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Série : Lie to Me
Création : 10.08.2010 à 03h06
Auteur : titefofole
Statut : Terminée
« Provient d'un rêve assez étrange... » titefofole
Cette fanfic compte déjà 32 paragraphes
Dans l’ambulance, le calme régnait, on entendait seulement les sirènes de l’extérieur, aucun cardiogramme n’était en fonction, le silence total.
« Ria ?
-Oui.
-Tu crois qu’elle va gober tout ça ?
-J’en sais rien.
-Bon, je crois qu’on peut sortir de la-dessous. »
Ils enlevèrent les draps qui les couvraient. Ils se regardèrent, Ria ne comprenait pas encore pourquoi il avait voulu faire ça. Mais bon, si cela pouvait servir à coincer ces gars là.
« Et maintenant, on fait quoi ? Demanda-t-elle.
-On va être aidés par le FBI. Faire comme si on était des tueurs en séries nous aussi, faire croire à la presse que nous sommes les vrais, pour que nos hommes commettent une erreur aussi banale qu’elle soit.
-Quoi, comme erreur ?
-Du genre, laisser une empreinte, du sang, je sais pas moi, je suis pas du FBI !
-Une grosse mascarade en somme.
-Un mensonge à long terme.
-Gillian ne va pas aimer.
-Tant pis si elle n’aime pas. C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour les faire emprisonner.
-J’espère que cela marchera. Et comment on contacte Reynolds ? Il est au courant au moins ?
-J’ai déjà appelé le directeur du FBI, il devrait pas tarder à être au courant.
-Comment vous avez fait pour que le FBI collabore avec nous ? On est de simples civils non ?
-Cela fait plus de six mois que cela dure, Ria. Les habitants de DC ont la trouille de sortir de chez eux. Maintenant, nous, on va créer la panique en commettant des crimes chez eux. Des agents du FBI sous couverture se feront passer pour de simples personnes et nous, on les tuera entre guillemets. Les agents du FBI en parleront à la presse, faisant ainsi réagir nos bonhommes. Ils veulent être célèbres, mais célèbres avec leur technique, pas celle de minables imitateurs. Ils feront de plus en plus de meurtres.
-Vous vous rendez compte, qu’ils tueront encore plus qu’avant ? Qu’il risque d’y avoir des centaines de personnes mortes avant que l’on ne les trouve ?
-Oui, c’est un risque à prendre. Et j’irai moi-même voir les familles des victimes pour m’excuser. Mais c’est le seul moyen, il faut les pousser à bout.
-Gillian vous a donné des cours de psychologie ?
-Non. Elle fait et j’observe.
-Comme vous faites et nous, on observe. Pour apprendre.
-Exactement ma chère Ria.
-Et où est-ce qu’on dormira ?
-J’ai une petite idée.
-Où est-ce que je vous dépose Docteur Lightman ? Demanda un agent du FBI sous couverture.
-221 Baker Street, s’il vous plait.
-Mais c’est l’adresse de Sherlock Holmes.
-Exactement.
-Je croyais que cette rue n’existait qu’à Londres ?
-Et bien, il se pourrait qu’il y en ait une à Washington aussi. »
Ria était perdue dans les explications de Lightman, la rue du célèbre détective n’existait qu’à Londres, elle était unique, il était impossible de la trouver à Washington. Et pourtant, l’ambulance stoppa devant le numéro 221 Baker Street. C’était bien la même adresse, excepté un détail, il n’y avait pas de bis. Il avait tout prévu. Ils descendirent de la camionnette et ils entrèrent dans le bâtiment.
« Bon, c’est pas un quatre étoiles, mais ça suffira.
-Euh, Cal, il n’y a pas de toilette ?
-Si, si, au fond du jardin dans la petite baraque bleu.
-Vous vous fichez de moi.
-Est-ce que j’ai l’air de mentir ?
-Non.
-Bien, donc il y a deux chambres, une au rez-de-chaussée et une à l’étage, je vous laisse celle de l’étage.
-Pourquoi ?
-Parce que dans celle du rez-de-chaussée il n’y a qu’un simple canapé. Alors qu’à l’étage il s’agit d’un lit.
-Merci.
-Mais de rien, c’est normal et puis si nous sommes découverts, je serai le premier averti.
-Vous aurez de quoi vous défendre ?
