HypnoFanfics

Une langue morte

Série : Profilage
Création : 01.11.2017 à 20h09
Auteur : Anais1508 
Statut : Abandonnée

« Hello ! Je vous propose une fanfic qui se passerait à la fin de la saison 8, un nouveau personnage que l'on va pas mal voir pendant les premiers chapitre. Bonne lecture !! » Anais1508 

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"- Vous pensez que Delphine SERBIER nous a donné la vraie version des faits ? interrogea Lamarck

- Son émotions était sincère mais il y a quand même un élément qui ne colle pas, commença à répondre Adèle

- Oui effectivement, Delphine SERBIER nous a dit que quand elle était arrivée, elle avait trouvé Lucie au sol, dans son appartement, or le corps de Lucie a été retrouvé dans une forêt. Les deux versions ne collent pas.

- Donc elle nous ment, en déduis Lamarck

- Peut-être pas, reprit Adèle, c'est possible que quelqu'un soit venu finir le travail.

- Le meurtrier serait revenu sur les lieux du crime pour déplacer le corps ? demanda Lamarck

- En tous cas c'est une piste à ne pas éloigner, mais tant que l'on ne trouve rien de plus, Delphine SERBIER va rester avec nous. Et vous Courtène, est-ce que vous avez réussi à joindre le mari ?

- Oui commandant, il a pris le premier avion, mais il ne devrait pas arriver avant demain

- Très bien merci Courtène, je pense que tant que son mari ne sera pas arrivé on ne pourra pas avancer, je vous propose de rentrer chez vous. Bonne soirée à tous, finit par conclure Rocher"

Il était environ 20h30 à la péniche, Jess finissait de débarrasser la table pendant qu'Adèle se concentrait sur sa lecture du dossier d'enquête. Une soirée banale jusqu'a ce que la sonnerie ne retentisse ; Adèle alla ouvrir : c'était Sarah.

"Eh, dit tout simplement celle-ci"

Adèle ne dit rien, un silence assez court mais paressant infiniment long s'installa, Sarah reprit la parole pour briser cette atmosphère qui la gênait

"Un homme m'a appelé, il m'a dit que ça serait bien que l'on se parle, il m'a indiqué où se trouvait ta péniche et... Et me voilà"

Adèle sourit alors en pensant à l'identité de cet homme, elle invita alors Sarah à entrer. Adèle lui présenta Jess dont elle avait tellement entendu parler et qui était toute heureuse de la rencontrer. Elles s'assirent alors dans le canapé et se mirent à discuter, Sarah s'excusa encore du comportement de sa mère, elle avait honte d'avoir fait vivre ce moment à sa sœur. Mais Adèle avait beau lui faire comprendre qu'elle ne lui en voulait pas et qu'elle n'y était pour rien dans l'attitude de sa mère, l'adolescente ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable. Quelques discussions s'éternisèrent avant que Adèle ne raccompagne Sarah chez elle, vu l'heure tardive l'adolescente n'aurait pas pu rentrer toute seule. Adèle s'arrêta devant le portail de la maison de sa soeur, elle sorti de la voiture pour lui dire aurevoir quand la porte de la maison s'ouvrit : c'était la mère de Sarah. Il avait beau faire très sombre le regard qu'elle lança à Adèle n'avait pas changé, toujours autant de mépris et de haine dans ses yeux. Adèle s'empressa de retourner à la péniche.

Le lendemain quand Rocher arriva à la DPJ, Adèle était déjà là. Le dossier d'enquête était ouvert sur le bureau de celle-ci mais son esprit semblait ailleurs, préoccupé.

"- Adèle tout va bien ?

- Bonjour Thomas, oui tout va bien, lui dit-elle d'un faible sourire

- Vraiment ?"

Adèle releva la tête vers son interlocuteur, mais son regard n'arriva pas à le convaincre de sa sincérité, Rocher insista

"- Il s'est passé quelque chose avec Sarah ? J'ai eu une mauvaise idée ?

- Non, non ce n'est pas ça, au contraire c'était une superbe idée, ça m'a fait du bien, merci.

- Bah alors qu'est-ce que c'est ?

- J'ai raccompagné Sarah devant chez elle hier soir, et en voyant la lumière des phares de la voiture sa mère et venue ouvrir la porte... Son regard était si noir. Ca changera jamais Thomas

- Si, si, ils verront que tous ce qu'ils te reprochent tu ne l'es pas, et puis moi je serais là, ils ne pourront pas être aussi dur que la dernière fois, du moins ils n'auront pas intérêts, lui dit-il en souriant"

Adèle lui rendu son sourire. Jess arriva quelques minutes plus tard les prévenir que Lionel SERBIER était arrivé. Ils entrèrent alors en salle d'interrogatoire :

"- Bonjour M. SERBIER, je suis le commandant Rocher et voici Adèle DELETTRE criminologue.

- Je peux savoir pourquoi ma femme se trouve dans vos locaux, et pourquoi je suis moi-même interrogé

- C'est très simple votre femme est accusé d'enlèvement de mineurs et de meurtre

- Pardon ?

- M. SERBIER n'essayé pas de nier on vous voit plusieurs fois sur les vidéos surveillances de la garderie où travaille votre femme, vous saviez qu'elle avait retrouvé Zoé, lui dit Adèle.

- Oui je le savais et alors ? Zoé c'est notre fille, elle était à sa place avec nous.

- Non, légalement vous n'avez aucun droit sur cette petite fille.

- Et cette Lucie elle en avait des droits sur elle ? s'exclama Lionel

- C'était sa mère biologique, une mère qui s'en voulais d'avoir abandonné sa fille.

- Et alors ? Les trois mois était passé, elle ne pouvait pas revenir sur sa décision !

- Justement, c'est pour ça qu'elle n'a pas trouvé d'autre choix que de l'enlever, je ne pense pas qu'elle voulait vous faire souffrir, seulement elle aimait sa fille et elle savait qu'elle allait vous revenir, elle a pris peur.

- Ca ne justifie en rien son geste

- Surement, mais ça ne justifie en rien non plus le geste de votre femme. Vous devez savoir qu'elle risque de prendre pour très longtemps

- Laissez ma femme, elle n'a rien à voir avec tout ça !

- Vous avez raison, votre femme n'a rien avoir avec tout ça, parce que c'est vous qui avait tué Lucie M. SERBIER, n'est-ce pas ?"

Lionel leva les yeux vers Adèle, avant de donner confirmation aux propos qu'elle avançait d'un geste de la tête .

"- Avec Delphine, on n'arrêtait pas de chercher Zoé, notre vie c'était transformé en une véritable enquête seulement j'ai compris avant elle que c'était Lucie qui avait notre petite fille alors j'ai foncé. J'ai sonné plusieurs fois à la porte, elle ne m'ouvrait pas, pourtant je savais qu'elle était là, j'avais entendu du bruit en arrivant, alors j'ai enfoncé la porte. Elle m'a bloquée le passage de la chambre de Zoé je lui demandé de nous la rendre, que sinon on allait porter plainte... Mais il n'y avait rien à faire, elle n'arrêtait de répéter que jamais elle ne nous la rendrait et ses jamais à répétitions m'ont mis hors de moi alors j'ai serré pour que ça s'arrête. Quand j'ai réalisé qu'elle était morte, j'ai paniqué et je suis partie, la laissant là, et laissant Zoé. Puis quelques heures plus tard, je me suis clamée et je suis revenu, Zoé avait encore une fois disparue. A ce moment, j'ai reçu un message de Delphine disant qu'elle l'avait retrouvée, alors j'ai décidé de me débarraser du corps de Lucie, je me suis dit qu'on ne la retrouverait peut être pas et que l'on aurait enfin la paix."

Rocher et Adèle n'ajoutèrent pas un mot et sortirent.

