HypnoFanfics

Traumatismes...

Série : Castle
Création : 11.12.2011 à 14h45
Auteur : Lilou004 
Statut : Abandonnée

« Une histoire Caskett où Beckett ne ressemble pas vraiment à la Beckett de la série... » Lilou004 

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Je tiens à préciser que le chapitre suivant contient un passage explicite plus connu sous le nom de NC-17. Le contenu pourrait donc choquer les plus jeunes.

Par avance merci de respecter cet avertissement si nécessaire.


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Chapitre 115 : Une union retrouvée

 

Pendant ce temps, dans un luxueux appartement de New York, Alexandre poussa la porte de chez lui pour être accueilli par une bonne odeur de cuisine et Martha aux fourneaux.

-« Bonsoir Alex ! Ta journée a été bonne ? » demanda-t-elle dès qu’elle l’entendit. « Oh… Je me suis permise de prendre mes aises et de faire comme chez moi… Ça ne te dérange pas j’espère ? »

-« Bien sûr que non Martha ! Tu es ici chez toi, même si j’ai bien compris que tu n’étais pas encore prête… » répondit le médecin en forçant un sourire à franchir ses lèvres.

-« Alexandre, » réagit Martha au quart de tour en s’approchant du médecin pour prendre ses main dans les siennes. « Je t’aime et je n’ai jamais cessé de t’aimer toutes ces années durant. Comme j’ai essayé de te l’expliquer il y a de cela quelques semaines, ce n’est pas que je n’ai pas envie de vivre avec toi mais… Je suis terrifiée… »

-« Qu’est-ce qui te fait peur comme ça Martha ? Tu n’as pas confiance en nous ? Pourtant je me sens tellement plus fort avec toi… »

-« Je n’ai jamais été douée dans mes relations au quotidien avec les hommes… Le seul avec qui ça se passe bien c’est Richard… Et si le fait de vivre ensemble gâchait tout ? »

-« Et si le fait de vivre ensemble nous rendait encore plus fort ? Un peu comme notre fils et sa belle ? » tenta Alexandre. « N’oublie pas ce que Kate t’a dit… »

-« Je sais… » souffla Martha en penchant la tête avant de prendre une profonde inspiration et de relever son regard pour le plonger dans celui du médecin. « Et si on prenait ces quelques jours comme un test ? Pour voir si tout se passe bien… »

-« Adjugé ! Je t’aime Martha ! » sourit Alexandre en embrassant doucement le rouquine avant de changer de sujet. « Et sinon, que nous as-tu préparé de bon ? »

Pendant plus de deux heures, le couple dina en discutant de leur vie et de leur famille avant de tout ranger. Puis Alexandre invita Martha à s’assoir avec lui dans le salon ce que la rouquine fit de suite en adoptant une position confortable dans les bras du médecin.

-« Tes bras m’ont manqué pendant toutes ces années… » souffla l’actrice en se blottissant un peu plus contre Alexandre.

-« C’est réciproque tu sais et je remercie chaque jour le ciel de t’avoir retrouvée… » répondit l’homme en faisant courir ses doigts le long de la colonne de sa compagne, envoyant des étincelles dans leurs corps.

-« Alexandre ? »

-« Oui Martha ? »

-« Merci… Merci de m’avoir pardonné, merci d’avoir accueilli notre fils et sa famille aussi chaleureusement… Merci pour tout… »

-« Tu n’as pas à me remercier. Notre famille et toi me rendez heureux comme jamais ! » répondit l’homme en déposant un baiser dans les cheveux de la rouquine.

-« Et ton retour dans ma vie m’a permis de me sentir à nouveau complète… » sourit Martha avant de déposer un tendre baiser dans le creux du cou du médecin. « Pourtant je n’avais pas conscience qu’il me manquait quelque chose avant de te retrouver… »

-« Je t’aime Martha. »

-« Moi aussi Alexandre, moi aussi… » répondit l’actrice en plongeant son regard dans celui du médecin avant de combler la distance entre eux et de déposer un baiser passionné sur les lèvres de ce dernier.

-« Tu te rends compte que c’est la première fois que nous sommes seuls le soir… »

-« Hum-humm… Et peut-être pourrions-nous en profiter… » proposa Martha mutine en glissant une de ses mains sous le chemise du médecin.

-« Je vois que tu sais toujours te montrer entreprenante, » sourit Alexandre en prenant le dessus et plaquant sa compagne contre le sofa. « Tu sais que, me sentant plutôt fatigué par cette reprise, j’ai décidé de repartir en congés deux jours plus tôt que prévu ? »

-« Ce qui veut dire que tu ne travailles ni demain ni vendredi ? » sourit Martha malicieuse avant de poursuivre, ayant vu son compagnon acquiescer. « Alors qui est le plus entreprenant de nous deux ? Car tu savais très bien que Richard et sa famille serait déjà partis et qu’ils ne nous attendraient pas avant samedi après-midi… »

La fin de la phrase de Martha se perdit dans un gémissement qu’Alexandre lui arracha en butinant son cou avec attention. La rouquine tourna légèrement la tête pour lui permettre un meilleur accès tout en se mordant la lèvre inférieure et partir à l’exploration de son dos. Le visage du médecin descendit vers la poitrine de sa compagne quand soudain il sentit cette dernière se tendre.

-« Qu’est-ce qui se passe Martha ? » demanda Alexandre inquiet en se redressant légèrement.

-« Rien… Je… » tenta la rouquine en se redressant et soupirant, croisant ses bras sur sa poitrine.

-« Martha, dis-moi ce qui te tracasse… S’il te plait… » plaida le médecin en relevant tendrement le visage de l’actrice afin qu’ils puissent se regarder dans les yeux. « Je t’en prie… »

-« Je… Je n’ai plus le même… Le même corps qu’il y a quarante ans… »

-« Et moi donc alors ? J’ai pris un peu de ventre et ma peau montre les effets de l’âge tout comme toi mais ce n’est pas ça qui changera le fait que je t’aime Martha ! »

-« Mais… »

-« Non ! Pas de mais Martha. Tu étais, tu es et tu resteras toujours la plus belle femme dans mon cœur mais je ne te forcerai à rien tant que tu ne te sens pas prête à franchir ce dernier cap pour refaire de nous deux un couple… » affirma l’homme avant de déposer un doux baiser sur les lèvres de la rouquine. « Je saurai patienter autant que nécessaire. »

-« Ton fils est bien comme toi ! » sourit Martha touchée. « Je t’aime et je veux vraiment refaire de nous deux un couple uni, comme auparavant… Viens, suis-moi. »

L’actrice se leva et tendit sa main à son compagnon qui la prit en entrelaçant ses doigts avec elle. Puis Martha le guida jusqu’à l’unique chambre de l’appartement en parsemant son visage de baisers de plus en plus passionnés à mesure que la chambre approchait… Alexandre guida sa compagne jusqu’au lit et l’invita à s’allonger avant d’entreprendre de lui retirer un à un ses vêtements, plaçant des caresses et des effleurements là où son instinct lui rappelait ses petites zones sensibles.

-« Alexandre ! » gémit Martha en s’arquant de plaisir. « Oh… Oh mon Dieu ! »

-« Ton corps est toujours aussi réceptif… »

-« Il n’y a que toi qui sais vraiment en jouer… » parvint à articuler la rouquine en s’attaquant aux vêtements de son amant.

D’un mouvement fluide, Martha reprit le dessus et le dévêtit prestement avant de savourer ses retrouvailles avec son torse. Là encore, des gémissements remplirent la pièce en provenance du médecin qui se laissa faire un moment. Quand il ne put plus en supporter d’avantage, Alexandre fit en sorte de reprendre le contrôle et, après s’être assuré que sa moitié était prête, il plongea en elle d’un mouvement fluide. Une chose en entrainant une autre, le couple retrouva les gestes qui les avaient unis plus de quarante ans auparavant… Cette amour mutuel grandit entre eux jusqu’à atteindre l’extase, laissant les deux amants épuisés mais heureux. Ils se blottirent dans les bras l’un de l’autre, la tête de Martha reposant sur la poitrine d’Alexandre.

-« Je n’en reviens pas… C’était encore mieux que dans mon souvenir… » sourit la rouquine en dessinant des arabesques sur le torse de son amant. « Et je ne vois pas où se sont logés les kilos auxquels tu as fait allusion un peu plus tôt… »

-« Ils ont dû se cacher avec les modifications de ton corps, » sourit Alexandre.

-« Mes hanches sont plus rondes et… » commença Martha avant d’être coupée par le doigt de son amant sur ses lèvres.

-« Tu as porté et donné naissance à mon fils ! C’est normal Trésor ! »

Le silence se fit alors qu’ils se serraient dans les bras l’un de l’autre, se laissant gagner par une douce torpeur.

-« A ton avis, que font les enfants actuellement ? »

-« Les enfants ? » sourit le médecin. « A mon avis, ils font quelque chose c'est sûr même s’ils doivent être très loin de s'imaginer ce que nous venons de faire… »

-« Alexandre ! » s’exclama Martha en frappant doucement le torse de son amant. « Tu es pire que Richard ! »

 


Lilou004  (21.04.2012 à 20:19)

 Chapitre 116 : Découvertes

 

-« Piouff ! » soupira Alexis en se laissant tomber dans le canapé du salon. « C’est ce que j’appelle une journée ! Je ne sais pas vous mais moi je suis complètement nase ! »

-« Heureusement que j’avais prévu plus au niveau du pique-nique parce qu’entre le déchargement et l’aménagement de la maison, on n’a pas eu une minute pour aller faire les courses… » sourit Castle en prenant place à côté de sa fille et attrapant sa fiancée qui passait à proximité pour la faire assoir sur ses genoux.

-« C’est vrai que ce fut épique mais je suis heureuse que nous ayons réussi à finir d’installer la chambre de Sarah et qu’elle y dorme paisiblement depuis une bonne heure maintenant… » ajouta Beckett en se blottissant contre l’écrivain.

-« Si ça ne vous dérange pas, moi je vais aller me coucher ! Je n’en peux plus ! Bonne nuit Papa, bonne nuit Maman, » fit Alexis avant d’embrasser ses parents.

-« Bonne nuit Pumpkin et fais de beaux rêves, » répondit l’écrivain en voyant sa fille aînée disparaître dans les escaliers.

Le silence s’installa doucement entre le couple qui savourait ses premiers instants de répit depuis leur arrivée.

-« Je n’en reviens toujours pas que tu m’aies fait apporter ton lit du garde-meuble ! » sourit Castle en resserrant son étreinte autour de la taille de sa compagne.

-« Ce n’est pas de ma faute si je n’ai pas envie de dormir dans le lit que tu as peut-être utilisé avec d’autres femmes… » répondit Beckett en se mordant la lèvre, sachant bien qu’elle était irrationnelle.

-« Et que devrais-je dire moi à propos de ton lit ! Tu n’as pas non plus été une sainte avant de devenir ma fiancée… N’oublie pas que tu n’as jamais voulu me donner ton nombre… »

-« Tu ne vas pas recommencer avec ça Rick ! » répondit Beckett en roulant des yeux. « Et pour information, peu de temps après ma rupture avec Josh, j’ai changé mon lit. Et sache qu’il n’y a eu personne avant toi… »

-« Vraiment ? » demanda l’écrivain en caressant le ventre de la jeune femme.

-« Oui, vraiment Rick ! T’entendre me dire que tu m’aimais m’a fait réfléchir même si je n’étais toujours pas prête à verbaliser mes sentiments pour toi… »

-« Je t’aime Kate, » murmura Castle avant de capturer les lèvres de la jeune femme dans un tendre baiser leur arrachant à tous les deux un gémissement de plaisir.

