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Série : Castle
Création : 11.12.2011 à 14h45
Auteur : Lilou004
Statut : Abandonnée
« Une histoire Caskett où Beckett ne ressemble pas vraiment à la Beckett de la série... » Lilou004
Cette fanfic compte déjà 188 paragraphes

Titre :
Traumatismes…
Auteur :
Lilou004.
Relecteur :
marinelost.
Bannière :
Poupette67.
Série :
Castle.
Genre / Pairing :
Emotion, famille, romance Castle / Beckett, angoisse, suspense (possible passage NC-17).
Personnages :
Richard Castle, Kate Beckett, Alexis Castle, Martha Rodgers, Kevin Ryan, Javier Esposito, Lanie Parish et Capitaine Victoria Gates et des personnages de mon invention dont Sarah…
Résumé :
Depuis la tentative de meurtre dont elle a été victime, Kate Beckett souffre de PTSD (syndrome post-traumatique) et fait des cauchemars toutes les nuits. Elle n’en a parlé à personne mais leur enquête sur le sniper de New York a réveillé en elle de plus grands démons encore. Grâce à Javier Esposito (mais aussi quelque part à Richard Castle), elle a pu reprendre le dessus au travail. Reste à reprendre le dessus dans sa vie personnelle… Et plus encore…
Saison :
ATTENTION SPOILER Saison 4 (cette histoire commence à la fin de l’épisode 9 « Kill Shot »).
Disclamer :
Les personnages de la série Castle appartiennent aux créateurs et à la chaîne ABC sauf certains personnages que j’ai moi-même inventé.
Note de l’auteur :
Il s’agit vraiment d’une fiction dans un contexte particulier. Je suis consciente que le personnage de Beckett peut paraître décaler par rapport à la série mais, si je voulais qu’il soit exactement pareil, je mettrai en route un épisode… Si cela ne vous plait pas, vous n’êtes en rien obligé de lire cette histoire. Bonne lecture pour les autres…
Attention :
La première partie du chapitre 1 (en italique) est ma traduction personnelle de la fin de l'épisode 9 de la saison 4 "Kill Shot".
Il s'agit de la discussion entre Beckett et son psy.
Chapitre 1 : Beckett ?
-« Alors… Comment vous sentez-vous maintenant que Lee Travis est mort ? »
-« Je pensais que le mettre hors d’état de nuire allait résoudre des problèmes mais… C’est toujours là. »
-« Parce que vous n’avez pas encore complètement accepté ce qui vous était arrivé. »
-« Non, je ressentais cela avant de me faire tirer dessus… Je crois que ça a toujours été présent… Profondément ancré en moi depuis cette nuit… »
-« La nuit où votre mère a été assassinée ? »
-« Hum hum, » acquiesça Beckett avant de poursuivre. « Je l’ai laissé me trouver, me guider et c’est ce qui a fait qui je suis mais maintenant… »
-« Mais maintenant ? »
-« Je veux être plus que ce que je suis… Mais je ne sais pas si je sais comment faire sans laisser tomber ma mère. »
-« Elle est morte Kate. Vous ne pouvez pas la laisser tomber. »
Une larme s’échappa des yeux de Kate pour rouler sur sa joue et elle s’empressa de l’essuyer avec sa main.
-« Le seule personne que vous pouvez laisser tomber c’est vous-même. La mort fait partie de vous et il va falloir que vous fassiez la paix avec cette partie de vous tout comme il va falloir que vous acceptiez la cicatrice du à votre tentative d’assassinat… Mais cela ne doit pas vous limiter… »
-« Comment suis-je supposée faire ça ? »
-« Je vais vous aider mais la question est : êtes-vous prête ? »
-« Oui, je pense que je le suis. »
Après sa session avec son psychologue, Beckett rentra chez elle après être passé se chercher de quoi manger chez le petit épicier non loin de chez elle. Elle dina rapidement et s’installa sur son canapé, ses jambes sous elle et un plaid autour d’elle. Il fallait qu’elle fasse le point, seule avec elle-même.
Tellement de choses étaient venues bouleverser sa vie récemment… Son ami et mentor Mongomery était décédé et avait des liens étroits avec le meurtre de sa mère… Elle s’était fait tirer dessus par un sniper et avait failli mourir… Castle lui avait déclaré son amour pour elle et depuis elle lui mentait en lui faisant croire qu’elle n’avait aucun souvenir… Oh elle se doutait qu’au fond de lui il savait qu’elle ne lui disait pas la vérité mais elle ne pouvait pas… Pas encore…
-« Si seulement je pouvais dormir sans que ces cauchemars ne viennent me hanter… » soupira Kate en resserrant le plaid contre elle.
Une demi-heure plus tard, après avoir étouffé un énième bâillement, la jeune femme se leva et se prépara à se coucher. Elle fit tout ce qu’elle put pour se détendre : prendre un long bain chaud, écouter de la musique… Mais elle ne pouvait empêcher l’angoisse de monter en elle.
-« Tu es une inspectrice ! » s’énerva Kate contre elle-même.
