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One both is guilty

Série : Lie to Me
Création : 10.08.2010 à 03h06
Auteur : titefofole 
Statut : Terminée

« Provient d'un rêve assez étrange... » titefofole 

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Lie To Me*

The truth is written all over our face.

 

 

Genre: Drama

Résumé: Cal Lightman, se retrouve sur la chaise électrique pour les meurtres de plusieurs policiers et civiles. Tout le monde, le croit coupable. Excepter, ses collègues.

Disclamer: Tout le blabla habituel… Les personnages de Lie To Me, ne m’appartiennent pas, j’ai tout de même fait une demande auprès de Samuel Baum, mais non. D’après un ancien membre d’hypno, je devrais publier mes écrits, et ainsi toucher de l’argent. Mais pour l’instant, c’est pas le cas. J’écris pour le plaisir, rien d’autre.

Spoilers: Bien que cette fanfiction est germée de mon esprit pendant un rêve, je ne sais comment expliquer le fait qu’elle va ressembler à l’épisode 19 de la saison 2 ‘’Pied Piper ‘’ Enfin je crois…

Commentaires: Euh… J’essaye de faire un maximum pour que les lecteurs ne soient pas, choqués. Et si vous voulez, j’accepte tous les commentaires, bon ou mauvais, cela permet aux auteurs de voir si il y a des choses à changer, ou à améliorer. C’est aussi une sorte de récompense… Surtout quand on gagne pas d’argent. ^^

Propriété: Écoutez moi bien les ptits gars, cette fiction, c’est mon histoire, elle m’appartient, si vous voulez vous faire de blé dessus, j’en veux 60%. Nan, je rigole ! Enfin, peut-être pas. Bon, en tout cas, je l’écris seule. Et si vous voulez la publier sur un autre site, veuillez me prévenir.


titefofole  (10.08.2010 à 03:06)

One both is Guilty

 

Prison, proche de Washington DC.

Là-bas, un homme d’une quarantaine d’années devait se faire électrocuter sur la fameuse chaise électrique. Aux yeux de la loi, il avait tué plus de quinze policiers ainsi qu’une vingtaine de civils. Mais aux yeux de ces collègues, il n’avait rien fait. Cet homme disait la vérité, mais seuls ses collègues pouvaient le voir. Derrière la vitre, et comme le jury l’avait décidé lors du procès deux jours plus tôt, ce tueur mourrait sur la chaise électrique.

« Pourquoi la chaise ? Demanda une jeune personne.

-C’est le choix des familles des victimes. Soupira une collègue. »

Quasiment toutes les personnes présentes dans la salle savaient qu’il était innocent. Mais les preuves étaient accablantes. Et les familles n’attendaient plus que ça, la vengeance. Un homme entra dans la pièce et s’approcha de la chaise.

« Une dernière volonté, monsieur Lightman ?

-Je suis innocent. Jamais je n’aurais tué quelqu’un pour le plaisir. Cria-t-il. »

 

Générique

‘’Dream

Send me a sign

Turn back the clock

Give me some times

I need to break out

Make a new name

Let’s open our eyes

To the brand a new day’’


titefofole  (10.08.2010 à 03:09)

« Cal, il faut qu’on s’en occupe!

-Non, je ne veux pas.

-Mais tu adores bosser sur des groupes de personnes !

-Oui, mais là, j’ai pas envie.

-Cal…

-Quoi ?

-De quoi as-tu peur ?

-J’ai pas peur.

-Ne me mens pas ! Quel est le problème avec ce groupe de tueurs en série ?

-Je… Je ne peux rien te dire, Gillian.

-D’accord. Mais si tu as besoin d’aide, ou juste parler, je suis là.

-Je sais, merci. »

Cal Lightman, s’en alla du Groupe. Il rejoignit sa voiture, tout en s’assurant que Gillian ne l’avait pas suivi.

 

Pendant ce temps, Gillian cherchait partout Eli, qui avait littéralement disparu. Elle le retrouva finalement dans une salle, visionnant des vidéos que la police avait remises à Gillian.

« Je savais que vous alliez venir me voir, c’est pour ça que j’ai pris un peu d’avance. »

Foster sourit à l’intention du jeune homme. Elle s’assit à côté de lui.

« Qu’avons-nous ?

-Plusieurs vidéos provenant des différentes rues de Washington, là où ont eu lieu les crimes plus précisément.

-C’est bizarre.

-On ne voit jamais leurs visages. Remarqua Eli.

-Oui, c’est comme s’ils savaient qu’il y avait des caméras. Ils les évitent.

-Donc, ils connaissent déjà leurs victimes. Ils vont sur le terrain pour pouvoir attaquer sans trop de problème. Ils agissent en groupe. Mais pas sur la même victime. On sait qu’ils sont trois. Bien organisés. Capables de tuer de sang froid, sans remord.

-Peut-être pas. Tu as la vidéo du dernier enterrement qui a eu lieu ?

-Euh… Non, mais je peux demander à la police de nous remettre la cassette.

-Fais-le. Ordonna Foster.

-Pourquoi ?

-Voyons Eli, c’est toi l’expert non ?

-Eh bien… Il se pourrait qu’ils se retrouvent à l’enterrement de leur victime pour contempler leur travail. Ainsi, sur le visage passera une expression de joie. Et on aura nos gars.

-Allez, au boulot. Dit-elle en partant.

-Vous allez où ?

-Aider Ria. Lui répondit-elle en le fixant.

-Menteuse. Souffla Eli quand elle fut partie.


titefofole  (11.08.2010 à 02:16)

Cal cherchait ses clés de voiture. Mais il fut interrompu par quelqu’un. Lorsqu’il se retourna… La première chose qu’il vit, fut un pistolet.

