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Série : Castle
Création : 05.03.2011 à 19h29
Auteur : titefolle
Statut : Terminée
« Fic écrite à partir du point de vue de Kate ^^ (du moins, je vais essayer ^^) » titefolle
Cette fanfic compte déjà 16 paragraphes
Je sortis en vitesse dans le couloir, le cœur battant à 100 à l’heure, les larmes commençant à couler le long de mes joues. « Ce n’est pas possible… » pensai-je Je criai après un médecin. Je vis une foule d’infirmières et de médecins ayant entendu mon cri de désespoir, entrer dans la chambre de Rick. Je voulu les suivre mais une infirmière m’en empêcha et referma la porte devant mon nez. Je m’assis sur une des chaises se trouvant à quelques mètres de là, mes jambes ne savant plus me porter. Assise, là, seule au milieu de ce couloir, je laissai ma peine s’exprimer librement. Je ne cessai de revoir Rick, souriant, m’embrassant quelques heures plus tôt…et puis ce long « bip », déchirant le silence de la nuit… Ce bruit résonnait encore dans ma tête. La tête entre les mains, je me mis à pleurer de plus en plus fort… « Je vous en supplie, pas lui… », priai-je intérieurement. « Je ne veux pas revivre ça, ressentir à nouveau cette douleur vous détruisant de l’intérieur…je n’y survivrai pas… » Je sentis une main se poser sur mon épaule. Je relevai la tete et vit que c’était celle de Montgomery. Il s’était agenouillé à coté de moi. Derrière lui, je vis Ryan, Esposito et Lanie. -Montgomery: Beckett, tout va bien? -Beckett: Il… Je leur expliquai, avec difficultés, entre 2 sanglots mais en ne parlant pas de ce qu’il s’était passé entre nous quelques heures plus tôt. Je vis Lanie mettre sa main devant sa bouche et quelques larmes silencieuses couler le long de ses joues pour venir mourir aux bords de ses lèvres. Esposito l pris dans ses bras pour la consoler même si pour lui aussi ce fut un choc, je le voyait bien. Ryan, lui, avait le regard perdu, dans le vague. Montgomery soupira tristement et releva la tête vers moi. Je pu voir dans ses yeux de l’inquiétude et de la tristesse. -Montgomery: Vous connaissez Castle, c’est un battant, il ne se laissera pas faire. A ce moment, un des médecins présent auprès de Rick sortit et s’approcha de nous. Je me relavai rapidement, portée par l’espoir. -Beckett: Comment va-t-il? -Médecin: Il nous a fait une belle frayeur mais..il est hors de danger, pour l’instant. Je soupirai de soulagement. J’allai le remercier quand un détail me frappa… -Beckett: Attendez… « pour l’instant »? -Médecin: Il existe toujours un risque de rechute, malheureusement. Ce n’est pas rare de voir un patient se réveiller, aller de mieux en mieux et puis en quelques instants, tout s’écroule. Les prochaines 48h seront décisives. -Beckett: Merci, docteur. -Médecin: Une dernière chose, vous appelez-vous Kate? -Beckett: Euh…oui, pourquoi? -Médecin: Il a demandé à vous voir. Il vous attend. Je le remerciai une nouvelle fois et me dirigea vers la chambre de Rick. Mais un sentiment de solitude s’empara de moi. Je me retournai et vis que mes collègues et amis n’avaient pas bougé d’un millimètre. Je les interrogeai du regard. -Esposito: Allez-y lieutenant. On ira le voir plus tard. Je leur adressai un sourire et entra dans la pièce où l’homme que j’aimais ce trouvait. Il était toujours allongé sur le même lit. Les « bip » réguliers provenant de la machine à coté de lui rempli mon cœur de joie et me soulagea. Je m’approchai silencieusement de lui, le voyant perdu dans la contemplation du monde extérieur, la fenêtre de sa chambre ayant une vue sur le parc entourant l’hôpital. Je m’assis à ses cotés, au bord du lit. Il se retourna et me sourit. Je posai une de mes mains sur sa joue, tandis que l’autre pris la sienne. -Castle: Hey… -Beckett: Hey. Tu m’as fait une de ces peurs… -Castle: Je sais et je suis désolé… -Beckett: Ne t’excuse pas! Je ne t’en veux pas. Tu es là et c’est tout ce qui compte. -Castle: Pourtant j’ai failli lâcher prise. Mais quelque chose m‘en a empêcher… ou plutôt quelqu’un. Je lui lançai un regard interrogateur. -Castle: Toi. J’ai senti que je ne devais pas te laisser tomber, que je devais rester à tes cotés. Je t’aime tellement Kate… Je me penchai et l’embrassai. -Beckett: Merci. Moi aussi je t’aime. Je ne sais pas ce que j’aurai fait si… Les mots moururent aux bords de mes lèvres, les larmes menaçant de revenir inonder mon visage, à l’idée qu’à la place d’être allongé ici, sur ce lit, il aurait pu se retrouver sur une des tables d’autopsie de Lanie. Rick me caressa le dos de ma main avec son pouce. -Castle: Ne t’inquiètes pas, jamais je ne t’abandonnerai. Je posai à nouveau mes lèvres sur les siennes. Mais avant d’avoir pu approfondir ce baiser, nous fumes interrompus par un bruit provenant du couloir. Nous regardâmes et vîmes toute l’équipe mais aussi Martha et Alexis qui les avaient rejoins. Tous applaudissaient. Je me senti rougir légèrement et vis Rick sourire. Il m’attira à lui et m’embrassa de nouveau. Avec lui, je me sentais à nouveau heureuse. Sentiment que je n’avais plus ressenti depuis la mort de ma mère, 12 ans plus tôt…
