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Série : Castle
Création : 10.04.2011 à 16h49
Auteur : Ghostgard
Statut : Terminée
« Un soir dans une ruelle sombre de NY, 2 ombres discutaient et préparaient un plan machiavélique…Attention lecteurs! La reine et la princesse des sadiques sont de retour!Pour vous jouer un mauvais tour » Ghostgard
Cette fanfic compte déjà 12 paragraphes
Je marchai le long d’un sentier dans une forêt sombre et humide. Je regardai autour de moi afin de pouvoir me repérer, mais je ne reconnaissais rien, j’étais perdu.
-Il y a quelqu’un? Criai-je, désespéré.
Seul l’écho me répondit, me retournant ma question.
Je marchai ainsi, seul dans cet endroit froid et sans vie, pendant ce qui me semblait des heures.
Soudain, j’entendis un bruit…celui de l’eau qui coule. Je me rendis compte que j’étais assoiffé.
Je suivis le bruit de l’eau et arriva le long d’une petite rivière. Le paysage semblait magnifique à cet endroit. Mais je n’y fis pas trop attention. Mon regard était fixé sur ce qui était au bord de l’eau…plutôt sur le personne qui se trouvait au bord de l’eau.
Il s’agissait d’une magnifique jeune femme aux longs cheveux bruns tombant sur ses épaules, elle portait une magnifique robe blanche qui me rappela les anges. Ses superbes yeux d’un vert de jade fixaient le fond de l’eau sans vraiment le voir.
Oubliant ma soif, je m’approchais d’elle le plus silencieusement possible.
-Je t’attendais, me dit-elle tournant son visage angélique vers moi. Sa beauté était vraiment à couper le souffle.
Elle me désigna la place à côté d’elle. Tel un automate, je m’approchais d’elle et m’assis près d’elle. Son regard fixa une fois encore le fond de la petite rivière calme. Moi, je ne pouvais détacher mon regard de la magnifique femme assise à mes côtés.
Tout doucement, sa main s‘approcha de la mienne, nos doigts se frôlant. Puis, sans attendre, elle s’empara de ma main et posa sa tête sur mon épaule.
-Je suis désolé…dis-je, retrouvant enfin la parole.
Elle releva la tête et me regarda, ancrant son regard dans le mien.
-Tu n’as pas à t’excuser, ce n’était pas de ta faute, me dit-elle.
-J’aurais dû te protéger de lui, Kate…Mais je n’ai été qu’un misérable…
-Chut, me coupa-t-elle en posant ses doigts de sa main libre sur mes lèvres. Je t’interdis de dire ça! Tu es tout sauf misérable! Tu es la personne en qui j’ai le plus confiance.
-Mais…
-Il n’y a pas de mais! Rick, je t’en prie, arrête de t’en vouloir. Je te le répète, rien de tout cela était de ta faute. Je ne t’en veux pas. Au contraire! Ces derniers jours tu as toujours été présent à mes côtés et pour cela, je ne pourrai jamais assez te remercier. Je t’en prie, arrête de te faire du mal. Je déteste te voir te torturer sans cesse…J’ai horreur de te voir souffrir. Fais-le pour moi, s’il te plait…
Elle me fixa un moment, attendant ma réponse.
-D’accord…lui dit-je. Mais à une seule condition.
-Laquelle? Demanda-t-elle, curieuse et surprise à la fois.
-Promets-moi de me revenir. Je ne peux pas vivre sans toi…ça m’est impossible.
-Je te promets qu’un jour, on sera enfin réunis et qu’à partir de ce moment-là, plus rien ne pourra nous séparer.
Bizarrement, sa réponse, au lieu de me rassurer, m’inquiéta encore plus.
-On se reverra, je te le promets. Maintenant, il faut que tu te réveilles Richard, me dit-elle, posant sa main sur mon épaule.
**************
-Richard!
Il se réveilla en sursaut. Il se trouvait toujours à l’hôpital, au chevet de Kate. Il s’était endormi en lui tenant la main. Il sentit une pression sur son épaule, tout comme dans son rêve…si s’en était vraiment un. Il se retourna et vit qu’il s’agissait cette fois-ci de la main de Jim Beckett.