« Hey ! Vous foutez quoi avec ça ?

-Ferme-là ! Et tu viens avec moi !

-On peut peut-être trouver un arrangement…

-Ta gueule ! Et avance !

-D’accord… On va pas se fâcher dès la première rencontre.

-Ce n’est pas ta première rencontre avec moi, Cal.

-Ah bon ? Je pourrais peut-être savoir non ? Si t’enlevais ta cagoule ? Que je te vois hein ?

-Et que tu me reconnaisses ? Aucune chance ! Allez, monte dans la voiture ! »

Ce que Cal fit. Cela commençait à faire beaucoup, surtout les enlèvements comme ça.

« Je vais encore me faire torturer avec la chance que j’ai. Pensa-t-il. »

Et la voiture roulait. Etonnamment, Lightman reconnaissait la route que le conducteur empruntait. Il ne se souvenait plus exactement où cela menait, mais une chose était sûre, il savait qu’il connaissait ce chemin.

Arrivé dans une petit rue sans issus, Cal fut emmené à l’intérieur de l’immeuble, visiblement en démolition.

« Voilà. Maintenant, tu vas faire exactement ce qu’on te dit.

-Et si je refuse ?

-Alors je m’occuperai personnellement de ta chère petite Emily.

-SI TU OSES TOUCHER A EMILY ! Je te fais la peau. S’emporta Cal.

-Fais ce qu’on te demande, et tout ira bien.

-Je veux, que sous aucun prétexte, tu ne t’occupes de l’affaire des tueurs en série.

-Normal, puisqu’il s’agit de vous, je vais pas enquêter sur vous ! C’est du suicide.

-Bien… Si j’apprends qu’au groupe Lightman, quelqu’un enquête sur nous, tu as de gros soucis à te faire, parce que je suis capable de te faire accuser de tous les faits.

-D’accord, d’accord. T’énerve pas. De toute façon, j’ai déjà prévenu mon équipe qu’elle ne devait en aucun cas mettre son nez là-dedans.

-Alors c’est réglé. Je te raccompagne.

-Volontiers. »

Ils repartirent dans la même voiture. Cal s’assit à l’arrière, avec un des hommes et les deux autres étaient à l’avant. Et ils le ramenèrent au groupe Lightman. Le silence était de marbre.

 

Une fois arrivés, ils le déposèrent et repartirent. Cal, lui, remonta dans son bureau. Il n’alla même pas voir Gillian pour lui dire qu’il était rentré.


titefofole  (12.08.2010 à 23:30)

Des policiers passèrent devant le bureau de Lightman, mais celui-ci n’y prêta aucune attention. Les yeux rivés sur son écran d’ordinateur. Il observait son personnel, ce qu’ils faisaient. Il ne voulait pas qu’il arrive quoi que ce soit à Emily, surtout après ce qui c’était passé.

Sur son écran, il vit la jeune et prometteuse Torres entrer. Elle tenait des cassettes dans les mains. Elle les donna à Locker qui s’empressa de les mettre sur le grand écran. Cal regardait attentivement. Mais il dévia son regard l’espace d’un instant. Il regardait Gillian, dans son bureau, se goinfrant encore de sucreries, tel un enfant. Il ne se lassait pas de la contempler. Il était aux anges à chaque fois et tenait à elle, comme à Emily. Puis il revint sur Ria et Eli, qui tous les deux, se dévisageaient. L’air incompris. Cal se saisit de son téléphone et envoya un message à Torres. ‘’Effacez ce que vous venez de voir.’’ Une fois le message envoyé, Ria tourna la tête et regarda la caméra dans l’angle. Elle ne prévint pas Eli de son intention et supprima la partie de la vidéo.

« Hey ! Mais qu’est-ce que tu viens de faire ?!! Ça va pas non ? On peut être accusés de complicité de meurtre ! S’écria Eli.

-Locker, je n’y peux rien, ordre du patron.

-Il nous observe. Conclut Eli tout en se saisissant du téléphone. »

Le téléphone de Cal se mit à sonner. Et il répondit, bien qu’il sache déjà ce que son employé allait lui dire.

« Docteur Lightman, j’ignore ce que vous avez fait ou non, mais ceci est une preuve ! Si on cache des informations… On peut aller en taule !

-Je sais, c’est pour ça que j’ai préféré envoyer un message à Ria, comme cela il y a une preuve que je lui ai demandé de le faire. Elle pourra même ajouter que je l’ai menacée de la tuer si ça tourne mal.

-Mais enfin ! Vous êtes incapable de tuer !

-Je l’ai déjà fait dans le passé.

-Mais c’était différent. Ce n’était pas pour le plaisir que vous tuiez. Ce groupe à la même psychologie que « Le snipper de Washington » ils attaquent au hasard leurs victimes. C’est complètement basé sur des pulsions.

-Et comment sont ces pulsions, Eli ?

-Emotives, pourquoi ?

-Ah ! Les sourcils levés, tu connais la réponse. »

Et il raccrocha. Laissant Eli, abasourdi.

« Il t’a dit quoi ?

-Que si on devait aller en taule, il faudrait montrer ton message à la police et dire qu’il t’avait menacée de mort.

-Il faut qu’on prévienne Gillian, il ne va pas bien, y’a un truc qui cloche ! Pourquoi il serait tout d’un coup comme du côté de l’ennemi ?

-Peut-être parce qu’il l’est.

-Bhé… T’as menti là !

-Mouais. J’ai pas envie qu’il allie en taule, surtout s’il n’a rien fait. On n’en est pas sûrs.