J’étais allongée sur son lit d’hôpital, à sa gauche. Ma main droite dans son dos, ma main gauche dans sa main droite, tandis que son bras droit encerclait mes épaules, m’attirant à lui. Autour de nous, se trouvaient Lanie, Ryan, Esposito, Montgomery, Martha et Alexis. On discutait de tout et n’importe quoi, riant aux blagues que l’un d’entre nous (Rick surtout!) racontait. Je sentais le regard des autres en nous voyant nous embrasser de temps à autre, ou quand Rick me murmurait des mots doux. Mais je m’en fichai. Tout ce qui comptait pour moi c’est que j’étais dans las bras de l’homme dont j’étais éperdument amoureuse. Nos amis partirent quelques temps plus tard, suivis peu après par Martha et Alexis. Le soir tombait et je n’avais qu’une envie, rester près de Rick. Il passa ses bras dans mon dos et m’attira contre lui. Je posai ma tête sur sa poitrine, écoutant son cœur battre. Certains me diront que ce son est tout ce qu’il y a de plus banal, mais pas pour moi. Il signifiait qu’il était là, bien vivant. Je relevai la tête et le regardais. Il avait l’air perdu, dans ses pensées. Il fixai le plafond comme si il attendait qu’il lui réponde. -Beckett: Rick, tout va bien? -Castle: Hein? Euh…oui. Désolé, je réfléchissait. -Beckett: A quoi? -Castle: A nous. Mon cœur s’arrêta brusquement pour se remettre à battre de plus en plus vite. Mais quelle idiote j’ai été! Penser que Richard Castle était amoureux de moi! Mais…attends…C’est lui qui m’a avoué ce qu’il ressentait! C’est pas vrai! Il se moquait de moi! Mais que suis-je bête d’avoir cru un seul instant que tout ça était réel! L’expression de mon visage du me trahir car il repris avec un sourire. -Castle: Ne t’inquiètes pas! Je ne suis pas en train de dire que je ne veux plus de toi! On est ensemble que depuis hier, et je ferai tout pour que jamais on ne se sépare. C’est à ça que j’étais en train de penser. Je t’aime, mon ange. « Mon ange ». D’habitude, je ne laissai personne m’appelé ainsi, pas même mes petits amis. La seule personne qui m’appelait de la sorte étais mon père. Habituellement, cela m’énervait et je me montrais froide et distante. Mais pas là, au contraire, je lui souris et l’embrassa. Preuve qu’il était vraiment spécial pour moi, qu’il avait beaucoup d’importance à mes yeux. -Beckett: Moi aussi, je t’aime. Il me serra un peu plus fort contre lui. Nous restâmes ainsi de longues minutes. Je ne voulais pour rien au monde quitter ses bras, sa chaleur. Mais quelques coups, timides, frappés à la porte de la chambre nous forcèrent à nous séparer. C’était Josh, et il avait l’air mal à l’aise. -Josh: Euh…Kate, je pourrai te parler un instant, s’il te plait… Je vis Rick près à lui répondre mais je posai mon index sur ses lèvres pour les sceller. -Beckett: Ne t’inquiètes pas, je reviens. Je l’embrassai une dernière fois, pour le rassurer, et rejoignis Josh qui m’attendait dans le couloir. Je fermai la porte derrière moi. -Beckett: Bon, qu’est-ce que tu veux Josh? -Josh: M’excuser. Je le regardais avec un regard mi-interrogateur, mi-surpris. -Josh: Je me suis mal comporté avec toi. J’en suis vraiment désolé. Je sais pas ce qu’il m’as pris…Ce…Ca fait déjà un moment que je m’étais rendu compte à quel point il comptait pour toi. A chaque fois que tu parlais de lui, tu avec cet étincelle dans le regard, tu souriais comme jamais tu m’as souri. J’étais jaloux, au début, mais j’ai fermé les yeux, pensant que tout cela était du mon imagination. Mais, hier quand tu m’as dis que nous deux c’était terminé et que tu l’aimais…J’ai vu rouge et j’ai dis des choses que je ne pensais pas. Vous méritez d’être heureux. Je suis sûr que c’est un type bien. Et encore une fois, désolé. Je l’avais laissé terminer ce qu’il avait à dire, n‘osant pas l‘interrompre. Je savais que cela venais du cœur, je le voyais dans ses yeux. -Beckett: Merci. Pour tout. Je ne t’en veux plus. C’est à mon tour de m’excuser. -Josh: Je ne vois pas pourquoi… -Beckett: J’ai mal agis envers toi, je t’ai fait du mal et j’en suis désolée. -Josh: Ne t’inquiètes pas, moi non plus je ne t’en veux pas. Je le serrai dans mes bras, comme 2 vieux amis sur le point de se dire adieu. -Josh: Je crois que ton écrivain t’attend avec impatience non? Je souris. -Beckett: Tu a raison. -Josh: Bon…ben…à une prochaine fois. Et fait attention à toi. -Beckett: Promis. A bientôt. Il me sourit et s’en alla. Je me sentais beaucoup mieux à présent. Sans m’en rendre compte, je me sentais coupable vis-à-vis de Josh. Sentiment qui a très vite disparu quand Rick m’avait avoué qu’il m’aimait; Mais quand Josh était arrivé dans la chambre, il avait repris le dessus. Et là, il avait à nouveau disparu et je savais que plus jamais, je ne le ressentirai. C’est avec un grand sourire que je rejoignis Rick, qui, à mon arrivée, m’interrogea… -Castle: Que voulait Motorcycleboy? Pardon! Dr Motorcycleboy! Je ris. -Beckett: Il est venu présenter ses excuses. -Castle: Ses excuses? Pourquoi? Je me rappelai soudain que je n’avais pas raconter à Rick comment on avait rompu, Josh et moi. -Beckett: Et bien…hier, avant que je ne vienne te voir, j’ai été voir Josh pour lui annoncer que je le quittais, lui prétextant que je n’avais pas accepté qu’il ne vienne pas me voir pendant que j’étais hospitalisée… -Castle: Il n’est même pas venu te voir! Je le voyait serrer les poings. Je posai mes mains sur les siennes et lui dis avec un petit sourire… -Beckett: Tu veux bien me laisser terminer? Bref, il a mal régit et a deviné que je voulais, en réalité, te rejoindre. C’est la première fois que j’avouai mes réels sentiments envers toi, à quelqu’un. Même si j’aurai préféré que ce soit quelqu’un d’autre. Il a commencé à t’insulté et avant d’avoir pu terminer et bien… -Castle: Et bien??? Je senti mes joues s’enflammer légèrement. -Beckett: Je l’ai giflé. Rick se mit à rire, ne pouvant plus s’arrêter, jusqu’à ce que je le vis grimacer de douleur et poser sa main sur son ventre. -Beckett: Rick, ça va? -Castle: Oui, ne t’inquiètes pas c’est rien. La douleur se réveille de temps en temps mais, elle est de moi en moins forte. Sinon, que t’a-t-il dit d’autre? -Beckett: Que tu étais un type bien et qu’on méritait d’être heureux. -Castle: Et comment que je suis un type bien! Mieux que moi, ça n’existe pas! Ce fut à mon tour de rire. Il m’attira à lui et m’embrassa. -Castle: Mais toi aussi tu es quelqu’un de bien. Tu es la femme la plus extraordinaire, la plus belle et la meilleure flic que je connaisse. On s’embrassa de nouveau. Le baiser, au départ tendre et doux, devint de plus en plus passionné. Je senti le feu ardent monter en moi. Me rappelant de l’endroit où nous nous trouvions, je quittais ses lèvres avant d’aller trop loin et de perdre le contrôle de moi-même. -Beckett: Je t’aime. -Castle: Moi aussi, je t’aime.
2 ans plus tard: Je me réveillai tout doucement. Je jetai un coup d’œil à mon réveil et vit qu’il était 3h du matin. Je me retournai et vis la raison de ce réveil aussi matinal: la place à coté de moi était vide et froide. J’étais seule dans ce gigantesque lit. Des flash-back de la veille me revinrent en mémoire. Rick m’avait emmené diner dans un somptueux restaurant pour fêter nos 2 ans. Après un repas délicieux, il m’avait emmené faire une balade dans Central Park. Là, près de « notre » arbre, au bord du lac artificiel, sous une nuit étoilée, il m’avait fait sa demande. A l’évocation de ce souvenir, je regardais la magnifique bague qui avait dorénavant élu domicile à mon doigt. C’était un anneau en or, serti de dizaines de petits diamants dont le diamant central était en forme de cœur. Quand nous sommes rentré chez lui…ou plutôt chez « nous » puisque j’avais emménager au loft quelques mois auparavant. Bref, on est rentré chez nous où nous avons passé une nuit magique. Je me levai, enfilai mes sous-vêtements et la chemise de Rick, trainant au sol près du lit, et me dirigeai vers son bureau. Il était là, assis à son bureau, devant son ordinateur en plein travail. Je souris en le voyant l’air si concentré, les expressions de son visage changeant au fur et à mesure qu’il écrivait. Je restait ainsi à l’observer pendant quelques minutes quand tout à coup, il prit la parole; Je sursautai légèrement. -Castle: Tu sais, je ne mors pas…même si j’avoue que tu es à croquer. Je souris et m’avançai vers lui. Il referma son ordinateur et ouvrit grand ses bras. Je m’assis sur ses genoux, ma tête blottie contre son cou, une de mes mains emprisonnant la sienne. Je le senti poser son autre main dans mon dos. Là, je me sentais bien , en paix. -Beckett: Alors, comment va Nikki? -Castle: elle va bien mais à vrai dire, je me préoccupe plus de la véritable Nikki que celle des romans…Quelle heure est-il? J’ai perdu la notion du temps. -Beckett: Un peu plus de 3h du matin. -Castle: Déjà? Et si on retournait se coucher? Il faut que tu sois en forme pour arrêter les méchants qui rode dehors! Je ris. Je me mis debout face à lui, il me tendit les bras. Je m’emparai donc de ses mains et le força à se mettre debout. Nous nous dirigeâmes vers notre chambre, main dans la main. Quelques heures plus tard, ce fut mon réveil qui me tira de mon sommeil. Je me levai, préparai mes affaires et me dirigea vers la salle de bain pour prendre une bonne douche. Si ça ne tenait qu’à moi, je serais rester des heures sous le jet d’eau chaude apaisant…mais mon estomac criant famine, je me résolu à sortir. Après avoir enfilé mes vêtements (chemise blanche, pantalon noir) ainsi que mes bottes, je sorti à pas de loup de la salle de bain et traversa la chambre le plus silencieusement possible pour ne pas réveiller Rick. Il avait besoin de sommeil après sa nuit d’inspiration et puis…je le trouvai si craquant quand il dormait! Mais ça, jamais je ne lui avouerai, il a déjà un ego assez surdimensionné comme ça! Arrivée à la cuisine, je me préparai une bonne tasse de café et