Vêtue de sa tenue de nuit, elle se glissa entre les draps de son lit et prit le livre qui se trouvait sur sa table de nuit. Le livre… Ce livre était la seule chose qui lui permettait de se détendre suffisamment pour parvenir à s’endormir… Ce livre était sa bouée de secours depuis sa sortie en kiosque… Elle finissait même par en commettre les mots par cœur… Elle passa sa main sur la reliure déjà abimée de l’ouvrage et ne put s’empêcher de sourire, légèrement apaisée avant même de l’avoir. Elle s’installa confortablement et commença sa lecture :
« The thing about New York City is you never know what’s behind a door. Homicide Detective Nikki Heat pondered… »
Une demi-heure plus tard, Beckett était endormie dans son lit, la lumière allumée et son exemplaire de Heat Rises abandonné à côté d’elle. Le calme ne dura cependant pas longtemps et la jeune femme s’agita de plus en plus dans son sommeil. Des flashes de la mort de Montgomery et de sa tentative d’assassinat l’assaillaient de toute part. D’un bond elle se réveilla complètement en sueur, son cœur battant à 200 à l’heure. Elle ne pouvait empêcher les larmes de couler le long de ses joues et détestait se sentir dans un tel état de faiblesse. Comme toutes les nuits depuis son accident, Beckett se leva pour prendre une douche et changer de vêtements puis elle changea les draps de son lit.
-« Si je continue comme ça, je n’aurais jamais assez de draps secs… » pensa Beckett frustrée par sa situation alors qu’elle ne parvenait pas à calmer ses sanglots et ses angoisses.
Rapidement, elle se rendit compte que ce soir allait être différent des autres soirs... Différent à cause de l’enquête qu’ils venaient de boucler… Différent à cause de ce qui s’était dit aussi chez son psychologue… Car elle voulait changer… Elle voulait devenir plus que ce qu’elle était déjà même si elle ne savait pas encore comment faire… Espérant pouvoir se rendormir, elle s’installa confortablement dans son lit et reprit le livre de son auteur favori. Malheureusement, une heure plus tard, elle était toujours incapable de voir quoi que ce soit, aveuglée par les larmes et secouer par les sanglots !
N’en pouvant plus, elle soupira et décida de faire la seule chose qui réussirait à l’apaiser. Elle se leva, éteignit sa lampe de chevet et attrapa sa veste, son sac et ses clés puis sortit de son appartement…
Chapitre 2 : Au secours !
Arrivée dans la rue, Beckett héla un taxi et grimpa dedans à peine celui-ci arrêté à côté d’elle.
-« Je vous emmène où ma belle ? » demanda le conducteur avant de froncer les yeux. « Tout va bien mademoiselle ? Vous avez besoin d’aide ? Que j’appelle la police peut-être ? »
-« Oui, oui tout va bien, » hoqueta la jeune femme aux travers de ses larmes. « Conduisez-moi à cette adresse s’il vous plait. »
Le chauffeur prit le papier que lui tendait son étrange passagère et, sans un mot, se rendit à l’adresse indiquée après avoir poussé le chauffage. Arrivé à destination, Beckett lui tendit un billet de 20 dollar et sortit du véhicule sans demander sa monnaie. Elle se précipita à l’intérieur du bâtiment, salua d’un bref signe de la tête le concierge avant de disparaitre dans l’ascenseur. Ce dernier la reconnut de suite et s’inquiéta de son état mais il savait que la personne chez qui elle se rendait allait l’aider d’une manière ou d’une autre.
Arrivée devant la porte, Beckett sentit sa volonté faiblir mais elle savait qu’elle ne pourrait plus trouver le sommeil de la nuit si elle ne se calmait pas. Aussi se mit-elle à frapper frénétiquement sur le battant de la porte malgré l’heure tardive. Après près de 10 minutes sans réponse, la jeune femme s’apprêtait à quitter les lieux lorsqu’une voix se fit entendre à l’intérieur.
-« Qui que vous soyez, il y a intérêt à ce que ce soit vraiment important ! » grogna la voix en ouvrant la porte. « Beckett ? »
-« Euh… Je… » balbutia la jeune femme gênée.
Voyant Beckett apeurée, tremblante, perdue et ne sachant pas quoi faire, la jeune fille posa sa main sur l’avant-bras de l’inspectrice qui fit un bon au contact, les yeux écarquillés de terreur.
-« Hey… Chut… Ce n’est que moi… » la rassura la jeune fille en l’invitant à entrer dans l’appartement.
Elle referma la porte derrière elle et s’apprêtait à aller chercher son père quand Beckett se précipita en larmes dans ses bras. Interdite, elle referma ses bras sur la jeune femme ne sachant pas quoi faire d’autre.
-« Alexis ? C’est toi Chérie ? » appela Martha en descendant les escaliers.
-« Grand-Mère, peux-tu aller chercher Papa ? » demanda Alexis par-dessus son épaule.
-« Oh mon Dieu ! Kate ? »
-« Grand-Mère, s’il te plait… »
Sans un mot, Martha remonta et Castle apparut quelques secondes plus tard. Découvrant Beckett dans les bras de sa fille secouée de sanglots, il resta un instant figé avant de combler la distance qui le séparait des deux femmes.
-« Kate ? » appela Castle en glissant sa main le long de son dos.
Sans la présence de son partenaire sans même lever la tête, Beckett se détacha d’Alexis pour se précipiter dans les bras de Castle, enfouissant son visage dans le creux de son cou et s’accrochant désespérément à son t-shirt. Surpris, Castle referma ses bras et la conduisit doucement vers le canapé.
