temps il la comprenait. Il s'approcha et passa ses bras autour d'elle. Elle leva les yeux vers lui quelques secondes avant de les rebaissés dans le vide.
"- Adèle calme toi, ça va bien se passer
- Ca ne peut pas bien se passer Thomas ! s'exclama t'elle d'un ton colérique"
Rocher fut surpris du ton de sa voix et resta muet
"- Pardon, je suis désolé, s'excusa Adèle. Ce n'est pas contre toi.
- Ne t'inquiète pas, je m'en doute
- Ils vont me prendre Ulysse Thomas
- Non, ils n'ont aucune raison de le faire, et puis quand bien même ils auraient trouvé un petit grain de sable dans la machine de la vie, il ne résistera pas longtemps. Tu vas te battre Adèle, tu es la femme la plus forte que je connaisse, tu t'es relevé trop de fois pour ne pas continuer.
- Je ne sais pas, je pense plutôt que...
- Bonjour ! interrompu une femme qui s'avérait être la secrétaire. Vous êtes Mlle DELETTRE ?
- Oui
- Le directeur est prêt à vous recevoir"
Adèle et Rocher se levèrent et s'apprêtaient à aller voir le directeur quand la secrétaire les stoppa
"- Excusez-moi, mais seulement la famille est autorisée à assisté à ce rendez-vous
- Non mais le commandant peut y assister, ça ne me pose aucun problème
- Je sais que cela ne vous pose aucun problème, mais ce n'était pas une proposition, mais une affirmation. Cela n'est pas autorisé.
- Mais on ne peut pas faire un excep...
- Non ! affirma d'une grosse voix la secrétaire. Alors soit vous y aller seule soit vous partez. Compris ?"
Cette femme aimé décidemment couper la parole au gens, pensa Adèle, elle n'avait pas beaucoup dormi et la fatigue la mit rapidement hors de ses gonds
- C'est vous qui allez m'écoutez, ma famille comme vous dîtes j'en ai plus. Mes parents sont morts dans un accident de voiture pendant que moi et ma sœur étions détenu pas notre bourreau et c'est ce même bourreau qui la tuée devant mes yeux. Alors vous voyez ma famille d'aujourd'hui, cet homme il en fait grandement partie. Compris ?! conclu-t'-elle avant d'avancer sans demander l'avis de la secrétaire et faisant signe à Rocher de faire de même."
La secrétaire resta plantée là, bouche bée quelques minutes avant de se remettre silencieusement au travail.
Plus Adèle approchait du bureau, plus elle sentait son cœur battre de plus en plus fort. Elle avait fait à peine quelques mètres, mais ces mètres lui avaient paru des kilomètres. Elle se stoppa net devant la porte. C'est Rocher qui frappa, sortant Adèle de ses pensées et la forçant à entrer.
"- Bonjour Mlle DELETTRE entrée, proposa le directeur. Je suis François LERGER, directeur de se foyer, asseyez-vous. On vous a expliquez pourquoi votre neveu était parmi nous, nous allons maintenant passer aux modalités
- Excusez-moi, vous vous trompez, je n'en connais pas les raisons
- Pourtant notre assistant social vous la expliquez
- Pardon mais hier soir on m'a enlevé mon neveu sans rien me demander, alors je n'étais pas dans mon meilleur état pour en entendre les raisons.
- Je vois... Une assistance sociale de Grenoble c'est penché sur votre dossier presque par hasard, juste après qu'elle est appris ce qui vous est arrivé. Elle la longuement étudié et a demandé à ce que l'on vous retire la garde d'Ulysse le temps de vérifier si les évènements survenus il y a quelques mois ne pourrait pas impacter sur votre comportement envers votre neveu.
- Pardon ?interrogea Adèle, abassourdie
- Ecoutez, je veux simplement.
- Non c'est vous qui allez m'écouter, vos explications, j'en ai rien à faire... Une personne m'a dit que j'étais forte et je ne sais pas si je dois la croire mais je vais me battre, je ne vous laisserai pas me coller encore une fois mon passé sur le dos. Ulysse c'est mon fils, peut-être pas biologiquement mais je l'aime comme. Vous n'allez pas le garder longtemps, votre dossier repose sur du vent. A très bientôt ! s'exclama Adèle avant de claquer la porte, furax."
Le directeur resta silencieux, fixant son stylo posait sur son bureau avant de relever la tête vers le commandant.
"- Vous devriez parler à votre amie, la resonné, dit LERGER à Rocher
- Vous avez raison, je vais lui parler car elle a été beaucoup trop aimable avec vous.
- Pardon ? Vous cautionnez son attitude ?
- Vous avez des enfants ?
- Oui, une fille
- Et ben réfléchissez, comment vous réagiriez si ce soir on venait vous la prendre en vous accusant d'être incapable de vous occuper d'elle parce qu'un connard qui a déjà hanter toute votre enfance vous a refait du mal. Dites-moi, vous réagiriez comment ? demanda Rocher d'un ton insistant."
Le directeur resta silencieux encore une fois, Rocher en ajoutant plus un mot sortit de la pièce rejoindre Adèle. Même si elle avait tenu tête à LERGER, il savait que ce qu'on lui avait reprocher sonnait comme un coup de poignard dans le dos. Ces justifications elle les avait tellement craintes, mais il savait aussi qu'elle aller respecter ce qu'elle avait dit, elle allait se battre, se relever comme elle l'avait tellement fait, après tout c'est aussi pour ça qu'il l'aimait tant.
Le lendemain, Jess quitta Adèle un peu plus tard qu'elle n'aurait penser le faire, après tout elle arriverait en retard encore une fois, ce n'était pas si dramatique. Adèle c'était levé très tôt et elle n'avait pas décroché un mot depuis l'entretien d'hier. Jess était très inquiète pour son amie et espérée que quand elle arriverait à la DPJ, Rocher serait plus bavard. Du côté de Rocher, le petit déjeuner était bien silencieux, mais Rocher avait remarqué que son fils ne faisait que regardé son téléphone et à chaque message il cachait le destinataire. Mais c'était plus tôt de la crainte qu'une réaction d'un jeune homme qui aurait voulu cachait sa petite amie à son père. Rocher commença franco
"- C'est qui Lucas
- Non rien c'est personne
- Lucas... dit Rocher d'une voix plus grave."
Lucas le regarda de ses yeux innocents, hésitant à lui dire.
"- Tu vas te fâcher, dit le jeune homme.
- C'est ta tante ?"
Lucas leva les yeux surpris que son père est compris aussi rapidement. Il n'était pas flic pour rien se dit-il. Il n'ossait plus parler de peur de la réaction de son père.
"- Tu sais Lucas, reprit Rocher. Je ne vais pas t'en vouloir parce que tu parles avec ta tante. Ce n'est pas parce que je ne veux plus la voir dans ma vie que je vais te l'interdire à toi.
- Je sais ce qu'elle a fait c'est horrible vis à vis d'Adèle, et moi-même je ne cautionne pas ça mais... J'ai besoin de garder un petit contact avec la famille de maman, et puis là elle est trop fière Aurélie, elle vient de réussir à placer un enfant dans une famille d'accueil dont elle était la seule assistante sociale à croire en lui.
- Depuis quand Aurélie est assistante sociale ? Je croyais qu'elle était juste dans les foyers à s'occuper des enfants. Dit Rocher d'un ton inquiet vis à vis des propos de son fils
- Bah elle avait plusieurs formations et stage dans le but de le devenir et elle a réussi. Mais bon ça fait déjà un bout de temps. Elle ne te l'avait pas dit ?"
