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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Torchwood
Création : 16.07.2015 à 11h46
Auteur : choup37
Statut : Terminée
Suite d'Une douce brise. Ianto est certes sauvé, mais pas guéri... A Jack de prendre soin de lui à présent, leur permettant de mieux se connaitre...
Cette fanfic compte déjà 11 paragraphes
Jeudi soir
"C'était quand même magnifique.
-Owen...
-Quoi! C'est vrai! Un vol plané de grande classe!
-Owen...
-Je regrette de ne pas avoir eu de caméra pour filmer cela.. Oh, mais j'oublie, il y en avait!
-HARPER!"
Le sourire du médecin était digne du pire des requins. En haut de l'escalier, Gwen et Tosh contenaient à grand-peine leur amusement. Il fallait reconnaitre que leur retour avait été quelque peu mémorable: deux jours de disparition, sans aucun signe ni indice sur leur emplacement – au diable les décalages temporels, pour les intéressés, ce voyage n'avait duré que quelques heures – et voilà qu'un vortex circulaire bleu électrique digne de la Porte des étoiles apparaissait en plein milieu de la base. La seconde d'après, un cri retentissait et les deux explorateurs temporels involontaires surgissaient en hurlant, sautant de l'autre coté du passage comme si leur vie en dépendait -ce qui était le cas, même si Jack était un cas technique particulier- pour venir s'effondrer sur le sol, roulant l'un sur l'autre dans le mouvement.
Des retrouvailles inoubliables donc, qu'Owen ne se privait pas de leur rappeler depuis le début de leur check-up médical. Leur apparence n'avait fait qu'accentuer les taquineries tant ils avaient semblé pitoyables, entre coupures, bleus, boue et vêtements déchirés. La douche prise n'en supprimait qu'une partie, et ne faisait en rien oublier ce souvenir. Le docteur les avait collés sur sa table d'examen à peine sortis, les soumettant à toute une batterie de tests sauvages par crainte d'une transmission d'une maladie de l'époque. Ce serait bien leur chance que l'un des deux ait chopé un truc de l'ère Mésozoïque. Mésozoïque. Il hallucinait toujours à l'idée que ses deux collègues aient pu y atterrir. Inutile de préciser que la manette – un transporteur temporel, visiblement – avait été enfermée à double tour dans le coffre-fort du maître des lieux. Il n'y avait pas lieu de s'inquiéter, cependant: ses patients ne montraient aucun signe inhabituel, hormis une forte tension cardiaque. Non, ce qui le préoccupait, c'était le silence complet qu'avait montré Ianto depuis son retour. Celui-ci n'avait pas prononcé un mot, le regard perdu dans le vide et la mâchoire serrée dans une tension évidente, et il craignait un quelconque choc, plus que compréhensible. Il s'en était ouvert à Jack. Le capitaine avait jeté un coup d'oeil à Ianto, avant de se diriger vers lui et d'échanger à voix basse quelques mots qu'Owen n'avait pas pu entendre. Quelque soit la réponse de Ianto, elle avait dû être satisfaisante puisque son patron était ensuite revenu vers lui pour lui dire:
"Oui, il est sous le choc, mais il s'en remettra. Je vais le garder encore un peu, histoire de m'assurer que tout va bien. Rentrez." Au regard noir de son employé, il ajouta, anticipant la réplique: "Et oui, je t'appelle si cela ne va pas, allez dehors! Ouste!
-Ja...
-OUSTE!"
Mais ce n'est pas possible, ils ne vont jamais se barrer, pensa-t-il en voyant le trio échanger des regards boudeurs avant de récupérer leurs affaires et se diriger vers la sortie, visiblement réticents à l'idée de partir. Il était évident qu'ils auraient désiré plus de détails sur leur aventure, mais ce soir, Jack n'était pas d'humeur, et un simple regard en biais à son compagnon lui prouva que lui non plus. Le jeune homme était manifestement sur les dents, et il en connaissait exactement la raison. La même qui le torturait en cet instant.
Ils attendirent longuement pour être certains d'être bien seuls, dans un silence tendu. Puis ils se regardèrent, tournant lentement la tête, leurs prunelles plongeant dans celles de l'autre. Il y eut une seconde de battement, et l'instant d'après les deux hommes se sautaient dessus en grondant sauvagement, se rencontrant à mi-chemin dans une explosion de corps. Tant de stress et de peur pour sa vie et celle de l'autre, mêlés à une intense frustration sexuelle depuis des jours, leur faisait oublier toute retenue ou désir de tendresse. La douceur serait pour plus tard; en cette seconde, tout ce qui comptait était de déverser la tension extrême qui les étouffait.
