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Série : Lie to Me
Création : 10.08.2010 à 03h06
Auteur : titefofole
Statut : Terminée
« Provient d'un rêve assez étrange... » titefofole
Cette fanfic compte déjà 32 paragraphes
A l’hôpital Central de Washington, le FBI attendait patiemment devant la porte des urgences, attendant que Cal Lightman sorte de l’opération au cours de laquelle on lui retirait la balle. Reynolds n’en pouvait plus. Cela faisait deux heures, deux heures qu’il attendait !! Il allait vers le médecin demandant quand est-ce qu’il sortirait. Le médecin en charge de Lightman à la sortie des soins intensifs, lui demanda de bien vouloir se calmer, et qu’il était hors de question que le patient sorte de l’hôpital. Il demanda alors quand il pourrait venir le chercher. Cela ne dépend que de la guérison, étant donné que le patient n’est pas un agent fédéral, il est hors de question qu’il aille chez lui.
Ria patientait dans le couloir avec un Reynolds plus que survolté.
« Calmez-vous Reynolds, cela ne sert à rien.
-A rien ? Comment voulez vous que je me calme, j’apprends que le grand Cal Lightman est un tueur en série et que de plus il a réussit à mettre en place tout une mission à lui tout seul, avec l’aide du directeur du FBI, mon directeur.
-Ça vous le saviez déjà !
-Oui, mais…
-Mais, quoi ?
-Mais je n’arrive pas à y croire.
-Moi non plus. Vous savez, chez lui, avant qu’il ne vous appelle, il était saoul, alors je l’ai foutu sous la douche, froide. Il a commencé à me parler de lui. De son adolescence, pas facile, où il a perdu sa mère. De sa rencontre avec Zoé. Franchement, je ne le vois pas en tueur en série. Et puis il faudrait un mobile ? Il y en a toujours un. Sauf pour les psychopathes, mais Cal n’est pas comme ça. Bien sûr, quand on rentre dans son bureau on a l’impression du contraire. Il est incapable de tuer sans raison. Il tient trop à sa fille pour se risquer à aller en prison.
-Je suis d’accord Ria, mais les preuves sont là. Tout l’accuse, le sang, la vidéo… Et même un témoin assure le reconnaitre. J’aimerais qu’il en soit tout autrement, mais malheureusement, je ne peux rien faire.
-Je sais… Dit-elle, triste. »
Un brancard avec un homme arriva, il fut placé dans une chambre à proximité de l’accueil. Ria se précipita tout de suite pour voir l’état de son patron et mentor. Ben lui, la suivit avec un peu plus de lenteur.
Cal Lightman avait le visage blême. Jamais la jeune Torres ne l’avait vu dans cet état, Ben non plus. Les seules fois où il avait vu quelqu’un comme ça, c’étaient des morts. Le médecin en charge, un certain Docteur Hides, vint les voir.
« Docteur, pourquoi est-il si blanc ? S’enquit Ria.
-J’y viens mademoiselle. Il a perdu énormément de sang et la balle à fait d’énormes dégâts à son épaule, c’est un miracle s’il pourra s’en resservir. La balle lui a sectionné une artère ainsi qu’un tendon, le plus important à cet endroit. Il faut attendre au moins une semaine avant qu’il puisse sortir.
-Vous vous rendez compte que c’est un criminel ?
- Ecoutez-moi bien agent spécial Reynolds. Cet homme est peut-être un criminel, il est un collègue également si je ne me trompe, mais c’est un être humain et j’ai fait le serment d’aider tout malade qui se présentera à moi. Alors laissez moi faire mon travail et allez faire le votre. Il ne bougera pas d’ici.
-D’accord, mais est-ce que je peux poster un garde devant sa porte, pour être sûr ?
-Oui, du moment qu’il reste dans sa chambre et que vous laissez les infirmières lui faire les soins sans avoir à contrôler tout ce qu’elles pourront amener.
-Bien entendu, merci Docteur. Dit-il en partant, laissant Ria seul avec le meurtrier. »
Elle s’assit sur le fauteuil devant lui. Elle ne cessa de le regarder, il était passionnant à lire. Bien que pâle, les micros-expressions fusaient sur son visage. Des expressions que Ria ne connaissaient pas trop. Certaines étaient assez violentes. Ses yeux bougeaient à une rapidité, des MOR : Mouvements Oculaires Rapides. Ils se produisent quand on rêve, mais cela peut-être tout à fait des cauchemars, chose à laquelle Ria pensait. De la tristesse l’envahit, ce qui frappa Ria, de la peur. Elle aurait voulu savoir ce qu’il voyait, de quoi avait-il peur. Son électrocardiogramme augmenta quelque peu, il était angoissé, stressé. Ria observa la seule expression qui montait en puissance… Il pinça ses lèvres, fronça les sourcils. La colère. Il se réveilla en sursaut, affolé. Son cœur battait la chamade selon la machine. Une infirmière arriva pour essayer de le calmer.
