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Série : Profilage
Création : 06.12.2017 à 22h26
Auteur : mauddc
Statut : Terminée
« La saison 9 d’après mon imagination ! » mauddc
Cette fanfic compte déjà 36 paragraphes
L’assistante sociale quitta la salle d’interrogatoire et laissa Adèle seule qui se poser des questions sur cette femme. Serait-elle poursuivie à jamais par rapport à son histoire avec Argos, elle qui essayait d’oublier son histoire il y avait toujours quelqu’un qui lui rappelait ce qu’elle avait vécu. Elle retourna dans l’open Space et elle entendit que le commissaire était en ligne avec Thomas et Emma, elle voulait savoir à la fois ce qu’ils avaient appris et d’un autre côté elle ne voulait pas savoir, la peur de découvrir que l’histoire avec Argos n’est pas finis. Mais le commissaire Lamarck avait raison elle devait affronter cet homme pour tourner une bonne fois pour toute la page Argos. Elle décida alors de s’approcher du commissaire pour lui faire comprendre qu’elle était avec eux et qu’elle était prête à rencontrer cet homme.
Quelques heures plus tard, Adèle reçu un appel de Jess elle décrocha rapidement car elle savait que cela devait concerner Kate suite aux informations qu’elle avait fourni à l’assistante sociale.
- Adèle, l’assistante sociale a annulé la procédure de maltraitance avec les nouveaux éléments qu’elle a eu.
- Je suis contente pour vous Jess.
- On voulait te remercier car tout ça c’est grâce à toi.
- Je savais que vous n’étiez pas de mauvais parents et je voulais que Kate reste avec ses parents et puis au moins maintenant vous savez qu’elle est hyperlaxe et vous ne serez plus inquiet si jamais elle se déboite l’épaule de nouveau.
- On a averti Lamarck et on revient au bureau demain.
- On vous attend avec impatience, profitez de cette après midi avec les enfants.
- C’est promis à demain Adèle et encore merci.
Adèle était contente pour eux, le cauchemar était désormais terminé ils allaient pouvoir profiter de leurs enfants tranquillement sans que personne ne les juge sur la façon d’éduquer leurs enfants. Alors qu’elle venait de raccrocher, elle vit Thomas et Emma qui revenaient de l’hôpital mais ils avaient l’air d’être tout seul, pas de trace du médecin et elle décida d’en savoir un peu plus.
-nAlors vous avez du nouveau ?
- Pourquoi ça t’intéresse maintenant ?
- Il n’était pas à son bureau et apparemment ça fait deux jours qu’il ne s’est pas présenté.
- J’en étais sure qu’on aurait dû intervenir dès que Jess en a parlé.
- On va bien le retrouver il a pas disparu comme ça.
- Adèle il a travaillé avec Argos et tu sais comment il était donc cet homme est capable de tout comme Argos.
- Arrête de t’énerver Thomas c’est pas comme ça qu’on va le retrouver on a qu’à voir avec Hyppolite si on peut le localiser.
Emma ne savait plus où se mettre, tellement la tension se faisait ressentir entre Adèle et Rocher. Adèle savait que Thomas avait raison il aurait fallut agir dès le départ avec ce genre de personne mais cette histoire l’effrayé encore plus qu’Argos car au final depuis le temps qu’elle avait côtoyé Argos elle commençait à le connaître et a savoir comment il procéder mais là lui elle était complètement dans le flou et elle n’aimait pas ça. Alors que Rocher était dans le bureau avec le commissaire, le portable d’Adele sonna c’était un numéro inconnu elle hésita à répondre mais au final elle décrocha.
- Bonjour Adèle tu vas bien ?
- Qui êtes vous ?
- Tu ne te souviens pas de moi.
- Je pense savoir.
- Tu as essayé d’envoyer ton ami flic me chercher mais je m’en doutais alors j’ai décidé de prendre les devants.
- C’est-à-dire ?
- Je détiens le fils de ton Commandant.
- Ne faites pas de mal à Lucas.
- Ça peut s’arranger pour cela il faut que tu viennes changer ta place avec lui.
- D’accords on se retrouve ou ?
- Je t’envoie l’adresse par sms et attention tu viens toute seule si je découvre que ton flic est avec toi je m’en prends à Lucas c’est compris.
- C’est compris.
Adèle regarda en direction du bureau du commissaire il était toujours occupé avec Rocher et elle pu ainsi prendre quelques affaires et se diriger rapidement vers le lieu que lui avait indiqué l’homme. Quand Rocher sorti du bureau du commissaire, il ne trouva pas Adèle et commença à la chercher dans les bureaux puis essaya de l’appeler mais tomba directement sur sa messagerie ce qui l’inquiétait car ce n’était pas du tout son genre. Il se dirigea vers Emma afin de savoir si elle savait où était Adèle.
- Emma vous savez où est Adèle ?
- Je sais pas elle a reçu un coup de téléphone et elle a pris ses affaires et elle est partie.
- Et elle ne vous a rien dit ?
- Non mais c’est peut être un soucie avec Ulysse.
- D’accords je vais appeler Jess pour en savoir un peu plus, merci Emma.
Rocher se dirigea vers son bureau afin de contacter Jess pour savoir si y avait un problème avec Ulysse, il espérait que c’était bien ça et qu’elle avait oublié de l’avertir mais quand il eut Jess au téléphone qui lui confirma qu’Ulysse allait très bien et qu’elle n’avait pas essayé de joindre Adèle, il savait qu’elle avait foncé tête baissée une nouvelle fois et il fallait absolument qu’il l’a retrouvé.
- Commissaire on a un problème ?
- Je vous écoute Commandant.
- Adèle est partie après avoir reçu un coup de fil et elle a pris ses affaires.
- Sûrement un problème avec Ulysse.
- Non je viens d’appeler Cancel et elle m’a confirmé qu’Ulysse allait bien et qu’elle n’avait pas essayé de joindre Adèle.
- Je crois que c’est ma faute.
- Comment ça ?
- Adèle est venu me parler de l’homme au portrait robot et je lui ai dit que si elle voulait vraiment tourner la page Argos elle devait affronter cet homme mais elle m’a confié qu’elle avait peur de se retrouver face à cet homme.
- Pourquoi elle m’en a pas parle ?
- Je pense qu’elle ne voulait pas vous inquiétez.
- Bon la priorité c’est de la retrouver maintenant.
- Contactez Courtene afin qu’il essaye de voir l’appel qu’elle a reçu de qui il provient.
Rocher pris son téléphone et contacta Courtene afin qu’il recherche le dernier appel qu’Adele avait reçu. Des qu’il fut en communication avec Rocher il se mit sur son ordinateur et commença les recherches normalement il ne devait pas travailler cet après midi pour rester avec ses enfants mais là vie d’Adele était de nouveau en danger et il ne voulait pas perdre sa trace. Au bout de quelques minutes il réussit à trouver un appel qui venait d’un numéro inconnu et il essaye de récupérer la conversation afin de savoir ce qui s’était dit.
- Commandant ?
- Oui Courtene.
- Vous avez des nouvelles de votre fils récemment ?
- La n’est pas là question Courtene trouvez moi ou est allée Adèle.
- Commandant répondez à ma question.
- Pas depuis ce matin avant qu’il ne parte au lycée, pourquoi ?
- Parce que l’homme qui a contacté Adèle lui a dit qu’il avait Lucas avec lui.
- Pourquoi elle ne me l’a pas dit ?
- Tout simplement parce qu’elle va échanger sa place avec lui.
- Vous avez l’adresse de l’endroit où elle a été ?
- Il lui a envoyé l’adresse par sms donc je le récupère et je vous le transfère.
- Merci Courtene je me rend sur place et j’essaye de joindre Lucas pour être sure.
Rocher se dirigea vers sa voiture et entra dans son GPS l’adresse à laquelle Adèle s’était dirigé et essaya également de joindre Lucas qui répondit au bout de quatre sonneries. Il lui demanda où il se trouvait et Lucas lui indiquait qu’il était à l’appartement en train d’étudier et afin de vérifier il fit un détour rapide par chez lui et effectivement Lucas était bien dans sa chambre en train de réviser. Il comprit tout de suite qu’Adele s’était faite piéger et il contacta Lamarck afin d’envoyer un équipe le plus rapidement possible sur place.
