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Série : ER
Création : 27.06.2011 à 16h06
Auteur : Camillaw
Statut : Abandonnée
« Je souhaiterais ecrire cette fic' seule, merci de ne pas poster. » Camillaw
Cette fanfic compte déjà 24 paragraphes
Devant l’hôpital, Sam et Luka attendent une ambulance.
Sam (en parlent de Gabrielle) : Et tu la connais depuis longtemps ?
Luka : Depuis que j’ai dix ans environ…
Sam : Mmm… Vous êtes plutôt proches, non ?
Luka sourit
Luka : T’es jalouse ?
Sam pique un fard
Sam : Oh, non, c’est juste que… Je suis curieuse. C’est tout.
Luka sourit, se tourne vers elle et l’embrasse.
Luka (en l'embrassant) : Tu es la seule personne que j'aime.
Alex arrive, et essaye d’entrer en douce dans l’hôpital. Malheureusement, Sam le voit et se détourne de Luka.
Sam : Alex.
Alex (l’air innocent) : Quoi ?
Sam : Je veux que tu ailles au foyer, d’accord ? Ne suit pas les médecins pendant leur garde, ils travaillent.
Alex (l’air agacé) : Oui…
Il rentre dans l’hôpital. Sam se retourne vers Luka en souriant.
Luka (en l’attirant vers lui) : On en était où ?
Sam (l’air à la fois malicieuse et déçue) : L’ambulance est là…
Elle se dégage à regrets de l'étreinte de Luka. Le médecin et l’infirmière se retourne, et prennent en charge le blessé.
Alex entre dans l’hôpital. Au lieu d’aller au foyer comme sa mère lui a demandé de le faire, il se dirige vers l’accueil.
Alex : Salut Jerry.
Jerry : Salut Alex. Tu ne devrais pas être au foyer ?
Alex : Maman m’a dit de rester là.
Jerry (pas dupe) : Mais bien sûr…
Alex (marchandeur) : Allez, laisse-moi rester ! S’te plaît !
Jerry (résigné) : Pas de bêtises, hein ?
Alex (ravi) : Merci Jerry !
Alex va s’assoir sur un siège, pas loin de Gabrielle. Celle-ci fait les revues de dossier de Luka. Il n’est que quatre heures, et elle ne peut partir qu’a sept. Alex, qui connait tout le monde dans le service, ne la reconnait pas.
Alex : T’es qui toi ?
Gabrielle relève la tête, et sourit au garçon.
Gabrielle : Moi, c’est Gabrielle Simon, mais tu peux m’appeler Gaby. Je commence en tant qu’interne en chirurgie la semaine prochaine. Et toi, tu es ?
Alex : Moi c’est Alex.
Gabrielle : Oh, tu es le fils de Samantha ? J’ai entendu parler de toi. Il parait que tu vas finir comme neurochirurgien.
Alex sourit, et se lève.
Alex : Comment ça se fait que tu ne t’occupe pas des patients ?
Gabrielle grimace.
Gabrielle : C’est compliqué.
Alex : Explique.
Gabrielle : Non. Tu es sûr que ta mère voudrait que tu restes à l’accueil ?
Alex : Non, mais ça n’a pas d’importance. C’est quoi le truc le plus zarb que tu as trouvé dans le ventre de quelqu’un ?
Gaby semble réfléchir, et sourit.
Gabrielle : Tu ne me croirais pas.
Alex : Allez, dit !
Gabrielle semble hésiter.
Gabrielle : Un DVD des Simpson.
Alex (étonné) : Non !
Gabrielle : Si ! Et tu sais quoi ? Je l’ai encore, et il marche parfaitement !
Alex rit. Sam et Luka entre avec le blessé Sam crie à son fils :
Sam : Alex, si tu ne vas pas immédiatement en salle de repos, je t’y emmène à coup de pied aux fesses !
Il est six heures et demie. Alex est parti. Gabrielle s’ennuie, il lui reste une demi-heure avant de partir. Morris glande à l’accueil.
Gabrielle se tourne vers lui.
Gabrielle : Morris, vous n’êtes pas censé bosser ?
Morris lève les yeux au ciel et se retourne vers Gaby
Morris : Et vous, vous ne devez pas bosser non plus peut être ? Alors évitez de me faire la morale.
Gabrielle (en souriant) : Moi je ne dois pas travailler, vous oui. Si vous n’êtes pas au boulot dans deux minutes, j’appelle Weaver.