« Allons, monsieur Lightman, calmez-vous. Vous voulez qu’on retire le tube ? Oui. D’accord, calmez-vous. »
Elle lui retira le tube et lui mit un masque à oxygène. Ria s’approcha. Quand il la vit, de la joie s’afficha, il se calmait peu à peu.
« Vous voulez dire quelque chose ?
-Je… Je suis… Innocent. Parvint-il à dire, à bout de souffle.
-Tout le monde le sait, Cal, mais les faits sont les faits… »
La semaine passa, et Reynolds embarqua Lightman le bras en écharpe dans une voiture du FBI, le conduisant directement à sa cellule. La vérité éclaterait au grand jour dans le journal de 20h sur CBS.
Les familles des victimes accoururent directement au sein de FBI, demandant à voir les ordures qui avaient fait ça et surtout un en particulier. Les insultes fusaient dans tous les sens, en pleine figure de Lightman.
« Espèce de barge ! Tu nous as enlevé nos maris !
-Nos femmes !
-Nos enfants !
-Tu dois crever ! Pour tout ce que tu as fait à nos amis ! Parents !
-A MORT LIGHTMAN ! A MORT LIGHTMAN ! Répétaient-ils tous en chœur. »
Gillian apprit les nouvelles également par CBS, elle était présente. Tout ce qu’elle voyait elle, c’était un homme innocent qu’on accusait à tort. Un homme qui avait honte, un tueur n’a jamais honte de ce qu’il a fait. Gillian savait que ce n’était pas lui. Elle n’était pas préoccupée par le fait qu’il lui ait caché qu’il était en vie. Elle se faisait du souci pour ce qui allait suivre. Le procès était annoncé pour le lendemain. Cela ne serait pas facile du tout. Et comme Foster, Torres et Locker étaient des proches de Lightman, ils ne pourraient pas utiliser leur science pour le sortir de là.
¤¤¤¤
Le lendemain matin, 9h50. Au tribunal. L’affaire fut vite réglée, étant donné que tous les faits accusaient Lightman, les jurés ont rendu leur verdict. Coupable de plusieurs meurtres non prémédités. La sentence : la peine de mort par électrocution.
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Cal se sentit mal, des regards satisfaits le regardaient, des regards de tristesse également. Emily et Zoé étaient là. Sa fille pleura dans les bras d’Eli. Tant pis s’il pensait qu’elle ressemblait à un panda dépressif. Il comprenait la peine qu’elle ressentait, il sentait la même chose. Les seules personnes ici présentes pensant qu’il était innocent était : Gillian Foster, Ria Torres, Eli Locker, Emily Lightman et son ex-femme, Zoé. Mais personne ne pouvait lui venir en aide.
Prison, proche de Washington DC.
Là-bas, un homme d’une quarantaine d’années devait se faire électrocuter sur la fameuse chaise électrique. Aux yeux de la loi, il avait tué plus de quinze policiers ainsi qu’une vingtaine de civils à lui tout seul. Mais aux yeux de ces collègues, il n’avait rien fait. Cet homme disait la vérité, mais seuls ses collègues pouvaient le voir. Derrière la vitre, et comme le jury l’avait décidé lors du procès deux jours plus tôt, ce tueur mourrait sur la chaise électrique.
« Pourquoi la chaise ? Demanda une jeune personne.
-C’est le choix des familles des victimes. Soupira une collègue. »
Quasiment toutes les personnes présentes dans la salle savaient qu’il était innocent. Mais les preuves étaient accablantes. Et les familles n’attendaient plus que ça, la vengeance. Un homme entra dans la pièce et s’approcha de la chaise.
« Une dernière volonté, monsieur Lightman ?
-Je suis innocent. Jamais je n’aurais tué quelqu’un pour le plaisir. Cria-t-il. »
Alors que le gardien allait appuyer sur le bouton, un agent du FBI entra dans la salle.
« ARRETEZ TOUT !! Il dit la vérité ! Cet homme est innocent.
-Ben ? Dit Eli, interrogateur.
-Il vient d’y avoir trois autres meurtres, la même signature. On a encore un homme en liberté.