Cette affaire allée enfin pouvoir être bouclée, c'est l'amour d'un enfant qui avait conduit à ses choses horribles, et c'était bien triste. Delphine SERBIER allait sans doute prendre moins que son mari, pour enlèvement de mineur et non-assistance à personne en danger, tant dis que Lionel, lui, allait prendre pour meurtre et complicité d'enlèvement sur mineur. Mais qu'allait-il advenir de la petite Zoé ? Adèle, après avoir boucler toute la paperasse qui lui avait été atribuée, décida de passer la voir. Quand elle arriva au foyer, elle trouva Quentin, l'ami de Lucie penché au-dessus du berceau de Zoé

"Bonjour, dit doucement Adèle"

Quentin tourna la tête et lui sourit

"- Qu'est ce qui va se passer pour elle maintenant ? demanda-t'il

- Elle va surement être représenté à l'adoption, pour trouver une nouvelle famille.

- Est-ce que... Est-ce que vous pensez qu'une personne ayant connue sa mère aurait des chances ?

- Je ne peux pas vous dire que se sera simple mais c'est un peu tard, vous ne pensez pas ? Vous l'aimez déjà cette petite fille, vous avez commencé à la voir grandir, et puis vous pourriez lui parler de sa mère mieux que personne, à vous de voir, lui dit-elle avant de se retirer, sourire en coin sachant quelle décision il allait prendre"

Ce fut la bonne nouvelle de la journée, Zoé allait pourvoir grandir auprès de quelqu'un qui pourra lui rappeler ses racines, elle avait trouvé une famille, et en y pensant Adèle espérait de tout son coeur que ce soit bientôt le moment pour Ulysse, de rentrer à la maison.

Fin de la 5ème enquête


Anais1508  (11.03.2018 à 19:05)

La loi du plus fort

 

Au collège où étudie Lucas :

Les élèves de la 3eC étaient en plein cours d'histoire quand le CPE frappa à leur porte la semaine dernière. Il était accompagné d'une nouvelle élève : Héloïse. Une fille plutôt grande, aux cheveux mi-long et chatin, et aux yeux vifs et caramels, qui n'avait pas mis beaucoup de temps à trouver ses marques. Seulement elle était distante, elle était toujours seule, mais cela n'avait pas l'air de la déplaire, c'était à se demander si elle ne le faisait pas exprès, même si de temps en temps Lucas l'avait vu trainer avec quelques personnes, qui personnellement, il préférait éviter. Quel dommage se disait-il, malgré sa solitude volontaire Lucas n'aurait pas imaginer Héloïse faire partie de se genre de personne. Tout à coup, quand la cloche sonna il se demanda pourquoi il avait passé les dix dernières minutes de sa pause à faire l'analyse de cette nouvelle venue, ne supportait-il pas la vue de la solitude, même si ce n'était pas la sienne ? Ou avait-il peur, peur que cette Héloïse ne vienne renforcer son plus gros problème actuel, cette grande peur ? Il préféra se convaincre de la première supposition, pourtant au plus profond de lui-même il savait, il savait qu'il se mentait...

 

Depuis l'affaire FONTAINE, aucune nouvelle enquête n'avait été attribué à l'équipe, alors chacun vaguer à ses occupations : Jess et Hyppolite profitaient de leurs deux fils toujours en s'accompagnant de quelques disputes, tant dis qu'Adèle passé du temps avec sa soeur Sarah, elles apprenaient à se connaitre, à essayer de rattraper le temps perdu. Mais la personne avec qui Adèle passait le plus de temps était Thomas. Ils alternaient entre café en terrasse, soirée chez l'un ou chez l'autre, ou encore restaurant avec Sarah, qu'Adèle avait enfin présentée à Thomas, même si ces deux-là c'étaient déjà vu, mais dans des conditions bien plus dramatiques. Tout aurait pu rimer avec un bonheur parfait, seulement des nuages sombrent semblaient vouloir s'éternisés à assombrir leur quotidien. En effet, la situation d'Ulysse n'avait pas bougé, la date du rendez-vous avec le juge avez été fixé, mais elle était encore loin. Adèle continuait bien sûr à aller voir Ulysse durant les heures de visite qui lui était attribué, seulement plus elle y allait, plus c'était dur, plus c'était difficile de le laissait, plus elle avait mal... Mais ce n'est pas que pour notre Adèle que des nuages noirs se profilaient, mais également du côté de notre commandant. En effet depuis plusieurs semaines, il trouvait Lucas changé. Au début il s'était dit que ça ne serait que quelques jours et que cela passerait, seulement plus les jours passaient, et plus il trouvait son fils inquiet. Il avait bien essayé de lui parler il y a deux jours, mais en vain... C'est lors d'une soirée chez lui, qu'il décida en toucher un mot à Adèle lorsque Lucas quitta la table.

"- Adèle, je pourrais te parler d'un truc

- Oui, qu'est-ce qui se passe ? Un problème avec Lucas ?

- Oui, enfin je pense. Ca fait plusieurs semaines que je le trouve bizarre. Son appétit c'est réduit, il ne va presque plus au sport, ses notes commencent à baissés... Ce n'est pas normal, je m'inquiète.

- Tu as raison c'est pas normal, ce que tu décris montre clairement que Lucas ne va pas bien, tu veux que j'essaye de lui parler ?

- Si ça ne te dérange pas...

- Pas de souci, le coupa-t'-elle

- Merci, lui dit-il d'un grand sourire, avant de passer ses bras autour de ses hanches et de déposer un baiser sur ses lèvres."

Ils finirent ensuite de débarraser la table et profitèrent de reste de la soirée rien que tous les deux.

Le lendemain Rocher fut forcé de constater en arrivant à la DPJ qu'un nouveau dossier occuper son bureau. Les affaires reprenaient. Adèle qui était rentrée très tardivement la veille à la péniche pour pouvoir amener Ulysse à la crèche le lendemain était arrivée envire une demi-heure plus tard. Le commandant et Manon avait déjà commencé à traiter l'affaire :

"- Alors on a un meurtre, celui d'une adolescente de 15 ans, Leslie CERTIER. Son corps a été retrouvé dans les escalier d'une ruelle qui donne sur un grand boulevard, c'est une habitante de quartier qui la découverte en sortant les poubelles ce matin, informa Manon.

- Et qu'a constater Bérénice ? demanda Adèle

- Des traces de sang ont été retrouvées sur la scène de crime, lui dit Rocher, sur les marches de l'escalier et la victime est morte dû à un violent choc à la tête. Bérénice pense que sa tête aurait heurter les marches de l'escalier et engendrer sa mort, ce qui est une hypothèse très probable.

- Et ses parents ?

- Hyppolite les a prévenus, ils ne devraient plus tarder."

Effectivement, les parents de l'adolescente arrivèrent quelques minutes plus tard. Adèle et Rocher les installèrent dans la salle de repos.

"- Nous vous présentons toutes nos condoléances, commença Adèle, c'est un moment très douloureux pour votre famille et c'est gentil à vous d'être venu aussi rapidement."

Les parents de la jeune victime ne repondèrent pas tout de suite, la mère était au bort du sanglot et si elle avait prononcé ne serait-ce qu'un mot, elle aurait éclaté en sanglot. C'est le père qui prit difficilement la parole

"- On veut savoir qui a fait ça à notre fille.

- Je comprends, est-ce que vous pourriez me parler de Leslie ? J'aurais besoin de savoir qui elle était.

- C'était une adolescente timide, pas dérangeante, aimable, généreuse, gentille comme tout je... Je ne comprends pas pourquoi on lui a fait ça...

- On va trouver qui lui a fait ça je vous le promets... On m'a dit que Leslie avait un grand frère

- Oui Thibaut, il a 17 ans, il est en terminale

- Comment a t’il réagit ?

- Mal, répondit la mère à la grande surprise d'Adèle, il est devenu une boule de colère, il a commencé à crier, à taper dans les murs. Mais là il est chez ma mère, s'il vous plait j'aimerais qu'on y aille, nous avons besoin d'être ensemble

- Oui, bien sur aller y, leur dit Rocher en les raccompagnant."