-Oh oui, ils n’ont qu’à se préparer. J’ai une Winchester, ainsi qu’un Smith & Wesson toujours sous mon oreiller.
-Mais bien sûr.
-Nan, je rigole. Je sais me défendre, n’oubliez pas, j’ai fait partie du MI5. Demain, nous commencerons notre nouveau travail si je puis dire. »
Ria acquiesça de la tête. Et elle partit dans sa chambre à l’étage. Certes ce n’était pas un quatre étoiles ainsi que l’avait dit Lightman, mais cela suffirait amplement. Elle se jeta sur le lit qui était en bon état et s’endormie, comme chez son patron. Cal, lui en bas, était resté assis, il avait passé ses bras derrière le canapé. Pourquoi il avait décidé de l’emmener avec lui, dans ce bazar. Peut-être parce qu’elle était prête.
La police, le FBI, les pompiers, tout l’arsenal était là. Juste pour Eli Loker. Il était surpris lui-même. Les pompiers étaient descendus le débloquer et le FBI cherchait le moindre indice. Eli leur avait indiqué le couteau qu’il avait lancé. Peut-être qu’il y aurait du sang dessus, le sien et celui du gars qui était remonté. C’est ce qu’il espérait, enfin ils auraient de quoi en attraper un autre. Le FBI embarqua le couteau sous plastique et demanda à Eli quelques petits renseignement, et ils emmenèrent celui qui était resté dans la cage d’ascenseur en cellule, pour des aveux. Eli put regagner son appartement, il téléphona de suite à Gillian pour savoir ce qui était arrivé à Lightman et Ria.
« Allô, Gillian. Comment vont Cal et Ria ?
-Ils sont morts, Eli.
-Quoi ?
-Ils sont morts, les tueurs en séries les ont eus, eux aussi.
-Mais… Ce n’est pas… Je suis désolé Gillian.
-Je le suis tout autant que toi, Eli.
-Pourquoi ils ont changé de moyen opératoire d’un coup ?
-Bonne question, ce n’est peut-être pas eux, mais des imitateurs. En tout cas, on ne s’en mêlera pas. Est-ce que c’est compris Locker ?
-Oui. »
Il raccrocha sans dire un mot. Il était en colère, si Lightman les avait laissés continuer, peut-être qu’ils ne seraient pas morts. Il était fou de rage, mais ce qui est fait, est fait. Et personne ne pourra changer ça.
Au FBI. Le directeur avait convoqué ses meilleurs agents. L’agent Muller, l’agent Bivice, l’agent Petit. Tous les trois chefs d’une équipe de six agents. Ils patientaient tous les trois dans la salle d’attente. La secrétaire du directeur arriva et les invita à entrer.
Le bureau était gigantesque, digne de celui du Président Obama. Le directeur se retourna vers eux, dans son fauteuil.
« Bien le bonsoir à vous.
-Bonsoir monsieur le directeur. Firent-ils.
-J’ai une mission spéciale pour vous et subalterne. Le docteur Cal Lightman, spécialiste en détection de mensonge et ami, ainsi que sa collègue Ria Torres ont eu une idée. Se faire passer pour des imitateurs des tueurs en série. Pour les pousser à faire de plus en plus de meurtres et causant des erreurs de leur part.
-Monsieur, si je peux me permettre une remarque. Commença Muller.
-Oui, je sais les risques encourus, il pourrait y avoir énormément de morts, j’en suis bien conscient, mais si c’est le seul moyen, alors il faut saisir cette chance. Votre mission, devenir de simples habitants de Washington. Vous habiterez tous dans le N°221 pour faciliter la tâche de Lightman et Torres. Je compte sur vous et vos agents, il est impératif que cette mission fonctionne. J’ai une totale confiance en Lightman et je n’en attends pas moins de vous. Suis-je clair ?
-Tout à fait monsieur. Mais comment les tueurs en série sauront qu’il existe un imitateur ? Demanda la jeune Bivice.
-Je charge l’agent Reynolds de faire des interviews auprès des médias et de les avertir anonymement également. Répondit le directeur. Est-ce que vous êtes partants pour cette mission ? De toute façon, je ne vous donne guère le choix.
-Bien monsieur, j’accepte. Fit l’agent Petit.