-Comment ça ? T’as bien vu comme moi ! Il était présent à l’enterrement de Mr. Dwayn. On le voit sourire ! Il est content de ce qu’il a fait ! T’es aveugle ou quoi ? S’emporta Ria. »


titefofole  (13.08.2010 à 00:12)

Dans son bureau, Cal réfléchissait aux conséquences sur les jours à venir. Il jouait avec son petit cutter, quand Gillian entra sans frapper.

« Aiie ! Cria Lightman.

-Cal ?

-C’est rien… Je viens de me couper avec le cutter.

-Fais moi voir ça.

-Non, c’est rien. J’ai même pas… Aiie !! Nan mais ça va pas la tête ! T’es malade ?! »

Elle venait de lui prendre la main, sans aucune délicatesse pour voir sa réaction. Et elle savait très bien que ce n’était pas du pipeau.

« Ce n’est rien hein ? Tu as une plaie d’au moins deux centimètres de long, mais c’est pas grave, tu saignes énormément, mais c’est pas grave. Pourquoi Cal quand tu te blesses, ce n’est pas grave et quand c’est nous, tu en fais tout un scandale et tu es prêt à tout arrêter ?

-Parce que je n’ai pas le droit de vous faire du mal, directement ou indirectement, c’est un des mes principes.

-Cal, est-ce que tu es sûr que ça va ?

-Oui, ça va.

-Cal… Insista Gillian.

-Oui, c’est mon prénom.

-Ria m’a dit.

-A propos de quoi ?

-Toi ? A l’enterrement de Mr.Dwayn ? Tout souriant. Tu ne l’aurais pas tué quand même…

-Merde ! Emily ! Hurla-t-il avant de s’en aller en courant. »

Gillian ne comprenait pas Cal tout le temps, mais là, il était devenu instable, limite de paranoïa. C’était effrayant de le voir dans cet état. Gillian s’inquiétait vraiment pour son ami.

Cal démarra la voiture à pleine vitesse, ne faisant même plus attention à la circulation, il fonça chez lui. Une fois arrivé, il descendit de la voiture, ne prenant même pas la peine de la verrouiller, il entra dans la maison, et hurla le prénom de sa fille :

« EMILY !!!!! »

Pas de réponse… Il s’inquiétait, il était mort de trouille. Jamais, il n’avait eu aussi peur. Il monta directement au premier étage, pour aller dans la chambre d’Emily. Il poussa doucement la porte, laissant les lumières de la chambre l’éclairer, il passa sa tête dans l’entrebâillement qu’il venait de faire, il tourna la tête de chaque côté. Pas d’Emily. Il entra, désespéré. Il s’assit sur le pouf de sa fille. Pleurant. Oui, pour la première fois, Cal Lightman pleurait. Il n’en voulait pas à Ria et Eli, ils avaient fait leur job, ce qu’ils pensaient être bon. Cal se retourna, et aperçut un cadre, avec une photo de lui et d’Emily. Heureux, dans les rues de Londres, il l’avait emmenée l’été dernier, elle voulait découvrir ses racines britanniques. Et Cal lui voulait aussi y retourner. Il avait passé d’excellentes vacances, elle avait voulu faire bouger les gardes royaux. Mais rien à faire, alors pour s’amuser, son père n’avait rien trouvé d’autre à faire que de les dévisager et de remarquer les micro-expressions, tout en posant des questions. Il avait réussi à se faire prendre en photo par des touristes français, et Cal… avait dû ressortir son français de sa poche. C’était cette photo qu’il regardait. Il fut tiré de ses pensées par une larme qui tomba sur le verre du cadre.

‘’Pour un homme sceptique, je crois en beaucoup de chose tout de même… Pensa-t-il ‘’

C’est alors qu’il se relevait, qu’il entendit un bruit venant de l’armoire du fond. Sans même réfléchir, Cal se précipita, et l’ouvrit.

« EM’ !!!! Cria-t-il »

Emily se jeta à son cou, le serrant extrêmement fort. Ce que son père lui rendit. Elle avait eu si peur. Mais maintenant que son père était là, la peur qui l’avait envahie précédemment s’en allait.

« Ça va ? S’empressa de demander Cal.

-Euh… Oui. Répondit-elle doucement.

-Em’ ? Dis-moi la vérité ?

-Ils m’ont… Papa, c’était toi…

-Quoi ? Mais non… Enfin Emily ! Jamais j’aurais pu te battre ou autre, tu le sais bien.

-Comment te croire ? C’était ton visage, c’était…

-Emily, regarde moi, regarde moi bien. Pose moi la question.

-Est-ce que c’était toi ?

-Non. Dit-il avec les sourcils obliques.

-Tu te sens coupable pourtant…

-Bien évidemment que je me sens coupable !

-Et pourquoi ?

-Parce que je l’ai laissé te faire du mal. Pleura-t-il, tout en laissant couler une larme sur sa joue.

-Papa ? Qui sont-ils ?

-Je les connais depuis tout petit… Et jamais je n’aurais pensé qu’ils deviennent ainsi… Je suis désolé Emily. Mais il faut que tu ailles avec ta mère à Chicago pendant un moment.

-Pourquoi ?

-Je… Je peux pas tout t’expliquer, c’est très compliqué et à cause de moi, tu risques d’être tuée, chose que je ne veux absolument pas.

-Ah non ! Tu recommences pas !

-Emily, tu prends le premier avions pour Chicago ! Je suis clair ?

-Je ne veux pas te laisser là, seul. Pourquoi tu réagis comme ça enfin ?

-Je ne te dirais rien, tu ne saura rien, et tu vas rejoindre ta mère illico !

-Mais papa…

-Pas de « mais » Emily, tu y vas un point c’es tout.

-D’accord, à une condition.

-Laquelle ?

-Que tu me promettes de venir me chercher.