Morris (ironique) : Oh, pitié, ne faites pas ça. De toutes façon, vous n'en seriez pas capable.
Gabrielle (sérieuse) : Je vais me gêner. Allez, au taf Morris.
Morris (énervé) : Ca fait une journée que vous êtes là, et vous vous prenez déjà pour la chef !
Gabrielle : Non, c’est juste que j’adore motiver les feignasses comme vous.
Sam arrive soudain
Sam : Morris ! Ca fait une demi-heure que je te cherche ! Tu as un toucher rectal en 3 ! Bouge-toi un peu, tu veux ! On n’a pas que ça à faire !
Morris : Ça va, j’arrive ! Deux minutes !
Sam : Si tu ne vas pas en trois immédiatement, je me débrouille pour te faire virer pour incompétence !
Morris s’en va rapidement pour échapper à Sam. Cette dernière s’assied à califourchon sur une chaise à coté de Gaby.
Sam : Ce Morris est un vrai fainéant. Il ne va pas faire long feu ici.
Gabrielle : Il n’est pas méchant. Enfin, il me semble.
Sam : Qu’est-ce que tu fais encore ici ?
Gabrielle : J’ai encore une demi-heure à tirer, selon notre bien aimé Romano, je dois « rester à l’accueil jusqu’à la fin officielle de ma garde ».
Sam : Ne fait pas attention à lui, tu t’y feras.
Gabrielle : Ça, j’en doute
Sam : On peut bien travailler avec lui, à condition de savoir le supporter
Gabrielle : Etant donné qu’il ne m’aime pas, et que moi non plus, il n’y a pas grand-chose à espérer. L’avantage, c’est qu’il est le chef des urgences et que je vais bosser en chirurgie. Je ne devrais donc pas trop le voir.
Sam sourit
Gabrielle : Quoi ?
Sam (avec un sourire compatissant) : Je suis désolé pour toi, mais Romano passe les trois quarts de son temps en chirurgie Il déteste les urgences.
Gabrielle (en gémissant) : Mais qu’est ce qui m’a pris de venir travailler ici ?
Sam : Aucune idée. Mais c’est trop tard pour reculer. Il est sept heures.
Gabrielle : Je peux enfin partir.
Elle se lève, et se dirige vers la sortie en faisant un signe à Sam
Gabrielle : A lundi !
Le lundi suivant, en chirurgie. Elizabeth arrive en retard, essoufflée, avec Ella entre les bras. Sa nounou ne pourra la prendre que dans deux heures, et Elizabeth doit pratiquer une appendicectomie dans dix minutes. Elle chercher désespérément quelqu’un pour garder sa fille, car elle n’a pas le temps d’aller à la garderie, tout en tentant de ne pas croiser Romano, qu’elle évité depuis une semaine. Elle entre dans la salle de repos des chirurgiens, ou Dorsett est déjà.
Dorsett : Elisabeth. Ravi de vous voir.
Elizabeth (essoufflée) : Désolé, mais je n’ai pas le temps Dr Dorsett.
Dorsett : Vous n’avez pas réservé un bloc pour 7 heures ?
Elizabeth : Si, si. Excusez-moi, je dois y aller.
Elle se dirige vers la porte après avoir rapidement mit ses affaires dans son casier.
Dorsett : Vous voulez que je vous garde Ella ?
Le Dr Corday hésite, elle n’a pas très envie de confier sa fille au Dr Dorsett, qu’elle n’apprécie que modérément. Elle se décide finalement :
Elizabeth : Non, ça ira, merci.
Elle sort en vitesse.
Elizabeth (embêtée) : Comment je vais faire, moi ?
Le Dr Romano arrive, se dirigeant vers la salle de repos pour prendre un café. Elizabeth se mord la lèvre, puis apostrophe Romano, ne trouvant pas d’autres solutions à son dilemme.
Elizabeth : Robert !
Le Dr Romano se retourne, un peu étonné. Il a bien remarqué que Lizzie l’évite.
Romano : Lizzie ? Qu’est-ce qu’il y…
Elizabeth (l’interrompant) : Vous pourriez me garder Ella ? La baby-sitter ne peut pas la prendre avant deux heures et j’ai une opération qui aurait du commencer il y a cinq minutes.
Romano (déconcerté) : Bien sûr, mais...
Elizabeth (l’interrompant à nouveau) : Merci Robert (elle lui fourre Ella dans les bras). Je vous revaudrais ça.
