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Série : Castle
Création : 11.12.2011 à 14h45
Auteur : Lilou004
Statut : Abandonnée
« Une histoire Caskett où Beckett ne ressemble pas vraiment à la Beckett de la série... » Lilou004
Cette fanfic compte déjà 188 paragraphes

Je tiens à préciser que le chapitre suivant contient un passage explicite plus connu sous le nom de NC-17. Le contenu pourrait donc choquer les plus jeunes.
Par avance merci de respecter cet avertissement si nécessaire.
Chapitre 9 : Ames sœurs
-« Je ferai tout pour toi, » souffla Castle avant de combler la distance qui les séparait pour déposer un chaste baiser sur ses lèvres.
Mais cela ne suffit pas à Beckett qui approfondit leur baiser en se blottissant contre le corps puissant de son partenaire. Leurs mains ne restèrent pas inactives, partant à la découverte du corps si souvent fantasmé de l’autre. De longues minutes plus tard, ils se séparèrent à bout de souffle mais laissèrent leurs fronts l’un contre l’autre.
-« Je t’aime Kate… »
-« Moi aussi je t’aime Rick, » répondit Beckett en étouffant un bâillement.
Castle sourit et la prit étroitement contre lui. La jeune femme glissa alors une main sous le t-shirt de l’écrivain et entreprit de dessiner des arabesques sur son torse, cherchant à en connaitre les moindres aspects. Ne souhaitant pas être en reste, la main de ce dernier se faufila sous le top de Beckett et il ne put retenir le gémissement de plaisir qui s’échappa de ses lèvres.
-« Dieu que ta peau est douce… »
-« Tu n’es pas mal non plus, » rougit Beckett en enfouissant son visage dans le creux du cou de Castle.
Poussant plus loin leurs explorations, le tout jeune couple se trouva vite entravé par leurs vêtements aussi Castle se redressa et, d’un geste fluide, envoya valser son t-shirt. Beckett se mordit la lèvre inférieure à la vue de ce corps si longtemps désiré uniquement vêtu de son fameux caleçon hors de prix… Curieuse quant à sa texture et surtout quand à sa « douceur » si plébiscitée par son partenaire, la jeune femme posa timidement le bout d’un de ses doigts sur sa hanche recouverte. Un immense sourire fendit son visage ce qui intrigua Castle.
-« Un problème ? »
-« Non, je vérifiais tes dires et je dois avouer que ton boxer est particulièrement agréable au toucher… »
Castle éclata de rire avant de fondre sur les lèvres de sa compagne pour un baiser passionné. Il glissa ses deux mains sur la peau de son dos et protesta quand elle se détacha de lui.
-« N’aie pas peur, je ne m’enfuis pas… » souffla Beckett en retirant son pantalon suivi de son top, ne restant qu’en culotte devant l’homme qui détenait son cœur.
Intimidée malgré tout et peu certaine de sa féminité, elle pencha la tête, se cachant derrière le rideau de ses cheveux mais Castle ne la laissa pas faire. Il releva son visage de son index tout en l’admirant, les yeux pétillants.
-« Tu es magnifique Kate ! Superbe… » murmura-t-il les yeux dans les siens.
Il alla ensuite capturer ses seins dans la coupe de ses mains et la jeune femme réagit au quart de tour, se cabrant pour accentuer le contact. Lorsqu’il passa doucement le bout de ses pouces sur les tétons de la jeune femme, ceux-ci se tendirent fièrement et Beckett ne put retenir un gémissement de bonheur.
-« Rick… »
Baisers et caresses s’enchainèrent jusqu’à ce qu’ils calment le jeu d’eux-mêmes et que Beckett reprenne sa position dans les bras de Castle.
-« Si tu savais comme je t’aime… Merci de me laisser du temps… »
-« Je n’ai pas envie de précipiter les choses Kate… Et puis on n’est plus à quelques jours ou quelques semaines maintenant. »
La jeune femme déposa un tendre baiser sur le torse de son partenaire et ferma les yeux. Cependant l’écrivain se rendit rapidement compte que quelque chose n’allait pas.
-« Qu’est-ce qui se passe Kate ? »
-« C’est frustrant, » souffla Beckett. « Je suis fatiguée, j’ai sommeil et je suis dans les bras de l’homme que j’aime mais je sens que je ne vais pas réussir à m’endormir… Trop de choses se bousculent dans ma tête… »
-« Je peux faire quelque chose ? » demanda Castle.
-« Rien malheureusement… Je n’ai jamais réussi à trouver le bouton ‘pause’ de mon cerveau et mon père non plus… »
-« Et si je te proposais quelque chose pour te changer les idées ? »
-« Quoi donc ? »
-« On pourrait descendre regarder la fin du film de tout à l’heure ? Ça te détendrait, non ? »
-« Bonne idée, » répondit Beckett en se levant et enfilant le t-shirt de Castle.
-« Hey ! C’est à moi ça ! »
-« Plus maintenant ! » répondit la jeune femme mutine avant de quitter prestement la chambre.
Castle sourit avant de la suivre en bas. Le couple s’installa confortablement sur le canapé du salon, blotti dans les bras l’un de l’autre face à l’écran. Castle attrapa le plaid et les recouvrit, encerclant la taille de Beckett de manière possessive. Cette dernière sourit en accentuant le contact de son dos avec le torse de son homme. Son homme… Décidément elle aimait ce nouveau tournant dans sa vie pensa-t-elle en attrapant la télécommande sur la table du salon et enclenchant la lecture du DVD. Moins de dix minutes plus tard, Morphée les avait rattrapés et enveloppés de ses bras.
Chapitre 10 : Un matin plein de surprises
-« Grand-Mère, tu as vu Papa et Kate ? Ils ne sont pas dans leurs chambres… »
-« Même pas dans celle de ton père ? »
-« Serais-tu quelque chose que j’ignore ? » fit Alexis intriguée.