-Je te le promet, mais si je ne viens pas… Dans les deux semaines qui viennent… Appelle Gillian. Dit-il en la prenant par le bras pour sortir de la chambre.

-Qu’est-ce que tu as fait ?

-Officiellement, rien, officieusement, je couvre quelqu’un…

-Qui ?

-Tu ne connais pas. Et je préfère pas.

-C’est en rapport avec les tueurs en série ?

-Oui.

-Papa…

-Je sais, Em’, je sais. Aller viens, je t’accompagne. Dit-il en l’entrainant dehors. »

Et ils sortirent tous les deux, main dans la main. Puis Cal passa son bras autour de la taille de Emily, qui en fit de même avec son père. Cal ouvrit la porte côté passager pour sa fille, qui s’y engouffra. Et ils s’en allèrent vers la gare central de D.C.

 

Emily pensa tout le long du trajet à son père. Si elle allait le revoir, bien sûr qu’elle allait le revoir. En vie ? Pas sûr. Elle essayait d’être forte, pour lui, pour sa mère. Elle n’en toucherait pas un mot d’ailleurs. Elle devra inventer une histoire, tout en essayant de faire le moins de micro-expressions, bien que cela soit difficile. Cal lui avait « apprit » à mentir en quelque sorte. Mais il y a toujours des petites failles. Elle lui annoncerait une violente dispute au sujet d’un exposé au Lycée. Ce ne serait pas facile, mais il fallait faire avec, elle n’avait pas la tête à trouver des explications plausibles.


titefofole  (13.08.2010 à 01:52)

Cal n’avait pas voulu voir le train partir, il s’était dépêché de revenir au groupe pour, lui aussi, inventer un mensonge à Gillian. Il n’avait pas besoin de le répéter, ses mimiques de tous les jours étaient faites pour tromper son équipe. Oui, on pouvait dire ça comme ça, la vie de Cal Lightman était en quelque sorte un mensonge à elle toute seule.

Il entra dans son bureau et trouva, non pas Gillian seule, mais toute l’équipe, y comprit Reynolds, leurs airs étaient graves.

« Bah alors ? Vous en faites de ces têtes ! Plaisanta-t-il.

-C’est pas le moment de faire le rigolo Lightman. Dit Ben sèchement.

-Y’a encore eu des meurtres, c’est ça ? Et je suis le principal suspect ?

-Tout juste !

-J’aurai juste une question. Demanda Ria.

-Allez-y.

-Est-ce que vous faites partie du groupe des tueurs en série ?

-Non. Répondit-il simplement.

-Aucun signe de mensonge apparent. Seulement… De la colère et du dégoût. Observa Eli.

-Tu connais ces personnes, Cal. Conclu Foster tout en regardant Lightman s’assoir sur sa chaise de bureau.

-Non, je suis juste en colère parce qu’Emily ne m’a pas prévenu qu’elle allait voir sa mère ! Et dégoûté du fait que ces trois hommes, que dis-je, criminels, assassins ne soient toujours pas en taule.  Dit-il en mettant sa main sur le front.

-De notre point de vue, Ben, il ne ment pas… Après… Les vidéos prouvent que tu étais au enterrement, et là… Ils se sont tous les trois clairement identifiés en se retournant vers les caméras. Parmi eux, il y avait toi. Tu peux nous expliquer ?

-Quand ?

-Il y a tout juste un quart d’heure.

-J’étais avec Emily, je l’accompagnais à l’aéroport.

-Je croyais que tu n’étais pas au courant.

-Oui, mais il fallait bien quelqu’un pour l’emmener.

-Cal ! Tu te rends compte de la situation dans laquelle tu te trouves là ? Vraiment, parce qu’on dirait que ce n’est rien pour toi !

-Tout ce que je veux, c’est protéger ce qui m’est de plus cher, Gillian. C’est tout. »

Et il sortit de son bureau, Gillian, qui l’avait attentivement observé, l’avait vu marquer quelque chose sur un bloc. Elle s’approcha, le lut et demanda à Eli et Ria d’arrêter ce qu’ils faisaient. Tous deux, allèrent supprimer ce qu’ils avaient fait. Un étrange sentiment envahit les deux jeunes, ils étaient comme, mis à l’écart par leur patron. Ce qui était dérangeant pour Locker.

«Pourquoi, il faut toujours que cela se passe entre eux deux, hein ? On peut les aider aussi ! Ils pourraient nous faire un peu confiance non ?

-Je pense… Que leur passé est lié, c’est pour cela qu’ils ont plus confiance l’un dans l’autre. Eli, tu es jaloux, c’est tout. Tu voudrais pouvoir aider Lightman, pour qu’enfin il te regarde comme un véritable scientifique.

-Ne me dis pas que tu ne le voudrais pas toi non plus ?

-Bien sûr que si, mais je suis sûr que s’ils ont besoin de nous, ils nous le feront savoir. Et là, il nous faudra être prêts.

-N’empêche, c’est tout de même bizarre cette enquête. Comment Lightman aurait pu tuer ces gens. Enfin, c’est insensé ! Et tellement plausible à la fois. Avec son air de fou à lier, il me fait peur des fois, surtout son bureau ! Tu as vu ! On dirait un psychopathe !!!

-Eli, arrête… Tu ne sais pas.

-Evidemment que je ne sais rien Ria ! Il ne nous dit rien ! Comment veux-tu qu’on sache qui il est réellement ?

-C’est simple non ?

-Explique-moi. Va-y. Encouragea Eli de la main. »

Ria s’en alla. Elle ne voulait pas avoir cette conversation avec Locker. Non pas qu’elle ne pouvait pas, elle ne le voulait pas, ce n’était pas à elle de le faire. Surement pas. Elle marcha dans les longs couloirs du groupe Lightman. Elle se rendit instinctivement dans le bureau de Gillian, celle-ci en la voyant arriver se retourna, dos à elle.

