HypnoFanfics

Mission sous haute tension

Série : Castle
Création : 10.04.2011 à 16h49
Auteur : Ghostgard 
Statut : Terminée

« Un soir dans une ruelle sombre de NY, 2 ombres discutaient et préparaient un plan machiavélique…Attention lecteurs! La reine et la princesse des sadiques sont de retour!Pour vous jouer un mauvais tour » Ghostgard 

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Beckett fut tirée des bras de Morphée par la sonnerie de son téléphone. Au bout d’un certain moment, voyant que l’appelant insistait, elle se décida à décrocher. Elle tendit son bras vers sa table de nuit où se trouvait son téléphone, le chercha à tâtons, et quand, enfin, elle sentit le petit objet du bout des doigts, elle le prit et décrocha.

-Beckett…, dit-elle d’une voix ensommeillée
-…
-Quoi? Encore?…J’arrive dans 20 minutes.

Elle raccrocha et jeta un coup d’œil à son réveil. Il était à peine 4h30 du matin. Décidemment, ce taré ne la laisserai pas tranquille de sitôt…
Elle se leva, prépara ses affaires et se dirigea vers la salle de bain. Après une bonne douche qui avait achevé de la réveiller, elle but une tasse de café en vitesse, ne mangea rien et partit vers la scène de crime.

Pendant ce temps, dans un loft à TriBeCa…

Castle n’avait pas dormi de la nuit. A la place, il écrivait. Ça le détendait et avec cette dernière enquête, il en avait bien besoin. Mais il savait que cette « pause-détente » n’était que temporaire, le tueur n’étant toujours pas sous les verrous.
Il fut interrompu dans son travail par la sonnerie de son téléphone. Il décrocha:
-Castle!
-Castle, on a un nouveau meurtre, lui annonça Beckett.
-Où ça?
-Dans un hôtel luxueux dans l’Upper East Side
-…
-Castle?
-Euh…oui désolé. Vous pensez que c’est encore lui?
-D’après les informations que l’on m’a donné, oui. Mais pour être sûrs, il faut se rendre sur place et qu’on ait la confirmation de Lanie. Je passe vous prendre dans 10 minutes en bas de votre immeuble.
-D’accord, à tout de suite.

Il raccrocha. Rick ferma les yeux un instant et soupira. Décidément, ce taré n’allait pas leur donner de vacances. Il enregistra son travail, ferma son ordinateur et alla se changer.
20 minutes plus tard, il descendit au rez-de-chaussée et sortit dans la rue. Elle était déjà là. Il monta dans le véhicule.
-Bonjour Lieutenant, la salua-t-il.
-Castle, répondit-elle simplement.
Elle le regarda et remarqua qu’il avait les traits tirés et des cernes sous les yeux.
-Désolée si je vous ai réveillé, mais je pensais que vous ne voudriez pas avoir l’impression d’être mis de côté, dit-elle en démarrant la voiture.
-Oh! Ne vous inquiétez pas, je ne dormais pas en fait. J’écrivais. Et vous? Bien dormi?
-Moi au moins je n’ai pas passé de nuit blanche.

Après, ce fut le silence qui les accompagna jusqu’à la scène de crime, un hôtel 4 étoiles sur la 76th, « The Carlyle ».
Ils arrivèrent dans le hall d’entrée, une magnifique pièce au mur blancs et crème sur lesquels étaient accrochés des miroirs, agrandissant la pièce, le sol était en marbre noir. Contre le mur se trouvaient des canapés beiges, aux allures confortables, à côté desquels se trouvait un vase avec des fleurs blanches. Un lustre en cristal, suspendu au plafond, éclairait la pièce. Mais ils n’étaient pas là pour admirer les lieux. Un officier en uniforme leur indiqua que la scène de crime se trouvait au 5e étage.

5 étages plus haut, ils arrivèrent dans une somptueuse suite. Les murs étaient jaunes et blanc. Le sol était recouvert d’un magnifique tapis gris clair sur lequel étaient placés deux canapés de couleur crème en face l’un de l’autre, séparés par une table basse en verre décorée par un bouquet de fleurs jaunes. Dans le coin à gauche de la porte, se trouvait un petit bureau en bois foncé. Dessus était posé un des nombreux livres qui étaient soigneusement rangés dans les étagères. Pour compléter tout cela, il y avait une baie vitrée donnant sur la ville, encore endormie.
Ils se dirigèrent ensuite vers la chambre, une pièce dont les murs étaient de la même couleur que le salon, une télé écran plat était posée sur un meuble blanc de style ancien. En face de ce meuble, un lit gigantesque occupait la majeure partie de la pièce. Sur celui-ci, se trouvaient deux cadavres, un homme et une femme. Ils avaient l’air paisible, comme endormis, unis dans la mort, main dans la main.
Lanie était agenouillée à côté du lit, près du cadavre de l’homme. Beckett et Castle s’approchèrent mais restèrent tout de même à une certaine distance du lit.

-Lanie, s’il te plait ne me dit pas que c’est encore une de ses « œuvres », dit Beckett.

Pour toute réponse, la médecin légiste enleva l’écharpe maculée de sang qui se trouvait autour du cou de l’homme. La tête de celui-ci roula légèrement sur le côté, complètement détachée du reste du corps.
Oui, c’était bien lui… « The Head Slayer ». Il avait encore tué.


Ghostgard  (10.04.2011 à 17:03)

Au commissariat :

Beckett était assise à son bureau, une tasse de café entre les mains. Quant à Castle lui, il était face au tableau blanc, repassant tous leurs indices à la loupe.
"Si j'étais lui, je ne m'arrêterais pas. On a presque aucun indice !" Pensa Rick.
-Il ne nous laisse aucune piste ! Dit-il tout haut.
-Calmez-vous ! Il va faire une erreur et c'est comme ça qu'on va l'attraper.
Il s'assit sur sa chaise et resta silencieux. A cette vue, Kate ne put s'empêcher de sourire. Quand il ne la ramenait pas, il était si craquant !
Elle revint à la réalité en tournant la tête vers leur « Murder Board ».
-Je me demande quand même pourquoi il s'en prend à de jeunes couples ! S'exclama-t-elle.
-Eh bien, il est probable que sa femme ait été tuée pendant leurs nuit de noces...

Elle allait lui répondre quand elle fut interrompue par l’arrivée de Ryan et Esposito.

-Vous avez trouvé quelque chose?
-On a interrogé tous les clients présents mais personne n’a vu ou entendu quoi que ce soit, répondit Esposito.
-Donc, on a rien de nouveau, dit Beckett.
-Je n’ai jamais dit ça, se plaignit-il

Elle lui jeta un regard interrogateur. Mais c’est Ryan qui prit la parole.

-Les clients ne nous ont rien appris mais l’un des employés a vu un type sortir de l’ascenseur aux environs de minuit.
-Il a pu l’identifier?
-Non, il n’as pas vu son visage, il portait une casquette de baseball et des lunettes noires. Mais on a récupéré les vidéos de surveillances et qui sait, avec un peu de chance on pourra le voir clairement sur l’une d’entre elles et pouvoir enfin l’identifier.
-Bien, pendant ce temps-là, Esposito, fait des recherches sur nos 2 nouvelles victimes…
Elle regarda sur son bloc-notes.
-…James et Kelly Carlson. On sait qu’ils viennent de Philadelphie et qu’ils passaient leur lune de miel au « Carlyle ». Chercher les trucs habituels, familles, collègues, etc.
-Bien, patron.

Ils s’éloignèrent vers leurs bureaux respectifs et se mirent au travail. Beckett quitta sa chaise et s’approcha du tableau blanc qu’elle compléta avec les (maigres) éléments que les gars lui avaient ramenés. Elle s’assit sur le coin du bureau et soupira.

-Bon, si je récapitule, dit-elle. Premières victimes, Tom et Sarah Johnson, tués il y a un mois environ.
-Ensuite, Jim et Betty Gordon, il y a 3 semaines, enchaina Castle.
-Il y a 2 semaines, il a tué Ruth et Emily Malcolm.
-Les corps de Robert et Jane Green ont été retrouvé la semaine dernière.
-Et enfin, on passe à hier soir. à chaque fois, les victimes ont été retrouvées décapitées dans leur chambre d’hôtel…
-…où ils passaient ce qui devait être le plus beau voyage de leur vie. Remarquez…dans un sens, ils ne l’oublieront jamais…
-Castle!
-Oui, lieutenant? Dit-il avec un sourire idiot sur le visage.
Il la fixa avec son regard couleur océan, où elle plongea. Lui, il se perdit dans son magnifique regard émeraude. Ils restèrent ainsi à se regarder, les yeux dans les yeux, durant ce qui leur parut une éternité. Ce fut la sonnerie du téléphone de Beckett qui interrompit cet échange visuel. Reprenant ses esprits, elle décrocha.
-Beckett!…D’accord on arrive.
Elle raccrocha, pris sa veste et ses clés.
-C’était Lanie, elle veut nous voir.
Et ils s’éloignèrent vers l’ascenseur, sous les regards de Ryan et Esposito qui n’avait rien manqué de ce qui venait de se passer.
-5 dollars qu’ils finiront ensemble avant la fin de la semaine, dit Ryan, une main tendue vers son coéquipier.
-Pari tenu, répondit celui-ci en lui tapant dans la main, scellant leur accord.

Dans la voiture de Beckett, un silence pesant régnait. Ils n’avaient pas échangés un mot depuis qu’ils avaient quitté le poste, quelques minutes plus tôt. Ils étaient tous deux perdus dans leurs pensées, perturbés par ce qu’il s’était passé avant le coup de fil de Lanie.

« Mais qu’est-ce qu’il m’arrive? Pourquoi est-ce qu’à chaque fois que je le vois ou pense à lui, mon cœur se met à battre la chamade? Il faut que tu te ressaisisses ma pauv’fille! Mais ce regard…Non!! Il ne faut pas penser à ça! » pensa-t-elle.

« Calme-toi, Castle! Ce n’est pas une femme pour toi et tu le sais très bien! Elle est déjà prise. Elle sort avec ce « docteur à la moto » et elle à l’aire heureuse avec lui… »

Ils arrivèrent enfin à la morgue. Ils sortirent de la voiture et se dirigèrent, d’un pas pressé, vers le bâtiment.
Ils entrèrent dans la salle d’autopsie où se trouvaient Lanie et ses « clients ». La médecin légiste était en train de relire un rapport assise sur une des tables vides.

-Désolés pour le retard, on a été pris dans les embouteillages, s’excusa Beckett. Bon, qu’as-tu trouvé?
-J’ai découvert comment notre tueur à maitriser les victimes, dit-elle en s’approchant de la table où était allongée Kelly Carlson. J’ai trouvé une marque dans leur cou, comme les autres victimes.

Elle indiquait une marque de piqure sur le corps de Kelly, puis ensuite sur celui de son mari.

-Ils ont été empoisonnés au curare.
-Au curare? Demanda l’écrivain.
-Le curare provient d’une plante d’Amazonie, entre autre. Il n’agit que sur les muscles striés…

Voyant les regards interrogatifs de Castle et de Beckett, elle ajouta…

-C’est-à-dire, au niveau des biceps, triceps et autre et pas sur le cœur ou l’estomac, par exemple. Il empêche les muscles de se contracter. Et la paralysie qu’il entraine rend l’assistance respiratoire indispensable, et si la victime n’est pas prise en charge très rapidement, cela peut entrainer des conséquences dramatiques.
-Comme la mort? Demanda le lieutenant.
-Par exemple.
-Attends, es-tu en train de me dire qu’en réalité, ils sont mort d’asphyxie suite à une injection de curare?
-Non, ils sont bien morts suite à la décapitation. Le tueur les a tués avant. Ils devaient encore être conscients lorsqu’il leur a coupé la tête.