Rocher lui fit non de la tête, il s'empara de ses affaires et quitta l'appartement en vitesse, en prenant soin de demander à Lucas de débarrasser la table et bien fermer la porte. Il se rendait vers l'un de ses contacts très doués pour trouver des infos dont il ne pouvait légalement pas avoir accès. C'est vrai qu'il y avait Hyppolite mais si ses soupçons se confirmés, il ne voulait surtout pas que l'équipe soit au courant, du moins pas premièrement. Alors qu'il était en route il reçut un appel de Manon.
"- Bonjour Commandant, commença celle-ci
- Bonjour Trevis qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
- Vous n'avez pas reçu mes messages ?
- Non désolé je n'ai pas vraiment fait attention ce matin. Un souci ?
- Pour nous non, mais l'on vient de nous avertir que le corps d'une femme vient d'être retrouvé en pleine forêt. Je vous envois l'adresse
- Non, ça ne sera pas nécessaire, je suis désolé mais j'ai quelque chose d'urgent à vérifier, ça vous ne vous dérange pas d'y aller toute seule et de me faire un topo quand on se retrouvera à la DPJ.
- Non pas de souci Commandant.
- Merci à plus tard Trevis."
Manon se rendit alors seule sur la scène de crime, tant dis que Rocher se rendit chez son contact. Pendant ce temps Adèle occupé son temps libre à chercher un avocat, Lamarck l'avait obligé à prendre sa journée car il savait bien que Adèle ne se reposerait jamais sinon. Mais pendant qu'elle cherchait le bon avocat, elle ne pouvait s'empêcher de faire des allés retours entre la chambre d'Ulysse et le salon. Tout le lui rappelait ; son ours en peluche qui trainé sur le canapé, ses jouets que l'on pouvait retrouver un peu partout, la photo posée sur le buffet où l'on pouvait le voir avec elle, Jess et Sydney. Qu'est-ce qu'elle l'aimait cette photo, elle lui rappelait tellement de bon souvenir. La sonnerie de son téléphone la sortie de sa nostalgie.
"- Oui Thomas.
- Comment tu te sens ?
- J'ai connu mieux
- Ecoute si tu le veux bien, je fais un petit tour à la DPJ pour la nouvelle enquête et...
- Vous avez une nouvelle enquête ? interrompu Adèle
- N'y pense même pas Adèle, si le commissaire t'a donné ta journée ce n'est pas pour rien. J'aimerais bien que tu gardes le peu d'énergie que tu as dans la force qu'il va te falloir contre ce foyer
- Tu as raison, affirma Adèle d'une petite voix. Et sinon juste avant que je te coupe tu me disais ?
- Rien... Soit prête à 18h00. A tous à l'heure
- Prête pour quoi ? Eu à peine le temps d'articuler Adèle avant que Rocher ne lui raccroche au nez"
Elle trouva cette fin d'appel intrigante, mais elle continua alors ses occupations en attendant ce fameux "18h00".
Pendant ce temps, Rocher finit par arriver à la DPJ. Manon lui fit un topos sur toute l'enquête en cours : une femme avait été découverte dans la forêt étrangler, avec un mystérieux losange dessiner au feutre noir dans le cou. D'après la doc, la mort remontrerait à au moins 3 jours, et la victime aurait la trentaine, oui car aucun élément n'a été trouvé sur place permettant de l'identifier. Donc Hyppolite faisait de son mieux pour essayer de trouver une disparition inquiétante qui pourrait correspondre à la victime, mais pour le moment rien. L'enquête était au point mort, Rocher savait qu'ils avaient besoin de lui pour avancer, d'Adèle aussi, mais ça ce n'était pas la peine d'y penser, et puis lui n'arrêter pas de s'inquiéter de l'état dans lequel devait être sa criminologue. Lui aussi avait vécu un petit tant avec cette peur qu'on lui retire Lucas quand ses ex beaux-parents avaient demandé la garde. Heureusement tous cela c'était bien terminé, et il savait au plus profond de lui que ce serait la même chose pour Adèle avec Ulysse, et il l'espérait vraiment, car après tout lui aussi y tenait à se petit bonhomme. Mais le résultat que pouvait lui amener son fameux contact pourrait être le présage d'un sombre nuage noir, qui allait, il le savait, encore plus mettre à zéro le moral d'Adèle. Il décida de ne plus y penser pour se plonger sur cette enquête en attendant 17h30, l'heure où il pourrait partir la retrouver.
18H10 : la sonnette retendit. Adèle alla ouvrir.
"- Tu es en retard, fit remarquer Adèle à Rocher
- Tu m'as si attendu que ça ? demanda Rocher avec un sourire en coin
- Peut être... Alors pourquoi ce rendez-vous de 18h00 ?
- Ca te dirais d'aller se balader, juste pour parler. Mais pas de tous ce qui se passe en ce moment. J'aimerais essayer de te le faire oublier le temps d'une soirée."
Adèle lui sourit, ravie de cette sobre proposition et des conditions qu'il avait posé. Elle enfila sa veste et le suivi. Ils avaient marché longtemps le long de quais, ils avaient discuté de leurs collègues, amis, et même un peu de l'enquête où Rocher avait cédé, et de toute façon elle reprenait demain, c'était comme un brief avant l'heure. Ils venaient de prendre une glace avant de continuer à marcher quand Rocher lui demanda.
"- J'aimerais bien que tu me racontes un moment de ton enfance avec tes parents qui te rendait heureuse, un endroit."
Adèle réfléchit longuement, huit ans ça peut sembler beaucoup mais bon nombre de ses souvenirs étaient partiellement effacés.
"- Je me souviens que pendant les vacances souvent mes parents loué une petite maison près d'un lac dans les Alpes. Avec Camille on adorait aller là-bas, on pouvait faire un peu tous ce qu'on voulait. Il y avait pleins d'activités à faire sur le lac et aux alentours, et puis quand on faisait une bêtise, c'était un peu plus simple de se cacher, dit Adèle avec un léger rire de nostalgie. Qu'est-ce que j'aimais quand on allait là-bas, ajouta-t-elle. Et toi ? Toi non plus tu ne m'en a jamais parler."
"BIP"
Avant que Rocher ne puisse répondre, un SMS arriva sur la portable d'Adèle. Celle-ci en le lisant fit une drôle de tête.
"- Tout va bien ? demanda Rocher.
- Oui c'est Sarah, dit Adèle en s'empressant de ranger son téléphone dans sa poche.
- Bah ça n'a pas l'air de te réjouir d'avoir de ses nouvelles.
- Ce n'est pas ça, c'est juste que je ne sais pas comment aborder les choses depuis que j'ai rencontré ses parents.
- Attend tu ne l'as pas revue depuis ce dîner ?
- Non, fin je l'ai appelé mais vu physiquement non.
- Tu lui en veut ?
- Non pas du tout, c'est... dit Adèle sans finir sa phrase.
- C'est quoi Adèle ? Qu'est ce qui te fait peur ? lui demanda Rocher d'une voix douce
- Je n'ai pas envie de m'imposer dans sa vie.
- Tu n'as pas envie de t'imposer dans sa vie ou celle de ses parents ?"
- Je n'en sais trop rien
- Moi je suis sûr que tu le sais, quand tu m'as parlé de ce dîner tu m'avais dit que tu avais entendue Sarah prendre ta défense en partant, ça c'est un signe qu'elle te veut dans sa vie. Et puis si elle ne voulait vraiment pas apprendre à te connaître, elle ne serait pas revenue te parler après ce qui s'est passé avec Argos, elle ne t'aurait pas envoyé un SMS ce soir tu ne crois pas ?"
Adèle leva les yeux vers Thomas, elle savait qu'il avait raison mais elle ne se sentait pas de refaire face aux parents de Sarah et elle fit part de ses préoccupations à Rocher.
"- Mais je ne pourrais pas, je ne pourrais pas risquer de me reprendre tous les mots qu'ils m'ont dit la dernière fois en pleine figure, je n'y arriverais pas.