De son côté, Adèle venait d’arriver à l’endroit indiqué sur le GPS et elle reconnu la fameuse maison où elle avait réussi à s’échapper à l’âge de 19 ans. Elle prit son courage à deux mains et décida de s’approcher de la maison afin de retrouver Lucas le plus rapidement possible et d’échanger sa place avec lui. Au moment où elle poussa la porte elle se retrouva devant cet homme qui l’avait transporté à l’hôpital suite à la balle qu’elle avait reçu dans le dos mais il avait beaucoup changé depuis la dernière fois où elle l’avait vu à ses 19 ans.
- Adèle quel plaisir de te retrouver.
- Où est Lucas ?
- Avant on va discuter un peu et après tu prendras la place de Lucas.
- Non c’est maintenant.
- Je crois que tu n’as pas compris c’est moi qui commande maintenant qu’Argos est mort.
- Et qu’est ce que vous voulez me faire, car si c’est me faire souffrir vous auriez très bien pu le faire quand vous m’avez récupéré dans la maison d’Argos.
- Je ne te veux pas de mal.
- Alors qu’est ce que vous voulez ?
- A l’âge de 19 ans quand tu as réussi à t’échapper et que Argos l’a appris il a tout fait pour me retrouver et me tuer, alors il a placé Camille dans un couvent afin de passer son temps à me retrouver. Je savais très bien que s’il me retrouvait il me tuerait directement sur place alors ayant fait des études de médecine j’ai changé mon visage.
- C’est pour ça que j’ai eu du mal à vous reconnaître.
- J’ai quand même garder quelques traits.
- Et je ne comprends pas pourquoi je suis là aujourd’hui.
- Après avoir subi plusieurs opérations et avoir souffert pendant plusieurs années j’ai voulu me venger d’Argos.
- Et donc ?
- Quand j’ai su qu’il avait retrouvé sa fille, je me suis alors arrangé pour me rapprocher d’elle et le faire souffrir mais je me suis vite rendu compte qu’il en avait rien à faire de sa fille qu’il n’avait d’yeux que pour toi et ta sœur sauf que moi je m’étais attaché à Diane.
- Pourquoi vous ne l’avez pas éloigné de son père ?
- Elle était tellement heureuse de l’avoir retrouvé que personne ne pouvait l’éloigne de lui, alors je me suis éloignée d’elle. Mais c’est moi qui l’ai opéré quand elle est arrivé à l’hôpital suite à l’agression de son père, je pensais enfin l’avoir retrouvé mais votre commandant est arrivé et j’ai compris tout de suite qu’il allait tout faire pour l’envoyer en prison.
- C’est logique elle était la complice de son père pour mon enlèvement et elle a tué des agents de police.
- Elle était sous l’influence de son père.
- Parce qu’elle l’a voulu.
- Aujourd’hui si je t’ai fait venir c’est justement pour que tu reviennes sur ta déposition et que tu indiques qu’elle a été manigancée par son père.
- Même si je fais ça je ne suis pas la seule à avoir témoigné.
- Je le sais bien et j’ai prévu quelque chose pour chacun d’eux.
- C’est-à-dire ?
- Ton commandant actuellement est en route pour venir te rejoindre car je sais comment il fonctionne et si je t’ai envoyé l’adresse par sms il a dû la récupérer et il va arriver dans quelques instants.
- Qu’est ce que vous allez lui faire ?
- Je ne sais pas encore mais on va l’accueillir ensemble.
- Et pour les autres ?
- Pour tes amis j’ai donné une preuve à l’assistante sociale comme quoi ils maltraitent leurs enfants afin qu’ils leur soient retiré.
- Vous avez fait exprès de leur envoyé l’assistante sociale ?
- Bien évidemment j’avais remarqué que la petite était hyperlaxe depuis le début mais il fallait bien que je les atteigne.
- Et l’assistante sociale vous la connaissez ?
- Oui c’est une amie à moi et elle me devait un service.
- C’est vous qui lui avez raconté mon histoire pour qu’elle me connaisse aussi bien ?
- Oui elle est au courant de tout et d’ailleurs elle ne va pas tarder car après avoir récupérer les enfants de vos amis je crois qu’il y avait Ulysse avec eux et je lui ai demandé à ce qu’elle vous le ramène.
- Ne lui faites pas de mal.
- Je ne lui en ferais pas si vous acceptez de suivre mes ordres.
Adèle comprit qu’il avait réussi à tous les piéger et qu’ils n’allaient pas avoir d’autres choix que de changer leur témoignage pour libérer Baranski et être tranquille.
Rocher quand à lui il était toujours sur la route et il reçu à ce moment là un coup de téléphone de Jess qui était en pleur, elle lui expliquait que l’assistante sociale était revenu et qu’un appel anonyme les avait dénoncé pour maltraitance et qu’on leur avait fournis des preuves et elle avait donc ainsi récupérer les enfants mais également Ulysse. Rocher ne comprenait plus rien il pensait qu’avec le dossier qu’avait fournis Adèle tout était réglé mais suite à un appel anonyme l’affaire avait repris et on leur avait enlevé les enfants. Il indiqua à Jess et à Hyppolite d’aller voir Lamarck afin de savoir qui les avait dénoncé afin de remonter jusqu’à la personne. Alors qu’il venait juste de raccrocher avec Jess c’était maintenant au tour de Lucas de l’appeler.
- Oui Lucas un problème ?
- Papa il y a le copain d’Aurelie qui est revenu.
- Qu’est ce qu’il veut ?
- Il veut voir Sarah.
- Pourquoi Sarah ?
- Parce qu’apparemment il a eu des problèmes a cause de Sarah une fois dans une soirée.
- Bon Lucas tu ne bouges pas et tu essayes de le retenir à l’appartement avec Sarah je vous rejoints.
Thomas savait qu’il devait faire un choix entre Lucas et Adèle mais son fils avait besoin de lui alors il fit demi-tour et essaya de contacter Lamarck afin que l’équipe qu’il avait envoyé sur place s’occupe de récupérer Adèle et d’arrêter ce psychopathe. Mais en appelant le commissaire il tomba sur quelqu’un qu’il ne connaissait pas, c’était un agent de l’IGPN qui était en train d’interroger le commissaire qui risquait d’être suspendu de ses fonctions car l'IGPN venaient d’apprendre toutes les affaires où il avait protéger Adèle alors qu’il aurait dû leur en faire part depuis le départ. Rocher ne pouvait alors rien lui demander et il espérait que l’équipe qui serait sur place allait s’en sortir mais une chose était sûre cet homme avait tout manigancé pour que chaque personne s’éloigne d’Adele mais il ne comprenait pas quel était son but.
Adèle était toujours avec l’homme qui l’avait sauvé et ils attendaient dehors l’arrivé du commandant qui tardait à venir. Au fond d’elle, elle espérait qu’il ne soit pas tombé dans le piège et qu’il ne vienne pas car elle ne connaissait pas cet homme et elle ne savait pas de quoi il était capable. Au loin elle vit une voiture arrivée, plus elle approchait et plus elle était soulagé de voir que ce n’était pas celle de Thomas et quand la voiture se gara elle reconnu l’assistante sociale qui avait Ulysse avec elle. Elle se dirigea en courant vers la voiture afin de récupérer son neveu et de voir qu’il allait bien.
- Quel plaisir de vous revoir Melle Delettre.
- Pas pour moi.
- Ne vous inquiétez pas votre neveu va bien.
- Je n’ai pas confiance en vous.
- Je suis quand même assistante sociale donc les enfants c’est ma vie.
- C’est pour ça que vous retirez des enfants à un couple qui aiment leurs enfants plus que tout et qui leur ferait aucun mal.
- Je fais ce qu’on me dit de faire.
- Vous êtes vraiment prête à tout.
- Parfois on a pas le choix.
- On a toujours le choix dans la vie.
Adèle pris Ulysse dans ses bras et le serra fort contre elle afin de le rassurer et de lui montrer que tout allait bien afin qu’il n’est pas peur. Après plusieurs heures à attendre, Thomas n’était toujours pas là ce qui rassura Adèle au fond d’elle mais elle espérait qu’il ne lui soit rien arrivé. Adèle demanda à voir Lucas maintenant qu’ils avaient parlé et qu’elle avait Ulysse avec elle car il lui avait indiqué que si elle venait il allait alors relâché Lucas. Mais à ce moment précis il reçu un appel et il indiqua à la personne qu’il avait au téléphone qu’il pouvait désormais venir.