-« Je n’en reviens toujours pas de cette maison ! » reprit Beckett après un long moment de silence. « Elle est immense mais, en même temps, tellement chaleureuse et accueillante… Qui en a fait la décoration exactement ? »

-« Au fur et à mesure des années, Mère mais surtout Alexis m’ont aidé à la façonner ainsi… La première fois que ma mère est venue, elle s’est offusquée car la décoration ressemblait à une garçonnière, pour reprendre ses mots… J’ai eu le droit à un véritable sermon sur les conséquences d’un tel environnement dans l’éducation d’une petite fille ! »

-« J’imagine très bien Martha dans ce rôle, » sourit Beckett. « En tout cas, le résultat est fantastique ! J’adore ! »

-« J’y ai apporté pas mal de petites modifications depuis que je t’ai rencontré et encore plus quand j’ai compris que j’étais amoureux de toi… Je voulais que cette maison te plaise et que tu t’y sentes à l’aise… »

-« Tu es adorable ! » dit la jeune femme en se sentant fondre. « Je t’aime tellement… »

-« Viens, je vais te montre le reste de la maison plus en détails car on n’a pas vraiment pris le temps de la visiter mis à part les pièces à vivre, la chambre de Sarah et la salle de jeux. »

-« J’ai en effet pu voir l’ensemble des pièces du rez-de-chaussée à l’exception de ton bureau… D’ailleurs je serai curieuse de le découvrir… »

-« Alors viens, suis-moi, » sourit Castle en se levant et entrainant la jeune femme en direction de la pièce demandée. « C’est la seule pièce où je n’ai rien touché et où ni ma mère ni ma fille n’a réussi à mettre son grain de sel… »

-« Donc cette pièce c’est tout toi, c’est bien ça que tu veux dire ? »

-« En quelque sorte… » répondit l’écrivain mal à l’aise en poussant la porte de la pièce pour laisser passer la jeune femme.

La jeune femme fit deux pas avant de s’arrêter sur le pas de la porte, intimidé par ce lieu 100% Rick Castle.

-« Oh mon Dieu ! C’est tellement toi, tellement masculin… » souffla Beckett n’osant pas pénétrer dans la pièce.

-« Tu sais, tu peux entrer… Ce n’est que mon bureau… »

-« Oui mais il est… » commença la jeune femme en cherchant ses mots. « J’ai l’impression de pénétrer dans ton intimité… Pourquoi ton bureau est-il si différent ici qu’au loft ? »

-« Parce qu’au loft, mon bureau est un lieu de vie pour toute la famille tandis qu’ici c’est vraiment mon monde. Et puis, au loft, le bureau mène à ma chambre donc c’est différent… Mais vas-y ! Entre ! Ça ne va pas te tuer, » sourit Castle en poussant la jeune femme dans la pièce.

Beckett avança timidement et observa avec attention ce qui l’entourait. Etant dans l’angle de la maison, le bureau était illuminé par deux grandes fenêtres dont l’une faisait face à la mer. Entre bois et cuir, entre les deux puits de lumière, se trouvait un magnifique bureau massif derrière lequel se dressaient deux bibliothèques pleines de livres et de dossiers. Un tableau mi-liège mi-ardoise remplaçait celui du loft donnant un cachet plus authentique encore à la pièce. Castle avait aménagé une table et quatre chaises face à la fenêtre se situant sur le côté de la maison avec, non loin, un bar. Le reste de la pièce comportait plusieurs vieux fauteuils en cuir autour d’une table basse.

-« Laisse-moi parier, » sourit Beckett en laissant courir ses doigts sur le fauteuil de cuir le plus proche d’elle. « Cette table là-bas c’est pour tes parties de poker et ici, c’est ta place préférée pour lire et te détendre… »

-« Comment tu… »

-« N’oublie pas que je suis flic, » sourit la jeune femme en venant se blottir dans les bras de Castle. Et puis c’est le seul fauteuil à côté duquel une lampe sur pied a été installée… Pour faciliter la lecture je pense… »

-« Tu penses très bien, » répondit fièrement l’écrivain en enlaçant sa fiancée avec tendresse.

-« Dis-moi, tous ces livres sont différents de ceux du loft ou bien tu as des doublons ? » demanda Beckett en désignant les deux murs recouverts du sol au plafond d’étagères elles-mêmes recouvertes de livres.

-« Les ouvrages les plus importants pour moi sont présents tant ici qu’au loft mais, à part ça, ils sont tous différents… J’ai aussi l’ensemble des livres que j’ai publié et mes manuscrits originaux ici aussi… »

-« Et à quoi te servent ces ficelles qui traversent le plafond ? Je les ai déjà remarqués à la maison… »

-« Je suis quelqu’un de… De papier. J’ai besoin d’imprimer, de visualiser, de manipuler mes idées sur le papier. Alors, au grand damne de Mère, je les pends à ces fils à l’aide de pinces à linge… »

-« J’aimerai bien voir ce que ça donne… » sourit Beckett en fermant les yeux. « L’odeur du cuir et des livres, du papier et de ton aftershave… »

-« J’aime découvrir cette facette romantique de ta personnalité… »

-« Dis-moi, tu voudras bien me prêter un fauteuil de ton bureau ? Je m’y sens déjà tellement bien… »

-« Quand tu veux ma Chérie, quand tu veux… » murmura Castle à l’oreille de la jeune femme. « Et si je te montrais notre chambre ? »

-« C’est vrai que tu as refusé que j’y pénètre ! Même pas pour t’aider à mettre notre lit en place ! Pourquoi tant de mystères d’ailleurs ? »

-« Parce que je pense que tu vas être surprise… Et je n’avais pas besoin de toi pour faire notre lit, une fois que ton meuble ait eu remplacé le mien. »

-« En parlant de lit, tu as fait quoi du tien ? »

-« J’avais demandé aux déménageurs de le déposer dans une association d’aide aux personnes dans le besoin mais notre chauffeur m’a avoué qu’il dormait avec sa femme sur un simple matelas par terre. Du coup, je lui ai dit de le garder et d’en faire bon usage. »

-« Tu as bien fait. Ils étaient charmants, » sourit Beckett avant de reprendre en voyant Castle froncer les sourcils. « Mais pas autant que mon écrivain de fiancé ! »

Arrivés devant la porte, l’écrivain l’ouvrit et s’effaça pour laisser passer la jeune femme qui se figea.

-« Comment… Comment as-tu su ? » demanda Beckett en regardant son fiancé, incrédule.

-« Tu te souviens quand je t’ai retrouvé chez toi et qu’on s’est replongée dans l’affaire de ta mère ? Le jour où on a trouvé ces quatre photos de l’allée où elle a été assassinée… » demanda Castle avant de poursuivre en la voyant acquiescer. « A un moment je me suis absenté pour aller au toilette et, en passant devant ta chambre, je n’ai pas pu m’empêcher de pousser un peu plus la porte déjà entrouverte… Je ne suis pas resté longtemps, je te le promets ! Mais j’ai eu le temps d’enregistrer ce que tu aimais et, quand tu ne m’as pas donné de nouvelles pendant trois mois, aménager ma chambre en mêlant ce que tu aimes avec ce que j’aime m’a permis de me sentir un peu mieux… »

-« C’est pour ça alors qu’Alexis m’a dit que ni elle ni Martha n’avaient plus eu le droit d’y pénétrer depuis mon accident ? »

-« Oui, » avoua l’écrivain. « Tu m’en veux ? »

-« Non, je t’aime encore plus si cela est encore possible… » répondit Beckett en l’embrassant passionnément. « Allez, viens, allons nous reposer car nous avons encore beaucoup de choses à faire avant l’arrivée de notre grande et belle famille. »

La jeune femme entraina son fiancé dans la chambre et referma la porte derrière eux.


Lilou004  (23.04.2012 à 20:15)

Chapitre 117 : Mélanger les traditions

 

Le lendemain matin fut consacré à un premier ravitaillement.

-« Je ne sais pas vous mais il fait sacrément froid ! » dit Beckett en se frottant les mains après avoir déposé les derniers sacs dans la cuisine. « Quand je pense qu’il va falloir recommencer au moins une fois avant l’arrivée de la smala ! »

-« C’est pour la bonne cause, » sourit Castle en volant un baiser à la jeune femme avant de s’accroupir devant Sarah pour lui retirer son manteau. « Alors Princesse, qu’as-tu envie de manger ce midi ? »

-« Pomme ! » sourit Sarah en faisant un grand sourire.

-« Tu auras avec grand plaisir une pomme en dessert mais avant il va falloir remplir ce petit ventre, » répondit l’écrivain en chatouillant doucement le bidon de la petite.

-« Maman ! Aide-moi ! » s’exclama la fillette en se précipitant derrière les jambes de sa mère qui commençait à ranger les courses.

-« Et si tu allais jouer dans la salle de jeux comme ça tu seras loin de Papa et de ses facéties, » conseilla Beckett avant de sourire en voyant les boucles brunes de Sarah disparaitre en direction de la pièce désignée.

Une fois la petite partie, le trio rangea puis prépara le repas avant de s’assoir tranquillement autour de la table pour déjeuner.

-« Bon, c’est quoi le programme de l’après-midi ? » demanda Alexis au bout de quelques minutes.

-« Eh bien, je me demandais quelles étaient les traditions Castle de Noël pour voir comment on pourrait mélanger nos deux traditions… Qu’en pensez-vous ? »

-« Maman tu as toujours de bonnes idées ! » sourit l’adolescente. « Alors, chez les Castle, nous avons pour habitude d’aller chercher un beau sapin puis de l’installer  dans le salon avant de le décorer ensemble… Et sinon ? Quelle était la tradition chez les Beckett ? »

-« Eh bien, pendant que Papa allait chercher le sapin, Maman et moi passions aux fourneaux pour commencer à préparer les gâteaux de Noël et autres petits gâteaux secs… » expliqua Beckett les yeux pétillants de souvenirs heureux. « Ensuite on le décorait tous ensemble mais on laissait toujours de la place pour que chacune des personnes venant passer Noël avec nous puisse y mettre un peu de leurs sapins… Au fils des années, nous avons rassemblé une sacrée collection, hétéroclite mais à notre image… »

-« Et tu l’as toujours ? » demanda Castle curieux.

-« Lorsque j’ai emménagé seule, mon père a partagé notre boite de décorations de Noël en deux mais je n’ai jamais réussi à l’ouvrir… Pourtant, avant de partir, je l’ai glissée au milieu des affaires à emporter avec nous ici… Je me dis que c’est peut-être le meilleur moment de les ressortir maintenant que j’ai ma famille. Pour faire revivre la tradition de Maman… »

-« Et c’est une excellente idée Kate. Alexis et moi avons quelques décorations ici mais pas suffisamment pour faire l’ensemble des décorations du salon. Je pensais donc aller en acheter de nouvelles mais je trouve que nous devrions mélanger toutes celles que nous avons déjà. »

-« Celles aussi des Matthews Rick… Lorsque nous recherchions des souvenirs pour Sarah, je suis tombée sur une boite à chaussures remplie de décorations de Noël. Je l’ai donc glissé dans mon sac… »

-« Ça c’est ma femme ! » s’exclama Castle avec fierté.

-« Pas encore Rick ! Je n’ai qu’une seule bague à mon doigt pour le moment et toi, tu as un sapin à aller chercher ! »

-« A tes ordres Détective Beckett ! » sourit l’écrivain.

Le temps passa vite et, après avoir couché Sarah pour sa sieste, Castle partit en direction de la ville à la recherche du parfait sapin pour sa famille après avoir promis à Beckett qu’il serait d’une taille raisonnable. Ce que la jeune femme ne vit pas mais qu’Alexis remarqua tout de suite furent les doigts croisés de son père dans son dos.

-« Bon, je vais chercher les décorations de la maison pendant que tu prépares la cuisine ? » proposa Alexis avec un sourire.

-« Aucun problème ! En passant, peux-tu récupérer les boites qui se trouvent au bas de notre placard à ton père et moi ? Ce sont les décorations de Maman et celles des Matthews. »

-« Ok ! » s’exclama l’adolescente en disparaissant en haut des escaliers pour en revenir quelques minutes plus tard en portant les trois boites en équilibre les unes au-dessus des autres. « Maman ! Aide-moi ! Ça tangue sévère là ! »

Beckett se précipita vers l’entrée et rattrapa in extremis la plus petite des boites.