-« Ca va aller ? » demanda Alexis inquiète.
-« Ne t’en fais pas Pumpkin, je vais tout faire pour que ça aille mieux, » souffla Castle en s’asseyant et invitant sa partenaire à faire de même. « Va te recoucher maintenant… »
Sans un mot, Martha et Alexis remontèrent à l’étage et disparurent laissant Beckett dans les bras de Castle. Comprenant qu’il ne fallait pas la pousser et qu’elle avait fait un pas en venant le voir à… Il jeta un coup d’œil à la l’horloge et écarquilla les yeux : 2h56 du matin ! Il la garda dans ses bras sans dire un mot, lui caressant les cheveux comme il le faisait avec Alexis lorsqu’elle était une toute petite fille… Peu à peu, les sanglots de Beckett se calmèrent mais la jeune femme restait accrochée au t-shirt trempé de larmes de Castle. Il se passa plus d’une heure avant qu’elle relève son visage pour plonger son regard triste dans celui de son partenaire.
-« Tu te sens de m’en parler ? »
-« Je… Je n’arrive plus à… A dormir depuis… Depuis le coup de feu… Et… Et… »
-« Et l’affaire Lee Travis ne t’a pas aidé. »
Beckett hocha la tête.
-« Je… Je veux dormir… Sans me réveiller te… Terrorisée et… Avoir à changer les draps… Tellement ils sont… Trempés ! »
-« Tu veux rester dormir ici ? Tu es en sécurité et en plus tu connais le loft… »
Se blottissant contre Castle, Beckett acquiesça et laissa le sommeil la gagner. Souriant, Castle se leva entrainant la jeune femme dans ses bras et la porta jusqu’à la chambre d’amis. Cependant, au moment où il allait la déposer sur le lit, Beckett s’agrippa désespérément à son partenaire.
-« Ne me laisse pas… S’il te plait… »
-« D’accord, » répondit Castle en enlevant délicatement la veste de Beckett. « Je reviens dans une minute le temps de changer de t-shirt. »
Cinq minutes plus tard, il se glissait sous les draps et, à peine avait-il posé sa tête sur l’oreiller que Beckett vint se blottir contre lui. Souriants, ils s’endormirent rapidement.
Chapitre 3 : Réveil
Le lendemain matin, en se réveillant, Alexis décida d’aller voir son père pour savoir comment allait Beckett mais trouva sa chambre vide. Fronçant les sourcils en ramassant le t-shirt abandonné sur le sol, elle se dirigea vers la chambre d’amis et entrouvrit la porte pour découvrir son père et Beckett blottis l’un contre l’autre sous les draps. Avec un sourire, Alexis s’apprêtait à quitter la pièce aussi vite qu’elle y était rentrée quand…
-« Tu voulais quelque chose Alexis ? »
-« Comment va-t-elle Papa ? »
-« Elle a réussi à dormir le reste de la nuit donc je dirai que c’est l’essentiel, » sourit Castle.
-« Et je suis persuadée que tu ne vois aucun inconvénient à l’avoir ainsi dans tes bras, » le taquina gentiment l’adolescente.
-« Humm… » râla Beckett en se repositionnant contre l’écrivain.
-« Je n’aurais jamais imaginé Kate Beckett… Câline ? » sourit Alexis. « je vous laisse avant qu’elle ne se réveille complètement.
Soudain Beckett se redressa d’un coup et fixa Castle les yeux écarquillés. Que faisait-elle dans un lit avec Castle ? Que faisait-elle dans cette pièce ? Chez Castle ? Et… Et que…
-« Alexis ? » demanda Beckett telle une biche prise dans les phares d’une voiture.
Soudain la mémoire sur les évènements de la nuit précédente lui revint d’un seul coup et Beckett ferma les yeux, enroulant ses jambes de ses bras. Castle s’assit à côté d’elle et posa une main sur son épaule.
-« Hey, Kate. Regarde-moi, » lui demanda Castle en plaçant deux doigts sous le menton de Beckett pour l’obliger à relever son regard. « Tu n’es pas faible et, si tu ne le souhaites pas, ce qui s’est passé ne sortira pas de ce loft. »
-« Je m’en veux tellement… »
-« De quoi ? »
-« Je vous laisse moi… » dit l’adolescente en se dirigeant vers la sortie.
-« Non Alexis ! Je te dois des excuses… » s’exclama Beckett en regardant la jeune fille. « Je n’aurai pas dû venir sans prévenir ton père. Je… »
-« Kate, je préfère que ce soit moi qui t’ai trouvé plutôt qu’un détraqué ! Et puis Papa n’était pas loin. »
-« Mais s’il n’avait pas été là… »
-« Grand-mère aurait été présente, » dit Alexis en s’asseyant à côté de Beckett sur le lit. « Tu as bien fait de venir et je ne veux pas que tu t’en veuilles. D’accord ? »
La jeune femme hocha la tête et sourit à l’adolescente avant de déposer un baiser sur sa joue.
