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Série : Castle
Création : 01.09.2011 à 09h05
Auteur : Ghostgard
Statut : Terminée
« Bonjour !!! Alors, voici une OS, assez courte... Je l'ai écrite hier, quand j'étais un peu en train de déprimé, du coup j'ai choisi ce sujet ! Enjoy =D ! » Ghostgard
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J’imagine que quand on a perdu quelque chose de vraiment chère, il est dur de le remplacer. Il est dur de remplacer des années de souvenirs réconfortants et amusants. C’est pour cela qu’elle s’est fixé un but qui pourrait, l’espérait-elle, remplacer le vide en elle. Le vide qui lui envoyait une toute autre vision de la vie. Une vision affreuse et sombre. Quelque chose qu’elle ne souhaitait sincèrement à personne. Une sensation qui nous détruisait de l’intérieur, nous faisait nous sentir horrible et triste. Je pense qu’elle aurait voulu en finir avec toute cette souffrance gardé au fond d’elle-même, qu’elle aurait voulu prendre un couteau, se couper au niveau de la poitrine et arracher son cœur pour arrêter de souffrir. Mettre fin à tous ce qu’elle a enduré. Elle ne comprenait pas comment les gens arrivaient à passer à autre chose. À tourner la page. Peut-être lui aurait-elle fallut plus de temps, mais elle ne pouvait plus attendre. Elle savait que cela paraissait égoïste, mais elle s’en fichait désormais. Elle voulait juste sortir de ce sombre tourbillon qui l’entrainait plus profondément dans ses sentiments à chaque instant. S’agripper à quelque chose de solide, se hisser sur la terre ferme et vivre à nouveau. Alors qu’elle était enfermée dans sa chambre, allongée sur son lit à pleurer silencieusement, elle ne pensait pas que cela allait arriver un jour. Et c’est à ce moment-là qu’elle eut un déclic. Il fallait qu’elle remplace le vide en elle, sinon elle allait couler, exactement comment un bateau. Mais comment ? Comment remplacer celle qu’elle a toujours aimée ? Celle qui a toujours été là pour elle ? Celle qui la réconfortait quand ça n’allait vraiment pas fort ? Le souvenir de sa mère remonta à la surface et une nouvelle série de larmes coula sur ses joues rosies par celles précédentes. Elle s’endormit, fatiguée d’avoir vidé son corps de larmes.
Elle n’avait pratiquement pas bougé de la journée et se rendit compte que son estomac criait famine depuis un bon moment déjà. Elle entreprit de se lever, de déverrouiller sa porte et descendit à la cuisine, où son père était assis, le journal à la main. En l’entendant approcher, il le baissa.
-Comment tu te sens aujourd’hui ? Demanda-t-il, inquiet pour sa fille.
-Triste.
Elle ouvrit le réfrigérateur et resta là, à le scruter quelques secondes. Elle finit par le fermer et ouvrit le placard, à la recherche de quelque chose qui pourrait soulager son estomac. Son père, la regardait faire. Le sentiment d’impuissance qui l’envahit le rendit encore plus triste. Il ne pouvait pas aider sa fille. Il ne savait pas comment faire. Si seulement Johanna était là… non, il ne devait plus penser comme ça. Cela ne l’aidait vraiment pas et il fallait qu’il passe à autre chose. Que tous les deux, passent à autre chose.
-Je vais téléphoner au directeur, tu reprendras les cours lundi prochain. Déclara-t-il.
-Quoi ? S’écria-t-elle.
-Il faut qu’on reprenne le cours de notre vie, comme avant.
Elle hésita quelques secondes et dit :
-Elle ne sera plus jamais comme avant ! Maman est morte ! Je ne veux pas reprendre mes études !
-Il faut qu’on passe à autre chose, Katie.
Elle le regarda, le suppliant des yeux de ne pas faire ça. Elle ne se sentait pas du tout prête à se rengager dans une vie sociale. Voyant qu’il ne céderait pas, elle laissa tomber le paquet de biscuits qu’elle avait pris avant de se retourner vers son père et remonta dans sa chambre s’enfermer. Elle commença par balancer quelques-unes de ses affaires par terre pour extérioriser la rage naissante. Puis s’écroula en larme dans son lit, encore une fois. Après quelques heures, elle inclina son coussin contre le mur, s’y appuya et alluma la télévision, histoire de se changer un peu les idées, ce soir. Elle zappa et finit par arrêter sur un film, d’un genre qu’elle ne regardait jamais. C’était un film policier. Elle n’en regardait jamais, parce que quand sa mère était avec elle, elle disait que ça lui faisait trop pensé au boulot et qu’elle avait besoin de se changer les idées avec sa famille plutôt que de penser au travail. Elle le regarda jusqu’à la dernière seconde, puis éteint la télévision. Elle resta dans la même position quelques instants en s’identifiant au personnage principal. Ce dernier avait soif de vengeance au près d’un tueur en série épouvantable. Elle comprit à ce moment-là que pour réussir à tourner la page, pour combler le vide en elle, il fallait qu’elle trouve l’assassin de sa mère. Et elle ne connaissait qu’une manière de le faire : Devenir flic.
Je refermais le calepin sur lequel j’avais écrit cette histoire. Je l’avais écrite quelques temps après l’avoir perdue. En ce moment-là, je n’avais qu’une envie : c’était d’arrêter de souffrir. Ma mère et Alexis m’avait fait promettre de ne pas me laisser couler, de battre pour remonter à la surface. Maintenant que les cheveux blancs ont pris le dessus, je me sens prêt à abandonner cette histoire. À la laisser s’échapper. Aujourd’hui. Ce soir. Je laisse le dernier calepin qui me reliait à Kate partir en fumée dans le feu de la cheminée. Je le laisse s’évaporer dans la fumée et le porter au ciel, pour la rejoindre.