-« Lex ! Tu aurais pu faire plusieurs tours au lieu de risquer que ça tombe ! » la réprimanda gentiment la jeune femme. « Il y a des choses précieuses là-dedans… »

-« Pardon Maman… Je pensais que ça irait mais visiblement c’était mal jugé… »

-« Allez, viens. N’en parlons plus. Allons déposer tout ça dans le salon. Ça attendra le retour de ton père. »

Une fois cette tâche effectuée, Beckett et Alexis s’installèrent dans la cuisine et, radio allumée, s’attaquèrent à la confection des petits gâteaux de Noël.

-« J’aime bien cette tradition, » sourit la rouquine un peu plus tard. « Johanna Beckett était vraiment une super Maman et tu tiens d’elle pour ça… »

-« Merci ma Grande, » parvint à articuler la jeune femme avec émotion.

-« Je n’ai pas dit ça pour te faire pleurer Maman… » dit Alexis en prenant la jeune femme dans ses bras. « Je dis juste que tu es une super Maman et que j’aurai aimé en avoir une comme toi… »

-« Et moi j’espère que mes enfants seront aussi merveilleux que la jeune fille que tu es devenue. »

-« Ils le seront puisqu’ils vous auront, Papa et toi, comme parents ! »

-« Alexis, pendant qu’on parle de ça, je voudrais te demander quelque chose… » fit Beckett avant de poursuivre voyant l’attention de la jeune fille portée sur elle. « Je sais que tu es déjà une jeune femme mais j’aimerai que tu sois présente dans la vie de tes frères et sœurs. Je… »

-« Rassure-toi Maman ! Je suis trop heureuse de voir la famille se renforcer et grandir pour n’être que spectatrice de ça ! Je ne serai sûrement pas toujours présente au quotidien mais je serai là, quoiqu’il arrive ! »

-« Tu es vraiment une superbe jeune femme tant intérieurement qu’extérieurement. Ton père a vraiment fait un superbe travail avec toi malgré sa mentalité d’un gamin de cinq ans dans un magasin de friandises ! »

-« Tu sais Maman, » sourit Alexis. « Même si j’ai beaucoup ‘élevé’ Papa, il a toujours su quand être sérieux, quand être le père dont j’avais besoin… Et puis, il a beaucoup changé depuis qu’il t’a rencontré. Papa serait prêt à tout pour toi ! Mais, en parlant de friandises, je vais aller préparer les chaussettes pour la cheminée pendant que Sarah dort encore ! »

-« Les chaussettes ? » s’étonna Beckett.

-« Oui ! Chaque membre de la famille en a une chez nous ! D’ailleurs le fabriquant a dû sérieusement être content lorsque Papa a passé commande de toutes celles qui nous manquait ! » lança Alexis en disparaissant dans le bureau.

-« Dis-moi, combien exactement Rick en a-t-il commandé de chaussette ? » demanda Beckett une fois l’adolescente revenue avant un petit carton.

-« Eh bien, » sourit Alexis en réfléchissant. « Nous avions déjà celles de Papa, Grand-Mère et moi. Il a donc ajouté celles pour Sarah, Pops, Gramps et toi bien sûr mais aussi Victoria, Ryan, Jenny, Esposito et Lanie. Soit un total de neuf nouvelles chaussettes ! Et ne t’en fais pas ! Papa a prévu le stock de friandises ! »

-« Pourquoi ça ne m’étonne même pas ? » ironisa la jeune femme en roulant des yeux ! « Et que vas-tu mettre dedans ? »

-« Eh bien la tradition Castle veut qu’il y ait des pâtes de fruits, des rochers pralinés, des macarons, des bouchées aux noix, un assortiment de barres chocolatés miniatures et autres petites spécialités chocolatées ! »

-« Tu es consciente que certaines de ces friandises ne sont pas adaptée à Sarah ? »

-« C’est pour ça que la chaussette de Sarah sera spécialement faite pour elle, ne t’en fais pas Maman. Nous avons aussi prévu de faire des sachets de friandises équivalents aux nôtres pour les Montgomery. »

-« Décidément, ton père a vraiment pensé à tous pleins de détails… »

-« Quand il s’agit de Noël, toujours ! » sourit Alexis. « Bon et sinon, que veux-tu que nous fassions de notre côté ? »

-« La programme va être serré mais nous y sommes toujours parvenues avec Maman et puis, au pire, nous pourrons compter sur Rick ! Alors je propose de commencer par les biscuits aujourd’hui, ceux au gingembre et ceux chocolat/cannelle. Et, s’il nous reste un peu de temps, nous pourrons commencer à réaliser les orangettes. C’est simple et rapide. Et comme ça, demain, il ne nous restera que les truffes, les petits pains d’épices et surtout les sablés aux épices ! »

-« Pour les orangettes, je pense que Sarah va adorer les faire ! Mettre ses petits doigts dans le chocolat fondu ! Miam ! »

-« Elle ne mangera rien au diner si elle fait comme moi petite ! » dit Beckett en rigolant.

-« Ah oui ? Et tu faisais quoi exactement petite ? »

-« Une orangette de faite, un cuillère de chocolat, une orangette de faite, une cuillère de chocolat et ainsi de suite ! »

Les deux femmes en rigolaient encore en s’attaquant à la recette de la base commune aux deux recettes de biscuits sélectionnées. Ce sont les appels de Sarah au travers du baby-phone qui les tira de leur tâche plus d’une heure plus tard.

-« Je vais la chercher, » sourit Beckett en regardant l’heure. « Dis-moi, il fait quoi Rick ? Ça fait bientôt deux heures qu’il est parti ! »

-« Rassure-toi Maman, Papa est juste à la recherche du sapin de Noël parfait ! » ironisa Alexis en mettant une nouvelle fournée de biscuits au four. « Pendant que tu vas chercher Sarah, je vais préparer de quoi commencer à réaliser les orangettes. »

-« Merci ma grande ! »


Lilou004  (24.04.2012 à 20:01)

Chapitre 118 : Le sapin

 

Cela faisait une bonne demi-heure que Sarah les avait rejointes quand Rick poussa enfin la porte de la maison. Il fut accueilli par des odeurs épicées et un doux fond de musique de Noël par-dessus laquelle retentissait des éclats de rire ! Un fin sourire aux lèvres, il fit signe au jeune homme qui avait gentiment accepté de l’aide à porter et à installer le sapin sur son pied, non loin de la cheminée. Après avoir l’avoir remercié et lui avoir glissé un trois billets de dix dollar, Castle le raccompagna à la porte.

-« Encore merci pour ton aide Steven. Ça va aller pour rentre chez toi ? Tu veux que je te ramène ? »

-« Ne vous en faites pas Monsieur. J’habite à cinq cents mètres. Bonne fin de journée et joyeuses fêtes de fin d’année. »

-« A toi aussi Steven. »

Une fois le jeune parti, Castle se dirigea vers la cuisine et s’arrêta sur le pas de la porte pour observer la scène qui se déroulait sur ses yeux. Debout sur une chaise, Sarah avait les mains, le visage et les cheveux couverts de chocolat mais restait très appliquée dans la confection des orangettes. Lorsqu’elle plongeait une lamelle d’orange confit dans le chocolat, le petit bout de sa langue dépassait de sa bouche et, après avoir posé l’orangette sur le plat prévu à cet effet, elle s’appliquait à reboucher le trou créé par ses petits doigts.

-« Je n’en reviens toujours pas que tu saches comment faire des fruits confits ! Tu m’apprendras un jour ? » demanda Alexis alors qu’elle rangeait avec précaution les premiers biscuits tout juste refroidis dans différents boites de fer.

-« Bien sûr ma Grande ! Mais tu verras, ce n’est pas bien compliqué à faire ! Il faut juste être patient, » répondit Beckett en plaçant une plaque d’orangettes dans le frigo afin que le chocolat se fige. « En tout cas, on a bien avancé et d’ici à une bonne demi-heure, je pense que nous aurons terminé le programme culinaire d’aujourd’hui ! Princesse, tu as été une super aide ! Très efficace ! Par contre, avant de faire le sapin, un passage par la case douche va être obligatoire ! »

-« ‘vec Papa ? »

-« Si tu veux mais encore faut-il qu’il rentre ! » ironisa la jeune femme en roulant des yeux. « A ton avis, que peut-il bien faire ? »

-« Il est de retour avec le sapin ! » fit fièrement Castle en brandissant une chose pas plus grande que quarante ou cinquante centimètres.

-« Deux heures et demi pour ça ? » s’exclama Beckett. « Eh bien j’espère pour toi que la vendeuse était mignonne ! »

-« Kate ! Ce n’est pas ma faute ! J’ai mis autant de temps parce que j’ai fait plusieurs marchants mais… Tous les beaux sapins avaient déjà été vendus… Je suis vraiment désolé… »

-« De toute manière, on n’a pas le choix mais je crois que je vais appeler Papa pour voir s’il ne peut pas nous ramener un arbre digne de ce nom depuis New York… »

-« Je comprends… Je suis vraiment désolé Kate mais je pensais vraiment en trouver un ici… Je ne pensais pas que revendeurs auraient déjà tous été dévalisés ! »

-« Bon, écoute, on ne va pas tergiverser là-dessus. Maintenant c’est fait, c’est fait alors on n’a plus le choix. Il faut faire avec. Je te propose de laisser le ‘sapin’ ici et d’aller donner un bain à Sarah pendant qu’Alexis et moi nous finissons la cuisine et commençons à ranger. »

-« On reviendra vous aider pour le rangement une fois que Princesse sera propre comme un sous neuf, » dit Castle en attrapant la fillette. « A tout de suite les filles ! »

-« A tout de suite vous deux, » répondit Alexis alors que Castle quittait la pièce sous le regard exaspéré de Beckett.

-« Maman fâché ? » fit la petite voix de Sarah.

-« Ne t’en fais pas ma Princesse. Maman est fâchée mais pas contre toi ni contre Alexis, c’est Papa qui a fait une bêtise… »

-« Oh… Fais bisou pa’don… »

-« C’est ce que je vais faire Princesse mais d’abord on va prendre un bon bain pour retirer tout ce chocolat dont tu t’es recouverte de la tête au pied presque ! »

Une demi-heure plus tard, Castle et Sarah réapparurent pour trouver Beckett et Alexis en train de ranger la cuisine. Sans un mot, l’écrivain assit la fillette sur une chaise et aida les deux femmes à tout ranger.

-« Et si on allait dans le salon un petit peu ? » proposa Beckett en soupirant. « Même s’il n’est pas ce qu’on espérait, nous ne pouvons pas laisser ce sapin comme ça, non ? »

-« C’est une bonne idée Maman. Tu viens Sarah ? » fit Alexis en tendant sa main à sa petite sœur.

-« Vi ! » sourit la fillette avant de se retourner vers Castle. « Bisou Maman Pa’don ! »

Malgré la colère qu’elle ressentait pour l’écrivain, Beckett ne put s’empêcher de sourire d’apparaître sur son visage devant le conseil de Sarah à son père qui s’empressa de la rejoindre pour la prendre dans ses bras.

-« Je suis désolé Kate… Je t’aime, » souffla l’écrivain en resserrant son étreinte autour de la taille de sa fiancée et déposant un tendre baiser sur ses lèvres.

-« Moi aussi je t’aime Rick mais admets que nous ne pouvons pas recevoir tout le monde avec ce… Sapin ? »

-« Ne t’en fait pas ma Chérie, on va trouver une solution. Allez, viens, rejoignons les filles dans le salon. »

Le couple prit donc la direction du salon et trouva Alexis, Sarah dans ses bras, sur la pas de la porte de la pièce à regarder à l’intérieur les yeux ébahis.

-« Que se passent-ils ? » demanda Beckett intriguée en s’approchant pour découvrir un immense sapin de près de deux mètres de hauteur. « Rick ! »

-« Oui ? » répondit l’intéressé innocemment.

-« Tu te moques de moi là ? » déglutit la jeune femme en s’approchant de l’arbre qui trônait non loin de la cheminée.

