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Série : Castle
Création : 22.05.2011 à 07h14
Auteur : Stuno
Statut : Abandonnée
« ...(Non, c'est toi qui présente la fic) T'es sur? Parce que je suis pas douée pour ce genre de truc.(Tais-toi et fais le!) Okay! Ma première fanfic! ... (Plus simple tu meurs!) merci! » Stuno
Cette fanfic compte déjà 5 paragraphes
Résumé:
Castle et Beckett enquêtent sur le meurtre de deux jeunes femmes. Rapidement l'enquête prend une tournure inatendue. Castle se retrouve confronté à plusieurs situations qui pourraient littéralement changer sa vie.
Prologue :
L’enseigne du bar Le Plymouth cessa de clignoter. A l’intérieur, la serveuse débarrassait les tables et passait un rapide coup de chiffon. Le patron derrière le comptoir lui fit signe d’arrêter.
-Cynthia ! Ca ira pour ce soir. Rentre chez toi. Je finirais de nettoyer.
-D’accord patron !
La jeune femme déposa les verres, retira son tablier et le déposa sur un crochet avant de se retourner une dernière fois.
-Bonne nuit !
Il la regarda partir.
-C’est une gentille fille…
Le patron se tourna vers l’homme qui était assis en face de lui et qui fixait le fond de son verre vide.
-Oui. Une chic fille ! Répondit le barman. Toujours le sourire aux lèvres. Même quand tout va mal. Les clients aiment bien la voir, ça leur remonte le moral. Peut-être mieux que le contenu de leur verre. Elle me fait penser à ma petite de 5 ans, avec son petit sourire innocent… Vous avez des enfants ?
Son interlocuteur releva la tête.
Flash-back
Il releva la tête vers la jeune femme qui se trouvait en face de lui. Il affichait un air surpris et sa fourchette s’était arrêter à mi-chemin entre son assiette et sa bouche.
-Quoi ?!
-Oh papa je t’en prie. Ne fais pas cette tête ! C’est juste pour deux jours. Et je ne pars pas à l’autre bout du pays.
-Non, mais tu pars avec LUI !
-Je croyais que tu aimais bien Jeff. Tu as dit toi-même qu’il était sympathique.
-Sympathique, oui. Mais je veux être sur qu’il ne fera rien de stupide et d’irresponsable.
-Papa…
Ses yeux se firent suppliants. Il resta un moment gêné devant la grimace enfantine de sa fille de 17 ans.
-D’accord ! D’accord ! Mais s’il y a le moindre problème, je viens te chercher.
-Promis !
Elle se leva et serra son père dans ses bras.
-Je t’aime papa…
Fin du Flash-back
Il déposa un billet sur le comptoir et sortit sans dire un mot. Il se mit à déambuler dans les rues désertes de New-York. Il percevait le bruit lointain de quelques fêtards qui rentraient chez eux, ‘‘discrètement’’. Le ronronnement lointain de la circulation de la nuit. Les lumières des lampadaires qui flottaient dans le noir telles des lucioles. Toutes ces choses qui rappellent que même la nuit, la ville est en ébullition.
Perdu dans ses pensées, il se laissa guider par ses pas. Et, alors qu’il traversait la rue, une voiture apparut sur la droite, à pleine vitesse et plein phare.
Il roulait tranquillement. Sa fille somnolait légèrement sur le siège passager, se réveillait en sursaut avant de somnoler à nouveau.
-Alors ce week-end en amoureux ?
Elle sursauta à nouveau, se frotta les yeux et tenta de prendre une position un peu plus confortable.
-C’était super ! Jeff m’a emmené au bord d’un lac magnifique. Le paysage au couché de soleil était très romantique.
Elle avait insisté sur le dernier mot. Ces souvenirs de bonheur avaient pris le dessus sur la fatigue. Il l’écoutait raconter son week-end avec animation. Il était heureux de voir sa fille si heureuse.
-Et je t’ai manqué ? Intervint-il.
-Oui. Un peu.
-Un peu ?!
-Je rigole papa. Bien sur que tu m’as manqué…
Elle fit une pause.
-Et maman ? Comment va-t-elle ?
Le visage de son père s’assombrit.
-Ta mère va très bien. Elle voulait te proposé d’aller faire les boutiques avec elle cette semaine…
-Papa ?
