HypnoFanfics

Traumatismes...

Série : Castle
Création : 11.12.2011 à 14h45
Auteur : Lilou004 
Statut : Abandonnée

« Une histoire Caskett où Beckett ne ressemble pas vraiment à la Beckett de la série... » Lilou004 

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Chapitre 124 : Le débarquement

 

Une demi-heure plus tard, Damon redescendit et trouva Alexis et Matt en pleine discussion dans le salon.

-« Votre mère m’a écoutée Mademoiselle mais elle m’a dit avoir encore besoin de réfléchir seule… » expliqua-t-il avant d’ajouter en voyant l’adolescente soupirer. « Votre mère est terrifiée par quelque chose mais n’a pas voulu m’en dire plus. J’ai fait ce que j’ai pu. »

-« Je n’en doute pas Damon. Merci pour votre aide, » fit Alexis en les raccompagnant à la porte. « Rentrez bien et encore merci pour tout. »

Une fois les deux garçons partis, Alexis passa sa tête dans le bureau de son père mais décida de ne pas le déranger tellement il était plongé dans son écriture. Après avoir jeté un coup d’œil à Sarah qui dormait profondément, elle retourna dans la cuisine et s’attaqua à la préparation du repas du soir, ayant vraiment besoin de s’occuper les mains et l’esprit. Ce sont des bruits de véhicules se garant sur le gravier devant la maison qui attirèrent son attention deux heures plus tard. Elle se dépêcha donc de rejoindre la porte pour découvrir un véritable débarquement.

-« Eh bien on ne peut pas dire que vous faites les choses à moitié, » sourit Alexis pour la première fois depuis que ses parents s’étaient disputés. « Ça fait du bien de vous voir. »

-« Qu’est-ce qui se passe Munchkin ? » s’inquiéta tout de suite Martha.

-« Entrez, je vous expliquerai. »

Soucieuse face à l’attitude de sa petite-fille et à l’absence du couple, Martha ainsi que tous les autres se dépêcha de décharger les véhicules n’y laissant que la montagne de cadeaux afin que Sarah ne tombe pas dessus. Guidés par Alexis, ils prirent possession de leurs chambres avant de se retrouver quelques minutes plus tard au salon où la rouquine avait préparé un goûter.

-« Bon alors, qu’est-ce qui se passe ? Et où sont tes parents et Sarah ? » demanda Lanie en se calant contre Esposito.

-« Un peu plus tôt aujourd’hui, nous sommes allés tous les quatre faire des courses… » commença la jeune fille avant d’être coupée.

-« Tu sais, on n’a pas besoin de connaitre toute votre journée par le début, » ironisa le latino qui se prit un coup de la part de sa compagne.

-« Tu veux comprendre ce qui se passe ou tu veux mourir idiot ? » fit Alexis cassante.

Tout le monde se figea devant la réplique sèche de l’adolescente. Ils se tendirent comme un seul homme comprenant à quel point la situation devait être grave.

-« Donc je disais que nous sommes allés en courses. Tout se passait bien jusqu’à ce qu’une caissière fasse clairement du rentre dedans à Papa... Je ne sais pas ce qu’il s’est passé ni ce qui a été dit exactement mais je sais que Maman a pris Sarah dans ses bras et a quitté le magasin comme une furie. Après m’avoir donné sa carte et les clés de la voiture, Papa m’a laissé là avec les trois cadis débordant de denrées pour tenter de rattraper Maman. Lorsque je suis rentrée à la maison, Papa était sur la plage en train de réfléchir face à la mer et Maman m’a laissé Sarah pour monter pleurer dans leur chambre. L’un des deux employés du magasin qui m’ont aidé à tout ramener et à tout ranger ici est monté lui parler car il a vécu le même genre de situation à cause de la même caissière… Mais elle n’en est pas redescendue depuis et Papa s’est enfermé dans son bureau où il écrit à n’en plus finir depuis bientôt trois heures… Je ne sais vraiment plus quoi faire et Sarah est complètement perdue au milieu de tout ça. »

-« Où est-elle d’ailleurs la petite ? » s’inquiéta Gates.

-« Avec Papa dans le bureau. Il l’a gardé avec lui pendant la sieste. »

-« Très bien, je vais aller la chercher si tu veux bien m’indiquer où est le bureau de ton père. Je pense qu’il serait intéressant de lui changer les idées un peu. »

-« Très bonne idée Madame Gates. »

-« Appelez-moi Victoria s’il vous plait, » sourit la capitaine.

-« Avec plaisir mais, dans ces cas-là, moi c’est Evelyn. Et je voulais vous proposer de profiter de la plage et du beau temps pour sortir les enfants. »

-« Parfait, faisons comme ça alors. Alexis ? »

-« Si ça ne te dérange pas Granny, je préférerai y aller moi-même. Je n’ai pas envie que Papa égorge quelqu’un… »

Une fois les deux femmes et les trois enfants sorties, la conversation reprit.

-« Que fait ton père alors ? Il écrit toujours ? »

-« Oui et ses fils se remplissent doucement mais sûrement… Je ne l’ai jamais vu comme ça Grand-Mère… »

-« Ne t’en fais pas Munchkin, on va trouver une solution. »

-« Dis-moi Alexis, depuis quand n’as-tu pas vu ma Katie ? »

-« Quand je suis rentrée, elle avait déjà les larmes aux yeux et ce n’était pas joli à voir mais, quand j’ai accompagnée Damon pour qu’il lui parle…  Oh Gramps ! Elle n’avait plus rien à voir avec Maman… Même quand elle s’est réfugiée au loft, elle n’était pas comme ça et pourtant… » finit Alexis dans un murmure alors que Jim la prenait dans ses bras.

-« Je vais aller la voir, » dit Lanie en se levant avant d’être arrêtée par le père de Beckett.

-« Non Lanie. Si tu permets, j’aimerai m’en charger moi-même. J’ai deux ou trois petites choses à dire à ma fille… »

Sur ce Jim confia Alexis à la médecin et prit la direction de l’étage. Se laissant guider par son instinct, il trouva rapidement la chambre que sa fille partageait avec son fiancé et dans laquelle elle avait trouvé refuge depuis qu’ils s’étaient disputés. Surpris de n’entendre aucun bruit en provenance de la pièce, il poussa doucement la porte et découvrit Beckett roulée en boule et endormie contre la fenêtre. Il s’approcha et sourit tristement en voyant que, malgré le sommeil qui l’avait happé, les larmes continuaient de couler sans discontinu. Soupirant de voir l’état dans lequel sa propre fille s’était mise toute seule, Jim posa une main sur son épaule et la secoua légèrement.

-« Katie… Chérie… Allez réveille-toi s’il te plait. »

Ne voyant aucune réaction, il la secoua plus fortement la faisant se réveiller en sursaut, complètement désorientée.

-« Chut… Calme-toi ma Katie… Ce n’est que moi… »

-« Papa ? Oh Papa ! » s’effondra Beckett en se précipitant dans ses bras.

-« Calme-toi s’il te plait, » dit Jim en prenant sa fille par les épaules pour l’emmener s’assoir sur le lit. « Respire un bon coup et tente de t’apaiser. Moi je vais chercher de quoi te rafraichir. D’accord ? »

Beckett hocha sa tête et Jim disparut dans la salle de bain. Il en revint quelques minutes plus tard avec un gant mouillé d’eau froide et une serviette de toilette. Après l’avoir passé sur le visage de sa fille à plusieurs reprises, il l’essuya avec beaucoup de douceur avant de s’assoir aux côtés de sa fille.

-« Maintenant, veux-tu bien m’expliquer ce qui se passe ici ? » demanda Jim avant de reprendre la parole voyant Beckett commencer à ouvrir la bouche pour parler. « Avant que tu ne dises quoique ce soit, sache qu’Alexis nous a raconté à tous les grandes lignes de ce qui s’est passé. »

-« Alexis ? »

-« Oui Alexis. Parce que, visiblement, Rick est dans le même état que toi. Il écrit sans discontinuer depuis des heures et Lex a peur de ses réactions si on le dérange. Alors maintenant, ce que j’aimerai comprendre c’est ce qui s’est passé exactement dans ta tête pour avoir eu une réaction aussi excessive ! »

-« Mais Papa… »

-« Non Kate, pas de mais qui tienne dans cette histoire ! Rick serait capable de décrocher la lune pour toi et, toi, tout ce que tu trouves à faire c’est lui jeter tes peurs au visage en lui faisant des reproches ? Tu n’as pas confiance en lui ou quoi ? »

-« Si mais… »

-« Mais quoi Kate ? Qu’as-tu en tête pour risquer de compromettre ton bonheur et celui de tes filles ? »

-« Mais les filles vont bien… Non ? »

-« Oh oui ! Sarah ne sourit plus et Alexis est blottie dans les bras de Lanie à deux doigts de pleurer mais elles vont bien ! »

Beckett déglutit avec difficulté avant de se prendre la tête entre ses mains.

-« Qu’est-ce que j’ai fait… » pleura la jeune femme découragée.

-« Ce qui est fait est fait. Maintenant j’aimerai que tu m’expliques ce qui s’est passé dans ta tête et ce qui te fait peur à ce point Kate ! Il faut en parler, mettre des mots sur tes angoisses si tu veux que ton mariage fonctionne ! Je ne dis pas que ce sera facile tous les jours mais… C’est important Katie… »

-« Mais il n'a même pas répondu Papa ! » s’exclama Beckett en redressant la tête. « Il s’est laissé draguer par cette… Cette pétasse sans même réagir ! Même quand elle m’a insultée, il n’a pas bougé ! Alors je dois faire quoi moi ? Admirer le spectacle et me taire ? »

-« A-t-il seulement eu le temps de réagir ou bien es-tu montée sur tes grands chevaux tout de suite ? » demanda Jim avant de poursuivre en voyant les hésitations de sa fille. « Je te connais, comme si je t’avais faite ! Tu es comme ta mère pour ça… »

-« Je… J’suis pas sûr de lui avoir laissé le temps de dire quoique ce soit… » avoua la jeune femme est rougissant.