Un frisson parcouru les corps de nos deux héros.

-Comment as-tu pu identifier le poison? Demanda Beckett.
-Pour les 4 premiers couples, le curare avait totalement disparus de leur organisme, étant donné qu’on les a retrouvés près de 12h après leur mort. Ici, il n’a pas eu le temps de complètement se volatiliser.
-Bien…autre chose?
-Non, rien de nouveau par rapport aux meurtres précédents. Ils ont été décapités, eux aussi, par une hache très bien aiguisée.
-OK, si tu as du nouveau, tu m’appelles.

Ce n’était pas une interrogation mais bien une affirmation. Lanie acquiesça et la flic, suivie de son partenaire quittèrent la morgue.


titefolle  (11.04.2011 à 17:13)

Beckett et Castle arrivèrent au poste, quelques minutes après avoir quitté Lanie.

-Alors, les gars, quoi de neuf? Demanda Beckett.
-Euh…

Ils se regardèrent.

-Quoi?
-Et bien…
-Qu’est-ce que vous me cachez vous deux? Demanda Beckett, qui commençait à s’énerver.

Ryan pointa du doigt derrière Castle et Beckett. Ceux-ci se retournèrent et virent L’agent Shaw et l’agent Avery en grande discussion avec le capitaine Montgomery. Ils se serrèrent la main, et sortirent du bureau.
-Beckett! Heureuse de vous revoir, même si j’aurai préféré en d’autres circonstances. Castle, salua Shaw.
-Jordan, salua Castle.
-Agent Shaw…Excusez-moi mais puis-je savoir ce que vous faites ici?
-Les dieux de l’Olympe m’ont envoyé vous aider sur l’affaire de « The Head Slayer ». Il a déjà fait 10 victimes…
-Sans vouloir vous offensez, Agent Shaw, on n’a pas besoin de votre aide…
-Vraiment? Qu’avez-vous découvert sur notre tueur?
-Euh…et bien…

« Elle a raison » pensa Beckett, « Nous n’avons rien… »
-D’accord…Après tout, un peu d’aide est la bienvenue, soupira Beckett.
-Bien. Avery, mettez en place notre centre d’opérations.
-Centre d’opérations? Avec votre matrice de données??
-Oui, Castle, avec la matrice de données.
Beckett roula des yeux et se dirigea vers son tableau blanc. Elle marqua les informations que Lanie lui avait données à la morgue.

-Du curare? C’est peu courant, lâcha Ryan.
-Et des cinglés qui décapite des jeunes couples, t’en vois souvent peut-être? Lui répondit Beckett. Sinon, rien de nouveau?
-Non rien, répondit Esposito.
-Bien. Faites une recherche sur le curare, voir où on peut s’en procurer.
-Euh…il ne vous faut pas l’au…
-Maintenant!
-Bien patron, dirent en chœur Ryan et Esposito.

Jordan s’approcha. Beckett et Castle la briefèrent.

-Moi, je pense que c’est un tueur envoyé par la CIA, parce que ces couples savaient quelque chose qui pourrait nuire à …
-Castle!
-Pardon…

Ryan et Esposito revinrent, quelques minutes plus tard.

-On a appris qu’une caisse remplie de curare a été volée dans un entrepôt au Sud de la ville, dit Ryan.
-Un entrepôt? À qui il appartient? Demanda Jordan, devançant Beckett (ce qui l’exaspéra).
- A une société pharmaceutique. On aura les vidéos de surveillance demain.
-Bien…

Ils passèrent les heures suivantes à chercher un lien entre les victimes, mais firent chou blanc.
-Bien, rentrez chez vous. On en apprendra pas plus aujourd’hui, déclara Beckett. À demain.

Ils ne se firent pas prier. Ils se dirent « A demain » puis quittèrent le poste.

Castle passa la porte du loft, totalement épuisé. Lessivé par la journée passée. Il se sentait coupable de ne rien trouver sur le tueur en série. Rick posa sa veste et se traina jusqu'au salon, quand il sentit des bras l'enlacer.
-Tu m'as fait peur ! Dit-il.
-C'était le but ! Comment c'est passé ta journée ? Demanda Alexis.
-Euh... Bien...
-Oulah, dit-elle en sentant le soupir qu'il avait retenu. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-On a appris que "The Head Slayer" empoisonne ses victimes au curare avant de les tuer.
-Au curare ?
-Une plante... D'Amazonie je crois... Mais bon, comment c'est passée ta journée ?
-Bien.
Elle avait baissé le ton, et les yeux.
-Quelque chose ne sait pas bien passé ? Demanda Castle, inquiet.
-C'est avec Ashley. On s'est disputé.
-Quoi ? Pourquoi ?
-Une histoire stupide... Soupira-t-elle
-Raconte-moi !
Ils s’assirent sur le canapé, et Alexis continua :
-Eh bien, aujourd’hui, je devais manger avec Ashley, et apparemment il avait oublié.
-Comment ça ?
-Je l’attendais au réfectoire, quand je l’ai vu, à une autre table en train de parler, de rigoler, de s’amuser sans moi avec cette blonde !
-Tu sais qui c’est ?
-Je me suis un peu renseignée et en fait, c’est la fille du directeur !
-D’accord. Donc, tu es allée voir Ashley ? Que s’est-il passé ?
-Je suis allée vers lui, et je lui ai demandé des explications. Il m’a répondu que c’était juste pour un cours de chimie ! Et qu’il était désolé d’avoir oublié notre déjeuner.
-Et ?
-Et je lui ai dit que ce n’était qu’un sale menteur !
-Tu es sûre que ce n’était pas pour un cours de chimie ? Parce qu’on dirait que vous étiez tout à fait heureux, tous les deux.
-Il m’a assuré que ce n’était qu’une amie qui avait besoin d’aide. Mais il ment ! Je te dis qu’il me cache quelque chose ! Et que cette blonde est plus qu’une amie !
-Très bien. Il est tard, ma chérie. Tu devrais aller dormir, et oubliez un peu ce qu’il s’est passé aujourd’hui.
Alexis se leva, souhaita bonne nuit à son paternel et monta dans sa chambre. Quand elle fut partie, Castle soupira, et lui aussi, alla se coucher. Il sentait que demain allait être une journée pleine de surprises…et il n’allait pas être déçu…


Ghostgard  (16.04.2011 à 16:20)

Castle arriva au poste aux environs de 8h30, 2 cafés à la main. Il vit sa muse assise à son bureau, en pleine discussion téléphonique. Ils s’approcha silencieusement et s’assis sur sa chaise au moment où le lieutenant raccrocha. Il lui tendit son café.

-Merci, lui dit-elle.

-Alors, quoi de neuf?

-Je viens de parler aux familles de James et de Kelly Carlson. Ils n’ont aucune idée de qui peut être derrière tout ça. D’après eux, ils ne comprennent pas comment cela a pu arriver. James et Kelly étaient « aimés et appréciés de tout le monde ».

-Et vous avez trouvé un lien entre toutes les victimes?

-A part le fait qu’ils étaient tous des jeunes mariés qui passaient leur lune de miel dans un hotel chic de New York? Non, aucun…

-Nous revoilà, lança Esposito.

-Vous avez les vidéos de surveillance de l’entrepôt?

-Ouep. On va s’y mettre.

-Bien.

-Lieutenant Beckett? Venez voir, appela Jordan.

Ils entrèrent dans le centre d’opérations que l’agent Avery et ses hommes avaient eu fini de mettre en place, tard dans la nuit.

-Qu’avez-vous trouvé? Demanda Beckett.

-Un possible lien entre tout les meurtres, regardez, répondit Jordan.

Ils s’approchèrent du grand écran où se trouvaient une multitude d’informations.

-Avery? Appela Jordan.

-Alors, il y a un mois, le « New York Palace » organisait un gala de charité pour récolter de fonds pour une organisation qui combat la famine dans les pays d’Afrique. Le lendemain, on retrouve Tom et Sarah Johnson, morts dans leur chambre du même hôtel. La semaine suivante, l’ « Empire Hotel » organisait un autre gala mais cette fois-ci, le thème était « le travail des enfants dans les pays du Tiers Monde ». Le lendemain, Jim et Betty Gordon étaient retrouvés morts. Pour Ruth et Emily Malcolm, il s’agissait des dons de sang; pour Robert et Jane Green, la scolarité dans les pays pauvres et enfin pour James et Kelly Carlson, la lutte contre le SIDA.

-Vous pensez que c’est lors de es galas de charité que notre tueur les a repérés? Demanda Castle.

-On dirait bien, répondit Jordan. On fait une recherche en ce moment pour savoir si nos victimes y ont participés, voire versé une somme d’argent. On a déjà trouvé une réponse positive pour les deux premiers couples. Le couple Johnson a versé une somme de 30 000$ tandis que les Gordon ont donné 50 000$.

-Agent Shaw, on vient de recevoir la confirmation que les Malcolm ont donnés un chèque de 20 000$ lors du gala, annonça un agent.

-Bien, merci agent Sommers, remercia Jordan. Cela nous en fait trois…

-Castle et moi, on va chercher si un hôtel prévoit d’organisé lui aussi un évènement du genre, dit Beckett.

-D’accord.

Castle et Beckett se rendirent au bureau de cette dernière. Au bout de 2 heures de recherches, Castle s’écria…

-J’ai trouvé! Le « Jumeirah Essex House on Central Park » organisent une soirée prévoyant de récolter des fonds pour un orphelinat détruit par le tremblement de terre en Haïti l’année dernière. Il aura lieu…dans 2 jours.

Ils allèrent annoncé leur trouvaille (enfin…celle de Castle!) aux agents du FBI. Ryan et Esposito les rejoignirent peu après, pour leur annoncer qu’ils avaient trouvé une image du voleur de curare. Après une recherche faciale, ils découvrirent enfin son identité grâce, à son permis de conduire: Gerald Hoyles. Jamais arrêter, n’a jamais reçu une seule contravention de toute sa vie.

-Ce type est totalement clean! Pourquoi tout d’un coup, il se met à tuer des couples dans des hôtels chics? Demanda Castle, surpris.

-Castle! On est pas encore sur que ce soit lui notre tueur. On sait juste qu’il a volé le curare, dit Beckett.

-Mais alors dites-moi, lieutenant, pourquoi volerait-il du curare?

-Je…Sinon, que sait-on d’autre sur lui?

Castle eut un petit sourire satisfait lorsque Beckett changea de sujet de conversation, à court d’arguments le contredisant.

-Euh…Il était marié avec Marie Hoyles, elle est décédée il y a un peu plus d’un mois, lors d’un accident de voiture. Depuis, plus personne n’a entendu parler de lui. Il a démissionner, quitter son appartement dans le centre ville et n’a plus donné signe de vie.

-Bref, on a aucune idée d’où il peut se trouver, lâcha Ryan.

-Intéressant…dit Avery.

-Quoi? Demanda Jordan.

-Et bien, peu de temps avant de disparaitre, il a vidé son compte en banque, ce qui représente plus de 500.000$.

-Wow! Et il travaillait dans quel domaine? demanda Castle.

-Il était…directeur d’un hôtel de luxe à Manhattan.

-Quel coïncidence!

-Castle!

-Bien, je vais me rendre avec mes hommes à son ancien job à l’hôtel, déclara Jordan.