-« Moi ? Jamais ! » sourit Castle fier de sa bêtise.

-« Richard Castle ! Dois-je encore te rappeler que c’est moi qui porte un Glock ? »

-« Mais ton très cher ami est enfermé à New York, dans le coffre-fort de mon bureau dans le loft. »

-« J’ai encore de quoi me défendre. N’oublie pas que j’ai des qualifications en close combat et en self-défense ! » répondit au tac-o-tac la jeune femme en attrapant l’oreille de l’écrivain qui s’était imprudemment approché.

-« Apple ! Apple ! » s’écria Castle en se pliant en deux de douleur.

Sarah jeta un coup d’œil à Alexis avant d’exploser d’un rire cristallin sous le spectacle que ses parents donnaient dans le salon. La rouquine ne tarda pas à se joindre à elle en pénétrant dans la pièce.

-« Parce que ça vous fait rire en plus ! » lança l’écrivain en essayant de trouver une position qui ne le faisait pas trop souffrir. « Apple Kate ! »

-« Avant que je ne te lâche, je voudrai que tu me fasses une promesse. Non, deux en fait. La première, tu ne me fais plus ‘jamais’ une frayeur comme celle-là, on est bien d’accord ? »

-« Oui ! Oui ! Mais c’est quoi la deuxième promesse que je puisse récupérer mon oreille ! »

-« C’est toi qui te charges d’appeler mon père pour lui dire que, tout compte fait, ce n’est pas la peine de venir avec un sapin ! Je te signale qu’il est déjà en train de chercher un moyen pour en faire venir un au moment où on parle ! »

-« Tu l’as déjà appelé ? » s’étonna Castle.

-« Tu venais à peine de monter avec Sarah que Maman attrapait son téléphone et appelait Gramps… » sourit Alexis en s’asseyant avec Sarah au près des trois boites de décorations. « Maintenant Sarah, voyons voir les trésors qu’ils renferment… »

-« Dis-moi Kate, si tu voulais bien libérer mon oreille, je pourrais peut-être appeler ton père… » répondit Castle en usant de son charme.

Beckett le libéra et sourit en le voyant se frotter l’oreille en se dirigeant vers le téléphone où il composa le numéro de mémoire.

-« Beckett bonjour. »

-« Jim, Rick à l’appareil. Je ne vous dérange pas ? »

-« Absolument pas mon garçon. Que puis-je faire pour toi ? »

-« Eh bien voilà, » dit Castle alors que sa fiancée mettait le haut-parleur. « Il me semble que Kate vous a déjà appelé pour vous demander de voir pour apporter un sapin avec vous samedi mais… »

-« Oui Rick ? »

-« En fait, je… J’ai fait une blague à Kate et aux filles… J’avais fait installer le véritable sapin dans le salon mais ne lui ai présenté qu’une petite chose plus petite que Sarah… Et Kate n’a pas seulement marché, elle a couru… » expliqua l’écrivain mal à l’aise.

-« Dis-donc Rick ! N’oublie pas que je suis ceinture noire en close combat ! » menaça Beckett depuis sa position à côté des filles.

-« Ça m’étonnait aussi que tu n’aies pas été capable de trouver un sapin, » fit Jim en rigolant. « Mais bon, je me suis dit que ma Katie devait vraiment être exigeante pour ne pas se satisfaire du sapin que tu lui avais trouvé. »

-« Papa ! »

-« Oh ! Ne t’offusque pas ma Katie, je te connais et je sais également que Rick serait capable de décrocher la lune pour toi. J’espère que tu ne l’as pas trop martyrisée d’ailleurs ? »

-« Ne vous en faites pas Jim, mon oreille a une certaine habitude, tout comme mon nez selon les envies de votre fille, » sourit Castle en voyant Beckett rougir légèrement.

-« Bon, sur ce, moi je vous laisse. J’ai encore des affaires à préparer pour samedi. Embrassez les filles pour moi et prenez soin de vous. »

-« Promis Papa, elles t’embrassent et nous aussi. A samedi, » répondit la jeune femme.

-« Et laisse le nez et les oreilles de Rick tranquille, » lança Jim avant de raccrocher.

Devant l’air dépité de Beckett, Castle et les filles explosèrent de rire puis l’écrivain rejoint sa petite famille.


Lilou004  (25.04.2012 à 18:42)

Chapitre 119 : Décorations

 

-« Alors, et si on découvrait ce que contiennent ces trois jolis boites ? » proposa Castle en s’installant aux côtés de sa fiancée.

-« Mal Papa ? » demanda Sarah en s’approchant de lui pour s’assoir sur ses genoux et en regardant son oreille avec attention.

-« Non ma Princesse, » sourit l’écrivain avant de poursuivre en voyant le regard réprobateur de la fillette à sa mère. « Et ne t’en fait pas, je l’ai mérité car j’ai fait une mauvaise blague à Maman. »

-« Mais rouge… »

-« Ca va passer ! Allez, n’en veut pas à Maman ! Elle m’a juste puni… »

-« Punir ‘vec o’eilles moi aussi ? » fit Sarah inquiète.

-« Bien sûr que non ma Chérie ! C’est une punition pour les grands ! »

-« Mais Lesis ? »

-« Alexis est bien trop sage pour être punie, » sourit Castle. « D’ailleurs, en parlant de ça, ce serait bien que tu prennes un peu plus exemple sur les espiègleries de ta sœur et moi ! »

-« Ah non ! Deux ça suffit ! Laisse-moi au moins avoir un soutien ! » ironisa Beckett.

-« Mais je croyais que tu voulais un mimi-moi ? » demanda l’écrivain fier de lui. « Tu es consciente que, s’il s’agit vraiment de moi en miniature, il y a de fortes chances pour qu’il soit comme moi ? »

-« Mais je pourrais commencer à le ‘dresser’ dès la naissance ! » sourit la jeune femme faisant rire les trois adultes de bon cœur.

-« Maman ? » appela Sarah n’ayant pas compris ce qui venait de se passer et continuant sur sa lancée ayant l’attention de sa mère. « Plus fâchée ? »

-« Non Princesse ! J’aime Papa très fort ! Tout comme toi et Alexis ! »

-« Bisou bobo Papa ? »

-« Bien sûr ! » sourit Beckett en se penchant pour déposer un très léger baiser sur le lobe de l’oreille de Castle qui en profita pour tourner la tête et lui voler un baiser passionné.

-« Papa ! Laisse Maman respirer un peu ! Je n’ai pas envie de faire des cauchemars ! Merci ! »

-« Alexis ! Tu n’es plus une gamine ! »

-« Non Papa mais tu en as une sur les genoux je te signale ! Ne regarde pas Sarah, c’est dégoutant ! Tu verras, tu comprendras un jour… »

-« Ah oui ? Tu trouves ça dégoutant toi ? Je croyais pourtant t’avoir surprise un jour avec Ashley sur un banc dans Central Park ! »

-« Tu as surpris MA fille en train de bécoter dans Central Park et tu ne m’as rien dit ? » s’étonna Castle.

-« Tiens, ce n’est plus ‘notre’ fille ? » sourit Beckett.

-« C’est pour ça que tu l’as aidé pour… Enfin pour la pilule et tout le reste ? »

-« Non, ça c’était avant. Alexis est une jeune fille merveilleuse avec une tête bien faite. Alors aie confiance en elle. Maintenant, si tu veux bien, j’aimerai découvrir ce qu’il y a dans la boite ‘Castle’ et dans celle des Matthews pour que nous nous attaquions enfin la décoration de ce magnifique arbre ! »

-« A tes ordres Détective de mon cœur ! On commence par laquelle ? »

-« Je propose celle de Sarah, qu’en penses-tu Princesse ? On découvre les décorations de ton Papa et de ta Maman ? » demanda Beckett en tendant à la fillette la petite boite à chaussures.

Sarah prit la boite entre ses mains et la posa sur ses genoux. Après avoir regardé ses parents, elle souleva le couvercle de la boite et en révéla le contenu très simple mais rempli d’amour.

-« Qu’est-ce que c’est Princesse ? » demanda Castle en sortant une boule en polystyrène peinte en rouge et sur laquelle avait été joliment collée une photo.

-« Ça Maman et ça Papa mais p’us là… »

-« Ils ne sont plus là avec nous comme Rick et moi, » expliqua Beckett la gorge nouée. « Mais ils seront toujours là, dans ton petit cœur, et là, dans tes souvenirs. Rick et moi, on va tout faire pour que tu ne les oublies pas… »

-« Comme Maman toi ? »

-« Oui Princesse, comme ma Maman. Je vais te montrer quelque chose, » sourit la jeune femme en ouvrant la boite de sa famille et chercha une boule en plastique transparent dans laquelle se trouvait une photo de Johanna et une de Jim. « Ça c’est Pops quand il était jeune et là c’est Johanna, ma Maman… »

-« T’op belle ! Comme toi, » s’exclama Sarah en prenant la boule et en regardant les photos. « Toi faire aussi Lesis ? »

-« Oui mais je ne suis pas sûre que je l’ai encore… » soupira la jeune femme avec nostalgie. « Maman détestait ça parce que c’était fait maison et non acheté… »

-« En fait, j’ai tout conservé ici Alexis, dans cette boite, » sourit Castle en ouvrant la dernière et la plus grande boite.

Après avoir un peu cherché, il en sortit une petite caisse de bois visiblement peinte par un jeune enfant.

-« Oh ! Tu l’as gardé ? »

-« Je te l’ai dit Alexis, j’ai tout gardé depuis ton premier dessin jusqu’à tes cahiers d’école… » sourit l’écrivain en lui tendant la caisse. « Tiens, regarde toi-même. »

La jeune fille la posa sur ses genoux et l’ouvrit avec précaution pour découvrir les différentes confections de Noël qu’elle avait réalisé au fil des années de son enfance.

-« Je n’en reviens pas ! » s’exclama la rouquine quelques minutes plus tard en sortant du fin fond de la caisse un objet difficilement identifiable. « Tu as même gardé cette chose ? Je ne sais même plus ce que c’est ! »

-« Laisse-moi te rafraichir la mémoire : c’est une guirlande de pâtes peintes ! Et lorsque j’avais eu l’affront de te demander ce que c’était, tu m’avais dévisagée comme si j’étais un extra-terrestre, comme si je ne comprenais vraiment rien à rien, » expliqua Castle avec un sourire nostalgique.

Alexis se leva et s’approcha de son père pour lui faire un câlin que son père lui rendit avec ferveur. Sarah les regarda et quitta les genoux de Castle pour rejoindre ceux de sa Maman.

-« Lesis câlin Papa ? »

-« Oui Princesse, Alexis et Papa font un gros câlin. Parce qu’ils s’aiment beaucoup, comme toi et Papa. »

-« Et Maman et Lesis aussi ! »

-« Bien sûr ! Allez viens, il me semble avoir aperçu des guirlandes lumineuses dans la boite de Papa. Tu veux bien m’aider pour vérifier que toutes les petites lampes s’allument ? »

-« D’accord ! »

Pendant que Castle et Alexis découvraient le contenu de la caisse en faisant renaitre leurs souvenirs, les filles se mirent à la tâche. Beckett sortit et démêla la guirlande avant de l’étaler par terre puis elle la brancha et Sarah se mit en action, vérifiant que les petites lampes de couleur.

-« Là Maman ! Pas lumière ! » s’exclama-t-elle soudain en relevant sa tête.

-« Quelle est la couleur de la lampe Princesse ? »

-« Rouge ! »

-« D’accord et il y en a d’autres qui ne fonctionnent pas ? »

-« Jaune et vert ! Deux vert, » précisa Sarah en montrant deux petits doigts. « Et fini ! »

-« D’accord. Tu as bien repéré quelles ampoules ne marchent pas ? Je peux débrancher la guirlande ? »

-« Vi ! »

Une fois les ampoules changées, Castle prit Beckett dans ses bras pour l’empêcher d’aller plus loin.