-« Et as-tu au moins écouté ce Damon qui est venu te parler ? »

-« Je l’ai écouté, » fit Beckett avant d’ajouter sous le regard insistant de son père. « Un peu… »

-« Katie, qu’est-ce qui te fait peur comme ça ? Qu’est-ce qui te fait peur au point de mettre en péril ton mariage ? »

-« Je… J’ai confiance en Rick… C’est juste que… Que… »

-« Que ? » insista Jim bien qu’il est parfaitement compris l’angoisse de sa fille.

-« Que toutes ces femmes… Il est attirant Papa ! »

-« Katie, laisse-moi te poser quelques questions, veux-tu ? » sourit Jim en la acquiescer. « Depuis combien de temps n’a-t-il plus signé une poitrine lors qu’une séance de promotion ou autre ? »

-« Un an… Peut-être deux… Enfin quelque chose comme ça… »

-« Et depuis combien de temps n’a-t-il pas fait les choux gras dans la page six du Ledger ? »

-« Depuis sa seconde rupture avec Gina, sa deuxième femme, il y a un peu plus d’un an et demi… Enfin je crois… »

-« Parce que tu crois vraiment que tes collègues auraient laissé passer ça ? Richard Castle dans le journal et ils ne t’auraient rien dit ? Tu y crois vraiment toi ? Ils sont pires que des grands frères vis-à-vis de toi Kate ! »

-« Non… » avoua Beckett en fuyant le regard de son père.

-« Maintenant, dis-moi ce que ce Damon t’a dit exactement… »

-« Euh… Il m’a parlé de… De sa femme ? »

-« Et c’est ça que tu appelles écouter ? » soupira Jim. « Telle mère, telle fille hein ! Maintenant tu vas passer un pull et un manteau et tu vas me suivre. Tu as cinq minutes pour me retrouver à la voiture sinon je viens te chercher par la peau des fesses ! Tu m’as bien comprise ? »

-« Euh… Oui Papa… »

-« Parfait alors dépêche-toi ! » lança Jim avant de redescendre rassurer tout le monde.

Il était en bonne voie de faire entendre raison à sa fille et, ensuite, la balle serait dans le camp du couple.


Lilou004  (04.05.2012 à 18:46)

Chapitre 125 : Mise au point

 

Comme convenu, cinq minutes plus tard, Beckett rejoignit son père après avoir rapidement salué ses invités d’un petit geste de la main.

-« Bien, maintenant tu vas me guider jusqu’à ce magasin. J’aimerai que tu écoutes vraiment ce que ce Damon avait à te dire. »

Beckett guida donc son père et le suivit à l’intérieur du magasin. Elle se tendit en voyant vers qui Jim se dirigeait.

-« Excusez-moi Mademoiselle… » commença le père de la jeune femme.

-« Papa ! » souffla l’inspectrice en essayant de le retenir.

-« Ce n’est pas le moment Kate ! » répondit Jim avant de refaire face à la jeune caissière. « Veuillez m’excuser pour cette interruption. Pourriez-vous s’il vous plait demander à un prénommé Damon de nous rejoindre ? »

-« Ouais, un instant, » répondit la jeune femme en faisant des yeux de biche avant de se tourner vers son micro. « Damon, t’es demandé à la caisse ! »

-« Papa ! » insista Beckett en le tirant par la manche.

-« Quoi ? »

-« C’est elle ! » fit la jeune femme en désignant la caissière du regard.

-« Tu te moques de moi là ? » s’étonna Jim en regardant attentivement la caissière et sa fille. « C’est elle ? »

-« Oui ! » grinça Beckett en lui jetant un regard noir.

Ne pouvant se retenir plus longtemps, Jim explosa de rire faisant se retourner toutes les personnes présentes vers lui. L’inspectrice, mal à l’aise, tenta de faire entendre raison à son père mais ce dernier ne pouvait rien faire à part rire au point d’en avoir mal au ventre.

-« Papa ! Un peu de tenue quand même ! On est dans un lieu public ! »

-« Désolé ma Katie mais… Mais c’est à mourir… Mourir de rire, » haleta tant bien que mal Jim. « Si tu crois… Que ça, cette femme… Peut te voler ton… Tom homme… Alors quelle… Quelle image as-tu… De toi et de… De Rick ! »

La remarque de son père fit son petit bonhomme de chemin dans l’esprit encore embrumé de la jeune femme. C’est alors que la lumière se fit alors qu’elle observait attentivement la caissière. Morte de honte à cause de l’attitude de son père mais surtout à cause de sa réaction irrationnelle qu’elle avait eu vis-à-vis de Castle, elle fit deux pas en arrière alors que le rouge lui montait aux joues. Elle s’apprêtait à tourner ses talons lorsqu’une main se posa sur son épaule.

-« Madame, comment allez-vous depuis tout à l’heure ? » demanda Damon avec un fin sourire.

-« Euh… Damon, c’est bien ça ? »

-« En effet mais que me vaut l’honneur de cette visite ? »

-« Pour ça, il va falloir demander à mon père quand il aura terminé de rire comme un fou… » marmonna honteusement Beckett en désignant son père que se tenait à la caisse en s’essuyant les yeux.

-« Vous êtes Damon ? Enchanté, » répondit Jim en se reprenant comme il pouvait. « Je suis Jim, le père de Kate. »

-« C’est un plaisir de vous rencontrer mais que puis-je faire pour vous ? »

-« J’aimerai que vous me fassiez le plaisir de recommencer votre explication auprès de ma fille. En effet, elle est aussi tête de mule que pouvait l’être ma femme lorsqu’elle était irrationnelle… »

-« Papa ! » coupa Beckett en roulant des yeux.

-« Mais, maintenant qu’elle a commencé à comprendre, j’aimerai vraiment qu’elle entende ce que  vous aviez à lui dire, » termina Jim comme si rien ne s’était passé.

-« Oh ! Bien sûr, je comprends. Pourriez-vous m’attendre un instant s’il vous plait. Ma journée se termine d’ici à une dizaine de minutes ? Comme ça nous pourrions aller chez moi et ma femme se joindrait à moi dans mes explications, qu’en pensez-vous ? »

-« Parfait, merci. »

-« Damon, » intervint alors le directeur du magasin. « Rentrez chez vous. Quand à vous Penny, à la fin de votre service, j’aimerai que vous récupériez l’ensemble de vos affaires et que vous passiez dans mon bureau pour récupérer votre chèque. Je vous avais prévenu la dernière fois ! »

-« Mais… »

-« Pas de mais qui tienne Penny ! Je ne vous avais pas signifié votre renvoi plus tôt parce que je voulais m’assurer qu’Emily pouvait assurer la relève au pied levé. »

-« Emily ? Vous voulez dire que vous offrez le poste à ma femme ? » fit le jeune homme radieux.

-« Oui. Allez, rentrez auprès de votre femme et de votre fils. Vous avez beaucoup de choses à célébrer ce soir. »

Sur ce, Damon rangea son tablier puis guida Jim et Beckett jusqu’à une petite maison plus que délabrée ce qui fit mal au cœur à la jeune femme. Lorsque le très jeune homme poussa la porte d’entrée, elle découvrit une jeune femme pas plus vieille que son ainée avec un bébé dans les bras.

-« Bonjour vous deux, » sourit Damon en prenant sa femme dans ses bras. « La journée a été bonne ? »

-« Excellente tu veux dire ! Je commence demain au magasin et le directeur m’offre une place pour Luke ! Tu te rends compte ! »

-« Oui je me rends compte Emily ! » sourit le jeune homme en déposant un baisé sur les lèvres de sa femme. « Mais laisse-moi te présenter Jim et… Euh… »

-« Kate, » sourit la jeune femme.

-« Enchantée mais entrez et prenez place. Ce n’est pas un palace mais ça a le mérite d’être notre foyer, » sourit Emily.

-« Votre fils est magnifique Madame, » sourit Jim en prenant place, avec sa fille, à la table.

-« Oh je vous en prie, appelez-moi Emily. Mais dites-moi, qu’est-ce qui vous amène chez nous ? »

-« Le dernier scandale de Penny, » fit Damon en s’asseyant à son tour. « C’est d’ailleurs grâce à ça que tu te vois enfin offrir une place au magasin. »

-« Qu’est-ce qu’elle a encore fait cette fois ? Mettre en péril notre couple et notre famille ne lui a pas suffi ? »

-« Visiblement pas puisqu’elle s’est permise de faire du gringe à un client de prestige devant sa femme et ses filles ! »

-« Un client de prestige ? »

-« Je suis fiancée à Richard Castle et je dois avouer un peu jalouse aussi, » fit Beckett en rougissant légèrement.

-« Un peu ? Tu crois ? » demanda Jim en dévisageant sa fille. « Ce doit être une question de point de vue je pense… »

L’inspectrice le fusilla du regard avant de reporter son attention sur le jeune couple.