-« Cette nuit Kate a rejoint ton père et j’espère qu’il a trouvé les bons mots… »
-« D’autres cauchemars ? »
-« Oui mais elle m’a aussi parlé de sa mère… » répondit Martha en descendant avec sa petite-fille.
-« Ah, je crois qu’on les a retrouvés, » sourit l’adolescente en découvrant l’écran sur lequel le menu du DVD tournait en boucle.
Les deux jeunes femmes s’approchèrent du canapé et sourirent devant le tableau qui s’offrait à elles. La couverture avait légèrement glissée ainsi elles voyaient leurs tenus et leur position. Elles sourirent en voyant Beckett bouger, se repositionner contre Castle et prendre sa main dans la sienne sur son ventre. Ses yeux papillonnèrent et elle les ouvrit pour découvrir les deux rouquines qui les observaient.
-« Bonjour, » fit Beckett rougissant et enfouissant son visage dans les cousins du canapé.
-« Tu n’as pas à rougir Darling. Bienvenue dans la famille ! Je veux dire officiellement… »
-« Martha, » grogna Kate ce qui fit exploser Alexis de rire.
-« Bon je vais aller préparer le petit déjeuner, tu viens Alexis. Laissons ton père et sa petite-amie se réveiller doucement, » dit Martha en se dirigeant vers la cuisine.
-« J’arrive, » répondit Alexis avant de se tourner vers Kate et son père. « Tu sais, tu le rends heureux comme jamais… Il n’a jamais été aussi détendu qu’en ce moment avec toi dans ses bras. Il a beaucoup changé depuis qu’il te connait et tu es tout le temps géniale avec moi… Tu as été plus présente pour moi que ma propre mère et que ma première belle-mère et je te remercie pour ça. »
-« Merci Alexis… Je ne sais pas quoi te dire… En tout cas, si tu as besoin de quoi que ce soit, tu sais que tu peux toujours me joindre. »
-« Tu es géniale, tu le sais ça ? »
-« Alexis… »
-« Dis-moi… Tu crois qu’on pourrait se faire une virée shopping entre filles ensemble ? »
-« Avec plaisir mais, si tu veux bien, on en reparle un peu plus tard ? » supplia Beckett mal à l’aise à cause de sa tenue.
-« Bien sûr, » répondit Alexis avant de filer dans la cuisine.
Beckett reporta alors son attention sur Castle et se tourna doucement pour lui faire face.
-« Bonjour, le spectacle t’a plu ? » ironisa Beckett.
-« Comment as-tu su que j’étais réveillé ? » demanda Castle en ouvrant les yeux et resserrant son emprise autour de sa taille.
-« Je te rappelle que je suis flic, » sourit la jeune femme.
-« Et la belle inspectrice de mon cœur va-t-elle m’accorder un baiser pour me souhaiter une bonne journée ? »
-« Hum… Je ne sais pas… » le taquina Beckett avant de reprendre en voyant l’angoisse se dessiner sur le visage de l’écrivain.
Levant les yeux au ciel, la jeune femme réduisit la distance entre elle et lui pour déposer ses lèvres sur celle de son partenaire et partager avec lui un baiser passionné. Rassuré, Castle prit la jeune femme sur lui tout en caressant son dos par-dessous son t-shirt.
-« Rick… Je te signale que ta mère et ta fille sont réveillées et dans la cuisine… »
-« Et alors ? Où est le problème ? » répondit l’intéressé avec un sourire taquin.
-« Richard Castle ! » s’exclama Beckett en se redressant.
-« Mais… Kate ! Rends-moi le plaid ! » s’écria Castle en s’asseyant sur le canapé.
En effet, Beckett s’était levé d’un geste souple entrainant avec elle la couverture, lui tirant la langue au passage.
-« Si tu as froid, monte te changer, » l’asticota gentiment Beckett.
-« Kate ! »
Castle partit à la poursuite de Beckett dans l’escalier et ne put s’empêcher de sourire lorsqu’elle lui fit face pour lui tirer une nouvelle fois la langue avant de claquer la porte de la chambre d’amis. Décidément, il aimait beaucoup ce côté insoupçonné de la personnalité de sa coéquipière.
Un quart d’heure plus tard, ils pénétraient ensemble dans la cuisine, douchés et habillés de frais.
-« Vous allez faire quoi alors aujourd’hui ? » demanda Alexis avec un sourire.
-« J’aimerai emmener Rick dans un endroit qui m’est cher… » répondit Beckett en se mordant la lèvre inférieure.
-« Ah oui ? Et où ? » questionna Castle intrigué.
-« Tu verras bien… » répondit la jeune femme mystérieuse.
Chapitre 11 : Johanna
Deux heures plus tard, Beckett se garait devant une section de pelouse bien entretenue du cimetière de Flushing dans le Queens. Castle avait deviné le lieu si précieux où elle l’emmenait à partir du moment où ils avaient franchi les grilles du cimetière. Il en était particulièrement touché et attendait qu’elle le guide à son rythme.
-« Tu viens ? »
-« Je te suis, » sourit Castle en prenant la main qu’elle avait tendue vers lui.
En silence, elle avança jusqu’à un arbre à côté duquel il aperçut une stèle sur laquelle était inscrit :
Johanna Beckett
1958 - 1999
Beloved Mother and Wife
Beckett s’agenouilla et déposa un baiser sur le bout de ses doigts avant de caresser doucement la stèle de pierre avec.
-« Bonjour Maman. Je suis venue aujourd’hui pour te présenter en personne quelqu'un dont je te parle depuis quatre ans maintenant… Rick ? »
Castle s’approcha doucement et s’agenouilla à côté de la jeune femme. Il posa sa main à côté de celle de Beckett.
-« Maman, laisse-moi te présenter Richard Castle. »
-« Bonjour Madame Beckett. C’est un véritable honneur de vous rencontrer enfin. Vous avez une fille formidable vous savez ? Vous pouvez être fière d’elle et de la femme qu’elle est devenue… »
-« Rick… » murmura Beckett embarrassée.