-Qui ?
-Bonne question Gillian, mais les victimes sont Danny et sa famille. Et devinez quoi ?
-On a une vidéo ? Demanda Ria.
-Oui. Il faut à tout prix que vous veniez.
-Mais comment ? On ne peut pas, il s’agit de Cal.
-Le directeur du FBI vous fait confiance, il vous donne carte blanche et puis, avec monsieur honnêteté radicale, on ne risque rien.
-Oh c’est bon, hein ! »
Et ils partirent laissant Cal sur la chaise devant des gens qui n’attendaient que- vengeance soit faite.
Emily et Zoé étaient soulagées de l’intervention de Reynolds, il y avait encore une petite chance que leur père et ex-mari soit innocent.
Au FBI, le directeur s’était déplacé lui-même jusqu’à la salle audio-visuelle. Les membres du groupe Lightman étaient déjà en train de regarder les vidéos. En effet on voyait bien Cal Lightman, il y a seulement quelques minutes entrer dans la maison, puis en ressortir.
« J’ai une plaque ! S’écria Eli.
-Le numéro ?
-Oui, euh… DHG-438
-Merci ! Dit-il en partant.
-Mais où il va ?
-Rentrer le numéro dans la recherche visuelle. Si la plaque apparait sur les écrans des caméras de tout DC, on pourra la suivre. Fit le Directeur.
-Et moi qui pensais que les Directeurs des agences n’y connaissaient rien.
-J’ai été Agent autrefois monsieur Locker. »
Dans l’autre pièce, Ben rentra en effet le numéro. La reconnaissance se fit tout de suite, en un clin d’œil il avait la voiture sous les yeux. Elle était toujours garée devant la maison de Danny. Sans plus attendre et sans avertir le directeur, Ben se rendit illico à l’adresse que lui indiquait son GPS incorporé. Il se gara à deux patés de maison de là où se situait le tueur. Habillé en civil, il s’approcha lentement de la voiture. Il se pencha vers la fenêtre et toqua à la vitre, qui s’abaissa.
« Excusez moi, monsieur, mais est-ce que vous pouvez me dire l’heure s’il vous plait. Prétexta Reynolds surpris par le visage qui était devant lui.
-Mais bien entendu, attendez, j’attrape mon téléphone dans la boite à gants. Dit-il en se baissant. »
Reynolds aperçut alors, l’arme qu’il avait sur le siège, il sortit son arme, délicatement de derrière son dos. Et visa l’homme. Celui-ci, une fois retourné vers lui, ne broncha pa, et leva les bras.
« Descendez de la voiture ! Et ne tentez rien, sinon je vous fais sauter la cervelle.
-D’accord, d’accord… »
L’homme ouvrit la voiture de l’extérieur et descendit bien calmement, même trop calme. Il se mit à plat ventre et Ben rangea son arme pour lui passer les menottes.
« J’espère que Cal est mort sur la chaise. »
Le choc fut instantané pour Ben. Comment cet homme pouvait autant haïr son frère ?
Au sein du FBI, Gillian, Eli et Ria patientaient. Ils avaient vu Reynolds sortir en trombe et le Directeur retourner dans son bureau. La patience n’était pas leur point fort finalement.
« Mais qu’est-ce qu’il fabrique ! Il devrait être de retour non ? S’impatienta Eli.
-Il va pas tarder, ne t’en fais pas. Réconforta Gillian.
-Salut la compagnie ! »
Les visages des scientifiques se remplirent de surprise. Bouche ouverte et sourcils levés. C’était Lightman, qui revenait au FBI avec Emily au bras droit.
« J’vous ai manqué ? S’amusa-t-il. »
Gillian ne réfléchit même pas. Elle s’approcha et lui donna une grande gifle en pleine figure et s’en alla, laissant Cal sur le carreau.
« Je prends ça pour un oui. Em’, tu veux bien rester ici. Et Ria, explique tout à Locker.
-Vous pouvez pas le faire vous-même ?
