Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Castle
Création : 06.02.2011 à 17h41
Auteur : titefolle
Statut : Terminée
« Cette fic va nous plonger dans le passé de Beckett^^ » titefolle
Cette fanfic compte déjà 12 paragraphes
Beckett faisait son jogging dans le parc. Elle s’arrêta près d’un banc et fit quelques étirements. Elle s’apprêta à repartir quand quelqu’un l’appela derrière elle. Elle se retourna et quand elle vit de qui il s’agissait, son cœur se mit à battre la chamade. Cette personne sortit une arme et la pointa sur Beckett. Elle porta machinalement sa main à sa taille mais, n’étant pas en service, elle n’avait pas son arme sur elle. Il y eut un coup de feu et Beckett s’effondra sur le sol, une douleur lui transperçant la jambe gauche. Elle entendit des cris tout autour d’elle puis ce fut le noir total… Elle se réveilla dans une petite pièce sombre et humide. Les murs étaient en béton et au-dessus d’elle, se trouvait une grille laissant entrer quelques rayons de soleil. Mais pas assez pour illuminer ou réchauffer la pièce. Devant elle, une porte métallique avec une vitre en plexis couverte de saletés, ce qui l’empêchait de voir au travers. Sa jambe la faisait souffrir. Elle inspecta de plus près sa blessure. La balle était restée à l’intérieur de sa cuisse. Elle déchira la manche de sa veste et se prépara. Elle essaya d’enlever la balle de sa jambe. Malgré la douleur, elle y parvint. Elle noua ce qu’il restait de sa manche autour de sa blessure pour essayer de stopper l’hémorragie. Elle ne voulait qu’une chose, c’était sortir de là. A ce moment, elle entendit des pas s’approcher de sa prison. Elle entendit le verrou cliqueter et la porte s’ouvrit. Trois personnes entrèrent dans la pièce: l’homme qui a tiré sur Beckett et deux gorilles. Sûrement ses sbires. -Beckett: Qu’est-ce que tu me veux, Sam? -Sam: Te faire payer pour tout ce que j’ai dû subir à cause de toi. Il fit signe au deux gardes et ceux-ci s’approchèrent de Kate. L’un d’eux la tira par les cheveux jusqu’au milieu de la pièce. Et tout deux commencèrent à la rouer de coups. La douleur était atroce, insupportable. Elle se retient de crier pour ne pas montrer ses faiblesses à Sam. Au bout de quelques minutes interminables, ils stoppèrent et reculèrent de plusieurs pas. Sam s’approcha de Kate. Elle était dans un piteux état, mais elle était consciente. Il lui asséna un coup de pied dans la poitrine qui lui coupa la respiration. Elle entendit même un « crac », ce qui n’était vraiment pas bon signe. Il cracha sur elle et partit, suivi des ses gardes, en rigolant. Beckett resta un moment sur le sol gelé, luttant de toute ses forces contre la douleur. Mais celle-ci l’emporta et la jeune femme perdit connaissance.
Elle ne savait pas où elle se trouvait, ni comment elle était arrivée là. Tout était sombre, il n’y avait pas une fenêtre, pas un repère. Juste un long couloir sombre. Elle s’avança de quelques pas quand au bout de ce corridor, une porte s’ouvrit et plusieurs personnes entrèrent. Elle remarqua que ces personnes étaient armées et qu’ils étaient 4. Quand elle les reconnu, elle fut soulagée. Il s’agissait de Ryan, Esposito, de Montgomery et même de Castle. -Beckett: Enfin, vous voilà…Vous pouvez me dire ce qu’il se passe et ce que l’on fait ici? Mais il lui répondirent pas, ne lui accordèrent pas même un regard. -Beckett: Eh oh! Je suis là! Vous pouvez m’expliquer s’il vous plaît? Ils se rapprochèrent de plus en plus d’elle tout en défonçant les portes menant vers des pièces vides. Ils étaient proches d’elle et s’avancèrent de plus en plus. -Beckett: Qu’est-ce que… -Esposito: Elle est là! Appelez une ambulance! Vite! Ryan sortit son téléphone et tous entrèrent dans la pièce où se trouvait Esposito. Là, sur le