Elle part en courant vers le bloc, en retard, laissant Robert et Ella en plan dans le couloir.
Elizabeth rejoint Gabrielle, qui l’attend dans la salle pré-opératoire.
Elizabeth : Eh bien, qu’est-ce que vous attendez pour vous préparer ?
Gabrielle (gênée) : En fait… c’est le Dr Anspaugh qui va pratiquer l’opération…
Elizabeth (surprise) : Pourquoi ?!
Gabrielle : Euh… D’après ce que j’ai compris… La commission d’hygiène veut vous parler pour… Une affaire d’infection post-op’ il me semble…
Elizabeth (énervée) : Pardon ?! Ils ne vont pas encore recommencer avec ça !
Gabrielle : Je n’y suis pour rien moi… Désolé Dr Corday… J’espère pour vous que ça n’ira pas plus loin… Ils vous attendent dehors. Je leur dit de rentrer ?
Elizabeth : Oui, allez-y. (A elle-même) Quelle bande d’enfoirés…
Elle sort de la salle pré-opératoire pour aller faire un tour aux urgences, laissant une Corday furibonde. Un homme de la commission d’hygiène entre.
Homme : Dr Corday
Elizabeth (agressive) : Qu’est-ce que vous me voulez encore ?!
Homme : Suite à l’enquête d’il y a deux ans concernant plusieurs infections post-opératoires et qui n’avait pas été clôturée, nous avons décidé de vous suspendre pour quelque temps.
Elizabeth : QUOI ? Vous n’avez aucun droit de me suspendre, la présomption d’innocence vous oblige à…
Homme (l’interrompant) : Ce n’est pas une suspension à proprement parler. Vous conservez vos responsabilités administratives et pouvez superviser les internes. Jusqu’à nouvel ordre, vous ne pourrez pas opérer. Rester jusqu’à la fin de votre garde, nous aurons à vous parler.
L’homme quitte la salle. Elizabeth furieuse, sort. Gabrielle l’a attendu à la sortie de la salle pré-opératoire.
Gabrielle : Dr Corday !
Elizabeth (agressive) : Vous ne voyez pas que je suis occupée ?!
Elle s’en va rapidement vers la salle de repos. Robert est toujours devant, avec Ella dans les bras.
Romano : Lizzie vous…
Elizabeth : Plus tard !
Elle claque la porte en entrant dans le foyer. Elle ouvre violement son casier, et fourre sa blouse dedans. Elle attrape son sac à main, qui est au fond du casier. Et le prenant, une petite enveloppe jaunie, qu’elle n’a jamais vue. Elle la fourre dans son sac, attrape un gobelet de café et sort en claquant à nouveau la porte, sous les regards étonnés de Romano et Gaby, chacun à une extrémité du couloir. Elle monte rapidement sur le toit, pour s’isoler et laisser sa colère éclater.
Elizabeth monte sur le toit, ivre de colère. Elle s’adosse à la rambarde, se demandant comment cette journée qui vient de commencer pourrait empirer ? Elle sait parfaitement qu’elle n’est en aucun cas responsable de cette affaire d’infection qu’elle avait déjà enterrée depuis longtemps. Elle pose son sac par terre, et boit son café pour essayer de se calmer. Elle pousse un long soupir. Elle sort la petite enveloppe jaunie et l’observe sous tous les angles. Elle finit par la reconnaitre. Elle l’ouvre, et la relit avec un sourire triste, hanté par le passé. Elle la déchire soudain calmement en mille petits morceaux, qu’elle jette par-dessus la rambarde. Elle regarde s’envoler les restes déchiquetés de ses vœux de mariage, les yeux humides, mais sans tristesse. Tourner la page.
Un bruit de pas se fait entendre. C’est Gaby.
Gabrielle : Dr Corday ? Je suis désolé de vous déranger, le Dr Romano vous cherche. J’ai l’impression qu’il s’inquiète pour vous.
Elizabeth (se retournant avec un sourire) : C’est très gentil de sa part, mais vous pourriez lui dire que vous ne m’avez pas trouvé ?
Gabrielle : Je peux lui dire ça, mais vous pouvez être sûre qu’il finira par vous trouver.
Elizabeth : je ne pense pas qu’il pense à venir me chercher sur le toit. Je doute aussi qu’il y monte.
Gabrielle : Et pourquoi pas ?