-« Merci. »
-« Anytime, » répondit Alexis avant d’embrasser Beckett puis son père. « Je vous laisse sinon je vais être en retard pour les cours ! A ce soir ! »
-« Est-ce qu’elle vient de dire qu’elle allait être en retard en cours ? »
-« Oui. Pourquoi ? »
-« Parce que ça veut dire que je suis en retard au boulot ! » s’exclama Beckett en se levant. « Gates va me tuer ! En plus je dois passer chez moi pour me changer… »
-« Kate ! » intervint Castle en la retenant par le bras. « Laisse-moi te proposer quelque chose… Je ne t’oblige à rien à accepter bien sûr… »
-« Castle ! Split up ! »
-« Ok ! Ok ! Mon idée est la suivante : je sais que tu as tout un tas de jours de congés à prendre et je me disais qu’en poser quelques-uns… Ou au moins aujourd’hui ? Pourrait être une bonne idée… Non ? »
Tendu, Castle cherchait le moindre indice sur le visage de Beckett qui lui donnerait une idée de sa décision finale. Après quelques secondes qui semblèrent durer des heures, Beckett quitta la chambre pour rejoindre le salon et récupérer son portable. Lorsque Castle entra dans la cuisine, il surprit uniquement la fin de la conversation.
-« Oui. Merci Sir. Je lui dis de suite, » dit la jeune femme en raccrochant.
-« Alors ? »
-« Capitaine Gates m’a donné 15 jours et espère ne pas entendre parler de toi avant mon retour, » sourit Beckett.
-« Ça tombe bien, je ne comptais pas m’y rendre ! »
-« Ah oui ? Et que vas-tu faire pendant mes vacances ? »
-« La même chose que d’habitude… » répondit Castle avec son petit air charmeur.
Beckett le dévisagea avant de soupirer, résignée.
-« Alors, dis-moi Castle… Qu’allons-nous faire pendant ces 15 jours ? »
Chapitre 4 : Installation
-« Et si nous commencions par aller rassembler quelques affaires pour que tu t’installes ici ? »
-« Pardon ? Tu te moques de moi ? »
-« Kate, hier soir tu t’es réfugiée ici et je ne m’en plaindrais pas car c’était la meilleure chose à faire. Mais il faut que tu dormes et que tu te reposes… Je veux dire vraiment et sans cauchemar… » ajouta Castle voyant déjà la protestation dans le regard de sa partenaire. « Laisse-moi te poser une question : comment as-tu dormi entre le moment où nous nous sommes couchés et celui où nous nous sommes réveillés ? »
-« Bien… » avoua Beckett en attrapant une mèche de cheveux.
-« Alors pour le moment tu restes ici et, quand tu seras prête, tu rentreras chez toi. Il faut donc aller te chercher un minimum de vêtements et d’affaires personnelles… »
Beckett hocha affirmativement la tête avant de regarder sa tenue.
-« Euh… Castle ? »
-« Oui ? »
-« Je ne peux pas sortir comme ça… » fit Beckett en désignant son pyjama. « Tu aurais quelque chose pour moi ? »
-« Je te prépare tout de suite ça. Et pendant que tu seras sous la douche, je déposerai des vêtements sur mon lit. »
-« Merci. »
Beckett disparut dans la salle de bain attenante à la chambre principale et, lorsqu’elle en ressortit, elle découvrit une pile de vêtements qui l’attendait. Elle s’en approcha et découvrit un pantalon de sport d’Alexis avec une chemise de son père. Elle les enfila et retrouva Castle dans le salon avec son ordinateur.
-« Je suis prête. »
-« Alors on y va. J’ai pris ma douche dans la salle de bain de la chambre d’amis. »
Une heure plus tard, ils étaient de retour au loft et Beckett prenait possession de la chambre d’amis, Castle ayant insisté pour qu’elle range ses affaires dans les placards. Lorsqu’elle redescendit, elle sourit en découvrant son partenaire aux fourneaux, se dandinant au gré de la musique. Beckett s’adossa contre la rambarde de l’escalier et observa, détailla Castle de pied en cape.
-« Quand tu auras fini de me fixer, tu pourrais peut-être m’aider ? » ironisa Castle sans même faire face à Beckett qui rougit légèrement à ce commentaire.
-« Et que veux-tu que je fasse exactement ? »
-« Hum… Surveiller la sauce ? »
-« Ça devrait être dans mes cordes… » le taquina Beckett. « Et sinon, on va rester engluer ici pendant toutes mes vacances ? »
-« Tout dépend de comment tu te sens… »
-« Que veux-tu dire par là ? »
-« Tu te sens en sécurité ici et, tant que tu auras besoin de ça, on restera ici. Cependant, si tu t’en sens capable et que tu dors bien, j’ai une petite idée pour une escapade hors de Big Apple… »
-« Et c’est ? » demanda Beckett curieuse.
-« Mon chalet dans les Hampton… »
-« Vous voulez m’emmener dans votre chalet ? » s’étonna Beckett.
-« Ce n’est pas quelque chose de nouveau Kate… Si je me souviens bien, vous aviez refusé mon invitation il y a presque un an et demi… »
-« Si seulement vous saviez… » soupira la jeune femme en se concentrant sur la sauce.
Castle fronça les sourcils mais décida de ne pas pousser pour le moment. Cependant, il savait qu’il reviendrait rapidement sur le sujet… Ils passèrent à table et choisir un sujet « neutre », dans leur zone de confort, à savoir discuter de leur partenariat. Une fois la cuisine rangée, ils s’installèrent avec une tasse de café sur le canapé du salon, se faisant face. Lorsqu’Alexis rentra de ses cours, elle les trouva toujours au même endroit, à se remémorer les affaires sur lesquelles ils avaient travaillé ensemble depuis leur début.
