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Série : Stargate Universe
Création : 27.09.2013 à 15h55
Auteur : max8854123
Statut : Terminée
« Episode pilote : Stargate command » max8854123
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Précédemment, le projet Gizeh avait pour objectif de percer le mystérieux secret de la Porte des Etoiles. Cette construction, en forme d’anneau, était l’héritage précieux légué par la race des Anciens, première forme de vie et d’intelligence humaine. La présence de portes similaires sur différentes planètes permettaient le déplacement de matière entre elles : Il devenait alors possible, grâce à l’activation de ces portes, d’explorer l’univers en envoyant hommes et matériel. Sur chaque porte figuraient trente neuf symboles et il en fallait sept pour permettre une activation.
Ce fut le Docteur Jackson qui découvrit le dernier symbole, celui du point d’origine, et qui permit ainsi l’activation de la porte et le premier contact avec une autre planète de la Galaxie, la planète Abydos. Une première équipe fut alors expédiée par la Porte, elle explora cette planète. Elle y rencontra un peuple réduit à l’esclavage par une race extra- terrestre, les Goaul’d et leur chef Râ. Leur arrivée réveilla le courage du peuple d’Abydos, qui trouva la force de se soulever contre l’oppresseur et qui, avec leur aide, parvint à se libérer enfin.
Quelques mois après ces événements, le siège du SGC sur Terre fut la scène d’un assaut du Goaul’d Apophis, arrivé par la Porte. Cette attaque sanglante, qui coûta la vie à quatre hommes et la disparition d’un cinquième, souleva la question de la sécurité de la Porte.
Le Général Hammond, membre de l’Us Air Force, fit immédiatement appel au Colonel O’Neill. L’homme était le seul à pouvoir tenter d’expliquer cette intrusion. Il apparut clairement par la suite qu’il existait un réseau de Portes à travers toute la Galaxie. Un iris de protection fut construit et mis en place afin de parer toute nouvelle intrusion.
Le président des Etats-Unis décida dans le même temps de la création du Stargate Command composé de neuf unités, première ligne de défense contre d’éventuelles intrusions ou attaques extra-terrestres.
De nos jours, dans la salle d’opérations du Homeworld Command, le général O’Neill présentait au colonel Bowen sa nouvelle équipe : il s’agissait du Major Brian Lexington de la Royale Marine, du Lieutenant Kate Pierson de l’Us Army Rangers et du Lieutenant Mathieu Durand de l’armée de Terre Française.
Cette nouvelle équipe, à peine constituée, fut chargée en toute urgence d’une mission au Stargate Command : en effet, les hautes autorités craignaient des fuites d’informations. Depuis quelques temps, le nombre des attaques contre les unités de SG était en forte hausse, ainsi que les pertes humaines qui avait été multipliées par quatre.
L’enquête débuta par l’interrogatoire d’un membre de l’unité SG-15, un major qui avait été capturé par l’Alliance Lucian. Le colonel avait des doutes sur le contenu de ses rapports, sur la véracité du déroulement de certains évènements. C’est la raison pour laquelle, il décida de le soumettre au détecteur de mensonges Tok’ ra, mais les résultats ne laissèrent apparaître aucune anomalie. Par ailleurs, la quasi totalité des unités SG capturées ces derniers mois avaient été également soumises au détecteur, sans aucun résultat.
Seules trois unités n’y avaient pas encore été soumises et étaient actuellement encore en mission.
Alors que le Colonel Bowen poursuivait ses investigations, une alarme retentit, mettant en alerte immédiate les unités de protection de la Porte. Il s’agissait d’une activation non programmée.
L’unité SG-22 demanda alors l’autorisation de franchir la Porte, car elle venait de subir une attaque de l’Alliance Lucian et elle déplorait la mort d’un homme et les graves blessures d’un jeune Lieutenant.
Le Colonel Paul Davis arriva aussitôt au poste de commandement afin de recueillir les informations relatives à l’attaque que venait de subir cette unité, pourtant très expérimentée.