-Rick, vous devriez rentrer chez vous. Vous êtes exténué!
-Non, ça ira. Je reste avec elle.
-Dites-moi, ça fait combien de temps que vous n’êtes pas rentré chez vous?
-Je ne sais pas…ça fait combien de temps que cela s’est passé?
-Vous voulez dire que vous n’êtes pas retourné chez vous une seule fois durant le mois qui vient de s’écouler?
-Oui, on dirait bien.
Oui, cela faisait un mois maintenant que le gala avait eu lieu, un mois que « The Head Slayer » les avait surpris dans leur chambre d’hôtel, un mois maintenant qu’il avait disparu et ne tuait plus…mais surtout, un mois que Kate était plongée dans un coma duquel elle ne semble pas vouloir se réveiller…
Depuis qu’il s’était réveillé, il n’avait pas voulu un seul instant quitté son chevet. Même quand le médecin lui avait annoncé qu’il pouvait quitter l’hôpital, il n’avait pas quitté cette pièce. Tout le monde avait essayé de le faire bouger de cette chaise qu’il refusait obstinément de quitter, Alexis, Martha, Lanie, Ryan, Esposito, Montgomery et maintenant Jim. Mais c’était peine perdue. Ils pouvaient voir la détresse de l’écrivain. La peur de perdre celle qu’il aimait était très présente en lui. Il pensait que si il la quittait ne fut-ce qu’un instant, elle le quitterait pour toujours.
En soupirant, Jim alla s’assoir sur la chaise qui se trouvait de l’autre côté du lit.
-Elle n’aimerait pas vous voir vous torturer ainsi, Rick. Je suis sûr qu’elle ne vous en veut pas pour ce qu’il s’est passé.
Savait-il à ce moment-là que ce qu’il disait était la même chose qu’elle lui avait dit dans son rêve?
-Je sais mais c’est plus fort que moi…
-Je sais…Vous êtes aussi têtu qu’elle, remarqua-t-il avec un petit sourire étirant ses lèvres, son regard plongé dans les souvenirs. D’ailleurs, ça me rappelle une fois…
C’est ainsi qu’ils commencèrent à discuter. Rick parlait beaucoup d’Alexis et de Kate tandis que Jim racontait les bêtises d’une Kate âgée de 4 ans, d’une adolescente rebelle mais douée, etc.
Castle se mit à rire avec Jim quand celui-ci raconta comment Kate s’était coincé un Lego dans le nez quand elle avait 6 ans.
Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas ri ainsi…un long mois…
******
J’ouvris lentement les yeux, mais je ne voyais que de la lumière. De la lumière pure. Au moins, j’étais sûre d’être debout. Debout dans un long couloir lumineux… Que le présent comptait, étant donné que je ne me souvenais de rien. Je tentai un pas devant moi. Je ne trébuchai pas, mais quelques souvenirs m’assaillirent. Un homme. Voilà ce que je voyais. Un bel homme souriant. Et il me souriait, à moi. Je le connaissais, mais je ne parvenais pas à me souvenir de son nom. Je mis cela de côté pour me concentrer sur son visage, plus particulièrement ses yeux océan, qui me regardait attentivement avec une légère étincelle… Lentement, il disparût, tout comme mon sourire. Je fronçai les sourcils et refit un pas. Je le revis accroupi derrière un bar dans un appartement. Et je me vis. Accroupie près de lui. Tenant une arme et un passeport dans les mains. Tout défila en une seconde, mais je retenus qu’il me sauva la vie. Quand je vis qu’il me chuchota quelque chose à l’oreille, je rougis légèrement. Cependant, un détail m’intrigua. Je regardais les cheveux de celle que je voyais devant moi. Ils étaient courts. Je regardais les miens. Ils étaient longs.
-Ce sont des souvenirs ? Murmurai-je.
-Exactement…
Cette voix était douce. Elle me parcouru le corps et les mots s’envolèrent. Cette sensation était vraiment étrange. J’avançai de quelques pas et me retrouva dans une pièce. C’était le commissariat. Cet endroit me procura une sensation de sécurité… et d’amusement en voyant rire trois hommes. Parmi le lot se trouvait cet homme. Je fis un pas pour m’approcher, mais le souvenir se dissipa. Je soupirai… Où étais-je ? Et à qui appartenait la voix qui m’avait répondu ?