- Et bien je vois que ton commandant a préféré son fils à toi.
- Je ne comprends pas.
- Tu n’as pas remarqué que Lucas n’est pas du tout ici il était tranquillement chez lui avec ta sœur mais le copain de la tante de Lucas a débarqué et ton commandant a préféré aller à leur rescousse qu’à la tienne.
- Pourquoi vous m’avez fait venir ici alors.
- Ma condition n’a pas changé je veux que vous changiez tous vos aveux alors je vais être obligé de tous vous affronter pour que vous finissiez par changer le témoignage.
Effectivement quelques minutes plus tard, Adèle vit arriver une première voiture avec Jess, Hyppo et le commissaire ils ne comprenaient pas ce qu’ils faisaient ici mais ils furent heureux de retrouver Adèle en forme et de voir qu’elle allait bien et puis quelques minutes plus tard arriva une seconde voiture avec le commandant, Lucas et Sarah. Adèle avait remarqué que la seule personne qui manquait à l’appel était Emma, n’étant pas présente durant son enlèvement elle n’a pas pu témoigner et donc il ne s’en ai pas occupé et elle était désormais la seule à pouvoir les sauver. L’homme expliqua à toute l’équipe pourquoi il les avait fait venir ici et quel était son objectif, bien évidemment aucun d’entre eux ne voulait modifier son témoignage malgré les menaces de l’individu.
Voyant qu’aucun d’eux n’était prêt à changer son témoignage il décida alors de changer de technique, il demanda à l’assistante sociale de récupérer Ulysse qui était dans les bras d’Adele et demande à Ludo le copain d’Aurelie d’amener le commandant face à Adèle.
- Bien on va commencer.
- Commencer quoi ?
è Le premier duel vous croyez tout de même pas que l’on va rester comme ça à attendre que vous changiez d’avis alors je change de méthode.
- Je ne changerais pas d’avis.
- Vous en êtes sûre Commandant ? Ça serait dommage que votre criminologue se retrouve avec une balle dans la tête.
- Et une fois qu’elle aura la balle dans la tête vous pensez que je changerais mon témoignage ?
- Bien sure que non mais on sera quitte car la personne que vous aimez ne sera plus de ce monde et ça serait donc la deuxième femme que vous perdrez si je ne me trompe pas.
- Vous ne me faites pas peur.
- Et je compte faire ça avec tout le monde c’est-à-dire Jessica avec Hyppolite, Lucas avec son papa et Sarah avec sa sœur et bien sure commissaire je m’occuperais personnellement de la petite Eléonore que vous avez adopté.
Personne ne savait plus quoi faire suite à l’annonce de l’homme mais Adèle persévéra et lui fit comprendre qu’elle ne changerait pas son témoignage, qu’il pouvait tuer n’importe quelle personne ici présente son choix ne changerait pas. Aucun de ses amis ne comprenaient sa réaction après tout ce qu’elle avait fait pour se faire accepter par l’équipe, gagner leur confiance et les considérer comme sa propre famille elle les trahissait là alors que c’était elle qui les avait mis dans cette histoire. Voyant que chacun était choqué et se sentait trahi par Adèle, elle essaya de capter le regard de Thomas afin de lui faire comprendre qu’il fallait qu’il lui fasse confiance. L’homme se saisit alors de l’arme qu’il avait sur lui et commença à se rapprocher d’Adele.
- Très bien vu que tu es celle qui a décidé de me tenir tête je n’ai pas le choix que de commencer par toi.
- Au final tu m’as dit que tu t’étais attaché à Diane mais est ce qu’elle t’aime elle au moins ?
- Bien sure qu’on s’aime.
- Parce que la fois où elle a travaillait avec nous elle n’a jamais fait mention de quelqu’un dans sa vie.
- Ça c’est parce qu’elle était manipulée par son père.
- Pourtant même lors du procès alors que son père était mort et qu’elle était lucide elle n’a pas évoqué votre présence une seule fois.
- Tu essayes de me manipuler une nouvelle fois comme à tes 19 ans quand tu as réussi à t’échapper ?
- Je ne te manipule pas c’est simplement la vérité et ils peuvent tous en témoigner.
- Je ne te crois pas tu fais tout ça car tu as peur de recevoir cette balle dans la tête.
- La seule chose que je demande c’est de ne pas me mettre la balle devant ma famille.
- Au moins j’exaucerais le dernier vœux d’Argos qui était de te séparer du commandant et de ne t’avoir que pour lui ainsi tu vas vite le rejoindre.
L’homme commença à pointer son arme sur la tête d’Adele mais il n’eut pas le temps de tirer, qu’il s’effondra au sol suite à la réception d’une balle dans le thorax. Personne ne savait d’où venait cette balle quand ils virent Emma sortir de sa cachette accompagné d’autres agents. Alors que les agents se précipitaient vers l’homme à terre, l’assistante sociale et le copain d’Aurelie commençait à s’échapper mais ils furent vite intercepter par Rocher et Emma. C’était ainsi fini, elle allait enfin pouvoir tourner la page Argos et vivre sa vie sans se demander ce qui pouvait se passer le lendemain. Elle se précipita vers Ulysse afin de le récupérer et de l’éloigner le plus loin possible de ce corps, elle essayait de résister pour ne pas montrer à Ulysse qu’elle avait eu peur et qu’elle avait vu sa vie défilé devant ses yeux mais elle ne pu résister, elle craqua.
De leur côté, Thomas s’approcha de Lucas et de Sarah afin de voir s’ils allaient bien et Hyppolite pris Jess dans ses bras afin de la réconforter et de lui dire que tout était désormais terminé. Ils furent vite rejoint par Emma qui venait à leur rencontre.
- Merci pour ce que vous avez fait Emma.
- Au final c’était une chance que je ne sois pas avec vous lors de l’enlèvement d’Adele.
- Vous étiez là depuis longtemps ?
- Avant qu’Adele ne sorte avec cette homme pour récupérer Ulysse et quand je vous ai tous vu arriver j’ai compris qu’il voulait se venger.
- Vous nous avez sauvé la vie.
- Heureusement qu’Adele a réussi à le manipuler un minimum.
- J’ai vraiment cru à un moment donné qu’elle était de son côté.
- Il est vrai que même si on la connaît elle nous surprend toujours.
- Je pense que vous devriez aller la voir Commandant.
- Je ne sais pas elle a peut être envie d’être toute seule.
- Croyez moi Commandant elle s’est éloignée pour Ulysse mais je pense qu’elle a eu peur.
- Je vous fait confiance Jess.
Thomas écouta les conseils de Jess et se dirigea en direction d’Adele. Plus il s’approcha d’elle et plus il entendit ses sanglots et il vit que Ulysse était perdu et ne comprenait pas tout ce qui se passait. Il posa alors délicatement sa main sur l’épaule afin de ne pas lui faire peur et il tomba dans ses yeux remplit de larme. Il lui prit Ulysse des bras et demanda à Jess de venir le récupérer et une fois Ulysse parti avec Jess il l’a pris dans ses bras afin qu’elle relâche toute la pression qu’elle avait en elle.
- Je suis désolée Thomas.
- Tu es désolée de quoi ?
- Tout ça c’est de ma faute je vous ai tous mis en danger.
- Arrête de penser que c’est de ta faute car ce n’est pas vrai.
- Si j’aurais dû t’écouter depuis le départ et je n’en ai fait qu’à ma tête comme d’habitude.
- Tu as toujours été comme ça et c’est comme ça que tout le monde t’apprécie.
- Je sais plus où j’en suis Thomas.
- Comment ça ?
- Je ne sais pas si je suis faites pour ce métier.
- Adèle tu es fatiguée et on a tous vécu quelque chose de traumatisant alors on va prendre un peu de temps pour se reposer et réfléchir à tout ça.
- D’accords. Thomas ?
- Oui Adèle.
- Je suis désolée pour ce matin la dispute, je tiens à toi et je sais que sans toi je n’y arriverais pas.
- Ne t’inquiète pas moi aussi je tiens à toi et puis c’est déjà oublié pour ce matin.