- Mais ça ne se passera peut-être pas comme ça, et puis si tu veux je pourrais être là. Et qu'ils les redissent ses mots, ils auront à faire à moi, ajouta Rocher d'un ton plaisantin.
- Ah oueh, et quels mots en exemple ? continue Adèle sur ce même ton
- Bah, comme quand ils disaient que personne ne t'aimait.
- Et tu leur répondrais quoi ?
- Rien, je ferais juste ça."
Et sur ceux il prit le visage d'Adèle entre ses mains et l'embrassa langoureusement, elle passa ses mains autour de son cou pour approfondir leur échange puis ils restèrent front contre front quelques secondes avant de relevé la tête.
"- Tu penses que ce sera assez convaincant ? reprit Adèle d'un ton joueur
- Ah tu trouves que ce ne sera pas assez, je pourrais t'expliquez mon plan d'attaque alors.
- Très bonne idée, réenchérie Adèle d'un sourire charmeur
- Elle est loin la péniche ? demanda Rocher avec ce même sourire"
Ils passèrent à peine la porte d'entrée que l'atmosphère se tendit un peu plus, Adèle posa son sac à terre et se retourna vers Rocher, elle recula jusqu'a ce qu'elle se retrouve coincé entre le plan travail de la cuisine et lui, il la souleva de façon à ce qu'elle soit assise sur ce plan de travail
"- Pour expliquer un plan d'attaque c'est plus simple de parler non ? dit Adèle toujours avec son air joueur.
- C'est vrai, dit Rocher avec un grand sourire avant de reculer
- Eh ! lança Adèle en l'entourant de ses jambes afin de le ramener vers elle. Mais la mise en pratique ça marche aussi bien
- Dans ce cas..."
Rocher s'empara de la bouche d'Adèle, un long baiser remplit de désir, il passa ses mains dans le creux de ses reins, lui enleva son chemisier avant de monter ses caresses plus haut, jusqu'à ses seins. Adèle se sentait défaire, et après quelques minutes à jouer et tourmenter Adèle il la souleva jusqu'à la chambre où il la posa sur le lit. Mais à peine l'avait-il déposé, qu'elle le fit tourner afin que ce soit lui qui se retrouve en dessous. Elle lui retira son tee-shirt, qu'elle corps il a pensa-t-elle. Elle passa ses mains sur chaque partie musclée de son corps, puis des baisers, puis elle descendit plus bas, avant de remonter jusqu'à la bouche de Rocher. La nuit qu'ils passèrent ils n'étaient pas près de l'oublier, et c'est sereine et loin des cauchemars qui l'attendait encore demain qu'Adèle s'endormie, dans les bras de Rocher.
Elle ne savait pas qu'elle heure exacte il était quand elle se réveilla mais elle jugea à la lumière présente dans la pièce qu'il ne devait pas être loin de 9h00. Elle repensait à la nuit, ou plutôt magnifique nuit qu'elle venait de passer, mais elle se rendit compte que hier soir, pendant un petit temps, Ulysse avait quitté ses pensées. Elle se demanda si c'était vraiment une bonne chose, elle s'en voulait même. Mais pouvait-elle vraiment s'en vouloir de s'être abandonnée à l'homme qu'elle aimait ? Elle passa sa main de l'autre côté du lit mais rien, Thomas n'était plus là. Elle l'appela d'une petite voix mais pas de réponse. Elle scruta les alentours de la chambre mais au premier abord aucune affaires de Thomas. Serait-il parti sans rien dire ? Elle n'y croyait pas, cela ne lui ressemblé pas. Elle attrapa machinalement une chemise qui trainer par là sans se rendre compte que c'était celle de Thomas. Elle avança jusqu'à la cuisine où il était là tors nu assis sur un tabouret, dos au couloir dont elle venait. Une vraie pose de mannequin pensa-t'elle, et avait le corps qui va avec ! Elle prit le temps de d'observer tous ces tatouages qui ornait son dos avant de passer ses mains autour. Cela sortit Rocher de ses pensées, il attrapa les mains d'Adèle et se retourna vers elle.
"- Tu ne vas pas attraper froid comme ça ?
- Non, le soleil me réchauffe et de toute façon je vais avoir du mal à me rhabiller totalement
- Pourquoi ? demanda Adèle étonné"
Rocher lui fit signe de la tête en faisant allusion à la chemise qu'elle portait. Celle-ci réalisa enfin que c'était celle de Thomas. Elle se sentit rougir, elle lui sourit, il fit de même. Ils se regardèrent longuement dans les yeux avant qu'un SMS arrivant sur le téléphone de Rocher attire son attention. Il le lit attentivement pendant qu'Adèle se fit griller une tartine. Mais le visage de Rocher perdit rapidement de sa gaité.
"- Un problème, le questionna Adèle"
Il la regarda, puis rebaissa sa tête vers on portable. C'était son contact qui venait de lui envoyer le résultat de ses recherches, et les craintes de Thomas venait de se confirmer. L'assistante sociale qui avait demander le placement d'Ulysse dans un foyer n'était autre qu'Aurélie. Comme il s'en voulait, il avait eu beau la bannir de sa vie, cela n'avait pas suffi, elle continuait à sévir et pire, elle faisait souffrir Adèle. Mais comment pouvais-t 'il lui dire ? Que c'était encore une fois à cause de lui que tout ce malheur arrivait, pensait-t 'il. Cependant il ne fallait pas qu'elle l'apprenne par quelqu'un d'autre, car il le savait il n'aurait pas pu lui mentir si elle lui avait demandé pourquoi il ne lui avait pas dit.
"- Thomas tu es sûre que ça va ? insista Adèle qui voyait la tête de Rocher se décomposer et maintenant se remplir de colère."
Il se tourna vers elle le regard implorant de pardon avant même d'avoir commencé à parler.
"- Adèle, je ne sais pas trop comment te le dire, c'est... J'ai fait des recherches sur l'assistante sociale qui a demander le placement d'Ulysse dans un foyer, dû à quelques craintes qui j'ai eu après une discussion avec Lucas."
- Et ? dit simplement Adèle qui avait déjà les larmes aux yeux rien qu'au ton de la voix de Rocher
- C'est Aurélie..."
Adèle resta figer là quelques minutes, sans que plus aucune expression ne puissent se lire sur son visage. Est ce qu'elle avait bien entendu ? Oui elle avait bien entendu, c'était le nom d'Aurélie qui venait de sortir de la bouche de Thomas, un nom qui lui avait déjà fait tant de mal. Elle entendait comme flou les paroles de Rocher, qui lui disait de l'excuser, que c'était encore une fois de sa faute tout ça et qu'il s'en voulait terriblement, ect... Mais elle coupa net à ses paroles.
"- Arrête Thomas ! dit-elle en élevant la voix, puis d'une voix plus douce elle reprit : Tu n'y es pour rien, c'est quand même pas de ta faute si ta belle-sœur est une grande cinglée, et arrête avec ce "encore", on en a déjà parlé, de tous ce qui s'est passé dernièrement, tu en es en aucun cas responsable.
- Oui mais quand même, si je ne l'avais pas hébergé quelques mois, il ne t'arriverait pas tout ça aujourd'hui.
- Peut-être mais on ne peut pas refaire le passé Thomas, c'est dans ces moments-là que j'ai encore plus besoin de toi et puis je ne pourrais pas t'en vouloir, je ne peux pas, t'es trop important à mes yeux pour risquer de te perdre."
Rocher la serra fort dans ses bras, il s'en voulait terriblement mais les mots que venait de lui dire Adèle lui faisait chaud au cœur. Elle ne lui en voulait pas, et elle disait même qu'elle avait encore plus besoin de lui dans des moments comme cela, alors il allait être là, pour elle, pour Ulysse, dans ce combat comme dans d'autres, plus jamais il ne la laissera affronter un problème seule, jamais.