-Ryan, Esposito, allez interroger ses anciens amis et membres de la famille. Castle et moi, on va se rendre à son ancien appartement et interroger ses anciens voisins. On ne sait jamais.

Chacun partit donc exécuter la tâche qui lui était confiée. Castle et Beckett arrivèrent à l’ancien appartement de Hoyles, qui, heureusement pour eux, n’as jamais été reloué depuis son départ. Tout avait été laissé tel que Hoyles l’avait laissé lors de son départ. Le gardien les laissa entrer, puis retourna à son poste, à l’entrée.

Ils commencèrent à chercher un indice pouvant leur permettre de trouver cette ordure. Au bout d’un moment, Beckett demanda:

-Castle, vous avez trouvé quelque chose?

-Rien pour le moment…Attendez!

-Quoi?

-Non, rien…Juste une photo de lui et de sa femme en vacances. Il a probablement du l’oublier.

Il montra le cadre plein de poussières à Beckett. La photo représentait un couple heureux et très complice.

-On n’apprendra rien de plus de cet appartement, déclara Beckett. Allons interroger les voisins, qui sait? On peut peut-être avoir de la chance.

Mais ils ne furent guère chanceux. Ils n’apprirent rien de nouveau à propos de Hoyles, et ils rentrèrent au poste, voir ce que les autres avaient trouvés.

-Alors, les gars, qu’avez-vous trouvés? Demanda Beckett.

-Rien du tout. Personne n’as su nous dire où il était passé. Ils nous ont tous dit la même chose: « Il est probablement parti en vacances pour se remettre de la mort de sa femme », déclara l’Irlandais. Et vous, du nouveau?

-Rien non plus, soupira-t-elle. Et Shaw?

-Devinez…dit le latino.

-C’est pas possible! Comment ce type a-t-il pu disparaitre comme ça? S’énerva Kate. Si ça continue, on ne le coincera jamais!

-Ben…en fait, avec Ryan on a eu une idée…

-Quel genre d’idée?

-Du genre qui va pas vous plaire…répondit Ryan.


titefolle  (20.04.2011 à 13:57)

- ça, il n’en est pas question ! S’écria Kate.

Montgomery, qui était présent dans la pièce depuis quelques minutes, dit :

- Beckett ! Dans mon bureau.

Elle se leva en soupirant et y alla.

- Monsieur ?

- Ils ont raison. C’est une bonne idée de monter une mission sous-couverture avec Castle pour attraper ce salop !

- Mais, monsieur ! Castle n’est qu’un écrivain, il n’a pas été formé pour ce genre de mission !

- Beckett ! Il faut saisir chaque chance que l’on nous donne pour coincer ce tueur en série ! Il terrorise la population ! C’est notre devoir de l’arrêter, que la mission vous plaise ou pas !

- Bien monsieur. Dit-elle à contrecœur.

Kate sortit du bureau, alla vers Kevin et Javier et dit :

-Il faut préparer la mission.

Pour toutes réponses, ils lui tendirent un dossier, qu’elle ouvrit.

-Vous avez déjà tout planifié…

-Il ne faut pas perdre de temps. Taquina Esposito.

Elle lui jeta un regard noir et se rassit sur sa chaise. Castle, curieux, alla se placer juste derrière elle pour lire le plan de la mission.

Castle gara sa Ferrai devant l’ « Essex House ». Il en descendit en même temps que Beckett, prit leurs sacs dans le coffre et s’approcha d’elle. Ils entrèrent dans un magnifique hall chaleureux. Le sol étant en carrelages blancs, les murs couverts de bois foncé. Ils arrivèrent près de la réception, dans la « salle d’attente » de sol en carrelages rouges, cette fois. La réceptionniste, une jeune femme blonde d’une trentaine d’années, les accueilli.

-Bonjour, en quoi puis-je vous aider?
-Bonjour, je suis Tyler Gage, et voici ma femme, Nora. Nous avons réservé une suite pour la semaine, répondit Castle avec un ton charmeur, ce qui exaspéra Beckett.
-Je vais voir cela tout de suite, un instant.

Elle tapa quelque chose sur son ordinateur puis releva la tête vers le jeune couple.
-En effet, nous avons bien une réservation à votre nom. Pouvez-vous me montrer une pièce d’identité, s’il vous plait?
-Et bien…euh…c’est-à-dire…bafouilla Castle.
-Oh! Désolée! C’est moi qui les aie! Tenez, dit Beckett en tendant deux cartes d’identité à la jeune femme.
Celle-ci les lui rendit avec un sourire après les avoir vérifiées.
-Votre chambre est la numéro 313, dit-elle en tendant une clé. Bon séjour parmi nous.

Ils s’éloignèrent. Castle posa sa main dans le bas du dos de Beckett.
-Castle! Mais qu’est-ce que vous faites?! Souffla Beckett, surprise et prête à lui tordre le bras.
-On doit jouer un couple marié non? Rétorqua-t-il, avec un petit sourire en coin.
-Vous ne perdez rien pour attendre…dit Beckett entre ses dents.
Ils attendirent l’ascenseur. Malheureusement pour Beckett, ils n’étaient pas seuls. Elle ne put donc parler librement à Castle, ni lui faire ravaler ce sourire qu’il arborait depuis qu’ils avaient quitté la réceptionniste.
Ils arrivèrent enfin au 3e étage. Castle n’avait toujours pas enlevé sa main du bas du dos de Kate. Elle se surprit à aimer ça.
« Reprends-toi Kate! Bon sang! »
Quand ils arrivèrent devant la chambre 313, l’écrivain enleva sa main pour pouvoir ouvrir la porte, ce qui soulagea sa muse qui ne savait pas si elle tiendrait encore longtemps son envie d’embrasser son partenaire.
« Mais arrête de penser à ça, c’est pas vrai!! ».

-Waouh!! Ne put s’empêcher de dire la jeune femme.

La chambre était magnifique et avais une superbe vue sur Central Park, qui se situait de l’autre côté de la rue. Les murs de la chambre étaient beiges, le sol était recouvert de moquette d’un beige un peu plus clair. Contre la fenêtre, se trouvaient un canapé et un fauteuil de couleur crème, devant lesquels se trouvait une table basse ronde en verre un peu foncé. À gauche de la porte, se trouvaient une petite commode en bois clair, avec posé dessus, un bouquet de fleurs et quelques petites décorations. Accroché au mur, au-dessus de cette commode, se trouvait un miroir avec un cadre rouge.
A la droite de ce meuble, se trouvait une ouverture.
Ils s’y dirigèrent et arrivèrent dans la chambre proprement dite. Un lit « King Size » trônait au milieu de la pièce entre 2 tables de nuit, sur lesquels se trouvaient deux magnifiques lampes de chevet, et même un téléphone. A la gauche du lit, se trouvait un canapé de couleur bordeaux.

Castle posa leurs sacs à côté de celui-ci et s'assit sur le lit double. Il s'y allongea, comme pour le tester et dit :
-Il est pas très confortable, pour le prix de la chambre. (Avec un sourire charmeur) Vous voulez l'essayer ?

Beckett lui lança le regard le plus noir qu'elle pouvait.
-Vu qu'on est sous-couverture, on ne peut pas demander aux femmes de ménage pour avoir un autre lit... Vous voulez faire comment ?
-Vous aurez qu'à prendre le canapé.
-Hé ! Pourquoi ce serait à moi de le prendre ?
-Je croyais que le lit n'était pas assez confortable pour vous !
-C'est à vous d'en juger...

Elle lui lança un regard noir et allait lui réponde, mais la sonnerie de son téléphone l’en empêcha. Elle décrocha :

-Beckett ?

-Nora Gage, vous voulez dire ? Répliqua Ryan, à l’autre bout du fil.

-Pardon ?

-Vous êtes sous couverture, n’oubliez pas !

-Pourquoi m’appelez-vous ? Dit-elle dans un soupir.

-Oh ! On dirait que sa vous dérange ! Vous ne vouliez peut-être pas être dérangés… Vous et Castle.

-…

-Bref, Esposito et moi sommes placés au bar et l’équipe de l’agent Shaw est en place. Il ne reste plus qu’à attendre qu’il se montre.

-Très bien.

-Alors, qu’est-ce que vous allez faire pour jouer au couple idéal ? Continua-t-il sur un ton moqueur.

-Je vous rappelle si on trouve quelque chose de suspect. Se contenta-t-elle de dire.

Elle raccrocha.

-Tout le monde est en place. Informa Kate à Rick.

-D’accord. Alors, il reste plus qu’à nous de jouer !

Elle ne fit qu’arquer un sourcil, et s’éclipsa dans la salle de bain. Ces derniers temps, elle se surprenait à penser plus souvent que d’habitude à son partenaire. Elle se rafraîchi le visage, en sachant cette pensée de son esprit. Elle ne voulait pas penser à cela, en tout cas pas maintenant, alors qu’il était dans la pièce d’à côté.

Castle regardait par la fenêtre quand Kate sortit de la salle de bains.

-Eh ! Regarder ça ! S’écria Castle.

-Je suis là, pas besoin de crier vous savez… Dit-elle en s’approchant de la baie vitrée. Une piscine ?

-Oui, on a une piscine ! Dit Rick, excité comme une puce.

-On dirait un gamin à Eurodisney. Marmonna-t-elle.

-Faites pas votre rabat-joie et profitez un peu du luxe pendant que vous le pouvez !

Elle le regarda un moment et décida d’aller prendre quelques dossiers sur l’affaire, dans sa valise.

-Vous avez pris des dossiers sur l’affaire ? S’étonna Rick.

-Oui. Plus précisément sur les couples qui se sont fait tués, pour vois comment « The Head Slayer » les choisis.

Kate était assise sur le lit, alors Castle la rejoignit pour pouvoir lire avec elle. Un peu gênée par cette proximité, elle rougit légèrement. Heureusement pour elle, Rick ne le vit pas. Il se contentait de lire le contenu du dossier.

Après une bonne heure d’étude de ces dossiers, Beckett finit par dire en soupirant :

-On dirait qu’il les prend au bol ! Les victimes n’ont aucun point commun. Comment on va faire pour nous faire remarquer par lui ?

-Il suffit d’être nous…

Elle lui lança un regard interrogateur.

-De jeunes mariés sous-couvertures. Rectifia-t-il.

-Quoi qu’il en soit, on n’a pas beaucoup de chance de l’attraper de ce côté-là…  Je vais appeler Esposito et Ryan, qu’ils essayent de trouver le plus d’informations sur le mode de vie des victimes.

Elle sortit son portable et composa le numéro d’Esposito.

--

Ryan et Esposito était accoudé au bar, essayant de repérer leur suspect.

- Tu crois qu'il va se passer quelque chose entre eux, dans la chambre ? Demanda Ryan.
- C'est Beckett. Tu la connais...
- Ouais...
- Mais, en même temps, c'est Castle...
Kevin commença à sourire en imaginant l’air blasé de sa chef quand Castle lui aura fait quelques sous-entendus....
Le portable d'Esposito sonna et il décrocha :
- Alors, comment est la chambre ?
- Très drôle !..... Je vous appelai pour vous demander de chercher le plus d’info possibles sur les couples morts. Dit Beckett, à l’autre bout du fil.
- D’accord, on s’en occupe...... Qui est-ce qui va dormir dans le lit ?
- Tu ne vas plus retrouver le tiens, si tu continues !
- Très bien, on vous appelle s'il y a du nouveau...
Il raccrocha et Ryan lui demanda :
- Alors ?
- Elle m'a menacé !
Son coéquipier éclata de rire en voyant Esposito mimer son meurtre. Ils avertirent l’équipe de Jordan, et repartirent au commissariat.