 

Le soir même :

Lucas sortait des cours, comme à son habitude il se dépêchait, il ne voulait surtout pas les croisés, il avait la boule au ventre, rentrer chez lui le soir devenait une épreuve, cela faisait plusieurs jours qui leur échappait mais seulement ce soir-là, ils l'avaient devancé, ils l'attendaient. Ils se mirent face à lui et cet effet de groupe l'obligea à quitter le trottoir à la vue du public pour une petite ruelle isolée. Ils commencèrent à le pousser de plus en plus violement pour le forcer à reculer jusqu'a font de la ruelle, à l'abris de tous les regards. Lucas finit par tomber à terre, quelques coups de poings et pieds lui fu donné. Le temps de quelques secondes, Lucas pu réouvrir les yeux et s'aperçu alors que le chef de meute tenait dans sa main un objet long semblable à une barre de fer. Lucas n'eut même pas le temps de réalisé que cet outil lui était destiné qu'une ombre venant de la rue attira son attention. Bizarrement, ils ne prirent pas peur, mais Lucas si. Il sentit une angoisse monter en lui comme il ne l'avait jamais ressenti avant. Seulement, c'est l'ombre d'Héloïse qui apparut, elle avait le visage neutre, sans émotion, Lucas se sentait prit au piège. En ricanant, un des membres de la troupe passa la barre de fer à Héloïse, lui demandant de l'utiliser sur Lucas. Celle-ci brandit l'arme, la regarda attentivement, puis regarda Lucas, toujours avec un visage absent d'expression. Soudain elle leva l'arme le plus haut possible, pour gagner de la vitesse et de la force, seulement, juste avant de toucher Lucas elle releva l'arme au niveau de sa poitrine en faisant face aux agresseurs :

"Vous savez comment ça s'appelle ça ? Une pièce à conviction dans l'agression de Lucas ROCHER, que vous avez commis en bande et que l'on pourrait également rattachée à du harcèlement scolaire. Ses actes sont passables de prison et d'une forte amande, dit-elle en finissant d'un regard complice et rapide vers Lucas"

Les agresseurs se regardèrent entre eux, très peu déstabilisés par les propos que tenaient Héloïse.

"- Non mais tu te prends pour qui, tu débarques il y a à peine quelques semaines et madame veut sauver le monde ? Repart plutôt dans ton coin et laisse-nous régler ça, aller file nous la barre."

Evidemment elle refusa catégoriquement alors le leader de la bande la prit violement par le bras la rapprochant au plus près de son visage.

"- Ecoute moi bien je ne le répéterais pas deux fois, la barre !

- Mais tu vas m'écouter aussi mon joli car moi non plus je ne le répèterais pas deux fois. Premièrement je te conseillerais de me lâcher pour éviter une deuxième plainte pour agression dans ton casier, de plus tu vois la voiture au bout de la rue ? dit-elle en tournant brièvement la tête dans la direction avant de se reconcentrer sur le visage du leader. Dedans il y a le père de Lucas, il est flic et il m'a accordé un délai de seulement cinq minutes avant d'intervenir alors je vous conseillerais de filer."

Il la regarda encore quelques minutes, lâcha son emprise et ils finirent par partir, jurant qu'ils n'en resteraient pas là. Une fois qu'ils eurent disparu, Héloïse s'empressa d'aider Lucas à se relever qui était encore sous le choc. Ils sortirent de la ruelle et s'asseyèrent sur le banc qui était juste à sa sortie. L'atmosphère resta silencieuse pendant plusieurs minutes.

"-Mon père est vraiment là ? articula Lucas encore choqué

-Non, lui Héloïse d’un sourire. Lucas il faut que tu ailles à l'hôpital pour que tu sois examiné et que l'on soit sûr que ce ne sont que des blessures superficielles.

- Pourquoi tu m'as aidée ?

- Tu ne réponds pas à ma question

- Répond d'abord à la mienne.

- Tu aurais voulu que je reste là à admirer le spectacle ?"

Lucas la regarda brièvement avant de rebaisser les yeux

"- Si je vais à l'hôpital ils appelleront mon père, je ne veux pas.

- Mais Lucas se qui t'es arrivé c'est grave, il faut que tu en parles.

- Mais c'est bon je n'ai besoin d'aide

- Vraiment ? Tu crois que cette barre de fer elle aurait été destinée à qui si je n'étais pas arrivée ?"

Leurs tons étaient montés et étaient devenu limite colérique. Lucas reprit la parole d'un ton plus doux

"- Excuse-moi, c'est juste que si mon père me voit comme ça il va rentrer dans une colère folle, il va me demander pourquoi je ne lui ai rien dit, et un engrenage infernal va commencer... Non. Je n'ai pas besoin de ça, là j'ai juste envie de rentrer chez moi, de m'enfermer dans ma chambre et qu'on me laisse tranquille, au moins pour ce soir.

- Ok... je ne te force pas à aller à l'hôpital. Cependant si tu veux éviter que j'appelle ton père pour tout lui raconter tu m'accompagnes parce que je ne peux quand même pas laisser tes blessures dans cet état.

- Tu veux aller où ?

- Fait moi confiance, au centre où je t'emmène, ils ne préviendront personne.

- Et pour... pour le groupe de

- T'inquiète, le coupa-t-elle, je m'en occupe. Mais en échange tu dois me promettre que tu raconterais tout à ton père demain soir au plus tard. »

Lucas acquiesça même si il n’était pas sur de tenir sa promesse. Héloïse l’emmena dans un genre de dispensaire où les patients peuvent se faire soigner en tout anonymat. C’était une structure assez petite mais qui pu répondre aux blessures de Lucas. En sortant de la salle où il avait été examiné, Héloïse avait disparue.


Anais1508  (19.04.2018 à 21:16)

Les blessures de Lucas avaient inquiété Rocher qui les avaient seulement remarqués au petit déjeuner car son fils les lui avait caché en s’enfermant dans sa chambre le veil. Seuls les coups sur son visage étaient visibles, les autres Lucas avaient réussi à les dissimuler derrière son jean et son tee-shirt à manche longues. Thomas l’avait questionné sur la nature de ses blessures mais Lucas, plutôt que de dire la vérité et de se soulager d’un poids qui portait depuis longtemps, se contenta de dire que c’était un nouvel élève de son club de boxe qui y était allé un peu fort. Rocher n’en croyait pas un mot mais décida de se contenter de cette réponse pour ce matin.

Le commandant était passé chercher Adèle directement à la péniche, ils devaient passer au domicile de la victime pour récupérer ses affaires et notamment son ordinateur et son téléphone. Adèle avait bien senti que Thomas était préoccupé.

« - Quelque chose ne va pas ? »

Rocher regarda brièvement Adèle avant de se reconcentrer sur la route. Son regard était hésitant.

« - C’est Lucas, il est rentré avec des coups sur le visage hier soir, avoua-t’il

-         Que s’est-il passé ? demanda Adèle sur un ton inquiet »

 Lucas n’était peut-être pas son fils mais elle tenait à lui.

« - Il m’a dit que c’était un nouvel élève de son club de boxe qui y était allé un peu trop loin, mais je pense qui me mentait.

-         Qu’est ce qui te fait dire ça ?

-         Je ne sais pas mais je connais Lucas et il ne me dit pas tout

-         La seule façon d’en être sûr c’est d’appeler son club. »

Un silence plana quelques minutes

« - Et si son club me répond que c’est réellement faux ?

-         Ecoute je connais Lucas beaucoup moins bien que toi mais je pense que nous sommes d’accord pour dire qu’il n’est pas violent, il n’est pas du genre à se battre, alors si jamais le club confirme qu’il à menti, ça pourrait cacher quelque chose de plus grave… »

Rocher pris une grande inspiration, il était stressé, Adèle posa une main sur son épaule, ce qui le fit sourire. Ils arrivèrent ensuite au domicile.