-Oui mon ange…
-Je voulais te dire que, quoi qu’il arrive avec maman, Je t’aimerais toujours…
-Merci…Moi aussi je t’aimerais toujours…
L’instant suivant, un véhicule surgit sur la droite et les percuta de plein fouet.
-Crétin ! Hurla le chauffard en klaxonnant.
Il l’avait évité de justesse. Il attendit que son cœur reprenne un rythme normal avant de repartir dans la rue adjacente, en accélérant le pas.
Il arriva en bas d’un immeuble des plus banals et attendit sur le trottoir en face, caché sous un porche peu éclairé. Puis elle arriva. Elle descendit de la voiture en fit le tour pour embrasser le conducteur. Il la retint par le bras en rigolant. Elle tenta de se dégager, il l’attira vers lui et l’embrassa à nouveau. Elle finit par se dégager et courut au pied de l’immeuble en riant. Elle lui fit un vague au revoir avant d’entrer dans le bâtiment. Lorsque la voiture eut tournée au coin de la rue, il sortit de sa cachette et pénétra à son tour dans l’immeuble. Il suivit le bruit des pas dans l’escalier. Il se stoppa quand il entendit le son des clés dans la serrure et attendit que la porte se soit refermée. Il mit la main droite dans sa poche et serra l’objet qui s’y trouvait. Il hésitait.
-Tu ne peux pas reculer… Pas maintenant…Murmura-t-il pour se donner du courage.
Il s’avança vers la porte. Leva la main gauche et toqua. De l’autre côté la voix de la jeune femme retentit.
-Mike ? Je savais que tu reviendrais…
Elle ouvrit la porte, un large sourire amusé aux lèvres.
Il rejoignit sa fille qui était assise sur le canapé en train de feuilleter un album photo. Sur chaque photo figurait une petite fille au visage souriant entre les bras de ses parents. Elle prit une photo sur la table basse et la plaça dans le premier emplacement vide de la dernière page. Elle était allongée dans l’herbe au côté d’un jeune homme aux cheveux bruns qui souriait lui aussi.
-…Tu as encore oublié ton téléph…Qui êtes-vous ?
Un visage flou se penchait au dessus de lui. Chaque partie de son corps le faisait souffrir. Son esprit était embrouillé mais il parvient à comprendre ce qui lui disait cet homme.
-Mr Reardon…Je suis désolé… Votre fille n’a pas survécu à l’accident…
Il sortit le pistolet de sa poche, le pointa vers la jeune femme et tira.
*Oubliez le résumé fait plus haut. Je m'en excuse, mais comme j'ai modifié mon histoire il n'est plus valide. Encore Désolée.*
Chapitre 1 :
Tous ses sens étaient aux aguets. Ses yeux fouillaient furtivement les alentours guettant le moindre mouvement. Rien. Pourtant il était là, tout près, elle le savait. Son cœur battait contre sa poitrine. Chacun de ses muscles étaient tendus à l’extrême. Soudain un faible mouvement attira son attention sur la droite, elle se précipita. Mais c’était un piège. Deux bras surgirent et l’attrapèrent. Elle se retrouva sur le canapé.
-Je t’ai eu ! Rugit-il.
Et il commença à la chatouiller et elle éclata de rire.
-Arrête ! Papa ! Arrête ! Suppliait Alexis entre deux rires.
Elle se tortilla pour tenter de s’échapper, en vain. Son père riait autant qu’elle. Ils continuèrent à rire après qu’il eut arrêté de la chatouiller.
-J’adore les samedi matins. Souffla Castle épuisé, Mais ce n’était pas une raison pour me réveiller si tôt ! Ma vengeance n’est pas terminée.
A cet instant, le ventre de l’écrivain gargouilla.
-Si tu veux papa, mais il faut être en pleine forme et avoir le ventre plein pour espérer avoir une revanche.
-D’accord, je m’occupe du petit-déjeuner. Acquiesça Castle en se relevant. Tu ne perds rien pour attendre.
-Aucune chance ! Dit Alexis en se levant à son tour.
-Attend, tu vas voir…
Elle courut hors de sa portée en continuant à rire. Alors qu’elle gravissait les marches 4 à 4, la silhouette de sa grand-mère se dessina et descendit l’escalier.
-Mère ! Debout à cette heure ? S’exclama Castle faussement étonné en regardant sa montre, Aurait-on troublé votre sommeil ?