Ghostgard  (21.04.2011 à 16:46)

Beckett raccrocha en soupirant. Décidemment ces deux là ne changerai jamais! Elle rangea son portable et se dirigea vers la salle de bain passer une tenue plus confortable. Elle enfila un vieux t-shirt datant de l’université lui arrivant à mi-cuisse et un petit short assorti. Elle releva ses cheveux en chignon, laissant quelques mèches rebelles en liberté et retourna dans la chambre où Castle était toujours plongé dans l’étude des dossiers.

-Vous avez trouvé quelque chose? Demanda-t-elle.

-Non, rien de nouveau. Et Ryan et Esposito?

-Il n’ont vu personne correspondant à la description de Hoyles entrer ou sortir de l’hôtel, soupira-t-elle.

Elle retint un bâillement mais cela n’échappa pas à l’œil de lynx de Castle.

-On devrait aller se coucher. Vous êtes exténuée, déclara l’écrivain.

-Non, je…protesta-t-elle, mais il l’interrompit.

-On n’apprendra rien de plus aujourd’hui. Il faut vous reposer pour avoir les idées claires pour réfléchir à toute cette histoire. Et on ne discute pas lieutenant! Ajouta-t-il quand il la vit ouvrir la bouche pour protester à nouveau.

-Ce n’est pas ça, je voulais juste vous dire que si vous vouliez que je dorme, il faudrait que vous sortiez de MON lit, dit-elle en rangeant les dossiers.

-Mais…

-Non! Pas de mais! Je vous ai préparer une couverture et un oreiller, ils vous attendent sur le canapé.

-Je…

Elle le poussa hors du lit et il tomba lourdement sur le sol.

-Bonne nuit Castle, dit-elle en riant.

-Bonne nuit, lieutenant, dit-il en se relevant.

Il arborait sa mine boudeuse ce qui redoubla les rires de la jeune femme.

« C’est ça, amusez-vous, ma chère. Mais..rira bien qui rira le dernier! » pensa-t-il.

Il prépara le canapé et s’y allongea au moment où Beckett éteignait la lampe, plongeant la pièce dans la pénombre. Après un dernier « Bonne nuit », ils s’endormirent.

Mais leur repos fut de courte durée, surtout pour Castle. Il ne cessait de gigoter dans son sommeil à cause du canapé inconfortable. Il regarda les heures passé lentement…2h30...3h54...4h31...

Pour finir, il se releva et commença à faire les cents pas dans la pièce. Mais au bout de quelques secondes de marche, il se cogna l’orteil contre le coin du maudit canapé. Il jura sourdement, ce qui réveilla Beckett. Celle-ci alluma la lampe de chevet et vit son partenaire sauter à cloche-pied, tenant son pied entre ses mains.

-Castle, mais qu’est-ce que vous faites? Demanda-t-elle d’une voix endormie.

-Je n’arrivai pas à dormir, dit-il. Canapé inconfortable!

 

Il donna un coup de pied rageur dans le canapé ce qui lui donna encore plus mal au pied. Il retint un cri de cri en se mordant la lèvre. Beckett se mit à rire, en voyant le tête que tirait son écrivain.

-C’est bon, vous pouvez venir dans le lit, dit-elle entre deux éclats de rire.

-Vous…vous êtes sure? Demanda-t-il, surpris.

-Dépêchez-vous avant que je ne change d’avis!

Il ne se fit pas prier et entra dans le lit.

-Mais je vous préviens, Mr Castle, si vous dépasser cette partie, dit-elle en indiquant la moitié du lit, je vous mets une balle entre les deux yeux! Compris?

-Cinq sur cinq, lieutenant!

-J’espère bien.

Il trouva vite le sommeil, malgré la légère douleur au pied mais en arborant un sourire.

Quelques heures plus tard, ce fut Castle qui se réveilla en premier. Il voulu se lever mais il sentit un poids sur sa poitrine, l’empêchant de bouger. Quand il vit ce qui l’immobilisait, il eut un petit sourire qui disparut aussitôt. Elle allait le tuer!! Il essaya de sortir de là sans la réveiller mais en vain. Il se résolut donc à la réveiller.

-Euh…Beckett?…Kate? Il est faudrait vous réveiller…

-Hum…5 minutes…

-Kate? Debout! Il est déjà…(il consulta le réveil) 9h30. Il faut se lever.

Beckett se réveilla enfin et se rendit compte de la position dans laquelle elle se trouvait. Elle avait la tête posée sur le torse de Castle, sa main était posée au niveau de son cœur. Elle se releva en vitesse et lança à son partenaire un regard noir.

-Castle?! Mais qu’est-ce que…

-Eh!! Je vous jure que j’y suis pour rien! C’est vous qui avez dépassé la limite! Dit-il en pointant du doigt le fameuse « frontière ».

-Mais oui, bien sur…Vous allez dire que c’est moi qui me suis mise dans cette…position?

-Je vous le promet! Regardez! Je suis toujours de MON coté!

-Mais bien sur! dit-elle sur un ton ironique.

-Qu’est-ce que vous êtes bornée!

Il s’approcha d’elle, doucement et murmura à son oreille…

-Avouez que ça vous a plu de dormir dans mes bras, lieutenant.

-Arrêtez de vous faire des films Castle, dit-elle d’une voix qu’elle voulait assurée…mais elle trahissait quand même la foule de sentiments qui la traversait.

Bien sur qu’elle avait adoré! Elle s’était sentie bien, à sa place, en sécurité. Mais ça, elle ne lui dirait jamais.

Elle se retourna pour cacher ses joues qui rougissaient furieusement…mais elle ne le fit pas assez vite.

-Dis donc, lieutenant, vous rougissez?

-Rêvez pas Castle! Répondit-elle sans se retourner.

Elle se leva et se dirigea vers la salle de bain pour se passer de l’eau froide sur le visage. Une fois que son visage avait repris ses véritables couleurs, elle sortit de la salle de bain et, prenant un linge dans son sac, lança à Castle :

-Je vais prendre une douche.

-D’accord. Dit-il, un petit sourire sur le visage.

En voyant ça, Beckett ajouta :

-Et ne vous avisez pas de me déranger !

-Moi ? Je n’oserais pas, voyons !

Kate lui lança un regard noir, et partit se doucher. Rick attendit que l’eau coule avant de s’éclipser en dehors de la chambre.

« Comment ça se fait que je me sois retrouvée sur lui, pendant la nuit ? » Pensa-t-elle, en se savonnant les jambes. « Et pourquoi est-ce que j’ai autant rougis ? »… « Peut-être que Josh avait raison… » :

*Flash-back*

Après une longue journée de travail, Kate ne voulait qu’une chose : rentré chez elle, être seule, pouvoir se reposer en paix… Malheureusement pour elle, son petit-ami était là, en train de l’attendre.

-Josh, tu n’étais pas obligé de m’attendre tu sais.

-Je voulais te voir, avant demain.

-Qu’est-ce qu’il y a d’important demain ?

-Je dois repartir pour Haïti.

Elle déglutit rapidement et le regarda, attendant plus d’explications.

-Haïti ? Encore ? Dit-elle.

-Oui, je suis désolé.

-Je…On ne peut plus continuer comme ça.

-Quoi ?

-Tu es toujours en voyage. Jamais là, quand j’ai le plus besoin de toi.

-Tu veux qu’on se sépare ?

-Oui, j’en ai marre ! De toute façon, c’est comme si j’étais déjà libre, vu que t’es jamais là. Maintenant c’est clair !

-C’est officiel, comme ça tu peux aller t’envoyer en l’air avec l’écrivain ?

À bout, Beckett prit le plus de force qu’elle pouvait pour lui mettre une gifle. Il faillit s’écrouler par terre, manquant de justesse le coin de la table. Sans attendre qu’il reprenne ses esprits, elle cria :

-Sors de mon appartement ! Sors de ma vie !!!!!!!

Elle prit quelques-unes de ses affaires, et les lui balança à la figure.

*Fin du Flash-back*

De son côté, Castle était au restaurant, préparant un somptueux plateau pour Kate. Il savait qu’à cause du boulot, elle ne déjeunait pas souvent, alors il voulait lui faire une grande surprise. Il demanda à un des serveurs ce qu’il fallait pour un petit-déjeuner sain. Ce dernier lui fit un plateau d’un tas de bonnes choses. Rick monta dans la chambre, un petit sourire sur le visage, ainsi que le fameux plateau entre les mains. Il entra et posa le plat à côté du lit, en attendant que Kate finisse de se doucher. Quand elle sortit de la salle de bain, Castle était en train d’éplucher les dossiers de l’enquête. Beckett s’assit sur le lit et

Castle dit :

-Votre petit-déjeuner est juste là.

-Mon petit-déjeuner ?

-Oui, c’est le repas le plus important de la journée ! Vous devez bien manger quelque chose.

-Oh… Merci, Castle. C’est très gentil de votre part.

-C’est tout naturel !

Kate savoura son repas tout en écoutant Rick, qui lui raconta une histoire quand Alexis était petite. Cette dernière avait oublié son petit-déjeuner et avait été grognon pendant toute la journée.

-Elle m’avait dit « C’est parce que j’ai oublié mon petit-déjeuner je crois », à la fin de la journée. Poursuivit-il, tout sourire.

Kate éclata de rire, et manqua de s’étouffer avec un bout de pain. Heureusement, Rick lui tapota le dos, et elle put à nouveau respirer. Ils restèrent assis sur le lit, se regardant, un énorme sourire trônant leurs visages. Beckett finit par baisser les yeux, de peur que ses joues redeviennent toutes rouges.

Le silence s’installa pendant que Beckett finissait son repas. Dès qu’elle l’eut fini, elle posa le plateau sur le sol, à coté du lit. Elle s’approcha de l’écrivain et déposa un léger baiser sur sa joue.

-Merci, Castle, pour tout, dit-elle en souriant sincèrement.

-Pas de quoi lieutenant.

Le silence s’installa de nouveau. Cette fois-ce, ce fut Castle qui le rompit.

-J’espère que Motorcycleboy n’est pas jaloux que vous passiez la semaine ici, avec moi.

En entendant le nom de son ex-petit-ami, elle baissa les yeux et son sourire se fana.

-Tout va bien?

-Josh et moi, on a rompu, dit-elle.

D’abord surpris, Castle ne savait pas quoi dire. Il se retint de sautiller partout dans la chambre.

 

-Il n’arrête pas de voyager. Je supportais mal le fait de l’avoir presque qu’une semaine par mois, alors je l’ai quitté.

-Et est-ce que ça va ?

Elle prit une grande inspiration et continua, tout en souriant :

-Oui, plutôt bien.

Il lui rendit son sourire.

-Bon, je vais appeler Ryan et Esposito, pour voir s’ils ont trouvé quelque chose !


titefolle  (22.04.2011 à 16:48)

-Salut, Ryan. Du nouveau? Demanda Beckett lorsqu’il eu décrocher.
-Non, rien pour le moment. Notre gars ne s’est pas encore pointé, répondit l’Irlandais.
-On le verra surement ce soir.
-Ce soir?
-Ben oui…au gala.
-Ah! Mais vous n’êtes pas au courant?
-Au courant de quoi?
-Le gala a été reporté à demain soir. Ils ont eu quelques petits soucis d’organisation.
-Quoi?! C’est une blague j’espère! S’écria-t-elle, ce qui alerta Castle, toujours penché sur les dossiers dans la pièce d’à côté.
-Hé non! Vous et Castle allez passer une journée de plus en amoureux, répondit-il moqueur.
-Ryan, je te jure que…
-Je dois y aller, je vous rappelle si on a du nouveau, la coupa-t-il. Bonne journée les veinards!
-Ryan!!