-Ainsi que moi-même, j’ai perdu un proche à cause d’eux. Acquiesça l’agent Muller.
-Moi aussi. Sortit l’agent Bivice.
-Très bien, je vois que tout le monde est d’accord. Allez rejoindre vos équipes, je veux tout le monde opérationnel demain matin, voici les plans de vos maisons, nous les avons fait déserter, vous n’avez plus qu’à vous y habituer. Bonne chance.
-Merci. Dirent-ils en sortant du bureau. »
Le directeur mit en route une vidéo conférence, les différentes agences des Etats-Unis étaient présentes : la CIA, la DEA, le NCIS et la NSA. Le directeur du FBI demanda de l’aide, au moins deux agents en renfort dans chacune des agences, ce n’était pas énorme, certes, mais cela suffirait. La CIA, envoya l’agent Kort et l’agent Deven. La DEA, les agents Torn et Manitch. Ledirecteur Vance du NCIS, les agents DiNozzo et David et la NSA, Buller et Vitch. Leurs missions à eux, serait d’être des proches des victimes. Pour que cela paraissent plus crédible.
Le lendemain matin, 221 Reed Road à l’Est de Washington, le FBI était sur place avec des ambulances. C’était deux agents de Bivice qui étaient sur le coup. Le couple se faisait appeler Tom et Sonia. Des draps les recouvraient en sortant de la maison. Les médias étaient déjà là, interviewant des proches des victimes, les agents Torn et Manitch de la DEA sous couverture. La journaliste de CNN était là.
« On se dit que cela ne peut pas nous arriver et là, on apprend que nos meilleurs amis se font tuer par ce groupe de tueurs en série ! C’est incroyable, je… Toutes nos condoléances à leurs familles…
-Vous savez que ce serait l’œuvre d’imitateurs ?
-Quoi ? Parce qu’en plus ils sont plusieurs groupes maintenant ! Mais ça devient n’importe quoi ! Que fait le FBI ? Rien du tout pour l’instant ! Ils attendent quoi pour réagir ? Qu’il y ait des milliers de morts ou quoi ?
-Calme-toi chéri, ça sert à rien. Fit Samantha, alias l’agent Manitch.
-Non, je ne me calmerai pas ! Pourquoi ils font ça au juste hein ? »
Mais la journaliste était déjà partie. Les deux agents restèrent quelques minutes, jusqu’à ce que les portes de l’ambulance se ferment. Puis ils partirent.
De l’autre côté de la rue, les deux responsables de ce bazar, observaient.
A l’autre bout de la ville, dans un coin reculé de Washington, un groupe de personnes observait eux aussi, mais par la télévision. Ils étaient en colère, très en colère.
« Non mais regardez moi ce bordel ! C’est pas possible ! On peut pas faire pire que ça ! Regardez moi ce travail ! C’est bâclé ! Pff, des novices encore !
-En même temps patron, on ne peut pas nous copier, nous sommes uniques dans notre genre !
-Tu as raison Peter ! Jamais on ne pourra nous battre ! Nous sommes si forts à ce jeu. Combien d’innocentes victimes ?
-Oh… Euh attend voir… Une bonne cinquantaine. Je crois.
-En combien de temps ?
-Huit mois.
-Cela fait une moyenne de combien de meurtres par jour ça, Eva ?
-Environ cinq, Chef ! dit la jeune recrue en se mettant au garde à vous.
-Bien ! Au moins une qui sait compter ! N’est-ce pas les gars ? Bande d’ignorants que vous êtes…
-T’y vas un peu fort là James.
-Je fais ce que je veux d’accord. Vous êtes pas contents, vous dégagez de là. Rien ne vous oblige à rester.
-Bah je me casse moi alors ! Lança un homme dans l’ombre.
-Danny, tiens donc, celui qui a peur du sang. Tu veux te casser ? Bien, à ta guise, mais sache que si tu nous balances, je te promets de te faire la peau. Suis-je bien assez clair ?
-Oh, t’inquiète pas, je tiens à ma vie. Allez salut les tafiolles. »
Et Danny s’en alla, il savait que cela allait mal tourner, que son vieux pote avait un plan et que cela allait mal tourner pour eux. Il a une femme et un petit garçon, il tient à eux et il ne veut pas les perdre à cause d’un bête jeu. Il faut qu’il trouve Cal, il pourra l’aider. Il l’avait fait par le passé…
221 Baker Street, Cal et Ria étaient de retour et s’étaient assis sur le canapé qui servait de lit à Lightman. Il patientait, Ben allait les appeler.