Rocher fouilla la chambre de Leslie pendant que l’équipe de la police scientifique s’adonner à des prélèvements d’empreintes, tant dis qu’Adèle était au près de la famille de la victime. Durant leur conversation, Thibault, le frère de Leslie, ne décrocha pas un mot. Ses parents n’avaient pas menti en le décrivant comme une boule de colère depuis l’annonce de la mort de sa sœur, ses yeux étaient noirs de rage. Adèle finit par aller rejoindre Rocher dans la chambre, à l’étage. En fouillant, elle trouva un carnet caché entre le matelas et le sommier du lit de la jeune fille. Elle le feuilleta rapidement. Leslie devait tenir ce carnet depuis longtemps car la première date qui y avait été inscrite datait de sa rentrait en 6e. Elle le rangea dans sa besace avec l’accord de Rocher en vue de le lire au plus tard ce soir.

Quand ils arrivèrent à la DPJ, Hyppolite et Manon leur apporta les nouvelles infos qu’ils avaient réussi à dénicher.

« - Alors, commença Hyppolite, Leslie COURTIER, Lycée PREVERT en classe de 2nd avait la réputation d’être une élève exemplaire autant au niveau des notes que l’attitude. Dans ses bulletins ses professeurs la décrivent comment étant participative, attentive dynamique, résultats excellents, bref l’élève modèle. Enfin j’ai dit tous ses bulletins sauf celui du dernier trimestre qui est radicalement différent, ses notes sont en chute libre et elle s’est muet dans le silence, plus aucun dynamisme.

-         Ce n’est pas anodin ce changement radical, il c’est forcément passé quelque chose de grave. Qu’est ce que vous en pensez Thomas ?

-         Vous avez raison, les parents de Leslie ne vous en ont pas parlé tout à l’heure ?

-         Si brièvement mais ils m’ont dit qu’ils ne s’en étaient pas inquiété, ils pensaient que c’était dû à l’adolescence et que cela passerait.

-         Et Manon sur son emploie du temps vous avez trouvé quelque chose ?

-         Alors Leslie a toujours été passionné par la danse et elle en faisait depuis assez longtemps, seulement elle à arrêter brutalement il y a environ 3 mois pour s’inscrire au karaté et elle avait cours hier soir, seulement, elle ne s’y ai jamais présenté. J’ai essayé de joindre son professeur mais il était sur répondeur, je vous ai noté l’adresse du centre.

-         Très bien merci, dit Rocher. On va y passer avant de se rendre au lycée. Adèle vous venez ? »

Mais celle-ci ne bougea pas, elle avait les yeux rivés vers le vide.

« - Vous ne trouvez pas ça bizarre que la période où le comportement de Leslie commence à changer et l’inscription au karaté coïncide ? En plus ce n’est pas anodin le karaté, c’est un sport qui offre les moyens de se défendre pas vrai ? dit-elle en regardant Rocher qui acquiesça de la tête.

-         Vous pensez qu’elle aurait pu avoir des problèmes au lycée ?

-         Je ne sais pas mais elle a cherché à apprendre à se défendre, d’un coup, et c’est sûr que ça cache plus qu’une simple envie de changer de loisir. »

 

Alors Adèle et Manon commencèrent à faire une liste des multiples raisons pour lequel Leslie aurait cherché à se défendre pendant qu’Hyppolite essayer de son côté, de trouver un fait attestent leur propos, tant dis que Rocher c’était plonger dans la paperasse du début d’enquête. Il était obligé de la finir avant qu’Adèle et lui ne puissent partir vers le club de Karaté.

Une fois arrivé à destination, Rocher reconnu immédiatement la bâtisse, quand Hyppolite lui avait envoyé l’adresse par SMS il savait bien qu’il était déjà venu et pour cause il s’agissait du club de boxe de Lucas. Mais étrangement le nom du club de Leslie et celui de Lucas étainent différents. Il resta figé quelques secondes devant le bâtiment avant d’être ramené à la réalité par la voix d’Adèle l’appelant à avancer. Quand ils arrivèrent dans la salle dédiée au karaté, le prof de Leslie était en plein cours.

« - Excusez nous Monsieur, je suis le commandant Rocher et voici Adèle DELETTRE criminologue, vous auriez deux minutes nous aurions quelques questions à vous poser. »

Le professeur les suivis afin de se mettre à l’écart de ses élèves

« - Vous venez pour Leslie c’est ça ? J’ai appris, c’est terrible ce qui lui est arrivée.

-         D’après ce que l’on sait Leslie était arrivée dans votre club il y a seulement quelques mois, vous pourriez essayer de nous décrire son état d’esprit à son arrivée ?

-         Quand elle est arrivée elle m’a toute suite demandée de lui accorder une heure 3 fois par semaine consacrer au karaté et surtout aux prises qui pouvaient lui être utiles pour se défendre, c’était direct et franc. En général c’est le genre de proposition que je décline mais elle en avait besoin ça se sentait, ça semblait même indispensable.

-         Vous ne lui avez jamais demandé pourquoi c’était si important pour elle ?

-         Non, ce n’est pas pour habitude de m’immiscer dans la vie de mes élèves.

-         Quand l’avez-vous vu pour la dernière fois ? lui demanda Rocher

-         Le soir de sa mort, on avait cours et elle a quitté le club vers 18h00.

-         Très bien merci, et si jamais vous vous souvenez d’un détail qui pourrait nous aider n’hésitez pas à nous contacter merci »

 

Adèle et Rocher le saluèrent puis se dirigèrent vers la sortie. En arrivant dans le hall d’entrée Thomas se stoppa net et tourna la tête vers un escalier.

« Un problème ? lui demanda Adèle intrigué »

Rocher la regarda pendant quelques secondes avant de reconcentrer son regard sur l’escalier

« - A l’étage c’est le club de boxe de Lucas, dit-il 

-         C’est génial ! s’écria Adèle »

Rocher la fixa du regard, étonné de sa réaction.

« - Génial vraiment ? lui dit Rocher d’un ton détaché

-         Non ce n’est pas ce que je voulais dire, se rattrapa Adèle, c’est juste que tu vas pouvoir être fixé sur la situation de Lucas. Depuis notre conversation de ce matin tu n’as pas décroché un mot à ce sujet, mais je vois bien que ça te préoccupe. Vas-y, je t’attends à la voiture, conclu Adèle d’un tendre sourire »

Rocher la regarda une dernière fois et monta.

Adèle commençait à trouver le temps long dans la voiture et elle se demandait ce que pouvait bien faire Thomas là-haut. Demander un renseignement ne devrait pas durée aussi longtemps. Et après mainte et mainte réflexions elle vit Rocher sortir de la bâtisse. Celui-ci en entrant dans la voiture s’asseya sans dire un mot. Adèle resta d’abord interdite de parler car l’atmosphère était devenue tendu mais sa curiosité et son inquiétude prirent le dessus

« Alors ? dit-elle d’une voix douce »

Thomas la regarda, le regard vide

« Alors ? Alors il ne s’est jamais présenté à son cours de boxe hier »


Anais1508  (24.04.2018 à 23:32)

Après la réponse que Rocher avait eu du club, il était rentré directement chez lui après avoir déposé Adèle au foyer où se trouvait Ulysse. Il s’était assis dans le canapé du salon, guettant la porte d’entrée en attendant que Lucas rentre. Celui-ci aurait déjà dû être là depuis deux bonnes heures, Rocher avait d’abord pensé qu’il avait tardé avec des amis mais seulement les heures passaient, et la porte d’entrée restait close. Il avait alors appelé tout son entourage et celui de son fils en faisant les 100 pas dans la salle à manger, rien, personne n’avait de nouvelles de Lucas. C’est vers 3 heures du matin, où l’inquiétude était à son comble que Rocher reçu un petit message de son fils disant simplement « Je suis chez un ami, on se voit demain soir. Bonne nuit papa ».

Toute l’inquiétude qu’éprouvait le commandant se transforma soudain en colère, mais il préféra se laisser tomber sur le canapé en se laissant gagné par la fatigue, plutôt que de passer un savon à son fils au téléphone. 

 

Le lendemain c’est un Rocher bougon qui entra dans la DPJ, Jess le remarqua tout de suite vu la froideur avec laquelle il avait répondu à sa salutation. Adèle arriva juste après lui.