-« Excusez-moi mais, quand votre mari m’a parlé tout à l’heure, je dois avouer que je ne l’ai pas vraiment écouté et mon père pense que c’est important que j’entende ce que vous avez à dire… »

-« Tout a commencé lorsque nous sommes arrivés ici. J’étais enceinte et nous avions besoin de vivre ensemble et, pour moi en tout cas, de rompre avec mes rêves de Jeux Olympiques. Je ne regrettais pas de tout abandonner pour mon fils mais j’avais besoin de temps pour digérer. »

-« Comme nous avions besoin d’argent, j’ai trouvé ce travail au magasin et j’y ai rencontré Matt. Lui aussi a eu une enfance difficile. Le directeur nous a offert de vivre dans cette maison pour que nous ayons un toit au-dessus de nos têtes. Je crois qu’il nous aime bien car, pour la naissance de notre fils, il nous a cédé la maison et son terrain. Aujourd’hui nous sommes chez nous. »

-« Un jour, enceinte de huit mois et mal à l’aise dans ce corps que je ne reconnaissais plus, je suis allée faire quelques courses au magasin pendant les heures de travail de Damon. J’ai surpris cette Penny machin chose en train de discuter au téléphone de ses derniers exploits sexuels… Mon sang s’est figé lorsque je l’ai entendu parler d’un ‘mignonne petite tâche de naissance’ que son amant avait juste à la limite des fesses… J’ai compris que son ‘amant’ était mon mari et j’ai sauté aux conclusions un peu trop vite… »

-« Tiens, ça me rappelle quelqu’un ça… Mais elle au moins avait l’excuse d’être enceinte de huit longs mois… »

-« Papa ! »

-« Enfin bref, elle ne m’a rien dit sur le coup. Elle a refusé de m’adresser la parole pendant les quarante-huit heures suivantes et ne préparait à manger que pour elle. Matt et moi nous sommes retrouvés au milieu d’une véritable guerre froide. Je ne comprenais pas ce qui avait pu se passer durant ma journée de travail mais j’avais déjà compris que c’était grave… »

-« L’abcès a explosé quand Penny, après avoir entendu Damon parler de nos problèmes au téléphone avec ma mère, s’est montrée à la maison un soir. Nous n’avions pas encore fermé la porte à clé et, sans même avoir frappé ou s’être annoncée, elle est entrée comme si elle était chez elle ! Luke était couché et Matt de sortie ce soir-là. »

-« Elle s’est approchée droit vers moi et a retiré son manteau pour dévoiler son corps nu et m’a annoncé que, comme ma femme ne m’honorait plus, elle se tenait à ma disposition pour tout ce que j’avais envie de faire… Je crois que, si Emily avait pu, elle lui aurait arraché les yeux ! Penny continuait à me faire du rentre dedans comme si de rien n’était et moi je faisais tout pour la maintenir à distance en lui demandant de partir. »

-« En écoutant ce qu’elle disait à Damon, j’ai compris qu’ils n’y avaient jamais rien eu entre eux et qu’elle avait vu sa tâche de naissance dans les vestiaires alors qu’elle espionnait ses collègues. Comme elle ne semblait vraiment pas décider à partir et que j’avais des excuses à présenter à mon mari, j’ai appelé la police et elle a été arrêtée pour intrusion dans un domicile et attentat à la pudeur. »

-« Attendez, vous êtes en train de me dire qu’elle peut débarquer à la maison ? » s’exclama Beckett en ouvrant de grands yeux.

-« En tout cas c’est ce qu’elle a fait chez nous… »

-« Mais elle est complètement folle cette fille ! Il faudrait la faire interner ! »

-« Calme-toi ma Katie. Tu dois d’abord recoller les morceaux avec un certain écrivain cher à ton cœur avant de penser à faire interner cette folle ! » sourit Jim avant de se retourner vers le jeune couple. « Avez-vous quelque chose de prévu pour le 25 décembre prochain votre ami Matt et vous trois ? »

-« Nous allons fêter Noël ensemble. Ma belle-mère et mon beau-frère ne peuvent malheureusement pas se joindre à nous cette année et, tout comme moi, Matt n’a plus de famille, » sourit Damon en entourant les épaules de son épouse.

-« Alors vous êtes cordialement invités à vous joindre à nous tous les quatre. Voici l’adresse, nous vous attendrons pour le déjeuner. Et ne vous en faites pas, nous serons heureux de nous accueillir tous autant que nous sommes ! »

-« Merci beaucoup pour votre invitation mais… »

-« Pas de mais qui tienne. Mon père a raison et vous aurez toute votre place au milieu de notre famille atypique. Et si vous vous faites du souci pour votre bébé, notre petite dernière a un peu plus de deux ans donc elle pourra laisser sa chambre et son lit pour votre petit Luke. S’il vous plait ? »

-« Alors nous acceptons votre invitation avec un immense plaisir. Et s’il vous plait, rejoignez votre fiancé et faites en sorte de vous réconcilier. Il y a une petite fille qui doit être bien angoissée par ce qui s’est passé. »


Lilou004  (05.05.2012 à 20:07)

Chapitre 126 : Trouver le chemin de son cœur

 

Une demi-heure plus tard, père et fille arrivèrent à la maison. Le trajet en voiture s’était passé dans le silence mais Jim savait que Beckett réfléchissait à ce qui s’était passé et surtout comment faire pour réparer ses erreurs…

-« Nous y voilà, » sourit Jim.

-« Tu veux bien m’excuser auprès de nos invités, il faut que j’aille voir Rick… »

-« File, je m’occupe de tout. »

Pendant que Jim disparaissait dans le salon, Beckett prit une profonde inspiration et frappa deux petits coups à la porte du bureau.

-« Allez au Diable ! Je ne sortirai pas d’ici alors laissez-moi tranquille ! » lâcha Castle d’une voix bourrue.

-« Et si c’est moi qui te rejoins ? » demanda timidement Beckett en glissant sa tête par la porte.

-« Kate ? » s’étonna l’écrivain avec espoir avant de faire taire son cœur. « Si c’est pour des reproches alors tu peux passer ton chemin ! »

-« Et si je n’avais pas envie de passer mon chemin justement Rick ? Et si je voulais m’expliquer et te demander pardon pour mon comportement complètement irrationnel ? » fit la jeune femme en pénétrant dans le bureau malgré le regard noir que lui lançait son fiancé.

-« Mais vas-y ! Entre ! Fais comme chez toi voyons ! Comme si tu en avais quelque chose à foutre ce que je te dis ! »

-« Je le mérite et j’en suis consciente… » souffla Beckett en ravalant ses larmes. « Je ne t’ai pas écouté sur la plage et je ne peux rien faire pour que tu m’écoutes maintenant. Alors je resterai ici jusqu’à ce que tu te décides à entendre ce que j’ai à te dire. Oh et si l’idée te prend de sortir de ton bureau sache juste que toute notre famille est arrivée et est au courant de ce que j’ai fait… »

Comme Castle ne répondit rien, la jeune femme attrapa quelques feuilles suspendues aux fils et s’assit dans l’un des fauteuils pour commencer sa lecture. Rapidement, les mots de l’écrivain la touchèrent au plus profond de son cœur et elle décida de les lui lire à haute voix.

-« Il y a quatre ans, à bout de souffle et d’inspiration, complètement désabusé par mon travail et ma vie à l’exception de ma fille et de ma mère, une mystérieuse boule d’énergie a pénétré au sein de mon existence. Sûre d’elle et pourtant si fragile, elle m’a captivée et a redonné du piment à mon existence. Après quatre années à la suivre, à la découvrir chaque jour un peu plus, un peu mieux, elle a enfin fait de moi le plus heureux des hommes… Mais aujourd’hui je n’ai pas compris ce qu’il s’est passé… De quoi a-t-elle peur ? Qu’est-ce qui la terrifie tant ? » finit Beckett dans un souffle. « Tes mots sont magnifiques Rick et je remarque que chacune des feuilles que j’ai décroché est recouvert plus ou moins des mêmes mots… Si tu veux, je peux répondre à ces questions que tu te poses mais pour ça j’ai besoin que tu m’écoutes… Vraiment… »

Castle lâcha son clavier et, après avoir convenablement posé son ordinateur sur son bureau, se leva pour s’approcher de la jeune femme. Il s’assied dans le fauteuil en face d’elle et l’observa avec attention. Ses yeux étaient encore rougis d’avoir tant pleuré et de nouvelles larmes menaçaient à tout instant de déborder à nouveau. C’est à ce moment-là qu’il comprit qu’elle s’était elle-même fait souffrir autant qu’elle l’avait fait souffrir lui.

-« Je t’écoute Kate mais je ne te demande qu’une seule chose. Je veux que tu me dises tout ce qui te fait peur… Je ne suis pas sûr de pouvoir survivre à une nouvelle crise comme celle de ce matin… »

-« Moi non plus Rick, » souffla la jeune femme en s’essuyant rapidement les yeux. « Je pense que tu es plus qu’en droit de savoir ce qui me terrifie tant même si j’ai encore du mal à trouver les bons mots pour exprimer ce que je ressens… »

-« Prends ton temps Kate. Je t’écouterai jusqu’au bout que tu es les bons ou les mauvais mots. Je veux, non j’ai besoin de comprendre ce que tu traverses pour pouvoir te rassurer comme tu m’as rassurée l’autre jour. Je t’aime Kate et je ne veux plus qu’on se fasse du mal comme aujourd’hui… »

-« Je n’ai jamais été douée dans mes relations avec les hommes et encore moins quand je tenais vraiment à eux… J’ai toujours peur qu’un jour tu te réveilles et tu te rendes compte que je ne suis pas celle qui te convient, celle qui te rends pleinement heureuse… »

-« Oh Kate… »

-« Non, s’il te plait. Laisse-moi finir… Maintenant que j’ai commencé, je n’ai pas envie de m’arrêter… »

-« Alors continue ma Chérie. »

-« Je suis terrifiée à l’idée de te perdre… Ce n’est pas parce que je n’ai pas confiance en toi bien au contraire mais… Je n’ai pas confiance en tous ces fans, toutes ces femmes qui fantasment sur toi… Je ne pourrais pas toujours être là, avec toi, à m’afficher à tes côtés et à veiller à ce qu’aucune d’elle ne cherche à t’arracher à moi… »

Pendant de longues minutes, Beckett garda le silence mais Castle ne prit pas la parole ayant compris que sa fiancée n’avait pas terminé et cherchait juste ses mots.

-« Je… Si on m’avait dit un jour que je serai du genre possessive, j’aurai traité cette personne de folle… Et pourtant, avec toi, tout ce que je croyais savoir n’existe plus… Tu as changé tous les aprioris que j’avais sur moi-même et sur mes relations avec les hommes… Enfin surtout sur mes relations avec un seul et unique homme en fait… Toi… »

-« Qu’est-ce qui fait qu’avec moi c’est tellement différent ? » ne put s’empêcher de lui demander Castle.