« Gillian ? Qu’est-ce qui se passe ? S’enquit-elle.

-Je… Je ne sais pas.

-Pourquoi il agit comme ça ? En perso ? On est une équipe non ?

-Les seules fois où Cal a réagi comme ça, c’était sur des enquêtes qui le touchaient directement ou indirectement. Il…Il ne se contrôle plus, il est capable d’y laisser la vie. Chose que personne ne veut ici.

-Je comprends, mais Gillian. Cette patiente, que j’ai vue un jour sur la vidéo. Ce n’était pas qu’une simple patiente.

-Ria, on ne va pas revenir là-dessus.

-Alors, répondez juste à une question : Est-ce que c’était la mère de Lightman ? »

Ria avait visé juste. Gillian fut un moment surprise, angoissée, elle fuyait le regard de Torres. Elle avait donc bien compris toutes les émotions que Cal avait ressenties le soir où elle lui en avait parlé.

« Je prends ça pour un ‘oui’.

-Tu as un don, Ria. Mais sache que parfois, tu le regretteras.

-Il faudra peut-être un jour que vous nous fassiez confiance aussi ! Si je vois tout ça, tout ce que les gens ressentent, vous ne faites pas exception à la règle.

-Tu es venue pour quoi ? Demanda Foster.

-Est-ce que je peux m’en aller ?

-Bien sûr, il n’y a plus rien à faire. Le FBI ne nous a pas contactés.

-Merci. Dit-elle simplement en s’en allant. »

La jeune Torres avait un don, certes, mais ce n’était pas seulement une chance, cela peut aussi vous faire du mal dans ce cas là. Elle n’arrivait pas à comprendre pourquoi Lightman et Foster avaient mis en place certaines règles. Elle avait encore du mal à comprendre.

Eli, lui restait dans la salle vidéo… Réfléchissait à ce qu’avait dit Ria. Il était assis devant un écran éteint. Ne fixant que son reflet dans cette immensité noire. Il pensait. Pourquoi Lightman ne leur faisait-il pas confiance. Pourquoi était-il si réservé. Pourquoi est-ce qu’il ne parle jamais de lui. Pourquoi est-il si dur envers eux. Des tonnes de questions de ce genre résonnaient dans la tête de Locker. Mais il fut tiré de ses pensées par Gillian qui vînt lui dire bonsoir.

« A demain, Eli, ne reste pas trop tard.

-Bien sûr, Gillian. C’est bizarre.

-Quoi donc ?

-De partir du boulot alors qu’il n’est que dix-heures trente. D’habitude, ce n’est pas avant vingt-deux heures ou vingt-trois.

-Oui, c’est vrai. Il faut croire que les gens ne mentent plus.

-Si seulement.

-Bonsoir Eli.

-Bonsoir Dr. Foster. »

Et elle partit, Eli fit de même quelques minutes plus tard. Il se rendit chez lui. Un appartement dans le quartier d’Arlington. Il se gara dans le parking sous-terrain, monta les douzaines de marches, pour se rendre dans le couloir. Les murs étaient d’un jaune pâle, le sol recouvert de parquet quelque peu grinçant de temps à autre. Il se dirigea vers le fond du couloir, appuya sur le bouton de l’ascenseur. Il croisa Madame Tinger, la salua et s’engagea dans la boîte métallique. Il demanda l’étage quatre. Les portes se refermèrent et l’ascenseur monta les étages. Une petite chose tracassait Eli. Il avait appuyé sur le bouton quatre. Mais l’ascenseur restait sur le trois. Lorsqu’il ré-appuya dessus, rien. Il était bloqué dans l’ascenseur. Heureusement qu’il n’était pas claustrophobe. Il essaya d’appeler le service de l’immeuble, mais rien à faire, il n’avait pas de réseau. Il restait seul, dans cet ascenseur.

« Quelqu’un va bien voir qu’il est coincé, ou quelqu’un va s’inquiété de ne pas me voir. Pensa-t-il. »


titefofole  (28.08.2010 à 00:26)

Ria avait une façon bien à elle de conduire. Une conduite brusque, assez masculine à vrai dire. Elle roulait vite en cette soirée d’Août. Se rendant chez elle. Mais elle fit un petit détour à l’avance. Elle partit en direction des quartiers d’Anacoastia, elle avait quelques petites choses à demander. Elle s’arrêta devant une maison avec des sapins bien taillés. La maison avait deux étages et était en pierres à l’extérieur. Elle ne ressemblait pas vraiment à la maison qui pourrait correspondre au genre d’homme vivant à l’intérieur. Elle descendit de la voiture, marcha dans la petite allée semée de gravier, et alla sonner à la porte. Personne ne répondit. Elle regarda par la fenêtre à sa droite, et put distinguer une silhouette qu’elle connaissait bien, par terre. Sans plus réfléchir, elle poigna la porte qui s’ouvrit, elle s’attendait à ce qu’elle soit fermée et non. Elle se précipita vers le propriétaire de la demeure.