-Nope ! J’ai déjà quelque chose à faire d’urgent. Fit-il en sortant. »
Cal savait qu’il avait fait du mal à Gillian. Il aurait du mal à se le faire pardonner. Il chercha dans tous les coins et recoins du FBI. Mais rien. Gillian avait disparue. Il demanda même à la sécurité mais elle n’avait pas rendu son badg, donc elle était encore dans le bâtiment. C’est ce qu’il espérait. Le seul endroit qu’il n’avait pas été voir encore… C’était les toilettes des femmes. Il était persuadé qu’elle y serait. Tant pis si la gente féminine le dévisagerait. Il fallait qu’il lui parle. Il entra, d’un pas lancé, décontracté, mais sûr. Avec cette manière qu’il a toujours, le dos légèrement recourbé, c’était sa manière d’être. Les femmes présentes, le regardaient avec dégoût, surprises également. Lui, il avait honte de ce qu’il faisait, les garçons et hommes, étaient les premiers à râler lorsque les femmes rentraient dans leur intimité. Il patienta quelques instants, regardant attentivement les toilettes desquelles sortait le personnel. Une porte attira son attention. L’avant dernière au fond. Il appuya sa tête contre et la gratta du bout des doigts.
« Vas t-en ! Je ne veux plus te revoir !
-Gillian, écoute-moi au moins.
-Dégage !
-Gillian… Je suis désolé… J’aurais dû te le dire… »
Cal était désespéré devant cette porte, Gillian ne lui pardonnerait surement jamais. Il fallait qu’il essaye. Il voulait qu’elle comprenne.
« Ecoute, si je me suis fait passer pour mort avec Ria, c’était pour que le groupe de tueurs en série pensent que des imitateurs les copiaient mais en moins bien et qu’ils étaient plus célèbres qu’eux. Je voulais faire pression, pour qu’ils fassent une erreur. Je ne voulais surtout pas qu’ils s’en prennent à vous ! Je n’avais pas le droit de prendre ce risque. N’en veux pas à Ria. Je l’ai forcée à me suivre. Je suis désolé du mal que je t’ai causée. Je pensais bien faire. Je pensais te protéger… Je sais que Ben était au courant et pas toi, mais j’avais besoin de lui pour mettre en place la mission. Oui j’aurais du te parler de mon frère jumeau. Oui j’aurais dû te dire tout. Oui je t’ai menti. Oui j’aurais du faire un tas de trucs. Mais non, jamais je n’arriverai à dire ô combien je tiens à toi. Je m’excuse pour toutes ces choses qui t’ont blessée. Je comprendrai très bien que tu m’en veuilles. Excuse-moi, pour toutes ces fois où je ne pensais qu’à te protéger, même s’il fallait que cela te fasse du mal… »
Cal s’était laissé glisser le long de la porte. Le regard dans le vide, il pensait à ce qu’il venait de dire. Il n’avait pas tout à fait tort finalement. Il resta là, pendant environ une bonne heure. Et il se releva et s’en alla.
En sortant des toilettes, il crût apercevoir son reflet dans une vitre, sauf que Reynolds avait retrouvé son frère. Et il l’avait placé dans une salle d’interrogatoire. Il vit ressortir Ben, alors il sauta sur l’occasion. Il s’engouffra dans la pièce.
« Salut, James.
-Salut, Cal.
-Alors, voilà ce que tu es devenu ? Un tueur en série. Avec l’argent que je vous envoyais à toi et Margaret, voilà ce que tu en as fait ? Tu t’es acheté des armes, pour tuer les gens ! Qu’est-ce qui t’as pris à la fin ?
-Vengeance.
-Te venger de moi ? Parce que je suis parti ? En vous laissant tous les deux avec papa ?
-Tu ne peux pas comprendre. De toute façon, tu ne comprendras jamais rien.
-Bien, explique-moi alors ! Je veux savoir.
-Toi, le petit génie que maman chérissait tant. Nous, les enfants raté, qu’elle aimait mais sans plus. Toi, enfant que papa adorait. Nous, petits cons que papa aimait frapper.
-Il vous a frappés ?
-Oui, quand tu es parti. Il n’a pas supporté, il s’est mis à boire et il nous cognait. Jusqu’au drame.
-Qu’elle drame ?
-Jusqu’au jour où il est allé trop loin. Il a frappé Margaret à la tête. Elle est morte sur le coup. Je me suis échappé, il m’a retrouvé, une fois. Pas deux. Je suis allé à la police, ils ne me croyaient pas. Jusqu’à ce que je leur montre les coups. Et là, ils ont arrêté papa. Je me suis retrouvé dans une maison d’adoption. J’avais vingt ans, Cal. Vingt ans. Je n’avais pas fait d’études, rien. Et toi, en prodige, tu étais à D.C. Et qu’est-ce que tu faisais, hein ? Tu volais tout le monde aussi. Tu nous avais oubliés.
-Non. Je ne vous ai jamais oubliés. Je pensais à vous, toutes les nuits. Seulement, je n’avais pas le courage de revenir en Angleterre. Alors j’ai continué ma vie, ici. Tout en pensant à vous.