Ils partirent retrouver toute l’équipe afin de retourner à la DPJ pour interroger l’assistante sociale et le copain d’Aurelie alors que d’autres partirent retrouver leurs enfants, il s’agissait bien de l’homme qui avait contacté Adèle qui avait fournis une fausse preuve à l’assistante sociale qui avait tout avoué. Elle avait également indiqué qu’elle était la sœur de l’homme et qu’elle avait accepté de le venger d’Argos du fait qu’elle avait vécu avec elle sa souffrance lorsqu’il avait subi plusieurs opérations pour changer de visage. Quand au copain d’Aurelie il avait été contacté par l’homme afin de lui permettre de se venger du commandant quand il avait fait révéler la vérité pour le procès d’Adele et qu’il l’avait menacé avec une arme afin d’avouer que c’était lui qui avait porter des coups à sa copine Aurelie. Bien évidemment, le commissaire et Adèle avait été interrogé par rapport à toutes les histoires où le commissaire l’avait protégé, elle avait tout avoué et avait indiqué que ce n’était pas de la faute du commissaire qu’il avait tout fait pour son équipe et qu’elle accepterait la décision qu’il prendrait pour elle.
Plusieurs jours étaient passés depuis cette histoire, le commissaire avait été blanchie et ils avaient tous repris leur travail toujours prêt à résoudre les affaires qu’on leur confier. Il n’y avait qu’Adele qui n’avait pas eu l’autorisation de reprendre le travail et cela lui permettait de réfléchir à son avenir est ce qu’elle se sentait prête à reprendre son poste ou bien si elle voulait complètement changé. Avec Thomas tout se passait à merveille, bien sure ce n’était pas facile tous les jours car ils apprenaient à vivre tous les deux ensemble avec des enfants mais ça se passait bien et elle était sure d’une chose elle était complètement amoureuse de Thomas. Mais voilà elle arrivait à la fin de sa mise à pied et elle devait donner une réponse au commissaire afin de savoir si elle souhaitait reprendre son poste.
- Je sais que ça n’a pas été simple pour vous ces derniers jours mais votre mise à pied arrive à la fin et j’ai besoin de savoir ce que vous comptez faire.
- A vrai dire je ne sais pas du tout commissaire j’ai essayé de peser le pour et le contre mais je suis perdu.
- Moi je vais vous dire, vous êtes arrivées dans cette DPJ vous n’étiez qu’une jeune femme perdu incontrôlable qui ne pensait qu’à retrouver sa sœur quitte à faire du mal aux personnes qui vous entouraient. Mais vous vous êtes battu d’abords pour vous, puis pour votre sœur, puis pour Ulysse et maintenant vous avez trouvé des amis, une famille vous avez leur confiance et en plus de tout ça vous avez trouvé l’amour. Je sais que vous le rendez heureux et qu’il vous rend heureux si j’avais pensé que le commandant serait de nouveau heureux un jour je ne l’aurais pas cru car quand il est arrivé c’était un homme bouleversé par la disparition de sa femme. Vous avez même réussi à vous faire accepter par son fils Lucas, ce qui n’est pas simple suite à la perte de sa maman. Vous avez également une amie sur qui vous pouvez compter Jessica, c’est pareil au départ quand je l’ai connu elle ne pensait qu’à elle et était en conflit permanent avec sa sœur Fred, aujourd’hui elle est maman de deux enfants, c’est une personne responsable qui aime ses amis, sa famille et qui s’entend avec Hyppolite ce qui n’était pas gagné au départ. Quand à Hyppolite, il a toujours été là pour vous aider comme vous vous avez été là pour lui dans sa relation avec Jessica, dans l’histoire qu’il a eu avec Emma mais également vous l’avez aidé suite au décès de Fred. Et Emma même si au départ c’était compliqué entre vous, vous avez discuté, vous vous êtes rapproché et vous avez créé une relation particulière entre vous deux qui lui a permis de grandir et de ne plus être l’enfant qu’elle était quand elle est arrivée. Et puis moi, j’ai beaucoup appris grâce à Chloé mais vous, même si vous avez votre caractère et que vous faites un peu comme vous le voulez je sais que si vous faites tout ça c’est parce que vous aimez votre métier et que vous êtes capable de tout pour aider ces personnes. On a besoin de vous Adèle car cette équipe sans vous ce n’est pas la même chose.
- Je ne sais vraiment pas quoi dire.
- Et bien dites moi que vous souhaitez garder votre poste alors.
- Je dois dire que vous m’avez bien convaincu et j’accepte de garder mon poste.
- Merci Adèle, vous êtes vraiment une personne indispensable à notre équipe.
- Merci à vous commissaire pour tout ce que vous venez de me dire.
- Allez venait on va l’annoncer à toute l’équipe qui n’attend que ça mais j’ai ma petite idée avant.
- Je vous suis commissaire.
Ils se retrouvèrent tous dans l’open Space afin d’annoncer la grande nouvelle, le commissaire annonça qu’après avoir longuement parlé avec Adèle des derniers événements et de sa carrière en tant que criminologue et il s’etait mis d’accords sur le fait qu’il était préférable pour elle de rester auprès de cette équipe et ce qu’elle a bien évidemment accepté. Ce fut un soulagement au sein de l’équipe, chacun était content qu’elle réintègre leur équipe car ce n’était pas la même chose sans elle et ils prirent tous dans leur bras afin de lui montrer à quel point ils étaient content de sa décision. Une fois qu’elle fut passer par tout le monde, il ne restait qu’une personne qu’elle n’avait pas encore vu et elle se dirigea vers lui.
- Tu as pris ta décision quand ?
- C’est le commissaire qui m’a convaincu car je ne savais vraiment pas quoi faire.
- Et bien je ne sais pas ce qu’il t’a dit mais je suis content qu’il ait réussi à te convaincre car j'aurais eu du mal à travailler avec une autre criminologue
- Je n'aurais pas du tout accepter qu’une autre criminologue travaille avec toi.
- Je ne te savais pas aussi jalouse.
- Tu en l'avais jamais remarque ?
- Je n'étais pas sure de moi on va dire.
- Et bien tu as ta réponse maintenant.
- J'ai une condition pour qu'on puisse continuer à travailler ensemble.
- Je vous écoute Commandant.
- C’est d’arrêter d’agir toute seule sur les enquêtes et de te mettre en danger à chaque fois car je ne supporterais pas qu’il t’arrive quelque chose à chaque fois.
- Promis je ferais ce que vous me demandez Commandant.
- Je préfère ça.
- Allez viens on va retrouver tout le monde.
Ainsi ils retrouvèrent tout l’équipe qui s’était réuni afin de fêter le retour d’Adele ainsi que la nouvelle vie de celle-ci car l’histoire avec Argos était définitivement terminé et elle pourrait ainsi profiter de sa vie normalement entouré des personnes qui lui sont chers sans se soucier de ce qui pouvait lui arriver le lendemain.
Épilogue :
1 ans plus tard
Thomas était en train de s’entraîner au club de boxe, il avait repris ce sport chaque soir après le travail dès que les enquêtes lui laissaient du temps. Il partageait ce moment avec Lucas certains soirs et avec Adèle d’autres soirs. Mais ce soir là alors qu’il l’attendait, elle arriva avec trente minutes de retard ce qui n’était pas son cas habituellement elle qui était toujours à l’heure.
- Qu’est ce qui t’es arrivé ?
- Les bouchons.
- De l’appartement à ici tu as eu des bouchons ?
- Je n’étais pas à l’appartement.
- Tu étais où ?
- Chez le médecin.
- Qu’est ce que tu faisais chez le médecin ?
- Je ne peux plus faire de boxe.
- Pendant combien de temps ?
- Neuf mois.
- Qu’est ce que tu as pour ne plus pouvoir faire de boxe pendant neuf mois rien de grave ?
- Thomas !
- Adèle !
- Je ne sais pas comment te l'annoncer et tu ne m'aides pas.
- Je ne comprends pas.
- Thomas qu’est ce qui dure neuf mois ?
- C’est pas vrai tu es enceinte ?
- Oui c’est prévu pour avril.
- Je suis tellement heureux.
- J’ai rendez vous demain pour la première échographie.
- Je vais me libérer et venir avec toi.
- Tu es sure ?
- Bien sure je ne raterais ça pour rien au monde.