-« Tu es… MON homme, celui qui a ravi mon cœur contre ma propre volonté, celui qui m’a aidé et poussé à accepter mon passé et le décès de Maman… Et je n’ai absolument pas envie de te partager avec quiconque à l’exception de nos enfants et de notre famille. Mais une chose est sûre Rick… Je veux être la seule et unique personne sur Terre à avoir le droit de poser mes yeux sur toi, sur ton corps que j’aime tant. »

Castle se leva alors et vint s’agenouiller au pied de son fauteuil. Il posa ses mains sur ses cuisses et, au travers de ses yeux, il lui fit passer tout l’amour qu’il ressentait pour elle. Un fin sourire se dessina enfin sur les lèvres de Beckett qui prit son visage dans la coupe de ses mains.

-« Je sais que je t’ai dit que, pour le moment, je ne souhaite pas que la presse soit au courant pour nous et notre mariage car je veux vraiment que nous vivions ce moment unique dans nos vies avec notre cœur et sans craindre un instant d’être espionnés par de quelconque paparazzis… Mais je veux quand même que toutes les femmes du monde sachent que ton cœur m’appartient, à moi et uniquement à moi… C’est égoïste, hein ? »

-« Non ma Chérie, ce n’est pas égoïste ! Je ressens exactement la même chose que toi ! Je veux que tous les hommes sur Terre sache que tu es la femme d’un seul homme et que ce chanceux que tout le monde envie c’est moi ! »

Beckett se pencha et déposa un tendre baiser sur les lèvres de son fiancé.

-« Je t’aime Rick, je t’aime et je suis désolée… »

-« Fais-moi juste une promesse Kate, » demanda Castle en posant son front sur le sien. « Parle-moi toujours de tout ce qui te passe par la tête, de tout ce qui te tracasse, d’accord ? »

-« Je te le promets Rick. Je ferais tout ce qui est nécessaire pour que toi et moi soyons heureux, ensemble, avec nos filles et les enfants que tu voudras bien me donner. »

Castle embrassa passionnément sa fiancée avant de la prendre dans ses bras et de s’assoir avec elle sur ses genoux sur le fauteuil qu’il avait quitté quelques minutes plus tôt. Blottis dans les bras l’un de l’autre, ils savourèrent leur bonheur retrouvé cherchant toujours plus de contact.

-« Alexis risque de râler qu’il y a des chambres pour ça mais, ce soir, quoi qu’il arrive, tu ne quittes pas mes bras… »

-« Tout ce que tu ve… Rick ! Ferme les yeux ! »

-« Quoi ? Mais pourquoi ? »

-« Tout de suite ! Fais-moi confiance s’il te plait. »

-« D’accord, » obtempéra Castle en fronçant les sourcils malgré tout.

Beckett se contorsionna et récupéra son portable dans la poche arrière de son jean avant de composer un numéro.

-« Officier 3921, quelle est votre urgence s’il vous plait ? »

-« Bonjour ici l’inspectrice Katherine Beckett de la police de New-York. Je réside actuellement avec Monsieur Castle à son domicile. »

-« Que pouvons-nous faire pour vous inspecteur Beckett ? »

-« Une jeune femme que nous ne connaissons que sous le prénom de Penny se promène actuellement sur la propriété uniquement vêtue d’un manteau qu’elle ouvre allègrement pour dévoiler son corps à nos fenêtres. J’aimerai que vous interveniez rapidement car nous avons plusieurs enfants avec nous. »

-« Une patrouille est déjà en route Madame. Veillez à ce que les enfants restent éloignés des fenêtres et verrouillez toutes les portes du domicile. »

-« Nous allons le faire tout de suite. Merci Officier, » répondit la jeune femme en raccrochant. « Rick, regarde-moi. Il faut qu’on protège les enfants et qu’on vérifie que les portes et les fenêtres sont bien fermées. »

-« Je m’occupe des filles, » fit Castle en prenant son visage entre ses mains. « On va monter là-haut comme ça il n’y aura plus de risques. Et promis je ne regarde pas par les fenêtres ! »

Beckett ne put s’empêcher de sourire et, ensemble, ils quittèrent le bureau pour rejoindre leur famille dans le salon. A peine avaient-ils franchi la porte du bureau que Sarah, qui était rentrée de sa promenade, se précipita vers eux. La jeune femme prit la fillette dans ses bras et la serra contre son cœur.

-« P’us fâchés ? »

-« Non Princesse, Maman et Papa ont eu une grande discussion et Maman s’est rendue compte qu’elle avait fait une grosse bêtise, » expliqua Beckett en caressant le dos de la fillette.

-« Mais Papa a compris ce qui faisait tellement peur à Maman et maintenant tout va bien, ne t’en fais pas… Je te le promets, » sourit Castle en prenant les deux femmes dans ses bras.

Sans plus attendre, Alexis vint se joindre à eux et se blottit tout contre ses parents.

-« Rick, veux-tu bien prendre les enfants et monter avec elles à l’étage, s’il te plait ? » demanda Beckett en confiant Sarah à l’écrivain. « Oh et débrouille-toi pour entrainer Ryan et Espo avec toi. Je ne voudrais pas que cette jeune personne cause des dégâts dans leurs couples. »

-« Les gars, Becca, Mary, vous me suivez s’il vous plait. Je voudrais que vous m’aidiez à trouver mon stylo préféré que j’ai perdu dans notre chambre… »

-« Et pour ça tu as besoin de l’aide de six personnes ? » ironisa Espo.

-« Yo mec ! Je te rappelle que je suis un écrivain et que mon stylo préféré est quelque chose d’important dans mon métier ! » répondit au tac-o-tac Castle. « Alors tout le monde en direction de l’étage ! »

A peine la petite troupe avait-elle disparu à l’étage que Beckett se tourna vers leurs familles.

-« Je sais que vous mourrez tous d’envie d’avoir des explications mais, pour le moment, j’aimerai que vous m’aidiez à vérifier que toutes les fenêtres et les portes du rez-de-chaussée de la maison sont correctement fermées. Nous avons une pét… Euh une intruse peu vêtue. »

En moins de temps qu’il en fallait pour le dire, tout le monde vérifia les ouvertures de la maison avec attention et la voiture de patrouille arriva.


Lilou004  (06.05.2012 à 19:45)

Chapitre 127 : Des enfants et des hommes

 

Lorsqu’ils frappèrent à la porte, les policiers en uniforme furent accueillis par Beckett dont le sourire se figea lors qu’une furie bouscula tout le monde et pénétra dans la maison.

-« Hey ! Sortez d’ici tout de suite Mademoiselle ! Vous n’avez rien à faire ici ! » s’exclama Beckett en se rattrapant comme elle put au meuble derrière elle.

-« Choupinou ! Ouh-ouh ! » fit Penny en pénétrant plus encore dans la maison comme si elle était chez elle. « Mais où ta pouffe t’a-t-elle caché Choupinou ? Parce que je sais que tu es là… Je t’ai vu dans ton bureau… Mais ta pouffe soit vraiment être frigide pour que tu n’ailles pas plus loin que la prendre dans tes bras ! »

-« Dites-donc Mademoiselle, » intervint alors Alexandre en sortant du salon. « Il ne me semble pas que quiconque ici vous ait invité à vous joindre à nous ! »

-« T’es pas mal conservé l’grand-père mais moi je préfère l’beau-gosse de ce matin ! Sans vouloir t’offenser bien sûr… Bon alors ! Tu te caches où Choupinou ? Ouh-ouh ! »

-« Messieurs, si vous ne voulez pas avoir à m’arrêter, je vous conseille de maîtriser rapidement cette folle furieuse. »

Sur cette remarque de Beckett, les deux officiers s’avancèrent vers la jeune femme et, après avoir quelque peu bataillé contre Penny, ils parvinrent à la maîtriser. Ils lui passèrent les menottes et l’un d’entre eux la conduisit jusqu’à leur voiture de patrouille.

-« Inspecteur Beckett, si vous souhaitez porter plainte, nous pouvons prendre dès à présent votre disposition. »

-« Comme si j’allais laisser passer ça ! Il y a des enfants ici alors je pense qu’attentat à la pudeur et intrusion sur une propriété privée ne seront pas inappropriés, » répondit froidement la jeune femme. « D’autant que je sais que ce n’est pas la première fois que cette personne fait ce genre de choses ! »

Pendant la demi-heure qui suivit, Beckett fit sa déposition et l’officier l’enregistra.

-« Je vous remercie pour votre aide Officier. Que pensez-vous qu’il va arriver à cette jeune personne ? Risquons-nous de la voir à nouveau surgir ici ? »

-« Lors de son intrusion chez les Young, elle a écopé d’un sursis. Avec cette nouvelle ligne sur son casier, il saute et elle va partir directement pour la prison avant même son nouveau passage devant le juge. »

-« Je pense qu’il faudrait surtout la faire soigner ! Son cas relève plus de la confusion mentale selon moi, » intervint Alexandre.

-« La faire soigner ? » réagit tout de suite l’inspectrice en se tournant vers son beau-père. « Ça c’est sûr qu’il y a du travail ! »

-« Bon et bien sur ce nous allons vous laisser. Je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année à tous. »

-« A vous aussi et merci pour votre rapidité d’intervention. »

Une fois les policiers partis, Kate referma la porte et fit face à toute sa famille.

-« Hey ! »

-« Bon alors tu nous expliques ? » demanda Lanie en croisant les bras sur sa poitrine.

-« J’ai tu mes angoisses et, quand cette… Enfin vous voyez quoi… Quand elle est apparue dans le tableau, j’ai craqué… Et le pire dans cette histoire c’est que j’ai failli mettre mon mariage et mon avenir en péril… Alors maintenant, si vous permettez, j’aimerai retrouver mon homme et mes filles, » fit Beckett d’une seule traite avant de se diriger vers l’escalier.