-La réponse à ces questions est sans importances. Tu devrais plutôt apprécier ce moment et te demander comment te sortir du… de ça !
Je me figeai. Cette voix…
-Royce ! Criai-je.
-Oui, c’est moi, petite.
-J’ai eu ta lettre.
-Alors qu’est-ce que tu attends ?
-De quoi… Je… Je n’en ai aucune idée. Je crois que j’ai tout gâché…
-Non, regarde !
Une image apparut. C’était Rick. Il était assis près de mon lit, me regardant, comme s’il me suppliait de revenir.
-Je suis dans le coma ?
-C’est ça, petite.
-Comment faire pour m’en sortir ?
-C’est à toi de trouver.
-Tu ne vas pas m’aider ?
Mais aucune réponse ne me parvînt. S’il était là, serait-ce possible que je puisse voir a mère ? Une autre question fusa dans mon esprit. Est-ce que si je voyais ma mère, je voudrais repartir ? Est-ce que Rick me pardonnerait ? J’en doutais. Je n’étais même pas sûre que ma mère puisse venir…
-Il faut que je trouve comment sortir de ce foutu coma !
Et s’il je n’en sortais pas ? Non, je ne devais pas y penser. Je vus soudain un endroit plus lumineux. J’hésitai, mais finis par y entrer.
J’entendis un rire lointain. Qui s’approcha de plus en plus. Une image me transperça l’esprit : Rick qui riait avec mon père. Quelque chose attisa ma curiosité : l’homme de ma vie semblait désespéré. Il avait vraiment mauvaise mine… Serait-ce à cause de moi ?
*********
Quelques minutes après le départ de Jim, ce fut au tour de Lanie de venir rendre visite à sa meilleure amie. Elle trouva Castle toujours sur la même chaise sur laquelle il se trouvait déjà le jour avant et encore les jours d’avant…et comme à chaque fois, il tenait la main de Beckett qui, elle, était toujours plongée dans un coma qui semblait profond.
En soupirant, elle entra dans la pièce. Elle eut à peine fait quelques pas lorsque Castle la remarqua. Il lui offrit un pauvre sourire de bienvenue. Elle pouvait voir qu’il se forçait.
-Salut, lui dit-il.
-Salut. Du nouveau?
-Non, toujours pas…
-Et toi, comment tu vas?
-Ca va…
-Castle, arrête de me mentir, je peux voir que ça ne va pas. Tu sais que tu peux me parler n’est-ce pas?
Il soupira et passa sa main libre sur son visage.
-J’ai l’impression que tout est de ma faute, Lanie. Je n’arrête pas de me repasser le film des évènements dans ma tête, me disant sans cesse que j’aurais dû l’aider…j’aurais dû empêcher cet ordure de lui faire du mal…Elle est ma muse, ma partenaire, la…
Il s’interrompit.
-La? Questionna la médecin légiste.
-La femme que j’aime…répondit-il, baissant le visage un peu honteux.
-Et bien c’est pas trop tôt!
-Lanie, s’il te plait! Ce n’est vraiment pas le moment!
-Oui, mais si tu savais depuis combien de temps on attend que ça arrive! On a perdu beaucoup d’argent avec tous les paris qu’il y a eu sur vous deux!
Il se mit à sourire. Cela ne le surprenait pas après tout. Cela ressemblait bien à Ryan, Esposito et Lanie ce genre de choses! Si seulement Kate savait ça…si seulement elle le savait un jour…
A cette idée, son visage s’assombrit de nouveau.
-J’ai peur Lanie…qu’elle ne se réveille pas, de ne jamais avoir l’occasion de lui dire ce que je ressens pour elle…. Ça me tue de la voir allonger là, immobile et l’air si fragile…
-Ne penses pas à ça. Tu la connais! Elle est forte, c’est une battante. Elle ne se laissera pas faire comme ça. Mais mince! On parle de Kate Beckett là! De la femme qui fait craquer même le pire des criminels!