sol, gisait le corps d’une femme, baignant dans une mare de sang…Quand elle reconnu la personne, elle crut que le monde s’écroulait sous ses pieds…car c’était elle, c’était son corps qui était là devant elle. -Montgomery: Ce pourri doit encore être dans le bâtiment. Ryan, Esposito avec moi. Castle rester avec elle. Tous trois acquiescèrent et ils se séparèrent. Beckett (ou dû moins son esprit) resta avec Castle et son corps. -Castle: Tiens bon, Kate. Il faut que tu t’accroches. Il faut te battre…Je t’en supplie, reste, on a besoin de toi…j’ai besoin de toi… Beckett ne savait pas quoi dire ou que faire…Elle resta un moment à écouter les supplications de Castle. Elle essaya de lui parler mais il ne pouvait ni l’entendre, ni la voir… -???: C’est difficile, n’est-ce pas? De se voir mourir. Beckett sursauta. Un homme portant une longue cape noire, s’approcha d’elle. -Beckett: Qui êtes-vous? -Homme: Je suis l’Ange de la Mort. -Beckett: Alors…Je suis…morte? -Ange: Non, pas pour l’instant. -Beckett: Comment ça pour l’instant? -Ange: Je ne suis pas ici pour vous emmenez avec moi de l’Autre Côté, pas tout de suite en tout cas. -Beckett: Alors, que me voulez- vous? -Ange: Suivez-moi. Je dois vous montrer quelque chose. Il tendit son bras droit sur le côté et un passage s’ouvrit. Elle ne savait pas ce qu’elle devait faire. Suivre ce soi-disant ange ou rester et se regarder mourir? -Ange: Alors, vous venez? Avec une légère réticence, elle le suivit et entra dans le passage.
C’est là que quelque chose d’étrange se produisit…Esposito, le premier de la « file » traversa littéralement Beckett. Avant qu’elle ait pu se remettre de sa surprise, elle entendit Javier crier.
Ils arrivèrent dans un salon que Kate connaissait bien. C’était la maison où elle avait grandi. Elle entendit du bruit provenant de la pièce d’à côté. Elle jeta un coup d’œil à l’Ange de la Mort et celui-ci lui fit signe de s’y rendre. Elle pénétra donc dans la pièce qu’elle reconnu immédiatement malgré toutes les décorations (banderoles « Happy Birthday », ballons de toutes les couleurs,…). Il y avait énormément de monde autour de la table. Kate eut un sourire en les voyant. Il s’agissait de ses cousins, oncles, tantes, et grands-parents. Elle ne les avait pas vu depuis des années. Elle se dit qu’elle devrait les rappeler quand elle rentrerait…mais elle réalisa qu’elle ne rentrerait peut-être jamais chez elle… Au milieu de toute cette grande et belle famille, ses parents avec quelques années de moins. Ils avaient l’air si heureux à l’époque! Quand elle vit sa mère avec un grand sourire sur son visage, Kate eut les larmes aux yeux. Elle lui manquait tant! Elle remarqua que ce n’était pas ses parents qui étaient le centre de l’attention mais un petite fille avec des cheveux châtains mi-longs et de magnifiques yeux verts assise sur les genoux de sa mère. C’était elle, lors de son 1er anniversaire. -Jim: Vas-y Katie, souffle la bougie! -Grand-père Joe: Il vaudrait mieux que tu l’aides! -Johanna: D’accord, à trois. Un…deux…trois! Jim et Johanna soufflèrent l’unique bougie sous le regard de leur petite fierté. -Simon: Et maintenant, c’est l’heure des cadeaux! Simon! Son cousin préféré était là lui aussi! Elle et lui étaient inséparable à une époque. Un époque qui lui paraissait si lointaine à présent! -Beckett: Tout avait l’air si bien à l’époque. Loin des problèmes actuels… -Ange: Oui, c’est-ce que l’on me répète le plus souvent. Beckett le regarda. -Beckett: Pourquoi m’avoir amener ici? -Ange: Vous le comprendrez le moment venu. -Beckett: Quand? -Ange: Vous le saurez. Venez, il y a autre chose que vous devez voir. Un autre passage s’ouvrit. Kate regarda une dernière fois cette famille si heureuse qui était la sienne et s’engouffra dans le passage.