« Vous croyez que cela marchera ?
-Il le faut. Je ne veux pas avoir la mort de plusieurs personnes sur la conscience.
-Pourquoi ?
-Pourquoi quoi encore ? Dit-il, énervé.
-Ne vous énervez pas, c’est bon.
-Je ne m’énerve pas.
-Ah oui et c’est quoi ces sourcils froncés hein ?
-Bon, d’accord, qu’est-ce qu’il y a ?
-Pourquoi vous faites ça ?
-Faire quoi ?
-Allez, vous êtes plus intelligent que ça tout de même.
-Plus jeune, j’ai fait une grosse bêtise. Et mes potes m’ont couvert. Sauf que, quand je suis parti aux Etats-Unis, j’ai appris qu’ils faisaient la même chose que moi. En groupe.
-Ah, je vois. Et cette bêtise, c’était si grave que ça ?
-J’ai tué un homme, Ria… Oui, c’est assez grave. Je voulais son argent et il avait une arme, on lui a couru après, l’arme est tombée, moi je pensais que c’était un jouet, je l’ai ramassée et j’ai tiré.
-Vous ne pouviez pas savoir. Vous aviez quel âge ?
-Je devais avoir douze ou treize ans. »
Le téléphone de Lightman sonna, c’était Reynold, il ne voulait pas le féliciter, mais il voulait l’avertir que quatre autres meurtres venaient d’être découverts, encore un coup des tueurs en série. Des personnes dans la rue et chacune, une balle dans le dos. L’arme utilisée était surement un silencieux. La population ne savait pas où se mettre, dans la rue, ils étaient vulnérables et chez eux, des imitateurs pouvaient les attendre. La panique commençait à se faire sentir.
¤¤¤¤¤
Laboratoire du FBI, les scientifiques avaient pu identifier le sang de Eli Locker et de deux autres individus, dont un était Leo Stuart, un tueur à gages connu à New York il y a dix ans de cela. Sorti de prison pour bonne conduite il y a tout juste neuf mois. Pour l’autre, la recherche continuait son cours. Il n’était pas fiché par Interpol. Ils cherchaient dans un réseau plus petit.
Gillian était revenue au bureau et se chargeait des petites affaires qui pouvaient être faites. Eli quant à lui badait son écran d’ordinateur, il ne savait pas quoi faire. L’ambiance dans l’agence était devenue pesante. Foster ne voulait pas d’aide de la part du jeune diplômé. Eli pris de fourmis dans les jambes, décida de faire un tour. Il allait de bureau en bureau, puis il s’arrêta bavarder un peu avec Heidi de tout et de rien et repartit. S’arrêtant dans l’antre du psychopathe comme il l’avait fait remarquer, il regardait chaque panneau que Lightman s’était amusé à faire avec son portrait. Toutes les émotions universelles étaient là. Eli, assis dans le canapé d’en face, contemplait l’œuvre de Lightman, il avait mis plus de vingt ans à réaliser tout ça et à le faire comprendre au monde entier. C’était à leur tour de continuer.
¤¤¤¤
Le FBI était aux quatre coins de Washington, cherchant le moindre indice sur les quatre meurtres, une goutte de sang, une empreinte de doigt. Le seul indice qu’ils avaient pu récolter était du sang. En très petite quantité, retrouvé sur le coin de la table basse dans le salon. C’était très peu, mais il pourrait y avoir quand même comparaison. Ce que le FBI s’empressa de faire. Les fouines, comme les appelait Reynolds patientaient, attendant un résultat. Ben était avec eux d’ailleurs. Le résultat était fructueux: Positive Match 89%.
C’est la même personne qui s’est enfuie et que Eli a blessée. C’était déjà un bon point, maintenant il fallait trouver une comparaison fiable, pour connaitre l’identité du bonhomme.
¤¤¤¤
Ben rappela Lightman, il fallait qu’il lui parle de ça.
« Docteur Lightman.
-Oui Ben ?
-Locker s’est fait attaquer en rentrant chez lui.
-Comment va-t-il ?