D'un mouvement habile du bras, Ianto retira sa veste – hors de question de l'abîmer – avant de faire de même avec les bretelles de Jack, le couple s'embrassant comme des damnés. Le capitaine n'était pas en reste, et bientôt les deux chemises étaient ouvertes, celle de Ianto tombant au sol. Celui-ci vint enrouler sa jambe gauche autour de la hanche de Jack qui grogna et lui saisit ses fesses pour le soulever. Ianto enroula les jambes autour de sa taille et Jack le serra contre lui, avant d'enfoncer de nouveau sa bouche dans la sienne pour la dévorer. Aucun d'eux ne contenait ses gémissements de plaisir. Désireux de l'entendre un peu plus, l'immortel vint suçoter la langue de son partenaire qui répliqua en lui mordant les lèvres, provoquant un gémissement en coeur. Jack maintint alors un de ses bras autour de sa taille, alors que l'autre coulait jusqu'à ses fesses; il y enfonça ses ongles, désireux de le marquer. Il avait pivoté sur lui-même dans le mouvement, tandis que les mains de Ianto quittaient son visage pour glisser dans ses cheveux. Le couple bascula sur le bureau le plus proche, le Gallois faisant voler tous les papiers en s'écrasant sur la surface. Il poussa un juron de douleur, avant de gémir lorsque Jack vint frotter ses hanches aux siennes en grognant. Il avait le sentiment que celui-ci risquait de se montrer quelque peu possessif et dominant dans leurs ébats; non pas que cela le dérangeait. L'esprit perdu dans une brume de plaisir, il se rappela vaguement que le bureau où il se trouvait appartenait à Tosh. Il faudrait certainement tout ranger et nettoyer... Mais ces pensées terre-à-terre disparurent lorsque le Capitaine revint s'emparer de sa bouche, ses doigts caressant son torse et ses côtes tout en continuant à frotter ses hanches aux siennes.
Une expression prédatrice ancrée sur le visage, Jack recula pour respirer, ses yeux bleu marine ayant viré presque noir sous l'effet du désir qui coulait dans tout son corps venant croiser ceux tout autant enfiévrés de son compagnon. Leur souffle était erratique, leurs lèvres rouges des baisers et autres morsures, en jolie compétition avec leurs visages aux teintes cramoisies. Se penchant de nouveau, Jack vint s'attaquer au cou de Ianto, suçant et marquant la peau fragile. Sa victime volontaire ne cacha pas son plaisir, et pencha davantage la tête en arrière, lui offrant accès à toute sa gorge alors qu'il s'accrochait à ses cheveux, les yeux fermés. Seigneur, c'était tellement bon! Et ils avaient attendu tellement longtemps pour cela.. Il aurait certainement dû se sentir tendu, effrayé, voire inquiet. Et oui, Ianto ne le nierait pas, il était sûrement quelque peu intimidé; mais c'était Jack. Il avait toute confiance en lui, et il le désirait depuis tellement longtemps! Même s'il ne savait pas très bien où il mettait les pieds -et les mains- il était certain de vouloir découvrir ce terrain inconnu.
Avec un autre grognement, l'objet de ses pensées se redressa et le releva pour le plaquer de nouveau contre lui. Le couple reprit sa danse de baisers voraces. S'agrippant l'un à l'autre furieusement, ils errèrent ainsi dans la salle, faisant tomber chaises et stylos sur leur passage. Finalement, ils atterrirent en bas des escaliers, Ianto poussant Jack en direction du bureau avec avidité. Sa main vint se poser sur le sexe de son capitaine, le caressant par dessus le tissu. C'en fut trop pour l'immortel qui gémit et se laissa tomber à genoux, l'entrainant au passage avec lui et le faisant tomber sur les marches, toute capacité de réflexion annihilée pour ne laisser que le désir féroce de prendre Ianto ici et maintenant. Cette image lubrique fut brisée nette par le cri de douleur de ce dernier.
"Putain Jack! P.. pas ici!"
La partie animale qui dirigeait en partie le cerveau de Jack en cet instant fêla, mécontente, mais les quelques neurones encore en état de marche reconnurent la justesse de l'argument. Pas le meilleur endroit. Et sûrement pas la manière dont Jack voulait le faire de toute manière. Saisissant Ianto par la main, il l'entraina jusqu'au haut de l'escalier, pour le bloquer contre la porte, le ventre plaqué contre la surface de bois, son torse en sueur collé au dos tout aussi moite de Ianto qui poussa un piaillement de surprise en se retrouvant ainsi maitrisé. Le son se changea rapidement en un doux gémissement quand deux lèvres chaudes attaquèrent la jonction entre son cou et son épaule droite. Le souffle brûlant de Jack derrière lui le fit frémir, et il pouvait presque imaginer la teinte sombre de ses yeux quand ce dernier murmura de sa voix languide:
"Je vais te faire crier tellement fort que tu ne pourras plus parler pendant des jours et des jours."