Mais il avait déjà raccroché avant de s’attirer les foudres de sa patronne. Mais tôt ou tard, elle allait se venger, pensa-t-elle au moment ou elle rangeait son téléphone.
« A propos de vengeance…je n’ai pas fait payer Castle pour le réveil de ce matin… »
Elle fut tirée de sa rêverie par le sujet de ses pensées. L’écrivain était planté devant elle et la regardait, inquiet.

-Quoi? Demanda-t-elle.
-Tout va bien?
-Oui, pourquoi?
-Et bien, je vous ai entendu…hurler le nom de Ryan au téléphone alors je me demandais…
-Oh! Non, tout va bien.
-Bien. Sinon, rien de neuf?
-Non, toujours pas. Enfin si…le gala est reporté à demain soir. Problèmes d’organisation, ajouta-t-elle devant son regard interrogateur.
-Chouette alors! On va pouvoir profiter de l’hôtel une journée de plus! S’exclama-t-il, un grand sourire étirant ses lèvres.
-Castle! Dit-elle en lui lançant un regard noir. On est pas ici…
-…pour s’amuser, je sais, la coupa-t-il. Mais ce n’est pas une raison pour bouder notre plaisir!

Si les regards pouvaient tuer, Castle se serait retrouvé sur une des tables d’autopsie de Lanie depuis belle lurette!

-J’ai une idée, dit-il. Et si on allait déjeuner et ensuite faire une ballade dans Central Park? Comme de jeunes mariés?
-On est pas mariés Castle!
-Non, mais Tyler et Nora Gage le sont, répliqua-t-il.
-Bon, d’accord, très bien. Et puis, faut que je sorte de cet hôtel pour prendre l’air!
-Alors, c’est parti!

**********

Après avoir mangé un bon repas dans un restaurant français pas loin de l’hôtel où ils séjournaient pour l’undercover, il se dirigèrent donc vers Central Park.
Ils se promenèrent pendant une heure, voire deux. Ils ne virent pas le temps passé; ils parlèrent de tout et n’importe quoi, oubliant presque l’affaire en cours. La main de Castle vint se positionner (pour la seconde fois en une semaine) dans le bas du dos de Beckett. Elle ne le rembarra pas. Au contraire, elle passa, elle aussi sa main dans le dos de Castle. Il fut surpris au début mais se relaxa peu à peu.
Ils continuèrent à marcher encore quelques minutes jusqu’à ce qu’ils arrivèrent près du lac artificiel. Ils firent une petite pause, car malgré tout, leurs pieds commencèrent à les faire souffrir. Ils voulurent se diriger vers un banc, pas très loin, mais avant de l’atteindre, une bande de jeunes en skate et en roller arrivèrent tels des furies et n’hésitèrent pas à bousculer les gens.

-Kate, attention!! S’écria Castle.
En effet, elle se trouvait dans la ligne de mire des adolescents turbulents. Il la tira pas le bras et sans qu’elle ne sache vraiment comment, elle se retrouva coincée entre un saule pleureur et l’écrivain. Elle se rendit compte qu’ils étaient vraiment très proches l’un de l’autre. Elle leva la tête vers son visage. Il ne la regardait pas mais fixait un point derrière elle, légèrement vers la gauche. Sa mâchoire était tendue et ses mains la tenaient fermement au niveau de ses avant-bras.

-Castle, tout va bien? Demanda-t-elle en posant sa main sur sa joue.

Il baissa la tête et la regarda.

-Il est là-bas, dit-il.
-Quoi? Qui?
-Gerald Hoyles… « The Head Slayer ». Il nous surveille.
-Vous êtes sur?
-Non, ne bougez pas…

A ce moment-là, ils se rendirent compte que leur visages étaient très proche l’un de l’autre.
Il fixait les lèvres de sa partenaire, et elle regardaient ceux de son écrivain.
Il n’avait qu’une envie, l’embrasser…
Elle n’avait qu’une envie, l’embrasser…
Leurs soufflent se mêlèrent, leur visage se rapprochaient de plus en plus jusqu’à ce que l’espace les séparant n’existe plus.
Leurs lèvres se rencontrèrent enfin dans un baiser qui fut d’abord doux, tendre mais qui bien vite fut de plus en plus passionné. Il entrouvrit les lèvres et demanda accès à sa bouche, ce qu’elle accepta et leurs langues se rencontrèrent pour la première fois depuis un certain « undercover » s’étant déroulé quelques mois auparavant.
Elle était tiraillée entre son cœur et sa raison. Le premier lui disant de s’abandonner totalement, de se laisser aller avec lui. Mais la seconde ne cessait de lui répéter que cela était une mauvaise idée et qu’elle devait tout arrêter maintenant et faire comme si rien ne s’était passé…et Kate choisi la voie de la raison.
Elle posa ses mains sur son torse et le repoussa, doucement. Déjà, elle ressentait un manque…celui de ses lèvres contre les siennes mais elle se ressaisit.

-Castle…non…dit-elle en essayant de reprendre son souffle.
-Pourquoi? Demanda-t-il.

Il y avait de la déception dans sa voix.

-Pas maintenant, s’il te plait…répondit-elle.
Elle releva la tête et le regarda dans les yeux, se perdant dans l’océan de ses yeux bleus. Elle put y lire de la déception, de la confusion même…
…mais surtout de l’amour. Oui, il l’aimait. Elle en était sûre a présent. Mais elle, que ressentait-elle vraiment pour lui? Il était son partenaire, certes, son meilleur ami aussi, mais l’aimait-elle vraiment comme lui semblait l’aimer? Tout était confus en elle. Il dut le lire dans son regard lors d’une de leur longue conversation visuelle où elle lui demandait de lui laisser du temps.

-D’accord…Je serai patient, ne t’inquiète pas. Mais sache une chose. Quelque soit ta décision, je serai toujours là pour toi…Always.
-Je sais…Merci Rick.

Il lui offrit un faible sourire, presque timide, puis d’un commun accord, il se dirigèrent vers l’hôtel.
Sur le chemin, ils reprirent peu à peu leurs esprits et recommencèrent à discuter (presque) comme avant ce qu’il s’était déroulé près de cet arbre. Il la taquina à propos de son réveil ce matin-là, ce qui lui fit repenser qu’elle avait encore une vengeance à assouvir…

Quelques minutes plus tard, ils étaient de retour dans la suite. Beckett était dans la chambre, devant son sac, à préparer sa vengeance. Un petit sourire illumina son visage quand elle trouva ce qu’elle cherchait.
Castle, quant à lui, il se trouvait sur la terrasse de leur suite, au bord de la piscine, allongé sur un des transats. Il portait un short crème et un t-shirt blanc, ainsi que des lunettes de soleil. Il entendit la porte-fenêtre s’ouvrir et Beckett s’approcher de la piscine, une serviette à la main…
« Tiens, Beckett a mis son bikini…Beckett a mis son bikini!!! »pensa-t-il.
Il se frotta les yeux pour être sur qu’il ne rêvait pas mais non, Beckett s’approchait bien de la piscine en se déhanchant, portant un deux-pièces rouge, une serviette de bain à la main.
Elle arriva près du bord, posa sa serviette, tira la pince pour laisser tomber ses cheveux sur ses épaules. Elle jeta un coup d’œil discret vers l’écrivain et vit celui-ci, qui la fixait, la bouche grande ouverte. Ravie de son coup, elle plongea dans la piscine et fit quelques longueurs.
Au bout de quelques minutes, elle décida de sortir mais elle vit son partenaire au bord de la piscine, la regardant avec un petit sourire. Quand il vit qu’elle allait sortir, il lui tendit un bras.

-Je vous aide, lieutenant?
-Avec plaisir, Castle.

Elle lui prit la main qu‘il lui tendait, mais au lieu de se servir de celle-ci pour sortir, elle le tira et Castle tomba dans l’eau, sous les rires de Beckett.
-Ah! Vous voulez jouer, lieutenant? Et bien, on va jouer!

Et il l’éclaboussa. Mais Beckett ne se laissa pas faire et l’éclaboussa à on tour. Commença une bataille d’eau, sous les rires des 2 « faux-mariés ». Au bout d’un moment, le soleil disparut derrière les gratte-ciels, leur indiquant qu’il était temps de rentrer. Arrivé dans la suite, Beckett s’éclipsa dans la salle de bain.
Après une douche revigorante…

-Mais quelle idiote! J’ai oublié de prendre des vêtements! Pensa-t-elle.

Elle enroula la serviette autour de son buste et se rendit dans la chambre.
Pendant ce temps, Castle était allongé sur le lit double, jouant avec son Iphone. Quand il entendit la porte de la salle de bain s’ouvrir, il ne regarda pas mais dit…

-Alors, lieutenant, la salle de bain est-elle enfin libre? Où dois-je encore attendre que…
Il avait tourné la tête et vit Beckett entourée d’une simple serviette…
-Euh…lieutenant…vous voulez vraiment dormir…dans cette tenue? Parce si c’est le cas et que vous avez froid, je peux…
-Bouclez-là Castle!

Elle empoigna son sac et voulu retourner vers la salle de bain lorsqu’elle sentit le bras de Castle la retenir. Elle se retourna de manière à lui faire face.

-Quoi?
-Euh…Vous savez, mon offre tient toujours.

Elle s’imagina une seconde, nue dans un lit dans les bras de Castle. Elle chassa vite cette image de son esprit. Elle s’approcha de l’oreille droite de son partenaire. Elle l’entendit déglutir difficilement, ce qui lui arracha un sourire.

-Vous savez quoi Castle?
-Euh…non. Mais, je pense que vous allez me le dire…

Elle remonta sa main gauche dans le cou de Castle et remonta, tout doucement jusqu’à ce que…

-POMME! POMME! POMME!!
-Vous pouvez toujours rêver, monsieur l’écrivain!

Elle lui lâcha l’oreille, repris son sac et alla dans la salle de bain, s’habiller, un sourire sur le visage.
« Finalement, je l’ai eu ma vengeance » pensa-t-elle


Ghostgard  (07.05.2011 à 14:59)

Quand elle revint, elle trouva Castle endormi sur le lit. Elle s’assit au bord du lit et le regarda dormir.

« Il est si craquant quand il dort… » pensa-t-elle.

Elle repensa aux évènements qui s’étaient déroulés dans le parc et plus spécialement au baiser. Elle l’avait repoussé, certes, mais cela ne signifiait pas qu’elle ne ressentait rien pour lui, que du contraire! Quand elle avait rompu avec Josh, elle lui avait prétendu que c’était à cause de ses nombreuses absences. Mais, elle savait qu’au fond d’elle-même que c’était parce que son cœur appartenait déjà à quelqu’un d’autre, quelqu’un qui était toujours là pour elle, l’homme qui était son partenaire mais surtout qu’elle considérait comme son meilleur ami…mais qui, en réalité, était bien plus que cela…elle le savait à présent…

Oui, elle était amoureuse du célèbre écrivain, Richard Castle, celui qui l’avait choisie elle pour en faire sa muse.

Elle avait depuis longtemps refoulé ses sentiments au plus profond d’elle-même, mais ils étaient bels et bien là et ce, depuis longtemps déjà.