Ils arrivèrent dans la même salle à manger. Mais cette fois-ci, il n’y avait pas de réunion de famille, pas d’anniversaires. Juste la petite fille qui devait être âgée d’une dizaine d’années à présent. Elle était occupée à dessiner. Une voix se fit entendre dans le hall d’entrée. La petite Kate posa ses crayons et couru vers l’entrée suivie par sa version adulte et son guide dans ses souvenirs. -Beckett enfant: Papa! Tu es rentré! Elle sauta dans les bras de son père. -Jim: Coucou ma chérie. -Beckett enfant: Maman! Viens voir! Papa est rentré à la maison! Johanna arriva et regarda avec un grand sourire son mari et sa fille. Jim reposa sa fille et embrassa sa femme. La Kate du futur eut un sourire et les larmes lui vinrent aux yeux. Elle repensa aux problèmes de son père après la mort de Johanna. Il avait été détruit et avait eu du mal à s’en remettre. -Jim: Venez voir ce que je vous aie rapporté! Toutes la petite famille alla dans le grand salon. Jim pris sa fille sur ses genoux et lui offrit un joli bracelet. Beckett (l’adulte) mis machinalement sa main sur son poignet, où se trouvait encore ce bracelet. Elle ne l’avait jamais quitté, c’était son porte bonheur. Elle regarda cette petite famille très heureuse qui était la sienne il y a encore quelques années. Ça lui manquait tout ces moments où ils étaient tous ensemble, tous les trois… -Ange: Venez, on a encore plusieurs endroits avant de… -Beckett: Avant de quoi? -Ange: Vous le saurez le moment venu. Suivez-moi. Ils arrivèrent dans un petit cimetière. C’était le jour de l’enterrement de Johanna. -Beckett: Qu’est-ce que l’on fait ici? Pourquoi m’avez-vous amenez ici? -Ange: Il faut que vous voyez quelque chose. -Beckett: Quoi donc? -Ange: Regardez. Beckett regarda en direction de la tombe de sa mère. Tout le monde était reparti. Tout le monde sauf elle et son père. Elle pouvait voir son père agenouiller près du cercueil, en larmes. Elle se trouvait à côté de lui et essayait de le consoler. Mais elle avait du mal car elle aussi souffrait énormément de la perte de sa mère. La Beckett du futur se souvenait très bien de ce moment. Mais un chose était différente…il y avait une troisième personne avec eux. Pourtant, elle était sûre et certaine que ce jour-là, il n’y avait qu’eux! Elle regarda de plus près cette personne et là, elle eut un choc. Il s’agissait de sa mère. -Beckett: Qu’est-ce que… -Ange: Votre mère a toujours été à vos côtés. Elle ne vous a jamais laissé tomber. Beckett n’en revenait pas. Il est vrai qu’elle avait toujours eu l’impression qu’elle était à ses côtés mais elle ne pensait pas que c’était vrai! Elle a pensait juste cela pour se rassurer, se dire qu’elle n’était pas seule! Johanna regardait avec tristesse sa fille et son mari. Elle murmura: -Johanna: Je vous aime… Et elle disparu. Mais Kate savait qu’elle n’était pas partie loin. Elle en était sûre. -Ange: Je sais que c’est difficile, mais il faut qu’on continue. Et ils voyagèrent de nouveau dans le monde des souvenirs de Beckett.