-Oh, Richard ! A mon âge, le sommeil est précieux de si bon matin.
-Surtout après une très, très longue soirée. Souligna l’écrivain.
-Aussi, tu as raison. Cependant, je meurs de faim. C’est fou ce qu’on peut s’amuser à ces soirées.
-Je …
Il fut interrompu par une sonnerie de téléphone. Il s’en empara et sourit en voyant qui l’appelait.
-Je pense qu’il va falloir te débrouiller, mère. Fit Castle avant de décrocher. Lieutenant ? Que me vaut cet appel en cette si belle matinée ? Vous aurais-je manqué ?
Derrière son dos, Martha poussa un soupir d’exaspération tout en levant les yeux au ciel.
* * *
Un appartement sur la 129th:
Castle rejoignit Beckett et Lanie près du corps.
-Vous en avez mis du temps, Dit froidement le lieutenant sans lever les yeux vers l’écrivain.
-Désolé, j’ai du faire un détour pour ça !
Il lui tendit le gobelet remplit de café brulant. Cette petite habitude lui avait plusieurs fois sauvé la mise lorsqu’il prétendait être déjà prêt quand elle l’appelait. Une fois encore, cela avait fonctionné. Beckett prit le gobelet après lui avoir lancé un petit regard soupçonneux et reporta son attention sur le cadavre.
-Continue Lanie.
-Castle, ça vous tuerais de m’apporter un café ?
-Lanie !
-Je plaisante. Femme de 21 ans. Une balle dans le cœur. Morte sur le coup. A bout portant je dirais.
Elle désigna les traces de brûlures sur les vêtements autour de la blessure. Puis elle attira leur attention sur les paupières de la victime.
-Il y a des légères traces de sang. Je pense qu’il lui a fermé les yeux après l’avoir tué.
-Des remords ? Demanda l’écrivain.
-Aucune idée. Mais pas d’empreintes, il portait des gants.
-Il est méticuleux…Murmura Beckett. Heure de la mort ?
-Je dirais entre 22 heures et 23 heures. Je pourrais t’en dire plus au labo.
-Merci, Lanie.
Elle se redressa. Castle parcourut la pièce du regard. Le corps se trouvait au milieu de l’entrée plutôt sommaire. Il y avait une trainée de sang qui partait de derrière la porte et allait jusqu’au corps. A part ce détail, rien ne semblait anormal. Sauf…
-Castle !
Il sursauta.
-Quand vous aurez finit de rêver, vous pourrez peut-être écouter.
Il se retourna pour faire face à une Beckett furieuse et un Ryan moqueur. Ce dernier repris ses explications :
-Elle s’appelle Selena Mickelsen. Professeur d’art dans un petit collège du coin. C’est son petit ami qui l’a trouvé quand il est venu récupérer son téléphone ce matin. Ils étaient allés au cinéma hier soir, la séance de 20h, et il l’a ramené chez elle vers 22 heures. Il dit n’avoir rien vu de suspect. Il a aussi parlé d’un certain Maxime Wimbley, un ex-petit-ami qui a envoyé plusieurs lettres de menaces à notre victime ces dernières semaines.
-Des lettres de menaces ?
-Ouais ! Elles se trouvaient dans un dossier sur son bureau. Elle a fait une demande d’injonction contre lui.
-C’est un peu tard maintenant. Ironisa Castle.
La détective lui lança un regard noir et prit les lettres que lui tendait Ryan. L’écrivain se tordit le cou pour pouvoir lire par-dessus l’épaule du lieutenant.
-Charmant garçon.
-Je pense qu’on va pouvoir lui poser deux ou trois questions.
-Un petit détail, Ajouta Ryan, elle a envoyé sa demande il y a trois semaines et le lendemain elle en a demandé l’annulation.
-Quoi ?! Firent Castle et Beckett d’une même voix.
Ryan souriait, fier de son petit effet. Esposito les rejoignit.
-Elle n’avait plus rien à craindre. Elle s’apprêtait à partir en France avec son petit ami. Il y a pas mal valises prêtes dans la chambre. Sans compter que tous ses placards et son frigo sont vides.
Il leur montra un autre dossier où était accroché un billet d’avion.
-Un aller simple. Passeport, assurance, etc…, observa Castle, Elle partait pour un bon moment.