-« Laisse-moi l’installer ainsi que les deux ou trois guirlandes qu’Alexis et moi avons sélectionné pour notre sapin. Je pense que c’est important que ce soit toi qui choisisse ce que tu souhaites mettre dans le sapin venant de ta famille… » dit l’écrivain avant de poursuivre en sentant la jeune femme se tendre. « Ne t’en fais pas, je ne serai pas loin… »

-« Merci. »

-« Always… »

Beckett se plongea alors dans sa boite et sélectionna différentes boules qui était chères à son cœur et, la voyant faire, Sarah sortit à son tour quelques boules de polystyrène décorées de sa boite à chaussures.

-« Tu as fait ta sélection ? Ce sont les décorations que tu veux voir dans le sapin ? »

-« Oh oui Maman ! »

-« Alors va les porter à Papa, » sourit Beckett.

A eux quatre, ils vinrent à bout de l’arbre en moins de temps qu’il n’en fallait pas pour le dire. Comme dans toutes les maisons, il y eut un peu de casse mais les trésors les plus chers à leurs cœurs à tous avaient échappés au massacre. Ils observaient avec fierté le sapin ainsi décoré depuis quelques minutes quand soudain Castle fronça les sourcils.

-« Il manque quelque chose… Vous ne trouvez pas ? »

-« Bah non, » répondit Alexis en regardant plus attentivement leur travail. « Si nous rajoutons quelque chose, il n’y aura plus de place pour les décorations de notre famille… »

-« Pourtant… » murmura l’écrivain avec un sourire. « Ça y est ! Je sais ! »

Il partit rapidement en direction de son bureau.

-« Qu’est-ce que tu mijotes encore ? » demanda Beckett suspicieuse en le voyant revenir avec une caisse de bois blanche dans ses mains.

-« Ouvre et tu verras, » répondit Castle en lui présentant la boite.

Après avoir jeté un regard interrogatif, la jeune femme ouvrit le fermoir et souleva doucement le couvercle avant de se figer, la respiration saccadée et des larmes dévalant son visage.

-« Maman ? Pou’quoi pleurer ? » demanda Sarah inquiète. « Bobo ? »

-« Comment tu… »

-« Ton père. Il a pensé que ce serait un bel hommage mais si tu n’es… »

-« Non, c’est parfait ! C’est juste que je ne m’y attendais pas, » sourit Beckett au travers de ses larmes en prenant Sarah dans ses bras. « Viens voir Princesse et ne t’en fais pas, je vais bien. Approche Lex. »

-« Qu’est-ce que c’est ? »

-« C’est l’étoile que ma Maman plaçait toujours au sommet de notre sapin quand j’étais petite. Tu veux bien la prendre Sarah pour qu’on la mettre au sommet du nôtre ? »

Sarah prit l’objet scintillant avec moult précaution entre ses mains et Beckett s’approcha du sapin pour soulever la fillette au plus haut afin qu’elle y dépose l’étoile. Puis Castle s’approcha et dissimula le fil qui reliait l’ampoule à l’intérieur du précieux objet à la prise et illumina l’ensemble avant de rejoindre ses femmes. Il prit sa fiancée contre lui alors qu’Alexis se faufilait sous son autre bras.

-« C’est magnifique, » souffla Beckett en posant sa tête sur l’épaule de Castle. « Ma-gni-fique… »


Lilou004  (26.04.2012 à 18:56)

Chapitre 120 : Entre sœurs

 

La petite famille passa le reste de l’après-midi à jouer et finir de décorer le salon. Les chaussettes furent accrochées au manteau de la cheminée et de petites décorations furent éparpillées à droite et à gauche dans les pièces de la maison.

-« Maman ? »

-« Oui Princesse ? »

-« Pas d‘coré bébé sapin ? »

-« Oh si on peut mais on va l’installer où à ton avis ? » demanda Beckett avec un sourire. « Tu as une petite idée ? »

-« Bah là ! » fit la fillette comme si c’était évident en pointant le grand arbre surmonté d’une étoile. « A côté de Maman Sapin ! »

-« Mais c’est une merveilleuse idée ça ! Allons lui trouver que quoi le parer de ses plus beaux atouts, » fit Alexis en prenant la petite par la main. « Par contre, moi je dis que c’est notre sapin, celui des enfants ! Pas de parents ! Qu’en penses-tu ? »

-« Oh vi alors ! Pas app’ocher Maman ! Pas app’ocher Papa ! » fit le plus sérieusement du monde Sarah.

Les filles se mirent à la tâche avec entrain sous le regard du couple qui s’était blotti dans les bras l’un de l’autre sur le canapé.

-« Elles sont belles nos filles, » sourit Castle en jouant à dessiner des arabesques sur le ventre de sa fiancée.

-« Tiens parce que ce sont nos filles là ? » répondit la jeune femme au tac-o-tac en tournant son visage vers lui. « Plus sérieusement, je suis heureuse de les voir aussi proche l’une de l’autre malgré leur différence d’âge. »

-« Alexis a toujours voulu des frères et sœurs. Aujourd’hui, avec Sarah, elle réalise un de ses rêves… »

La conversation dévia sur leur mariage et son organisation et Castle en profita pour taquiner sa promise en essayant de savoir quel type de robe elle porterait… Donc, pendant qu’ils se chamaillaient gentiment, les filles décorèrent leur petit sapin.

-« Tu es sûre que tu veux vraiment qu’on mette la guirlande de pâtes peintes dans le sapin ? Et pourquoi pas cette belle guirlande-là qui vient de ta famille ? »

-« Deux ! » sourit fièrement l’enfant en mettant ces deux trésors dans les mains d’Alexis avant d’insister en voyant le visage sceptique de sa grande sœur. « Allez ! Mettre ! »

-« Dis-moi, et si au lieu d’utiliser des décorations qu’on a déjà, on en faisait de nouvelles ? C’est notre sapin après tout, non ? »

-« Vrai ? Toi savoir faire ça ? » demanda Sarah émerveillée en désignant la guirlande de pâtes.

-« En pâtes non mais on peut en faire de superbes en papier ainsi que des figurines à suspendre, qu’en penses-tu ? »

-« Oh oui ! Oui ! » fit Sarah en sautant sur place d’excitation. « Maintenant ? »

-« Et si tu allais jouer un petit moment dans la salle de jeux ? Moi je te rejoins avec tout le nécessaire, d’accord ? »

-« Faire vite, d’accord ? »

-« Promis Princesse ! Allez, file, » sourit Alexis en voyant la fillette disparaître en courant. « Papa, tu as toujours ce qu’on appelait ma ‘malle aux trésors’ ? »

-« Toujours au même endroit et normalement tu devrais trouver tout ce dont tu as besoin car je refaisais systématiquement le stock. Par contre, tu fais attention avec les ciseaux, le cutter et surtout la perforatrice ! »

-« Papa, je n’ai plus cinq ans ! Je sais que je dois faire attention ! Allez, soyez sage ! » lança Alexis avant de disparaître à son tour.

Elle réapparut dans la salle de jeux quelques minutes plus tard en trainant derrière elle une immense malle sur laquelle était inscrit ‘TRESORS’ et en tenant dans sa main une toile cirée.

-« Me voilà ! Et avec tout ce qu’il nous faut ! Tiens Sarah, tu veux bien mettre la nappe sur la table pendant que je vérifie qu’on a bien tout ce qu’il nous faut ! »

Sarah s’attela à sa tâche puis prit place sur une chaise, attendant patiemment qu’Alexis sorte le nécessaire.

-« Pour le sapin je te propose de faire une guirlande unique faite d’étoiles et de ronds, tu es d’accord ? »

-« Oh vi alors ! » sourit la fillette.

-« Bon, je m’occupe de faire les découpes avec la perforatrice et toi tu décores les pièces avec tes jolis dessins ? »

-« D’accord. Prendre jaune et ma’on ? »

-« Ça marche ! »

Les filles se mirent à la tâche avec application et, bientôt, il ne resta plus à Alexis qu’à monter la guirlande.

-« Pendant que je termine, que veux-tu faire Princesse ? »

-« Dessin ! Pour Maman et pour Papa ! »

-« En voilà une excellente idée ! Et que veux-tu faire ? »

-« Eléphant pour Maman et Papa pour Papa ! »

-« Un éléphant ? Mais c’est très compliqué tout ça ! Comment tu vas faire ? »

-« Toi aider moi ? » demanda doucement Sarah en faisant son petit air charmeur.

-« Je peux te trouver une image d’un éléphant mais c’est à toi de le faire puisque c’est un cadeau venant de toi, tu sais Princesse. »

-« D’accord ! » répondit joyeusement la fillette.

-« Et si tu commençais par dessiner Papa pendant que je vais te chercher une image d’éléphant. »

Sur ce, Sarah prit donc une feuille et un feutre bleu et commença à réfléchir le capuchon du feutre dans la bouche et les yeux au ciel. Il était évident qu’elle cherchait le meilleur moyen de décrire son nouveau Papa. Elle venait à peine de poser le feutre sur le papier quand Alexis revint. Pendant plus d’une demi-heure, elles travaillèrent en silence et, au moment où la rouquine mettait la touche finale à leur guirlande, la fillette releva fièrement la tête.

-« A y est ! Fini ! »

-« Tu me montres ? »

-« Ça Papa, » expliqua Sarah en tendant un dessin du type Monsieur Patate bleu. « Beau hein ? Et fort ! Comme Papa ! »

-« Oh oui alors ! Et puis on le reconnait bien comme ça, » sourit Alexis en se mordant l’intérieur des joues pour ne pas rigoler. « Et ce beau dessin c’est l’éléphant pour Maman ? »

-« Vi ! » répondit la fillette fière d’elle en tendant une autre sorte de Monsieur Patate dessiné au feutre rose cette fois. « Contente Maman ? »

-« Oh je suis sûre qu’elle va être ravie ! Tu veux bien que j’écrive dans un petit coin de chacune des feuilles ce que c’est et la date ? »

-« Et Sarah aussi ! »

-« D’accord, je mets ton prénom aussi ! » sourit Alexis en joignant le geste à la parole. « Bon, et si on allait voir ce que donne notre guirlande sur notre sapin et donner ces merveilles à Papa et Maman ? »

-« Oh oui ! » s’exclama Sarah en descendant de sa chaise et en disparaissant en courant pour rejoindre le salon. « Maman ! Papa ! Lesis et moi tout fini ! »

-« C’est bien les filles, » sourit Beckett. « Bravo ! Vous allez donc pouvoir habiller votre bébé sapin ? »

-« Vi ! Viens Lesis ! Montrer Papa et Maman ! »

La rouquine pénétra alors dans le salon les mains pleines et se dirigea vers le petit arbre.

-« Tu viens m’aider Princesse ? » appela Alexis en souriant car la fillette se précipita vers elle.

Ensemble, les deux sœurs installèrent la guirlande autour de l’arbre avec application pendant que Castle prenait des photos pour immortaliser l’instant. Une fois le sapin terminé, Alexis tendit les dessins à la fillette.

-« Allez, va offrir tes cadeaux à Papa et à Maman. »

-« Vont aimer ? »

-« Bien sûr Princesse ! Puisque ça vient de là, » la rassura la rouquine en désignant le petit cœur de l’enfant. « Allez, file les leur offrir ! »

Sarah prit donc ses dessins des mains de sa grande sœur et s’approcha timidement de ses parents. Castle et Beckett s’assirent de manière à ce que la fillette puisse les rejoindre sans problème. Aidée de l’écrivain, elle s’assit entre eux deux et tendit à sa Maman le dessin rose.

-« Eléphant ! Pour toi ! »

-« Oh ! C’est magnifique Sarah ! Je vais le mettre sur mon bureau dès que j’aurai repris le travail ! Merci ma Princesse ! » fit Beckett en déposant un baiser sur la joue de sa fille.

-« Vraiment Maman ? »

-« Bien sûr ! Je ne te mentirais pas. Il trouvera sa place sur mon bureau tout à côté des petites figurines d’éléphants dès que je reprendrai le travail en janvier. »

Après avoir fait un câlin à Beckett, Sarah se tourna vers Castle et lui tendit son deuxième dessin, celui en bleu.