Ils arrivèrent à nouveau dans la maison où Beckett a grandi. Une jeune femme entra dans le salon, vêtue d’un uniforme d’officier de police. -Beckett (jeune): Papa! Papa, c’est moi! Ya quelqu’un? Elle vit sur la table des tas de bouteilles vides. Elle soupira et monta les escaliers. À l’étage, elle passa devant sa chambre. Elle avait son propre appartement maintenant et un travail qu’elle adorait. Elle se souvint de tout ces moments passé dans cette pièce avec ses amis ou même sa mère… Elle reprit ses esprits et entra dans la chambre juste à côté. Là, allongé en travers du lit, encore tout habillé, Jim dormait. A côté du lit, il y avait d’autres bouteilles d’alcool. Dont une de whisky à moitié vide. En voyant cela, Kate s’énerva. -Beckett: Papa! Allez debout, réveilles-toi! Dépêches-toi! -Jim: Encore cinq minutes… -Beckett: Non tout de suite! Elle s’approcha de la fenêtre et ouvrit les rideaux pour amener de la lumière à la pièce. -Jim: Non, referme…y a trop de lumière… -Beckett: Pas question! Papa, regarde-moi! Il leva vers elle des yeux rougis et cerclés de cernes. -Beckett: J’en peux plus papa! J’en ai marre de te voir comme ça tout les jours! Non mais regarde-toi! Regarde dans quel état tu es! Je veux que tu arrêtes de boire! -Jim: Je peux pas… -Beckett: Si tu peux et tu vas le faire! -Jim: Tu ne comprends pas… -Beckett: Pour moi aussi, la mort de maman m’a fait énormément souffrir (l’expression du visage de Jim changea quand il entendit Kate parler de sa mère). Moi aussi, j’ai eu du mal à m’en remettre mais j’ai réussi à le surmonter! Mais ce n’est pas pour ça que je l’ai oubliée où qu’elle ne me manques pas! Au contraire! Je pense à elle tout les jours. Je sais qu’elle est avec moi. Mais elle est avec toi aussi. Et je suis sûre qu’elle pense la même chose que moi. -Jim: Arrête… -Beckett: Non! Il faut que tu te reprennes en main! Et tout de suite! -Jim: Non…je ne peux pas…c’est trop difficile… -Beckett: Bien. Si c’est comme ça. Je m’en vais. -Jim: On se voit demain pour déjeuner? -Beckett: Non. Ni demain, ni un autre jour. Je m’en vais et je ne reviendrais plus. Je n’en peux plus c’est fini. Je ne veux plus te voir. Jamais. Elle s’apprêta à sortir de la pièce quand elle entendit son père l’appeler. Elle se retourna. -Beckett: Je te détestes, papa. Je détestes ce que tu es devenu depuis qu’elle est partie. Tu n’es plus le même et ton ancien toi me manques. Adieu papa. Et elle partit sans se retourner. La Beckett plus âgée avait regardé la scène en silence. -Ange: Ca va? -Beckett: J’ai toujours regretté lui avoir dit ça. Mais au moins, grâce à cela, il a eu un déclic et il est redevenu le même qu’auparavant…ou presque. -Ange: Il vous a pardonné? -Beckett: Vous devez le savoir non? Il eut un petit sourire. -Beckett: Oui, il est venu quelques jours plus tard à mon appartement. Il m’a dit qu’il était désolé et que plus jamais il ne boirait une goutte d’alcool. Au début, je ne l’ai pas cru mais il m’a prouvé le contraire. L’Ange la regarda avec un sourire. -Ange: Venez, ce n’est pas fini.
Ils arrivèrent dans le bureau de Montgomery. Il était occupé à remplir un rapport. Il fut interrompu par des coups timides à la porte. -Montgomery: Oui, entrez. Une jeune femme en uniforme avec de magnifiques yeux verts et de longs cheveux châtains rattaché en une queue de cheval, entra. -Beckett: Bonjour, je m’appelle Kate Beckett et… -Montgomery: Ah oui! Heureux de faire votre connaissance, je suis le capitaine Roy Montgomery. Asseyez-vous. Bien, savez-vous pourquoi vous êtes ici? -Beckett: Non, j’ai juste eu votre message disant que vous vouliez me voir… -Montgomery: Comme vous le savez peut-être, l’un de mes lieutenants va partir dans un mois environ à la retraite. Et j’aimerai que vous le remplaciez. -Beckett: Travailler à la criminelle, monsieur? -Montgomery: Oui. Au début, vous suivrez le lieutenant Smith jusqu’à son départ. Alors, ça vous intéresse? -Beckett: Et comment! -Montgomery: Parfait! Bienvenue dans l’équipe, lieutenant Beckett! -Beckett (du futur): Ca me fait tout drôle de revivre tout cela. Les bons comme les mauvais souvenir. -Ange: Et ce n’est pas fini. Venez. Et elle le suivit dans le monde des souvenirs. Ils arrivèrent