-Ils devaient partir dans deux jours, compléta Beckett avant de s’adresser à ses deux collègues. Vous allez pouvoir réveiller ce fameux…Max, et l’amener au poste pour lui demander s’il savait que notre victime s’apprêtait à partir à l’étranger et si ça n’aurait pas eu un impact sur sa volonté de ne pas la laisser partir dans les bras d’un autre.
Les deux lieutenants acquiescèrent et sortirent de l’appartement. Beckett continua à feuilleter les lettres pendant que Castle se dirigea vers la commode qui se trouvait au fond de la pièce. Plusieurs cadres photos étaient posés dessus. Certains étaient retournés de façon à ce que l’on ne voit pas les photos. Il en prit un et le retourna. Il en retourna un deuxième puis un troisième.
-Et si elle fuyait quelqu’un d’autre ? Songea Castle.
Chapitre 2-1ère partie :
Salle d’interrogatoire :
Maxime Wembley se massait les tempes en marmonnant des paroles incompréhensibles. Il ne remarqua leur présence que lorsque Beckett déposa un verre d’eau et une aspirine. Il releva pitoyablement la tête et murmura un vague merci avant d’avaler le comprimé.
-Apparemment vous vous êtes bien amusé hier soir Mr Wembley. Commença Beckett.
-On a fêté l’anniversaire d’une amie. Ses 23 ans. Et j’ai peut-être un peu forcé sur la bouteille.
-Un peu ? Ricana Castle.
Il se tut quand il croisa le regard noir de Beckett.
-Quand avez-vous revu Selena Mickelsen pour la dernière fois ?
-Selena ? Y’a une semaine ou deux, à une soirée. On a un peu discuté.
Il se massa la joue machinalement.
-Discuté ? Et ces lettres ?
Elle les fit glisser vers lui. Il jeta à peine un coup d’œil.
-Oui, bon. J’ai peut-être été un peu collant à la fin. Mais elle faisait une erreur. Ce pauvre type ne l’a méritait pas.
-Donc vous l’avez tué. Pour être sur qu’aucun autre ne vous la volera. Conjectura Castle.
-Quoi ?! S’étrangla le suspect. Elle est morte ?
-Oui. Ce matin. Une balle en plein cœur. Expliqua Beckett. Tu m’as brisée le cœur, je ‘‘brise’’ le tien.
-Non… Ce n’est pas possible… Je ne l’ai pas … Non…
-Où étiez-vous hier entre 22 heures et 23 heures ?
-Je vous l’ai dit j’étais avec des amis. Ce n’est pas moi qui l’ai tué !!! Cria-t-il en se levant. Je l’aimais !!!
Beckett se leva à son tour et lui fit face.
-Asseyez-vous. Ordonna-t-elle calmement. Tout de suite.
Il se rassit après quelques secondes.
-Il y a eu plusieurs plaintes à votre encontre. Agressions. Violences physiques. Trouble de l’ordre public. Enuméra Beckett. Vous semblez être du genre à vous emportez facilement.
-Et on vient d’en avoir la preuve. Ajouta Castle.
-C’est pas moi ! Protesta Wembley. Je ne lui aurais jamais fait du mal !
-C’est facile d’oublier avec l’alcool. Comme votre alibi qui est aussi imbibé que vous.
-Des potes de beuverie, ce n’est pas très fiable. Nota l’écrivain.
-J’étais fou amoureux d’elle, mais on est resté à peine trois mois ensemble. Expliqua Wembley. J’ai pas compris pourquoi elle est partie.
-Vous ne savez absolument pas pourquoi elle est partie ?
-J’ai découvert qu’elle sortait avec un autre mec. A peine deux semaines après que l’on se soit séparé. C’est là que j’ai commencé à envoyer ces lettres. Je lui en voulais.
-Au point de la tuer ?
-Non ! Mais y a ce type qui la faisait flipper, lui peut-être qu’il aurait put.
-Quel type ?
-Chais pas. Elle le connaissait bien et lui rendait souvent visite quand moi j’étais avec des potes. J’ai d’abord cru qu’elle me trompait, mais en fait il s’agissait d’un membre de sa famille. Elle ne me disait rien sur sa vie personnelle en dehors de notre relation et après que l’on est rompu elle ne me disait plus rien du tout, sauf quand elle m’a envoyé à la figure cette histoire de voyage en France.