Thomas ne termina même pas son entraînement de boxe, il prit ses affaires et avec Adèle ils rentrèrent à l’appartement. Toute la soirée, Thomas avait été au petit soin d’Adele il voulait que sa grossesse se passe a merveille et ne voulait pas qu’il lui arrive quelque chose. Elle lui avait alors expliqué qu’elle était juste enceinte et non malade et qu’il ne devait pas s’occuper totalement d’elle qu’elle pouvait encore faire certaines choses mais lui ça lui faisait plaisir.
Le lendemain, ils étaient dans le cabinet du gynécologue, Adèle était allongé prête à découvrir cet enfant sur l’écran. Il lui déposa le gel froid sur son ventre et commença à passer la sonde ce qui fit apparaitre le bébé à l’écran. Le bonheur fut de courte durée car Adele commença à paniquer car elle n’entendait pas le cœur du bébé, Thomas essaya de la calmer quand le médecin lui indiqua qu’il n’avait pas allumé le son et effectivement une fois fait ils entendirent bien le cœur du bébé.
- Alors la vous voyez le premier bébé, là le deuxième bébé.
- Attendez y en a combien la ?
- Ne vous inquietez pas y en a que deux, félicitation ce sont des jumeaux !
Adèle et Thomas étaient heureux d’attendre un enfant mais ils ne s’étaient pas du tout imaginé qu’ils pouvaient en avoir deux et cette nouvelle les avait un peu anéanti. Sur le chemin du retour, aucun des deux ne parlaient ils ne savaient pas quoi dire et comment réagir surtout mais Thomas décida de briser le silence.
- Ça va Adèle ?
- Oui je sais pas trop comment réagir.
- Je dois avouer que je suis surpris aussi mais bon ils sont deux désormais et on les aimera autant l’un comme l’autre.
- Thomas j’ai peur.
- De quoi Adèle ?
- Si se sont des filles on va faire comment ?
- On les aimera autant que si se sont des garçons je comprend pas.
- J’ai peur qu’il leur arrive exactement ce que j’ai vécu avec Camille et je ne pourrais pas survivre à ça.
- Adèle on ne sait même pas si se sont des filles déjà et puis si c’est le cas on fera tout notre possible pour qu’ils ne leur arrivent rien.
- Tu as raison.
- Alors tu vas m’oublier tout ça et on va aller fêter cette nouvelle avant que l’on retourne à la DPJ ça te va ?
- Oui ça me va.
- Allez c’est parti !
Thomas avait raison il ne fallait pas qu’Adele pense à tout ça et commence à se comparer à ses parents à ce qui s’etait passé quand elle était plus jeune. Aujourd’hui elle avait le droit de être heureuse elle était avec l’homme qu’elle aimait et elle attendait des enfants de lui.
9 mois plus tard
Adèle avait rendez vous aujourd’hui avec son gynécologue pour la dernière échographie avant la naissance des filles et avec l’anesthésiste pour la programmation de la péridurale. Thomas n’avait pas pu l’accompagner à ses rendez vous ils étaient sur une enquête importante et il devait absolument être présent pour diriger les étapes de l’enquête. Adèle venait de déposer Ulysse à l’école et elle se dirigea en direction de l’hôpital pour ses rendez vous, même si c’était obligatoire et pour son bien elle n’aimait pas aller à l’hôpital car celui lui rappeler des mauvais souvenirs même si actuellement c’était pour une bonne chose, elle allait donner la vie et elle n’aurait jamais pensé pouvoir le faire un jour, elle était à la fois heureuse et excitée mais au fond d’elle elle avait peur qu’il se passe quelque chose à la naissance que ça soit pour elle ou pour les filles. Elle n’eut pas le temps de penser à tout ça qu’elle rentra dans le cabinet de son gynécologue afin de se faire occulter. Elle s’allongea sur la table et le gynécologue commença à lui mettre le gel sur le ventre et à lui passer la sonde sur son ventre afin de voir ses filles.
- La naissance est prévu dans un mois normalement ?
- Oui c’est ce que vous m’aviez dit.
- Vous mangez bien ?
- Oui comme d’habitude.
- Vous n’avez pas moins d’appétit qu’auparavant ?
- Non pourquoi ?
- Je vais vous faire passer des examens car les filles n’ont pas pris de poids depuis un mois et j’ai même l’impression qu’elles en perdent.
- Comment ça se fait ?
- Ne vous inquiétez pas il n’y a rien d’alarmant, vous allez aller passer une prise de sang et on va voir ce que ça donne.
- Mais j’ai rendez vous dans trente minutes avec l’anesthésiste.
- Je vais l’avertir qu’on risque de décaler le rendez vous car je veux que vous passiez ces examens.
Adèle sortie du bureau et se dirigea en direction du laboratoire afin de réaliser la prise de sang, le gynécologue avait essayé de la rassurer mais au fond d’elle, elle savait qu’il se passait quelque chose et elle commençait à paniquer tout doucement. Elle n’avait pas la possibilité de joindre Thomas qui aurait été l’un des seuls à la rassurer comme dans chaque moment où ça ne va pas. Elle fut prise rapidement en charge pour lui effectuer la prise de sang et les infirmières lui expliquèrent qu’elle pouvait retourner dans la salle d’attente de son gynécologue et qu’elles allaient lui transmettre directement les résultats de sa prise de sang qui allait passé en priorité. Au bout d’une heure d’attente, Adèle n’en pouvait plus de ne pas avoir des nouvelles et ça l’angoissait de plus en plus, elle se dirigea vers la secrétaire afin d’en savoir un peu plus.
- Excusez moi le docteur Pujol il a eu mes résultats de sang ?
- Je ne sais pas mademoiselle, vous attendez comme tout le monde.
- J’ai besoin de savoir j’ai une vie à côté et un fils à aller chercher à l’école.
- Et bien vous appelez quelqu’un qui va pouvoir aller le récupérer car je ne sais pas quand le docteur Pujol pourra vous voir.
- Je vous préviens si je ne vois pas le docteur dans cinq minutes je m’en vais.
- Je vais voir ce que je peux faire vous patientez la.
- Merci
Adèle n’eut pas le temps de se rassoir que son gynécologue arriva et l’invita à rentrer dans son bureau. Il avait la mine sévère et ça ne présageait rien de bon, elle sentait qu’il se passait quelque chose et elle voulait rapidement savoir ce que c’était.
- Dites moi tout de suite ce qui se passe ?
- Et bien vous avez trop de protéines dans votre sang et vous faites de l’hypertension et à cause de ça vos filles ne se nourrissent pas correctement et elles ne prennent plus de poids.
- Et qu’est ce que je dois faire ?
- Je vais être obligé de vous garder et on va devoir vous déclencher.
- Mais l’accouchement est prévu que dans un mois.
- Je ne préfère pas prendre de risque Melle Delettre, vous inquiétez pas tout va bien se passer. Vous pouvez vous organiser pour que quelqu’un puisse récupérer votre neveu ?
- Oui je vais trouver quelqu’un.
- Bien je vous laisse la prévenir et également d’avertir le papa s’il veut passer vous voir ce soir mais on ne vous déclenchera que demain matin et ce soir vous restez sous surveillance au cas où il y aurait un problème.
- J’ai pas le choix ?
- Non c’est pour votre bien et celui de vos filles.
Le gynécologue lui demanda de suivre l’infirmière qui allait l’emmenait dans sa chambre afin qu’elle s’y installe et qu’elle dépose ses affaires. Une fois qu’elle fut dans sa chambre, elle appela Jess afin de lui demander de récupérer Ulysse et lui expliquer qu’elle devait rester à l’hôpital pour sa santé et celle des filles. Elle demanda à Jess de laisser un message à Thomas si jamais il repassait à la DPJ avant de voir son téléphone et Jess lui proposa de passer la voir mais Adèle refusa elle n’avait envie de voir personne a part Thomas mais ce n’était pas possible pour le moment. L’après midi allait être longue pour elle.