-« C’est toi Papa ! » fit avec beaucoup d’assurance la fillette en désignant le personnage sur la feuille.

-« Rho dis donc ! Comme c’est beau ! » s’exclama Castle avec admiration et fierté avant de montrer son dessin à son compagne. « Tu as vu Kate comme c’est superbe ! Notre Princesse dessine super bien du haut de ses deux ans et quelques mois ! »

Beckett se contenta simplement de hocher la tête en faisant tout pour ne pas exploser de rire. En effet, les deux dessins se ressemblaient grandement même si l’un représentait un éléphant et l’autre le grand écrivain Richard Castle !


Lilou004  (27.04.2012 à 18:48)

 

Je tiens à préciser que le chapitre suivant contient un passage très sensuel sans pour autant requérir du critère NC-17. Le contenu pourrait choquer les plus jeunes.

Par avance merci de respecter cet avertissement si nécessaire.


Lilou004  (29.04.2012 à 16:59)

Chapitre 121 : Au calme

 

Le lendemain matin, Beckett fut réveillée au son de la mer et des mouettes et un fin sourire étira ses lèvres. Elle commença à s’étirer doucement lorsqu’elle sentit les bras puissant de Castle encercler sa taille pour la plaquer contre lui. L’écrivain déposa un baiser sur son épaule dénudée.

-« Bonjour toi… »

-« Humm… Bonjour… » répondit la jeune femme en se blottissant un peu plus dans ses bras.

-« Bien dormi ? »

-« Mouais… J’ai eu quand même un petit peu froid cette nuit… »

-« Ah bon ? » s’étonna Castle en se redressant un peu.

-« Oui, visiblement, mon futur époux n’est pas encore au point. Il faudrait revoir l’option chauffage personnel quand même… » minauda Beckett avec un petit sourire.

-« Je te croyais une femme indépendante... »

-« Ça dépend pourquoi… Le chauffage est quelque chose de primordial, tu sais. »

-« Ah oui ? Et Josh, il avait l’option chauffage lui ? »

-« Non Rick, la seule personne de qui j’exige l’option chauffage intégré est mon futur mari. Sache également qu’avant toi je n’ai jamais été du genre à me pelotonner dans les bras de mon partenaire. J’étais plutôt du genre à ériger la muraille de Chine pour avoir la paix. »

-« Pourtant ça n’a pas été faute de t’avoir vu te blottir dans ses bras au poste… »

-« Toute la nuance est là Rick. Au poste, avec de bonnes couches de vêtements me protégeant. Mais si tu veux, je peux te montrer ce que signifie la muraille de Chine, » lâcha Beckett à présent bien réveillée et en faisant en sorte de sortir de ses bras.

-« Kate… »

-« Non Rick, » fit la jeune femme en faisant en sorte de lui faire face sans pour autant le toucher. « Il faut que tu comprennes qu’avec toi tout est nouveau et différent de tout ce que j’ai pu connaitre. Je t’aime et je n’ai pas peur d’être devant toi, nue et dans une position aussi vulnérable et abandonnée que le sommeil. »

-« Kate, je suis désolé, » fit timidement Castle en tendant doucement une main vers elle pour toucher une mèche rebelle de ses cheveux. « Je t’aime aussi mais j’ai encore un peu de mal à croire à ce bonheur que je vis depuis cette fameuse nuit où tu t’es réfugiée chez moi… »

-« Mais Rick, c’est pourtant bien vrai ! Je porte cette magnifique bague qui le prouve chaque jour et, dans huit jours, je serai ta femme. Tu sais à quel point le mariage est sacré pour moi. Ce n’est pas une décision prise à la légère, bien au contraire… »

Castle ne détachait pas son regard des yeux de Beckett qui pouvait y lire une certaine angoisse mais aussi une certaine détresse.

-« Qu’est-ce qui te fait peur comme ça ? »

-« Et si je me réveillais demain et que tout ça n’était un magnifique rêve ? Et si… »

Mais l’écrivain ne put pas aller plus loin car la jeune femme avait déposé l’un de ses fins doigts sur ses lèvres.

-« Ce n’est pas un rêve ou alors c’est une hallucination collective. Je t’aime Rick. De tout mon cœur et de toute mon âme ! »

Comprenant que les paroles ne suffiraient pas, Beckett prit une grande décision et se leva sous le regard plus que surpris de Castle.

-« Ne bouge pas, je reviens ! » dit-elle avant de disparaître dans le couloir.

Elle revint une vingtaine de minutes plus tard avec un plateau couvert de nourritures et un immense sourire.

-« Voilà, Alexis est prévenue et m’a promis de s’occuper de Sarah tout en s’attaquant à la confection des gâteaux de Noël restant. Maintenant c’est entre toi et moi, dans cette chambre, pour aussi longtemps que nous le souhaitons… Enfin pour aussi longtemps qu’il faudra au grand Richard Castle pour comprendre que je ne suis qu’à lui et que ce n’est pas un rêve… »

Beckett s’approcha du lit et déposa le plateau sur la table de nuit de Castle avant de reculer de trois pas.

-« Tu vois, même si nous avons fait le choix de ne pas se donner complètement l’un à l’autre avant le mariage, » commença Beckett en retirant le débardeur qui lui servait de haut de pyjama. « Je veux que tu comprennes, dans ta petite tête d’écrivain qu’il n’y a qu’un seul homme sur terre qui parvient à me mettre dans cet état. »

Elle défit la cordelette qui maintenait mon pantalon de pyjama sur ses hanches dévoilant ainsi complètement son corps au regard avide de Castle qui ne perdait pas une miette de ce spectacle improvisé.

-« Sache que je ne me suis jamais dévoilée ainsi, en pleine lumière, devant un homme. Sache que je ne me suis jamais sentie aussi stimulée par le simple regard de mon partenaire sur mon corps, » murmura-t-elle en s’approchant doucement pour s’assoir à côté de lui. « Sache que je ne me suis jamais sentie aussi pleinement femme rien qu’en imaginant tes mains sur mon corps. Sache que… »

Mais Beckett ne put aller plus loin car Castle avait fondu sur sa bouche pour un baiser passionné. Il plaqua le corps nu de sa fiancée sur lui et laissa ses mains voyager sur le dos et les fessiers offerts de la jeune femme. Ils ne se séparèrent qu’une fois à bout de souffle et un frisson commun de plaisir les parcourut de la tête au pied.

-« Vous êtes un peu trop habillé à mon goût Monsieur Castle, » fit l’inspectrice mutine en s’écartant de l’écrivain.

-« Oh mon Dieu ! Si tu savais comme je t’aime… »

-« Alors suis-moi, » sourit Beckett en attrapant sa main pour le tirer hors du lit et jusqu’à la salle de bain. « Et je confirme que tu es définitivement trop habillé ! »

En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, Castle retira son pantalon de pyjama et rejoignit sa moitié sous le jet d’eau chaude de la douche. Il enfouit son nez dans le creux de son cou et inspira profondément.

-« Je ne rêve vraiment pas, hein ? » murmura-t-il avant d’aspirer doucement la fine peau sous ses lèvres.

-« Ce n’est pas un rêve mon Amour, » répondit Beckett en attrapant le gel douche de l’écrivain pour verser une dose dans ses mains. « Je t’aime et ce n’est pas un blague. C’est ce que mon cœur et mon âme ressentent pour toi… »

La jeune femme passa dans le dos de son homme et posa ses mains sur ses épaules qu’elle commença à masser doucement sous le jet d’eau chaude.

-« J’ai eu beau lutter contre mes sentiments de toutes mes forces, tu es quand même parvenu à ravir mon cœur… Tu es mon âme sœur, l’autre moitié de mon tout et je t’aime… » affirma doucement la jeune femme en s’efforçant de détendre un à un les muscles des épaules et du dos de Castle.

Un gémissement de plaisir s’échappa des lèvres de l’homme qui fit rouler ses muscles nouvellement détendus. Beckett remonta tendrement ses mains vers la nuque de l’écrivain et attaqua un lent et savant massage de son crâne.

-« Et toi ? » parvint à articuler Castle. « Tu n’as pas de doutes ? Tu n’as pas peur ? »

-« Je suis terrorisée mais je fais tout pour les faire taire et n’écouter que mon cœur… »

-« Alors laisse-moi t’aider à mon tour à te détendre, » sourit l’écrivain en mettant une noisette de gel douche à la cerise dans ses mains et obligeant la brunette à lui tourner le dos.

Sans un mot de plus, il posa ses mains sur ses épaules musclées et les fit à son tour courir ses muscles fermes.

-« On va y arriver Kate… Et tu sais pourquoi ? » souffla Castle à l’oreille de sa fiancée avant de continuer en la voyant hocher négativement la tête. « Parce qu’ensemble on a toujours été plus fort ma Chérie. Je t’aime et je veux pouvoir te le dire et te le répéter chaque jour qu’il me reste à vivre… »

-« Et c’est ce qui se passera Rick. Always. »

-« Always, » répondit l’écrivain en prenant la jeune femme dans ses bras pour l’embrasser passionnément.

Rassurés, apaisés par leur échange tant verbal que tactile, le couple passa un long et agréable montant dans les bras l’un de l’autre à profiter du temps présent sous le jet d’eau chaude. Puis il s’habilla et partagea le petit déjeuner monté une bonne heure plus tôt par la jeune femme avant de finalement se décider à rejoindre leurs filles au rez-de-chaussée.

-« Bonjour mes Chéries ! Bien dormi ? » fit Castle en pénétrant dans la cuisine.

-« Papa ! Maman ! » s’exclama Sarah en redressant sa tête de sa tâche et barbouillée de chocolat comme la veille.

-« Bonjour Princesse ! Alors les orangettes avancent bien ? »

-« Moi fini ! » sourit la fillette en posant la dernière orangette sur le plat déjà plein.

-« Bravo ! » dit Becket en s’approchant, fière de la petite. « Si tu veux, comme tu as été une petite fille vraiment sage, tu peux te régaler avec le reste du chocolat dans le saladier. »

-« Vrai ? » s’exclama Sarah en ouvrant de grands yeux émerveillés.

-« Bien sûr ! » fit la jeune femme en faisant courir son doigt le long de la paroi pour prélever du chocolat.

Au moment où Beckett mettait son doigt dans sa bouche et avant que quiconque n’ait le temps de réagir, Sarah plongea la tête la première dans le saladier pour lécher le chocolat. Tel un chat, elle lapa un moment avant d’en ressortir couverte de chocolat avec un immense sourire aux lèvres.

-« Miam ! » affirma la fillette en se léchant les babines faisant exploser de rire les trois adultes présents.

-« Mon Dieu ! La fille est pire que la mère ! » sourit Alexis en repensant à la confession de sa mère la veille.

Heureux du tableau devant lui, Castle s’approcha de sa petite.

-« Interdiction de toucher Papa ou les murs ou quoi que ce soit tant que je ne t’ai pas shampooiné du sommet de la tête au bout de tes pieds, d’accord ? »

-« D’accord. »

-« On revient dans qu’on a fini de gratter le cochon, » annonça l’écrivain en prenant Sarah dans ses bras et disparaissant dans les escaliers.

-« Alors, ça va mieux vous deux ? » demanda Alexis inquiète.

-« Oui. On avait juste besoin de se retrouver ensemble, juste tous les deux, et de se rassurer mutuellement. Merci de nous avoir permis d’avoir ces quelques heures en tête à tête, » sourit Beckett en prenant son aînée dans ses bras. « Bon et alors, tu en es où dans la confection des gâteaux ? »

Les filles reprirent leurs tâches en cuisine vite rejointe par le reste de leur famille et, tous les quatre passèrent la journée à confectionner tout ce que Beckett avait programmé.


Lilou004  (29.04.2012 à 17:01)

Chapitre 122 : Préparer le débarquement

 

Le samedi matin arriva beaucoup plus vite que prévu et c’était le branle-bas de combat dans la maison. Les gâteaux étaient terminés mais ils avaient encore toutes les chambres à préparer.