La respiration du prisonnier se coupa, sa gorge s'asséchant.
"Des promesses, toujours des promesses, patron."
Un grognement purement bestial lui répondit, et des dents s'enfoncèrent avec rudesse dans sa peau, le faisant geindre de douleur.
"On doute de mes capacités, petit?"
L'interpelé ferma un instant les paupières alors qu'un violent frisson secouait sa colonne vertébrale, son souffle se faisant encore plus intermittent tandis qu'il luttait pour ne pas perdre le peu de dignité qui lui restait. GOD! Qu'il aimait lorsque Jack se montrait dominant! Il ne fallait pas que ce dernier le devine trop vite ou les prochaines heures seraient une vraie torture. Hum. A la réflexion, cela ne semblait pas si désagréable. Un sourire salace apparut sur ses lèvres, et il laissa son compagnon l'entrainer jusqu'à la trappe qu'il avait appris à connaitre ces dernières semaines. L'anticipation était de retour, et c'est les veines bouillantes qu'il descendit jusqu'à la petite chambre de Jack. Il n'avait plus de raison pour se plaindre, à présent, aussi accepta-t-il ses attaques, tombant le dos sur le lit. Le maître des lieux le rejoignit aussitôt, montant sur le matelas pour se placer au dessus de lui, ses jambes l'entourant de par et d'autre. Se penchant, il vint dévorer son torse, le couvrant de baisers surprenamment tendres par rapport à l'impétuosité précédente, alternant avec des petites morsures et des léchouilles. Il s'appliqua à explorer chaque centimètre de sa peau, prenant particulièrement son temps avec les tétons de Ianto, sa langue s'enroulant autour des fragiles petits morceaux de peau et les suçotant doucement tandis qu'en parallèle il ouvrait sa ceinture.
Ianto avait fermé les yeux sous les soins de Jack, s'abandonnant au plaisir ressenti pour le plus grand bonheur de ce dernier qui traça un chemin humide jusqu'au bas de son ventre, jouant avec malice avec son nombril avant de mordiller ses hanches. Un son inintelligible s'échappa de la gorge du Gallois, faisant pouffer Jack qui glissa ses mains dans son dos pour le soulever et lui retirer plus aisément son pantalon, pinçant les fesses au passage. Il pouvait voir la cage thoracique de l'autre homme monter et retomber rapidement sous l'excitation et ce qui était peut-être un peu de peur. Ses doigts caressèrent gentiment ses jambes alors qu'il lui ôtait le vêtement. Il grogna en constatant l'épaisseur de son sexe à travers le fin caleçon. Oh oui! Il lui faisait de l'effet. Tendant la main, il vint l'effleurer, attentif à sa réaction; des bruits étranglés se firent entendre, et les hanches de Ianto vinrent se relever de leur propre gré, se frottant aux siennes tandis que leur propriétaire s'agrippait aux draps. Les muscles de Ianto étaient si tendus et réceptifs que ce simple contact lui faisait perdre la tête. Cette vision retira à Jack le peu de calme qu'il avait pu retrouver, et il lui retira la mince barrière de tissu, se retenant pour ne pas le déchirer dans le mouvement.
Un brusque halètement s'échappa soudain de la gorge de l'agent quand l'air frais entra en contact avec son sexe surchauffé. Les doigts de l'autre homme reprirent leur tâche, cette fois sans obstacle, s'affairant à le rendre fou alors que de sa langue il léchait l'intérieur de ses cuisses. Ianto ne put se retenir, il gémit avec force, les sensations provoquées par l'ensemble des touchers trop explosives. Un sourire moqueur étira les lèvres de son bourreau, qui releva sa tête d'entre ses cuisses pour le fixer.
"Je t'avais dit que tu crierais.
-Oh, ferme-la", tenta de grogner sa victime, mais le son n'était pas très convaincant.
Jack secoua la tête.
"Tut tut. Ce n'est pas une façon de parler à son supérieur, M.Jones. Il va falloir vous montrer plus poli si vous voulez que je continue.
-Putain de Jack Harkness, je te jure que si tu ne reposes pas cette langue là où elle était il y a dix secondes, tu vivras au déca pendant deux semaines, siffla le préposé au café, entre ses dents.