« - Non mais tu as vu l’humeur de chien qu’a ton mec se matin ?

-         Jess, répondu Adèle d’un ton à la fois amusé et agacé

-         Quoi ? Vous êtes ensemble non ? Donc bah voilà c'est ton mec, s’exclama Jess sans attendre la réponse de son amie »

Adèle baissa la tête un court moment afin de cacher son sourire apparent aux propos de Jess, puis s’orienta vers son bureau. Elle put effectivement constater que le visage de son commandant été tendu et marqué par la fatigue. Elle n’eut pas le temps de faire un pas vers lui car Manon et Hyppolite arrivèrent.

« - J’espère que vous avez de nouvelles infos »

Manon et Hyppolite se regardèrent, puis regardèrent Adèle, stupéfiés. Le ton du commandant avait été froid et sec, sans bonjour, ni rien, ce n'était pas dans ses habitudes. Après un court silence ils préférèrent laisser couler, on se levait tous du mauvais pied de temps en temps.

« - Alors oui, commença Manon d’un ton faible avant de rehausser la voix, je suis allé voir la légiste se matin et elle m’a rendu son rapport. Leslie CERTIER est bien morte du au choc quelle à reçu à la tête et c’est bien la marche de l’escalier qui la tuée. Cependant elle affirme que la victime s’est battu juste avant sa mort.

-         Ca ne pourrait pas être dû à ses cours de karaté ?

-         La présence de griffures la laisse penser que non.

-         D’accord, et vous Courtène ?

-         De mon côté rien de nouveau, on vient à peine de me transmettre son téléphone et son ordinateur, donc je vais enfin pouvoir avancer

-         Seulement maintenant ? dit Rocher d’un ton agacé

-         Apparemment il y a eu un problème au niveau des empreintes ou je ne sais quoi

-         Ce n’est pas grave, le coupa Rocher, faite votre boulot et nous Adèle on va aller voir son lycée. »

Il finit sèchement et s’en alla d’un pas décidé vers la sortie, Adèle eut à peine le temps d’attraper sa veste qu’un « Alors vous venez ? » se fit entendre depuis le couloir.

Au lycée de Leslie, ils avaient été reçus par le principal, un petit rondouillet qui s’exprimait à deux à l’heure, ce qui n’avait fait qu’agacer d’avantage Rocher. De plus il ne leur apportait aucune information concrète, il ne savait pas pourquoi l’adolescente avait changer de lycée, ni comment elle était dans son établissement. Bref aucune nouvelle information permettant d’éclaircir cette affaire.

Ils quittèrent l’établissement environ deux heures après leur arrivée, vers 12h30 après avoir interrogé l’ensemble des professeurs de la victime. Le trajet du retour se déroulait dans le silence, et Adèle hésitait à briser celui-ci. C’est vrai que Rocher avait passé une mauvaise nuit mais de là à devenir aussi désagréable ? L’espace d’une seconde cette pensée la fit rire, c’est vrai qu’elle était bien placée pour juger quelqu’un de désagréable quand il s’était levé du mauvais pied. Mais il y avait quelque chose d’autre, il n’y avait pas que la fatigue qui le rongeait mais aussi une certaine inquiétude. Il fallait qu’elle le fasse parler, sinon il allait exploser. Seulement sur la route, même si elle avait une totale confiance en lui, elle avait peur que l’issue de cette discussion ne soit un accident. Alors elle lui demanda, sans vraiment lui laisser le choix, de prendre l’itinéraire d’une petite brasserie non loin de la DPJ. Cela leur permettrait de discuter.

Ils prirent place au fond du restaurant, Rocher toujours muet dans le silence. Il n’aimait pas son comportement, et surtout vis-à-vis d’Adèle, mais c’était plus fort que lui. Le silence perdura encore longtemps, jusqu’à la commande.

« Tu comptes rester muet jusqu’à ce soir pour cracher toute ta colère sur Lucas ou tu aimerais en découdre avant ? dit sèchement Adèle »

Rocher qui avait les yeux rivés sur le comptoir, accorda un regard à Adèle mais resta muet. Adèle insista

« Donc tu ne vas pas t’expliquer ? Super, ça va être sympa. »

Elle croisa les bras et s’assis dans le fond de son fauteuil. Rocher resta encore ignorant quelques minutes puis céda face à cette tension.

« Lucas à mit des heures à répondre hier, j’étais mort d’inquiétude, juste avant j’apprend qu’il n’est jamais aller à son cours de boxe, alors qui lui a fait ça hein ? Qui lui a donné tous ces coups ? »

Rocher s’était exprimé tellement fort que toute l’attention du restaurant s’était détournée vers eux.

« - Thomas calme-toi s’il te plait.

-         Mon fils me ment, il a des problèmes, et moi je n’ai pas été foutu de le voir plus tôt !

-         Thomas ! cria Adèle plus fort que lui en voyant que son ton n’avait pas baissé »

Thomas étonné par le ton d’Adèle se calma légèrement et se passa une main sur son visage. Adèle vit alors que toute la colère que le commandant éprouvé n’était par dirigé contre Lucas, chose qu’elle pensait, mais sur lui-même. Elle réfléchit quelques secondes et calmement elle dit :

« - Thomas tu n’y es pour rien d’accord ? C’est très dur de cerner un adolescent. Bon c’est vrai Lucas est loin d’être compliqué mais ce n’est pas pour ça qu’il n’est pas apte à te cacher des choses.

-         Mais… Mais je suis son père j’aurais dû voir qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas.

-         Thomas on est sûr de rien. Ok Lucas à forcément un problème sinon il ne t’aurait pas menti, mais c’est peut-être moins grave que ce que tu imagines, et puis tant que tu n’as pas eu de discussion avec lui tu ne peux pas être fixé. Alors tu prends ton mal en patience et tu attends ce soir avant d’imaginer 10 000 scénarios, lui dit Adèle d’un grand sourire. »

Thomas lui sourit et lui prit la main.

« - Je t’embête avec mes problèmes alors que Ulysse et toujours en foyer, je suis déso

-         Stop Thomas, l’interrompit Adèle. Tu ne m’embêtes pas du tout ok ? Tu as toujours été là pour moi, au début quand moi et mon sale caractère on est arrivés à la DPJ, avec Camille, quand Argos est revenu, quand j’avais peur où même quand j’avais dépassé les limites. Toujours. Alors à mon tour. »

Les mots prononcés par Adèle touchèrent Thomas et lui rappelèrent à quel point elle était importante pour lui. Certes il le savait déjà mais ces phrases lui montraient à quel point les épreuves avaient put être douloureuses et à quel point cela les avaient renforcés.

La fin du repas se déroula autours de sujets banaux et de leur point de vu vis-à-vis de l’enquête. De retour à la DPJ, Hyppolite put leur rendre une conclusion de ce qu’il avait trouver sur l’ordinateur et le téléphone de la victime, et c’était de lourd !

« - Et bien, je peux vous dire que ce ne sont pas que de simples petits soucis d’adolescente qui occupés la vie de Leslie CERTIER. En effet, j’ai trouvé plusieurs messages sur ses réseaux sociaux ou encore sa messagerie pas très sympathique, regardez. »

Hyppolite tendit à Adèle, qui se trouvait à côté de Rocher, sa tablette sur laquelle ils avaient sélectionnés quelques messages virulents.

« - Leslie s’habille avec les vielles serpillières de ma cuisine, quelle souillon et être conne ça n’arrange pas ! Ce n’est qu’une sale pute. Connasse, ect., dit Adèle en murmurant les messages sous ses yeux.

-         Et encore ceux-là sont soft, les personnes qui lui ont écrits ça n’y sont pas allé de main morte, ajouta Hyppolite.

-         Qu’en pensez-vous ? dit Rocher à Adèle. Ca pourrait traduire du harcèlement scolaire non ?

-         Oui ça y ressemble, je ne vois pas des adultes utiliser se langage tout en faisant autant de fautes d’orthographes.   

-         Cela pourrait expliquer pourquoi elle a voulu changer de lycée en cours d’années.