-Elle vous a dit pourquoi elle partait ? Questionna Castle avant que Beckett ne puisse parler.
-Non et je m’en moque. Ces lettres, c’est du passé. On a mis les choses au clair la dernière fois. Elle part et je l’oublie. J’avais du mal à ne pas penser à elle parce que je savais qu’elle vivait près de moi. Maintenant…
-Très bien. J’espère pour vous qu’un de vos amis est suffisamment réveillé pour confirmer votre présence à cette fête.
***
-Mr Slonaker, j’aimerais que vous me répétiez ce qui c’est passé hier soir.
-D’accord. Je vais essayer…Je suis passé prendre Selena à 19h30 devant chez elle, nous sommes arrivé au cinéma vers 19h45, je crois. La séance a fini un peu avant 22h et je l’ai directement raccompagnée chez elle et je suis rentré chez moi. Je lui laissé mon téléphone quand j’ai payé les places, elle l’a sans doute mis dans son sac et je ne m’en suis rendu compte que ce matin. J’ai donc décidé de le récupérer chez Selena avant d’aller bosser…Quand je suis arrivé…La porte n’était pas verrouillée… il y avait du sang… Partout…Et elle était …Elle…
Il ne réussit pas à finir sa phrase.
-Je sais que c’est dur, mais il faut que vous nous disiez s’il y a le moindre détail qui vous a semblez suspect. Quelqu’un qui vous semblait avoir une attitude anormale, qui vous suivait… Selena a-t-elle reçu un coup de téléphone étrange ? N’importe quoi qui sorte de l’ordinaire.
-Je…Non, rien…Mais ces derniers jours elle paraissait triste. J’ai trouvé ça bizarre parce que l’idée de quitter New-York lui plaisait beaucoup.
-Pourquoi deviez-vous partir ?
-J’ai eu une promotion et on m’a proposé une formation en Europe. Je devais y rester plusieurs mois. Selena m’a demandé si elle pouvait venir avec moi. Elle a insisté et j’ai fini accepter.
-Elle vous a dit pourquoi elle voulait quitter New-York ?
-Elle a dit qu’elle voulait s’éloigner des ennuis un certains temps. J’ai d’abord cru qu’elle parlait de Wembley, mais après j’ai pensé qu’elle parlait de son père.
-Elle avait des problèmes avec son père ?
-Il faisait d’abord passer sa carrière avant sa famille. Le genre de père absent que l’on voudrait ne jamais avoir. Ils se disputaient souvent. Mais elle retournait tout le temps le voir et revenait en larmes.
-Vous pensez qu’il aurait put la tuer ?
-Je ne sais pas. Je ne l’ai vu qu’une fois et quand Selena en parlait c’était soit l’homme le plus merveilleux du monde, soit l’être le plus abominable.
-Merci beaucoup pour votre aide, Mr Slonaker.
Chapitre 2-2nde partie :
Castle était assis en train de feuilleter les photos de la scène de crime. Il releva la tête quand Beckett arriva vers lui, visiblement contrariée.
-Alors ? Demanda l’écrivain.
-Le barman a vu notre suspect sortir vers 4 heures du matin. Et il n’est sortit à aucun moment après son arrivée à 21 heures.
Elle déplaça la photo de Wembley sur le tableau blanc.
-Je m’en doutais un peu, murmura-t-elle. Il n’aurait jamais put tirer une balle dans le cœur de quelqu’un avec sang froid.
-Oui. J’aurais plutôt vu une dispute qui tourne mal. Alors pourquoi êtes-vous contrariée ?
-Je ne sais pas, j’ai l’impression que l’on est complètement à côté de la plaque. Que c’est beaucoup plus compliqué.
-Vous avez regardé les photos ?
Il lui tendit les clichés.
-Là ! Sur ce meuble. Certains cadres ont été retourné, mais uniquement ceux qui représente notre victime avec son père. En regardant de plus près j’ai vu que toutes ces photos ont été déchirées puis recollées, plusieurs fois.
-Ca confirme ce que disait son petit ami. Elle devait avoir des hauts et des bas avec son père. Plutôt que les déchirer, elle retournait les cadres.
-Non. Ce n’est pas elle qui les a retournés…
-…Il y a du sang ?
-Oui…
-Il devait la connaitre…
Le téléphone sur son bureau se mit à sonner et elle décrocha aussitôt.
-Beckett…D’accord, on arrive…
Elle reposa le combiné.