Adèle et Rocher venaient d'arriver à la DPJ, en même temps, ce qui n'échappa pas à Jess qui préféra se taire pour le moment. Adèle la salua d'un regard, mais lui fit comprendre qu'ils devaient se dépêcher car ils étaient déjà en retard pour la réunion de ce matin.
"- Ah vous voilà, leur fit remarquer LAMARCK quand ils entrèrent.
- Excusez-nous commissaire, bon alors on a du nouveau ? demanda Rocher
- Oui, on a enfin son identité, Lucie FONTAINE, 32 ans, pas mariée, pas d'enfant, née à Montpellier, elle est montée sur Paris pour ses études de droits avant de devenir avocate.
- Elle habitait où ? questionna Adèle
- Dans un petit immeuble, dans le centre, répondit Manon. Je suis allé faire un tour hier mais impossible d'accéder à son appartement. Seulement la concierge avait le double et elle était partie en week-end voir sa famille. On m'a dit qu'elle devrait être de retour vers 15h00.
- Très bien et les voisins ? demanda Rocher
- Ils décrivent Lucie quand une femme très gentille et toujours dévouer à aider les autres. Apparemment elle était aussi engagée au côté de pas mal d'associations, mais pour le moment on ignore lesquelles.
- Et ce losange on sait à quoi il pourrait correspondre ? interrogea Adèle
- Non j'ai commencé à chercher mais pour le moment rien.
- Courtène et Trevis bon travaille, essayer maintenant de vous concentrer sur les associations et ce losange, nous on va aller faire un tour du côté de son appartement."
Tout le monde se remit au travail suivant les ordres du commandant, Adèle et Rocher avait encore un petit temps avant de partir pour l'appartement de la victime, vu que Manon les avait informés que la concierge ne serait de retour qu'a 15h00. Pendant ce temps Jess en profita pour prendre Adèle à l'écart. Mais avant de lui poser, comme elle le faisait si souvent, ses questions déplacées, elle questionna Adèle sur le compte rendu du rendez-vous avec le directeur du foyer, rendez-vous sur lequel elle n'avait toujours pas eu d'infos.
"- Alors commet ça s'est passé avec le directeur du foyer ?
- Je t'ai déjà tout dit Jess, souffla Adèle
- Non, tu ne m'as rien dit. Le lendemain du rendez-vous tu es restée muette et hier je n'ai pas pu te voir. Mais moi j'ai besoin de savoir, il me manque à moi aussi ce petit bonhomme.
- Oh, je suis désolé Jess, j'étais persuadée de te l'avoir dit. Il ne veut pas me rendre Ulysse parce qu'apparemment une assistante sociale aurait remarqué ses doutes par rapport à mon attitude avec Ulysse vis à vis des derniers évènements, et je viens d'apprendre grâce à Thomas, que l'assistante sociale en question, ça serait Aurélie.
- Pardon ?! s'exclama Jess. Mais c'est sûre ?
- Presque, et de toute façon j'ai un nouveau rendez-vous avec le directeur du foyer demain, en présence de cette assistante sociale, on moins on sera fixée.
- D'accord, et je peux venir avec toi si tu veux, enfin si tu ne veux pas être toute seule.
- Non mais ne t'inquiètes pas je ne serai pas toute seule, Thomas sera là ?
- Heiein, Thomas... fit remarquer Jess à Adèle d'un grand sourire
- Tu es toujours obligé de faire ça Jess ?
- Non, sauf quand mon amie vient de passer la nuit avec l'homme qu'elle aime et qu'elle ne daigne même pas m'en toucher un mot.
- Ah oui, et qu'est ce qui te fait penser ça ?
- Ben quand vous arrivez tous les deux en même encore sa peut se comprendre, mais quand le commandant s'excuse pour votre retard à tous les deux, c'est que vous ne vous êtes pas seulement croisés au-devant de la DPJ, je me trompe ?"
Adèle sourit légèrement, elle était sur le point de répondre à Jess quand Rocher lui fit signe qu'ils devaient partir. Au bon moment, pensa Adèle, mais elle promit à Jess de lui répondre ce soir.
Sur le trajet, la conversation avait commencé sur leurs différents avis vis à vis de ce début d'enquête jusqu'à ce que Rocher s'engage sur des questions de vie privée :
"- Et sinon vous avez réfléchie à ma proposition par rapport à la famille de Sarah.
- Pas vraiment, j'avais la tête ailleurs hier soir."
Rocher rigola silencieusement à l'allusion d'Adèle sur la soirée qu'ils avaient passé. Il lui fit quand même remarquer que ça serait bien qu'elle y réfléchisse, ou du moins qu'elle voit Sarah car sinon elle allait perdre le peu de relation qu'elle avait réussie à construire. Rocher avait raison, Adèle le savait mais elle avait peur, peur de gâcher cette nouvelle relation avec sa soeur. Elle avait 16 ans à rattraper, et puis Adèle allait devoir lui parler de Camille, chose qu'elle n'avait pas encore faite et qui l'effrayait, car Sarah ne connaissait finalement qu'une infime partie de ce qui c'était réellement passé. Adèle fut sortie de ses pensées quand le commandant stoppa la voiture. Ils étaient arrivés à destination.
Ils entrèrent dans l'immeuble, ils avaient fait à peine quelques mètres qu'une voix froide les stoppa.
"- Hey vous êtes qui vous ? dit une dame
- Excusez-nous, commandant Rocher 3eme DPJ et voici Mlle DELETTRE criminologue, nous cherchons la concierge de cet immeuble.
- C'est moi même en quoi puis-je vous aider ? dit la concierge d'un ton beaucoup plus doux.
- On aurait besoin du double de clés de l'appartement de Lucie FONTAINE s'il vous plait.
- Ah mais vous devait être les collègues du lieutenant Trevis, on m'a avertie qu'elle repasserait, mais bon vous êtes là, c'est la même chose pas vraie ?
- Oui oui Madame, excusez-moi d'insister les clés s'il vous plait, nous sommes pressés, insista Rocher en voyant qu'elle commencer à beaucoup trop parler."
Les clés en main, ils montèrent les trois étages qui menaient à l'appartement de la victime. Ils commencèrent à faire le tour de l'appartement mais à première vue tout semblait normal, sauf quand Rocher appela Adèle du fond du couloir. Ils découvrirent une chambre de bébé, il y avait un berceau sur la droite, des jouets, des peluches, des couches salles qui montrait que cette chambre était bien utilisée.
"- Attendez mais Hyppolite ne nous a pas dit que Lucie n'avait pas d'enfant ? fit remarquer Adèle
- Si
- Bah alors elle est utilisée par qui cette chambre ?"
L'équipe de l'IML était arrivée sur place pour procéder à différents prélèvements afin d'essayer de trouver l'ADN du bébé ou encore une personne qui pourrait résider ici. Rocher venait d'avoir confirmation de la part d'Hyppolite, que Lucie FONTAINE n'avait jamais eu d'enfant, ni fait aucune démarche d'adoption. Mais d'où venait donc se bébé ? Hyppolite était entrain de se renseigner du côté des disparitions tant dis qu'Adèle fut rejoint par Rocher dans la chambre du bébé dans l'espoir de trouver une photo ou un indice qui permettrai de l'identifier. Soudain ils entendirent un homme demandait des explications à Manon qui était dans l'entrée. Le ton de la voix de l'homme s'élevait de plus en plus, Adèle et Rocher le prirent à l'écart afin de comprendre à l'écart.
"- Attendez mais il se passe quoi la ? demanda l'homme, inquiet
- Bonjour monsieur, calmez-vous s'il vous plait. Comment vous appelez vous ?"