-Oui…j’espère que tu as raison…
-J’ai toujours raison, Writer-boy, tu ne l’avais jamais remarqué?
Il se mit un rire, faiblement, mais c’était un vrai rire. « Enfin! » pensa la médecin légiste.
-Merci, Lanie. Je ne sais pas ce que j’aurai fait sans toi…avoua l’écrivain.
-Et oui, que veux-tu! Je suis indispensable! Dit-elle en agitant ses bras en l’air.
Castle se demanda si elle n’avait pas pris des cours avec sa mère, ce qui le fait rire, une fois de plus.
Ils discutèrent encore durant quelques minutes de tout et n’importe quoi jusqu’à ce que Lanie se lève.
-Je vais aller à la cafétéria manger un petit bout. Tu te joins à moi?
-Non, merci. Je n’ai pas trop faim.
-Bon, d’accord. Mais je te ramène quand même quelque chose! Tu dois manger Castle!
Il lui offrit un petit sourire, timide, puis elle quitta la pièce, laissant l’écrivain et sa muse seuls…
Mais quelques minutes plus tard, Katherine Beckett mourut au côté de l’homme qu’elle aimait en secret…
New York Times du Jeudi, 16 juin 2011:
« La mort de Nikki: Richard Castle perd sa muse »
Hier en fin d’après-midi, l’Hôpital Saint Vincent a annoncé officiellement la mort du lieutenant Kate Beckett du NYPD, plus connue comme étant la muse de l’écrivain Richard Castle. Celui-ci s’était inspirée de la détective pour créer son désormais célèbre personnage, Nikki Heat.
La détective était plongée dans le coma depuis un mois environ, suite à une agression lors d’une de ses enquêtes.
Le NYPD et le FBI, qui a repris l’enquête, n’ont pas voulu s’étendre sur le sujet. Mais, d’après les rumeurs, ce serait en rapport avec les nombreux meurtres du tueur en série surnommé « The Head Slayer ». (Suite en page 6)
*************
J’en revenais toujours pas.
Quelques minutes auparavant, je me trouvais à ses côtés. Elle était toujours avec nous, en vie. Il a suffi de quelques minutes après mon départ pour la cafétéria pour que tout bascule.
Quand j’étais revenue après avoir bu un simple café…imbuvable, j’étais remontée au 3e étage, là où se trouvait la chambre de ma meilleure amie.
Mais en arrivant, une surprise m’attendait.
Castle était assis à terre, contre le mur, les larmes ne cessant de couler le long de ses joues.
Je m’étais approchée de lui en courant presque.
-Castle! Qu’est-ce qu’il s’est passé?
-Elle…
C’est à ce moment que j’avais remarqué le médecin debout sur le côté.
-Je suis désolée, dit le doc. Mademoiselle Beckett à fait un arrêt cardiaque et nous n’avons pas été en mesure de la sauver.
J’avais l’impression que le sol s’écroulait sous mes pieds.
-Non, c’est impossible…elle ne peut pas être…
Morte…pensai-je. Je ne parvins pas à prononcer ce mot. Tout ça était irréel. Je ne cessais de penser que j’allais me réveiller, et me rendre compte que tout cela n’était qu’un horrible cauchemar, et voir que ma meilleure amie était toujours en vie…
-Je suis vraiment désolé, Dr Parish, mais on a essayé de la réanimer durant un quart d’heure environ mais…il n’y avait plus rien à faire. Si vous voulez bien m’excuser, dit le médecin en entendant un bip provenant de sa ceinture. On m’attend.
Sur ce, il s’était éloigné nous laissant moi et Castle avec notre peine.
Et à présent, je me trouvais devant le cercueil dans lequel reposait Kate Beckett. Le prêtre parlait mais je n’y prêtais pas attention. Mon regard était tourné vers la photo que je tenais dans ma main et je ne pouvais pas lâcher des yeux. C’était une photo de moi et de Kate, prise lors d’une journée que l’on
avait passé entre filles.
Une larme coula le long de ma joue…puis d’autres suivirent leur ainée et s’écrasèrent sur la photo.
Je sentis une pression sur mon épaule. C’était Javier. Lui aussi avait été anéanti par la nouvelle. Il le cachait mais je pouvais le voir dans ses yeux, au bord desquels perlaient des larmes.