Inconsciemment, elle prit la main de l’écrivain dans la sienne. Toujours endormi, celui-ci la lui serra, faisant apparaitre un sourire sur le visage de la détective.

Mais se rendait-il compte de ce qui était en train de se dérouler au plus profond d’elle-même? Qu’elle venait enfin de s’avouer qu’elle l’aimait, elle aussi? Probablement pas. Et elle avait peur…

Oui, le lieutenant Katherine Beckett, lieutenant de police qui faisait craquer, même les pires, criminels lors d’interrogatoires, avait peur. Peur de le lui avoué, peur qu’un jour il ne veuille plus d’elle, qu’il la rejette, lui brise son cœur, peur de gâcher cette amitié qui les lient et qui est importante pour elle.

Non, elle ne lui avouerait pas…du moins, pas pour l’instant. Elle avait besoin de temps. Elle n’aimait pas exprimer ses sentiments à qui que ce soit, de peur d’être jugée et que l’on se moque d’elle…

Mais avec Castle, c’était différent, elle le savait. Elle savait qu’il ne fera jamais rien pour la blesser, comme lorsqu’il l’a mise hors du chemin de cette bande de jeune, plus tôt dans la journée.

Mais, il lui avait déjà fait du mal auparavant…lorsqu’il était parti dans les Hampton avec Gina, alias son ex-femme/éditrice, et qu’il ne lui avait pas donné de nouvelles durant tout l’été.

Mais il s’en voulait, elle avait pu le lire dans son regard lorsqu’il était revenu. Elle avait même l’impression qu’il ne cessait de se rattraper de sa faute.

« Mais bon sang, qu’est-ce que je dois faire? »

Elle repensa à ce que Royce lui avait dit dans la lettre qu’il lui avait écrite avant de mourir.

"It's clear that you and Castle have something real, and you're fighting it. But trust me, putting the job ahead of your heart is a mistake. Risking out hearts it's why where alive. The last thing you want is to look back on your life en wonder if only"

Elle prit alors sa décision. Elle lui parlera mais elle préférait attendre le bon moment…

La main de Castle toujours dans la sienne, elle s’allongea à ses côtés et s’endormi, un sourire gravé sur son visage.

**********

Quand il se réveilla le lendemain matin, il lui fallut plusieurs secondes pour émerger totalement et se rendre compte qu’il était seul dans le lit.

Pourtant, il était sûr de ne pas avoir rêvé!

*Flash-back*

Il se réveilla tout doucement, le réveil indiquait 2h du matin. Il voulut se frotter les yeux mais quelque chose l’en empêcha. Il tourna la tête et il vit Kate, allongée à côté de lui, un rayon de lune éclairant son visage endormi. Elle tenait sa main dans la sienne et arborait le magnifique sourire qu’il aimait tant. Il la regarda dormir durant quelques minutes avant de reprendre le chemin du pays des rêves, en souriant lui aussi.

*Fin du flash-back*

Et maintenant, il se retrouvait seul. Il se leva, fit un rapide passage sous la douche et après avoir enfilé un jeans et un t-shirt noir, il se dirigea vers le salon. C’est là qu’il la trouva, en train de lire la copie de « Heat Rises » qu’il lui avait envoyé quelques jours plus tôt.

Elle semblait totalement plongée dans l’histoire, complètement déconnectée du monde extérieur. Elle n’avait même pas remarqué son entrée dans la pièce. Il s’approcha silencieusement du fauteuil où elle était assise.

-Très bon choix, lieutenant!

Elle sursauta.

-Castle! Vous m’avez fait une de ses peurs! Je…je pensais que vous dormiez encore.

Elle referma son livre, non sans avoir glissé son marque-page à l’endroit où elle avait stoper sa lecture…ou plutôt où on l’avait interrompue.

-Alors?

-Alors quoi?

-Vous le trouvez comment?

-Le livre?

Il acquiesça.

-Et si vous me laissiez le terminer avant? Dit-elle, un grand sourire sur son visage.

-Vous…

Il fut interrompu par un bruit provenant de son estomac qui criait famine.

-Alors, on a faim, Mr l’écrivain? Ça tombe bien, le petit déjeuner est servi, annonça-t-elle alors qu’ils entendirent des coups légers frappés à la porte.

Elle se dirigea vers la porte et ouvrit la porte au service d’étages. Quand Castle vit qui étaient les deux personnes qui leur apportaient leur petit déjeuner, il ne put retenir un fou rire et fut rapidement suivi par Beckett.

-C’est ça! Moquer vous! Râla l’un d’entre eux.

-Désolé les gars, c’est juste que vos costumes sont…splendides, dit Castle, hilare, ce qui ne fit qu’augmenter les rires de Beckett.

En effet, se trouvaient à présent au milieu du salon, vêtus des uniformes rouges et dorés, Ryan et Esposito qui arborait des mines mi-boudeuses, mi-râleuses.

Après s’être remis de leur crise de four rire, ils se mirent au travail.

Après de nombreuses recherches, les agents Shaw et Avery avaient découvert que le chauffeur ivre qui avait provoqué l’accident mortel dont avait été victime la femme de Hoyles, avait été retrouvé mort une semaine avant le meurtre du premier couple. Il avait été torturé et on lui avait infligé les différentes blessures dont avait souffert Mme Hoyles. Mais plus important, Perlmutter, qui avait pratiqué l’autopsie, avait trouvé une trace d’injection au niveau de la nuque mais aucun produit n’avait été détecté lors des analyses toxicologiques.

Au bout d’une heure de travail, les gars repartirent, emportant le chariot avec eux. Ce qui fit rire de nouveau l’écrivain et sa muse.

Ensuite, ils décidèrent d’aller manger au restaurant de l’hôtel. Une heure et demie plus tard, ils étaient de retour dans la chambre et décidèrent de regarder un des nombreux DVD qui se trouvaient dans une des armoires de la suite, classés par ordre alphabétique.

Ils choisirent de regarder « Le Dernier Château » avec Robert Redford. Ils s’installèrent tous deux sur le canapé du salon, proche l’un de l’autre.

Aux ¾ du film environ, Castle sentit un poids sur son épaule. Il tourna la tête et vit que Beckett s’était endormie. Il sourit et passa son bras autour des épaules de sa partenaire. Elle se blottit encore plus contre lui et murmura un « Castle » dans son sommeil, ce qui agrandi le sourire de celui-ci.

Il essaya de reporter son attention au film mais n’y parvint pas, ses pensées obnubilées par la présence de la femme qui l’aimait à ses côtés. Enfin, le sommeil le gagna à son tour, au moment au la révolte débuta dans la prison nommée « Le Château » (voir film).

Quand il se réveilla, il était proche de 18h. Le gala débutait à 20h. Il regarda Kate endormie, sa tête toujours posée sur son épaule et se décida à la réveiller.

Dès qu’elle le fut, il se leva et se dirigea vers la salle de bain, prendre une douche. C’est vêtu uniquement d’une serviette autour de sa taille qu’il revint une dizaine de minutes plus tard.

-La salle de bain est libre, annonça-t-il.

Beckett prit ses affaires et se dirigea vers la pièce que Castle venait de quitter, non sans avoir auparavant déshabillé son ami du regard, en se mordant la lèvre inférieure.

*********

Castle se regarda une dernière fois dans le miroir près de l’entrée et réajusta sa cravate. Il portait un costume gris foncé et une chemise blanche. Sa cravate était de la même couleur que son costume. C’était simple mais classe.

Cela faisait plus d’une heure que Beckett était enfermée dans la salle de bain à se préparer. Il commençait à se demander ce qu’elle pouvait bien faire depuis tout ce temps!

Enfin, il entendit la porte s’ouvrir.

-Et bien lieutenant, vous…commença-t-il.

Les mots moururent au bord de ses lèvres quand il vit le spectacle devant lui. Beckett portait une magnifique robe bustier rouge, lui tombant au niveau des chevilles, qui semblait avoir été créée pour elle, mettant sublimement, parfaitement, ses formes en valeur.

Avec cette sublime robe, elle portait des escarpins de la même couleur.

Elle avait relevé ses cheveux dans un chignon qui ne laissait échapper aucunes mèches rebelles.

-Waouh! Kate, vous êtes magnifique! Que dis-je…sublime!

-Merci Castle, dit-elle, ses joues prenant une légère teinte rosée. Vous êtes pas mal non plus!

-Pas mal? Vous voulez dire beau gosse, non? Dit-il, un grand sourire étirant ses lèvres.

Elle se mit à rire.

-Arrêtez de rêver Castle!

Il fit une moue faussement boudeuse et croisa les bras.

-C’est pas vrai! Vous n’allez pas bouder quand même! S’exclama Beckett.

Il ne répondit pas et continua à faire semblant de râler.

-D’accord, vous êtes plus que pas mal. Ça vous va?

-Mmh…oui, répondit-il, un sourire victorieux sur les lèvres.

-Vous êtes prêt? On peut y aller?

-Juste une dernière chose avant.

-Quoi encore? Demanda-t-elle.

-Fermez les yeux, lui ordonna-t-il.

-Quoi?

-Fermez les yeux!

-Mais…

-Lieutenant, faites-moi confiance ou sinon, on ne sera jamais à temps au gala.

Elle lui lança un regard noir qui le fit reculer d’un pas, puis elle ferma les yeux. Elle sentit les mains de son partenaire dans sa nuque puis quelque chose de froid autour de son cou. Elle ouvrit les yeux et vit qu’un magnifique collier serti de diamants et de rubis avait pris place autour de son cou.

-Alors, vous le trouvez comment?

Elle se retourna pour faire face à l’écrivain.

-Il…Il est superbe. Vous n’auriez pas du…

-Mais j’y tenais. Oh! Et il y avait aussi ceci qui l’accompagnait.

Il sorti d’une boite en bois, 2 boucles d’oreilles serties des mêmes pierres précieuses ornant le collier. Elle les prit et les mit.

-Merci, Castle, dit-elle, un grand sourire étirant ses lèvres, c’est très gentil de votre part.

-Tout le plaisir est pour moi, Kate.

Ils eurent une fois de plus, une de leur "conversation" visuelle, l'azur se mélangea avec le jade. Le silence présent dans la pièce durant ce moment était léger et non pas tendu. Mais il fut brisé par Castle...

-Bon...euh...il faudrait y aller non?

-Oui, vous avez raison.

Ils se dirigèrent vers la porte de leur chambre d'hôtel puis se dirigèrent vers la salle où se déroulait le gala.


titefolle  (22.05.2011 à 18:17)

Castle et Beckett arrivèrent dans la vaste salle de bal de l’hôtel. La première chose qui les frappa fut l’abondance de la couleur or sur les moulures des murs et du plafond. Après la « surprise » passée, ils s’avancèrent, foulant le tapis bleu et doré posé sur le sol. La salle était noire de monde, habillés plus chics les uns des autres. Au fond de la salle, se trouvait une estrade où un orchestre jouait une musique d’ambiance. Au fond de cette scène, était affichée une photo de classe géante…une photo des orphelins haïtiens.
Un homme s’approcha d’eux. Il portait un costume noir, de coupe classique, un badge doré accroché à sa veste indiquait qu’il travaillait pour l’hôtel.

-Excusez-moi, dit-il, puis-je avoir votre nom, s’il vous plait?
-Gage. Tyler et Nora Gage, répondit Castle.

Il vérifia sur la liste qu’il tenait en main et il releva la tête vers le couple avec un sourire radieux.

-Votre nom figure bien sur la liste. Vous êtes à la table 4. Veuillez me suivre, je vous prie.