-« Hey Girl ! » la rappela la médecin légiste. « Merci d’avoir éloigné Espo de cette folle furieuse parce que, moi, je n’aurais pas eu le sang-froid dont a fait preuve Martha… »

-« Je m’en doutais un peu, » sourit Beckett avant de disparaître dans l’escalier. « Maintenant je vais voir ce qu’ils font là-haut. Ça trop calme… Je me demande ce qu’ils peuvent bien faire… »

Lorsque Beckett arriva devant la porte de la chambre qu’elle partageait avec l’écrivain, elle ne put s’empêcher de se prendre la tête entre les mains ! En un peu plus d’une demi-heure, quatre jeunes filles et trois adultes avaient réussi à transformer une superbe chambre en un véritable capharnaüm ! Elle s’appuya sur le chambranle de la porte et observa la pièce avec attention. Les draps et les couvertures du lit étaient éparpillés aux quatre coins de la chambre, le matelas avait été soulevé et, dessous, au travers des lattes, Beckett aperçut les mines réjouies de Sarah, Mary et Becca.

-« Non ! Pas de stylo ici Oncle Rick ! »

-« Papa ! » s’écria alors Sarah en se sentant tirée par les pieds. « Pas chatouille ! Pas chatouilleuh ! »

Castle prit la fillette dans ses bras et la jeta sans ménagement sur le matelas ce qui la fit exploser de rire et tenter de se contorsionner pour échapper aux bras de son père. Pendant ce temps, Mary et Becca s’attaquaient courageusement à Ryan et Esposito sous le regard moqueur d’Alexis qui était sagement assise dans un coin.

-« Lesis ! Lesis ! Aide-moi ! Viiite ! » s’écria Sarah en parvenant à échapper à son père pour courir se réfugier dans les jambes de sa grande sœur.

Au moment où Castle allait se lancer à la poursuite de la fillette, il capta la silhouette de sa fiancée et se figea sur place.

-« Hey, Kate… Comment vas-tu Chérie ? »

La question de Castle fit se figer tout le monde et les Gars jetèrent un regard inquiet en direction de la porte d’entrée de la chambre.

-« Bah écoute, je vais très bien voyons ! Pendant que tu t’amusais comme un petit fou avec Ryan, Espo et les enfants, j’ai juste porté plainte contre cette folle furieuse ! Elle est d’ailleurs en route pour la prison à l’heure qu’il est… »

-« De quoi Maman parle Papa ? » demanda Alexis en fronçant les sourcils.

-« Viens-là ma Grande, je t’expliquerai. Et venez aussi les filles pendant que les ‘adultes responsables’ vont s’occuper de ranger cette chambre ! » fit Beckett en prenant Sarah dans ses bras. « Oh ! Et à l’identique hein, les Gars ! »

-« Mais crayon Papa ? » fit entendre la petite voix de la fillette.

-« Oh ! Je l’ai trouvé, ne t’en fais pas pour ça, » sourit la jeune femme en sortant de la chambre.

-« Mais c’est pas possible ! » râla Esposito en poussant un immense soupir à peine Beckett avait-elle disparu de son champ de vision. « Mon dos commençait juste à aller mieux et voilà qu’on repart dans les déménagements/emménagements ! Déjà qu’au boulot c’est pas cool tous les jours mais en plus on en rajoute avec les vacances maintenant… »

-« La ferme et bosse ! » lâcha Ryan en collant une lampe dans les mains du latino. « Et surtout, ne casse rien ! »

-« Non mais sérieusement Rick ! On sait vite qui porte la culotte chez toi ! »

-« Ah oui ? Parce que tu crois vraiment que je gobe tout ce que tu dis à propos de qui est l’homme chez toi ? Avec Lanie ? Comme si tu pourrais parvenir à avoir le dernier mot ! Tu as peut-être une arme mais elle, elle a manipule des scalpels ! » fit Castle en le regardant sournoisement alors que le visage du latino prenait une drôle de couleur. « Alors aide-moi à remettre le matelas sur le sommier et range ! »

Une demi-heure plus tard, les garçons rejoignirent le reste de la famille et Beckett vint immédiatement se blottir dans les bras de Castle.

-« Ça va toi ? »

-« Mieux maintenant que tu es là… » sourit la jeune femme avant d’embrasser son fiancé avec beaucoup de passion.

-« Tu sais que j’aurais pu être plus tôt de retour si tu ne t’étais pas mise en mode ‘Wonder Woman’ pour nous ordonner au Gars et à moi de remettre notre chambre en état, » répondit au tac-o-tac l’écrivain.

-« Oui mais, de un, ça aurait été moins drôle et, de deux, on aurait dû se coltiner le rangement au lieu de nous coucher tranquillement dans les bras l’un de l’autre tout à l’heure… »

-« Tu as le point ma Chérie… »

-« Bon les tourtereaux, ce n’est pas tout mais il commence à se faire tard alors on mange quoi ce soir ? » lança Esposito.

-« Baby Javi, » fit Sarah très sérieusement en se mettant devant lui avec ses petits poings sur les hanches. « Toi laisser Papa et Maman ! Eux bisous qui ‘éparent ! »

Beckett ne put s’empêcher de pouffer de rire en entendant la réflexion et surtout le ton qu’avait employé la fillette.

-« Et après ce n’est pas notre fille, hein ? » murmura Castle à l’oreille de la jeune femme avant déposer un tendre baiser sur sa joue.

-« Bon ce n’est pas tout mais nous avons quelques bouches à nourrir ce soir alors il va vraiment falloir que je passe en cuisine… » soupira Beckett en regardant l’écrivain.

-« Maman, reste avec Papa. J’ai déjà commencé la préparation du diner tout à l’heure et je suis sûre que Grand-Mère voudra bien m’aider à le terminer. »

-« Moi je propose quelque chose de différent, » intervint Jenny. « Pendant que les grands-parents s’occupent des filles et que les garçons de mettre la table pour tout le monde, nous, les filles, on termine la préparation du repas. Comme ça, ce soir, Kate et Rick peuvent profiter un peu d’un moment rien qu’à eux… »

-« Ça marche pour moi du moment qu’ils ne fabriquent pas le nouveau petit Castle, » fit niaisement la latino fier de lui ce qui lui valut une tape de la part de sa compagne.

-« Arrête de dire des conneries un peu ! Ils sont chez eux et font ce qu’ils veulent ! » fit Lanie en le fusillant du regard. « Allez ! File mettre la table ! »

-« Et après c’est toi qui porte la culotte dans ton ménage, hein Bro ? » ironisa Castle en entrainant sa fiancée vers le bureau.

Le couple passa un agréable moment à deux avant de rejoindre leur famille pour un diner convivial puis tout le monde se retrouva au salon devant un feu de cheminée à parler de tout et de rien.


Lilou004  (07.05.2012 à 18:44)

Chapitre 128 : Entre femmes

 

Les heures avaient défilé sans que personne ne s’en rende vraiment compte tellement ils étaient bien ensemble. Les filles Montgomery jouaient tranquillement aux échecs et Sarah s’endormait doucement sur les genoux de sa Maman.

-« Je crois que nous, on va vous abandonner, » sourit Beckett en se levant avec la fillette aussitôt suivie par Castle. « Princesse est out like a light et, avec les évènements d’aujourd’hui, je dois avouer que je suis moi aussi fatiguée. »

-« Restez aussi longtemps que vous le voulez, vous êtes ici chez vous. La seule chose que je vous demande, c’est de ne pas envahir mon bureau, » fit l’écrivain avant de guider ses femmes vers l’étage.

Après avoir couchée leur fille, le couple se retrouva dans le secret de leur chambre et Castle prit la jeune femme dans ses bras.

-« Il y a une chose que je voulais t’offrir le soir de notre mariage mais… Je n’ai pas envie d’attendre plus longtemps… Je veux que tu comprennes à quel point je t’aime, toi et personne d’autre… » souffla-t-il fort sérieusement à l’oreille de sa fiancée.

Intriguée par tant de sérieux, Beckett se retourna dans les bras de son homme pour faire lui face, cherchant à songer son regard pour avoir les réponses à ses questions.

-« Ne bouge pas, je reviens, » sourit Castle en déposant un tendre baiser sur le bout du nez de sa compagne.

L’écrivain disparut dans son dressing et réapparut quelques minutes plus tard avec une boite très joliment enrubannée.

-« C’est pour toi ma Chérie… Parce que tu es la plus belle femme que je connaisse et parce que je voulais te montrer à quel point je vois la femme en toi à chaque instant du jour ou de la nuit… »

Beckett s’assit sur leur lit et prit délicatement la boite pour la poser sur ses genoux. Touchée et intriguée, elle fit glisser ses mains à plat sur le papier satiné, n’osant pas ouvrir le présent inattendu de son fiancé.

-« Tu sais, ça ne va pas te mordre, » sourit Castle en prenant place derrière elle et déposant un tendre baiser dans le creux de son cou.

Prenant une profonde inspiration, Beckett défit le ruban et souleva le couvercle pour le poser à côté d’eux. Avec précaution, elle écarta le papier de soie et révéla le fin tissu de soie gris.

-« Oh ! Rick ! C’est… C’est superbe ! Mais… »

-« Pas aussi joli que ma magnifique fiancée, » fit Castle en déposant de nouveaux baisers dans le cou et sur les épaules de Beckett. « Et puis, je voudrai aussi découvrir le magnifique corps de ma promise dans cette superbe nuisette… »

-« Quoi ? Mes tenues de nuit ne te plaisent pas ? » ironisa Beckett avec un sourire alors que Castle la prenait par la taille pour la jeter sur le lit. « Non ! Rick ! Laisse-moi ! »

Mais l’écrivain n’entendait pas s’arrêter en si bon chemin et continua à chatouiller allègrement, faisant se contorsionner la jeune femme dans tous les sens.

-« Rick ! Lâche-moi de suite ou je ne mettrai jamais cette magnifique nuisette que tu m’as offerte ! »

-« Tu… Tu veux bien la passer dès maintenant ? » s’exclama Castle en la relâchant de suite.

-« Et sinon pourquoi me l’aurais-tu offerte alors ? » sourit Beckett en s’échappant avec la nuisette dans la salle de bain.

Elle réapparut quelques minutes plus tard timidement à la porte et rougit légèrement en voyant le regard flamboyant de son fiancé.