dans la salle d’interrogatoire, quelques mois voire années plus tard. -Beckett: Pourquoi l’avoir tuée, Mr Hawkins? -Hawkins: Je ne le l’ai pas tuée…..c’est une erreur! -Beckett (en désignant l‘arme du crime): Pouvez-vous m‘expliquer ce que faisait ce couteau ensanglanté ,caché, chez vous? -Hawkins: Ce…c’est impossible… -Beckett: Alors pourquoi a-t-on retrouvé vos empreintes sur l’arme du crime? -Hawkins: Non…je… -Beckett: Elle a refusé de vous écouter, vous vous êtes disputés et vous avez tué votre propre femme? Qu’est-ce que votre fils va penser de vous? -Hawkins: Arrêtez! Vous ne savez rien! Rien!! -Beckett: Je sais une chose, c’est que vous êtes un meurtrier et que vous allez aller en prison pendant un long moment. -Hawkins: Je…je veux un avocat. Je ne dirait plus rien d’ici là. -Beckett: Ne vous en faites pas, on en a assez pour vous coffrez. L’Ange s’adressa à l’autre Beckett: -Ange: Qu’est-ce qu’elle a de spéciale, cette enquête? -Beckett: C’était quelques mois après mon arrivée à la criminelle. Sarah Hawkins a été retrouvée assassinée dans une petite ruelle sombre, poignardée. Les indices nous ont menés vers le mari, John Hawkins. Il n’a jamais avoué mais il a pris 30 ans. Il est mort en prison quelques temps après la sentence. Il s’est suicidé. Ils avaient un fils. Sam Hawkins. L’homme qui m’a tabassé avec ses sbires. Il a toujours pensé que son père était innocent et que c’est de ma faute si il s’est suicidé. Et là, je me sens un peu coupable. -Ange: Vous n’avez fait que votre travail. Vous n’avez pas à vous sentir coupable de quoi que se soit. Beckett regarda l’ange. -Beckett: Merci… -Ange: Allez venez. Un autre souvenir nous attend.
Ils arrivèrent à nouveau dans la salle d’interrogatoire. Mais cette fois-ci, ce n’était plus Hawkins qui était assis là…mais Castle. La Beckett de l’époque entra dans la pièce. -Beckett : Monsieur Castle ! Vous avez un casier bien rempli pour un auteur de best sellers. Conduite contraire aux bonnes mœurs, refus d'obtempérer... -Castle (hausse les épaules) : Vous savez ce que c'est que les mecs ! -Beckett : Je vois que vous avez aussi volé le cheval d'un policier ! -Castle : Emprunté ! -Beckett : Ah... Et vous étiez tout nu sur le cheval ! -Castle : C'était le printemps. -Beckett : Et à chaque fois toutes les charges ont été abandonnées. -Castle : Que voulez-vous, le maire est un de mes plus grands fans, mais si ça peut vous faire plaisir, mettez moi la fessée pour me punir, je l'ai bien mérité ! -Beckett : Monsieur Castle, votre petit numéro de charme du mauvais garçon défiant l'autorité marche peut-être avec les starlettes et les midinettes, seulement moi, je travaille pour vivre. Et dans mon monde, vous n'avez que deux possibilités : soit vous êtes le type qui me facilite la vie, soit vous êtes celui qui me la complique. Et croyez moi, il vaut mieux pas être le type qui me complique la vie ! -Castle (en chuchotant) : D'accord. -Beckett : Allison Tisdale, fille du magnat de l'immobilier Jonathan Tisdale. -Castle (regarde la photo) : Elle est mignonne -Beckett : Elle est morte, vous l'avez déjà rencontrée ? Pendant une dédicace, un gala de charité ? -Castle : C'est possible. Mais je ne l'ai pas connue bibliquement, si c'est ça qui vous intéresse. -Beckett : Très bien, et ce type, Marvin Fisk petit avocat spécialisé en droit fiscal. -Castle : Désolé mais les avocats avec qui je traite... prennent 500 dollars de l'heure minimum. Je peux savoir quel est le rapport avec moi ?! -Beckett : On l'a retrouvé mort, assassiné il y a deux semaines. Je n'avais pas fait le rapprochement avant de voir la scène de crime d'Allison Tisdale ce soir. (Elle lui montre la photo) -Castle : "Des fleurs pour ta tombe". -Beckett : Et voilà comment on a retrouvé Marvin Fisk, copie conforme de "Pas de Furie en Enfer". -Castle : On dirait que j'ai un nouveau fan ! -Beckett : Oui, sauf que cette fois c'est un vrai taré ! -Castle : Vous n'avez pas l'air tarée pour moi ! -Beckett : Quoi ? -Castle : "Pas de Furie en Enfer", une bande de sataniques assoiffés de sang. Je vous en prie, il n'y a que les irréductibles groupies qui l'ont lu celui-là ! -Beckett : Est-ce que par hasard l'une de vos groupies vous a déjà