-« Bon Rick ! Une fois pour toutes, comment on organise les chambres ? » soupira Beckett alors que la conversation tournait en rond depuis quelques minutes déjà. « Je te rappelle qu’on a encore les courses à faire ! »

-« Bon alors… On va mettre Espo et Lanie dans une chambre, Jenny et Ryan dans une autre et enfin Mère et Père dans une troisième. Jim et Gates auront chacun leur chambre de même qu’Evelyn. Par contre, ses filles devront partager une chambre tout comme Sarah et Alexis la nuit avant notre mariage… »

-« Pourquoi donc ? »

-« Parce que la personne qui va nous unir a demandé si elle pouvait arriver le vendredi pour pouvoir discuter avec nous et aussi se reposer pour être en forme pour notre grand jour, » sourit Castle en prenant sa fiancée dans ses bras.

-« Et quand me diras-tu enfin qui va nous marier ? » demanda Beckett en boudant légèrement.

-« Je veux que ce soit une surprise mais je peux t’assurer une chose : ce sera une bonne surprise pour toi… » répondit l’écrivain en déposant un tendre baiser sur les lèvres de la jeune femme.

-« Bon ce n’est pas tout mais on a pas moins de huit lits à faire alors les bisous et autres activités de ce genre devront attendre, » lâcha Alexis avant de se tourner vers Sarah. « Allez, viens Princesse ! On a des choses à faire nous ! »

-« Bon, on te fait une promesse Pumpkin. Quoiqu’il arrive, on essayera de faire en sorte de ne pas défaire les lits un à un après que tu les aies fait ! Juré ! »

-« Papa ! Vous avez une chambre à vous ! Laissez les autres dormir en paix, sans risque de cauchemars ! Merci ! »

-« Alexis Castle ! »

-« Moi aussi je t’aime Maman ! » fit Alexis en prenant rapidement Sarah dans ses bras pour s’enfuir en courant en direction de l’étage.

Comme elle s’y attendait, Beckett s’élança à sa poursuite rapidement suivie par Castle. Lorsqu’ils arrivèrent à l’étage, ils trouvèrent le palier vide mais entendirent des pas précipités sur leur gauche. Après avoir échangé un sourire de connivence, le couple prit le plus silencieusement possible la direction de leurs chambres. L’écrivain ayant fait comprendre à l’inspectrice qu’il connaissait toutes les cachettes de leur aînée, il prit la tête de leur expédition punitive. Arrivés devant la porte de la chambre de l’adolescente, Castle fit comprendre à Beckett à l’aide de signes que, selon lui, les filles se cachaient sous le lit. La jeune femme eut alors une idée et intima à son compagnon de revenir vers elle puis elle grimpa sur son dos et fit en sorte de monter ses jambes le plus haut possible pour que les filles, si elles les observaient depuis le dessous du lit, ne puissent pas les voir.

-« Va voir dans la chambre de Sarah, » chuchota l’écrivain suffisamment fort pour être entendu. « Moi je m’occupe de celle d’Alexis. »

Sur ce, il pénétra dans ladite pièce et en fit le tour avant de s’assoir sur le lit en poussant un profond soupir. Une fois sûr que Kate était en position pour les sortir de leur cachette d’un unique moment fluide, Castle se leva et fit mine de quitter la chambre en poussant un profond soupir. C’est alors que la jeune femme se saisit avec force des chevilles d’Alexis et la tira à elle.

-« Aah ! » cria la rouquine en tentant de s’accrocher au pied du lit à sa portée. « Sarah ! Aide-moi ! »

C’est alors que la frimousse de la fillette apparut de dessous le lit et elle tendit ses mains pour attraper celle de sa grande sœur mais, dans son ample mouvement, Beckett les sortit toutes les deux de dessous le lit.

-« Aah ! Papa ! Au secou’s ! Aider moi ! »

-« Ah parce que tu crois vraiment que je vais t’aider ? » demanda Castle en pénétrant à nouveau. « Alors que tu aides Alexis ? »

Pendant que Beckett chatouillait la rouquine, l’écrivain s’attaqua à la petite fille mais l’adolescente réussit à attraper un coussin qui était tombé du lit et frappait sa mère en se contorsionnant pour tenter de fuir ses mains habiles.

-« Ah parce que tu le prends comme ça Jeune Fille ? » questionna l’inspectrice en dévisageant Alexis entre deux coups. « Très bien ! A la guerre comme à la guerre ! »

Ni une ni deux, Beckett attrapa à son tour un oreiller et un véritable combat s’en suivit pendant de longues minutes les laissant tous les quatre allongés sur le parquet de la chambre, essoufflés mais heureux.

-« Vous êtes chiés ! Maintenant, en plus des sept chambres à préparer et des huits lits à faire, je dois en plus ranger ma chambre et refaire mon lit ! »

-« Pauvre Petite Chérie, » ironisa Castle en se levant. « Tu viens Princesse ? On va s’occuper de la chambre de Grand-Mère et Pops ? »

-« Ouais ! C’est ça ! Fuyez et laissez-moi me débrouiller seule ! » fit Alexis de manière dramatique.

-« Toi, tu passes trop de temps avec ta grand-mère ! » lança l’écrivain en riant. « Il va falloir veiller à ce que Sarah ne subisse pas autant ses influences… »

-« Ne t’en fais pas ma Grande, je vais t’aider à ranger ta chambre et ensuite on file préparer celle de Papa, d’accord ? » demanda Beckett en prenant la jeune fille par l’épaule. « Et si on se débrouille bien, on peut même finir avant Papa ! »

-« Alors que la compétition commence ! » fit Alexis en se levant. « Papa, c’est Maman et moi contre Sarah et toi ! »

-« Quoi ? Mais c’est pas juste ! Vous êtes deux adultes alors que moi… »

-« On a la chambre d’Alexis à remettre en état donc c’est notre pénalité ! » justifia Beckett. « Alors arrête de râler et au travail ! »

Pendant près d’une heure et demie, la petite famille s’activa à rendre chacune des chambres accueillantes pour leurs invités avant de se retrouver dans la cuisine.

-« Bon maintenant que les chambres sont prêtes, comment on s’organise pour les courses ? Parce que c’est un sacré ravitaillement qu’il nous faut si on veut éviter d’avoir à y retourner avant Noël… »

-« Ce qui nous fait quinze bouche à nourrir pendant dix jours au minimum… »

-« Heureusement que Maman est organisée ! Elle a prévu chaque repas des dix prochains jours et les a affichés sur le frigo ! »

-« Ma future épouse est vraiment quelqu’un de géniale ! Bon, de quoi allons-nous avoir besoin ? »

-« Eh bien j’ai également dressée la liste de tout ce dont nous avons besoin avec les quantités nécessaires pour optimiser et avoir le moins de gaspillage possible. »

-« Alors c’est parti ! »

Une fois arrivés au magasin, chacun des trois adultes prit un cadi avant de se répartir la liste de course en fonction des rayons.

-« On commence par le non périssable et ensuite, si on a besoin, on retournera chercher des charriots pour le frais… » soupira Beckett découragée avant même d’avoir commencé.

-« Allez courage ! On se retrouve dans une demi-heure à la caisse ? » proposa Castle.

-« Ok, ça marche ! Allez,  viens Princesse, » dit la jeune femme en prenant la fillette pour l’installer dans le cadi. « A tout à l’heure. »

Une demi-heure plus tard, lorsque Beckett se présenta dans la zone des caisses, elle trouva Castle en grande conversation avec la petite jeune femme de la caisse. Il était clair pour la fine fleur de la police New Yorkaise que cette dernière minaudait allègrement en remettant régulièrement ses avantageux atouts en avant.

-« Viens ma Princesse, on va dire à Papa qu’on a terminé, » sourit Beckett en donnant le change mais ne pouvant s’empêcher de rouler des yeux.

-« Et sinon, bientôt un nouveau livre, » demanda la rouquine en faisant bouffer ses cheveux avantageusement. « Non parce que j’ai vraiment hâte de pouvoir me faire signer la poitrine… J’ai l’âge maintenant. »

-« Je suis désolé, Penny, » fit Castle en déchiffrant le nom inscrit sur le badge de la caissière.

-« Oh ! Vous connaissez mon nom ? »

-« Euh… Il est écrit sur votre badge… »

-« Ah, oui… Oups ! » fit la jeune femme en cachant sa bouche avec sa main manucurée.

-« Donc, comme je vous le disais Penny, je ne fais plus ce genre de chose. »

-« Oh… Mais pourquoi ? Je ne suis pas assez rousse ? Vous savez que je me suis teint les cheveux après avoir vu votre mère et votre fille…  C’est joli hein ? »

-« Hey Rick, » fit Beckett en arrivant à ses côtés et lui déposant un baiser à la commissure des lèvres histoire de marquer son territoire. « Sarah et moi avons terminé. Il ne reste plus qu’Alexis. »

Alors que l’écrivain glissait son bras autour de sa taille, la jeune femme lui lança un regard noir avant de faire de même avec cette Penny.

-« Oh mais je vois que vous avez une nouvelle pouffe… C’est donc pour ça que vous ne signez plus les poitrines ? Ne vous en faites pas, moi je ne suis pas du tout jalouse ! Mais je me pose juste une petite question… Après la blondasse la dernière fois et maintenant une brune… Ce sera mon tour quand ? La prochaine fois ? »

-« Maman ? Quoi pouffe ? » demanda innocemment Sarah en regardant ses parents.

Castle sentit tout de suite sa fiancée se tendre dans ses bras et sa respiration se saccader. Elle sortit d’ailleurs brusquement de son étreinte et leur lança un regard assassin.

-« Eh bien écoute ! Pourquoi pas maintenant pendant que vous y êtes ! Hein ? Qu’est-ce que tu attends ! Vas-y ! Amuse-toi ! Moi je rentre à la maison avec Sarah ! Et à pied, comme ça tu auras tout le temps que tu veux pour faire tes galipettes avec cette… Cette chose ! » explosa Beckett avant de se tourner vers Sarah. « Viens Princesse, Papa a visiblement mieux à faire ! »

Sur ce, sa fille sur la hanche, la jeune femme sortit en trombe du magasin et prit la direction de la plage. Sarah ne comprenait rien à se qui venait de se passer aussi ne dit-elle rien, inquiète. Alexis, qui avait entendu l’éclat de voix de Beckett et avait été témoin de sa sortie fracassante, se précipita vers son père.

-« Papa, qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi Maman était dans cet état ? »

-« Rho ! Tu aurais pu me dire mon Chou que t’étais là avec ta femme ! Mais bon, visiblement, elle ne va pas le rester longtemps alors je te laisse mon numéro, » fit la caissière en se levant pour glisser un bout de papier dans la poche de l’écrivain.

-« Lex, tu peux t’occuper de payer les courses ? Voici ma carte et les clés de la voiture. On se retrouve à la maison ! » lança Castle avant de partir en jetant le papier par terre de fureur. « Moi j’ai des pots cassés à réparer à cause d’une certaine personne ! »

Une fois son père disparu, Alexis se tourna vers la caissière avec un regard noir.

-« Faites appeler le directeur, » fit froidement la jeune fille.

-« Je suis là Mademoiselle. Je tiens à m’excuser pour le comportement inqualifiable de ma caissière, je… »

-« Maintenant le mal est fait et on n’y peut plus grand-chose, » le coupa Alexis toujours aussi froide. « Par contre, j’aimerai pouvoir payer mes commissions et recevoir de l’aide afin de charger la voiture. Mais je refuse que cette empêcheuse de tourner en rond s’occupe de moi ! »

-« Bien sûr Mademoiselle. Penny, vous allez me faire le plaisir de prendre une pause. Le geste commercial envers la famille Castle sera retenu sur votre salaire. Et demandez à Matt et à Damon de venir pour aider. »


Lilou004  (30.04.2012 à 19:35)

Chapitre 123 : Tempête au paradis

 

Beckett avait traversé la ville avec sa fille dans les bras le plus rapidement possible sans que cela n’attire trop l’attention des habitants et, une fois sur la plage, elle se mit à courir en direction de la maison. Consciente que Sarah était toujours dans ses bras, elle luttait contre les larmes qui menaçaient de couler et serrait la fillette fort contre son cœur.