Deux heures plus tard, Thomas revint avec tout l’équipe de l’intervention ils avaient réussi à arrêter l’homme qui avait enlevé l’enfant qui avait disparu depuis trois jours et ils avaient retrouvé l’enfant en bonne santé ce qui était une bonne chose. Il était fatigué de sa journée et il n’avait qu’une envie c’était de rentré chez lui et de retrouver sa famille. En se dirigeant vers son bureau il regarda son téléphone et il remarqua qu’il avait un message sur son répondeur d’Adele « Thomas ne t’inquiète pas tout va bien je suis à l’hôpital ils m’ont gardé car les résultats ne sont pas très bon pour les filles et moi et ils comptent me déclencher si tu peux me rejoindre à l’hôpital, je t’aime. » Thomas remarqua le mot de Jess sur son bureau et il prit ses affaires, parti avertir le commissaire qu’il partait rejoindre Adèle à l’hôpital et qu’il ne savait pas quand il serait de retour et qu’il fallait gérer les prochaines enquêtes sans lui. Il prit la route direction l’hôpital et mis en route le girophare afin de pouvoir arriver le plus rapidement possible. Une fois arrivé, il se dirigea vers l’accueil afin de demander dans quelle chambre se trouvait sa femme et il se dirigea rapidement vers sa chambre. Quand il entra dans sa chambre, il l’a trouva en train de s’énerver après la télé car il n’y avait rien d’intéressant.
- Toujours en train de râler.
- Thomas, enfin tu es la.
- Désolé j’ai fait au plus vite, comment tu te sens ?
- Moi ça va c’est plutôt pour elles que c’est pas terrible.
- C’est-à-dire ?
- J’ai trop de protéines dans le sang et je fais de l’hypertension ce qui empêche les filles de prendre du poids et elles en ont même perdu donc pour ma santé et celles des filles alors il a préféré me garder et me déclencher demain.
- C’est ce qui y a de mieux pour vous.
- Mais elles vont naître avec un mois d’avance.
- C’est pas trop grave un mois d’avance et tu n’as rien à te reprocher ce n’est pas ta faute d’accords ?
- Ok. J’ai demandé à Jess de récupérer Ulysse et de le garder avec elle car si cette nuit ça ne va pas mieux et qu’ils doivent me déclencher que tu sois disponible.
- Je vais demander à rester avec toi cette nuit.
- Tu peux rentrer tu sais ça ne me dérange pas.
- Non je préfère être avec toi.
- Tu pourras juste passer récupérer mes affaires et celles de filles je n’ai pas pu les prendre.
- Je m’en occupe ne t’inquiète de rien.
Thomas avait été au petit soin pour elle dès le départ de sa grossesse même si au départ ça énervait un peu Adèle, là maintenant elle était bien heureuse de pouvoir compter sur lui et de ne penser à rien afin qu’elle se repose un maximum car la journée de demain allait être longue. Le lendemain matin, le gynécologue était présent dans la chambre d’Adele des huit heures afin de lui expliquer comment cela allait se dérouler. Il commença à lui injecter le produit afin de la déclencher et de provoquer l’accouchement, il lui expliqua que ça pouvait être long et qu’ils passeraient souvent voir comment elle allait et que des qu’elle sentait que la douleur était insupportable on lui poserait la péridurale. Vers midi, le médecin repassa rien n'avait bougé et Adèle n’en pouvait plus d’attendre alors que Thomas essayait de tout faire pour qu’elle se sente le mieux possible. A quatorze heure, n’ayant toujours pas évoluer le gynécologue décida de lui administrer un produit un peu plus fort afin que cela accélère l’accouchement. Et c’est à 17h30, qu’ils accueillirent Elea et Emma mais elles furent emmené rapidement en couveuse car leurs poids étaient trop faible pour des bébés de huit mois ce qui inquiéta Adèle.
- Ne t’inquiète pas Adèle, elles vont juste en couveuse le temps d’une nuit qu’elles prennent un peu de poids et dès demain tu les auras auprès de toi.
- Tu es sure qu’elles n’ont rien ?
- Elles sont parfaites ne t’inquiète pas je vais te prendre des photos.
- Thomas pour les prénoms on fait comme on a dit ?
- Pourquoi tu veux changer ?
- Non pour Elea tu mets Camille en deuxième prénom.
- Et pour Emma je mets Julia.
- Merci.
- Allez repose toi je reviens te voir un peu plus tard.
Adèle relâcha toute la pression qu’elle avait accumulé durant cette journée, elle pouvait désormais se reposer, ses filles allaient bien et l’homme qu’elle aimait était auprès d’elle cela annonçait une nouvelle vie de famille entouré d’Ulysse et de Lucas.
8 ans plus tard
Ils étaient tous réunis chez Adèle et Thomas en cette journée d’anniversaire. Elea et Emma avait aujourd’hui huit ans, ce n’était qu’un an de plus pour elle mais pour Adèle c’était une étape dans la vie de ses filles car pour elle c’était le dernier anniversaire qu’elle avait fêté avec sa sœur et elle espérait que ça ne serait pas la même chose pour ses filles. Elle avait beaucoup pris sur elle depuis la naissance des filles et tout ça grâce aux personnes qui l’entouraient mais surtout grâce à l’homme qu’elle aime qui avait, qui est et qui sera toujours là pour l’aider et l’épauler dans sa vie. Elle s’était mise à l’écart sur la terrasse afin de regarder les enfants jouaient ensemble, ils avaient tellement grandit, elle avait l’impression de ne pas avoir vu passé ses dernières années et elle repensa à tout ce qu’ils avaient vécu ensemble. Mais elle fut vite rejoint par Jess.
- À quoi tu penses ?
- Je regarde comment elles ont tellement grandi.
- Ne repense pas à des choses comme ça tu vas te faire du mal.
- Tu te rends comptes qu’elles me parlent déjà de leurs copains.
- Thomas est au courant ?
- Non c’est notre secret à nous.
- Dis donc c’est bien la seule chose que tu ne dois pas lui dire.
- Tu sais comment il est avec ses filles, s’il apprend qu’elles ont des copains il va encore plus les surveiller alors qu’elles ont que huit ans.
- Je sais Hyppo est pareil avec Kate mais elle va rentrer au collège alors t’imagines pas comment il angoisse.
- Enfin on dit ça mais c’est vrai que pour le moment Ulysse n’a pas de copine et ça m’arrange.
- Moi il ne me dit rien Sydney mais j’essaye de ne pas fouiller dans sa vie pour savoir.
- On est vraiment horrible comme parents.
- Je dirais plutôt que c’est une déformation professionnelle.
Adèle sourie à Jess pour la dernière phrase qu’elle lui avait dit, il est vrai qu’au départ quand les filles étaient rentrées à l’école elle avait passé en revu tout leurs petits camarades quand Thomas lui avait expliqué que ce n’était pas possible de vérifier tout leurs camarades chaque année et qu’il fallait qu’ils fassent confiance aux différentes personnes que le danger n’était pas partout et elle avait pris beaucoup sur elle depuis la première année de maternelle des filles. Adèle abandonna Jess sur la terrasse et partie en direction de la cuisine afin de préparer les gâteaux et elle fit vite rejoint par Hyppo qui lui proposa son aide, ce qu’elle accepta volontiers.
- Vous aviez peur de ne pas en avoir assez des gâteaux ?
- Je te rappelle que vous mangez beaucoup vous les hommes et que j’ai des filles qui tiennent de leur père.
- C’est vrai et puis il faut le nourrir ton mari.
- Pourquoi tu trouves que je le nourris pas assez ?
- Justement avec le sport qu’il pratique il doit manger beaucoup Thomas.
- Tu veux pas essayer la boxe Hyppo ?
- C’est pas trop mon truc.
- Ça ne l’était pas pour moi aussi mais au final c’est quelque chose qu’on partage ensemble et puis même les filles s’y sont mises aussi.
- Oui j’ai vu j’ai voulu m’amuser avec elles tout à l’heure et Elea m’a mis un coup dans l’épaule je l’ai bien sentie.
- Elles ne peuvent qu’être forte elles ont un très bon prof.
- Vous avez pris un prof particulier ?
- Et bien leur père.
- Oui c’est vrai j’espère pour vous qu’à l’école elles ne se défendent pas comme ça ?
- Elles ont interdiction, Thomas leur a bien expliqué.
- Oui mais vu qu’elles arrivent à manipuler leur père.
- Ça dépend sur quoi car quand il s’agit d’être sévère elles en ont plutôt peur.
- Il faut quand même avoué que c’est un papa poule.
- Comme il l’a été avec Lucas mais il l’est encore plus avec les filles c’est vrai.