-         En tous cas ça ne datait pas d’hier, dit Hyppolite, ces premiers types de messages remontent au début de l’année dernière.

-         Donc ça ferait un an et demi qu’elle se faisait harceler et personne n’aurait rien vu ? dit Adèle

-         Son frère a peut-être vu quelque chose qui pourrait nous aider, quelque chose qui ne l’aurait pas interpellé auparavant mais qui prendrait tout son sens aujourd’hui, supposa Rocher

-         Possible, il faut qu’on lui parle rapidement

-         Je vais demander une convocation pour cette après-midi »

Leur courte réunion touchant à sa fin ils s’apprêtaient à regagner leur bureau quand Lamarck fit irruption dans leur espace de travail, accompagner d’une jeune fille, plutôt grande, au cheveux mi-long et châtain.

« - S’il vous plait j’aimerais avoir toute votre attention, je ne serais pas long. Je vous présente notre nouvelle stagiaire, en école de police, qui va rester parmi nous quelques temps. Je compte sur vous pour qu’elle puisse rapidement s’intégrer à l’équipe. Justement passons à la présentation de l’équipe, voici le commandant Rocher, le lieutenant Hyppolite de Courtène, le lieutenant Manon Trevis et notre criminologue Adèle Delettre. »

Tous saluèrent la nouvelle venue un à un avant de lui laisser la parole.

« - Merci beaucoup pour cette introduction commissaire, je suis vraiment heureuse de pouvoir effectuer mon stage au sein de votre équipe. Beaucoup des enquêtes résolues par la 3e DPJ sont étudiés durant nos cours et le rapport de criminologie nous permet d’adopter un regard différent sur ces enquêtes. Donc merci de m’accueillir dans votre équipe. 

-         De rien, dit Rocher.

-         Excusez-moi, dit gentiment Adèle, on ne connait pas votre nom.

-         Oh pardon, je m’appelle Héloïse, Héloïse MAILLARD »


Anais1508  (05.05.2018 à 00:34)

Après les présentations, Manon avait arrangé un petit coin à Héloïse pour qu’elle puisse s’installer. Rocher pour commencer lui avait donné le dossier de l’enquête pour qu’elle puisse prendre part de celle-ci et Adèle lui exposa ensuite leur ressentis. Héloïse resta attentive, elle était impressionnée par cette équipe, cette structure. Certes ce n’était pas son premier stage mais celui-ci était plus « passionnant », même si en parlant d’enquête et de meurtre ce mot ne semble pas s’y approprier.

Il était environ 16h30 quand Thibault CERTIER, le frère de la victime, pointa son nez à l’entrée de la DPJ. Il fut conduit par Jess à la salle d’interrogatoire où il fut bientôt rejoint par Adèle et Rocher. Le jeune homme de 17 ans avait le visage serré et les mains liées sur le devant de la table. Adèle prit quelques instants à observer son comportement, décidemment la colère qui habitait Thibault était toujours présente, mais ne serait-elle pas enfin de compte de culpabilité ? Mais alors vis-à-vis de quoi ? C’est ce qu’il fallait découvrir.

« - C’est sympa de ta part d’avoir répondu de ta présence aussi rapidement, commença Adèle

-         Ce sont mes parents qui m’ont dit que je finirais bien par être obligé de vous parlez, alors autant que ce soit fait au plus vite

-         C’est la première fois qu’on parle vraiment Thibault, seulement la colère que j’ai vu en te croisant et que je vois encore aujourd’hui ne désemplit pas, tu peux m’expliquez pourquoi ? »

Le jeune homme resta silencieux, Rocher prit alors la relève

« - Quand avez-vous vu votre sœur pour la dernière fois ?

-         Le soir de son meutre, avant son cours au club.

-         As-tu remarqué quelque chose d’étrange sur le chemin ou quand vous êtes arrivé au club ?

-         Non rien. 

-         Thibault, tes parents mon dit qu’ils avaient remarquer le changement de comportement de leur fille ses derniers temps, et toi ?

-         C’est ma faute

-         Pardon ?

-         C’est ma faute »

Pendant ce temps dans le bureau d’Hyppolite :

« - Yes ! cria Hyppolite en posant d’un grand coup sa main sur son bureau, fesant sursauté Héloïse et Manon.

-         Tu nous expliques ? l’interrogea Manon.

-         J’ai réussi à trouver des nouveaux suspects, enfin potentiels.

-         Qu’est-ce que t’as ?

-         Regarder cette vidéo, elle a été postée sur le mur du Lycée peu après les vacances de février, on y voit au second plan Leslie, de profil parlant avec une autre jeune fille, mais là si on fait un arrêt sur image on peut clairement voir que son sourire disparait presqu’automatiquement lorsque ces 4 adolescents rentrent dans le champ. Et là, quelques minutes plus tard elle s’éloigne et disparait, comme si elle les fuyait. 

-         Ses jeunes, Thibault pourrait peut-être les reconnaitre non ? Comme il est là autant en profiter, suggéra Héloïse »

Par la pertinence du propos d’Héloïse, Manon porta la photo au commandant

Dans la salle d’interrogatoire :

-         Thibault pourquoi dis-tu ça ? insista Adèle »

Il resta une fois de plus muet

« - Toute cette rage elle ne s’en ira pas Thibault, pas tant que tu ne t’en seras pas libéré, mais pour ça il faut que tu me parles, à moi ou à quelqu’un d’autre, tu ne peux pas rester avec tout ça. Ca va finir par te détruire, par faire du mal à tes proche à

-         C’est bon ! s’exclama-t’il, j’ai bien accompagné ma petite sœur à son club mais j’étais censé l’attendre, seulement des potes m’ont appelé et j’ai décidé de les rejoindre. Mes parents m’avaient demandé de garder un œil sur Leslie, en général après ses cours, c’était mon père qui venait la récupérer mais le soir du meurtre de Leslie, il a eu un empêchement. Une fois ! Une fois on m’a demandé de m’occuper d’elle ! Et je n’en ai pas été capable. Si j’avais été là, elle ne serait pas morte aujourd’hui.

-         Je ne peux pas te laisser dire ça, tu pouvais prévoir si qui aller se passer

-         Je n’aurais pas eu à le prévoir si j’étais rester à l’attendre.

-         Tu te sens coupable et ça se comprend, mais il faut que tu nous fasses confiance, je te promets que l’on va trouver qui a fait ça à ta sœur »

Le jeune homme sourit à Adèle, Manon entra. Elle tenait la photo à la main. Rocher la regarda attentivement puis la passa à Adèle avant que le lieutenant ne leur explique le contexte de ce cliché. Adèle se retourna alors vers le jeune homme

« - Avant de te laisser partir j’aurais encore une question à te poser, reconnais-tu ces personnes ? 

-         Je ne les connais pas mais je crois que je les ai déjà aperçus au lycée »

Adèle jeta un coup d’œil discret à Rocher et ils le libérèrent. Sur le seuil de la porte de la salle d’interrogatoire, Adèle attendait le commandant, adossé au mur.

« - Il faut absolument qu’on trouve qui a fait ça à sa sœur, sinon il ne le supportera pas, dit Adèle 

-         Vous pensez que ces adolescents pourraient renforcer votre piste sur le harcèlement ?

-         C’est possible, en tous cas je doute qu’ils fassent partis de sa liste d’amis »

Rocher acquiesça avant de se diriger vers son bureau. Différentes tâches furent donner à l’équipe : Hyppolite et Manon furent charger d’identifier et de retrouver les quatre individus de la vidéo, Héloïse, ayant insisté, devrait se charger de trouver une autre potentielle victime si la piste du harcèlement se confirmait et Rocher et Adèle se rendrait à la rencontre de l’amie de Leslie, du moins celle figurant sur la vidéo lorsque Hyppolite l’aura identifié. Seulement leurs missions commenceront demain, ils se faisait tard.

Une demi-heure après, Adèle sortie de la DPJ, elle commença à marcher quand elle fut interpellée par Héloïse.