-« Quoi ? Je ne dis que ce que je pense. Ta mère a le droit de savoir quelle merveilleuse femme tu es. A quel point tu fais battre mon cœur… »
Castle s’assit dos à l’arbre et Beckett vient se blottir dans ses bras.
-« Tu vois Maman, cet homme a réussi à faire tomber les barrières derrière lesquelles je me suis réfugiée à ta mort et il me rend heureuse… J’ai toujours aussi peur mais j’ai envie de tenter le coup. Ma blessure m’a obligé à voir les choses autrement… »
Beckett se blottit un peu plus contre le torse de Castle qui l’enveloppa de ses bras.
-« Tu sais c’est la première fois où je me sens en paix en venant te voir… Je crois que ça a quelque chose à voir avec Rick… Pourtant, au début, je l’ai détesté mais il a su pénétrer dans mon cœur petit à petit… At times he’s like a nine year old on a sugar rush. Totally incapable of taking anything seriously! Mais je l’aime comme ça… »
Après avoir déposé un baiser dans les cheveux de Beckett, Castle se détacha d’elle et se leva.
-« Hey ! Tu vas où comme ça ? »
-« Donne-moi une demi-heure, je reviens. Et puis comme ça tu pourras parler tranquillement avec ta mère. »
-« Merci Rick. Pour tout… »
-« Always. »
Castle disparut et Beckett se retourna vers la stèle de sa mère.
-« Je ne sais pas comment il fait, il sait toujours ce dont j’ai besoin et fait en sorte de me l’apporter avant même que je m’en rende compte… J’ai peur de… De te laisser tomber en vivant ma vie mais, en en discutant avec mon psy, il m’a posé une question qui m’a perturbée… Et si au fond c’était moi que je laissais tomber ? »
Beckett resserra ses bras contre elle et garda le silence pendant un long moment.
-« J’ai envie d’être heureuse tu sais… Je sais aussi que Papa souhaite que je le sois et je crois qu’il a compris avant moi que Rick était celui qui me rendrait heureuse… Tu sais qu’il veut créer une bourse Johanna Beckett en ton honneur… J’espère secrètement qu’il le fasse même si le jour où il m’en a parlé j’ai mal réagi. »
La jeune femme sourit à ce souvenir, heureuse d’en être arrivée là où elle était aujourd’hui… Heureuse d’avoir suffisamment lâché prise pour oser se donner une chance avec Richard Castle… L’homme de ses pensées se matérialisa alors à côté d’elle avec un sourire espiègle.
-« Qu’est-ce que tu manigances encore Rick ? »
-« Je me suis dit que je ne pouvais pas me présenter devant ta mère pour la première fois avec les mains vides alors je suis allé chercher ça… » sourit Castle en sortant un magnifique bouquet de roses rouges de son dos. « Je me suis dit qu’elle les méritait… Au moins pour avoir mis au monde la merveilleuse jeune femme que tu es. »
Beckett leva les yeux au ciel et se mordit l’intérieur des joues pour s’empêcher de sourire pendant que Castle déposait ses fleurs au pied de la stèle avant de reprendre sa place contre l’arbre. A peine assis, Beckett s’installa entre ses bras et déposa un baiser sur ses lèvres.
-« Merci… »
-« Pourquoi ? Je n’ai rien fait… »
-« Tu m’as laissé du temps seule avec ma mère et tu lui as apporté des fleurs. Ça me touche beaucoup. »
-« C’est ta mère et je sais à quel point elle compte pour toi Kate. C’est normal. »
La jeune femme remercia d’un sourire son compagnon avant de refaire face à la stèle de sa mère. C’est alors que son regard accrocha quelque chose de bizarre.
-« Rick, tu as vu ? » s’inquiéta Beckett.
-« Qu’est-ce que c’est ? » demanda Castle en se levant.
-« Je ne sais pas mais je pense que tu devrais appeler Ryan et Esposito, » suggéra la jeune femme en s’éloignant de la tombe de sa mère pour se précipiter vers la frêle silhouette.
Chapitre 12 : Une enfant
-« Hey… » appela doucement Beckett en arrivant à la hauteur de la fillette. « Bonjour. Je m’appelle Kate et toi ? »
La fillette, visiblement âgée de deux ans, trois ans maximum, était complètement désorientée. Simplement vêtue d’une chemise de nuit, pieds nus et son doudou à la main, la petite était couverte de sang et semblait épuisée.
-« Ça fait longtemps que tu marches comme ça ?… Je ne te veux pas de mal, c’est promis… Tu veux me donner ton nom Princesse ? »
La fillette sembla jauger la jeune femme puis mit son pouce dans sa bouche. Beckett se mit à sa hauteur et fut surprise quand l’enfant vint se blottir dans ses bras, s’accrochant désespérément à sa veste. Beckett laissa courir ses mains sur le corps de l’enfant afin de s’assurer qu’elle n’était pas blessée. Un frisson parcourut la petite et la jeune femme la prit plus tendrement dans ses bras.
-« Chut… Tout va bien maintenant… »
Au moment où Castle s’approcha de Beckett et de la petite, la fillette se tendit, renforçant son contact avec la jeune femme.
-« Hey Princesse, regarde-moi, » souffla doucement Beckett avant de reprendre sur le ton de la confidence une fois que la fillette eut plongé ses prunelles bleues nuit en elle. « Je te présente Richard mais tu peux l’appeler Rick parce qu’il n’y a que sa maman et les gens en colère contre lui qui l’appelle Richard. C’est mon ami et je peux t’assurer qu’il est très gentil. »
Les prunelles de la fillette se posèrent sur Castle et, comme elle l’avait fait avec Beckett, elle jaugea l’écrivain avant de sortir son pouce de sa bouche pour s’accrocher à sa veste. Castle enveloppa la jeune femme et l’enfant dans ses bras et ils restèrent ainsi jusqu’à l’arrivée de Ryan et Esposito ainsi que Lanie.
-« Castle ? Beckett ? »
-« Hey ! Merci d’être venus aussi vite les gars… » répondit Castle en relevant la tête pour les regarder.