-« Et bien je vois que tout va bien ici ! » s’exclama la jeune fille.
-« Hey Pumkin ! La journée a été bonne ? »
-« Comme toujours Papa, » sourit l’adolescente. « Et sinon Kate, comment vas-tu ? »
-« Bien merci grâce à ton père, ta grand-mère et toi. Merci encore de m’accueillir chez vous… »
-« C’est normal. Et puis je sais que tu ferais la même chose si quelque chose arrivait à l’un d’entre nous. Allez, j’ai des devoirs à faire moi. A plus ! »
Alexis disparut dans les escaliers avant de crier à son père depuis le palier.
-« Au fait Papa, Grand-Mère ne rentrera que tard ce soir. Pas avant 23h d’après ce qu’elle m’a dit dans son message. »
Chapitre 5 : Premières révélations
-« C’est moi ou ta famille fait tout pour nous laisser seuls ? »
-« J’ai comme l’impression que tu n’as pas tort, » sourit Castle.
Le visage de Beckett se ferma un instant et son partenaire remarqua tout de suite le changement.
-« Tu veux en parler ? »
Une larme s’échappa et coula le long de la joue de Beckett. Castle s’approcha d’elle et essuya tendrement sa joue à l’aide de son pouce. Sans un mot, il la prit dans ses bras et la brunette s’accrocha à lui désespérément. Le silence se fit mais l’écrivain décida de ne pas le briser sachant que sa compagne parlerait lorsqu’elle serait prête. Au bout de quelques minutes, Beckett enfonça un peu plus son visage dans le cou de Castle.
-« Quand je te l’aurais dit, tu vas me détester et ne plus jamais vouloir me revoir… » murmura la jeune femme.
-« Kate, » tenta de la rassure Castle. « Je peux être en colère, déçu, mais je ne pourrais jamais, tu m’entends bien, JAMAIS ne plus jamais te revoir. Je t’ai déjà promis que je serais toujours là… »
-« Tu me le promets ? » demanda Beckett en relevant la tête pour plonger son regard dans celui de son partenaire.
-« Always. »
-« Je… Je t’ai menti… »
-« Tu quoi ? » s’étonna Castle.
-« Je t’ai menti, » souffla une nouvelle fois Beckett les yeux plein de larmes.
Cet aveu faisait mal à Castle mais il avait l’intuition que, lorsqu’il serait à quel sujet elle lui avait menti, il aurait encore plus mal…
-« A quel sujet ? » demanda-t-il tout de même.
-« Je me souviens… Je me souviens de… De tout, » finit par lâcher Beckett.
Ce que la jeune femme lut dans le regard de son ami la fit souffrir encore plus que cette balle quelques mois plus tôt… Et lorsque l’écrivain se détacha d’elle pour se lever, elle ne put empêcher son cœur de se briser. Cherchant à rassembler les morceaux épars, elle remonta ses jambes sur le canapé et encercla ses genoux de ses bras.
-« Laisse-moi au moins t’expliquer… » souffla Beckett en cherchant le regard de son ami.
-« Qu’y a-t-il à expliquer Beckett ? Que mes sentiments pour toi ne sont pas réciproques ? Je ne suis plus un gamin, je peux entendre ce genre de chose tu sais… » lança Castle en se servant un vers de Bourbon au bar et faisant tout pour éviter son regard. « Même si ça fait mal… »
-« Si tu me laissais parler et si tu m’écoutais, tu… Tu n’aurais peut-être pas aussi mal… » répondit Beckett en étouffant un sanglot, les larmes ravageant son visage.
Intrigué malgré lui, Castle se retourna pour lui faire face.
-« Que veux-tu dire ? »
-« Je… J’ai gardé le silence parce que j’avais peur… J’étais terrifiée… Et je le suis toujours d’ailleurs… »
-« Mais de quoi as-tu si peur ? » demanda Castle en réduisant la distance entre eux pour s’agenouiller devant elle, ses main sur ses genoux.
-« De me laisser aller à ce que je ressens… De laisser tomber ma mère… De ne pas être digne de toi… » répondit Beckett en posant son front sur ses genoux pour se dérober à son regard.
-« Kate, regarde-moi, » dit Castle en s’asseyant à côté d’elle et la prenant dans ses bras. « S’il te plait, regarde-moi… »
Après de longues minutes d’attente silencieuse, Beckett finit par accéder à la requête de l’écrivain et plongea un regard incertain dans celui bleu de son partenaire.