Elizabeth (légèrement étonnée) : Vous ne savez pas pourquoi il a cet horrible crochet au bras droit ?
Gabrielle : Je n’ai pas cherché à savoir.
Elizabeth : Accident d’hélicoptère, ici. Ils évacuaient l’hôpital. Amputation nette, réimplantation, puis comme il contractait un début de gangrène, on l’a amputé.
Gabrielle (en grimaçant) : C’est horrible. En tout cas moi, je vais vite descendre d'ici. Je ne me suis pas fait arracher le bras par un hélico, mais j’ai le vertige. Qu’est-ce que je dis au Dr Romano ?
Elizabeth : Que je suis aux urgences. Ça l’obligera à descendre, vu qu’il n’a plus rien a faire en chirurgie.
Gabrielle : Sam m’a dit qu’il détestait les urgences.
Elizabeth (avec un sourire narquois) : C’est vrai. C’est pour ça que tout le monde le bipe. Si vous avez besoin d’un titulaire un jour et qu’aucun n’est disponible, amusez-vous à le faire descendre, rien que pour l’emmerder.
Gabrielle : Je retiendrais ça.
Elle se dirige vers l’escalier
Elizabeth : Au fait, vous êtes bien en 3° année ?
Gabrielle : Oui. Je devais être titularisée l’année prochaine.
Elizabeth : Et vous voulez vous consacrer à la chirurgie générale ou vous spécialiser ?
Gabrielle : Je devais être titulaire en générale, et je pensais faire en même temps une sous-spécialisation en trauma’ chir’, ou chirurgie pédiatrique.
Elizabeth : De bons choix.
Gabrielle : Merci
Gabrielle sourit, et s’en va.
Cela fait plus de deux heures qu’Elizabeth est sur le toit. Appuyée contre la rambarde, elle regarde la ville. Ses cheveux sont emmêlés et crépus à cause du vent, et elle a l’air de s’être calmée. De l’autre côté du toit, à côté de la piste d’atterrissages des hélicoptères, la porte s’ouvre. C’est Romano. Il rejoint Elizabeth, en prenant bien soin de contourner la piste d’atterrissage, ce qui fait sourire Lizzie.
Elizabeth : Robert, je ne pensais pas que vous monteriez.
Romano (en levant les yeux au ciel) : Ces types de l’hygiène me harcèlent pour savoir où vous êtes – ils veulent vous parler – mais refusent de me dire ce qu’ils vous veulent.
Elizabeth : La nourrice est passée chercher Ella ?
Romano : Non, elle a appelé pour dire qu’elle ne pouvait pas la prendre aujourd’hui. Je l’ai confié à votre externe.
Elizabeth : C’est une interne. C’est elle qui vous a dit que j’étais là ?
Romano : Vous êtes monté comme une furie tout à l’heure. A moins que vous n’ayez eu une soudaine envie d’aller faire un tour en obstétrique – ce qui serait surprenant – vous ne pouviez aller que là.
Elizabeth (avec un sourire) : Gaby m’a pourtant dit que vous me cherchiez.
Romano : C’est ce que je lui ai demandé de vous dire, je lui ai dit d’aller voir si vous alliez bien.
Elizabeth (moqueuse) : Parce que vous lui adressez la parole maintenant ?
Romano : Je suis bien obligé. Elle m’a demandé d’être la chirurgienne attachée aux urgences.
Elizabeth : Ce serait une bonne chose pour elle, elle a un bon profil. Je ne pense pas qu'elle soit faites pour bosser en chirurgie, mais chirurgienne aux urgences, ça lui plairait je pense. Et vous lui avez dit ?
Romano : D’aller se faire foutre. Pas question qu’elle soit dans mon service.
Elizabeth soupire.
Elizabeth : Etant donnez que vous passez le plus clair de votre temps en chirurgie – bien que ce ne soit plus votre place – vous pourriez au moins lui accordez ça Robert.
Romano : Je pourrais, mais cela serait contre mes principes.
Elizabeth : Parce que vos principe, c’est d’aller systématiquement à l’encontre de la volonté des gens ? C’est totalement stupide Robert. Et égoïste. Une interne attaché aux urgences supervisé par un titulaire de chirurgie, il en faudrait une nouvelle, vu que le dernier qu’on a eu est parti dans un autre hôpital. Cela nous éviterait de descendre à tout bout de champ.
Romano (exaspéré) : J’y réfléchirais Lizzie, d’accord ?!