« - Adèle, excusez-moi mais votre nom de famille c’est bien DELETTRE n’est-ce pas ? 

-         Oui pourquoi ?

-         Vous êtes la maman d’un petit garçon prénommé Ulysse ? »


Anais1508  (18.05.2018 à 21:01)

Adèle sentit son cœur s’arrêter, qui était-donc cette jeune fille, fraichement débarqué qui connaissait son fils. Elle resta bouche-bé et l’inquiétude la gagna, cela dû se sentir car Héloïse enchaîna tout de suite d’un don doux

« - Non, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas une de ces psychopathes qui enlève des enfants, essaya de plaisanter Héloïse, c’est juste que je réside dans le même foyer que lui. C’est un gamin adorable que vous avez là, un vrai petit ange.

-         Merci, dit tout simplement Adèle d’une petite voix, ne pouvant articuler rien d’autre en pensant à la longue séparation qu’elle vivait, loin d’Ulysse.

-         Il me parle souvent de vous vous savez, vous lui manquez »

Cette fois-ci les larmes coulèrent le long des joues de la criminologue, Héloïse lui attrapa alors gentiment le bras, comme pour la réconforter.

« - Vous allez le récupérer Ulysse, je vous le promets, votre dossier est solide et le directeur du foyer et les autres assistantes sociales sont du même avis. Mais méfiez-vous d’Aurélie, elle en a après vous, à la moindre erreur elle vous fera couler »

Adèle acquiesça et Héloïse s’en retourna. Elle resta alors là quelques minutes, assise sur le capot de sa petite voiture rouge, perdu dans ses pensées. Et c’est Rocher, qui peu de temps après, la ramena sur Terre.

« - Adèle, Adèle, l’appelait Rocher

-Oui, pardon. Dis tu n’as pas une bouteille de vin chez toi, ou quelques choses dans le genre ? Histoire que je me vide la tête.

- Qu’est-ce qu’y se passe ?

- Je te raconterais tout mais s’il te plait on y va »

Rocher ne se montra pas plus insistant. Arrivée à l’appartement Adèle lui fit part de sa discussion avec Héloïse, du manque qu’elle ressentait et qui s’agrandissait de jour en jour loin d’Ulysse. Rocher resta à l’écoute en la rassurant, mais il se sentait impuissant. Forcément il n’aimait pas voir Adèle comme ça et il ne pouvait rien faire, mais ce qui était le plus insupportable, c’est que c’était à cause d’Aurélie si tout ça arrivait, alors il se sentait coupable. Même si Adèle lui avait déjà dit 100 fois qu’elle ne le tenait pas comme responsable, il ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir.

La fatigue et le vin finirent par avoir raison deux et ils s’endormirent côte à côte dans le canapé, Adèle la tête posée sur l’épaule de Rocher.

 

C’est bien tard le lendemain, qu’Adèle et Rocher arrivèrent sous les yeux amusés de Jess, Manon et Hyppolite qui eux, étaient là depuis sept heures pétantes.

« - Où est la stagiaire ? demanda le commandant après avoir salué son équipe.

-         Aucune idée, elle ne s’est pas présentée depuis ce matin, informa Jess

-         Vous avez essayé de la joindre

-         Messagerie.

-         Ce n’est pas grave, en arrivant je lui apprendrais la ponctualité… Et sinon du nouveau ? Courtène ?

-         Même si vous nous aviez demandé de nous reposer, j’ai passé une bonne partie de la nuit sur les adolescents de la vidéo mais impossible d’en identifier un seul

-         On pourrait faire un signalement, dit Manon

-         Pour qu’ils se braquent encore plus ? Certainement pas, la contredit Adèle  

-         On pourrait quand même convoquer son meilleur ami non ? Vous n’avez toujours pas réussi à le contacter ? demanda Adèle

-         Si elle devrait arriver d’ici deux heures.

-         Très bien donc en attendant, Courtène continuait vos recherches et Jess débrouillez-vous pour me trouver Héloïse, même si ce n’est qu’une stagiaire elle se doit d’être présente tout au long de l’enquête. »

Tout le monde se remit alors au travail.

De son côté Héloïse s’approche d’une salle berçait par des sons de musique classiques, une personne s’y trouve mais ne remarque pas la présence de celle-ci. Elle s’adosse alors à la porte et observe cette personne danser, c’est du classique et la prestation n’est plutôt pas mal. Soudain la personne s’arrête, énervé par la complexité d’un pas qu’elle n’arrive pas à realiser.

« C’est sûr qu’avec une telle nervosité tu n’y arriveras jamais, se permettra de dire Héloïse »

La personne eu alors un sursaut de surprise et se retourna vers elle.

« Parce que c’est vrai que je n’ai pas de quoi en ce moment ! s’exclama la personne »

Héloïse baissa la tête, la personne attrapa ses affaires et se dirigea vers la sortie

« Pardon, mais laisse-moi t’expliquer 

-         Alors va y ! Explique-moi ! Parce que je t’avoue que je n’ai rien compris quand je t’ai vu au poste de police, tu joues à quoi là ? Tu as cru que tu allais sauver le monde ? Excuse-moi mais on est loin du compte

-         Pourquoi tu dis ?

-         Lucas, l’élève de 3e dont tu m’avais parlé et que tu avais aidé, ses problèmes sont loin d’être terminés ! Mais il n’y a pas que ça, je commence vraiment à me poser des questions sur Leslie.

-         Qu’est-ce que tu insinues ?

-         Rien… Juste j’espère que tu n’as rien à voir avec sa mort.

-         Tu me crois vraiment capable de faire ça ? »

Dans un premier temps la personne ne répondit pas, et après un court soupire il ajouta en regardant Héloïse droit dans les yeux

« J’ai déjà perdu une personne que j’aimait énormément il y a quelques jours, j’aimerais vraiment en perdre une autre »

Après quoi il la dépassa. Héloïse resta sur place, jusqu’à ce qu’il eu presque atteint la fin du couloir

« Thibault attend ! »

Mais celui-ci ne se retourna pas…

 

Par la suite Héloïse décida de se rendre à la DPJ à pied, elle savait combien elle était en retard mais elle avait besoin de se vider la tête. Puis il faillait qu’elle réfléchisse à comment elle allait pouvoir gérer toutes les réflexions qu’elle allait se prendre sur son retard mais surtout comment elle allait pouvoir parler des problèmes de Lucas au commandant. Car oui c’était décidé, elle allait lui en parler. Elle avait laissé sa chance à Lucas, mais ça ne pouvait plus durer, puis elle ne pouvait pas s’empêcher de penser à Leslie et à en venir même à se demander si ces deux groupes d’harceleurs n’en étaient pas enfaite qu’un seul. Elle réfléchissait donc à tout ça longuement en marchant quand elle aperçut Lucas qui attendait à un feu pour traverser. Elle accéléra le pas pour arriver au plus vite à son niveau.

« Tu t’es bien foutu de ma gueule toi ? »

Lucas l’a reconnu immédiatement mais ne répondit pas.

« Je t’ai fait confiance, tu étais censé en parler à ton père ! Cette situation est dangereuse Lucas !

-         Mais qu’est ce que ça peut te faire ? Et puis de toute façon on s’en fou, cette après midi c’est à mon tour de leur mettre une racler

-         Qu’est ce que tu vas faire ?

-         Je te l’ai dit, je vais leur régler leur compte, cette après-midi, à 15 heures après les cours.

-         Mais tu es totalement inconscient ! Lucas revient »

Héloïse l’appela mais en vain, Lucas fit le sourd et atteignit bientôt l’autre côté de la route et disparu derrière le flot de circulation qui reprit.

Arrivée à la DPJ, elle passa un sale quart d’heure, d’abord auprès du commandant et ensuite par Lamarck qui n’y était pas allé de main forte. Elle était passé tout juste pour qu’on ne lui retire pas son stage.