-« Qu’est-ce qui s’est passé ? » s’inquiéta Lanie en voyant la petite couverte de sang. « Elle est blessée ? »
-« Ce n’est pas son sang, » indiqua Beckett. « Par contre, ça doit être un véritable carnage là où elle était auparavant… »
-« On va essayer de remonter la piste… Elle est arrivée par où ? »
Beckett indiqua la direction du nord. Ni une ni deux, Ryan et Esposito filèrent dans cette direction en suivant les traces de sang laissées par l’enfant. Lanie commença à s’approcher de ses amis dans l’espoir d’examiner la petite mais cette dernière se mit à hurler en la voyant approcher, son petit corps frêle secoué de sanglots.
-« Hey Princesse, regarde-moi ma puce, » invita Castle. « Tout va bien… Cette dame c’est Lanie, une amie de Kate… Elle ne peut donc pas être méchante… »
La fillette cessa de pleurer mais continua à s’accrocher désespérément tout en dévisageant la nouvelle venue. La sentant fatiguée et tremblante, Castle détacha la petite main de l’enfant de sa veste et la retira pour la poser sur son dos. Beckett la maintint en place avec ses mains et l’écrivain les enveloppa de nouveau dans ses bras.
-« Ça va toi ? » murmura Castle à la tempe de Beckett.
-« Oui, » souffla la jeune femme en posant son front contre les lèvres de l’écrivain.
Lanie ouvrit de grands yeux surpris mais ne dit rien et un immense sourire illumina son visage. Elle sortit son téléphone portable et commença à composer le 911, le numéro des urgences.
-« J’appelle une ambulance. Cette petite a besoin d’être examinée au plus vite pour être sûr que tout va bien. »
Le couple hocha la tête avant de reporter son attention sur l’enfant dans leurs bras. Une quinzaine de minutes plus tard, une équipe de paramédical arriva et tenta d’approcher la fillette qui se mit à hurler et à pleurer en les voyant venir vers elle pour la séparer de ses deux sauveurs. Comprenant qu’ils n’arriveraient à rien, les paramédicaux battirent en retraite, laissant le couple calmer la petite.
-« Princesse, tu as confiance en nous ? » demanda Beckett avec un doux sourire.
La fillette réfléchit un instant avant de hocher la tête.
-« Très bien alors tu vas monter avec nous dans l’ambulance et on va aller à l’hôpital pour qu’un médecin puisse vérifier que tout va bien, d’accord ? »
L’enfant mit son pouce dans sa bouche et posa sa tête sur l’épaule de la jeune femme, marquant ainsi son accord. Le téléphone de Lanie sonna alors et, après une courte discussion téléphonique, la jeune médecin légiste se tourna vers ses amis.
-« C’était Esposito. Ryan et lui ont trouvé la maison d’où s’est échappée cette petite fille. Ils ont besoin de moi… »
-« Ça donne quoi ? »
-« Un véritable massacre… Ils ont trouvé deux corps, un homme et une femme, la trentaine. Surement les parents de cette louloute… »
Le couple hocha la tête avant de se relever, la fillette dans les bras de Beckett. Il se dirigea vers l’ambulance et, avec l’aide de Castle, la jeune femme grimpa à l’intérieur du camion pour s’assoir sur le brancard. L’écrivain monta à sa suite et incita sa partenaire à s’allonger dessus, la fillette allongée sur elle. Castle réajusta sa veste sur les épaules de l’enfant, s’assit sur le fauteuil à côté d’elles et posa une main apaisante sur son dos. L’un des ambulanciers monta avec eux pendant que l’autre prenait place au volant et démarrait en direction de l’ambulance. Pendant le trajet, la fillette s’endormit dans les bras de la jeune femme, se sentant en sécurité entre ses deux protecteurs.
Chapitre 13 : L’hôpital
Moins de vingt minutes plus tard, l’ambulance se garait devant le Morgan Stanley Children's Hospital. Les ambulanciers brancardèrent Beckett et l’enfant jusqu’au bureau des admissions et Castle suivit, sa main ne quittant pas le dos de leur protégée.
-« Que puis-je faire pour vous ? »
-« Une fillette, retrouvée dans Flushing par ce couple. La police nous a prévenus mais elle est tellement terrorisée qu’on n’a pas pu l’approcher. Seul ce couple peut la calmer. »
-« Très bien. Nous n’allons donc pas les séparer. Conduisez-les dans le box numéro quatre, un médecin ne va pas tarder. »
Les ambulanciers les installèrent dans le box indiqué avant de disparaitre laissant le couple et l’enfant seuls. La fillette commença à s’agiter doucement et Castle s’approcha des deux femmes.
-« Chut Princesse, tout va bien… » murmurait Beckett.
-« Princesse ? » s’étonna l’écrivain.
-« Comme elle ne nous a pas dit son nom et qu’elle a une chemise de nuit de princesse… »
Castle sourit et déposa un tendre baiser sur les lèvres de sa compagne. C’est le moment que choisit une infirmière pour pénétrer dans la pièce.
-« Bonjour, je suis Amanda et c’est moi qui serait l’infirmière de la petite puce que vous avez trouvé, » se présenta la nouvelle venue.
-« Enchantée, je suis le lieutenant Beckett et voici mon partenaire. »
-« Et comment s’appelle cette charmante jeune fille ? »
-« Nous n’en avons aucune idée. Elle n’a pas dit un mot depuis que nous l’avons trouvé alors nous l’avons surnommé Princesse, » sourit Castle.
-« Très bien, enchantée Princesse, » dit l’infirmière en se mettant à la hauteur de la fillette qui s’était réveillée. « Je suis Amanda et je vais t’examiner, d’accord ? »
L’enfant ouvrit de grands yeux terrorisés et son corps se mit à trembler. Beckett regarda son partenaire ne sachant que faire et l’écrivain prit doucement Princesse dans ses bras.