-« Je ne peux rien te dire à propos du fait de te laisser aller mais je peux t’affirmer deux choses : la première c’est que, quoi qu’il arrive, tu ne laisseras jamais tomber ta mère car elle fait partie de toi. Et la seconde c’est que tu n’as pas à rougir de ce qui nous arrive. Tu es celle qui a ravi mon cœur, celle qui me rend heureux, celle que je ne mérite pas vraiment mais aussi celle que je serai prêt à regarder partir auprès d’un autre si c’est ce qui la rend vraiment heureuse… Je t’aime Kate et je n’ai pas honte à l’avouer. Je ne veux plus non plus le cacher car je sais ce que c’est que d’avoir le cœur brisé parce que celle que j’aime de tout mon cœur risque de mourir sans avoir jamais sue à quel point elle était tout pour moi… Je n’attends rien de toi en retour à cette déclaration. Tu sais que, lorsque tu te sentiras prête, je serai toujours là pour toi… Always. »
-« Donne-moi un petit peu de temps Rick… »
-« Tout le temps que tu voudras... »
-« Merci, » répondit Beckett en déposant un doux baiser au coin des lèvres de Castle.
C’est ce moment que choisit Alexis pour descendre en dévalant l’escalier, ayant compris que la conversation entre son père et son amie étaient riche en émotions et qu’ils avaient besoin d’alléger l’atmosphère.
-« Papa, qu’est-ce qu’on mange ce soir ? J’ai faim moi ! »
Chapitre 6 : Soirée
-« Alexis ! » s’exclama Rick en roulant des yeux et en resserrant son étreinte autour de Beckett qui tentait de s’éloigner de lui.
-« Oups ! Je dérange peut-être… » sourit la jeune fille. « Oh mais ne bouge pas Kate, je sais à quel point Papa est confortable et ça ne me gêne absolument pas. Tu fais partie de la famille ! Sur ce, que diriez-vous de commander chinois ? »
Beckett s’apprêtait à remercier Alexis quand Castle la coupa.
-« Ce n’est pas nécessaire, elle le pense vraiment et depuis quelques temps déjà… Depuis que Mère et moi sommes sortis vivants de cette banque en fait… »
Beckett se dégagea des bras de Castle pour son plus grand désespoir et s’approcha de l’adolescente qu’elle prit affectueusement dans ses bras.
-« Même si ton père pense que ce n’est pas nécessaire, merci… » souffla Beckett émue à l’oreille de la jeune fille.
-« De rien… Tu sais, même si j’ai peur pour Papa, j’ai aussi peur qu’il t’arrive quelque chose… Papa est malheureux sans toi et je ne veux plus jamais vivre ce que j’ai vécu quand tu ne l’as pas appelé après ta blessure… Je t’en ai voulu très fort car il était dans un état déplorable… Ce n’était plus le même… Et puis tu es venue le chercher et Papa m’a expliqué qu’il était à nouveau heureux. Quand tu les as sorti de cette banque en vie, j’ai compris que toi aussi tu tenais beaucoup à lui et à Grand-Mère. »
-« Je ne sais pas ce que je serais devenue sans ton père… En tout cas, pas celle que je suis aujourd’hui… Je tiens énormément à lui Alexis et à ta Grand-Mère et à toi aussi d’ailleurs… Je ne supporterais pas qu’il vous arrive quelque chose… »
-« C’est pour ça que je dis que tu fais partie de la famille Kate ! Tu t’inquiètes plus pour moi que ma mère ou Gina… Je les aime bien mais toi c’est différent… »
-« Merci, » sourit Kate en déposant un baiser sur la joue d’Alexis. « Ça compte énormément pour moi. »
Les deux femmes se séparèrent et Castle vint les rejoindre les entourant de ses bras.
-« Bon et si on commandait chez le chinois maintenant ? »
Beckett leva les yeux au ciel tandis qu’Alexis donnait un coup de coude à son père.
-« Quoi ? » demanda-t-il avec son air de grand gamin.
-« Rien, » répondirent en chœur les deux femmes.
Deux heures plus tard, ils étaient tous les trois avachis, le couple sur le canapé et l’adolescente sur le fauteuil à côté devant Baby Sittor. Les filles s’endormaient doucement aussi Castle éteignit le vidéoprojecteur et ramassa les déchets de leur diner.
-« Allez les filles, au lit ! » s’exclama l’écrivain en claquant dans ses mains.
-« Bonne nuit Papa, » dit Alexis en se levant pour embrasser son père. « Bonne nuit Kate. »
-« Bonne nuit Pumpkin. Allez Kate, tu seras bien mieux dans ton lit et dans un pyjama… »
-« Humm… » râla Beckett en s’installant un peu mieux sur le canapé maintenant que la place était complètement libre.
-« Kate, si tu ne te bouges pas, je vais être obligé de te porter ! » menaça Castle avec un fin sourire.
-« Essaye un peu pour voir, » maugréa la jeune femme.
-« D’accord, » répondit l’écrivain en attrapant une main de ses mains pour l’attirer à lui et la prit dans ses bras.
-« Castle ! »
-« Je t’avais prévenu ! Maintenant tiens-toi tranquille pendant qu’on monte ! »
Sentant que Castle ne lâcherait pas le morceau, Beckett accepta son sort et s’agrippa à la taille de son partenaire qui l’avait « chargée » tel un sac à patates. Arrivés dans la chambre d’amis, il la balança sur le lit et Beckett explosa de rire.
-« Toi Tarzan, moi Jane ? » demanda-t-elle sarcastique.
-« Je croyais que tu étais Starsky et moi Hutch ? » répondit Castle avec un immense sourire.