« Cal !! Réveillez-vous ! Hey !! Hurla-t-elle. »

Aucun signe de vie de la part de Lightman. Elle le mit sur le dos et fit les premiers gestes de réanimation. Elle approcha sa joue gauche de sa bouche et sentit un souffle. Elle se rassura d’un coup. Et poussa un peu la table basse du salon vers la télévision. Elle le mit en position latérale de sécurité. Il respirait, c’était déjà ça. Quand elle leva le nez de son patron, elle vit une bouteille de Scotch vide près du fauteuil. Elle comprit ce qui s’était passé. Il avait dû en boire des litres… Puisqu’il n’y avait pas qu’une seule bouteille, mais bel et bien quatre. Elle se mit assise sur le sofa et patienta, elle ne pouvait pas le laisser seul. Ria jetait des coups d’œil aux alentours, regardant la cheminée, les photos qu’il y avait dessus. Une attira son attention. Il s’agissait de Cal, Zoé et Emily. Tous souriant et mangeant une glace chacun. Cal et Emily s’étaient mis de la glace sur leur nez. L’adolescente devait avoir six ou sept ans. Ils étaient heureux, depuis qu’elle travaillait au groupe, elle n’avait pas revu ce sourire sur les lèvres de Cal, ni même sur celles d’Emily. Cette joie de vivre était partie chez Lightman, puis chez sa fille, car elle ne les voyait plus sourire. Les rares fois où il sourit, il se force. Et Emily sait que c’est pour lui faire plaisir.

Elle resta un long moment sur le sofa. Puis, lui surgit une envie, assez pressante, il devait être aux alentours de vingt et une heures après-en et il fallait qu’elle se rende aux toilettes. Elle se faufila dans la salle à manger, puis la cuisine et remarqua une porte à côté de l’escalier menant à l’étage. Elle l’ouvrit et en effet elle trouva les toilettes. Elle y entra, pendant à peu près cinq minutes. Et quand elle ressortit, la première chose qu’elle vit, était une arme braquée sur sa tête. Instinctivement elle leva les bras en l’air. Quand elle regarda au-delà du canon de l’arme, elle distingua la figure de Cal.

« Cal, c’est moi. Ria.

-Vous êtes là pour ma fille, hein ?!

-Cal… C’est Ria du boulot. Vous vous souvenez ?

-Ria… Encore une nouvelle recrue hein ! Vous voulez ma peau aussi ! Après tous ces gens ! Vous vous rendez compte de ce que vous faites ! Je croyais qu’on était amis. Qu’est-ce qui a changé ? C’est plus facile de tuer les gens pour de l’argent que de travailler c’est ça ! Vous n’étiez pas capable d’en foutre une à Londres, pourquoi maintenant ?

-Lightman… Dit-elle, en douceur.

-Quoi ?

-Venez avec moi et je ne ferai rien à Emily !

-D’accord. »

Ria se balada dans la maison, cherchant la douche… Cela avait fonctionné pour elle, il n’y a pas si longtemps que cela. Elle essaya à l’étage. Juste à côté de la chambre d’Emily, il y avait une assez grande salle de bain. Elle y entra avec Cal, qui ne reconnaissait même pas son propre habitat. Elle ouvrit le robinet d’eau froide.

« Vous allez me tuer sous l’eau ? Comme dans le film d’Hitchcock ?

-Non. Je n’ai pas de couteau. »

Elle le poussa sous l’eau. Il se figea. Comme attiré par l’eau froide sur sa peau et ses vêtements. Il ne bougeait pas. Plus qu’étonnant, il était droit comme un « i ». Chose qui n’arrivait jamais. Cal Lightman avait pour habitude de se tenir un peu courbé, en avant ou en arrière, c’était son style, mais jamais comme un homme politique, ça jamais. Il se laissa glisser le long du mur et se mit assis par terre. La tête dans ses mains, celles-ci posées sur ses genoux. Il s’était recroquevillé en position du fœtus.

« Je suis désolé, Ria. Dit-il tout en regardant droit devant lui.

-Ne le soyez pas. Ce n’est pas de votre faute.

-Bien au contraire.

-Comment ça ? Demanda-t-elle, cherchant des réponses.