-« Regarde-moi ma Puce, tu as confiance en Kate et en moi, non ? »
Les yeux remplis de larmes de l’enfant se posèrent sur Beckett avant de revenir vers Castle puis elle acquiesça doucement.
-« Nous t’avons amené ici pour vérifier que tu vas bien et on va avoir besoin de ton aide pour ça. Tu veux bien ? » demanda Castle avant de poursuivre voyant les yeux inquiet de la fillette. « Je te promets que ni Kate ni moi n’allons te laisser seule pendant tout ce temps. »
L’enfant marqua son accord en mettant son pouce dans sa bouche et déposant sa tête sur l’épaule de Castle. Beckett ne put s’empêcher de sourire à ce touchant tableau.
-« Décidément, Rick est fait pour être père, » pensa tendrement la jeune femme.
-« Je vais avoir besoin que vous la déshabillez si ça ne vous dérange pas. »
-« Nous allons le faire de suite, pas vrai jeune fille ? »
Avec un sourire, Beckett prit la fillette dans ses bras et l’assit sur le brancard. Elle fit passer sa chemise de nuit par-dessus la tête de l’enfant et la déposa dans un sac en plastique transparent.
-« Ne la jetez pas. Un de nos collègues du 12e va passer la récupérer pour la scientifique. »
-« Très bien. »
-« Auriez-vous une couche propre car cette petite demoiselle ne doit pas être à son aise… »
-« Je vous apporte ça de suite. Pourriez-vous lui prendre sa température en attendant ? »
-« Bien sûr. »
Amanda revint quelques minutes plus tard avec une couche et le médecin.
-« Bonjour jeune fille, je suis le docteur Franck. On m’a dit que tu étais craintive et je peux le comprendre. Tu veux bien que je m’approche de toi ? »
La fillette s’agrippa désespérément à Beckett qui lui adressa un sourire rassurant puis regarda Castle pour trouver le même regard bienveillant. Suffisamment rassurée par leur présence, elle se laissa ausculter sans broncher mais refusa obstinément de lâcher Beckett.
-« Bien, tu es en pleine forme jeune fille ! Une bonne douche, une nuit de sommeil et il n’y paraitra plus ! Ça, c’est pour avoir été sage comme une image… » sourit le médecin en lui tendant une sucette à la cerise puis se tournant vers les deux adultes. « Je ne vois aucune raison médicale au fait qu’elle ne parle pas donc je pense que c’est du à un choc psychologique… »
-« Merci docteur. »
-« Vous pensez qu’elle peut sortir ? »
-« Son état ne nécessite aucune hospitalisation. Elle reparlera bientôt mais, si son trouble persiste, je vous invite à revenir pour une consultation. »
-« Très bien. »
-« Je vous laisse dans le box. Amanda va vous apporter les papiers de sortie mais j’ai reçu un appel du commissariat me demandant de vous dire de patienter ici jusqu’à ce que leurs inspecteurs arrivent. »
-« Merci docteur et au revoir, » répondit Castle en serrant la main du médecin.
Chapitre 14 : Premiers éléments d’enquête
Une fois seuls, Castle sortit son portable et disparut dans le couloir. La petite se mit alors à pleurer ayant peur de ne plus revoir son sauveur. Beckett la prit dans ses bras et la berça jusqu’à ce que son partenaire pénètre à nouveau dans le box.
-« Et bien Princesse, qu’est-ce qui se passe ? »
La petite lui tendit ses bras et vint se blottir tout contre lui dès qu’il l’eut prise. Surpris, Castle lança un regard interrogateur à Beckett qui lui sourit.
-« Je crois qu’elle a eu peur que tu ne reviennes pas. »
-« Princesse, regarde-moi ma Puce. Je reviens toujours, tu peux demander à Kate, je reviens toujours… » affirma l’écrivain avant de questionner Beckett du regard.
Castle vit la jeune femme qui acquiesça et replongea son regard dans celui de la fillette.
-« Always… »
Beckett vint s’assoir sur le brancard à côté de Castle et passa gentiment ses doigts dans les cheveux foncés de l’enfant. Quelques minutes plus tard, un coup fut frappé à la porte et le visage d’Espisito apparut dans l’embrasure.
-« On peut ? »
-« Bien sûr. »
Ryan, Esposito et Lanie pénétrèrent dans la pièce et ne purent empêcher de sourire au tableau que formaient leurs amis et cette petite fille.
-« Princesse, tu te souviens ? Ce sont nos amis et collègues. Là tu as Javi, à côté de lui c’est Kevin et enfin à gauche de Kate c’est Lanie, sa meilleure amie, » dit doucement Castle. « Lanie est aussi médecin et je pense qu’elle voudrait t’examiner elle aussi. Tu veux bien ? »
La fillette dévisagea les nouveaux venus et enfouit son pouce dans sa bouche.
-« Tu sais que j’ai découvert comme tu t’appelles ? » demanda Lanie en se mettant à la hauteur de l’enfant sans pour autant la toucher.
La fillette ouvrit de grands yeux surpris.
-« Tu t’appelles Sarah Matthews et tu as deux ans, » dit Lanie en montrant deux doigts. « Je me trompe ? »
Sarah regarda Beckett et Castle incrédule avant d’hocher la tête de manière positive.
-« Qu’est-ce que vous avez trouvé ? »
-« Le pavillon était sans dessus-dessous. Les gars de l’identité judiciaire sont toujours sur place à relaver des traces et indices. Les parents ont été attachés, bâillonnés et torturés à l’aide de plusieurs armes blanches. Un véritable massacre… »
-« D’après mes premières constations, que ce soit Anastasia Matthews ou bien son mari Peter Matthews, ils ont tous les deux subi des violences physiques, peut-être même sexuelles. »
-« Au mieux, Sarah les a découvert morts ce matin après s’être débrouillée seule pour sortir de son lit. Au pire, elle a assisté à toute la scène… »
-« Une piste ? » demanda Beckett en déglutissant difficilement.