-C’était Lanie, elle a quelque chose à nous montrer.
-C’est partit ! S’écria Castle en se levant d’un bond.
***
En arrivant dans la salle d’autopsie, ils trouvèrent le Dr Parish en train d’examiner méticuleusement les radios de la victime. Elle semblait complètement absorbée dans sa contemplation des clichés.
-Lanie ? Appela Beckett quand elle fut à ses côtés.
La médecin légiste sursauta.
-Bon sang tu m’as fait peur. Pourquoi vous n’avez pas frappé ?
-On l’a fait, mais apparemment tu n’as pas entendu. Y’a quoi de si intéressant sur ses radiographies ?
-J’ai remarqué plusieurs fractures qui datent de l’enfance. Certains os ont été fracturés plusieurs fois aux mêmes endroits.
-Une cascadeuse professionnelle haute comme trois pommes ? Proposa Castle.
-J’aurais préféré, répondit Lanie. La plupart de ses fractures se sont soignées difficilement et de façon irrégulière. Je pense qu’elle n’est jamais allée à l’hôpital pour se les faire soigner.
-Où veux-tu en venir ? Demanda Beckett.
-J’ai fouillé dans son dossier médicale et il se trouve que lorsqu’elle était à l’école primaire, l’infirmière avait remarqué la présence d’hématomes sur différentes parties du corps de Selena. Et ces blessures réapparaissaient souvent. De plus, elle était extrêmement réservée et craintive. L’infirmière n’a jamais réussit à savoir d’où venait ces marques.
-Une enfant maltraitée ? Interrogea Beckett.
-J’en ai bien peur.
-Quel genre de personne peut faire ça à un enfant ? Demanda Castle.
-Malheureusement, bien plus que l’on ne croit. Soupira Beckett. Autre chose Lanie ?
-Oui.
Elle se tourna vers le corps.
-J’ai cherché des hématomes ou de quelconques blessures défensives. Et j’en ai trouvé qui date de plusieurs jours, mais aucune qui auraient été faites juste avant la mort.
-Donc, récapitula Castle, elle se serait battu contre quelqu’un plusieurs jours avant sa mort mais pas quand elle s’est fait tué.
-Elle devait connaitre son assassin…Il est plus que temps d’aller parler au père de notre victime.
Elle sortit suivit par Castle. Avant de quitter a pièce, il jeta un dernier regard sur le corps de Selena Mickelsen.
Chapitre 3 :
Salle d’interrogatoire :
Sur les photos que Castle avait vues dans l’appartement de la victime, Andrew Mickelsen paraissait souriant, gentil, protecteur. Mais la réalité était tout autre. L’homme qui était en face de lui, inspirait tout sauf de la gentillesse. Son regard était dur et sévère au milieu d’un visage fermé. Un homme d’affaire implacable et qui semblait ne ressentir aucun sentiment.
-Selena est morte ? Dit Mickelsen d’une voix sans surprise. Je l’avais prévenue que le quartier où elle enseignait n’était pas très sûr.
-Nous ne pensons pas que sa mort soit liée avec son lieu de travail. Selena vous a-t-elle parlée de son voyage en Europe ?
-Oui bien sur. Elle m’en a parlé et je lui ai dit ce que je pensais. Que c’était un mauvais choix. Comme tout ce qu’elle a fait depuis qu’elle est rentrée dans cette école d’art.
-Que vouliez vous qu’elle fasse ? Demanda Castle.
-Des études de droit. Mais elle a gâché sa chance de faire une brillante carrière dans la justice pour son soi-disant talent de dessin. S’énerva Andrew. Comme si on pouvait réussir sa vie avec de l’art.
Il avait craché ce dernier mot comme s’il s’agissait d’une insulte.
-Je l’ai fait moi. Objecta l’écrivain sur un ton de défi.
L’homme le regarda de bas en haut avec un regard plein de mépris.
-De la chance.
Castle allait répondre mais Beckett intervint :
-Mr Mickelsen, pour ne revenir au meurtre de votre fille...
-Je ne vois absolument pas en quoi je peux vous être utile, lieutenant. Je ne voyais Selena que très rarement.
-Et pour la dernière fois ?
-Il y a une semaine, c’est là qu’elle m’a parlé de son voyage.
-Comment avez-vous réagis, exactement ?