-Il va bien, il a amoché un des tueurs en série, qui s’appelle Leo Stuart et nous avons également une comparaison positive sur un autre tueur en série que Eli a blessé.
-Il devrait faire partie du FBI dis-moi. Pourquoi tu ne l’engages pas ?
-Il est très bien au groupe.
-Ça je suis d’accord. Quoi d’autre ? Comment va Gillian ?
-Elle est très… Froide, je m’attendais à la voir partir en dépression et rien. Elle vous ressemble à vrai dire.
-Moi ? Je suis froid ?
-Oui, elle bosse sans arrêt. Depuis ce matin, enfin depuis huit heures, elle a enchainé cinq affaires. Et il n’est que onze heures et quart.
-Ah oui, en effet. Et est-ce que vous avez prévenu Emily et Zoé ?
-Non, pas encore. Je leur annonce comment ? La vérité ou le mensonge ?
-Le mensonge. Il le faut. C’est mieux pour elles, je ne veux pas que ces timbrés se rendent compte de quelque chose. Ah oui et sur ma tombe, je ne veux que des roses rouges. Merci. »
Il avait raccroché sans même réfléchir. On toquait à la porte, les roses rouges c’était le signal.
« Allez ouvrir Ria.
-Pourquoi moi ?
-Si ce sont les tueurs en série, ils ne vous ont jamais vue !
-Ah, d’accord. »
Elle alla donc ouvrir, Cal quant à lui, bien callé dans le canapé saisit son revolver, prêt à intervenir. Il vit Ria reculer lentement, il savait qui c’était.
Reynolds faisait les cents pas dans son bureau. Comment allait-il annoncer ça à Emily et Zoé ? Sans doute qu’Emily ne dirait rien, mais Zoé… Bien qu’ils ne soient plus mariés, une part de leurs sentiments est resté gravée. Il se décida.
« Allô ? Zoé ?
-Ah, Ben… Que me vaut l’honneur de votre appel ?
-Il s’agit de votre ex-mari.
-Pourquoi tu parles de Cal comme étant mon ex-mari et pas ton patron…
-Il est mort.
-Pardon ? Faussement étonnée.
-Je suis désolé Zoé, mais Cal est mort. Des imitateurs des tueurs en série qui sévissent actuellement à D.C l’ont tué. C’est pour cela qu’il tenait à ce qu’Emily aille avec vous.
-Oh mon dieu, Cal… C’est pas possible… Comment ?
-Chez lui, il était avec Ria Torres, ils parlaient d’une affaire et ils sont entrés par derrière et les ont tués avec un silencieux puis saccagé tout le salon. Le FBI fait tout pour retrouver ces deux groupes.
-Comment je vais annoncer ça à Emily ? Elle qui adore son père. Pardon, adorait…
-Je sais que c’est difficile à croire madame, mais il va falloir surmonter tout cela.
-Merci de m’avoir prévenue, Ben. Merci. »
Elle avait raccroché sans dire autre chose. Elle était déboussolée et Emily descendue de sa chambre pour venir chercher des gâteaux à manger dans sa chambre, remarqua le visage décomposé de sa mère, triste... Les sourcils obliques, elle l’avait déjà remarqué chez son père.
« Maman ? Qu’est-ce qui se passe ? Tu t’es fait virer ? Plaisanta-t-elle.
-Non, c’est ton père…
-Non, non… Pas lui… »
Ses yeux s’embuèrent de larmes, elle pinça ses lèvres pour retenir ses larmes, mais rien n’y changea, elles roulèrent le long de ses joues telles des rivières. Elle s’en alla dans sa chambre et pleura tout ce qu’elle pouvait. Pourquoi je suis pas restée avec lui… Pensa la jeune fille.
Eli plongé dans ses pensées, était encore assis dans ce canapé et regardait encore et toujours ces affiches. Quand Gillian entra.
« Eli, il faut que tu te changes les idées.
-Je n’y arrive pas, Gillian. Ils sont morts, tous les deux. Peut-être que si on avait pas regardé ces fichues cassettes, ils seraient encore avec nous.
-En parlant des cassettes, le FBI les veut.
-Elles sont dans l’armoire du fond. Et puis, à quoi cela va les avancer ?
-A démasquer les autres tueurs, si en effet Cal faisait bien partie du groupe.