des œufs brouillés. Une fois ce petit déjeuner avalé, j’enfilai ma veste, pris mes clés et mon portable et m’apprêta à quitter le loft quand j’entendis une voix derrière mon dos. -???: Alors comme ça, tu pars sans me dire au revoir? Je me retournai et vis Rick, encore en pyjama, arborant une mine boudeuse qui le rendait encore plus mignon. -Beckett: Je ne voulais pas te réveiller. Après avoir passé la nuit avec Nikki, je pensai que tu avais besoin de te reposer encore un petit peu et tu m’aurais rejoint plus tard au poste. Il s’approcha de moi et m’embrassa. Plus notre baiser s’intensifiait, plus je sentais le désir monter en moi. Je l’interrompis avant de perdre le contrôle de moi-même. -Beckett: Je dois y aller. -Castle: Je sais…(il m’embrassa à nouveau)…Je te rejoins plus tard. -Beckett: D’accord. A tout à l’heure. Je l’embrassai une dernière fois, lui murmura un « je t’aime » avant de me diriger vers ce qui allait être une longue, très longue journée… Et elle commença lorsque je reçus un coup de fil d’Esposito m’annonçant qu’un meurtre avait eu lieu. Je notai l’adresse, monta dans ma voiture et m’éloigna de ce qui étais dorénavant mon « chez moi ». Arrivée là-bas, dans un parc de la ville, je fus surprise de voir Lanie, Ryan et Esposito en pleine discussion avec Montgomery. Si il se trouvait ici, c’est que soit la victime, soit le meurtre, était spécial…Je m’approchai d’eux et lança mon habituel: -Beckett: Qu’est-ce qu’on a? Tout les quatre me regardèrent avec une expression bizarre sur leur visage…Il y avait une lueur d’inquiétude au fond de leurs yeux. -Beckett: Qu’est-ce qu’il se passe? -Montgomery: Beckett…Il est revenu. -Beckett: Quoi? Qui donc? Et c’est là que je les vis, baignant dans une mare de sang. L’homme arborait un masque de souffrance, reflétant les derniers instants de sa (trop courte) vie, le corps tailladé à plusieurs endroits laissant apparaitre une partie de son squelette. Il avait des hématomes partout sur ce qu’il lui restait de peau. La femme, quand à elle, avait l’air paisible, sereine. On aurait pu croire qu’elle était tout simplement endormie mais je savais qu’elle était morte elle aussi. Pas à cause du sang dans lequel elle gisait, il appartenait probablement à l’homme, mais parce que je reconnaitrais ce « modus operandi » entre mille…c’était le sien… -Beckett (dans un murmure): Avers…
Au poste: J’arrivai au poste, repensant à tout ce qu’Avers nous avait fait subir à Rick et moi, mais surtout à Rick. Je pensai aussi, bien sur, aux victimes qui, elles, n’avaient pas eu la chance de s’en sortir. Je sorti de l’ascenseur et me dirigea vers mon bureau. C’est là que je le vis, assis sur sa chaise habituelle, sirotant tranquillement son café. Le mien était posé sur mon bureau et n’attendait que moi…comme Rick, pensai-je. Dès qu’il me vit, un grand sourire illumina son visage. Je le lui rendis même si le mien n’était pas aussi joyeux et plus réservé, plus triste. -Castle: Salut toi! -Beckett: Salut… Il m’embrassa mais pour une fois, ce baiser ne me faisait pas oublier tout mes tracas. Je m’assis sur ma chaise et pris ma tête entre mes mains. Je soupirai. Cette journée s’annonçait mal…très mal. Je sentis la main de Rick se poser sur mon bras. Je relevai la tête, et vit son regard, inquiet, posé sur moi. Il glissa sa main le long de mon bras et me pris la main. -Castle: Kate, que se passe-t-il? -Beckett: Je…Viens, allons dans un endroit plus tranquille. Je voulais qu’on soit seuls, j’aurai surement plus facile de lui parler, loin des regards et des oreilles indiscrets de mes autres collègues. On entra donc dans la salle d’observation. Je savais qu’ici, on pourrait discuter en paix. Je verrouillai la porte et me retourna vers lui. Il avait l’air inquiet et j’appréhendai sa réaction quand je lui aurai annoncer « son » retour. -Castle: Kate, que se passe-t-il? Je commence vraiment à m’inquiéter… -Beckett: Je… J’eus un flash et je revis Rick dans cette pièce, lâchant prise, Rick allongé sur son lit d’hôpital, Rick aux portes de la mort lorsque son cœur avait cessé de battre…Malgré moi, une larme roula le long de ma joue. -Castle: Kate… -Beckett: Il est revenu… Je relavai la tête et vis l’incompréhension sur son visage… -Castle: Je ne… -Beckett: Avers…Il a tué à nouveau. -Castle: Tu…tu en es sure? -Beckett: C’est son mode opératoire. Mais je te le promets, cette fois-ci, il ne va pas nous échapper. Je vais le retrouver et il va le regretter. Je vais le faire payer pour ce qu’il a fait. Rick s’approcha de moi et me prit dans ses bras. -Castle: Je le sais… Il voulait paraitre confiant et rassurant mais je senti dans sa voix de l’inquiétude et de l’angoisse. Je relavai la tête et le regarda. Je posai sa main sur sa joue. Il était perdu dans ses pensées. -Beckett: Rick, ça va? -Castle: Hein? Euh…oui. -Beckett: Je vois bien que non. Je te connais. Qu’est-ce qu’il se passe? -Castle: C’est juste que…j’ai peur qu’il s’en prenne à toi…de nouveau. -Beckett: Cela n’arrivera pas. Je