Il apportait aussi un étrange document au Colonel Bowen. Selon toute apparence, son enquête semblait éveiller quelques souvenirs chez certains hommes, ou le besoin de confier ce qu’ils savaient, face au nombre croissant des attaques et des victimes. Mais le message que l’on venait de lui remettre était anonyme et affirmait que l’espion, le traître, était bien un membre d’une unité SG. Ce message ne faisait que confirmer les craintes du Colonel Bowen et n’était pas une véritable révélation. Il aurait préféré, de beaucoup, davantage de précision quant à l’unité à défaut d’obtenir directement le nom du traitre.
Alors, excédé par ce qui venait de voir et d’entendre, le colonel Bowen ordonna le retour immédiat des unités SG encore en missions. Cette procédure n’était évidemment pas habituelle, mais il préférait reporter quelques missions plutôt que de subir de nouvelles attaques et pertes. Il se devait de garantir la sécurité de tous les membres des unités SG. Dès leur retour progressif, le Colonel Bowen procéda à l’interrogatoire soutenu des hommes des trois dernières unités.
Alors qu’il procédait à celui du Major Kirsky de l’unité SG-13, un second message lui fut remis. L’informateur, infiltré chez les Lucians, était cette fois plus précis et indiquait simplement « unité 13 ».
Le regard du colonel Bowen se durcit et le ton de sa voix devint plus ferme, presque menaçant. Le Major Kirsky restait silencieux, mais les traits de son visage se crispèrent aussi .Hors de lui, le Colonel Bowen lui demanda s’il s’était produit un évènement particulier lors d’une précédente mission, s’il se souvenait d’un détail, même insignifiant… Alors contre toute attente, après plusieurs minutes de silence, le Major s’effondra : il reconnut avoir le vague souvenir d’une scène où il était entouré par plusieurs Lucians qui le harcelaient de questions. Il avait toujours cru que cela était un cauchemar ! Car après tout, avec le stress et la pression liés aux missions, la plus grande crainte de tout homme, même le plus fidèle et courageux, n’était-il pas de tomber aux mains de l’ennemi ? Il n’avait aucun autre souvenir. Il jura sur l’honneur ne pas avoir trahi les siens. Le colonel Bowen fut touché par la sincérité de ce soldat. De toute évidence, s’il avait transmis des informations confidentielles, cela n’était pas intentionnel, mais la conséquence des lavages de cerveaux que les Lucians avaient l’habitude de pratiquer fréquemment.
Grâce à leurs infiltrés sur Terre, ils pouvaient à tout moment soutirer des informations sur les prochaines missions, sans que leur cible n’en soit consciente. Même s’il avait devant lui un traitre, il ne pouvait pas raisonnablement le considérer comme coupable. Evidemment, il n’avait pas d’autre choix que de l’écarter du programme, puisqu’il était une menace permanente pour les autres. Il faudrait aussi trouver une solution avec les scientifiques d’effacer tout le projet de ses souvenirs.
Soudain le major Kirsky explosa : Il se jeta sur l’un des deux gardes, lui prit son arme et tira sur eux avant de tenter de s’enfuir. Le colonel Bowen s’empara aussitôt de son Zat’nicktel et blessa le major Kirsky qui s’effondra sur le sol.
Alertée, le Général Samantha Carter arriva pour informer le Général Bowen de l’attaque que subissait actuellement la base Béta, alors que ses coordonnées avaient été gardées secrètes. De plus, comme le major Kirsky était depuis plusieurs heures en salle d’interrogatoire, il n’avait pu communiquer avec les Lucians. La terrible conclusion s’imposait donc : il y avait un autre espion au Stargate Command.
Le colonel Bowen décida alors d’orienter ses recherches en direction des médecins et scientifiques. Ils avaient pu, eux aussi, être des espions de l’Alliance Lucian, puisque trois sites de recherches avaient subi des attaques lors des derniers mois. Aussitôt le major Lexington affirma qu’ils étaient tous passés au détecteur de mensonges et qu’aucune anomalie n’avait été décelée. Ils avaient tous dit la vérité.