-« Maman ? Fâché Papa ? »

-« Ne t’en fais pas Sarah, » répondit Beckett en faisant tout pour maitriser sa voix. « Maman a juste besoin d’espace… »

-« Pou’quoi pleu’er ? Pouffe méchant ? »

-« Sarah, » fit la jeune femme en déposant l’enfant sur le sable et en se mettant à sa hauteur. « Pouffe est un très vilain mot et je ne veux plus jamais l’entendre dans ta bouche, d’accord ? »

-« D’accord Maman. Méchante dame ? »

-« Elle n’a en effet pas été très gentille vis-à-vis de moi, » répondit Beckett en déglutissant pour ravaler ses larmes.

-« Mais pou’quoi fâchée Papa alors ? »

-« Ce sont des histoires de grandes personnes Princesse, » répondit tant bien que mal la jeune femme en papillonnant des yeux pour maintenir ses larmes. « Allez viens, rentrons à la maison, nous ne devrions plus en être très loin maintenant. »

-« D’accord, » acquiesça Sarah en glissant sa petite main dans celle de sa Maman. « Et Papa ? Et Lesis ? »

-« On les retrouvera à la maison, ne t’en fais pas. »

-« Et Papa et toi ‘éparer avec bisous ? » s’inquiéta la fillette.

-« On verra, » répondit assez sèchement Beckett encore trop en colère.

-« Alors p’us ma’iage ? Et moi pa’tir ? » se mit à pleurer Sarah en s’arrêtant net de marcher.

-« Mais pourquoi tu dis ça Princesse ? Bien sûr que non ! Tu ne vas pas partir ! »

-« Papa parler Grand-Mère… Juge vouloir moi pa’tir… » hoqueta la fillette. « Moi pas vouloir ! Pas vouloir ! Pas fâchée Papa… Te plait… »

-« Sarah, écoute-moi bien ma Chérie. Quoi qu’il arrive entre Papa et moi, tu es et tu resteras notre fille ! Et si le juge décide de te retirer à nous, sache que nous nous battrons jusqu’à obtenir gain de cause ! Tu es notre fille et nous t’aimons ! N’oublie jamais ça ! D’accord ? » expliqua Beckett avant d’ajouter rapidement en voyant Castle arriver en courant. « Maintenant cours jusqu’à la maison et joue un peu dans le jardin avec les jouets qui sont dans l’abri. »

-« Vi Maman ! Je t’aime ! Et câlin Papa, d’accord ? »

-« Moi aussi je t’aime. Et pour Papa, on verra ma Princesse, on verra… Allez, file ! » pressa la jeune femme en voyant son fiancée se rapprocher dangereusement.

Alors que Sarah disparaissait dans la propriété, Beckett se dirigea vers la mer ne souhaitant pas que la fillette assiste à une autre dispute en elle et son père.

-« Kate ! Kate ! Mais attends-moi bon sang ! »

-« Parle moins fort veux-tu ! Sarah est suffisamment perturbée comme ça ! »

-« Et à qui la faute Kate ? Qu’est-ce qui s’est passé ? »

-« Qu’est-ce qui s’est passé ? Non mais tu te fous de moi ? Madame te fais du rentre dedans et toi, qu’est-ce que tu trouves à dire ? Rien ! Rien de rien ! »

-« Mais que voulais-tu que je lui dise bon sang ? »

-« Au rien ! Peut-être que tu étais fiancé, par exemple ! »

-« Et alors ça se serait retrouvé dès demain matin à la une de tous les tabloïd ! Un peu comme l’article sur Sarah qui nous a tellement mis en danger ! C’est ce que tu veux ? »

-« Non ce n’est pas ce que je veux ! Et tu le sais très bien puisqu’on en a déjà parlé ! Mais je veux ne pas avoir à craindre que mon fiancé, mon futur mari, ne succombe à la tentation de jeunes pétasses hystériques ! »

-« Et qui t’as dit que je succombais ? Ça fait deux ans ! Deux ans Kate que je n’ai pas regardé d’autre femme que toi ! Toi et uniquement toi ! »

-« Alors maintenant que tu sais que tu m’as, tu peux te lâcher, c’est bien ça ? »

-« Quoi ? Mais qu’est-ce qui se passe dans ta petite tête ? Il n’y a et il n’y aura que toi ! Tu as ravi mon cœur ! J’en ai rien à faire des autres femmes ! Tu es la seule sur cette planète à réussir à troubler ! Et ce n’est pas cette femme vulgaire et trop maquillée qui allait me faire changer d’avis ! »

-« Ah tu vois, tu l’as regardée ! Et donc si elle avait été mieux habillée et moins maquillée, ça aurait été tip-top ! »

-« Kate, je suis un homme bon sang ! J’ai des yeux ! Mais ce n’est pas parce que je regarde que j’apprécie ! Qu’est-ce que tu veux ? Que je me bande les yeux dès que je passe la porte de la maison ? »

-« En tout cas, pour quelqu’un qui ne regarde plus aucune femme depuis deux ans, tu ne t’es pas gêné avec cette… Cette blondasse des assurances ! Ses lèvres étaient bonnes au moins ? »

-« Combien de fois va-t-il falloir que je te dise Kate que, si je l’ai embrassée, c’était pour te permettre de sortir sans être vu de sa chambre où, dois-je te le rappeler, tu fouillais illégalement ! »

-« Et pour ça il fallait forcément que tu l’embrasses ? Etait-ce au moins aussi bon que lorsque tu m’as embrassée pour détourner ce garde ? »

-« Mais qu’est-ce qui te fait peur comme ça ? Qu’est-ce qui t’angoisse au point que tu n’as même plus confiance en moi ? » demanda Castle blessé.

-« Je ne veux pas avoir à trembler à chaque fois que tu partiras en promotion ! Je ne veux pas risquer de te voir rentrer à la maison pour me dire que tu as trouvé mieux ailleurs… »

-« Mais qui te dis que je j’ai envie de trouver mieux ! J’ai tout ce que j’ai toujours voulu à la maison ! Toi et nos enfants ! »

-« C’est ce que tu dis pour le moment… » souffla Beckett découragée et triste.

-« Tu veux savoir ce que cette inspectrice m’a dit avant de partir ? Non ? Et bien je vais te le dire quand même ! Elle m’a dit qu’elle ne volait pas ce qui appartenait déjà à quelqu’un d’autre ! Mon cœur t’appartient Kate et ce depuis le premier jour ! »

-« Depuis le premier jour ? Pourtant tu ne t'es pas gêné non plus avec une certaine actrice qui voulait un rôle... Comment elle s’appelait déjà ? Ah oui ! Ellie Monroe ! C'est toi qui a fait passer toutes les auditions dis-moi ? » lâcha la jeune femme dévorée par la jalousie et l’angoisse avant de retourner vers la maison.

-« Trouver mieux, ça c’est mission impossible crois-moi ! J’ai déjà failli te perdre et je ne veux plus jamais vivre ça ! Par contre, trouver moins têtue, ça, ça ne serait pas trop difficile ! Bon sang Kate ! Je t’aime ! » cria-t-il à l’intention de la jeune femme qui continuait à avancer sans se retourner.

Blessé et ne sachant pas quoi faire pour apaiser les craintes irrationnelles de la jeune femme, Castle soupira un bon coup et fit face à l’immensité de la mer. Il s’avança et s’assit à la lisière de l’eau, prenant sa tête entre ses mains. Il resta là pendant plus d’une heure à observer la nature tout en réfléchissant. Il sursauta quand il sentit un plaid se poser sur ses épaules. Le cœur plein d’espoir, il se tourna vers la personne qui lui avait apporté de quoi se réchauffer et ne put s’empêcher d’être déçu en découvrant sa fille.

-« Ça va Papa ? » demanda Alexis inquiète.

-« Je ne sais pas quoi faire pour la rassurer… Pour lui faire entendre et comprendre que les autres femmes ne m’intéressent pas… »

-« Oh Papa… Tu sais ce qui est le plus tragique dans cette histoire ? C’est que Maman est dans le même état que toi… Elle a donné le change devant Sarah aussi longtemps qu’elle a pu avant d’aller s’enfermer dans votre chambre pour pleurer… »

-« Elle n’a pas confiance en moi Lex… »

-« Papa, tu ne peux pas lui en vouloir d’avoir peur… Tu as quand même une sacrée réputation au niveau de tes conquêtes féminines et on peut dire que tu as tout fait pendant des années pour l’entretenir. Le fait que vous n’ayez pas annoncé votre mariage prochain n’est pas fait pour la rassurer… »

-« Mais nous en avons discuté de ça et c’est elle qui m’a demandé d’attendre avant d’annoncer publiquement notre union ! Tout comme moi, elle ne veut pas que les journalistes débarquent et viennent gâcher ce moment de notre vie… »

-« Trouve comment la rassurer Papa… Trouve la manière de l’atteindre un peu comme elle l’a fait hier pour toi… »

-« Mais elle ne m’écoute pas Lex… »

-« Alors trouve ce qui pourrait faire qu’elle écoute ce que tu as à lui dire… J’ai confiance en toi Papa. Allez, maintenant viens. Sarah est déjà suffisamment perturbée comme ça… »

-« Qui s’occupe d’elle d’ailleurs si tu es ici et que Kate est dans notre chambre ? »

-« Matt et Damon, deux salariés du magasin qui m’ont aidé avec la montagne de courses, jettent un œil sur elle tout en finissant de ranger les courses. »

-« Pardon ?! »

-« Le directeur s’en voulait tellement pour le comportement de sa caissière qu’il a mis à ma disposition deux de ses employés. Il nous a également offert la moitié de nos courses. Je pense que, s’il avait pu se plier en quatre pour nous, il l’aurait fait… »

Père et fille rejoignirent la maison et, à peine avaient-ils passé la porte de la cuisine que Sarah se précipita dans ses bras.

-« Hey… Tout va bien se passer Princesse. »

-« Maman p’us fâchée ? »

-« Pas encore mais, en tout cas, je te promets de tout faire pour, d’accord ? » demanda Castle avant de sourire pour la première fois depuis que Beckett avait quitté le magasin en trombe.

-« D’accord, » répondit la fillette en posant sa tête sur l’épaule de son père et en mettant son pouce dans sa bouche.

-« Jeunes gens, je vous remercie pour votre aide, » dit Castle.

-« C’était un plaisir Monsieur, » répondit Damon. « Par contre, serait-il possible que je parle à votre compagne ? J’ai assisté à toute la scène et je sais par quoi vous passez. Ma femme et moi avons failli divorcer à cause de Penny… »

-« Ça ne peut pas faire plus de mal, » soupira Castle. « Alexis, tu veux bien guider… Euh… Excusez-moi, je ne sais même pas votre nom… »

-« Damon. »

-« Donc, tu veux bien guider Damon jusqu’à Maman s’il te plait ? »

-« Tout de suite. Venez, suivez-moi. »

Alexis redescendit quelques minutes plus tard.

-« J’ai convaincu Maman d’écouter Damon et ils parlent tranquillement dans la chambre de Sarah… J’espère qu’elle se sentira mieux après parce qu’elle n’est pas belle à voir avec son nez et ses yeux rouges… »

-« Dis-moi Lex, vous avez mangé Sarah et toi ? » demanda Castle en soupirant.

-« Oui, je me suis dit que ce serait mieux… »

-« Tu as bien fait. Je vais aller coucher Princesse dans le bureau. Jeune homme, mettez-vous à l’aise en attendant le retour de votre collègue. »

Sur ce, Castle disparut dans son bureau et en referma la porte derrière lui. Après avoir couché Sarah, il s’installa devant son ordinateur et se mit à écrire tout ce qui lui passait par là tête.


Lilou004  (01.05.2012 à 19:52)

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