- Je connais ça car au final je suis pareil avec ma fille.
Ils continuèrent de parler de la relation père/fille, c’était pratiquement nouveau pour Adèle de découvrir la relation qu’avait Thomas avec ses filles car elle se souvint peu de la relation qu’elle avait avec son père. Elle se souvenait que c’était un père aimant, toujours dévoué pour ses filles à leur faire plaisir mais qui savait être sévère quand il le fallait surtout avec elle car parmi les deux, elle était celle qui était la plus dure. Une fois les gâteaux prêts, elle partie en direction de sa chambre accompagné d’Emma afin de récupérer les cadeaux des filles. Il y en avait partout et elle se dit qu’elles allaient encore été gâtée comme tous les ans.
- Vous rajoutez un cadeau de plus tous les ans ?
- Non mais je crois qu’il va vraiment falloir qu’on arrête de leur en offrir autant.
- C’est normal vous voulez leur faire plaisir et qu’elles soient heureuses.
- C’est surtout que moi je me souviens pas trop de ces moments là donc je ne sais pas si je fais trop ou pas assez heureusement Thomas est là pour tempérer de temps en temps.
- Sache une chose Adèle, elles ne manquent de rien tes filles, elles sont même heureuses et elles ont les meilleurs parents aux monde.
- Je sais que pour que ça soit leur meilleur anniversaire elles veulent un cadeau en particulier.
- C’est quoi ?
- Un chien, Cailloux leur manque beaucoup et à moi aussi je dois avouer.
- Il était particulier pour toi Cailloux.
- C’était le premier cadeau de Thomas avant même qu’on ne soit collègue et ami.
- Et puis il était proche des filles.
- Oui depuis leur naissance il ne les quittait plus, des qu’elles changeaient de pièce il les suivait.
- Un genre de chien protecteur.
- C’était un peu ça.
- Vous en reprendrez un quand tu penseras que ça sera le bon moment.
- C’est certains, je ne pourrais pas vivre sans animaux.
Elles prirent donc tous les cadeaux et elles se dirigèrent dans le salon afin de faire la distribution aux filles. Elles avaient encore été bien gâtées, entre des nouveaux gants de boxe, un jeu d’énigme, des rollers, des vêtements et des bijoux elles avaient de quoi faire et elles étaient contentes mais le plus beau des cadeaux venait de leur père. Thomas avait craqué et il savait que ça allait également faire plaisir à Adèle, alors il avait récupéré dans un refuge un chiot de 2 mois. Il était tout petit et les filles étaient heureuses, elles se mirent directement à joué avec le chiot et Adèle en avait des étoiles pleins les yeux car Thomas savait qu’elle ne pouvait pas vivre sans chien et elle était heureuse que ça soit Thomas qui fasse la démarche. Après avoir passé une bonne partie de l’après midi à courir derrière le chiot, Lamarck décida qu’il était temps pour lui de rentrer et Adèle le raccompagna jusqu’à sa voiture.
- Je vous remercie d m’avoir convié à l’anniversaire des filles.
- C’est normal vous avez toujours répété vous-mêmes qu’on est une famille.
- Je ne pensais pas qu’une fois que je serais à la retraite on aurait gardé contact.
- C’est grâce à vous Grégoire si aujourd’hui j’ai cette vie là et puis vous êtes un peu comme leur grand père aux filles.
- C’est vous qui avait tout fait pour être là jolie personne que vous êtes aujourd’hui Adèle et c’est un plaisir pour moi de garder vos filles chaque mercredi.
- Je sais qu’en plus vous vous en occupez parfaitement bien et surtout vous les gâtez bien.
- Ça me fait du bien moi aussi de les avoir ce sont de merveilleuses petites filles pleines de vies.
- Ça c’est sure elles n’arrêtent pas mais on ne s’ennuie pas au moins.
- Je vais vous laisser il se fait tard pour une personne d’un certain âge comme moi.
- Vous êtes encore bien jeune surtout quand je vois comment vous arrivez à vous occuper des filles.
- C’est grâce à elles que n’arrivent encore à être en forme.
- Et puis grâce à Eléonore aussi.
- L’entrée dans l’adolescence profitez encore que ça soit des petites filles car après c’est différend.
- Je prends note alors.
- Bon je récupère les filles mercredi midi ne vous inquiétez pas.
- Merci Grégoire et faites attention sur la route.
Lamarck monta dans sa voiture et partie en direction de chez lui, ses dernières années avaient été compliqué pour lui entre le décès de sa femme et l’entrée dans l’adolescence d’Eléonore qui se cherchait beaucoup surtout par rapport à son histoire. Cette période avait vraiment rapproché Lamarck d’Adele qui s’en était occupé comme un père surtout après tout ce qu’il avait fait pour elle. Une fois la voiture ayant disparu de sa vue, elle remonta à l’appartement afin de commencer à ranger l’appartement et elle fut vite rejoints par Sarah qui voulu l’aider et discuter un peu avec elle.
- J’ai vraiment passé une superbe journée avec vous et avec les filles surtout.
- Elles ne t’ont pas trop embêter ?
- Non mais tu peux être tranquille il ne leur arrivera rien.
- Comment ça ?
- Je vous l’ai pas dit la dernière fois mais quand je les ai récupéré à l’école ça s’est pas très bien passé.
- Comment ça ?
- Et bien il y avait un nouveau surveillant sauf qu’elle ne le savait pas et cet homme les a attrapé par leur manteau pour leur demander de rentrer.
- Et elles s’en sont prises à lui ?
- Oui Elea lui a mis quelques coups et Emma s’est bien permis de le remettre à sa place.
- C’est notre faute aussi on leur a toujours appris à se défendre si une personne qu’elles ne connaissaient pas s’en prenait à elles à cause de mon histoire.
- C’est ce que j’ai expliqué à la directrice et au surveillant et les filles se sont excusées.
- Je vais en discuter avec Thomas mais je pense qu’il va falloir que je passe à l’école pour m’expliquer.
- Je comprends que ça soit pas facile pour toi mais c’est un mal pour un bien.
- C’est-à-dire ?
- Et bien tu es sure qu’elles savent se défendre et qu’il ne leur arrivera rien.
- Ça c’est bien vrai.
Elles finissaient de ranger l’appartement tout en se remémorant les bêtises que les filles leurs avaient fait depuis qu’elles étaient nées et au final il y en avait beaucoup. Mais Adèle ne pouvait que les admirer pour leur courage, leur force, leur répondant et leur fraternité car même si elles ne s’entendaient pas tous les jours elles n’oubliaient jamais qu’elles étaient sœurs.
Une fois l’appartement range un minimum et la plupart des invités partis, Lucas retrouva Adèle il n’y avaiT plus qu’eux deux dans l’appartement car ils étaient tous sorti avec le chien afin de le promener et de s’amuser avec lui.
- Tu n’es pas parti sortir le chien ?
- Non je profite du calme pour me reposer.
- Je suis désolée qu’elles soient autant derrière toi mais tu leur manque beaucoup et à moi aussi je dois dire.
- Tu sais je suis pas si loin.
- Je comprends que tu aies eu besoin de retourner à Grenoble auprès de la famille de ta mère.
- C’est pas contre vous, j’ai vraiment aimé vivre avec papa après la mort de maman il a toujours était là pour moi et puis même quand tu es arrivé dans notre vie tu ne t’es pas imposé et je voulais te remercier pour ça.
- C’est normal Lucas et tu sais que si tu as besoin je serais toujours là pour toi.
- Je le sais et d’ailleurs j’aurais besoin de tes conseils.
- Par rapport à quoi ?
- Pour mon cours de droit on travail sur une affaire d’enlèvement et je sais que tu pourras m’aider à trouver le coupable.
- Tu sais que ton père est le plus approprié pour ça.
- Oui mais la spécialiste des enlèvements d’enfant c’est toi.
- Dit comme ça c’est bizarre mais je vais voir ce que je peux faire je vais coucher les filles et on voit ça.
- Demain si ça te dérange pas car ce soir je suis de sortie.
- Avec une fille ?
- Adèle ne t’y met pas toi non plus j’ai déjà papa sur le dos et non pas avec une fille.
- Je demandais juste ça comme ça je laisse ton père gérer après mais passe une bonne soirée en tout cas.