te promets qu’il ne s’en prendra à aucun d’entre nous, ni à aucun membre de notre famille. Je… Je m’interrompis. -Castle: Tu quoi, Kate? -Beckett: Je ne veux pas revivre ce que l’on a vécu, il y a 2 ans. Je ne veux pas te retrouver une fois encore dans ce lit, je ne veux plus me réveiller et me rendre compte que ton cœur a cessé de battre… -Castle: Ne t’inquiètes pas… -Beckett: C’est pour ça que je veux que tu rentres au loft. -Castle: Que…Quoi? -Beckett: Le bâtiment est sécurisé, Martha et Alexis y sont. Tu sera plus en sécurité là-bas. -Castle: Il n’en est pas question! Je reste avec toi! -Beckett: C’est un ordre, rentre! -Castle: Et tu as pensé à moi? Je lui lançai un regard interrogatif. -Castle: Tu crois vraiment que je vais te laisser pourchassé cet individu alors qu’il peut s’en prendre à toi aussi? Il n’est pas question que je rentre alors que toi, tu risque ta vie! -Beckett: Rick… -Castle: Non! Je reste! Je ne te laisserai pas seule. Je t’aime, tu m’entends? Je t’aime et que tu le veuilles ou non, je ne quitterai pas ce bâtiment sans toi. Et puis, tu ne penses pas que je serai plus en sécurité dans un commissariat, bourré de flics? Sa voix, dure, s’était radoucie lors de la dernière phrase. Je réfléchissais à ce qu’il avait dit, après tout, il n’avait peut-être pas tort. Je m’inquièterai surement moins pour lui si il est à mes cotés. -Beckett: D’accord…Mais promet moi de rester au poste et ne pas venir sur le terrain… -Castle: A une seule condition. -Beckett: Laquelle? -Castle: Que toi non plus, tu n’y retourne pas tant qu’il ne sera pas sous les verrous. -Beckett: Mais… -Castle: Pas de mais! Ryan, Esposito et Karpowsky peuvent y aller à ta place. S’il te plait…reste avec moi… Il me lança un regard suppliant, celui auquel je ne peux résister. -Beckett: D’accord… -Castle: Merci. Il m’embrassa, scellant notre accord. Il mit sa tête dans mon cou, me serrant contre lui. Il me murmura: -Castle: Je t’aime. -Beckett: Moi aussi, je t’aime. Nous restâmes 5 minutes dans les bras l’un de l’autre, silencieux, savourant juste le fait que l’autre était à nos cotés. J’avais besoin de ça après la nouvelle du retour d’Avers. Nous fumes interrompus par des coups légers frappés sur le miroir sans tain. Nous nous retournâmes et vîmes Ryan et Esposito, dans la salle d’interrogatoire. -Esposito: Boss, on doit vous montrer quelque chose. Nous sortîmes de la pièce, main dans la main, ce qui arrivait rarement au bureau. Mais j’avais absolument besoin de le savoir avec moi. -Beckett: Que ce passe-t-il? -Ryan: On viens de regarder une partie des vidéos de surveillance du quartier où le couple à été retrouvé. -Esposito: On y voit clairement Avers sortir les corps d’une camionnette, jeter le corps du mari dans la ruelle et poser « délicatement » le corps de la femme près de celui du mari. -Ryan: Et après, il repars comme si de rien n’était. On a pu le suivre jusqu’à Brooklyn mais à partir de là, on le perd. -Beckett: Vous avez pu identifier le numéro d’immatriculation de la camionnette? -Ryan: Non… -Castle: Quoi? Comment ça se fait? -Esposito: Parce qu’il n’y en avait aucune… -Beckett: et du coté de la vieille maison abandonnée dans laquelle…il nous avait emprisonnés? A peine avais-je fini ma phrase que je sentis la main de Rick faire pression sur la mienne. -Ryan: Elle a été détruite par un incendie l’année dernière. Ce gars, c’est un véritable fantôme. -Beckett: Bon boulot les gars. Faites un pause et après, faite une recherche sur son passé. Il se peut qu’il soit retourné chez un membre de sa famille, un cousin éloigné ou que sais-je. Ou bien même chez un vieil ami en qui il a confiance. Pendant ce temps-là, je vais aller voir Lanie si elle a du nouveau. -Esposito & Ryan: Bien patron. Ils s’en allèrent, nous laissant seuls, Rick et moi. Je me retournai et le regardai. -Beckett: Ecoute, je vais aller voir Lanie seule. -Castle: Mais… -Beckett: S’il te plait écoute-moi! Je vais y aller seule, parce que j’ai besoin de parler à ma meilleure amie, ok? Et après, je te promets que je ne te laisserai pas seul. D’accord? -Castle: D’accord… -Beckett: Bien…A tout à l’heure. -Castle: A tout à l’heure. Il m’embrassa et au moment où je me dirigeais vers l’ascenseur, il me dit: -Castle: Et fait attention à toi! -Beckett: Promis. Je lui lançai un dernier sourire et partit. *Dans la voiture de Beckett* Je me trouvai à un carrefour, bloquée par un feu rouge. En attendant qu’il passe au vert, je me mis à réfléchir à l’affaire. Ce taré enlevai et tuait des couples, faisant souffrir le mari mais pas la femme. Après 2 ans, on ne savait toujours pas pourquoi d’ailleurs…J’espérais que Ryan et Esposito en apprendraient plus de leur coté. Mes pensées se tournèrent vers Rick. J’étais inquiète pour lui mais je le savais en sécurité, au poste. Rien ne pouvait arriver là-bas…enfin, je l’espérais. Le feu passa enfin au vert et je démarrai. Ensuite, je ne sus pas ce qu’il se passa. De ce carrefour, je me retrouvai dans cette pièce sombre, attachée et souffrant de martyr sans savoir comment…