Le colonel Bowen était perplexe : Si le traître n’était ni parmi les unités SG ni parmi les scientifiques, alors qui pouvait bien informer les Lucians ?
Le major Lexington semblait pensif et préoccupé. Toujours très proche et à l’écoute de ses hommes, le colonel Bowen décida donc de s’entretenir seul avec lui.
Peut-être avait-il une idée ou une opinion qu’il n’osait pas exprimer librement en présence des autres soldats ? Lexington s’excusa pour cette attitude et lui confia alors que ses préoccupations étaient simplement d’ordre privé, qu’il venait de perdre sa mère dont les obsèques devaient avoir lieu le lendemain. Il était donc tiraillé entre ses sentiments de fils et son devoir de soldat. Il lui était pénible de ne pas pouvoir rendre un dernier hommage à celle qui avait veillée sur lui depuis la mort de son père avec tant de douceur et de dévouement. Par ailleurs, il ne pouvait abandonner son poste, alors que la situation était particulièrement complexe et que l’enquête n’était pas encore résolue. Bouleversé, le Colonel Bowen lui ordonna de rassembler tout de suite ce dont il avait besoin et de prendre le premier vol en direction de Londres. Il veillerait, avec l’aide du Général Carter, à poursuivre et résoudre cette enquête.
Le lieutenant Mathieu Durand rappela que Le Général Carter n’avait pas encore été interrogé, ainsi que son assistant et quelques collaborateurs. Le colonel Bowen éprouvait quelques réticences à interroger, comme n’importe qui d’autre, cette femme et ce soldat émérite. Elle avait dans le passé très largement contribué à l’avancée du programme Stargate et fait la preuve à maintes et maintes reprises de son courage, de son dévouement et de son intégrité. Mais il n’avait pas vraiment le choix, tel était son devoir.
Le Général Carter comprit fort bien la situation : Elle avait été faite prisonnière lors de l’inauguration d’un site de recherches quelques semaines plus tôt, et pour cette raison l’interrogatoire lui semblait tout à fait normal. Grâce à une imposante intervention de sauvetage commandée par le Général O’Neill, elle avait, ainsi qu’une centaine d’autres membres, retrouvé la liberté. Le Colonel Bowen s’intéressa particulièrement à la période de captivité qui avait duré plusieurs jours. Certains avaient subi des tortures et ils n’étaient pas tous des soldats expérimentés. Il n’avait aucun doute la concernant, mais elle avait été la mieux placée pour remarquer ou déceler l’éventuelle défaillance d’un des membres. Le Général Carter reconnut avec regret qu’elle ne pouvait pas lui apporter beaucoup d’informations. Tous les prisonniers avaient été regroupés dans une grande salle et des Lucians venaient régulièrement chercher deux ou trois d’entre eux pour les interroger et les torturer. Elle avait donc été séparée par moment du reste du groupe. Certains avaient péri sous la torture. Elle avait elle même subi un interrogatoire très pénible, mais n’avait pas été maltraitée. La Lucian Niva, sœur de la Kiva qui avait attaqué et péri à bord du Destiny quelques années auparavant, l’avait mené en personne. Ce n’était pas par pitié pour une femme qu’elle lui avait épargné les tortures, car elle avait clairement montré son hostilité envers la Terre et sa haine des Terriens. Elle croyait pouvoir soumettre le Général Carter en infligeant aux autres membres de terribles souffrances. La mission de sauvetage avait mis fin à cette dramatique situation… miraculeusement.
A ce moment, on annonça au Colonel Bowen l’arrivée d’un membre de l’IOA. Il avait été dépêché afin de s’informer sur les circonstances de la tragique attaque survenue sur le site Béta. Il exigeait un entretien immédiat avec le colonel Bowen à propos de l’avancée de son enquête.