- Quand je vivais à Londres, j’avais les meilleurs amis qu’on puisse avoir. Seulement j’avais un plus gros cerveau qu’eux. Mon père travaillait beaucoup, il n’était quasiment jamais présent. Il était là pour son anniversaire, ma mère est tombée en dépression à cause de ça. Je devais avoir l’âge d’Emily. Elle est allée dans un hôpital psychiatrique, me laissant seul à la maison avec ma petite sœur et mon petit frère. On se cachait pour ne pas aller dans une famille d’accueil. Mon père a touché une prime et un boulot prés de la maison, il est rentré et nous a pris avec lui. Son anniversaire approchait et ma mère voulait venir nous rejoindre, elle clamait haut et fort dans tout l’hôpital qu’elle allait bien. Et son psy la laissée sortir pour quelques jours. On a fêté l’anniversaire de mon père et deux ou trois jours plus tard, dans la na nuit, mon frère, James, fit un cauchemar. Il voulut aller voir ma mère et trouva que notre père dans le lit qui lui indiqua la cuisine. Il est descendu et je l’ai entendu courir dans l’escalier qui menait à l’étage pour venir se blottir sous la couverture avec moi. Je n’ai rien dit. Le lendemain matin on entendit ma sœur, Margaret, hurler. Mon père bondit hors du lit sans regarder à côté de lui. Il se précipita et trouva ma mère, elle s’était pendue et on avait rien entendu. Le jour de l’enterrement, je n’étais même pas présent. Je n’avais pas la force. Je ne suis pas allé à la Fac pendant plusieurs semaines. Il y avait toujours des copains avec moi, ils avaient peur que je fasse une bêtise. J’ai laissé tout tomber pour venir à Washington, j’ai même piqué du fric à mon père. Je suis arrivé ici, je me suis directement inscrit à la Fac. Et j’ai retrouvé le psy qui s’occupait de ma mère, il enseignait à Oxford, la même Fac que moi. J’ai sauté sur l’occasion et quand il a entendu mon nom il a tout de suite fait tilt et m’a demandé de rester à la fin du cours. Il m’a donné la vidéo que tu as vue l’autre soir. Je n’ai pas cessé de la regarder. Et c’est en ralentissant le film, pour revivre les derniers moments qu’il me restait de ma mère que j’ai découvert les micro-expressions. J’en avais fait un sujet en science, personne ne m’avait pris au sérieux, j’ai obtenu mon diplôme scientifique et je suis parti avec peu d’argent en Afrique, pendant trois ans. J’ai étudié les visages de chacun, apprenant que les expressions étaient universelles. Que quoi que l’on dise, le corps réagit toujours. Jusqu’à ce que je découvre que si on mentait, ou racontait quelque chose d’inventé, notre corps réagissait bizarrement. J’ai donc tout répertorié. Je suis revenu au Etats-Unis et je suis allé à la bibliothèque chercher de vieux ouvrages sur cette théorie, le langage corporel et autres. Ayant réuni assez de preuves sur ma théorie, je suis retourné en Angleterre, le MI5 m’a de suite accepté, je suis resté pendant quatre ans. A mon retour aux Etats-Unis je suis retourné à la bibliothèque, toujours dans le but d’apprendre de nouvelles choses. C’est là que je suis tombé sur Zoé, elle voulait en apprendre un peu plus également, elle avait un diplôme en droit, voyant qu’elle cherchait la même chose que moi, je me suis approché et je lui ai lancé un « Bonjour, je pense que ceci pourrait vous intéresser. »  Et elle m’a pris pour un bibliothécaire travaillant là. Je me suis retrouvé au Pentagone à travailler avec Zoé de temps en temps. Quelques mois plus tard, on sortait ensemble. On avait la trentaine, on s’est mariés, on a eu Emily en 1994 et après les attentats du onze septembre j’ai crée le groupe Lightman, Zoé ne supportait pas le fait que je passe ma vie au boulot mais je faisais ce que j’aime. J’en avais parlé à la psy au Pentagone. Et elle m’a regardé avec du dédain, c’est là que j’ai compris que c’était fini. Emily l’a souvent mal pris… Elle avait sept ans, c’est à cet âge là qu’on comprend plus de choses… Et je me suis associé avec Gillian Foster, la psy du Pentagone qui démissionna. Me voilà maintenant… Le passé me hante et me hantera toujours.

-Wahoo… Je… Je ne sais pas quoi dire, ni penser de tout ça.

-Tu peux le dire que j’ai eu une vie pas facile voire merdique.

-Pas facile, oui. Je ne sais pas comment vous avez réussi.

-Ma mère m’a toujours dit : « Tu as une tête, Cal, sers-t’en. » Je l’ai écoutée. Et aujourd’hui en ayant découvert les micro-expressions, je la remercie. C’est un peu grâce à elle que j’ai ce travail que j’adore. Même si parfois je préfèrerais ne pas connaitre tout ça.

-Grâce à vous, des millions de gens connaissent une certaine vérité.

-J’en suis conscient. Etant petit, je ne voyais pas l’utilité de faire des études et je cherchais à être « normal » ce qui consistait à être un cancre. Mais maintenant que j’ai grandi et acquis de l’expérience, je sais que pour vivre, les études comptent énormément, sauf dans ton cas. La dernière fois quand je t’ai parlé de ton don, ce que je voulais dire, c’était que même si tu vois plein de choses, parfois tu préféreras ne pas les voir, certaines  choses ne sont pas à voir ou à connaitre. Crois-moi. Je savais que mon mariage allait se finir en divorce un an avant. Zoé a gardé Emily pendant trois ans.

-Mais, quand on vous regarde, on a l’impression que tout est si facile pour vous, que vous avez un don. Que vous avez ça dans le sang.

-Tout ce que je sais, Ria, je l’ai appris par moi-même.

-Pourquoi ne pas nous en avoir parlé plus tôt ? Pourquoi ne voulez-vous pas nous en parler ? Pourquoi est-ce que vous ne nous faites pas confiance ?

-Pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi…Pourquoi, pourquoi. Je pense que les homo-sapiens se demandent trop souvent « pourquoi ». Souffla Cal.

-Où est Emily ?

-Avec sa mère à Chicago.

-Vous ne vous êtes pas disputé avec elle, n’est-ce pas.

-Non.

-Alors quoi ?

-Les tueurs en série m’ont enlevé…

-Décidemment c’est une habitude maintenant. Coupa-t-elle.

-Il faut croire que oui. Et ils m’ont menacé.

-De s’en prendre à Emily. Mais ils ont appris qu’on bossait sur l’affaire, alors ils se sont rendus chez vous… Et ont essayé de la trouver.

-Oui, mais comment sais-tu cette partie ?

-J’ai vu la chambre d’Emily, en pagaille.

-Ah… Ils sont prêts à tout, Ria. Et je ne peux rien faire.

-Bien sûr que si. Vous les connaissez non ?

-Oui,  mais j’ai fait vœu de les protéger. J’irai jusqu’à mourir pour eux. Ils étaient et sont encore, mes meilleurs amis et plus.

-Je comprends. Je ne dirai rien de tout ça. A qui que ce soit. Mais une dernière question.

-Si le FBI s’en charge je n’interviendrai pas.

-Non, pas ça. Est-ce qu’ils pensent la même chose à votre sujet ? »

Cal ne sut quoi dire, elle n’avait pas tort. Il se releva et il lui demanda d’aller dans le salon, pour l’attendre le temps qu’il se change. Une fois le tout fait, il descendit et il trouva Ria, sur le canapé, endormie, un sourire naïf sur son visage. Il remonta à l’étage pour aller chercher une couverture et redescendit pour couvrir Ria, qui dormait paisiblement. Il ramassa les bouteilles et les mit dans la poubelle du garage. Il regarda sa montre, elle indiquait vingt-deux heures quinze. Ils avaient parlé pendant plus d’une heure.  Lui qui ne parlait pas beaucoup, il avait comme vidé son sac.


titefofole  (28.08.2010 à 00:26)

Eli quant à lui, était toujours coincé dans l’ascenseur, il frappait aux portes, mais rien à faire, personne ne l’entendait. Il était désespéré.