*POV de Rick* Esposito et Ryan s’éloignèrent, nous laissant seuls, Kate et moi. Elle se retourna et me regarda. -Beckett: Ecoute, je vais aller voir Lanie seule. -Castle: Mais… -Beckett: S’il te plait écoute-moi! Je vais y aller seule, parce que j’ai besoin de parler à ma meilleure amie, ok? Et après, je te promets que je ne te laisserai pas seul. D’accord? Elle me regarda avec insistance alors, je céda. Après tout, elle allait juste voir une amie, ce n’est pas comme si elle se rendait chez un suspect dangereux, avec un casier long comme le bras. -Castle: D’accord… -Beckett: Bien…A tout à l’heure. -Castle: A tout à l’heure. Je l’embrassai et elle s’éloigna. Mais avant qu’elle n’atteigne l’ascenseur, je lui dit: -Castle: Et fait attention à toi! -Beckett: Promis. Je la regardai s’éloigner vers las ascenseurs. Dès que les portes de l’ascenseur furent fermées, je me dirigeai vers la salle de repos, boire un café bien mériter. Ryan et Esposito étaient retournés à leur taches respectives, malgré que Kate leur avait accordé une pause. Je les admirais pour cela. Arrivé à la salle de repos, je me fis une tasse de café et la sirotait tout doucement pour pouvoir le savourer, essayer de ne plus penser à l’ordure qui courait encore les rues et qui pouvait toujours s’en prendre à des innocents ou bien à Kate. J’avais un mauvais pressentiment la concernant… Mais non Castle! Calme-toi! Elle est juste partie voir Lanie! Aux dernières nouvelles, la future Madame Esposito n’était pas une dangereuse criminelle! « Madame Esposito »… « Madame Kate Castle »…Cette pensée me fit sourire et je repensai à me demande de la veille. Quand elle m’avait regarder avec ses yeux émeraudes remplis d’amour (et de larmes) « Oui », je me suis senti l’homme le plus heureux de la Terre. La femme la plus belle, la plus merveilleuse, celle dont j’étais éperdument amoureux, avait accepté de passer le restant de ses jours à mes côtés. J’avais enfin trouvé la femme de ma vie et je n’étais pas prêt à la laisser partir! Mais je savais que chaque jour, au travail, elle risquait sa vie et je redoutais le jour où je recevrai ce fameux coup de téléphone me disant que jamais je ne pourrai la revoir, la serrer dans mes bras, entendre le son de sa voix quand elle me murmure « je t’aime », l’embrasser,…Je ne pensais pas que je survivrai si un jour cela devait arriver. Cela me ramena à notre affaire…Avers. Si il touchait à un de ses cheveux, je jurait devant Dieu que c’était un homme mort! Dès que j’eus vider ma tasse de café, je me rendis près de Ryan et Esposito. -Castle: Alors, ça avance? -Ryan: Non, on a rien pour le moment… -Esposito: C’est comme si ce type avait littéralement disparu de la surface de la Terre durant ces 2 dernières années, jusqu’à ce qu’il revienne tuer ce couple! -Castle: Et au niveau des amis? -Ryan: Ce type est un solitaire. On a téléphoné à plusieurs anciens camarades d’école et tous nous ont répondu la même chose: le seul ami d’Avers était lui-même! Il ne parlait à personne, ne participait jamais en classe, avait des notes catastrophiques et tout le monde le fuyait comme la peste! -Castle: Hum…et sa famille? -Esposito: Fils unique, père décédé quand il était tout jeune, mère internée depuis 4 ans dans un hôpital psychiatrique. Elle a des troubles de la personnalité graves. Bref, on a cherché au niveau des cousins et on en a trouvé un à Miami qui nous a dit qu’il n’avait pas revu ce, je cite, « cher Brian » depuis plus de 10 ans. -Castle: Et là vous cherchez quoi? -Ryan: On cherche ses anciens boulots, si il a travaillé un jour. Peut-être que là-bas, quelqu’un pourra nous donner des infos sur lui mais c’est pas gagné. Ils restèrent durant une bonne heure à faire des recherches sur Avers, jusqu’à ce qu’enfin, Ryan trouve le nom d’une boite où notre tueur avait travaillé quelques mois avant ses premiers crimes: « Cleaning Industry », une entreprise de fabrique de produits d’entretiens. Il y était agent de sécurité. Ryan et Esposito partirent donc interroger ses anciens patrons et collègues, me laissant seul. Je le posta devant le tableau blanc où étaient affichés tous les indices que nous possédions (c’est-à-dire presque rien en fait) et chercha l’élément qui pourrait nous indiquer où le trouver. Au bout d’une dizaine de minutes de réflexion, je le trouvai enfin. J’essayai d’appeler Kate pour le lui annoncer mais je tombai sur sa messagerie. Je décidai alors d’appeler Lanie. Elle décrocha au bout de la 2e sonnerie. -Lanie: Castle? Que me vaux l’honneur de votre appel? -Castle: J’aimerai parler à Kate, Dr Parish. Est-ce qu’elle est encore là? -Lanie: Kate? Non, je ne l’ai pas vue depuis qu’on a quitté la scène de crime. -Castle: Vous en êtes sure?? Cela fait plus d’une heure et demie qu’elle est partie vous voir à la morgue! -Lanie: Je vous assure qu’elle n’est pas là…Castle? Vous êtes toujours là? -Castle (entre ses dents): Avers… -Lanie: Castle? -Castle: Je dois