-Menteur !
-T’es en colère, ça je le sais. N’essaye pas de le cacher, James. Cela fait partie de mon travail.
-De quoi ? Mettre en rogne tout le monde ? De jouer les petits chiens auprès du FBI ? De rentrer dans la vie des gens rien qu’en les regardant ?
-Non , découvrir la vérité lorsqu’on me ment.
-Pff… Maman aurait été fière de toi.
- Figure-toi, que c’est grâce à elle, que je suis ce que je suis devenu.
-Hum ! Explique-toi.
-Un de mes profs de Fac était le psy de maman ! Il m’a passé la vidéo. Je l’ai regardée une centaine de fois, voire plus. Et j’ai ralenti le film. C’est grâce à cela que j’ai découvert les micro-expressions. Elle disait que tout allait bien, de jour en jour. Qu’elle avait hâte de nous revoir. En ralentissant le film, tout ce que j’ai vu c’était du désespoir ! Personne n’avait eu l’idée de ralentir un film pour voir les micro-expressions, parce que personne ne savait que cela existait.
-Bravo, monsieur le génie. T’as bien réussi à ce que je vois.
-Je n’ai fait que suivre ce que maman m’avait dit : j’ai une tête, sers t’en.
-Tu me dégoûtes.
-Ça c’est la vérité ! Et tant pis si je te dégoûte.
-Tu ne me demandes pas comme j’ai fait pour te retrouver ?
-Pas le peine, je l’avais fait exprès.
-Elémentaire mon cher Watson.
-Tu as voulu te venger pour t’avoir laissé seul avec Margaret. Pour être parti sans rien dire de plus. C’était ça ta vengeance, me faire accuser de meurtre. C’était pas mal trouvé. De plus, en étant jumeau, nous avons quasiment le même ADN à quelque chose prêt, c’était facile pour le FBI de conclure que c’était moi, puisque mon visage était sur les vidéos. Je vois que je ne suis pas le seul à avoir une tête finalement. Je ne te demande même pas comment tu es arrivé ici.
-Tu crois que j’ai pris la place de quelqu’un d’autre ?
-Hum, oui. J’en suis sûr.
-Comment tu le sais ?
-Tes sourcils, ils étaient relevés. Tu connaissais la réponse.
-Je sais pas où j’ai merdé…
-Moi je sais. Ton erreur, t’en prendre à ma famille. J’aurais été prêt à tout pour mes amis et proches. Je mettrais ma vie en jeu pour eux. Chose, que papa, n’aurait jamais faite.
-Pff… Conneries.
-Ah bon ? Tu m’expliques alors pourquoi je me suis fait passer pour mort aux yeux de l’Amérique ? Les seules personnes qui étaient au courant étaient l’agent Reynolds et Ria Torres. Ria étant avec moi, je la protégeais. Mais Gillian, Eli , Emily et Zoé ne devaient pas savoir. Pour que tu les laisses tranquilles en me croyant mort, tu ne voyais plus de vengeance. Mais assoiffé par le plaisir de tuer, avec des imitateurs, tu continuais. Tu cherchais la gloire, tu voulais te faire connaitre. Ne pas rester dans mon ombre. Crois-moi, il y avait bien d’autres moyens.
-Tu crois ? Vraiment ?
-Oui. Vas-y, je vais te donner des expressions, à toi de me dire ce que c’est.
-C’est débile ton truc.
-Test.
-Tristesse. Dégoût. Colère. Hum… Surprise. Peur. Mépris. Joie.
-Le fait que papa t’es battu, t’as donné ceci. Un don. Tu es capable de reconnaitre des expressions.
-Comment ça ?
-L’instinct de survie. Tu as su t’adapter. Ça à du durer longtemps pour te laisser ça.
-A peu prês trois ans…
-Ecoute, bien que tu aies fait des mauvais choix. Je te respecte et tu es encore mon petit frère. Que je protègerai. Mais il va falloir que tu paies pour ce que tu as fait.
-Moi ? Me protéger ? Dis moi ce que tu as fait ! Rien.
-Bien au contraire. J’ai retardé ce moment le plus possible. Te cachant sur les vidéos au groupe, essayant de te cacher. Alors ne me dis pas que je n’essayais pas de te protéger ! Parce que c’est faux ! Et tu le sais.
-Qu’est-ce que tu fais encore là ? Hein ? Tu parles à un criminel, le FBI pourrait te faire arrêter pour complicité tu sais. Allez, dégage. Et ne viens pas me voir en prison. C’est clair ?