-J’était très en colère. Je l’ai élevée et éduquée et elle s’apprêtait à gâcher sa vie. C’était une habitude chez elle.
-Et si elle était plus heureuse comme ça ? Questionna Castle.
-Elle ne l’aurait jamais été. Pas en continuant sa vie comme elle le faisait. Pas en croyant en cette chance de réussite avec son soi-disant…talent. Seul le travail compte réellement.
-Vous croyez que vous auriez fait de meilleurs choix pour elle ?
-Bien sur !
-Et quel choix aviez-vous fait quand vous terrorisiez et frappiez une fillette de 10 ans ? Quel genre de père pourrait faire ça à son enfant ?
-Castle !
-Je commence à trouver vos questions déplaisantes. Je suis ici de mon plein gré et je ne peux tolérer vos accusations. Protesta Mickelsen en se levant. Et je ne resterais pas une minute de plus pour me faire insulter.
Castle se leva et bloqua la porte.
-Vous ne m’avez pas répondu. Dit-il calmement.
-Castle ! Cria Beckett en se levant à son tour. Qu’est ce que vous faites ?
-Otez-vous de mon chemin. Répondit Andrew.
Castle perçut la menace dans sa voix. Mais il continua :
-Vous ne pouviez pas supporter qu’elle vous désobéisse. Cela vous a mis hors de vous quand elle vous a dit qu’elle partait. Qu’elle s’éloignait de vous.
L’homme d’affaire perdait son sang-froid. Son visage s’empourprait et il serra les poings. Beckett observait la scène silencieuse mais restait néanmoins prête à intervenir.
-Toutes ces années où elle était à votre merci, poursuivit Castle, et la laisser partir, c’était hors de question. Alors vous avez fais un sorte que cela n’arrive jamais.
-Je vous interdis de porter de pareilles accusations. Fulmina Mickelsen. Surtout sans preuve.
-Pourquoi ? Auriez-vous peur que certaines d’entre elles ne nous apprennent quelques petites choses désagréable sur vous ?
Il semblait sur le point de frapper l’écrivain, mais il se contenta de dire :
-Tous ce que j’ai fais je l’ai fait pour elle. Pour qu’elle réussisse sa vie, comme moi.
-Qui vous a dit que vous l’aviez réussit ?
-Et qui vous l’a dit à vous ?
Les deux hommes se fusillaient du regard. Andrew brisa le lourd silence :
-Vous êtes pathétique. J’aurais honte d’avoir un père tel que vous…
Ni Beckett, ni Mickelsen ne put prévoir ce qui se passa dans la seconde suivante.
Ryan et Esposito entrèrent précipitamment dans la pièce, attrapèrent Castle et le trainèrent hors de la salle. Beckett était penché sur Andrew Mickelsen étalé sur le sol, le nez en sang. Sang qui se trouvait sur le poing toujours serré de Castle.
Mickelsen se releva tant bien que mal avec l’aide de Beckett.
-Je m’en souviendrais, marmonna-t-il, et vous entendrez parler de moi et de mes avocats.
Elle voulut répondre mais il partit rapidement sans lui laisser le temps de prononcer le moindre mot. Après que Mickelsen eut quitté la pièce le capitaine Montgomery y entra.
-Bon sang Beckett mais qu’est ce qui vous a pris ?
-Je suis désolée Capitaine. Je ne pensais pas que Castle…
-Vous savez ce qui va se passer maintenant ? Je vais devoir me battre contre plusieurs avocats des plus remontés. Et n’espérer pas obtenir quoique se soit de Mickelsen désormais. J’espère que vous avez de bonnes pistes parce que sinon…
Il n’eut pas besoin de finir sa phrase pour qu’elle comprenne que sinon ils auraient de gros ennuis.
-Bien Capitaine.
Il sortit de la salle d’interrogatoire. Beckett se mit à réfléchir à la suite des événements. Ils venaient sans doute de laisser partir leur suspect numéro un et en plus ils leurs sera désormais extrêmement difficile d’avoir accès aux informations le concernant… Premièrement, elle devait parler à cet écrivain de malheur.
Lorsqu’elle entra dans la salle de repos, elle vit Esposito en train de se disputer avec Castle. Ryan qui était le seul à l’avoir vu entrer tapota sur l’épaule de son collègue qui se tut aussitôt. Les deux lieutenants sortirent, laissant Castle seul avec Beckett.