envoyé des lettres ? (Castle la regarde bizarrement) Des lettres bizarres ? -Castle : Malheureusement elles le sont toutes, ce sont les risques du métier. -Beckett : Parce que, parfois dans des cas comme celui-là, on découvre que le... -Beckett & Castle : ...tueur tente d'entrer... (Beckett est stupéfaite et s'arrête de parler) -Castle : ...en contact avec l'objet de son obsession. Je sais, je me suis beaucoup intéressé au comportement des psychopathes et à leur méthodologie. J'écris des romans policiers, alors je fais des recherches. (Il s'approche de son visage) On vous a déjà dit que vous avez des yeux magnifiques ?! -Beckett : J'imagine que vous ne voyez pas d'inconvénient à ce que l'on vérifie votre courrier ? -Castle : Faites comme chez vous. Je peux avoir des copies de ces photos ? -Beckett : Des copies ? -Castle : Je joue au poker avec une bande d'auteurs de best sellers comme moi, vous savez Patterson, Cannell, et vous n'imaginez pas à quel point ils seraient jaloux en apprenant ça ! -Beckett : Jaloux ? -Castle : Que j'ai un imitateur. Vous vous rendez compte, c'est la récompense suprême pour un écrivain! C'est mieux que le prix Pulitzer -Beckett : Deux personnes sont mortes Monsieur Castle. -Castle : Ce ne sont pas les cadavres que j'ai demandé, ce sont seulement... les photos. -Beckett : Je crois bien qu'on a fini (Elle sort de la salle d'interrogatoire) -Ange: On peut dire que c’est l’enquête qui à changer votre vie. -Beckett: Oui…L’arrivée de Rick dans ma vie… -Ange: Et on peut dire qu’il ne vous a pas quitté depuis. Elle eut un sourire. -Beckett: Non…
Ils arrivèrent dans un coin tranquille de Central Park que Kate connaissait bien. Elle adorait cet endroit, elle y venait souvent quand elle avait le temps. C’était un petit chemin entouré d’arbres dont les feuilles jaunies tombaient pour former un parterre de feuilles mortes. L’Ange l’interrompit dans sa rêverie. -Ange: Regardez là-bas. Elle tourna la tête vers un jeune couple que l’Ange venait de désigner. Ils avancèrent vers eux, main dans la main. L’homme raconta probablement quelque chose de drôle car ils se mirent à rire. Le couple passa devant eux. -Ange: Vous avez l’air heureux tout les deux. Beckett sourit et regarda à nouveau le couple qui s’était arrêté devant elle pour s‘embrasser. Ce couple? C’était celui formé par Rick et elle-même. Oui, ils étaient heureux. Elle adorait passer du temps avec lui. C’était le seul qui arrivait à la faire rire quand ça n’allait pas. Rick…elle repensa à son expression quand il l’avait trouvé dans cette pièce minable et à ce qu’il lui avait dit… « On a besoin de toi…J’ai besoin de toi… ». Elle aussi avait besoin de lui. Elle aimerait être à ses côtés et le rassurer, lui dire que tout va bien. -Ange: Depuis combien de temps vous êtes ensemble? -Beckett: C’est une habitude chez vous de poser des questions dont vous connaissez déjà la réponse? Il rit. -Ange: C’est juste pour vous faire comprendre. -Beckett: Comprendre quoi? Il la regarda dans les yeux. Elle savait que c’était à elle de trouver la réponse mais elle n’en avait pas la moindre idée. -Beckett: Presque 8 mois…Il m’a fallu longtemps pour comprendre que j’étais amoureuse de lui. Il est arrivé un soir, chez moi, en me disant qu’il devait me parler et que c’était important. Au début, j’ai cru que quelque chose de grave est arrivé mais, non…Il ne savait pas par où commencer. Il avait l’air…perdu, je dirais. Il m’a regardé dans les yeux et m’a dit qu’il ne pouvait plus me le cacher, que c’était trop lourd à porter. Je lui ai dit « Quoi? » et là…Il m’a dit qu’il m’aimait, que la seule raison qui le poussait à continuer à me suivre dans mes enquêtes c’est qu’il voulait rester à mes côtés. Je savais pas quoi lui dire. Voyant que je ne réagissait pas, il s’est excusé et s’apprêta à partir. -Ange: Mais? -Beckett: Mais je l’ai retenu par le bras et je l’ai embrassé. Et aujourd’hui, je ne regrette qu’une chose… -Ange: Laquelle? -Beckett: De ne pas l’avoir fait plus tôt. De ne pas avoir passé plus de temps avec lui, maintenant que je…Enfin… -Ange: Maintenant que vous êtes morte, c’est ça? Elle acquiesça. -Ange: Vous ne l’êtes pas. Pas encore. -Beckett: Comment ça? -Ange: Venez.