-James…
-T’as pas compris encore ? Allez ! Dégage, Cal. Retourne à tes mensonges. Je ne veux plus jamais te revoir. Tu seras un inconnu désormais à mes yeux.
-Je suis désolé, tu ne peux pas savoir combien de fois j’ai eu envie de rejoindre maman. La culpabilité me hante depuis que j’ai découvert les micro-expressions. Grâce à elle, j’ai ce travail. Et toi ? Grâce à papa, tu es devenu un criminel. Bravo. En fin de compte, lequel de nous deux est coupable ? Moi de t’avoir laissé avec Margaret à Londres ou toi d’avoir tué ces gens ? Franchement je ne sais plus quoi penser. Peut-être que tu as raison. Je vais retourner à mes mensonges et je ne dormirai pas plus mal qu’avant. Je pensais à toi et à Margaret. Mon petit frère et ma petite sœur. Et maintenant, je ne te vois qu’en criminel sans remord. Adieu, James. J’espère que tu auras le sort qui m’étais réservé. Pour ce que tu m’as fait. Tu m’as poussé à me faire passer pour mort. Tu as essayé de t’en prendre à Emily. Tu t’en es pris à Eli. Ils sont ma famille. Et rien ni personne, même pas toi, ne les touchera. »
Et Cal sortit de la pièce. Laissant son frère assis de l’autre côté de la porte. Il était à bout de nerfs. Il savait qu’il aurait fini comme ça. Mais apprendre que sa sœur était morte sous les coups de son père, cela l’avait secoué. Et son frère venait de le rendre responsable de tout ça. Certes, il les avait laissés à Londres, seuls avec son père. Il ne pensait pas faire de mal. Il avait envoyé de l’argent aussi. Cal était déçu.
Dans la salle audio-visuel, Ben avait mis les caméras de la salle d’interrogatoire sur le grand écran, et avait mis le son. Toute l’équipe avait entendu. Ils étaient stupéfaits. Personne n’aurait cru que Lightman avait un si grand parcours. Eli s’était souvent demandé d’où venait son accent britannique. Maintenant il savait. Tous avaient écouté attentivement ce que les deux frères avaient à se dire. Excepté une personne. Qui venait juste d’arriver. C’était Gillian, elle venait chercher son sac et s’en alla. Ria eut le temps de voir qu’elle avait pleuré. Cal arriva deux minutes plus tard. Tout le monde s’était tourné vers lui. Ils ne le dévisageaient pas, ils avaient plutôt l’air d’avoir envie de lui poser un tas de questions, mais ils ne feraient rien. Lightman se laissa tomber sur une chaise.
« Gillian vient de partir, elle semblait avoir pleuré, lâcha Ria.
-Merci Ria. Dit-il en repartant sur le champ. »
Lightman savait où elle était allée. Et il ne voulait surtout pas qu’elle fasse ce qu’il croyait. Il prit une voiture en service du FBI et fila jusqu’au groupe. Se fichant totalement des autres conducteurs, il roulait. Il fallait qu’il arrive à temps. Une fois arrivé, il ne prit même pas la peine de fermer sa portière et il gravit les marches de l’entrée, quatre à quatre, prit l’ascenseur et se rendit dans le bureau de Gillian. Elle s’y trouvait. Elle rangeait des affaires.
« Gillian ! S’il te plait, ne fait pas ça.
-J’en ai bien l’intention, Cal.
-Gillian, je t’en supplie. Ne part pas du groupe.
-Et pourquoi devrais-je faire ça ? Pour que tu puisses encore te foutre de moi ?
-Non… Pour que je puisse te dire ceci. Je t’aime Gillian.
-Quoi ? J’ai pas bien entendu.
-Alors je vais te le dire d’une autre façon. Dit-il, en s’approchant délicatement d’elle. Gillian Foster. Je suis fou de vous. De vos talents. De vos yeux si magnifiques qu’on les repère à des kilomètres. De votre chevelure qui vole lorsque l’on sort du bâtiment. De votre parfum qui se repend dans tout le groupe lorsque vous arrivez le matin. De votre caractère, bien que quelque peu enfantin, mais qui vous va si bien. Je suis fou de vous. Aussi me vient cette chanson, à l’esprit.
-Allez-y, chantez pour m’amadouer, cher Cal Lightman. Que votre accent britannique résonne dans ce bâtiment si grand. »
Et Cal entama une chanson de Franck Sinatra. La voix grave et l’accent bien britannique de Lightman s’entendit dans tout le groupe. A capella, sans aucun instrument. Il n’y avait qu’eux. Lui chantant, et elle, sous le charme. Elle oubliait presque ce qu’il lui avait fait subir, pendant ces deux semaines. Deux semaines pendant lesquelles elle le croyait mort. Elle se laissa bercer par la voix grave, de celui qui l’avait protégée.