-Peut-être, peut-être pas.
-On va demander à Reynolds de faire une analyse. Regarde. Dit-elle en brandissant le cutter recouvert de sang.
-Vous croyez qu’ils pourront en tirer quelque chose ?
-On verra bien. Et puis, Cal est incapable de tuer.
-Etait, Gillian.
-Oui, « était ». Soupira-t-elle en repensant à Lightman. »
Aux alentours de dix sept heures vingt, l’agent Reynolds du FBI arriva, Gillian lui confia les cassettes ainsi que le cutter. Ben était un peu sous le choc lui aussi. Il était triste, il venait de perdre un ami après tout.
¤¤¤¤
Arrivé au FBI, il s’empressa de donner les cassettes aux fouines ainsi que le sang de Lightman pour le comparer. Ben savait très bien pourquoi Gillian le lui avait donné. Elle lui avait expliqué pour la vidéo. Jack, un des scientifiques, dit à l’agent Reynolds que la reconnaissance prendrait certainement du temps… Excepté un détail, ils avaient déjà fait des comparaisons… Le sang de Lightman correspondait avec le sang retrouvé sur le couteau et le coin de la table. Ben demanda si l’ordinateur en était certain, s’il n’y avait pas d’erreur, mais l’écran affichait : Positive Match 93%.
Ce qui était bien réel. Reynolds dut se rendre à l’évidence. Lightman sur les vidéos, son sang sur une scène de crime. Il était un des tueurs en série.
221 Baker Street. Lightman et Torres montaient dans un van de couleur noire. Ils avaient tout laissé sur place. Ils étaient assez tendus à l’intérieur.
« Vous savez les gars, le FBI sait qu’on est vivant. S’ils ne nous retrouvent pas à la planque, vous serez ennemis publics N°1. Et la plupart du temps, ça se finit mal pour eux… Vous savez qui a été nominé premier ennemi public N°1 officiellement par le président du FBI lui-même ? Non, il s’agit de John Herber Dillinger. Grand bandit qui sévissait dans l’état de l’Indiana. Il pillait les banques avec son gang des casquettes blanches. Il était à la limite vénéré par certains américains. Il cherchait la gloire, et le fait que les journaux locaux parlaient de lui le rendait plus fort. John Edgar Hoover, président du FBI fit arrêter tout cela. Le nom de Dillinger n’apparaissait plus dans les journaux, il fit une erreur, sortir avec un agent du FBI sous couverture au cinéma. A la sortie, il se fit mitrailler de balles.
-Tu vas la fermer oui ! On en a rien à secouer de tout ça !
-Pourtant je vois que c’est faux. Vous étiez choqués et inquiets. Passer du simple bandit à l’ennemi public N°1 est un danger pour vous les gars, je vous assure… Hum ! Bonnie and Clyde c’était pareil, idem pour Mesrine en France !
-Ferme-là !! Hurla un homme en tirant avec son revolver dans l’épaule gauche de Lightman.
-Aaargh… »
Cal se laissa glisser le long de la banquette arrière, posant sa tête contre l’épaule de Ria. Il saignait énormément. Le sang se répandait sur tout le tapis arrière. Ria semblait faire comme si de rien n’était, comme si elle n’en avait rien à faire. Bien au contraire, elle était inquiète, de plus il ne bougeait plus.
« T’abuses Peter ! Le patron avait dit de pas le blesser ! Surtout lui !
-Oh ! C’est bon Eva, il va survivre ! Il est costaud le gaillard ! »
Ils arrivèrent à la planque des tueurs en série, ils descendirent, trainant Lightman par les pieds et Ria suivant le dénommé Peter. A leur grande surprise, le FBI les attendait. Reynolds ainsi que les autres agents assignés à cette mission.
« Enfin, vous voilà ! C’est à cette heure-ci qu’on arrive ? On vous attend depuis une heure !
-Je te parie que Danny nous a balancés ! Chuchota Eva.
-A coup sûr. »
Les deux tueurs lâchèrent leurs otages, une ambulance fut appelée pour Lightman, bien qu’il ne resterait pas là-bas bien longtemps. Peter et Eva se firent emmener dans la camionnette du FBI. Et les agents de la CIA accompagnèrent l’ambulance avec à son bord, Lightman une balle dans l’épaule et Ria à côté de lui.