Cette intrusion soudaine déplut fortement au Colonel, mais il fut contraint malgré tout de lui accorder.
Le représentant l’accusa aussitôt d’incompétence, car son enquête durait maintenant depuis plusieurs jours sans résultat. Pire encore, de nouvelles attaques meurtrières s’étaient produites ! Il menaça de le mettre en état d’arrestation s’il refusait de signer sur le champ le transfert de juridiction pour cette enquête.
Il fallait que quelqu’un porte la responsabilité de ces attaques et de ces morts. Son incompétence serait donc un bon motif pour que l’IOA reprenne l’affaire et place enfin face à leurs responsabilités les hauts membres du Homeworld.
Le colonel Bowen comprit que celui que l’on cherchait à atteindre à travers lui n’était autre que le Général O’Neill en personne. Il refusa de signer le transfert d’enquête, malgré les menaces d’arrestation qui pesaient sur lui et l’ensemble de son équipe.
Le Général Carter pénétra alors dans le bureau. Elle était porteuse d’un document officiel signé par le général O’Neill, dans lequel il accordait à Bowen toute sa protection et carte blanche afin de poursuivre son enquête. Comprenant qu’il avait perdu cette partie, le représentant de l’IOA se retira, bien déterminé à poursuivre son combat contre le Général O’Neill.
Bowen, réconforté par l’appui qu’il venait de recevoir du Général, reprit sa mission. Le sergent Stevens, le dernier à être interrogé, reconnut finalement, après être passé au détecteur de mensonges, qu’il avait aussi subi l’interrogatoire des Lucians. Mais il se défendit aussitôt d’avoir divulgué quoi que ce soit. En revanche il révéla qu’il avait passé beaucoup de temps lors de leur captivité auprès de l’assistant du Général Carter. Celui-ci s’était montré très nerveux, voire apeuré. Il avait reproché à demi-mot au Général Carter de ne pas avoir su assurer leur sécurité. Il avait même affirmé que sa seule présence les mettait en danger, que l’attaque était un avertissement pour elle. Il pensait que si le Général parlait, lui serait épargné et pourrait retrouver sa liberté.
Le Colonel Bowen comprit qu’une sérieuse menace pesait sur le Général Carter. Pour tenir de tels propos, l’assistant de Carter devait avoir subi un lavage de cerveau et le sauvetage avait vraisemblablement interrompu la mission confiée par les Lucians. Avec son retour, il était devenu un de leurs agents dormants, transmettant des informations et attendant le moment propice, un signal, pour mener à son terme son ultime mission.
Alors, comme poussé par une force, le Colonel Bowen se précipita en direction du bureau du Général Carter. Son enquête touchant à sa fin, les mailles du filet se resserrant autour du coupable, il sentait et savait qu’elle courrait un danger grave et imminent. A son arrivée, l’assistant du Général pointait une arme sur elle, s’excusant de devoir mettre fin à ses jours, expliquant en hurlant qu’il n’avait pas d’autre choix. Le colonel Bowen s’empara sans hésitation de son arme et tira sur l’assistant au moment où il pressait la détente pour atteindre Carter. L’assistant s’écroula, mortellement touché.
Bowen se précipita auprès d’elle, persuadé qu’il était arrivé trop tard pour la sauver. Il vit du sang s’écouler de son épaule et lorsqu’elle reprit conscience, il la rassura et elle lui adressa un large sourire.
Il l’accompagna à l’infirmerie où elle fut prise en charge par le Docteur Cassandra Fraiser, celle qu’elle avait sauvé quinze ans auparavant du joug du Goaul’d Nirrti.
Le colonel Bowen resta auprès d’elle et lui laissa entendre avec humour qu’il était inévitable de marquer la fin de tous ces événements autour d’un verre de l’amitié. Elle rétorqua alors qu’un simple verre n’était peut-être pas suffisant, et qu’un repas lui semblait plus approprié .Elle tenait à le remercier pour sa confiance, sa persévérance, son courage et surtout pour lui avoir sauvé la vie… .