-Castle: Tiens bon, Kate. Il faut que tu t’accroches. Il faut te battre…Je t’en supplie, reste, on a besoin de toi…j’ai besoin de toi… Ils étaient revenus au point de départ. Esposito, Ryan et Montgomery arrivèrent dans la pièce. -Esposito: Ce fils de p*** s’est tiré. -Ryan: Les secours vont bientôt arrivés. Comment va-t-elle? -Castle: Elle perd beaucoup de sang et a du mal à respirer…Mais elle s’accroche… -Montgomery: C’est une battante…je suis sûre qu’elle va s’en sortir… -Castle: Vous avez senti? -Ryan: Senti quoi? L’esprit de Beckett s’était approché et s’était accroupi près de Castle. Elle lui avait posé sa main sur son épaule. -Castle: J’ai dû rêver… Les secours arrivèrent enfin et s’occupèrent de Beckett. Les 3 policiers emmenèrent Castle à côté pour pouvoir laissé de l’espace aux ambulanciers. Il refusa, au départ, mais voyant que ça ne servait à rien de lutter, il les suivit. Ce qu’il ne savait pas, c’est que Beckett restait à ses côtés, ainsi que l’Ange de la Mort. -Beckett: Dites-moi ce que je dois faire… -Ange: Je ne peux rien vous dire…vous devez… -Beckett: Trouver la réponse moi-même, je sais… Les ambulanciers passèrent devant la porte de la pièce où ils se trouvaient en courant, une Beckett inconsciente sur la civière. Castle les rejoignit et demanda pour les accompagner, ce qu’ils acceptèrent. Et les voilà en route vers l’hôpital, en quatrième vitesse. Cela faisait 2 heures qu’ils étaient en train d’attendre. 2 heures qu’elle était au bloc. Montgomery, Ryan et Esposito étaient retournés au poste pour retrouver l’ordure qui avait osé toucher à l’une des leurs. Castle était resté à l’hôpital où il fut rejoint pas Martha et Alexis mais aussi par Jim. Celui-ci était assis et regardait une photo qu’il gardait toujours avec lui. C’était une photo de Kate, Johanna et lui quand sa petite fille adorée avait environ 10 ans. Alexis s’était endormie près de sa grand-mère. Et Castle, lui, restait debout près de la fenêtre donnant sur le parc de l’hôpital, les yeux rougis. Il repensa aux nombreuses que lui et Kate avaient fait à Central Park. Une larme coula silencieusement le long de sa joue. Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’elle était à ses côtés. Qu’elle ne voulait pas le laisser et qu’elle ferait n’importe quoi pour qu’il puisse la voir, pour qu’il l’entende lui dire combien elle l’aime. Mais cela lui était impossible. Elle avait demandé plusieurs fois à l’Ange de lui dire ce qu’elle devait faire. Mais il avait refusé de lui répondre disant qu’elle devait « trouver la réponse elle-même ». Mais elle avait beau réfléchir, elle ne la trouvait pas. L’Ange était parti aidé une autre âme en détresse. Il lui avait dit que si elle avait besoin de lui, elle n’avait l’appelé et il viendrait l’aider…Mais jusqu’à présent, il n’avait pas été d’un grand secours. Elle n’aimait pas voir Rick souffrir ainsi. Elle voulait le voir sourire à nouveau mais elle savait que pour cela, elle devait trouver la fameuse réponse… Le médecin arriva. -Castle: Comment va-t-elle? -Médecin: Il y a eu certain moment très critiques. On a failli la perdre à plusieurs reprises mais elle s’accroche. Elle est dans le coma pour le moment. -Castle: Est-ce qu’elle va s’en sortir? -Médecin: Très difficile à dire. Certains patients s’en sortent sans séquelle mais d’autre…Soit ils gardent des séquelles soit ils ne se réveillent pas…C’est à elle de se battre à présent. Désolé. Vous pouvez aller la voir si vous le désirez. -Martha: Merci, docteur.