Elizabeth a un petit sourire victorieux. Romano soupire.
Romano : Que vous veux la commission d’hygiène ?
Elizabeth (en se mordant la lèvre inférieure) : Ils m’ont très gentiment suspendue, à cause de l’affaire des infections post-op d’il y a deux ans.
Romano (étonné) : Ils ne l’avaient pas clôturé ?
Elizabeth : Apparemment non.
Romano : Je suis désolé Lizzie.
Il y a un instant de silence. Elizabeth sourit.
Elizabeth : Pourquoi vous êtes là ?
Romano : Pour voir si vous alliez bien.
Elizabeth : Pourquoi, vous vous inquiétez pour moi ?
Romano : Etant donnez que vous êtes partie comme un ouragan en rembarrant tous ceux qui voulaient vous adresser la parole, oui.
Elizabeth (avec un petit sourire) : Merci Robert.
Romano : Pas de quoi. Vous devriez descendre, avant que la commission ait la merveilleuse idée de venir vous chercher ici.
Il s’en va sur ses mots. Elizabeth sourit, s’attache les cheveux, et descend à son tour.
Gabrielle descend aux urgences =, elle a été bipé. Elle demande à l’accueil.
Gabrielle : Jerry, qui m’a bipé ?
Jerry : C’est le Dr Kovač.
Gabrielle : En quelle salle il est ?
Jerry : En trois.
Gabrielle : Merci Jerry.
Elle va en salle trois. Luka y ai déjà, avec une jeune patiente.
Gabrielle : J’ai été bipé pour un avis chir’.
Luka : Oh, salut Gaby. Oui. Joyce Hyle, 17 ans. Vertiges répétés au cours de ces dernières semaines, elle a été amené ici pour un malaise vagal. On lui a mis une perf de sérum phy’, et fait NFS, ECG et Iono. Je voulais juste exclure une hypothèse chirurgicale.
Gabrielle : Tu as bien fait. Joyce, je suis le Dr Simon, la chirurgienne. Je vais revenir dans une minute. Luka, je voudrais te parler.
Ils sortent.
Gabrielle : Les examens sont arrivés ?
Luka : Oui, ECG normal, je n’ai pas vu la NFS et la Iono.
Gabrielle : Pas d’antécédent ?
Luka : Non. Tu penses à quelque chose ?
Gabrielle : Je ne l’ai pas encore examiné, ce pourrait être un tas de choses. Elle a une activité sexuelle ?
Luka : Je ne lui ai pas demandé. Tu penses qu’elle a une MST ?
Gabrielle : Plutôt qu’elle est enceinte.
Luka : Qu’est ce qui te fait dire ça ?
Gabrielle : Rien du tout. L’intuition.
Luka : Ecoute Gaby, je sais que tu n’as pas l’habitude, mais ici, on est sûr, on ne fonctionne pas à l’intuition.
Gabrielle lève les yeux au ciel, et pousse la porte.
Gabrielle : Je vais lui parler seule à seule.
Luka : Fait comme tu veux. Mais ma garde se finit maintenant, alors tu fais contresigner tes ordres par un autre titulaire. Au fait, on dîne toujours ensemble ?
Gabrielle : Bien sûr, je finis à huit heures ce soir. Et il n’est malheureusement que 9 heures. Tu as intérêt à passer me chercher, parce que je n’ai pas envie de prendre le métro, que ma voiture est en panne et que je te parie cinq dollars qu’il pleuvra. Si tu me pose un lapin, je te tue Luka. Et je fais brûler la nourriture quand je suis énervé, alors tu ne mangera pas. Qui sont les titulaires de garde ?
Luka : Romano et Chen. Vers quelle heure va arriver ta sœur ?
Gabrielle : Je demanderais à Chen de contresigner, ça m'évitera de parler à Romano. Annabelle arrivera vers 7 heures et demie, elle a les clés de chez moi. A tout à l’heure.
Elle entre dans la salle 3
Gabrielle entre, et s’assois à côté de Joyce
Gabrielle : Vous permettez que je vous examine Joyce ?
Joyce : Bien sûr.
Gabrielle l’examine
Gabrielle : Dites-moi quand ça vous fait mal.
Elle lui appuie plusieurs fois sur le ventre Joyce grimace
Gabrielle : Ventre douloureux avec défense et contractures Joyce, je vais vous posez quelques questions d’accord ?