-« Très drôle… »
-« Bon, je te laisse. Bonne nuit. »
-« Bonne nuit et merci pour tout Rick. »
-« Anytime, » répondit Castle en déposant un baiser sur la joue de Beckett. « Si tu as besoin de quoique ce soit, tu sais où se trouve ma chambre. N’hésite surtout pas, d’accord ? »
-« Merci, » sourit Beckett en embrassant son partenaire au coin des lèvres.
Tout sourire, Castle quitta la chambre pour rentrer dans la sienne et, trente minutes plus tard, tout le monde dormait dans le loft. Dans la chambre d’amis, Beckett s’était endormie en position fœtale enserrait son exemplaire de Heat Rises contre sa poitrine. Un fin sourire se dessinait sur ses lèvres jusqu’à ce qu’une ombre passe…
Chapitre 7 : Cauchemars
Quelques heures plus tard, Beckett s’agitait de plus en plus dans son sommeil au fur et à mesure que ses démons prenaient possession de son esprit. Lorsqu’enfin elle se réveilla, elle était de nouveau en sueur et ses draps étaient trempés. Soupirant de frustration, elle se leva et fila sous une douche pour se délasser avant d’enfiler des vêtements secs. Une fois rafraichie, elle revint dans sa chambre et observa son lit.
-« Je déteste être comme ça, » pesta Beckett contre sa faiblesse.
Elle ramassa son ouvrage de Heat Rises et le serra contre elle ce qui lui apporta un minimum de réconfort. Soupirant une nouvelle fois, elle prit sa décision et, d’un pas hésitant, elle sortit de sa chambre pour s’arrêter devant la porte close de celle de Castle. Incertaine, elle hésitait lorsqu’elle sentit une présence derrière elle. Elle se retourna lentement et tomba nez à nez avec la mère de son partenaire.
-« Kate ! Oh Darling… » s’exclama Martha en voyant la détresse dans le regard de la jeune inspectrice et la prenant dans ses bras. « Tout va bien se passer ma chère… »
Beckett étouffa un sanglot en enfouissant son visage dans le coup de la femme.
-« Elle me manque… » souffla la voix défaite de Beckett.
-« Qui te manque Darling ? »
-« Ma… Ma mère… » répondit la brunette en s’agrippant à Martha. « Son odeur, sa voix, son étreinte… Elle me manque… »
-« Elle te manque peut-être physiquement mais je suis persuadé que Johanna Beckett est à tes côtés tous les jours que Dieu fait et qu’elle est très fière de toi ! »
Martha berça la jeune femme un moment avant de se détacher d’elle doucement, la prenant par les épaules.
-« File le rejoindre maintenant. Lui seul peu t’aider vraiment… » dit Martha en souriant.
Beckett ouvrit de grands yeux surpris, dévisageant la femme qui lui faisait face.
-« Ne prends pas cet air Kate. J’ai compris depuis longtemps que Richard et toi étiez fait l’un pour l’autre et cela ne me dérange absolument pas du moment que vous êtes heureux. Maintenant va et repose-toi. Tu en as besoin. »
Martha obligea Beckett à se retourner pour faire de nouveau face à la porte close de la chambre de son fils puis disparut derrière la sienne. La jeune inspectrice hésita encore un instant avant de poser la main sur la poignée de la porte et de, très doucement, l’ouvrir. Elle jeta un coup d’œil à l’intérieur et ne put s’empêcher de sourire à la vision de son partenaire : endormi, il avait encore plus l’air d’un gamin heureux ! Beckett pénétra dans la pièce sur la pointe des pieds avant de se figer, voyant Castle bouger et se redresser.
-« Kate ? » appela-t-il doucement. « C’est bien vous ? »
-« Je… J’ai fait un cauchemar… » avoua la jeune femme en baissant la tête.
-« Viens, » dit l’écrivain en se décalant pour faire de la place à sa partenaire.
Sans un mot, Beckett s’approcha et se glissa sous les couvertures, son livre toujours serré contre elle. En voyant cela, Castle sourit.
-« Tu sais, tu pourrais peut-être poser Heat Rises sur la table de chevet maintenant que tu es avec moi ? » proposa l’écrivain.
La jeune femme s’exécuta et reprit sa place sur son oreiller.
-« Tu veux en parler ? »
-« C’est toujours plus ou moins la même chose… Des flashs… L’angoisse qui monte… » répondit Beckett en étouffant un sanglot.
-« Viens-là, » dit Castle en prenant la jeune femme contre lui.
Il sourit lorsqu’elle se blottit un peu plus contre lui, poussant un soupir de soulagement.
-« Il faudra que tu m’expliques un jour comment tu fais… »
-« Comment je fais pour quoi ? » s’étonna l’écrivain.
-« Comment tu fais pour réussir à m’apaiser en un instant… Un regard, un sourire, un geste suffit… Je me sens bien, protégée… Grr ! Ce que je n’aime pas ce mot ! Comme si j’avais besoin d’être « protégée » ! Je ne suis plus une enfant ! »
-« Non mais tu as besoin de te sentir en sécurité, comme tout le monde… Et si je peux t’aider à ce sujet, alors tu m’en vois ravi. »
-« Mais comment tu fais ? » demanda Beckett en relevant la tête pour plonger son regard dans celui de Castle.
-« Même si je le savais, je ne te le dirai pas ! »
-« Pourquoi ? » bouda la jeune femme.