- Quentin, Quentin LOSAR"
Comme à la demande de Rocher, il se calma. Il était en détresse et Adèle le sentit.
- Vous connaissez bien Lucie ?
- Oui, reprit Quentin. On est amis depuis très longtemps, on s'est connu pendant nos premières années de droit.
- Et vous êtes restés très proches ?
- Oui mais pas comme vous pensez, Lucie c'était ma meilleure amie et rien d'autre.
- Pourquoi vous êtes venu ici ?
- On devait se retrouver ce matin pour passer une journée ensemble, mais peu importe, elle est où Lucie là ? Je ne comprends pas, qu'est-ce que vous faites chez elle ?"
Rocher lança un regard à Adèle avant d'annoncer la nouvelle à l'homme.
"- Ecoutez, je suis vraiment désolé mais on a retrouvé le corps de votre amie hier matin dans les bois, elle a été assassinée."
L'homme ne fit plus un geste, ne dit plus un mot, en l'espace de quelques secondes il s'était transformé en véritable statue. Il se laissa tomber sur le fauteuil qui se trouvait derrière lui, totalement choquée. Adèle tenta une approche pour renouer le dialogue, mais rien, plus aucune réaction, quand tout à coup, quelques minutes plus tard il ne dise.
"- Et Zoé ?
- Comment ça Zoé ?
- Zoé, sa gamine elle est où ? Zoé elle est où ! s'exclama Quentin
- Attendez calmer vous Monsieur, calmez-vous..."
C'est sans doute les dernières paroles que Quentin entendit avant de s'évanouir. Il avait rapidement été pris en charge par le SAMU, d'après les ambulanciers il aurait fait une attaque de panique. Après que l'ambulance soit partie, Rocher avait passé un appel à Hyppolite pour qu'il recentre ses recherches autour du prénom "Zoé", cela leur ferait sans doute gagner du temps. Il s'en alla rejoindre Adèle qui réfléchissait longuement.
"- Qu'est-ce que vous en pensez ? demanda Rocher
- Il est en état de choc, il vient tout juste d'apprendre que Lucie est morte, je pense que ce n'est même pas la peine de le mettre sur la liste des suspects. Et pour Zoé, je ne sais pas. Il nous a parlé d'elle comme étant la fille de Lucie, seulement elle n'a jamais eu d'enfant, ni d'adoption. Alors la vraie question c'est d'où sort cette gamine et où est-elle ?
- J'ai demandé à Courtène de recentrer les disparitions d'enfants autour de ce prénom, nous verrons bien ce que ça donne."
Adèle acquiesça, ils firent un dernier tour de l'appartement avant de retourner à la DPJ. Ils consacrèrent le reste de leur soirée aux recherches sur les associations et maintenant la petite Zoé, en vain, pour le moment aucun élément arriver, en voyant l'heure tardive, le commandant donna l'ordre à l'équipe de rentrée chez eux après cette bonne journée de travail. Quand Adèle arriva à la péniche, elle trouva Jess qui était au moins rentrée depuis deux bonnes heures, ayant finit ses rapports plus tôt. Elle avait préparé à manger et avait couché les enfants. Elle avait ensuite attendue impatiemment Adèle en repensent à la promesse qu'elle lui avait faite. Celle-ci avait à peine passer la porte que l'interrogatoire commença :
"- Alors ? demanda Jess en sautant du fauteuil sur lequel elle était assise.
- Jess tu veux pas me laisser souffler deux minutes, juste le temps que je puisse au moins poser mes affaires.
- Si pardon, se calma Jess.
- Bon... reprit Adèle dont le thème de la conversation l'agacé déjà"
Elle n'aimait pas parler de ça, elle considérait ça comme privé ce qui l'était évidemment, mais quand on a comme colocataire Jess, il vaut mieux oublier ce mot de son vocabulaire.
- Oui Thomas à bien passer la nuit ici, c'est bon tu as ta réponse.
- C'est tout, il n'est pas resté pour jouer au Kapla quand même.
- Jess je ne vais pas te faire un dessin
- Tu pourrais"
Adèle leva les yeux au ciel
"- Oh ça va je rigole, ajouta Jess en rigolant. Mais c'est vrai quoi, tu ne dis jamais rien.
- Je ne dis jamais rien parce que je n'aime pas parler de ces sujets-là Jess. Si tu y arrives toi très bien, mais ne me demande pas de le faire, je peux pas, je ne veux pas.
- Ok, ok, se calma Jess au ton sinistre de son amie. Et sinon prête pour demain ?
- Je ne sais pas vraiment si on peut appeler ça "prête" mais oui. De toute façon je n'ai pas le choix.
- Ne t'inquiète pas, je suis sûr que d'ici deux jours, Ulysse sera avec nous et l'on n'entendra plus jamais parler de cette histoire.
- J'aimerais tellement en être si sûr que toi."
Adèle avait les larmes aux yeux, Jess le remarqua. Elle s'approcha d'elle et la pris dans ses bras. Adèle éclata en sanglot, elle dit alors qu'Ulysse lui manquait terriblement, qu'elle n'avait même pas pu le voir depuis qu'on était venu le chercher ici. Elle s'en voulait, ça elle ne le dit pas, mais ça se voyait. Jess ne savait pas trop comment réagir, elle lui dit quelques mots qui avait fini par rassurer Adèle, mais elle savait qu'elle pourrait commencer à aller mieux seulement quand elle aurait au moins vu Ulysse, et pas avant.
Quand Rocher arriva à la DPJ, bien matinalement comme il en avait l'habitude, il trouva Adèle sur son bureau face au dossier d'enquête complètement perdue dans ses réflexions.
"- Bonjour Adèle, commença Rocher d'une voix douce.
- Bonjour, dit brièvement Adèle avant de se replonger dans son travail
- Du nouveau ?
- Oui, Hyppolite a réussi à trouver une disparition qui pourrait coller, un bébé du nom de Zoé, elle doit avoir 7 mois aujourd'hui, ça pourrait correspondre à la taille des vêtements de bébé que l'on a retrouvé chez Lucie FONTAINE. Ce bébé, il a disparue il y a deux mois d'un foyer d'accueil de l'aide social à l'enfance, la personne qui l'a enlevé n'est visible sur aucune caméra ou alors de dos, on a recherché si ce foyer faisait partit des clients du cabinet d'avocat dans lequel travaillé Lucie et c'est bien l'un de leur client. C'est encore en confirmation mais si c'est Lucie qui s'occuper de ce foyer, elle devait avoir une bonne connaissance des lieux. Et puis...
- Adèle, Adèle, Adèle... la stoppa Rocher. Ca va bien se passé, lui dit-il son regard plongé dans le sien."
Adèle savait que Rocher ne faisait pas allusion ici à l'enquête mais bel et bien au rendez-vous de cette après-midi. Elle acquiesça, restant quelques minutes accrochées au regard de son commandant, avant que la voix d'Hyppolite ne retentisse.
"- Bonjour Commandant
- Courtène, vous aussi vous êtes bien matinale dis donc
- Vous savez lorsqu'on reçoit un appel à trois heures du matin, c'est difficile de se rendormir derrière."
Adèle baissa la tête, d'un sourire coupable.
"- Bon sinon, reprit Hyppolite, c'est confirmé Lucie FONTAINE était bien l'avocate qui s'occupait du foyer
- Ok, donc faut qu'on aille les voir, dit Adèle en se levant et en attrapant sa veste
- Adèle, c'est peut-être un peu tôt pour aller leur rendre visite non ? lui fit remarquer Rocher
- Oui, d'autant plus que je n'avais pas fini, l'hôpital où a été amené Quentin LOSAR hier vient d'appeler, Quentin peut être interrogé, il vous attende, donc vous pourriez commencer par ça."