I could show the world how smile
I could be glad all of the while
I could change the gray skies to blue
If I had you
I could leave the old days behind
Leave all my pals, I'd never mind
I could start my life anew
If I had you
I could climb a snow-capped mountain
Sail the mighty ocean wide
I could cross the burning desert
If I had you by my side
I could be a king, dear, uncrowned
Humble or poor, rich or renowned
There is nothin' I couldn't do
If I had you
Cal s’approcha de Gillian, celle-ci ne chercha même pas à fuir… Lightman lui caressa la joue, colla son front à elle.
« Je t’aime Gillian.
-Je n’ai toujours pas compris. »
Et il posa ses lèvres sur celles de sa collègue et bien plus. Le baiser s’approfondit. Il devint plus fougueux, aventureux. C’était certain, ils s’aimaient. Et aucun des deux n’avait voulu faire le premier pas. Seulement, une situation peut tout changer. La tension montait entre les deux amoureux. Ils n’étaient pas dans un bon lieu…
« Et si… Commença Cal.
-Chez moi ?
-Ah oui, j’oubliais que les femmes préféraient leur lit. »
Il porta Gillian comme une princesse. Elle était un peu plus grande que lui, mais il ne fallait pas oublier qu’il fut athlète dans sa jeunesse. Enfin, c’est ce qu’il disait.
Le lendemain matin, Cal était réveillé le premier et il regardait dormir Gillian, à plat ventre. Il était à peu prês dix heures. Il décida de la réveiller, tout en douceur…
« Ma princesse… Il faut se réveiller… C’est l’heure…
-Humm…
-Gill’… Je… Je me sens mal…
-Humm…
-Je… dit-il avant de se laisser retomber sur le lit.
-CAL !!!?? Hurla-t-elle.
-Quoi ?
-Ça va ?? S’enquit-elle.
-Oui, j’ai juste envie de vomir… Ce matin, vers sept heures j’avais faim, je me suis levé et j’ai fouillé dans ton frigo… Y’avait un plat de pâtes, je l’ai englouti… Je crois qu’il était périmé.
-Menteur ! Dis plutôt que c’était pour me réveiller, oui !
-Bon, d’accord. C’était pour te réveiller. Tu as vu l’heure ? Une vraie marmotte !
-Et toi, un vrai coq. Levé en même temps que le soleil !
-Gill’, tu as vraiment vu l’heure ?
-Oh mon dieu… dix heures moins cinq. Et tu devrais être au FBI ??
-Oups. Fit-il en arborant son plus beau sourire.
-C’est malin ! Reynolds va te chercher partout !
-Oui bah il n’a qu’à bien chercher. »
Sur ce, des coups se firent entendre à la porte de Gillian. Cal la regarda.les coups insistaient pour qu’elle aille ouvrir.
« T’en fais pas ! J’ai un plan. Lui dit-il en faisant un clin d’œil. »
Elle enfila sa robe de chambre et se faufila dans la maison. Elle ouvrit la porte et tomba en effet sur Ben.
« Dr. Foster, désolé de vous déranger, mais est-ce que vous auriez vu Lightman ?
-Non. Vous avez été voir chez lui ?
-Il n’y est pas. J’ai téléphoné à son ex-femme, elle ne sait pas non plus où il est.
-Au groupe ?
-Non. A croire qu’il s’est volatilisé.
-C’est peut-être le cas.
-Je peux entrer ?
-Euh… En fait, je suis avec quelqu’un…
-Ce n’est pas grave. Insista-t-il, voyant que Gillian cachait quelque chose.
-Ma princesse !!!! Je t’attends !!! Je vais te faire décoller, tu vas voir ! Ça va te plaire !! Hurla Cal, prenant son accent américain, du mieux qu’il pouvait.
-Ah, ce genre de personnes… Je vais vous laisser alors. Bonne fin de matinée. Vous voulez que j’avertisse Locker et Torres de votre absence ?
-Oui, oui ! Et dîtes à Eli, qu’il est responsable de groupe en mon absence et celle, visiblement de Cal.
-D’accord. Au revoir. »
Et Ben s’en alla, comme il était venu. Gillian souffla lorsqu’elle ferma la porte et retourna dans son lit, auprès de celui qu’elle aimait.