y aller. Je raccrochai, pris ma veste et partis en courant au secours de ma fiancée… J’arrivai à un vieil entrepôts sur les docks. J’avais découvert qu’Avers y avait travaillé durant quelques temps lorsqu’il était ado. A ce moment-là, ses notes à l’école avait remonté et tout allait bien jusqu’à ce que l’entreprise fasse faillite. C’était 6 mois avant les premiers meurtres. Aujourd’hui, il retenait la femme que j’aime dans cet endroit délabré, et ça, je ne le laisserais pas faire. Si jamais, il avait touché à un seul de ses cheveux, il allait le payer et très cher. J’arrivai devant la porte principal mais elle était verrouillée, un cadenas m’empêchant de pénétrer à l’intérieur. Je fis alors le tour du bâtiment et trouva une petite trappe qui devait mener à la cave de l’entrepôt. Elle était juste bloquée par une planche clouée par-dessus avec des clous rouillés. Je remarquai un pied-de-biche dans un coin, m’en emparai et fis céder cette planche de bois pourri. J’ouvrai les portes, le plus silencieusement possible, et descendit les escaliers en béton qui se trouvaient devant moi. J’arrivai dans un long couloir humide et sombre, possédant de nombreuses portes menant probablement à diverses pièces tout aussi humides et froide. Mais je savais que Kate ne se trouvait pas dans l’une d’entre-elle, mon instinct me le criait…mais aussi parce qu’elles n’étaient pas verrouillée, ce qui était illogique quand on retenait quelqu’un prisonnier. Je continuai à longer le couloir quand j’entendis un voix, provenant d’une pièce un peu plus loin, dont la porte était entr‘ouverte. C’était Avers, il s’amusait à frapper quelque chose…ou quelqu’un…Kate! Elle était là, assise sur une chaise métallique. Avers venait de la gifler et je vis un filet de sang couler le long de son menton. Je bouillai de rage. Je le vis sortir un revolver et menacer Kate. -Avers: Vous ne ruinerez plus mes plans à présent. Adieu, lieutenant Beckett. Il y eut un cri puis, le bruit d’un coup de feu, déchirant le silence de cette nuit de printemps…
*POV de Kate* Je senti sa main contre ma joue puis, un liquide chaud couler le long de mon menton. Il voulait que je lui donne des infos sur l’enquête? Mais il pouvait toujours rêver! Jamais, je ne lui dirai quoi que ce soit! Je le vis perdre son sang froid, ses poings étaient serrés à l’extrême. Une lueur traversa ses yeux noirs…une lueur meurtrière. On y était, ma fin était proche. Il sortit une arme et la pointa vers moi. Je revis une dernière fois les personnes que j’aimait le plus. Tout d’abord, mon père…ça avait été difficile pour lui de surmonter la mort de ma mère…qu’en sera-t-il quand je le serai à mon tour? Ma mère…après 12 ans de séparation, j’allais enfin la rejoindre, revoir son sourire qui me rassurait quand je n’allais pas bien. Elle me manquait terriblement et, il est vrai, j’aurai voulu la rejoindre plus tard, encore profiter de la vie mais…le destin en avait décider autrement. Je pensai ensuite à Ryan, Esposito, Lanie et Montgomery. Ils n’étaient pas seulement des collègues mais aussi des amis sur qui je pouvais compter. Lanie était de loin, la meilleure amie que j’ai jamais eu. Ryan et Esposito étaient comme des frères pour moi et Montgomery, comme un second père pour nous tous. Ensuite, ce fut au tour d’Alexis et de Martha…Oui, je tenais à elle. Je considérais Alexis comme ma fille. Elle venait souvent me voir pour parler. Je voyais que cela lui faisait du bien et moi, j’aimais passer du temps avec elle. Martha, quant à elle, elle était comme une seconde mère, elle ne remplacera jamais entièrement celle que l’on m’avait arrachée trop tôt, mais je savais que je pouvais compter sur elle, quoi qu’il arrive… Enfin, j’en arrivai à Rick. Je repensai à notre première rencontre lors de l’affaire Tisdale. Je n’aurais jamais cru à ce moment-là qu’il prendrait une telle place dans ma vie. Il était l’homme dont j’avais toujours rêver. Il était le seul à savoir me rendre le sourire quand j’allais mal, le seul qui me comprenait réellement, juste avec un regard, sans que l’on ne se parle. J’adorai me plonger dans son regard océan qui me rassurait. Dans ses bras, je me sentais en sécurité et aimée. Jamais je n’avais ressenti ça pour quelqu’un… « Je t’aime Rick » pensai-je, intérieurement, sachant que jamais plus je ne pourrai lui dire. Je me préparai à mourir, l’image de Rick dans mon esprit. J’avais même l’impression qu’il était là, une arme à la main, prêt à me sauver…Mais…une minute…Il était vraiment là! Avers s’apprêta à tirer quand j’entendis un cri… -Castle: Kate! NON! Avers se retourna et un coup de feu retentit dans cette petite pièce humide. Je voulu crier mais aucun son ne sortit. J’étais comme paralysée par la peur que Rick soit blessé à cause de moi… Je vis Avers s’effondrer sur le sol, une balle en pleine poitrine. Du sang commençait à couler en abondance sur le sol, ses yeux étaient grands ouverts, reflétant la stupeur et son envie de tuer qui avaient traversé son esprit juste