De leur côté, les membres de l’équipe avaient pu interroger le meilleure amie de Leslie. Il leur avait raconté à peu près tout ce qu’ils savaient déjà mais Adèle avait quand même trouvé suspect la façon d’on il avait parlé du père. Il avait été beaucoup plus réservé à son sujet. La criminologue avait alors demandé à Hyppolite de faire quelques recherches sur le père de la victime, histoire d’être sûre qu’il n’ait rien à cacher. 17 heures approchaient et Adèle alla se chercher une pomme dans la salle de repos où elle trouva Thomas, pour la énième fois, depuis 2 heures, au téléphone.

« - Un problème ? lui demanda Adèle 

-         Non enfin j’essaye de joindre Lucas depuis deux heures et il ne me répond pas, il était censé passé après ses cours.

-         Ne t’inquiète pas, à son âge il a dû croiser des potes, et il ne voit pas le temps passer

-         Oui t’as surement raison, lui dit pour finir Rocher »

Ils regagnèrent ensuite leurs bureaux. Mais avant qu’Adèle ne puisse réellement atteindre le sien, Héloïse l’interpella.

« - Adèle, excusez-moi je vous ai vu parler avec le commandant et il avait l’air contrarier. Ecouté si c’est à cause de moi je suis vraiment désolé, je sais que j’aurais dû être là ce matin pour aider aux recherches mais

-         Non, la coupa Adèle, ça n’a rien avoir avec vous, si le commandant et comme ça c’est parce qu’il n’a pas de nouvelles de son fils depuis 15 heures. Mais tout va bien, finit par lui dire Adèle d’un sourire avant de regagner son bureau. »

Mais aux dernières paroles d’Adèle, Héloïse en était resté scotché. Elle s’était juste laisser tomber dans le fauteuil de son bureau, incapable de bouger. Lucas était injoignable depuis 15 heures… Complètement paniqué intérieurement parce que venait de lui dire la criminologue, Héloïse n’avait d’abord pas fait attention au téléphone qui avait sonné sur le bureau de Manon. C’est quand celle-ci interpelle le commandant qu’elle se mit réellement à écouter, et pour entendre quoi :

« Commandant le corps d’un adolescent vient d’être découvert »


Anais1508  (23.06.2018 à 15:19)

Héloïse était à présent tétanisée, elle ne pouvait s’empêcher de s’imaginer le pire et si ce scénario s’avérerait véridique, la culpabilité qui l’habiter déjà l’anéantirai. Elle s’en voulait, elle n’avait pas réussi à prévenir Rocher, mais des séries de péripéties l’en avait empêcher. Déjà, à la minute où elle avait posé le pied dans la DPJ elle s’était fait remontée les bretelles par à peu près toute l’équipe. Elle ne pouvait pas leur en vouloir, c’était son deuxième jour de stage et elle se permettais d’arriver en retard. Et quand elle était enfin sortie du bureau de Lamarck, Rocher avait disparu, oubliant son téléphone sur son bureau. Et il était revenu seulement quelques minutes avant qu’ils n’apprennent la nouvelle.

Et alors que le commandant enfilait sa veste pour se rendre sur la scène de crime, Héloïse le prit à l’écart et lui raconta toute l’histoire, toute. De sa rencontre particulière avec son fils, du pourquoi elle ne lui en avait pas parlé plus tôt de sa situation et de se qui lui avait dit quand elle l’avait croisée plus tôt dans la journée en ville. Aux files de la conversation, les yeux de Thomas se remplissaient d’un mélange de colère et d’inquiétude, car non seulement il était choqué de cette histoire mais il était surtout amplis d’une immense inquiétude car le corps retrouvé n’avait pas pu être identifié, et pour cause, son visage avait était totalement défiguré par des coups. Quand Héloïse eu finit, elle s’attendait à ce qui lui crie dessus, qui soit ignoble avec elle… Mais non, il s’était simplement contenté de la regardé de se regard qui avait le pouvoir de culpabiliser au plus mal n’importe quelle personne, et il avait quitté la pièce, rejoignant Adèle qui l’attendait sagement dans la voiture sans se douter une minute de ce qui venait d’être révélé.

Mais la criminologue ne mit pas longtemps à se rendre compte que quelque chose n’allait pas, et elle savait que ce n’était pas qu’une simple bêtise. Rocher conduisait à une vitesse folle sur l’autoroute, gyrophare allumé, en slalomant entre les voitures. Mais il allait vite, beaucoup trop vite. Ils étaient arrivés sur la scène de crime en un temps record, Rocher avait bondit de sa voiture et courrait à présent vers le corps recouvert d’une bâche. Il fut bloqué par un des membres de l’équipe de l’IML.

« - Monsieur vous ne pouvez pas passer

-         Je suis le commandant qui dirige cette enquête, lui fit le commandant impatient en lui montrant sa carte

-         Peut importe, vous savez très bien que tant que la scientifique n’a pas donné son accord, vous ne pouvez pas entrer sur la scène de crime

-         Laissez-moi passer ! cria Rocher en essayant de pousser l’homme qui fut rejoint par ses collègue.

-         Thomas mais qu’est­-ce qu’il se passe ? demanda Adèle complètement dépassée par la situation et le comportement du commandant.

-         Laissez moi ! Je dois savoir si c’est mon fils ! hurla Rocher

-         Qu’est-ce que tu racontes ? dit Adèle complètement apeuré par ses propos. Thomas calme toi s’il te plait

-         Héloïse est venue me voir, Lucas est harcelé et cet après-midi il avait donné rendez-vous à ses harceleurs pour inverser la tendance, depuis je n'ai plus de nouvelles »

Adèle ne répondit rien quand elle comprit l’ampleur de la situation. Son commandant était tellement affolé, elle ne l’avait jamais vu comme ça. Mais si jamais ce scénario catastrophe devait se produire, il ne pouvait pas voir le corps de son fils, pas dans l’état dans lequel il avait était décrit par téléphone. C'est d’un point de vue psychologique que réfléchissait à présent Adèle. Elle réussi à mettre Rocher à l’écart même si elle ne le calma pas. Elle discutait à présent avec l’un des membres de la doc, qui évidemment n’était pas là, tout aurait été plus simple sinon, mais après maintes et maintes minutes à négocier avec le scientifique, Adèle obtint le droit d’aller elle reconnaitre le corps. Elle lança un regard à Thomas avant d’y aller, lui ne respirait presque plus tant la peur le gagnait. Elle s’avançait vers le corps, comment réagirait-elle si c’était lui ? Car elle tenait à Lucas elle aussi. Et comment réagirait Thomas ? Perdre son fils après sa femme… Elle était à présent devant la bâche et l’homme la souleva…

Rocher la regardait, il était placé devant un arbre en attendant qu’elle se retourne. L’identité de la victime, il la lirait dans ses yeux. Il était dans un état de stress comme rarement il l’avais été, il essayé de se souvenir la dernière fois où il avait ressenti autant de stress et sa conclusion fu le trajet pour se rendre à la maison d’Argos, quand Adèle était encore captive, puis quand il avait réalisé qu’elle n’était plus là… Les secondes se faisaient longues et son regard ne quittait pas Adèle. Et enfin elle se retourna, le regard embuait, mais ses larmes nichées au bord de ses yeux étaient des larmes de soulagement et Rocher le comprit. Il prit alors appuie sur l’arbre à l’aide de son bras et finit par s’assoir par terre, la tête entre ses mains. Toute la pression venait de retomber et c’était éprouvant. Il fut rejoint par Adèle, qui s’asseya à ses côtés en passant une main par-dessus ces épaules. Ca lui faisant tellement du mal de le voir comme ça et en même tant le voir aussi vulnérable était rare, et douloureux. Rocher se redressa contre le tronc de l’arbre, attrapant la main d’Adèle au passage. Adèle sentit alors le pouls du commandant qui n’avait pas diminué.

« Thomas, c’est fini, ce n’est pas Lucas, lui dit-elle »

Rocher regarda alors Adèle, puis commença à souffler un bon coup, un souffle de soulagement. Il reçu alors un coup de fil de Manon. Il eu du mal à décrocher

« Commandant, Lucas est à la DPJ »


Anais1508  (27.06.2018 à 20:48)

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