-« Oh mon Dieu ! Tu es superbe ! » souffla Castle en la rejoignant en deux enjambés et la prenant dans ses bras.

-« Je dois avouer que tu n’es pas mal non plus, » sourit la jeune femme en faisant glisser ses mains sur le dos dénudé de son homme. « Rick, je… Tu as confiance en moi ? »

-« Bien sûr mon Amour ! »

-« Je sais que je t’ai promis de tout dire mais j’ai besoin de parler avec Martha ou Victoria… Enfin des femmes qui ont dû à un moment ou à un autre passer par les mêmes tourments que moi aujourd’hui… »

-« Tu veux en parler à Gates ? » s’étonna Castle en resserrant son étreinte autour de sa taille.

-« J’en ai besoin Rick… Tu comprends ? »

-« Je ne comprends peut-être pas tout mais si c’est important pour toi, pour nous, alors fais tout ce que tu as à faire… »

-« Je ne sais vraiment pas ce que j’ai fait pour te mériter… » sourit Beckett avant de déposer un tendre baiser sur les lèvres de son fiancé. « A tout de suite… »

-« Prends ton temps, » répondit Castle avant de froncer les sourcils en la voyant partir vers la porte. « Euh… Kate, chérie, tu comptes vraiment sortir dans cette tenue ? »

-« Oui mais je te pique ta robe de chambre pour avoir chaud, » fit la jeune femme avant de disparaître  avec ledit vêtement qu’elle passa sans pour autant le fermer.

Lorsque Beckett arriva au rez-de-chaussée, elle fut surprise de trouver toutes les lumières éteintes à l’exception de la cuisine. Intriguée, elle s’en approcha et sourit en voyant Martha et Victoria attablées autour d’une tisane.

-« Je peux me joindre à vous ? » demanda-t-elle depuis le pas de la porte.

-« Approche Darling, » sourit Martha en la découvrant. « Je vois que mon fils n’a pas réussi à attendre votre mariage. Cette nuisette te va à merveille. »

-« Merci Martha, » rougit légèrement Beckett.

-« Wow ! Je n’aurais jamais pensé vous voir rougir un jour Kate, » sourit Gates. « Voulez-vous que je vous laisse toutes les deux ? »

-« Non, s’il vous plait Victoria, restez. J’aimerai également avoir votre avis… » dit Beckett en se mordillant la lèvre inférieure. « Et… Je me disais que… Si vous devez avoir un rôle dans la vie de mes enfants mais aussi dans la mienne, nous pourrions peut-être… Euh… Nous tutoyer ? »

-« J’en serais honorée Kate, » répondit Gates touchée par la demande de la jeune femme. « Alors, de quoi voulais-tu nous parler à cette heure-ci de la nuit ? »

-« Je… J’ai honte de mon comportement d’aujourd’hui… Je… » lâcha Beckett les larmes aux yeux.

Alors que Martha tendait un mug rempli de tisane fumante à la jeune femme, Gates l’enveloppa de ses bras et la serra contre elle.

-« Tu sais Kate, on fait tous des erreurs à un moment ou à un autre. Tu es une jeune femme admirable et tu t’es glissée dans un rôle d’épouse et de mère très rapidement. C’est presque normal que tu te sois retrouvée submergée par tes émotions et tes angoisses. »

-« Je suis tout à fait d’accord avec Victoria, Darling. »

-« Mais qu’est-ce qui se passera la prochaine fois ? Comment réussir à maitriser mes angoisses ? A m’autoriser à être pleinement heureuse… Est-ce que je saurais même trouver le courage d’en parler à Rick la prochaine fois alors que je lui en ai fait la promesse ? »

-« Le fait que tu te poses toutes ces questions prouvent que tu es consciente de tes faiblesses et que tu as vraiment envie de tout faire pour que, mon fils et toi, ça fonctionne. »

-« Mais… Est-ce que je saurais simplement être sa femme, être heureuse et surtout, surtout, le rendre lui heureux ? » fit Beckett en regardant alternativement ses deux ainées, cherchant dans leurs yeux des réponses à ses questions.

-« Tu sais, je me pose exactement les mêmes questions que toi ma Chérie… »

-« Comment ça Martha ? » demanda la jeune femme en fronçant légèrement les sourcils.

-« Avec Alexandre, on repart à zéro après quarante ans d’absence et de non-dits… Et crois-moi, ce n’est pas quelque chose de simple même si je l’aime énormément. »

-« Oh Martha, je suis persuadée que tu es tout ce qu’Alexandre a toujours voulu ! » sourit Beckett en prenant la rouquine dans ses bras. « Je ne t’ai jamais vu aussi radieuse que ces derniers temps. »

-« Dites-moi Martha, comment vous faites ? » demanda timidement Gates.

-« Comment je fais pour quoi Victoria ? »

-« Pour oser remettre votre cœur en jeu après avoir tellement souffert… Pour toujours regarder la vie comme un cadeau quoiqu’il arrive… »

-« Je me dis que ça ne peut pas être pire ou bien que, quoiqu’il arrive, je saurai trouver les ressources pour y faire face, » sourit Martha. « Et puis je ne suis pas seule, j’ai une famille. Et vous non plus Victoria vous n’êtes pas seule. Nous sommes votre famille maintenant. Que ça vous plaise ou non ! »

-« Vraiment ? » demanda Gates en se tournant vers Beckett.

-« Oui vraiment. Dois-je te rappeler que mes filles t’appellent Granny ? » sourit la jeune femme avant de souffler un bon coup. « Et puis… Si tu dois retrouver le bonheur auprès de mon père, il vaut mieux que tu sois à ta place parmi nous dès maintenant… »

-« Tu sais Kate, je suis un peu perdue ces derniers temps… J’aime beaucoup le temps que je passe aux côtés de Jim mais je ne sais pas si je suis prête à tourner la page, si je suis prête à m’ouvrir pleinement à quelqu’un… Et je pense qu’il en est de même pour ton père aujourd’hui… »

-« Prenez le temps qu’il vous faudra mais je vous demande juste une chose… »

-« Laquelle ? »

-« Ne faites pas la même erreur que moi et écoutez votre cœur plutôt que vos angoisses… Ça fait souffrir inutilement tout le monde… »

-« Je vais tout faire pour, je te le promets Kate, » sourit Gates en la prenant dans ses bras avec affection. « Merci pour ce moment entre femmes mais je pense qu’un certain écrivain aimerait beaucoup avoir sa fiancée dans son lit, je me trompe ? »

-« Non. Merci pour tout, » sourit Beckett avant d’embrasser les deux femmes et de disparaitre à l’étage.

Lorsqu’elle se glissa dans leur lit quelques minutes plus tard, la jeune femme vint immédiatement se blottir dans les bras de Castle qui resserra son étreinte autour d’elle. Après un dernier baiser, ils laissèrent le sommeil les gagner.


Lilou004  (08.05.2012 à 18:55)

Chapitre 129 : Un peu de douceur

 

La semaine était passée rapidement et tout le monde en avait profité pour se reposer un maximum tout à préparant par-ci par-là des petites choses pour le mariage à venir. Depuis quelques jours, Gates avait remarqué la tension croissante qui habitait Jim. Inquiète pour son ami, elle se décida de prendre les choses en main et, après le petit déjeuner ce vendredi matin-là, la capitaine passa un manteau avant d’attraper un plaid.

-« Jim, tu m’accompagnes faire un tour sur la plage ? » proposa Victoria.

-« Avec plaisir, oui, » sourit Jim en attrapant son manteau avec entrain, saisissant l’occasion qu’il lui était offert de se changer les idées.

Bras dessus, bras dessous, le couple prit la direction du centre-ville en longeant la mer. Le silence n’était pas gênant mais la capitaine s’était donnée pour mission pour crever l’abcès qui oppressait le cœur de son ami.

-« Qu’est-ce qui te tracasse Jim ? »

-« Mais rien voyons ! » se défendit un peu trop vite le père de Beckett.

-« Dois-je te rappeler ma profession ? » ironisa la métisse.

-« Rien… Enfin c’est juste que… Ma petite fille se marie demain et… »

-« Tu n’as pas confiance en Rick ? »

-« Si, bien sûr ! Je sais que c'est l'homme qui lui faut. Je le sais depuis le premier jour où elle m'a parlé de leur partenariat. Rick est le seul à pouvoir la rendre heureuse, c'est l'homme qui lui était destiné. Le seul qui puisse lui faire ouvrir son cœur, malgré ses blessures, malgré l'assassinat de sa mère non encore résolu… »

-« Mais alors il est où le problème ? Pourquoi es-tu si tendu ? » demanda Gates en s’arrêtant pour faire face à son compagnon.

-« Mais c’est mon bébé ! Je… » commença Jim avant de soupirer alors que ses épaules s’affaissaient, comme sous un poids trop lourd pour lui.

-« Tu sais, ce n’est pas parce que Kate se marie demain qu’elle ne sera plus ta fille. Elle t’aime de tout son cœur et ce n’est pas parce qu’elle crée sa propre famille qu’elle ne fera plus partie de la tienne. »

-« Mais ce ne sera plus mon bébé… »

-« Jim ! Ça fait longtemps que Kate n’est plus un bébé et qu’elle est une adulte responsable, » sourit Gates en faisant glisser une de ses mains le long de son bras.

-« Justement Vick, justement… Ça fait trop longtemps… Elle n’aurait pas dû avoir à prendre de telles responsabilités si jeune… »

-« Que veux-tu dire par là Jim ? » demanda doucement la capitaine en invitant Jim à s’assoir à côté d’elle sur le plaid qu’elle venait d’étendre sur le sable.