-Cruel", se plaignit son boss, mais il se rendit à la menace et reprit son activité, honorant les cuisses de son partenaire avec tout son amour tandis que son autre main cajolait son membre, et, si Ianto poussa quelques cris, qui aurait pu l'en blâmer?
Voir son Gallois si abandonné et gémissant sous ses doigts était une vision des plus torrides, créant en lui bien des envies, et déjà des scénarios naissaient dans son esprit enfiévré pour leurs futurs échanges, incluant quelques accessoires et beaucoup de jeux de rôle. Ianto n'était pas loin de l'explosion, Jack pouvait le deviner à ses paroles de plus en plus incompréhensibles et ses tressautements incontrôlés, mais il n'en avait pas encore fini avec lui. Sa propre tension devenait trop grande cependant, et il retira un instant ses mains pour finir de se déshabiller sans jamais cesser de jouer de sa bouche sur toutes les parties du corps accessibles. Ianto le regarda faire les yeux fiévreux; cela n'échappa pas à Jack qui en fit tout un show, son fameux sourire coquin collé à ses lèvres.
"Tu apprécies ce que tu vois?"
Quelque chose qui ressemblait à un miaulement se fit entendre, et l'archiviste tendit instinctivement la main, sa langue sortant de sa bouche pour humecter ses propres lèvres sous l'effet du désir.
"Attend de voir tout ce que ça peut faire."
N'appréciant visiblement pas d'être ainsi taquiné et laissé sur sa faim, son spectateur se redressa et, enroulant un bras autour de sa nuque, l'attira à lui brusquement pour venir l'embrasser passionnément, son autre main tenant son visage en coupe. Jack grogna et se colla un peu plus contre lui, assis sur ses chevilles entre leurs jambes. Damn! Ianto embrassait décidément merveilleusement. Il pourrait s'habituer à passer ses nuits ainsi. Son amant referma ses jambes autour de sa taille, le pressant plus fort contre lui. Lui laissant la direction du baiser, ses mains repartirent dans leur découverte, explorant toute la peau disponible avec le but avoué d'en connaitre chaque parcelle. L'une d'elle vint saisir leurs deux sexes laissés à l'abandon, les caressant avec délice alors que l'autre griffait une cuisse. La salle était une ode au sexe tant résonnaient les gémissements et autres grondements.
D'un mouvement de hanche, Ianto les fit pivoter pour le faire tomber sur le lit et le chevaucher. Ses yeux brillaient d'un bonheur intense lorsqu'il plongea son visage dans son cou pour l'embrasser et le mordiller, lui murmurant des mots doux qui n'appartenaient qu'à eux, rendant chaque caresse, chaque baiser reçus. Son corps tremblait de plus en plus fort néanmoins et le capitaine devina que Ianto n'allait pas tarder à venir. Il accéléra alors son rythme, désireux de le délivrer. Ianto poussa un long gémissement, fermant les yeux, et quelques secondes plus tard, un cri rauque sortait de sa gorge alors que ses muscles arqués retombaient sur Jack qui ne tarda pas à le suivre.
Ils restèrent ainsi un certain temps, tentant de se remettre de cette joute pour le moins explosive. Ianto pouvait entendre le son du coeur de Jack en train de battre à toute allure. Il était certain que le sien lui faisait écho tant sa respiration était laborieuse. Le capitaine fut le premier à retrouver un rythme cardiaque correct; relevant la tête, il vint saisir le visage de son compagnon, l'attirant à lui pour le plus tendre des baisers dont il était capable. Puis il murmura, taquin:
"Ils disent donc vrai à propos des plus discrets."
Et j'avais raison quand je l'ai embrassé la première fois.
Un reniflement fut sa seule réponse. Riant, il caressa ses cheveux, le laissant reposer sa tête sur son torse.
"C'était génial, murmura finalement doucement Ianto.
-Vraiment?, interrogea Jack en passant un bras derrière sa tête.
-Hum hum."
Le Gallois glissa son visage dans son cou, inspirant son odeur qui le rendait continuellement fou. L'immortel enroula son bras libre autour de sa taille, le serrant contre lui.
"Je suis bien d'accord."
Il sentit le plus jeune se détendre imperceptiblement. Visiblement, Ianto avait eu quelques craintes à propos de ses capacités à le combler lui, le vorace par excellence. Apparemment rassuré, il murmura, dessinant des formes invisibles sur sa poitrine:
"Tu voudrais recommencer, alors?"
Jack haussa un sourcil. Ianto releva la tête, une expression des plus coquines sur son visage à l'apparence d'ordinaire innocente.
La nuit allait être très longue.
FIN