Rocher remercia Hyppolite et avec Adèle ils se mirent en route pour l'hôpital. Arrivés, ils furent directement amenés à la chambre de Quentin. Celui-ci leur expliqua qu'il avait connu la gamine il y a deux mois, il avait posé des questions à Lucie afin d'en savoir plus, pourquoi il ne l'avait jamais connu avant, mais celle-ci lui avait simplement répondue qu'elle avait accouché d'une petite fille sous x, l'avait récupéré et qu'il n'y avait rien d'autre à savoir. Il avait certaines inquiétudes mais avait fini par les oubliés voyant le bonheur que Zoé procurré à Lucie. Rocher le remercia car ses informations aller pouvoir ouvrir un nouvel axe sur l'enquête. Rocher après avoir passé un coup de file à Hyppolite pour lui donner ses nouvelles informations, se mit en route avec Adèle vers le foyer de l'aide sociale à l'enfance qui avait accueilli la petite Zoé. Pendant toute la conversation avec Quentin, Adèle n'avait pas décroché un mot, elle s'était contenté d'écouter. Rocher pensait que c'était par rapport au rendez-vous de cet après-midi, qu'elle devait être stressée, mais il ne voulait pas l'obliger à prendre la parole. C'est elle qui daigna la prendre sur le trajet en voiture.
"- Franchement on aurait pu penser à l'accouchement sous x plus tôt non !
- Adèle ça ne sert à rien de s'énerver, on a cherché sur déjà beaucoup de pistes, on ne pouvait pas pensées à toutes non plus.
- Peut être... Mais en tous cas si Quentin dit bien la vérité ça pourrait expliquer pourquoi Lucie a caché la petite Zoé à tout le monde. Quand elle voulut la récupéré elle avait dépassé le délai des deux mois autorisé, Zoé avait donc été déclaré comme "adoptable".
- Mais Lucie FONTAINE était avocate, elle les connaissait bien ces procédures, pourquoi ne pas avoir fait une démarche légale ?
- Je ne sais pas... Elle a peut-être eu peur ? Des cas comme celui-là elle a dû en défendre pas mal et elle était bien placée pour savoir que ça ne se termine pas toujours bien. Elle n'a peut-être pas voulu prendre le risque qu'on lui refuse la garde de sa fille, mais évidemment à sa manière.
- Et peut-être qu'entre-temps la petite Zoé avait été proposé à une famille, ça pourrait faire des suspects non ?
- Possible, mais pour cela il n'y a que l'aide sociale à l'enfance qui peut nous renseigner. Mais la vraie question maintenant c'est de savoir où est passé cette gamine."
Ce sont les dernières paroles prononcées lors de ce trajet avant que la voiture n'atteigne le foyer. Adèle et Rocher furent tout de suite reçu par la directrice, qui les installa dans son bureau.
"- Merci de nous recevoir, commença Rocher, Ca faisait longtemps que Lucie FONTAINE était l'avocate principale de ce foyer ?
- Plusieurs années oui, c'était une avocate remarquable, elle était très appréciée ici.
- Elle venait souvent faire un tour ? demanda Adèle
- Autrefois ça lui arrivait de temps en temps, mais ces derniers mois c'était devenu beaucoup plus fréquent.
- On parle de quelles fréquences exactement ?
- Oh, je ne sais pas trop, 1 à 2 visites par semaines je dirais.
- Et ça ne vous à pas semblait bizarre ?
- Non, on l'avait nommé sur plus de dossiers au sein de notre foyer, pour moi ça en était la raison. Mais elle c'est énormément penché sur le dossier de la petite Zoé, quand elle a disparue, elle a pratiquement arrêté de venir nous voir, je crois qu'elle s'en voulait
- Pourquoi ? Lucie était là le jour où Zoé a été enlevé ?
- Oui, elle était dans la même pièce qu'elle d'ailleurs, la membre du personnel chargée de sa surveillance c'est absenté deux minutes pour un coup de file important. Et lors de ces deux minutes, un homme est entré et à pointé une arme sur Lucie, elle n'a pas eu d'autre choix que de lui donner la petite.
- Un homme ? réinterrogea Rocher
- Oui, mais on n'a jamais pu l'identifier, qui c'est ce qu'il est actuellement entrain de faire à notre petite Zoé..."
Un silence s'imposa pendant une ou deux minutes. Rocher interrogea Adèle du regard, ne sachant pas si il devait exposé leurs craintes sur l'implication de Lucie dans cette disparition à la directrice ou se taire. Adèle lui fit comprendre qu'il fallait attendre, qu'ils n'avaient pas encore toutes les infos.
"- Et avant sa disparition, est-ce que Zoé avait été présenté à de futurs parents adoptifs ? reprit Adèle
- Oui, dit la directrice en séchant les petites larmes qui avaient commencés à couler. Lionel et Delphine SERBIER, quand on leur a présenté Zoé pour l'adoption, elle devait avoir à peu près 3 mois, ils venaient la voir très souvent, si vous saviez comme ils étaient heureux. Leur dossier on l'a depuis longtemps, 3 fois on leur a présenté des dossiers d'adoption, et trois fois les mères sont revenues sur leurs décisions. Alors vous n'imaginez pas dans quel état on les a ramassés quand on leur a annoncé que Zoé avait disparu, ils étaient effondrés.
- Merci, lui dit Adèle d'une voix douce. Je sais que ce n'est pas facile pour vous aussi tout ça, mais je vous promets que l'on va faire de notre mieux pour retrouver Zoé, on va vous la ramener."
La directrice leva le regard vers Adèle, un regard plein de remerciements. Adèle et Rocher sortirent après quelques minutes du bureau, puis on leur remit le nom et le dossier des futurs parents de Zoé avant sa disparition. Ils repartirent ensuite à la DPJ. Pendant le peu de temps qui leur restaient avant le rendez-vous, Rocher pensait se concentrer sur l'enquête, mais ces plans changèrent lorsqu'Adèle lui proposa d'aller manger un bout, en dehors de la DPJ avant de se rendre chez M.LERGER. Ils s'étaient rendus à la terrasse d'un café, Rocher avait commandé un plat du jour tant dis qu'Adèle s'était contentée d'un café, elle n'était pas d'humeur à manger. Elle fit tourner sa cuillère quelques fois dans son café avant d'engager la conversation avec son commandant.
"- Je voulais te remercier Thomas, de venir avec moi cet après-midi, d'être là tout simplement, ça compte pour moi, lui dit-elle le regard plongé dans celui de Rocher
- Moi aussi, et puis je ne supporte pas de te voir malheureuse."
Elle sourit, Rocher lui attrapa la main
"- Mais rien ne t'oblige à être là, tu pourrais être à la DPJ pour l'enquête ou déjeuner avec Lucas plutôt que moi, pourquoi tu...
- Parce que je t'aime, lui dit Rocher en l'interrompant. Pourquoi ? Je ne sais pas, tu es jalouse, tu n'en fais qu'a ta tête, tu es borné... Mais tu veilles sur les autres, tu n'irais jamais en dehors des limites si tu savais que cela pourrait blesser les personnes auxquels tu tiens, tu es honnête et tu reconnais toujours quand tu vas trop loin même si c'est parfois gagnant, tu n'hésites pas à mettre ta vie en danger pour ceux que tu aimes, à mon grand désespoir d'ailleurs... Ca doit être pour tout ça que je t'aime, et puis après tout, je l'aime bien ton petit Ulysse aussi."
Ils sourirent, de longues minutes passèrent, silencieuses, dans le brouhaha de la ville. Ces moments faisaient du bien à Adèle comme à Rocher, cette relation ces petits moments, ça faisait longtemps qu'ils les attendaient, et maintenant ils y aller pas à pas savourant chaque instant de ce nouvel aspect de leur vie.