Sans un mot, il me serra contre lui. Ma tête se posa sur son épaule, et je me mis à pleurer pour de bon.
Au bout de quelques minutes, je vis les personnes présentes se lever et se diriger vers le cercueil, une rose blanche à la main.
Après plusieurs anonymes, je vis Martha Rodgers s’avancer vers le cercueil.
Elle portait des lunettes de soleil, probablement pour cacher ses yeux rougis par les larmes. Alexis la suivi. Elle, au contraire, ne cachait pas ses larmes. Elle avait souffert, je le savais. Tout le monde savait qu’il existait un lien très fort entre l’adolescente et la détective…Comme un lien mère/fille. À
chaque fois que Kate parlait de la jeune fille, un éclair de fierté traversait son regard, comme quand Castle parlait de son bébé.
Grand-mère et petite fille posèrent en même temps la rose sur le cercueil et s’éloignèrent pour laisser de la place à Ryan et Jenny, puis, à Javier et moi.
Les gars étaient perdus au boulot, dorénavant. Déjà que lorsqu’elle était dans le coma, ils avaient du mal mais à ce moment-là, ils leur restaient une petite flamme d’espoir de la revoir se concentrer sur son affaire, ou leur donner des ordres. Mais cette flamme s’était éteinte, maintenant, et pour de bon…
Lors de leur dernière affaire, la première depuis qu’elle était partie définitivement, Javier m’avait avoué que dès qu’ils avaient du nouveau, ils commençaient à se diriger vers son bureau pour lui partager leur
avancement…mais dès qu’ils voyaient son bureau vide, ils s’arrêtaient et se dirigeait vers le bureau du capitaine, le cœur lourd…
Je m’approchais du cercueil, et déposais ma rose. Je restais là, un moment, mes yeux de quittant pas la photo qui était posée sur le coffre en bois dans lequel mon amie allait reposer pour l’éternité…
C’était une photo que Jim avait prise lors du dernier anniversaire de Kate. Elle semblait heureuse…et n’avait aucune idée que la mort approchait peu à peu…
Après nous, ce furent Jim Beckett et Castle de venir déposer leur roses. Mais dès que Jim eut posé sa fleur blanche, il craqua. Aidé de Montgomery et Ryan, il alla s’assoir sur une des chaises disposées un peu plus loin.
Je jetai un coup d’œil à Castle. Il semblait lui aussi prêt à craquer mais il luttait pour ne pas pleurer. Il posa quant à lui, non pas une rose blanche, mais une rose rouge, symbole de ce qu’il ressentait pour elle: de l’amour.
Il posa sa main sur le cercueil et murmura quelque chose. Je n’entendais pas ce qu’il disait mais je pouvais dire avec certitude qu’il lui avait dit « Je t’aime »
« Je te l’avais dit, honey, Castle t’aime… » pensais-je, « …pourquoi es-tu partie si tôt? ».
Avant de partir, je remarquai quelque chose qui brillait au poignet de Castle…la montre du père de Kate. Je savais que Jim avait refusé de la reprendre mais j’ignorais que c’était Castle qui la portait à présent…
Nous partîmes chacun de notre côté, nous promettant de nous revoir à l’occasion. Même si nous savions que nous ne reverrons probablement jamais Richard Castle…
***********
Je me rappellerai de ce jour probablement durant toute ma vie…
Ce devait être une journée normale…enfin, ce qu’on pouvait appeler normal durant le dernier mois écoulé. Mon père devait normalement être encore au chevet du lieutenant Beckett à l’heure qu’il était et ma grand-mère à une de ses nombreuses auditions.
C’est donc en pensant que j’allais passer une soirée seule, une fois de plus, que j’étais entrée dans le hall de mon immeuble. Je m’étais dirigée vers l’ascenseur, non sans avoir salué le gardien auparavant.
Durant le trajet dans l’ascenseur qui me menait au bon étage, un mauvais pressentiment m’envahit. Je ne savais pas pourquoi, mais j’avais le sentiment que quelque chose n’allait pas…
Le « ding » de l’ascenseur me ramena à la réalité. J’étais sortie de la cage en fer d’un pas pressé.