Il les mena vers une table pour deux dans un coin tranquille de la salle. Il les salua et s’éloigna vers un couple de personnes âgées qui venait d’arriver, laissant Castle et Beckett seuls.
Galamment, Castle tira la première chaise et la proposa à Beckett qui le remercia en souriant, touchée par son geste. Il alla s’assoir à côté d’elle.

-C’est bien qu’ils nous aient placés ici. Comme ça on a une vue sur toute la salle et on pourra discuter plus facilement, loin des oreilles indiscrètes, dit Kate.
-Oh mais ils n’ont pas trop eu le choix, répondit Castle arborant une de ses fameux sourires.
-Comment ça?
-Disons que j’ai promis de donner un peu plus d’argent pour les orphelins si ils nous plaçaient dans un coin tranquille pour que… « Je puisse être seule avec ma femme ».
-Castle, je ne suis pas…
-Merci, je le sais, la coupa-t-il. « Mais j’espère qu’un jour tu le seras » pensa-t-il. Mais il faut bien faire comme si on l’était non? Sinon, notre couverture tomberait à l’eau.
-Vous avez bien fait, dit-elle après un moment de silence.
-C’est vrai? Demanda-t-il, surpris.
-Oui…Pour une fois que vous faites quelque chose de bien, Castle, ajouta-t-elle avant de rire face à l’expression faussement boudeuse de l’écrivain.
-J’adore vous entendre rire.

Subitement, elle s’arrêta de rire, le regardant, interloquée.

« J’ai dit ça tout haut? Flute! »

-Enfin, je veux dire…Désolé, je n’aurais pas dû…
-Non, non, ce n’est rien, dit-elle en souriant timidement, ses joues devenant rosées. Cela faisait longtemps que…

Elle respira une fois à fond et continua.

-Ce que je veux dire c’est que depuis la mort de ma mère, je n’arrivais plus à rire, à m’amuser comme avant. Mais ça, c’était avant de vous rencontrer. Je vous l’ai déjà dit mais…vous avoir autour de moi rend mon job moins stressant et plus marrant. Je n’avais pas ris, ni même souris autant depuis des années. C’est grâce à vous si je retrouve peu à peu le gout de vivre…alors, merci, Rick. Merci d’être là pour me faire rire, pour me soutenir quand ça ne va pas…bref, merci d’être là pour moi, tout simplement.

Il l’avait écouté avec attention, et il aimait quand elle se confiait à lui comme cela. Cela pouvait qu’elle lui faisait confiance.

-Always, répondit-il, souriant. Et merci à vous de me supporter tous les jours. Je sais que parfois je suis un peu…exaspérant…souvent même.
-Oh je ne vous le fais pas dire! Dit-elle.

Et ils commencèrent à rire. Inconsciemment, ils s’étaient rapprochés l’un de l’autre. Ils se regardèrent dans les yeux, le fantôme de leurs rires toujours gravé sur leurs visages qui n’étaient qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. Ils se rapprochèrent de plus en plus jusqu’à ce que…

-Excusez-moi. Vous…euh…vous êtes bien Richard Castle? Le grand écrivain? Demanda une jeune femme timide aux joues rouges de honte…ou du surplus de champagne qu’elle avait ingurgité.

Kate ferma les yeux, bafouilla une excuse et se dirigea vers l’extérieur de la salle, sous le regard de son partenaire.
Celui-ci se tourna vers la jeune femme.

-Désolé, mais non. On me dit souvent que je lui ressemble mais je ne suis pas Richard Castle. Encore une fois, désolé.

Il regarda l’endroit où Kate avait disparu quelques instants auparavant.

-Veuillez m’excuser, dit-il, laissant la femme, déçue, derrière lui.

Il arriva dans un vaste couloir. Personne ne s’y trouvait. Il soupira et s’apprêta à faire demi-tour quand il la vit adossée contre le mur, au coin de ce couloir.
Il s’approcha d’elle et posa sa main sur son épaule. Elle sursauta et le regarda. Elle paraissait en colère, mais surtout, triste et déçue.

-Kate, tout va bien?
-Oh mais oui! Tout va bien dans le meilleur de monde! Railla-t-elle.
-Qu’est-ce qu’il se passe?
-Rien du tout, dit-elle d’une voix glaciale. Tiens, je vous croyais avec votre nouvelle amie? Où est-elle passée?
-Vous êtes jalouse.

C’était une évidence, pas une question.

-Non, je ne le suis pas.
-Si, vous l’êtes.
-Non.
-Si!
-Non! Je ne…C’est juste que…Oh puis laissez tomber! De toute façon, je ne vois pas en quoi cela vous regarde!

Elle commença à partir mais il la retint par le bras et la fit se retourner pour qu’elle lui fasse face.

-Sachez, ma chère Beckett, que je n’appartiens qu’à une seule et unique personne…une femme flic pour être précis.

Il se rapprocha de plus en plus d’elle, leurs visages de plus en plus proches pour la seconde fois de la soirée. Et cette fois-ci, il espérait qu’une fan ne viendrait pas les interrompre une nouvelle fois…
Et son vœu fut exhaussé…ce ne fut pas une fan qui l’interrompit mais quelqu’un d’autre, une personne qu’ils ne s’attendaient pas à voir…

-Je ne vous dérange pas j’espère? Dit-elle, souriante.
-Agent Shaw? S’exclamèrent-ils en chœur, surpris de la voir, portant une magnifique robe de velours noir.
-Que…que faites-vous ici? Demanda Beckett.
-Vous aidez à repérer Hoyles. Et comme je vois que vous êtes occupé à autre chose, je me dis que j’ai bien fait de venir, ajouta-t-elle, tout sourire.
-Euh…non, on…je…Vous ne déranger pas, on…discutait, dit une Beckett embarrassée.
-Bien, allons à votre table dans ce cas!

Ils se dirigèrent vers la salle, s’assirent à la table et commencèrent à parler de l’affaire, de Hoyles, tout en scrutant la salle à sa recherche…du moins, Beckett et Jordan le faisaient. Castle, lui, semblait bouder dans son coin, de la déception et de la colère sur le visage.

« Pourquoi est-ce qu’à chaque fois que je veux l’embrasser, quelqu’un vient nous en empêcher? Qu’ai-je donc bien pu faire pour que l’on s’acharne sur moi de la sorte? Pourquoi m’empêcher d’embrasser la femme que j’aime? Ça n’a pas de sens! »

Il était tellement absorber dans ses pensées qu’il ne remarqua même pas que Jordan était partie depuis quelques minutes déjà, suite à un coup de fil de son patron…il ne remarqua pas même que depuis lors, Kate ne cessait de le regarder.

-Castle. Castle! Appela-t-elle.

Ne le voyant pas réagir, elle posa sa main sur la sienne et la serra, ce qui eut pour effet de le faire sursauter et le tirer de ses pensées.

-Tout va bien? Demanda-t-elle.
-Hein? Euh…oui, oui, ça va. J’étais juste en train de réfléchir, dit-il en lui adressant un pauvre sourire.
-Et vous pensiez à quoi?
-Je…je n’ai pas envie d’en parler pour l’instant, désolé…dit-il en baissant la tête, ses yeux fixant le sol.

Elle posa sa main libre sous son menton et le força à la regarder.

-Vous êtes sur que tout va bien?
-Oui, ne t’inquiètes pas.

Il l’avait tutoyer sans s’en rendre compte, ce qui fit sourire Kate…et espérer.

-M’accorderiez-vous cette danse? Demanda-t-il.

Et revoilà le vouvoiement, faisant disparaitre en même temps la petite lueur d’espoir qui avait émergé au fond d’elle.

-Euh…avec plaisir.

Leurs mains toujours jointes, ils se dirigèrent vers la piste de danse et se mirent à danser au rythme de la musique. Ils étaient bien, ils avaient le sentiment de n’être qu’eux deux. Ils étaient dans leur bulle…
Au départ, elle en profitait pour scruter la salle à la recherche de leur tueur puis le fit de moins en moins, s’abandonnant dans les bras de l’écrivain…SON écrivain. Elle posa sa tête sur son épaule et ne put retenir un soupir de bien-être quand elle senti ses bras se resserrer autour d’elle et une de ses mains commencer à tracer des ronds dans le bas de son dos…
Oui, là elle se sentait bien, en sécurité.

******

Cela faisait déjà quelques temps qu’il les observait. Un couple de jeunes mariés espérant passer une semaine inoubliable à New York, dans un hôtel luxueux. Et ils avaient raison, cette semaine allait être inoubliable…mais pas comme ils l’espéraient.
Il les avait suivis lors de leur balade à Central Park. Ils avaient l’air très proches et très amoureux l’un de l’autre. Il les avaient vus s’embrasser, appuyés contre cet arbre le long du lac artificiel. Là, il avait eu la confirmation, une sorte « d’illumination ». C’était eux ses prochaines victimes. Une fois encore, il jubilait d’avance.
Il s’en était allé avant la fin du baiser pour aller mettre au point son plan et préparer son matériel.
Et maintenant, il se trouvait là, accoudé au bar, habillé dans un smoking classe mais un peu miteux pour essayer de se fondre dans la masse. Il les avait repérés en train de danser au milieu de la piste de danse. Que c’était mignon! Il se retourna vers le buffet où il avait posé son verre de champagne et but une gorgée de la boisson.
Quand il se retourna vers la piste de danse, il fut pris de panique quand ses proies disparurent de son champ de vision. Il les chercha partout du regard et un petit sourire à faire froid dans le dos apparut sur son visage. Il les avait repérés. Ils se dirigeaient vers l’ascenseur situé dans le fond du couloir.
Il se faufila entre les invités, les bousculant et arriva enfin dans le couloir. Le bruit des protestations des personnes qu’il avait bousculé le poursuivirent jusqu’au bout du long couloir mais il n’en avait cure. Les portes de l’ascenseur s’étaient déjà refermées sur ses futurs-victimes.
Il regarda les chiffres lumineux au-dessus des portes de l’ascenseur changer au fur et à mesure des étages parcourus. 3e étage. Parfait, ils étaient retournés dans leur suite.
Son sourire s’agrandit de plus en plus sur son visage. Il se dirigea vers une petite table en bois un peu plus loin. Dessous, était entreposé son matériel, soigneusement rangé dans une valise noire et caché sous un drap blanc. Il laissa ce dernier et monta, valise en main, vers la chambre 313.
Arrivé devant la porte de celle-ci, il frappa trois fois et entendit des pas et une voix d’homme se rapprocher. La poignée s’abaissa et la porte s’entrouvrit…
à ce moment, un cri de femme retentit dans cette fameuse chambre où Nora et Tyler Gage étaient censés passé leur voyage de noces…


Ghostgard  (27.05.2011 à 19:05)

Castle et Beckett étaient toujours au gala. Ils ne voyaient pas Hoyles…Ils avaient appelés plusieurs fois Ryan et Esposito mais ils répondaient toujours la même chose…aucun signe du « Head Slayer ».

-On s’est peut-être trompés. Vous êtes sure qu’il n’y a pas un autre gala dans un autre hôtel? Il est probablement là-bas…dit Castle.

Ils étaient dans un coin de la salle, fatigués d’avoir dansé.

-Non, Jordan et Avery ont vérifié plusieurs fois. C’est le dernier avant plusieurs semaines. Mais vous avez raison…On s’est peut-être trompés quelque part parce qu’il ne s’est pas montré de toute la soirée et il est déjà…minuit passé, répondit Beckett.