Castle était toujours remonté mais face à l’expression de Beckett il se calma, comprenant qu’il allait passer un sale quart d’heure.
-Mais qu’est-ce qui vous est passé par la tête Castle ?
-Vous avez vu l’expression de son visage quand il parlait de sa fille. Se défendit-il. Ce type l’a tuée j’en suis sur.
-Nous n’avons aucune preuve qu’il l’est tuée. Et maintenant se sera beaucoup plus difficile de prouver sa culpabilité.
-Vous dites que c’est de ma faute ?!
-Oui ! Vous ne pensiez tout de même pas qu’il resterait sans réagir ?
-Alors pourquoi vous m’avez laissé faire ?
-J’avais confiance. Mais apparemment j’ai fait une erreur monumentale.
-Si je ne l’avais pas fait, quelqu’un d’autre l’aurais fait un jour ou l’autre.
-Ce n’est pas une excuse. Ce type est une ordure, mais vous n’aviez pas à le frapper. Cela ne réglera pas les problèmes.
-Je n’ai jamais dit ça.
Avant qu’elle ne puisse ajouter quelque chose, il se leva et se dirigea vers la porte.
-Où est-ce que vous allez Castle ?
-Ca ne sert à rien de continuer à nous crier dessus. Je rentre chez moi. Je pense qu’il voudrait mieux en parler demain.
-Vous avez raison, de toute façon ce qui est fait est fait.
Il se tourna une dernière fois vers elle et partit sans un mot de plus.
Elle se laissa tomber dans le fauteuil le plus proche en poussant un grand soupir.
-Imbécile.
Ryan apparut dans l’encadrement de la porte.
-Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
-On continu à chercher n'importe quoi qui pourrait nous aider à y voir plus clair dans cette affaire. Et j’espère qu’on va trouver quelque chose d’utile.
***
En sortant du commissariat, Castle eut la désagréable surprise de voir Andrew Mickelsen au coin de la rue. Il n’était pas difficile à remarquer car tous les passants l’observaient, incrédules, à cause du sang sur ses vêtements. Il semblait attendre quelqu’un. Un homme de taille moyenne vêtu d’un sweat à capuche et d’un jean vint à sa rencontre. Castle était trop loin pour entendre la conversation mais apparemment les deux hommes parlait d’un sujet sensible car rapidement ils se disputèrent et attirèrent l’attention de tous les passants. Andrew sortit une enveloppe de sa poche et la montra à l’inconnu. Celui-ci se remit à crier de plus belle. Finalement les deux hommes partirent dans des directions opposés après avoir échangé de dernières menaces. L’inconnu au sweat à capuche avançait vers Castle. Mais l’écrivain n’y fit pas attention, trop occupé à suivre Andrew Mickelsen du regard et surtout l’enveloppe qu’il tenait dans la main. Sa curiosité le piquait à vif, émettant toutes sortes d’hypothèses sur son contenu. Il sortit brutalement de ses pensées lorsque l’épaule de l’inconnu le percuta violement.
-Hey ! Faites attention ! Dit Castle en se retournant vers l’homme qui avait continué son chemin.
L’inconnu tourna rapidement la tête pour lui lancer un regard noir et repartit aussi sec. A cause de cette petite bousculade, Castle avait perdu Mickelsen de vue. L’écrivain finit par se résoudre à appeler un taxi.
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Mike Slonaker allait et venait frénétiquement dans chaque pièce de son appartement. Dans sa chambre, deux valises à moitié pleine étaient grandes ouvertes sur le lit. En fouillant dans un tiroir, il trouva une photo. Il s’assit sur le lit et observa longuement l’image. Une larme apparut au coin de son œil, coula le long de sa joue avant de s’écraser sur la photographie. La sonnette de la porte d’entrée le fit sursauter. Il essuya ses larmes et se dirigea vers la porte. En tournant la poignée, il s’aperçut qu’il tenait toujours la photo. Il ne la lâcha pas lorsque la porte s’ouvrit, que la détonation retentit, que la balle entra dans son cœur et qu’il s’écroula sur le sol. L’homme qui avait tiré enjamba le corps puis le traina au milieu de la pièce. Il remarqua alors la photo dans la main du jeune homme et la prit. Après l’avoir regardée quelques secondes, il la déchira et les morceaux s’éparpillèrent sur le corps.