Lucas remercia Adele de ne pas s’immiscer dans sa vie, il est vrai qu’il avait déjà pas mal son père sur son dos surtout depuis qu’il était retourné à Grenoble. Il manquait à son père même si celui-ci ne lui disait pas, Adèle lui avait clairement dit. Une fois que Lucas reparti en direction de sa chambre, toute la petite famille revenait de sa promenade avec le chien en rigolant. Elle aimait voir sa famille heureuse et elle avait passé une bonne journée entouré de toutes les personnes importantes dans sa vie. Elle fut interrompue dans ses pensées par Ulysse qui voulait lui parler sans qu’ils ne soient interrompue par les filles, ils se dirigèrent alors dans sa chambre.
- Je t’écoute Ulysse.
- Voilà je dois faire un choix pour le collège et je sais pas si tu vas être d’accords.
- Dit moi et on verra ensemble.
- J’ai envie d'apprendre le latin.
- C’est sure que je n’ai jamais aimé ça mais si tu as envie d’en faire je ne vais pas te l’interdire.
- C’est vrai ?
- Bien sure pourquoi tu pensais que je te dirais non ?
- Avec ce que tu as vécu je pensais que ça t’aurais rappelé trop de souvenir et que tu aurais refusé.
- C’est sure que ça me rappellera pas de bons souvenirs mais si tu as besoin je serais là pour t’aider.
- Merci tatie pour tout ce que tu fais pour moi.
- Je peux te dire quelque chose ta mère serait fière de toi et puis tu lui ressembles beaucoup car elle aimait le latin et je comprends totalement que tu aies envie d’en faire.
- Je te donne les papiers pour que tu me les signes avant que tu ne changes d’avis.
- Allez donne moi ça.
Adèle savait bien qu’elle serait confrontée à cette question durant les études de ses enfants et elle ne voulait pas être un obstacle dans leur choix alors elle prenait sur elle et puis c’est pas parce qu’elle n’aimait pas le latin que ses enfants n’allaient pas l’aimer. Ça devait sûrement être due à la personne qui lui avait appris le latin et de la manière dont il leur avait appris. Elle chassa ses mauvais souvenirs dans sa tête et se dirigea dans la salle de bain en appelant Elea afin qu’elle vienne se laver avant d’aller se coucher.
- Alors tu as été contente de ta journée ?
- Oui c’était trop bien, je suis trop contente pour Chance.
- Chance ?
- Et bien le chien on a décidé de l’appeler Chance.
- Et pourquoi Chance ?
- Parce qu’on a eu de la chance d’avoir ce chien pour notre anniversaire.
- Ou plutôt que vous avez pas arrêter de tenir tête à papa pour ça.
- Je vois pas de quoi tu parles.
- Comme le nouveau surveillant que vous avez agresse.
- Sarah elle a parlé ?
- Oui elle m’a raconté.
- C’est pas juste elle avait dit qu’elle ne dirait rien.
- Je n’aime pas quand vous cachez des choses comme ça je vous ai déjà dis que même si vous faites une bêtise il faut toujours nous le dire.
- Mais c’est pas notre faute pour le surveillant on savait pas qu’il était nouveau.
- Je sais et je comprends mais ça n’excuse pas ce que vous avez fait, je passerais quand même voir la directrice demain à l’école pour lui expliquer.
- Tu vas le dire à papa ?
- Bien sure que je vais lui dire tu sais qu’on se dit tout.
- On ne sera pas puni quand même ?
- Je vais voir ça avec papa, allez finis de te laver et au lit je vais passer dire bonne nuit à ta sœur et je passe après te faire un bisous.
Adèle sortie de la salle de bain même quand sa fille avait tord elle essayait toujours de négocier pour qu’elle n’en parle pas à Thomas car Thomas arrivait toujours à trouver les punitions qu’il fallait pour les filles et qui les embêtait. Quand elle arriva dans la chambre d’Emma elle ne l’a trouva pas alors elle décida de l’appeler mais elle ne répondit pas alors elle commença à la chercher dans tout l’appartement mais aucune trace d’Emma. Thomas était parti accompagné Lucas à sa sortie et elle ne voulait pas l’alerter pour ça, elle se dirigea dans la chambre d’Ulysse afin de savoir s’il avait vu Emma mais aucune trace. Puis elle entendit Elea qui l’appelait, elle était dans la chambre d’Emma et elle venait de la trouver dans son armoire.
- Mais qu’est ce que tu fais là dedans ?
- Je veux pas aller me coucher.
- Emma tu n’es pas obligé de te cacher dans ton armoire si tu ne veux pas aller te coucher t’imagines comment j’ai eu peur.
- Tu veux qu’il m’arrive quoi ?
- Mais il peut t’arriver pleins de choses tu te rappelles pas ce que je t’ai raconté ?
- Si pardon maman je voulais pas te faire peur.
- Bon pourquoi tu veux pas aller te coucher ?
- Je veux pas aller à l’école demain.
- Et pourquoi ça ?
- Parce qu’on a fait une bêtise à l’école.
- Oui je suis au courant vous avez frappé le nouveau surveillant.
- Comment tu sais ?
- Sarah m’a raconté.
- On va être puni ?
- Je sais pas je vais en parler à papa et on verra.
- Tu vas lui dire aussi pour l’armoire ?
- Oui aussi.
- Même si moi je garde un de tes secrets et que je dis rien à papa.
- Papa connaît tous mes secrets alors ça ne sers à rien
- Bon j’ai plus qu’à me coucher alors.
- Allez fait de beaux rêves et tu sais que je t’aime.
Adèle passa également par la chambre d’Elea afin de lui faire un bisous et de lui dire qu’elle l’aimait aussi et que leur père passerait leur dire bonne nuit des qu’il rentrerait. Elle passa par la chambre d’Ulysse pour lui souhaiter bonne nuit et qu’il ne se couche pas trop tard car il avait cours le lendemain puis une fois que tout le monde était couché elle se dirigea sur la terrasse voir le coucher de soleil. Alors qu’elle était en train d’admirer le coucher du soleil elle sentie deux mains l’encercler et des lèvres se poser dans son cou elle ne l’avait pas entendu rentrer mais elle était contente de pouvoir enfin se retrouver seule avec son mari.
- Tu as été dire bonne nuit aux filles ?
- Oui je suis passé elles dormaient déjà bien.
- Ça n’a pas été facile ce soir.
- Comment ça ?
- Emma m’a fait vraiment peur.
- Qu’est ce qu’elle a fait ?
- Quand je suis arrivée dans sa chambre pour la coucher elle n’y était pas, j’ai fait tout l’appartement mais introuvable et c’est Elea qui l’a trouvé dans son armoire.
- Qu’est ce qu’elle faisait dans son armoire ?
- Elle ne voulait pas se coucher.
- Pourquoi ?
- Car j’ai appris aujourd’hui par Sarah que dans la semaine elles ont agresse le nouveau surveillant.
- Pardon ?
- Elles ne savaient pas qu’il était nouveau et quand il les a attrapé par leur manteau pour les faire rentrer et bien elles ont pris peur alors lui ont des donne des coups et lui ont dit certains mots pas très sympathique.
- Je crois qu’on a été peut être un peu fort quand on leur a dit de se défendre si une personne qu’elle ne connaissait pas les approcher.
- Je vais aller voir la directrice demain pour lui expliquer.
- Tu veux que je t’accompagne ?
- Non je préfère que tu restes loin de la directrice, je n’aime vraiment pas comment elle te regarde.
- Qu’est ce que j’aime quand tu es jalouse.
- Tes filles étaient prête à tout pour pas que je te raconte leurs bêtises, Emma à même voulu garder un de mes secrets et pas te le répéter.
- Qu’est ce qu’on va faire d’elles ?
- Je sais pas mais en tout cas elles ont réussi à te faire céder pour le chien.
- Je savais que tu en voulais un aussi mais que tu ne le prendrais pas toi-même.
- En tout cas je trouve que le nom qu’elles lui ont donné est parfait.
- C’est moi qui l’a trouvé mais elles étaient contentes de dire que c’était elles alors je les ai laissé.
- Ça correspond tout à fait à notre vie.
- C’est exact et tout ce qu’on a vécu m’aura permis d’apprendre que :
« La vie nous réserve toujours une seconde chance…