-« Aucune pour le moment mais quelque chose me dit que les meurtriers de ses parents ne sont pas partis longtemps avant notre arrivée… La bouilloire était encore chaude. »
-« C’est horrible, » soupira Castle en resserrant son étreinte autour de la fillette. « Tu es une petite fille bien courageuse ma Princesse… Tu me fais penser à quelqu’un que je connais très bien… »
Beckett se mordit les joues pour éviter au sourire qu’elle sentait se former de se dessiner sur son visage.
-« Nous avons fait un premier rapport à Iron et elle souhaite que la petite soit protégée car elle craint le pire. Quand nous lui avons dit qu’elle n’était en confiance qu’auprès de vous deux, Iron a annulé vos congés à tous les deux et m’a dit de vous dire qu’à partir de maintenant vous ne devez plus lâcher la petite des yeux ne serait-ce qu’une seconde. A vous deux de choisir les modalités et le lieu. »
-« Et on peut aller au poste pour vous aider sur l’enquête ? »
-« Non, ce sera nous qui nous déplacerons. Iron pense que la première chose que les meurtriers vont surveiller sont les postes de police et les hôpitaux. Sarah peut-elle partir ou bien doit-elle rester en observation ? »
-« Le médecin qui l’a examiné n’a rien décelé et cette jeune demoiselle est libre de partir. »
-« Libre de partir mais pas dans cette tenue, » intervint Castle en chatouillant le menton de Sarah. « Alexis ne devrait plus tarder maintenant et elle apporte de quoi t’habiller ainsi qu’une surprise ! »
Au mot « surprise », les yeux de la fillette reprirent un peu de vie en se mettant à pétiller faisant sourire l’ensemble des adultes présents.
-« Malgré toutes les horreurs que tu as vu, tu restes une vraie petite princesse qui adore les surprises et les cadeaux, hein ? » sourit Castle fier de lui.
-« Mon Dieu, protégez-nous ! Il vient de se trouver une alliée de choc ! » ironisa Beckett en levant les yeux au ciel.
-« Hey ! » protesta l’intéressé.
Chapitre 15 : Se préparer
-« Toc-toc ? »
-« Entre Pumpkin. »
-« Euh… Je vais avoir besoin d’aide… » fit la voix étouffée d’Alexis.
Castle leva les yeux au ciel se demandant ce que sa fille pouvait avoir de si encombrant pour ne pas pouvoir ouvrir seule la porte. Lanie ouvrit la porte et explosa de rire avant de laisser entrer l’adolescente.
-« Euh… Alexis ? »
-« Oui Papa ? » répondit la jeune fille en déposant une bonne dizaine de sacs à ses pieds.
-« Rappelle-moi la liste que je t’avais demandé ? »
-« Une tenue et la ‘surprise’… » marmonna-t-elle embarrassée avant de tenter de se justifier. « Mais il y a tellement de choses mignonne dans les boutiques pour les petites filles et puis, comme ça, vous n’aurez pas à sortir faire des courses cet après-midi… »
-« Alexis Castle ! »
L’adolescente baissa la tête confuse et Beckett vola à son secours.
-« Et si tu nous sortais ce que tu lui a pris pour pouvoir ainsi l’habiller et rentrer à la maison ? »
Un immense sourire fendit le visage d’Alexis qui prit un sac et l’approcha du brancard. Sarah prit peur et se blottit contre Castle en dévisageant la nouvelle venue.
-« Ne t’en fais pas Princesse. Cette grande et belle jeune fille est ma fille, Alexis. Elle est très gentille et, bientôt, tu vas rencontrer ma maman aussi… »
-« Alors, voilà un body manche longue, un petit jean, une blouse et un petit gilet pour ne pas qu’elle est froid. Au fait, comment s’appelle ce petit ange ? »
-« Sarah. Et d’ailleurs, jeune fille, » dit Beckett en prenant l’enfant dans ses bras, « il serait intéressant d’aller prendre une douche, tu ne crois pas ? »
Sarah réfléchit un instant avant d’hocher vigoureusement la tête. Beckett prit la direction de la salle de bain l’enfant dans ses bras jusqu’à ce qu’elle se mette à protester en tendant ses bras vers Castle.
-« Désolé de vous abandonner mais ma petite demoiselle me réclame, » sourit Castle en rejoignant les deux femmes. « A tout à l’heure ! »
Ils disparurent et Alexis se tourna vers les collègues et amis de son père.
-« Quoi ? » demanda la jeune fille.
-« Rien ne te choque ? »
-« Bah… Non, pourquoi ? »
-« Entre ton père et Beckett ? »
-« Bah non ! Enfin, elle s’est réfugiée au loft et Papa l’aide à aller mieux. C’est tout. »
-« Donc tu es en train de dire que Kate Beckett a demandé de l’aide ? Et à Castle en plus ? »
-« Je ne vois pas ce qu’il y a de mal à ça… Ils sont amis après tout, non ? »
-« Oui… Oui mais ils ont plus que ça et tu le sais très bien ! Alors ? Quels sont les détails croustillants ? Dis-nous tout ! »
-« Mais puisque je vous dis qu’il n’y a rien d’autre que de l’amitié profonde et sincère entre mon père et Kate ! Elle avait besoin de soutien alors elle est venue. Point barre ! »
-« Et c’est pour ça qu’ils sont en vacances pour quinze jours tous les deux et qu’elle n’est pas chez elle ? »
-« Alors de un, Papa est en ‘vacances’ lui aussi parce que votre nouvelle Capitaine ne veut pas le voir trainer au poste et, de deux, Kate dort dans la chambre d’amis à cause de ses cauchemars ! »
-« Ses cauchemars ? » s’exclama Lanie inquiète.
-« Je ne vous ai rien dit, » rougit Alexis. « Elle vous en parlera si elle le souhaite mais, moi, je ne vous ai RIEN dit… »
Les trois acolytes acquiescèrent d’un même geste puis la jeune fille se mit à leur montrer ce qu’elle avait acheté pour la petite Sarah. Ils découvrirent ainsi plusieurs tenues, deux magnifiques chemises de nuit et une véritable robe de princesse !