Un sentiment de panique s’empara de moi lorsque j’avais réalisé que de la lumière filtrait sous la porte du loft. Tout doucement et sans faire de bruit, j’avais ouvert la porte d’entrée et j’avais soupiré de soulagement en reconnaissant la silhouette de mon père et celle de ma grand-mère.
C’est donc, rn souriant que j’entrais dans l’appartement. Mon il s’effaça bien vite lorsque je vis mon père en larmes sur le canapé et ma grand-mère qui essayait de le consoler, en luttant pour ne pas pleurer elle aussi.
-Papa, qu’est-ce que…
A ce moment-là, il avait levé son regard plein de larmes vers moi, et j’avais compris…Il s’agissait du lieutenant Beckett.
-Non…elle ne peut pas…avais-je réussi à dire, ne luttant pas contre le flot de larmes qui m’avait assaillie.
Mon père s’était levé du canapé et s’était approché de moi très rapidement et m’avais serré contre lui, pendant que je mouillais sa chemise de mes larmes que j’étais incapable de retenir. Grand-mère s’était approchée de nous et nous avait serrés dans ses bras pour un câlin à trois, trois personnes qui avaient besoin de réconfort.
Je repensais à ce moment lorsque j’avais vu mon père retenir ses larmes lorsqu’il avait déposé sa rose rouge sur le cercueil. Il s’approcha de moi et me serra dans ses bras, comme si sa vie en dépendait.
Avec l’équipe du NYPD et grand-mère, nous nous sommes dirigés vers la voiture noire qui nous attendait. Nous primes des chemins différents, nous promettant de nous revoir, mais sans en être vraiment convaincus…
********
J’étais assis sur mon fauteuil, souriant comme jamais. La sensation de plaisir que j’avais ressenti au moment où j’avais su que j’avais tué le détective Beckett faisait encore son effet. Mais je savais que ça ne durera pas l’éternité. Alors, je tentais de trouver qu’est-ce qu’il pourrait me faire revivre cela. Tuer des couples ne m’intéressait plus à présent. Par contre, j’avais pris un certain plaisir à tuer des flics…enfin juste une pour le moment, et qui plus est, une des meilleures.
J’eus une idée. J’allais d’abord m’attaquer au policiers qui travaillaient dans l’équipe du lieutenant Beckett. Cette équipe est réputée comme un des meilleures…mais le sera-t-elle encore sans Kate Beckett? Et a quel point le département de la police de New York allait être touché si je tuais tout les flics du 12th?
Je n’avais qu’une seule façon de le savoir…Je regardais une dernière fois l’article du journal du New York Times relatant la mort de cette flic. J’y avais surligné le nom de mes prochaines victimes: Javier Esposito, Kevin Ryan, Roy Montgomery, mais surtout, Richard Castle. Il n’était pas vraiment flic mai j’avais pu constater qu’il était l’un d’entre eux. Et puis, je pourrai me venger du tour qu’il m’a joué avec sa chère « muse ».
J’achevai de mettre mon plan au point puis, avisant l’heure, je pris ma veste et quitta la chambre miteuse du petit motel dans lequel je m’étais installé.
J’arrivai là-bas environ une demi-heure plus tard. Je pouvais les voir, tous, mes prochaines victimes. Mais il était trop tôt pour m’en prendre à eux et j’avais un meilleur plan.
Dès que je les vit partir tous un à un, je quittais le cimetière et me préparer à passer à l’attaque.
Rien que de penser à ce que j’allais faire, un sourire sadique étira mes lèvres avant que je ne me mettre à rire. Un rire froid qui faisait trembler mes victimes au moment où je m’apprêtais à les tuer.
********
Durant l’enterrement, une silhouette sombre observait toutes les personnes présentes mais celles-ci ne semblèrent pas l’avoir remarquée, trop occupés à faire leur deuil, à dire adieu à leur amie, collègue, fille, tous plongé dans leur tristesse…
Quand tous furent repartis, une larme coula le long de sa joue avant que cette silhouette ne disparaissent…mais pour combien de temps?
FIN?
***Une suite a été écrite, «A shadow in the night», mais elle est actuellement inachvée.****