avant que Rick ne tire. Soudain, ses yeux s’éteignirent…il était mort et jamais plus il ne fera de mal, à personne. Je regardai toujours le corps d’Avers, n’en revenant toujours pas qu’il ne s’en prendrait plus à Rick, ni à moi. Je sentis une main se poser sur ma joue. Je fermai les yeux, essayait de retenir la vague de larmes qui m’assaillait. Malgré cela, l’une d’entre-elles s’échappa et fut cueillie pas la main de Rick. -Castle: Kate, réponds-moi, s’il te plait… Il y avait de l’inquiétude dans sa voix. J’ouvris les yeux et le regarda. Je ne voulais lui répondre mais je n’y arrivait point. On eut alors une de nos conversations silencieuses et visuelle. Il m’embrassa sur le front et se leva. Non! Il ne devait pas partit comme ça et me laisser ici!! Il fit le tour de la chaise où je me trouvai et me détacha. Dès que ce fut fait, il revint à mes cotés et je lui sautai au cou, libérant le flot de larmes que je retenais vainement. Il passa une main dans mon dos et l’autre dans mes cheveux, essayant de me rassurer. -Castle: Allez, viens. Sortons d’ici. Il m’aida à me relever, me serrant toujours contre lui, et m’emmena loin de cet endroit maudit. Arrivés à l’extérieur, je m’affalai sur un banc, le long du fleuve, mes jambes ne me répondant plus. Rick s’assis à coté de moi. -Castle: Kate, tout va bien? Pour toute réponse, je me blottis contre lui. Je n’avais pas prononcé un mot depuis qu’Avers était mort. Je sentais que Rick était inquiet à mon égard. Je devais le rassurer à mon tour. -Beckett: Maintenant, oui… Et ce n’était pas un mensonge. Depuis qu’on était sortis, je respirais à nouveau, comprenant enfin que ce cauchemar était terminé. C’était la première fois que j’étais aussi proche de la mort depuis l’explosion de mon appartement, quelques années plus tôt. Et comme à chaque fois, c’est Rick qui m’avait sauvé la vie. -Beckett: Merci… -Castle: Pour quoi? -Beckett: D’être toujours là pour moi. -Castle: Toujours. Jamais je ne te laisserai tomber. Je relevai la tete et lui dit: -Beckett: Je sais…Je t’aime. -Castle: Moi aussi, je t’aime mon ange. Je l’embrassai. J’avais failli ne plus jamais le faire ni l’entendre dire « Je t’aime ». C’est pourquoi que j’en profitais un maximum. Nos lèvres se séparèrent à contrecœur, à cause du manque d’air. Le vent se mit à souffler légèrement, mais c’était assez pour me faire frissonner. Sans un mot, Rick enleva sa veste et me la posa sur mes épaules. -Beckett: Merci. -Castle: Pas de quoi. Nous restâmes ainsi, blottis l’un contre l’autre jusqu’à ce que le son des sirènes se firent entendre, de plus en plus proches. Mais au moment où je vis Ryan, Esposito et Lanie sortir de la voiture du latino, je m’endormi, exténuée par cette journée. Juste avant de sombrer, je senti Rick m’embrasser dans les cheveux et me murmurer « Dors bien mon ange ». Une semaine plus tard… Aujourd’hui, je reprenais enfin le travail après une longue semaine de congé que Montgomery m’avait obligée à prendre. Mais au fond, je ne le regrette pas. Les trois premiers jours furent horribles. J’avais sans cesse des migraines m’empêchant de faire quoi que ce soit. Je restais allongée dans le lit, en position fœtale, espérant que ça passe le plus vite possible. Au bout du 3e jour, elle avait commencé à s’estomper peu à peu, pour disparaitre complètement le 5e jour. Le reste de la semaine, je passais du temps avec Rick. Entre balades dans Central Park ou bien simplement blottis l’un contre l’autre dans le canapé à discuter de tout et n’importe quoi (ou même en laissant nos corps « dialoguer » entre eux), bref, j’allais beaucoup mieux maintenant. Avers était un lointain souvenir même si il m’arrivait de repenser à ce que l’on avait vécu. Le « ding » de l’ascenseur me tira de mes pensées. Je gardai ma main dans celle de Rick et nous avançâmes vers nos collègues, assis à leur bureau, remplissant de la paperasse. Dès qu’ils nous virent arriver, ils se levèrent et nous saluèrent. Montgomery et Lanie arrivèrent eux aussi. -Montgomery: Alors, comment vous sentez-vous lieutenant? -Beckett: Beaucoup mieux, merci. -Ryan: En tout cas, content de vous revoir en pleine forme! -Beckett: Merci, Ryan. Ensuite, nous nous rendîmes dans la salle de réunion où Ryan et Esposito avaient préparé une « mini-fête » pour mon retour. Nous rimes beaucoup, buvant notre café (ben oui, on est en service quand même!). Je voulu remettre une mèche derrière mon oreille quand Lanie s’écria… -Lanie: Lieutenant Beckett! Pouvez-vous me dire ce qu’est cette bague à votre doigt?! Rick et moi nous regardâmes et nous mîmes à rire. -Beckett (avec un petit sourire): Et bien…c’est une bague de fiançailles, pourquoi? -Lanie: C’est pas trop tôt!! Rick s’approcha de moi et m’embrassa. Nous restâmes encore quelques minutes à discuter, Lanie admirant ma bague jusqu’à ce que le téléphone d’Esposito se mit à sonner. -Esposito: On a un nouveau meurtre sur la47th. -Beckett: Et c’est reparti! Nous nous dirigeâmes vers notre nouvelle scène de crime. FIN