-« Je pensais à quelque chose… » dit Esposito. « Ma sœur a une fille un peu plus âgée que la protégée de Castle et Beckett… Elle a peut-être gardé quelques vêtements qui pourraient servir… Je vais l’appeler pour voir. »
Au moment où Esposito sortait son portable, celui de Ryan sonna. Ce dernier regarda l’ID de l’appelant et s’excusa. Il revint quelques minutes plus tard avec Castle, Beckett et la petite Sarah, toute propre et bien habillée de frais.
-« C’était Gates. Elle veut que la petite soit placée sous protection et, comme elle ne sembla avoir confiance qu’en vous, vous êtes assignés à sa protection. Désolé les gars, les vacances sont terminées ! Par contre, vous êtes interdit de poste. Nous viendrons aux nouvelles régulièrement. »
-« Ok. Merci, » dit Beckett en tendant la fillette à Castle. « Rentrons, il est bientôt midi et elle va avoir faim. Par contre, on va faire comment pour la sieste ? On n’a pas de lit… »
-« C’est réglé ça, » intervint Alexis. « Quand j’étais au magasin, j’ai commandé le strict minimum à savoir un lit à barreaux, un matelas, deux draps housse, une turbulette, plusieurs paquets de couches et un siège auto. Au fait Papa, j’ai toujours le petit quelque chose que tu m’as demandé… »
Alexis sortit alors une peluche, un petit lapin rose pâle. Le visage de Sarah s’éclaira en un magnifique sourire.
Chapitre 16 : Rentrer à la « maison »
Alexis s’approcha doucement, guettant la peur dans le regard de Sarah, mais des paillettes étincelaient dans son regard. Elle se sentait en sécurité dans les bras de Castle, la main de Beckett lui caressant le dos. L’adolescente lui tendit la peluche que la fillette prit contre elle avec ferveur et mis son pouce dans sa bouche avant de poser sa tête sur l’épaule de Castle et de fermer les yeux.
-« En route pour ta nouvelle maison Princesse, » fit Castle en souriant de la sentir aussi détendue.
-« Rick, comment on va faire pour la ramener au loft ? Nous n’avons ni voiture, ni siège auto avec nous… »
-« Lorsque je vous ai laissé entre filles dans la salle de bain, j’ai commandé un taxi avec un siège auto, » sourit Castle.
-« Tu penses vraiment à tout, » sourit Beckett en posant une main sur la joue de l’écrivain.
-« A la différence de toi, je suis déjà passé par là Kate, » répondit Castle en déposant un baiser sur le front de la jeune femme.
-« Et à part ça il ne se passe rien, » murmura Esposito entre ses dents en dévisageant Alexis.
-« Je vous jure ! » se défendit la jeune fille en croisant discrètement ses doigts dans son dos.
Ryan, Lanie et Esposito haussèrent les sourcils avant de lancer un regard inquisiteur à Beckett et à Castle cherchant à leur faire cracher le morceau sans avoir à poser la moindre question. Le couple les ignora royalement et furent aider dans leur entreprise par Amanda qui passa sa tête par la porte pour leur annoncer que leur taxi était là.
-« Vous nous tenez au courant de l’avancée de l’enquête ? »
-« Oui et nous passerons aussi prendre des nouvelles de la petite. »
-« Je vais faire en sorte qu’un bleu aille récupérer votre voiture au cimetière et la dépose devant le loft. Il laissera les clés au portier. »
-« Très bien merci et à bientôt alors. »
Alexis sortit un manteau d’enfant de l’un de ses sacs et le tendit à Beckett qui aida la fillette à l’enfiler. Elle mit sa veste avant de prendre Sarah dans ses bras. Rick passa sa veste, prit une partie des sacs de sa fille et posa sa main libre dans le bas du dos de Beckett la guidant ainsi vers la sortie, Alexis sur ses talons.
-« C’est fou ! On ne les connaitrait pas, on pourrait croire à une famille unie… Il se passe définitivement quelque chose entre eux deux ! »
-« Kate a beau être ma meilleure amie, elle ne m’en parlera que quand elle sera prête et ça me frustre ! En tout cas, je ne sais pas ce qui s’est passé mais ils ont l’air heureux. »
-« Vous avez vu où ils ont trouvé la petite ? » demanda Ryan avant de poursuivre voyant les autres répondre par la négative. « En arrivant, j’ai remarqué le nom de Johanna Beckett sur la tombe à côté de l’arbre… »
-« Oh mon Dieu ! » murmura Lanie émue.
De leur côté, Castle, Beckett, Alexis et Sarah pénétraient dans le loft de l’écrivain où ils furent accueillis par le portier.
-« Monsieur Castle, Détective Beckett, Mademoiselle Castle, bonjour. Et qui est cette petite avec vous ? »
-« Il s’agit de notre protégée, Sarah. »
-« Bonjour Mademoiselle Sarah, vous êtes toute belle vous savez ! » sourit l’homme avant de se retourner vers l’écrivain. « Les livreurs sont toujours chez vous avez votre mère Monsieur. Ils doivent monter les meubles afin que tout soit prêt à votre arriver. »
-« Très bien merci, » répondit Castle avant que les portes de l’ascenseur ne se referme sur eux. « Tu as vraiment pensé à tout Pumpkin. »
-« Je suis sure que, si tu avais pu, tu aurais tout fait par toi-même mais tu dois t’occuper de Sarah et aussi prendre soin de Kate. »
-« Je vais mieux Alexis, » soupira Kate avant de poursuivre voyant les deux regards incrédules vers elle. « Bon d’accord, je vais un peu mieux. »
-« Ça va ? Elle n’est pas trop lourde ? »
-« Ça commence à peser un peu. Je crois qu’elle s’endort. »
-« Laisse-moi la prendre alors. »
-« On est presque arrivé Rick. Ça va aller ne t’en fais pas, » sourit Beckett.