-J’aurais jamais cru ça!

-De quoi? Qu’il ne se montrerait pas?

-Non, du fait que vous admettez que j’ai raison, répliqua-t-il avec un petit sourire.

-Une fois n’est pas coutume…Bon, retournons dans la suite, je suis fatiguée, ajouta-t-elle avant qu’il n’ait pu lui répondre quoi que ce soit.

Ils se dirigèrent donc vers le bout du couloir, vers l’ascenseur. Ils arrivèrent, enfin, devant leur chambre. Castle utilisa la carte magnétique et ils entrèrent à l’intérieur de la suite.

Beckett pris ses affaires dans son sac et se dirigea vers la salle de bain pour se changer. Elle réapparut quelques minutes plus tard dans le salon où Castle était occupé à lire un des dossiers pour la centième fois au moins.

Ils entendirent 3 coups frappés à la porte. L’écrivain se leva et se dirigea vers la porte, intrigué.

-Je me demande qui vient nous rendre visite à cet heure-ci, peut-être Ryan et Es…

-Castle, ATTENTION!! Cria-t-elle.

Elle avait vu le visage de leur visiteur nocturne…c’était lui, il était finalement venu.

Castle referma la porte violemment, en cassant au passage le nez du tueur.

-Allez sur la terrasse et fermer la porte-fenêtre…MAINTENANT!!!

-Mais et vous…protesta-t-il.

Elle sortit son arme et poussa l’écrivain vers l’extérieur.

-Cachez-vous, c’est un ordre Rick!

Elle ferma la porte-fenêtre avant qu’il ne puisse protester et se retourna vers l’intérieur de la pièce, dont la porte d’entrée venait de s’écraser sur le sol suite à un coup de pied rageur de Hoyles.

Celui-ci entra dans la suite, un filet de sang coulant de son nez. Il avait une sarbacane en main et leva l’engin vers sa bouche. Au moment où la fléchette fut lancée, la jeune femme sauta sur le côté et atterrit derrière un des fauteuils.

-Rendez-vous Hoyles! Police! Cria-t-elle.

-Police hein? Je vois que vous savez qui je suis. Mais j’ignore totalement vôtre nom…du moins je croyais le connaitre mais à ce que je vois, tout cela n’était qu’une mascarade, dit-il en s’approchant du fauteuil derrière lequel elle était cachée. Et vous savez ce que je déteste le plus? C’est que l’on se FOUTE DE MOI!!! Continua-t-il en faisant tomber le meuble faisant apparaitre non pas Kate, accroupie comme il l’attendait mais justement l’absence de celle-ci.

Il l’entendit approcher par derrière et d’un mouvement rapide, il se retourna et lui donna un coup de pied dans le ventre qui lui coupa la respiration. Elle n’eut pas le temps de se relever et de se défendre car il la frappa encore et encore, jusqu’à ce qu’elle perde conscience.

Il ramassa quelque chose sur le sol et se dirigea ensuite vers la terrasse. Il eut à peine fait quelques pas qu’il sentit un poids sur ses épaules qui le fit tomber au sol, au bord de la piscine. C’était Castle qui lui avait sauté dessus dans l’espoir d’arrêter celui qui avait fait du mal à Kate sous ses yeux impuissants, la porte-fenêtre ne s’ouvrant que de l’intérieur.

Ils commencèrent à se battre. Castle assena une droite dans le nez de son adversaire, déjà bien amoché. La réaction de ce dernier ne se fit pas attendre, il sortit l’arme de Kate qu’il avait prise sur le sol, à côté d’elle et tira. La balle atteignit Castle au niveau de l’estomac. Hoyles fit rouler Castle, inconscient et celui-ci tomba dans la piscine.

Tout cela avait fait du bruit et ils avaient probablement du réveiller d’autres clients de l’hôtel. Rageur, il quitta l’endroit précipitamment, laissant tout derrière lui.

***

Kate repris peu à peu conscience. Elle entendit le tueur quitter la pièce. Elle se releva péniblement, une atroce douleur se propageant dans tout son corps. Elle se dirigea vers la terrasse où Castle était censé se caché. Elle espérait qu’il allait bien. Elle ne le supporterait pas si jamais il était…

Quand elle vit la porte-fenêtre entrouverte, elle eut un mauvais pressentiment. Elle arriva sur la terrasse et là, son cœur s’arrêta brusquement pour ensuite se mettre à battre à cent à l’heure. Il était là, flottant au milieu de la piscine, son visage tourné vers le fond de l’eau, mélangée à du sang…

Sans réfléchir, elle plongea et nagea difficilement vers l’écrivain. Dès qu’elle l’atteignit, elle passa son bras sur son torse et avec son autre main, sortit la tête de son ami de l’eau. Il ne respirait plus, mais elle pouvait sentir des battements de cœur…faibles.

-Tenez bon Castle!!

Elle arriva enfin au bord de la piscine et sortit, avec beaucoup de difficultés, le corps de son partenaire de l’eau, réveillant au passage, une forte douleur dans ses côtes. Elle commença à lui faire un massage cardiaque.

-5...6...tenez bon Castle!…9...10...Accrochez-vous, je vous en supplie!!

Cela faisait maintenant plusieurs minutes qu’elle essayait de ramener Castle à la vie. Elle commençait à perdre ses forces et l’espoir…

Mais, soudain, Castle se mit à recracher l’eau contenue dans ses poumons. Elle lui prit la main.

-Castle…Répondez-moi…dit-elle à bout de force.

Mais celui-ci ne répondit pas.

-Castle…

Elle entendit des pas et plusieurs voix se rapprocher. Mais il était trop tard et elle le savait. Elle perdit donc connaissance, sa main toujours dans celle de Castle. Cette position rappelant la mise en scène d’un certain « Head Slayer »…

****

La première chose qu’il ressentit en se réveillant fut la douleur. Une douleur atroce au niveau de son estomac et de sa poitrine. Il essaya de bouger mais n’y parvint pas. Où était-il? Que s’était-il passé? Pourquoi avait-il si froid?

Il entendit une voix à côté de lui…une voix de femme…

-Castle…Répondez-moi…

« Kate… » Il essaya de lui répondre et la rassurer mais n’y parvint pas.

-Castle…

Puis cette voix disparut faisant place à d’autres. Il sentit une main se poser au niveau de son cou, comme si quelqu’un vérifiait qu’il était toujours en vie.

-Tenez bon Castle!

Jordan? Mais que faisait-elle ici?

-Comment va-t-elle? Demanda Shaw.

-Mal, répondit une voix masculine…Esposito. Son pouls est très faible…

Qui ça « elle »? Mais bon sang, que se passait-il?

-Mais que font les secours?! C’est pas vrai!! Dit Ryan, énervé et inquiet en même temps.

Ensuite il ne se souvint plus de rien, les ténèbres l’avaient envahi de nouveau…

***

Il reprit peu à peu conscience, la douleur s’étant peu à peu apaisée mais elle était toujours présente, surtout au niveau de son estomac. Il ouvrit les yeux péniblement. La première chose qu’il remarqua fut la couleur blanche. Elle était presque partout omniprésente mais il y avait quelques zones d‘ombres. Deux d’entre elles étaient de couleur de feu.

Petit à petit, sa vision se stabilisa et il put enfin voir où il se trouvait; Les murs de la pièce étaient blancs, de la fenêtre, on pouvait voir certains buildings. Bon, il était à New York, c’était déjà ça. Dehors, le soleil brillait et certains de ses rayons s’étaient invités dans la pièce.

Après la vision, ce fut le sens du toucher qui revint timidement. Il sentait des draps froids sous les doigts de sa main droite et quelque chose de chaud sur sa main gauche… « une main » pensa-t-il.

Enfin, ce furent l’ouïe et l’odorat qui se remirent à fonctionner normalement. Il entendit un « bip » régulier à sa droite et il sentit une odeur de médicaments, etc. les pièces du puzzle se mirent en place…il se trouvait dans un hôpital…

-…pa, tu m’entends?

-’xis…réussit-il à prononcer, non sans difficulté.

-Tu es réveillé! J’ai eût si peur! Dit-elle en lui sautant au cou.

La douleur revint et il ne put s’empêcher de lâcher un grognement.

-Oups, désolée…dit-elle en se reculant mais gardant toujours la main de son père prisonnière dans la sienne.

-Richard, comment te sens-tu? Demanda sa mère, debout à côté de sa petite fille.

-Franchement…j’ai connu mieux, grogna-t-il. Que…Que s’est-il passé?

Sa mère et sa fille se regardèrent, hésitantes.

-Tu…tu ne te rappelle de rien? Absolument de rien? Demanda l’adolescente.

-Juste que…

À ce moment-là, les souvenirs remontèrent à la surface et l’assaillirent. De l’affaire, du gala et de ce qu’il s’était déroulé juste après dans leur suite.

- Il était là! « The Head Slayer »! Il…Oh mon Dieu…Kate! Que lui est-il arrivé? Comment va-t-elle? Où…

-Papa Calme-toi! Le coupa Alexis.

-Où est Kate?! Cria-t-il, presque.

Martha soupira.

-A coté, avoua-t-elle.

-Que…Quoi? Demanda-t-il, confus.

Elle se déplaça de nouveau sur le côté gauche du lit, s’approcha d’un rideau bleu et l’ouvrit. Derrière celui-ci se trouvait sa muse, allongée dans un lit similaire au sien. Elle était reliée à différentes machines, un tuyau lui sortait de la bouche l’aidant à respirer.

Elle était très pâle…si pâle que la couleur de sa peau rappelait celle, blanche, des draps et des murs de la pièce…

Il s’en voulait. Il n’avait pas pu la protéger, il n’avait pas pu empêcher cette ordure de lui faire du mal…et à présent, elle était là, allongée sur ce lit froid à lutter pour survivre.

Il ne cessait de la regarder. Il ne se rendit même pas compte que sa mère et sa fille étaient parties, ni que le nuit était tombée sur Big Apple. Tout ce qu’il voyait, c’était elle.

Malgré la douleur qui lui transperça l’estomac, il se leva, retenant un cri de douleur. Il arracha presque ses perfusions et se dirigea vers elle. Il s’assit à ses côtés et emprisonna sa main dans la sienne, en faisant attention de peur de la voir se briser.

-Kate, pardonne-moi. Je m’en veux de ne pas avoir su te protéger, cette nuit-là. Je…J’aurai du l’en empêcher mais je n’en ai pas été capable… Je ne suis qu’un bon à rien! Un crétin! Cria-t-il presque. Je suis tellement désolé…murmura-t-il.

Il baissa la tête, les larmes inondant ses yeux couleur océan. Elles tombèrent sur le drap blanc qui recouvrait le lit de sa muse. Puis peu à peu, ce ne fut plus seulement des larmes qui inondèrent le lit mais aussi un liquide rouge…du sang…son sang…il jeta un coup d’œil à son bras et vis que cela provenait de son bras…probablement quand il avait arraché ses perfusions. Mais il s’en fichait. La douleur traversait son corps, il la considérait comme sa punition pour avoir fait souffrir la femme qu’il aimait…

Une dernière larme coula le long de sa joue puis alla s’écraser sur leurs mains entrelacées. Ensuite, une vague de fatigue le submergea et il tomba endormi, leurs mains toujours liées.


titefolle  (03.06.2011 à 19:12)

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À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Sept séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs francophones. Allez-vous regarder...

HypnoRooms

ShanInXYZ, 01.06.2026 à 20:39

Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, Hier à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Aujourd'hui à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Aujourd'hui à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

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