« Je ne savais pas que tu pouvais prendre l’accent américain…
-C’est simple, j’ai parlé comme d’habitude, en me pinçant légèrement le nez ! Ria-t-il entrainant Gillian avec lui.
-Tu vas faire tourner en bourrique Reynolds combien de temps ?
-Oh… Le temps que je serai avec toi. Sûrement.
-Il va bien falloir que l’on retourne au groupe non ?
-Arf… Oui, c’est vrai. Demain alors ?
-Oui, j’ai laissé le groupe à Eli, il s’en chargera.
-Quoi ?? Mais t’es folle ! On va retrouver le groupe sous les dettes !
-Tu peux parler ! Tu es le même je te signale.
-Hum… Grogna-t-il.
-Explique-moi encore un petit détail…
-Lequel ?
-Comment ton frère t’a retrouvé ?
-Etant petit, j’étais fasciné par ce grand détective londonien, Sherlock Holmes. Conan Doyle devint célèbre grâce à lui. Mais il devint jaloux de son personnage, qui remportait plus de succès que son écrivain en fin de compte. Doyle a tué Holmes, mais les fans refusant de croire à ça, ont écrit à Conan Doyle, qui reprit la plume et écrivit quelques autres romans, excepté un détail. Sherlock Holmes rencontra le Docteur Watson, qui ne le lâcha plus depuis ce jour et la légende prit vie. Tout le monde se rut à une seule adresse à Londres…
-221bie Baker Street.
-Elémentaire ma chère Foster.
-Cal, comment Emily l’a pris ?
-Je… Je ne sais pas trop. Je pense qu’elle le comprend. Mieux que Zoé, d’ailleurs. Pourquoi tu me parles de ça ? Pourquoi ce changement de sujet ?
-Parce que je sais combien tu tiens à ta fille.
-Pour l’instant, Zoé m’interdit de la voir. Et j’espère qu’elle ne va pas essayer de me retirer sa garde.
-Je ne pense pas qu’elle le ferait. C’est normal en temps que mère de vouloir protéger son enfant.
-C’est ce que j’ai fait aussi !
-Oui, mais Zoé ne le prend peut-être pas de cette manière Cal. Moi aussi je t’en ai voulu et je t’en veux toujours. Mais j’ai compris.
-Tu comprends vite les choses dis-moi.
-Oh oui, plus que tu ne l’imagines.
-Et là ? Tu comprends quoi quand je te regarde ?
-Que tu es fou de moi ?
-Bingo ! »
Et ils se recouchèrent.
Quelques jours plus tard. Cal était allé témoigner au FBI et avait repris ces petites habitudes, son ex-femme avait enfin compris pourquoi il avait agit comme ça et ne lui en voulait presque plus. Emily revenait toujours au Groupe à la fin de sa journée de cours. Seulement, quelque chose avait changé. Cal et Gillian se jetaient de plus en plus de petits regards, lorsque personne ne pensait les voir. C’était sans compter sur Eli et Ria, qui eux, limite espionnaient leurs patrons. Mais ils n’en parlaient pas. C’était leur vie privée et cela ne les regardaient pas. Il y avait quelque chose qui chiffonnait Eli. Sur ce qu’avait dit Lightman. En arrivant au bureau tôt le matin, il ne fut pas surpris de découvrir Lightman dans son canapé en train de dormir. Il allait repartir, quand une voix l’interpela.
« Quelque chose à demander Locker ?
-Euh… En fait, oui. Je croyais que vous dormiez ?
-Et bien non. Je pensais. Allez-y. Posez votre question.
-Pourquoi vous m’avez dit que c’était des pulsions émotionnelles ?
-Quand j’ai dit ça, je ne parlais pas que d’une émotion, mais d’un panel d’émotions.
-Colère, dégoût, mépris.
-De la haine. Qui a engendré de la vengeance envers moi. Je suis désolé de ce qui vous est arrivé. Jamais cela n’aurait dû se passer.
-J’ai failli me faire buter à cause de vos histoires de familles ! Mais je suis tout de même content que vous et Ria soyiez en vie.
-Tiens, prend-ça. Dit-il en lui adressant une enveloppe.
-Wow… Et c’est pour quoi tout cet argent ?
-Pour le service que vous nous avez rendu au Docteur Foster et à moi-même. Ceci est votre paye. »
Et il s’en alla du bureau. Rejoignant sa collègue et petite amie pour une enquête délicate, concernant un futur héritier. Eli était tout heureux. Enfin il reprenait le poste d’employé qu’il occupait avant.