Joyce : Allez-y.
Gabrielle : Avez-vous eu des douleurs aux ventres récemment ?
Joyce : Un peu, mais rien d’inquiétant.
Gabrielle : Quelles genre de douleurs ?
Joyce : Comme une colique.
Gabrielle : Avez-vous eu des saignements vaginaux ?
Joyce : Non.
Gabrielle : Joyce, avez-vous une activité sexuelle ?
Joyce : Pourquoi ?
Gabrielle (rassurante) : C’est simplement pour établir un diagnostic Joyce Ce que vous me direz ne sortira pas de cette salle, et vos parents n’ont pas à être informés. Répondez moi.
Joyce (en baissant les yeux) : De temps en temps...
Gabrielle : Récemment ?
Joyce : Oui. Vous êtes obligé de me poser toutes ces questions ?
Gabrielle : Oui, je suis désolé. A quand remontent vos dernières règles ?
Joyce : Vous pensez que je suis enceinte ?!
Gabrielle : Je ne pense rien pour l’instant. Ne vous inquiétez pas, et répondez simplement.
Joyce : Je ne sais plus… Un mois ou deux sans doute… Mais ça arrive parfois, c’est sans importance…
Gabrielle (en se levant) : Bien Joyce. Je reviendrais dans un moment. Ne vous inquiétez pas.
Joyce (paniquée) : J’ai pas le sida, ou un truc dans ce genre ?!
Gabrielle : Je ne pense pas. Vous pensez que vous pourriez l’avoir ? Vous voulez un test HIV ?
Joyce : Non, non ça va. Merci Dr Simon.
Gabrielle sort, avec le dossier. Elle regarde les examens, et grimace.
Gabrielle : Et merde…
Elle va rapidement vers l’accueil.
Gabrielle : Jerry, où est le Dr Chen ?
Jerry : Elle est malade.
Gabrielle : Y a-t-il un autre titulaire ?
Jerry : Le Dr Romano est là.
Gabrielle : Il n’y a personne d’autre ?
Jerry : Désolé Dr Simon, mais non. Il est dans son bureau.
Gabrielle (en soupirant) : Merci Jerry.
Elle court vers le bureau de Romano.
Gabrielle entre brusquement dans le bureau de Romano.
Gabrielle : Dr Romano ?
Romano (exaspéré) : Si vous venez encore me parler de cette idée de chirurgienne attachée aux urgences, vous pouvez sortir immédiatement.
Gabrielle (en lui tendant le dossier) : Je voudrais juste que vous contresignez mes instructions.
Romano : Présentez-moi le patient. Vous pensez que je vais signer sans voir de quoi il en est ?
Gabrielle : C’est ce que j’espérais.
Romano : Eh bien non. Dépêchez-vous, je n’ai pas que ça à faire. Je dois parler à l’hygiène.
Gabrielle : Ils parlent déjà avec le Dr Corday, je les ai vus. C’est d’ailleurs ce qui m’a obligé à faire signer par un autre titulaire, à savoir vous.
Romano : Dépochez-vous.
Gabrielle : Jeune fille de 17 ans, venus ici à cause d’un malaise vagal. Elle a régulièrement des vertiges et des douleurs ventrales latérales de type coliques depuis quelques semaines, mais rien qui ne l’ait inquiété. Ventre douloureux avec défense et contracture.
Romano : Pourquoi avoir prescrit une écho ?
Gabrielle : Je pense à une G.E.U
Romano : Les symptômes cliniques font effectivement penser à une grossesse extra-utérine, mais avez-vous fait des examens ?
Gabrielle : Le Dr Kovač a fait pour plus de sureté une NFS, une Iono et un ECG. L’ECG est normal. La NFS montre une anémie et une augmentation du taux des leucocytes. Elle est positive aux β-HCG.
Romano : Hum, bien. Je pense que vous avez raison. Faites faire l’écho. Si elle confirme la GEU, bipez-moi et on la monte au bloc (Il signe le dossier).
Gabrielle (étonnée) : Vous avez signé ?
Romano : Dr Simon, mon esprit de contradiction ne s’applique pas lorsque que la vie d’une patiente est en danger, et les grossesses extra-utérines sont des urgences chirurgicales.
Gabrielle : Merci.
Elle prend le dossier et sort. Elle croise Sam.
Gabrielle : Sam, tu peux faire une écho à la patiente de la trois s’il te plait ?
Sam : Bien sûr.