Cela faisait une quinzaine de minutes que Rocher et Adèle attendaient, ils commençaient à trouver le temps long, surtout Adèle dont le stress et l'inquiétude ne faisait que grandir. Ils furent finalement reçu une demi-heure après l'heure initiale du rendez-vous, Rocher entra le premier, il vu malheureusement qu'il ne s'était pas trompé, l'assistante sociale qui était déjà installé était bien Aurélie, en voyant le regard noir que son beau-frère venait de lui lancer, Aurélie détourna le regard. Adèle quant à elle avança jusqu'au seuil de la porte, Rocher avait raison, c'était bien elle, elle qui lui avait déjà fait tant de mal. Elle se souvint que quand Thomas lui avait annoncé qu'elle était partie, elle n'aurait jamais pensé la revoir, et pourtant elle était là, de dos sur ce fauteuil, a persisté à lui faire du mal. Rocher lui fit signe d'avancer, ce qui la sortie de sa rêverie. Rocher s'assit entre sa belle-sœur et Adèle, Aurélie essaya de capter le regard d'Adèle, mais celle-ci ne tourna pas la tête, elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas, et à force d'insister c'est le regard de Rocher qu'elle trouva, noir de colère qui la fit se redresser tout de suite.
"- Bonjour, commença le directeur. Tout d'abord merci a tous d'être là pour le cas du petit Ulysse DELETTRE, comme je vous ai averti Mlle. DELETTRE, l'assistante sociale ici présente remet en doute le traitement que vous pourriez avoir avec votre neveu et c'est pour cela qu'elle a fait appel à nos services. Nous allons donc en premier lieu procéder à une enquête auprès de vos proches, de vos voisins, votre entourage afin de prendre connaissance de leur point de vue puis nous nous ferons notre propre opinion avec les observations du petit Ulysse.
- Je peux voir Ulysse ? questionna Adèle qui avait entendu les paroles du directeur sans vraiment les écoutées
- Vous allez avoir le droit à deux séances d'une heure et demi de visite par semaine et
- Deux fois ? coupa Adèle
- Oui, je suis désolé mais je n'ai pas pu obtenir plus
- Et aujourd'hui, je peux le voir ?
- Oui vous avez une autorisation spéciale qui pour cette fois et uniquement pour cette fois ne comptera pas dans l'attribution des deux jours par semaine.
- Merci, dit doucement Adèle avant de se dépêcher de sortir."
Tout ce que le directeur devait encore lui dire n'avait aucune importance, il venait de lui donner l'accord pour qu'elle puisse voir Ulysse et c'est tout ce qui comptait. Et puis elle ne voulait pas attendre la fin du rendez-vous, elle ne voulait pas se retrouver face à Aurélie, elle n'en avait pas la force. Rocher quant à lui ne l'avait pas suivi, il était resté là à écouter le directeur car il savait que toutes ses infos serait importante pour Adèle, et lui au contraire de la criminologue, avez bien envie de s'expliquer avec Aurélie. Ils restèrent là à discuter encore une dizaine de minutes avant que le directeur s'en aille. Dès qu'il fit parti, Aurélie s'empressa de le faire également, mais elle fut rattrapée par Rocher qui ne compter pas la laisser filer
"- Je peux savoir ce qui t'as pris ? commença Rocher d'un ton glacial et provoquant
- J'agie dans l'intérêt de l'enfant Thomas, et même si c'est difficile à croire ça n'a rien à voir avec Adèle
- Mais arrête Aurélie tu es pitoyable ! Pourquoi aimes-tu faire du mal au gens comme ça ? Qu'est-ce qu'elle t'a fait ?
- Elle m'a éloigné de mon neveu
-Non ça c'est moi qui l'ai fait, et ne me ment pas je sais que tu continues de parler avec Lucas. Alors si c'est à moi que tu en veux tu n'as pas besoin de t'en prendre à Adèle !
- Bah peut-être bien que si, ajouta Aurélie d'un ton arrogant avant de tourner les talons"
Rocher l'avait laissé filer, il était bien trop en colère pour continuer cette conversation et avait peur qu'un excès de colère ne lui échappe. Sur ceux il s'en alla rejoindre Adèle. Quand il arriva il la trouva qui attendait toute seule.
"- Tout va bien ? l'interrogea-t'il
- Oui, je vais voir Ulysse, alors tout va bien, lui dit-elle en lui adressant un sourire
- Il n'est toujours pas là ?
- Non, quand je suis arrivé, j'ai demandé à le voir à la dame de l'accueil, elle m'a dit qu'il n'y avait pas de problèmes mais depuis elle n'est toujours pas revenue"
Elle eut à peine fini cette phrase qu'un petit bonhomme fit son apparition au bras de la dame de l'accueil, Ulysse cria un "Maman" avant de courir vers Adèle qui était déjà en larmes. Elle le sera si fort dans ses bras que cette scène réussie même à emmure le commandant. Après quelques minutes à le serrer dans ses bras, Adèle lâcha son emprise et se retourna vers Rocher
"- Tu dis bonjour à Thomas, dit Adèle"
Ulysse s'exécuta, et Rocher s'approcha puis s'accroupi à son tour et le salua également en lui faisant quelques petites chatouilles sur le ventre. Ulysse se mit à rire, ce qui fit rire également Adèle et enfin sourire Rocher à la vue de ce bonheur.
L'heure et demie accordée était passé à une vitesse folle et s'apprêtait à toucher à sa fin, Adèle laissa difficilement repartir Ulysse mais garda son sourire jusqu'à ce qu'il disparaisse derrière la porte, avant de laisser place à une larme coulant sur la joue d'Adèle, elle fut ensuite raccompagnée à la péniche par Rocher, qui avant qu'elle ne descende pour rentrer chez elle la retint :
"- Adèle, je suis désolé
- Thomas on en a déjà parlé tu n'y es pour rien
- A cause de moi la garde d'Ulysse est remise en question, tu as le droit de le voir seulemet deux fois par semaine, et tu dis que ce n'est pas de ma faute... Comment tu fais pour me pardonner aussi facilement ?
- Je t'aime, c'est une raison assez valable non ? lui dit-elle en souriant"
Il sourit à son tour, Adèle ça lui faisait mal au cœur de voir son commandant aussi coupable, il fallait qu'il comprenne qu'elle ne lui en voulait pas, alors elle déposa un baiser sur les lèvres de Rocher, avant de le quitter et rentrer dans sa péniche.
Le lendemain, l'équipe en réunion improvisée devant le tableau d'enquête :
"- Alors, commença Hyppolite, nous avons Lionel et Delphine SERBIER, mariés, pas d'enfants Lionel est banquier et sa femme travaille dans une garderie. Manon est partie chez eux hier après-midi, mais il n'y avait personne mais on a quand même pu avoir accès à leur ordinateur grâce à un voisin qui avait le double.
- Oui, alors effectivement ils n'étaient pas là, continua Manon, le mari est en déplacement professionnel à l'étranger et sa femme est en congé, alors le voisin sur place n'a pas pu nous donner d'adresse mais ce matin Hyppolite a réussi à géolocaliser Delphine grâce à son portable, au domicile de sa mère.
- Parfait, et sinon vous n'avez pas trouver de vêtement ou d'objet qui pourraient laisser croire à une potentielle présence de Zoé ? demanda Rocher
- Non rien de ce côté-là.
- Merci bon travaille, en attendant ce matin Courtène continuer d'essayer de contacter Lionel SERBIER et dite lui qu'il est attendu d'urgence à Paris, et vous Trevis retourner à leur maison avec une équipe de l'IML pour qui procède à des prélèvements, peut-être qu'eux arriveront à trouver des traces de Zoé. Adèle nous on va aller rendre visite à Delphine et à sa mère."
Quand Adèle et Rocher arrivèrent sur place, c'est la mère de Delphine qui leur ouvrit la porte.