Castle était assis sur une chaise, à côté du lit d’hôpital où se trouvait Beckett. Elle avait un bandage à la tête, un autre autour de sa poitrine et un à sa jambe droite, celle où elle avait reçu une balle. Elle était très pâle, ce qui faisait ressortir les cernes violettes qu’elle avait sous ses yeux clos. Il avait posé sa main sur la sienne et passait ses journées à ses côtés. Il la regardait « dormir ». Tandis que l’esprit de Beckett le regardait, lui. Elle détestait cette situation. Voir les gens qu’elle aime souffrir et ne pas pouvoir les réconforter. Elle était assise sur le bord de son lit, sa main posée sur celle de Castle qui ne pouvait pas la sentir ni la voir. -Castle: Tu me manques, mon ange. Reste avec moi, s’il te plaît. Si tu savais à quel point je t’aime… -Beckett esprit: Moi aussi je t’aime. Je fais tout ce que je peux pour rester…mais il faut que…(en murmurant)…je trouve la réponse. Elle repensa à tout ce que l’ange lui avait dit, à tout les souvenirs qu’il lui avait fait revivre et elle comprit le lien qui les unissait. Elle connaissait la réponse depuis le début mais elle avait été trop aveugle pour la voir, alors qu’elle était juste là! Mais avant d’appeler l’Ange, elle devait faire quelque chose… Elle arriva au commissariat, dans la salle d’interrogatoire. S’y trouvaient déjà: Ryan, Esposito et Sam Hawkins. -Ryan: Pourquoi lui avoir fait ça? -Sam:… -Esposito: Vous vous rendez compte que tentative de meurtre sur un flic, c’est la perpétuité. -Sam: Je ne vois pas de quoi vous parler. Ils posèrent sur la table une photo de Beckett. -Ryan: La reconnaissez-vous? -Sam: Oui, c’est la flic qui a mis mon père derrière les barreaux. Et alors? Que lui arrive-t-il? -Esposito: Elle a été enlevée et tabassée. -Sam: Voyez-vous ça. C’est bien malheureux. Comment va-t-elle? -Esposito: Où étiez-vous mardi dernier dans l’après-midi? -Sam :Bonne question je devais probablement me…promener… Il vit un chose dans le miroir qui lui fit perdre son assurance. -Ryan: Quelque chose ne va pas Mr Hawkins? -Sam: Euh…Si, tout va bien. -Esposito: Bien. Où on est était? Ah oui! On a assez de preuve pour vous inculpez. Vos 2 acolytes ont avoués. Ils ont avoués avoir frappés le lieutenant Beckett. -Sam: Alors, que viens-je faire dans cette histoire? -Ryan: Ils nous ont racontés que vous avez tiré sur le lieutenant Beckett et que c’est vous qui leur avez ordonné de lui infliger tout cela. -Sam: C’est ridi…ridicule… Cette fois-ci il était sûr de ne pas avoir rêvé. Il avait bien vu, il en était sûr…Il regarda tout autour de lui. C’était impossible. Il se leva. -Esposito: Vous êtes sûr que tout va bien? -Sam: Je…C’est impossible. -Ryan: Qu’est-ce qui est impossible, Mr Hawkins? -Sam: Elle… Beckett s’avançait vers Hawkins. Il ne la voyait que par l’intermédiaire du miroir mais c’était assez pour lui faire peur. -Sam: Que…non…ce n’est pas possible…Comment…comment vous faites ça? -Esposito: Faire quoi? -Sam: Elle ne peut pas être là…Pas dans l’état où on l’a mise… -Ryan: De qui parlez-vous? -Sam: Du lieutenant Beckett…Elle ne peut pas avoir survécu…c’est impossible, pas après ce que j’ai ordonné de faire…pas après ce qu’on lui a fait subir… Beckett eut un sourire et disparut. -Ryan: Mr Hawkins, vous êtes en état d’arrestation pour tentative de meurtre sur un officier de police. Avant de sortir, les 2 flics regardèrent autour d’eux. Pourtant ils étaient sûrs qu’il n’y avait rien d’étrange. Beckett revint à l’hôpital mais il était trop tard. Un long bip résonnait dans la pièce…Son cœur avait cessé de battre…elle était en train de mourir…