-« Parce que je ne veux pas perdre mon don ! Il est trop précieux à mes yeux. »
Beckett se rallongea contre Castle et se laissa bercer par sa respiration calme. Elle sentit ses dernières angoisses s’échapper et un sourire naquit sur ses lèvres. Oserait-elle se dévoiler ? Oserait-elle écouter son cœur à la place de sa raison ? Qu’avait-elle à craindre ?
Chapitre 8 : Se dévoiler
Au moment où Morphée allait avoir raison de Castle, la timide voix de Beckett s’éleva dans la pièce.
-« Au début, je t’ai détesté… Tu m’agaçais avec tes airs de gamin ravi, tes idées tordues… Et puis tu as réussi, à force de petites attentions, à briser peu à peu ma carapace… A t’insinuer au plus profond de moi, même si je refusais de l’admettre… Quand je me suis décidée à écouter mon cœur et qu’il s’est retrouvé en miettes à cause de toi, j’ai décidé de ne plus l’écouter et de rester rationnelle en toute circonstance… Qu’écouter son cœur ne conduit qu’à la souffrance… »
Castle manqua de s’étouffer en entendant l’aveu de Beckett et se redressa pour la regarder attentivement.
-« Kate… » appela l’écrivain en cherchant son regard. « Quand t’ai-je fait souffrir ? »
L’inquiétude sincère qui perlait dans la voix de son partenaire toucha Beckett au plus profond d’elle-même. Maintenant qu’elle avait commencé à se dévoiler, elle devait aller jusqu’au bout de sa démarche…
-« Tu te souviens, il y a de cela 1 an et demi, lorsque tu m’as proposé de passer un week-end avec toi dans ton chalet des Hampton ? »
Castle acquiesça attendant fébrilement la suite.
-« A la fin de l’enquête, quand nous célébrions sa clôture, j’ai demandé à te parler en privé. J’avais des choses importantes à te dire mais, avant que j’ai réussi à trouver les bons mots, ton ex est arrivée et tu m’as annoncé que vous partiez passer tout l’été dans les Hampton ensemble… A ce moment-là, mon cœur s’est brisé… J’ai cru que j’allais m’effondrer sur place mais j’ai tenu bon… J’ai tenu bon jusqu’à chez moi mais personne ne m’a vu pendant trois jours… Il a fallu que Lanie vienne me sortir de ma léthargie avec une affaire bien compliquée… »
-« Kate, que voulais-tu me dire ce jour-là ? » demanda Castle en ayant peur de deviner.
-« Que je venais de rompre avec mon petit ami et que j’avais décidé d’accepter ta proposition… » souffla tout doucement la jeune femme. « Que je ne sais pas où cela nous aurait mené mais j’avais envie de tenté le coup… »
-« Oh mon Dieu ! Mais qu’ai-je fait… » soupira l’écrivain, une culpabilité évidente dans la voix.
-« Tu ne pouvais pas savoir Rick… Personne n’aurait pu savoir… » dit la jeune femme en se calant un peu plus contre Castle.
-« Y a-t-il d’autres moments où je t’ai fait souffrir ? » demanda Castle inquiet.
-« Surement beaucoup moins que toutes les fois où moi je t’ai fait souffrir… »
-« Ca n’a pas d’importance ça Kate. Je t’aime et je sais ce que je risque dans l’histoire. »
-« Ton cœur… »
-« Peut-être mais ça en vaut le coup. Je t’aime tellement Kate… »
-« Tu sais que je te l’ai presque dit une fois ? »
-« Dis quoi ? »
-« Que je t’aimais. »
-« Quand ? » demanda Castle en couvrant de grands yeux surpris.
-« Tu te souviens lorsque nous nous sommes retrouvés enfermés dans ce conteneur frigorifique ? » demanda Beckett avant de poursuivre après l’avoir senti acquiescer. « Juste avant de perdre connaissance, j’ai commencé à te le dire mais je n’ai pas réussi à terminer ma phrase. »
-« Alors je n’avais pas rêvé… »
-« Rick, je ne veux plus revivre l’angoisse de te savoir en danger sans avoir pu te dire ce que je ressens ! Je ne veux plus me retenir quand je veux te serrer fort contre moi… Une fois, je me suis laisser aller à le faire et c’était magique ! »
-« Quand ? »
-« Après que tu aies si brillamment désamorcé cette bombe nucléaire, » sourit Beckett en déposant sa main sur le cœur de son compagnon. « Il y a aussi autre chose que je veux revivre encore et encore… »
-« Quoi ? »
-« Les sensations que le baiser que nous avons échangé pour distraire le garde il y a peu ont déclenchées en moi, » répondit la jeune femme en se redressant pour se perdre dans le regard de Castle.
-« Ce baiser, c’était… Wow ! Encore aujourd’hui je ne trouve pas d’autres mots… »
-« Je confirme et je n’ose imaginer ce qu’un baiser, un vrai baiser où j’en oublie ce qui m’entoure, pourrait déclencher en moi… Un raz de marée surement… » dit Beckett en se mordant délicatement la lèvre inférieure, un sourire dans les yeux.
-« Kate… »
-« J’ai toujours aussi peur et je ne peux pas t’affirmer que je ne vais pas avoir envie de fuir mais… » commença Beckett en prenant une profonde inspiration. « Je t’aime Rick, je t’aime et ça me terrifie… »