"- Bonjour Madame, commandant Rocher 3e DPJ et voici Adèle DELETTRE criminologue, on aimerait parler à votre fille.
- Oh mais vous l'avait loupé, elle est partie il y a environ une demi-heure, elle rentrait chez elle.
- On peut quand même entrer ? demanda Adèle gentiment
- Oui oui je vous en pris, entrez"
Adèle et Rocher prirent place à la table du salon et la vieille dame leur offrit le café, c'était une femme aimable et généreuse, d'une grande gentillesse.
"- Bon, vous vouliez me parler de ma fille ?
- Oui et on aurait aussi quelques questions à vous poser au sujet de Zoé, dit Rocher
- Zoé ? Vous l'avez retrouvé ?
- Non on cherche toujours, lui répondit Adèle, mais moi j'aimerai simplement que vous nous parliez de Lucie.
- Lucie est une femme généreuse, depuis son plus jeune âge elle a toujours aimé s'occuper des enfants, adolescente elle faisait beaucoup de baby-sitting et quand elle m'a annoncé qu'elle allait faire des études pour pouvoir s'occuper d'enfants, cela ne m'a pas étonné, dit-elle en souriant. Seulement la nouvelle est tombée, Delphine était stérile, ça a détruit ma fille.
- Elle a fait une dépression ? interrogea Adèle
- Non pas au début, ils ont commencé à parler d'adoption avec Lionel ce qui lui a très vite redonnée le sourire, seulement trios fois ils se sont attachés à un bébé, et trois fois la mère biologique à changer d'avis. Au dernier refus, là elle est tombée en dépression, elle n'allait plus travailler, elle ne mangeait presque plus....
- Et quand on leur a présenté Zoé, comment a-t-elle réagie ?
- Au début elle ne voulait pas aller la voir, elle disait que l'on allait la lui prendre encore une fois, alors elle à attendue 3 mois, elle savait qu'après ce délai la mère ne pourrait plus revenir sur sa décision, alors quand les 3 mois sont arrivés elle est partie la voir et j'ai vu ma fille revivre. Elle avait tout le temps le sourire, elle lui faisait vraiment du bien cette petite.
- Et depuis la disparition ?
- Elle l'a cherché pendant presque deux mois sans relâche mais aucun résultat, elle ne voyait plus personne même son mari ne la reconnaissait plus, mais depuis quelques jours son comportement a changé, elle est redevenue comme avant, souriante, aimable, elle s'est remis à travailler, enfin j'ai retrouvé ma fille"
Après avoir remercié cette dame pour son aide précieuse et Adèle et Rocher repartirent en direction du domicile de Delphine SERBIER. Cette fois-ci s'en était sûre, Delphine avait bien retrouvé sa fille, son changement d'humeur correspondait parfaitement avec le moment où la petite avait disparue de chez sa mère. Sur le trajet Hyppolite les informa que le téléphone de Delphine borné autour de son lieu de travail, ce qui évita au commandant et à Adèle de faire un détour pour rien.
"- Est-ce que la garderie où travaille Delphine a été fouillé ? demanda Adèle peu de temps avant qu'ils n'arrivent à la garderie
- Non, on n'a pas eu l'autorisation, mais vous pensez que Zoé pourrait être là-bas ? Et que personne ne s'en serait rendu compte ?
- Bah quel est le meilleur endroit pour cacher un enfant si ce n'est au milieu d'autres ?
- Et si c'était le cas, où serait la petite Zoé le soir ? Une garderie ce n'est pas ouvert 24H/24 à ce que je sache
- Je ne sais pas, les SERBIER ont peut-être un autre lieu de résidence dont on ignorerait l'existence ou peut être que la petite ne quitte jamais la garderie, peut-être qu'ils ont aménagés une pièce en sous-sol
- De toute façon on ne va pas tarder à le découvrir, conclu Rocher en arrivant à la garderie"
Adèle et Rocher étaient arrivés à l'heure où les parents récupèrent leur enfant, ils étaient beaucoup, Rocher n'aimait pas vraiment ça, car ça ne les aiderait pas niveau discrétion si ils devraient emmené Delphine à la DPJ, ce qui allait surement se passer. Adèle, elle, voyait plutôt ça comme une chance au cas où Delphine ne se montrerait pas coopérative. Ils furent reçus justement par Mme.SERBIER. Celle-ci comme à leur attente nia totalement les faits qui lui étaient reprochés. Alors Adèle prit la parole :
"- Excusez-moi, dit-elle en essayant de capter l'attention de tous les parents présents. Bonjour, je m'appelle Adèle DELETTRE et j'aurais un service à vous demander. J'aimerais que chaque parent appartenant à la même famille se regroupe, si il n'y en a qu'un présent ce n'est pas un problème, je veux juste pourvoir tous vous voir distinctement."
Les différents parents se regardèrent entre eux, ne sachant pas vraiment si ils devaient s'exécutés ; mais en voyant l'insistance d'Adèle et son ton déterminant, ils finirent par le faire. Adèle voyait à présent toutes les familles bien distinctement et elle en compta onze. Elle se tourna alors vers la pièce où était tous les enfants et elle en compta douze. Pourtant une collègue de Delphine SERBIER affirma que tous les parents étaient bien présents, il n'y avait donc aucun doute, il y avait bien un enfant de trop. Adèle demanda alors à chaque parent de venir récupérer leur enfant, pour qu'il ne reste enfin qu'une petite fille : Zoé. Adèle alla la chercher délicatement dans son berceau pour l'emmener dans la voiture de Rocher, tant dis que celui-ci s'efforcer de retenir Delphine enragé, en attendant que Manon arrive. Une fois la petite déposé à l'hôpital pour qu'on s'assure qu'elle aille bien, Rocher et Adèle regagnèrent la DPJ.
En salle d'interrogatoire.
"- Pour la enième fois Mme. SERBIER, connaissez-vous cette femme ? demanda Rocher en lui montrant la photo de Lucie
- Je veux voir ma fille, répéta-t'elle encore une fois"
Rocher n'en pouvait plus, il avait fait plusieurs fois signe à Adèle pour interrompre l'interrogatoire mais elle avait refusé, elle observait, elle écoutait.
"- Ce n'est pas votre fille Mme. SERBIER, dit enfin Adèle
- Taisez-vous ! C'est ma fille !
- Non, légalement vous ne représenté rien pour elle, c'est vrai vous pourriez être sa mère à l'heure actuelle, mais ça aurait été le cas si Lucie FONTAINE ne s'en était pas mêlé nn ?"
Delphine resta silencieuse.
"- Vous savez Delphine il faut nous parler, garder le silence ne joue pas en votre faveur.
- Mme. SERBIER, est-ce que vous avez tué Lucie FONTAINE ? demanda Rocher visiblement agacé par ce silence.
- Non je ne l'ai pas tué ! s'exclama Delphine se décidant enfin à parler. C'est vrai j'ai retrouvé Zoé il y a quelques jours, je l'ai cherché pendant tout ce temps, ma vie c'est transformé en une enquête, je pensais qu'a une chose, retrouvé Zoé. Lucie était notre assistante sociale, elle était si douce, si gentille, jamais je ne l'aurais cru capable de nous faire ça, mais quand j'ai compris que c'était elle, ça m'a rendue folle. Quand je suis arrivée devant son appartement, la porte était entrouverte et tous ce que j'entendais c'était les pleures de Zoé, quand je suis entré dans l'appartement, Lucie était là au sol, je ne l'ai pas tuée, elle était déjà morte quand je suis arrivée. J'ai eu peur, alors je me suis dépêchée de récupérer Zoé et je suis partie. Je ne voulais pas qu'on me suspecte de son meurtre, je voulais juste retrouver ma fille, finit-elle par conclure avec un aire implorant"