-« Quand Johanna est décédée, j’ai complètement craqué et je me suis déchargée énormément sur elle. La maison, la cuisine, tout… Elle a endossé toutes les responsabilités qui auraient dû m’incomber, elle est devenue adulte avant l’heure. Et quand elle m’a enfin sorti de cet enfer, j’ai tout fait pour reprendre ma place, je l’ai cocooné et elle est un peu redevenue cette petite fille qu’elle avait été avec moi. »

-« Mais elle n’avait plus besoin de toi à ce moment-là… »

-« Non, en effet, mais quelque part je crois qu’elle a compris que j’avais besoin de ça pour me sentir mieux et réparer un maximum le mal que je lui avais fait… J’ai regagné son cœur et son respect au fils des années et, la voir bientôt mariée, j’ai comme l’impression de la perdre à nouveau, de la voir devenir adulte une nouvelle fois… »

-« Tu ne la perdras pas Jim… Et tu y gagnes une grande famille… Une magnifique famille que je t’envie chaque jour que Dieu fait. »

-« C’est aussi ta famille, tu sais, » sourit Jim en glissant son bras autour des épaules de Victoria. « Et pourtant, c’était loin d’être gagné au départ… »

-« Ça, on peut le dire… » souffla Gates avant d’ajouter après quelques minutes de silence. « Tu te sens mieux ? »

-« Oui, merci pour tout Vick. »

-« Je n’ai rien fait tu sais… »

-« Oh non ! Tu m’as juste écouté et rassuré au moment où j’en avais besoin et ce sans que je ne te demande rien, sans que je ne dise rien… Tu as juste compris avant moi que j’avais besoin d’une bouffée d’oxygène avant de conduire ma fille à son futur… »

-« Si c’était à refaire, je n’hésiterai pas Jim… Les amis, c’est fait pour ça… »

-« Les amis ? » souffla le père de Beckett avant de se pencher vers la jeune femme pour déposer un baiser à la commissure de ses lèvres.

Une légère rougeur envahit les joues de Gates, troublée par le geste audacieux dont venait de faire preuve Jim. Ce dernier laissa le silence s’installer sans pour autant relâcher son étreinte autour de ses épaules. Les minutes passèrent encore et encore quand soudain, au moment où le père de Beckett n’osait plus y croire, Gates posa doucement sa tête sur l’épaule de son compagnon. Un fin sourire apparut sur le visage de Jim alors que la métisse trouvait sa place dans ses bras. Ils restèrent ainsi un long moment jusqu’à ce que le froid mordant de cette belle matinée de décembre ne les rappelle à l’ordre.

-« On rentre ? » proposa doucement Jim en sentant Gates frissonner à nouveau.

La capitaine hocha la tête et, après avoir aidé sa compagne à se lever, le père de Beckett enroula le plaid autour de leurs épaules. Depuis la fenêtre de la cuisine, Beckett les vit revenir en discutant. Son sourire se figea quand elle remarqua que son père avait les traits tirés et que, jusqu’à présent, elle n’avait rien remarqué.

-« Bouh ! Et bien je peux vous dire qu’il fait sacrément froid dehors, » annonça Gates en se frottant les mains l’une contre l’autre. « Qui m’aide à allumer un feu dans le salon ? »

-« Moi Granny ! Moi ! » s’exclama Sarah en déboulant en courant de la salle de jeux.

-« Attendez, je vais vous aider, » sourit Jim avant de s’arrêter en sentant une main se poser sur son avant-bras.

-« Papa, tu as un instant à m’accorder ? »

-« Bien sûr ma Katie. Tout va bien ? »

-« Moi oui mais… Ça va toi ? Tu as l’air fatigué… »

-« Ça va maintenant, » sourit Jim en prenant sa fille dans ses bras. « J’ai juste un peu de mal à voir mon bébé se marier… »

-« Oh Papa ! Mais tu sais bien pourtant que mon mariage ne changera rien à l’amour que je te porte, n’est-ce pas ? »

-« Une certaine personne s’est chargée de me le rappeler, » sourit Jim en regardant vers le salon.

-« Tu l’aimes bien, hein ? » demanda doucement Beckett en entourant le cou de son père. « Victoria je veux dire… »

-« Mais ça ne veut pas dire que j’oublie ta mère, » se défendit immédiatement son père. « Jo sera toujours dans mon cœur, quoiqu’il arrive… »

-« Je le sais ça Papa. Je l’ai compris en m’ouvrant à Rick et à notre famille… Et Victoria fait partie intégrante de cette famille que nous formons. Je l’aime bien et j’aime le sourire qu’elle a remis dans tes yeux. »

-« Tu as vu comme elle est douce et patiente avec Sarah… Elle l’aime beaucoup… »

-« C’est réciproque, tu sais. La nuit dernière, Princesse a fait un mauvais rêve et ni Rick ni moi n’avons rien pu faire pour la calmer. Cette chipie ne voulait que sa Granny ! Alors j’ai pris mon courage à deux mains et je suis allée réveiller ma boss… A près de trois heures du matin… »

-« Et comment a-t-elle réagi ? »

-« Comme une véritable grand-mère. A peine arrivée dans la chambre de Sarah, elle s’est assise avec elle dans le rocking-chair et elles ont discuté un moment. La petite s’est finalement calmée et endormie dans ses bras. Maman n’aurait pas fait mieux, j’en suis sûr… »

-« Tu sais ce qui s’est passé pour que Sarah ne veuille que Vick ? »

-« Ta petite-fille, » intervint Gates qui avait surpris la fin de la conversation entre Jim et sa fille et qui se reprit en voyant les regards noirs du père et de la fille. « Enfin notre petite-fille avait très peur que je disparaisse de son entourage… Je n’ai pas réussi à savoir d’où venait sa peur exactement mais elle semblait vraiment terrifiée… »

-« L’essentiel c’est que tu sois parvenue à la rassurer Victoria, » sourit Beckett. « Encore merci pour tout… »

-« Mais moi j’aimerai comprendre pourquoi Sarah a peur tout d’un coup de perdre sa Granny… Si vous voulez bien m’excuser, j’aimerai avoir une petite discussion avec ma petite-fille ! » dit Jim en s’éloignant pour rejoindre la fillette tranquillement assise à distance raisonnable devant le foyer de la cheminée.

-« Victoria ? »

-« Oui Kate. Un problème ? »

-« En fait, non. Je voulais juste te remercier pour ce que tu fais pour mon père, pour Sarah mais aussi pour nous tous… »

-« Mais je n’ai rien fait ! » se défendit Gates en comprenant pas où Beckett voulait en venir.

-« Si… Tu as rendu le sourire à mon père, tu offres à mes enfants le bonheur d’avoir une grand-mère présente et aimante, tu es là aussi pour me soutenir… Mais à part ça tu n’as rien fait, hein ? » sourit la jeune femme en donnant un petit coup d’épaule à son aînée. « Merci. »

Sur un coup de tête, Beckett se pencha et déposa un baiser sur la joue de Gates avant de disparaitre à nouveau dans la cuisine pour terminer la préparation du déjeuner. Restée seule, la capitaine tenta de se ressaisir un minimum avant de rejoindre à son tour la cuisine.

-« Que puis-je faire pour aider ? »

-« Si tu pouvais motiver les filles à mettre la table se serait bien. Le déjeuner est presque prêt maintenant. »

Sitôt dit, sitôt fait. Gates enrôla bon gré mal gré Mary et Becca pour mettre la table. Rapidement des rires fusèrent en direction de la salle à manger et la bonne humeur reprit le dessus.

-« Maman ! Il y a une voiture qui vient d’arriver, » cria Alexis depuis l’entrée. « On attendait quelqu’un aujourd’hui ? »

-« Le prêtre qui est censé nous marier mais pas avant le milieu d’après-midi d’après ce que Papa m’a dit… Je vais voir, ne bouge pas Lex ! »

-« Pas de soucis. »

Au moment où la sonnette retentissait, Beckett se dirigea vers la porte en s’essuyant les mains sur un torchon pour ouvrir à leur visiteur.


Lilou004  (09.05.2012 à 19:43)

Chapitre 130 : Le Père Gaby

 

-« Bonjour, je peux vous aider ? » demanda Beckett en regardant leur visiteur.

-« Bonjour Katherine. Mon Dieu ! Ton père n’a pas menti, tu es magnifique et tu ressembles tellement à ta mère… »

-« Oh ! » s’exclama la jeune femme en plaquant une main sur sa bouche. « Mon Dieu ! Père Gaby ! Mais… »

-« Il me semble que j’ai un mariage à célébrer demain… Ton mariage en l’occurrence, si j’ai bien tout compris. »

-« Je… Je… Vous ? » s’étonna Beckett encore sous le coup de la surprise.

-« Ton père m’a contacté il y a quelques semaines et il m’a dit que sa petite Katie avait bien envie que ce soit moi, le bon vieux Père Gaby, qui l’unisse à son fiancé. Et quel fiancé d’après ce que j’ai cru comprendre… »

-« Dis donc ma Katie, » intervint Jim en arrivant derrière elle. « Il me semblait pourtant t’avoir mieux élevée que ça ! Bonjour Père Gaby ! Entrez, vous avez fait bon voyage ? »

-« Très bon merci Jim. Les indications données par Monsieur Castle étaient très utiles et efficaces, » répondit le Père Gaby en entrant à l’invitation de la jeune femme qui referma la porte dernière lui.  « Je sais que vous ne m’attendiez pas avant le milieu d’après-midi mais j’étais prêt ce matin alors j’ai pris la route… »

-« Et vous avez bien fait mon Père. Laissez-moi me présenter, Rick Castle. Bienvenue chez nous, » fit l’écrivain en pénétrant à son tour dans l’entrée.

-« C’est un réel plaisir de vous rencontrer mais je dois vous avouer que je n’imaginais pas la petite Katie se marier avec un homme tel que vous… Et surtout avec l’aval de son père… »

-« Attention à ne pas faire l’amalgame entre Richard Castle, le personnage public, et Rick, l’homme prêt à tout pour ma fille. Car ça c’est le vrai Rick, le fiancé de ma fille. »

-« Ouh ! Beau-Papa défend son gendre ? » sourit le prêtre.