« Je ne pensais pas mourir comme ça moi. Dit-il à lui-même. Et voilà que je parle tout seul maintenant. »

Il s’était assis par terre, attendant que quelqu’un le trouve. Il regardait son reflet dans les murs métallisés de l’ascenseur. Les cheveux dégoulinant, il avait plu lors de sa sortie de la voiture. Les gouttes perlaient sur son front pour venir s’écraser sur son jeans bleu marine. Les jambes écartées, les mains pendantes au milieu, légèrement repliées, le dos recourbé, la tête en arrière… Il patientait. Un bruit de métal se fit entendre.

« On m’a retrouvé ! Génial ! Dit-il tout heureux »

Il ouvrit son ordinateur portable et tout ce qu’il vit, était un homme en noir, juste au dessus de sa tête. Il ne bougea pas. Il restait calme. L’homme sauta dans la cage et voulu s’en prendre à Eli, qui fut plus rapide, en un coup d’œil, il avait remarqué le couteau qu’il tenait et lui avait enfoncé dans le corps, il retomba au sol. Et l’étudiant du groupe Lightman se hissa avec quelques petites difficultés en haut de la cabine. Il retrouva un homme en rappel, il lança le couteau qui le toucha à la cuisse droite. L’arme retomba en éraflant Locker au bras avant gauche. Premier réflexe, il prit en main son téléphone portable dans sa poche de jeans et vérifia s’il avait du réseau. Une barre. Il avait une barre. Il se hâta d’appeler Lightman, chez lui.

« Décrochez, décrochez, décrochez… Allez… Oui allô Dr. Lightman…

-Votre correspondant est occupé, si vous voulez laisser un message, parlez après le bip sonore.»

Eli raccrocha. Il essaya d’appeler Ria, personne non plus. Il appela donc Gillian.

« Aller, Gillian…

-Oui ?

-Gillian, c’est Eli !

-Qu’est-ce qu’il y a Locker ? Dit-elle, la voix toute endormie.

-Je suis coincé dans mon ascenseur et il y a des gars qui ont essayé de me tuer ! Je n’arrive à joindre ni Lightman, ni Ria.

-Pourquoi tu m’appelles moi au lieu des secours hein ?

-Bah, pour vous dire que je suis coincé et que Lightman et Ria sont injoignables…

-Appelle les secours, je vais voir Cal. Et fais attention !

-D’accord. Merci. Et vous aussi Gillian. Dit-il avant de raccrocher. »

Il appela ainsi les secours, quand il disait les secours, c’était tout l’arsenal qui s’était déplacé.


titefofole  (28.08.2010 à 00:35)

Gillian ne réfléchit même pas, elle se leva de son lit, s’habilla, parcourut tout son appartement pour aller chercher ses clés de voiture, enfila son manteau ainsi que ses chaussures et s’en alla. Elle monta dans sa voiture garée sur le parking des propriétaires d’appartement et elle démarra en trombe. Elle se rendit immédiatement chez Cal. Elle avait peur qu’il ne lui soit arrivé quelque chose, tout comme à Ria. Cette affaire était personnelle et elle le savait. Elle arriva dans le quartier d’Anacoastia, elle fut prise de peur. Des ambulances étaient présentes ainsi que la police. Tout cela ne présageait rien de bon. Gillian reconnut la maison où ils étaient garés. Elle avait peur, très peur. Ne sachant quoi penser, elle sortit de sa voiture et se dirigea vers les policiers.

« Bonsoir, excusez moi, mais que se passe-t-il monsieur l’agent ?

-Encore un coup des tueurs en séries ! C’est leur signature.

-De qui s’agit-t-il ?

-Il y a deux personnes. »

Le cœur de Gillian manqua un battement, non, cela ne pouvait pas être possible.

« Vous avez des identités ?

-Non, pas encore.

-Mais je croyais que les tueurs en série n’attaquaient pas au même endroit en même temps ?

-Ils ont changé leur mode opératoire apparemment, pour une raison que l’on ignore encore. Fit Reynolds en arrivant.

-Ben, Cal habite ici !

-Je sais… Dit-il à demi-voix.

-Ben ? Il y a un truc que vous ne me dîtes pas.

-Je suis désolé Gillian. Ils n’ont rien vu venir tous les deux.

-Cal et Ria ??

-Oui. »

Gillian pleurait à présent. L’agent du FBI essayait de la consoler, mais rien à faire. Elle ne voulait pas se calmer ou autre. Elle demanda à Reynolds si elle pouvait voir les corps, il lui refusa l’accès. Maintenant elle était dans une colère folle. Les tueurs ont changé leur mode opératoire, ce n’est pas normal, à moins que ce ne soit qu’une simple copie. Elle put enfin entrer dans la maison de Lightman, et elle vit ce qui faisait de ce meurtre, une pâle copie.

« Ben, ce sont des imitateurs qui ont fait ça. Jamais au grand jamais les tueurs en séries n’auraient fait ça comme ça. Vous voyez, la maison est complètement saccagée. Nos hommes on besoin de vite fait, bien fait. Que se soit net. Là, on a l’impression qu’il y a eu débat, Cal et Ria se sont défendus, peut-être pas avec brio, mais ils se sont défendus. J’en suis persuadée. »

 


titefofole  (28.08.2010 à 00:36)

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