Rick passa son bras autour des épaules de la jeune femme qui se blottit contre lui. Alexis sourit à ce touchant tableau, décidément son père était heureux et cela lui allait bien. Lorsque l’ascenseur arriva à destination, ils sortirent pour trouver Martha en train de remercier les livreurs.
-« Kate ! Darling ! Alors c’est la petiote ? »
-« Oui, » répondit Beckett en l’allongeant sur le canapé. « Par contre Martha, elle est très craintive… »
-« Je me retiendrai de lui sauter dessus alors, » sourit Martha. « J’ai fait installer le lit de… »
-« Sarah. »
-« Quel magnifique prénom ! Donc je disais que j’avais fait installer le lit de Sarah dans la chambre d’amis avec toutes les affaires qui ont été livrées pour elle. Comme ça c’est déjà à l’étage et on s’organisera après déjeuner. D’ailleurs, quand Sarah se réveillera, on pourra passer à table. »
Chapitre 17 : Prendre soin de Sarah
La petite famille déjeuna dans la joie et la bonne humeur, Sarah installée sur sa chaise haute entre Beckett et Castle. Après son dessert, sa petite frimousse était couverte de chocolat. La jeune femme se leva en éclatant de rire et se dirigea vers l’évier.
-« Dis-moi Princesse, la mousse au chocolat, c’était dans la bouche qu’il fallait la mettre et non sur ton nez, tes joues, ton front… Et même tes cheveux ! » s’exclama Beckett souriant en humidifiant une serviette. « Débarbouillons tout ça ! »
Castle observa avec surprise et joie sa partenaire se glisser dans un rôle de maman et un immense sourire éclaira son visage.
-« Quoi ? »
-« Je ne t’imaginais pas aussi… Maternelle… »
Beckett rougit se sentant mal à l’aise mais inspira un bon coup avant de répondre.
-« Je ne pensais pas l’être non plus mais cette petite fripouille a touché mon cœur… Son histoire… Je veux qu’on trouve qui a fait ça à ses parents et qu’elle ne vive pas ce que moi j’ai vécu… »
Castle se leva et prit la jeune femme dans ses bras.
-« On va tout faire pour. Je te le promets, » répondit l’écrivain en déposant un baiser dans ses cheveux. « Occupe-toi de notre Princesse pendant qu’on s’occupe de débarrasser la cuisine. »
-« Tu es sûr ? »
-« Certain. »
Après avoir débarbouillé Sarah, Beckett la prit dans ses bras et se dirigea vers le canapé. A peine assises, la fillette vint se blottir contre le jeune femme, mit son pouce dans sa bouche, son lapin contre son cœur et s’endormit avec un soupir d’aise pour ne se réveiller que trois heures plus tard. Le reste de l’après-midi se passa à une allure folle, Martha et Alexis se chargeant d’organiser les chambres à l’étage.
-« Bon Princesse, qu’as-tu envie de manger ce soir ? Parce que je suis sûr que tu as une faim de loup, » dit Castle en chatouillant le ventre de Sarah. « Je me trompe ? »
La fillette éclata de rire et se tortilla pour échapper à l’écrivain, tentant de se protéger contre Beckett. Cette dernière tenta de l’éloigner mais se retrouva en première ligne. Sans aucune hésitation, il continua à chatouiller tout ce qui lui passait sous la main et Beckett explosa à son tour de rire sans pour autant rester inactive. Une véritable bataille de chatouille s’en suivit pendant quelques minutes jusqu’à ce que Martha et Alexis ne redescendent.
-« Richard ! Laisse un peu ces deux trésors respirer ! » gronda gentiment Martha faisant se redresser Castle.
Beckett ne perdit pas un instant qui prit le dessus en faisant une prise qui cloua l’écrivain du sol.
-« Kate ! Lâche-moi ! »
-« A une seule condition ! »
-« Laquelle ? »
-« Plus de chatouilles ! Ni pour Sarah, ni pour moi ! »
-« D’accord… D’accord ! » insista Castle en voyant le regard noir mais rieur de la jeune femme.
Beckett le relâcha et ils se levèrent. La jeune femme se tourna vers la petite fille pendant que Castle se dirigeait vers la cuisine, un sourire carnassier aux lèvres.
-« Enfin, pour le moment… »
-« Rick ! »
-« Quoi ? » demanda l’intéressé l’air de rien. « Et sinon Princesse, je n’ai pas eu ta réponse par rapport au diner. Que veux-tu manger ? »
Les quatre filles de la maison rejoignirent Castle dans la cuisine, la petite n’ayant toujours pas dit le moindre mot. L’écrivain plongea dans le réfrigérateur et commença à en sortir différents ingrédients. Soudain Sarah fronça son petit nez ce qui n’échappa pas à Martha.
-« Qu’est-ce qui se passe ma chérie ? Je dirai qu’il y a quelque chose que tu n’aimes pas, je me trompe ? »
La fillette posa ses yeux sur la grand-mère d’Alexis et hocha vigoureusement la tête en fronçant son petit nez de dégout.
-« Qu’est-ce que tu n’aimes pas ma chérie, dis-moi tout. »
Sarah sembla réfléchir avec insistance puis chercha à s’approcher de la rouquine en tendant son petit doigt en direction des légumes. Après un regard à son fils et à Beckett, Martha prit la fillette dans ses bras et l’installa sur ses genoux.
-« Dis à Grand-Mère Martha ce que tu n’aimes pas… »
Sarah tendit de nouveau son petit doigt vers les légumes. Castle lui montra un à un ce qu’il avait sorti jusqu’à ce que le nez de la fillette se fronce à nouveau de dégout devant les épinards…
-« Tu es bien une petite fille comme les autres toi ! » s’exclama l’écrivain avec un sourire.
-« Pourquoi tu dis ça Rick ? »
-« Notre Princesse n’aime pas les épinards, » sourit Castle en rangeant l’objet du délit dans le réfrigérateur.
Beckett rejoint Castle derrière le comptoir et ensemble ils s’occupèrent de préparer le diner pendant que Martha et Alexis s’occupaient de Sarah qui les avaient adoptées.