-« Gaby, Rick a réussi à rendre à Kate une partie de ce qu’elle a perdu à la mort de sa mère et que jamais personne jusqu’à présent n’avait réussi à lui rendre… »

-« Bon ça vous tous les trois ? Je vous rappelle que je suis là moi aussi, » ironisa Beckett en récupérant le manteau de Gaby avant de se tourner vers la cuisine. « Alexis, tu veux bien rajouter un couvert s’il te plait. »

-« Tout de suite Maman ! »

-« Maman ? Aurais-tu quelque chose à me dire jeune fille ? » demanda Gaby en se tournant vers Beckett, les poings sur les hanches et le regard sévère.

-« Oh mon Dieu ! J’ai l’impression d’avoir de nouveau quinze ans quand tu m’as surprise à l’arrière de la voiture de mon petit-ami derrière l’église ! » répondit la jeune femme en roulant des yeux.

-« Pardon ? » s’exclamèrent d’une même voix Jim et Castle.

-« Oups ? Il y a prescription ! » s’empressa d’ajouter Beckett avant de disparaître dans la cuisine.

-« Hep ! Où fuis-tu comme ça Kate ? » sourit Castle en se précipitant derrière elle. « C’est quoi cette histoire ? »

-« Ils sont souvent comme ça ? » souffla le Père Gaby à l’oreille de Jim.

-« Tout le temps ! Viens, suis-moi, ça risque d’être rigolo… » répondit le père de la jeune femme en attirant son ami à la suite du couple.

-« Kate ! »

-« Quoi ? » s’exclama Beckett en se retournant pour faire face à l’écrivain. « Tu veux vraiment savoir pour tous les mecs avec qui j’ai couché ? »

-« All ? » se figea Castle comme ayant reçu un uppercut à la poitrine.

-« Sérieusement, tu signes des poitrines de femme lors de tes lectures, tu ne peux pas être choqué que je ne sois pas vierge ! »

-« C’est juste que le mot ‘all’ signifie beaucoup… De combien sommes-nous en train de parler exactement ? »

-« Es-tu vraiment en train de me demander mon nombre ? » fit Beckett amusée.

-« Tu me dis ton nombre, je te dis le mien… » tenta Castle.

-« Les hommes… Vous voulez tous savoir mais vous ne voulez pas savoir, » répondit la jeune femme les yeux plein de malice et un sourire aux lèvres. « Ecoute, toutes les femmes ont leurs secrets, moi y compris, et quelque fois, pour la bonne santé d’une relation, il vaut mieux ne pas les partager. »

Sur ce, Beckett attrapa un plat et quitta la cuisine laissant derrière elle un Castle estomaqué.

-« A table ! » appela la jeune femme comme si de rien n'était. « Sarah, les filles, n’oubliez pas de vous laver les mains ! »

-« Fait Maman ! » répondit la fillette en se précipitant vers Beckett les mains tendus en avant pour prouver ses dires.

-« Sarah ? » demanda Gaby en fronçant les sourcils et regardant Jim avec intérêt. « Tu aurais pu me dire que Kate avait eu un enfant depuis le temps qu’on se connait. Et puis ce n’est pas comme si on ne s’était pas vu depuis des années ! On déjeune ensemble tous les dimanches après l’office ! »

-« Hey ! Du calme Gab ! Princesse n’est pas encore leur fille ! »

-« Pas encore ? Tu m’expliques là parce que je ne comprends plus rien moi… »

-« Tu te souviens que je n’ai pas été très présent il y a quelques semaines car ma fille et sa famille avaient été attaqués et blessés ? La fillette que Rick et elle protégeaient à ce moment-là c’est Sarah et ils tentent de l’adopter mais ils sont tombés sur un juge pas très conciliant ! »

-« Papa, Père Gaby ? Vous n’avez pas faim ? » sourit Beckett en passant sa tête dans l’entrée. « Non parce qu’on a une sacrée bande de morfales à table je vous signale. »

Avec un sourire, les deux amis rejoignirent la salle à manger et Jim présenta tout le monde présent autour de la table. Le Père Gaby fut accueilli avec beaucoup de chaleur.

-« Dites-moi mon Père, » demanda Martha au cours du repas. « Depuis quand connaissez-vous notre Kate ? »

-« Oh là ! C’était à la maternité, à peine quelques heures après sa naissance ! Etant un ami d’enfance de Jim et ayant célébré son mariage avec Johanna, j’ai eu la chance de voir grandir cette jeune personne. Et, même si je n’ai pas eu de nouvelles en direct d’elle, j’ai suivi son parcours à travers les récits de Jim… Je suis heureux de la retrouver sous les traits d’une jeune femme épanouie. »

-« Alors ça veut dire que vous avez des dossiers compromettant sur Kate ? » demanda Espo les yeux brillants d’anticipation.

-« Si seulement vous saviez jeune homme, si seulement vous saviez… »

-« Javi ! Mais ce n’est pas possible, » souffla Lanie avant de se tourner vers Gaby tout sourire en posant sa tête sur ses mains. « Mon Père, on vous écoute ! »

-« Père Gaby, si vous dites quoi que ce soit, je vous jure que vous n’allez pas célébrer mon mariage parce que vous aurez besoin de quelques jours de repos à l’hôpital du coin, » menaça Beckett en le fusillant du regard.

-« Tiens, ce n’est pas une balle entre les deux yeux ? » demanda innocemment Castle.

-« Je vois que tu n’as pas changé tant que ça Kate, » sourit le prêtre. « Tu as beau me menacer, je ne suis pas dupe parce que, de un, ça n’a jamais marché avec moi et, de deux, j’ai quelques dossiers croustillants sur toi… »

Pendant que Kate se morfondait sur son siège, Castle l’enveloppa d’un bras.

-« Ne t’en fais pas ma Chérie, je suis là pour te protéger… »

-« Parce que tu peux faire quelque chose contre l’humiliation toi ? »

-« Ce n’est pas de l’humiliation voyons ! Ce sont des anecdotes ! Tout le monde en a et on en collectera pour Sarah et tous les enfants qui suivront… »

-« Tu crois ? »

-« J’en suis persuadé. Je t’aime, » sourit Castle en déposant un baiser sur ses lèvres.

-« Il faut ce genre de choses souvent ? » demanda Gaby à la ronde sans pour autant percer la bulle dans laquelle le couple s’était enfermé.

-« Tout le temps ! » dramatisa Espo.

-« Quand ils ne terminent pas les phrases de l’autres ou qu’ils ne s’enferment pas dans une conversation silencieuse… » ajouta Lanie. « Ils peuvent être vraiment flippant quand ils s’y mettent ! »

-« Et c’est de pire en pire… » soupira Ryan.

-« D’ailleurs, » intervint Gates avec un sourire. « Je pense qu’un jour je vais devoir leur interdire de quitter le poste de police sans prévenir de leur destination car ils sont tellement en phase tous les deux qu'on a du mal à les suivre parfois... »

Tout le monde éclata de rire à cette remarque ce qui fit exploser la bulle du couple.

-« Bon et alors… Elles viennent ses anecdotes sur la grande et secrète Kate Beckett ? » demanda Esposito n’en pouvant plus d’attendre.

-« Shh ! » le rappela à l’ordre Lanie avant de reprendre sa position initiale.

-« Kate devait avoir quoi… Quatre ou cinq ans, pas plus. Un jour où j’aidais Jim à réparer le toit de la maison, Johanna l’a récupérée à l’école maternelle les vêtements complètement déchirés et un sérieux cocard à l’œil. Je crois que je n’ai jamais vu Jo aussi furieuse que ce jour-là ! Elle tempêtait et fulminait littéralement. »

-« Qu’est-ce qui s’était passé pour que ‘mini Kate’ soit dans un état pareil ? »

-« C’est ce que Jim et moi avons tenté de savoir mais Jo était trop en colère pour répondre quant à Kate, eh bien vous n’êtes pas sans savoir qu’elle est têtue… La seule chose qu’on a réussi à savoir, c’est que les Beckett étaient convoqués au grand complet le lendemain matin dans le bureau du directeur de l’école… »

-« Mon Dieu ! Je pense que même grabataire je me souviendrai toujours de ce jour-là ! » intervint Jim avec un sourire.

-« Enfin bref, le lendemain, Jim, Jo et Kate sont allés au rendez-vous et là, il y avait deux autres couples avec chacun un garçon dans un état pire que celui de Kate… Les accusations ont commencé à fuser de toute part, les parents des garçons de cours préparatoire déplorant le comportement violent d’une fillette de moyenne section. Kate est restée calme pendant un bon moment puis elle s’est levée, a croisé ses bras sur sa poitrine et a dévisagé le directeur droit dans les yeux jusqu’à ce que celui-ci, mal à l’aise, finisse par lui demander ce qu’elle voulait. »

-« Tu étais vraiment obligé de choisir cette histoire Gaby ? » intervint Kate en se cachant dans le cou de Castle.

-« Oh oui alors ! C’est la meilleure de toutes ! Maintenant laisse-moi finir mais après, si tu insistes, j’en raconterai une autre, » sourit le prêtre avec un fin sourire. « Donc je disais que, Quand Kate a enfin eu la parole, elle a expliqué au directeur qu’elle voulait bien être punie pour avoir mis une raclée à ces deux idiots sans cervelle mais qu’eux aussi devraient être puni car ça fait des jours et des jours qu’ils piquent les gouters des petits en menaçant de les taper ! Elle a cloué le bec à tout le monde en dénonçant tout ça. »

-« Et le pire dans cette histoire, c’est que, » compléta Jim avec un sourire. « Quand je lui ai demandé pourquoi elle n’en avait pas parlé aux adultes, ma fille m’a répondu très sûre d’elle qu’elle savait qu’elle pourrait les mater parce que c’était que des méchants pas beaux ! Autant vous dire que ça a été très dur de conserver son sérieux face à ce petit bout de femme ! »

-« Le directeur a eu beaucoup de mal à trouver une punition adaptée face à la logique implacable de Kate, » rigola doucement Gaby. « Comme c’était un de mes amis et qu’il savait que je la connaissais bien, il m’a demandé conseil et nous nous sommes mis d’accord pour des travaux d’intérêt général à savoir que Kate a dû faire le messager pour l’ensemble de l’école pendant toute une semaine. »

-« Et les deux chenapans ? »

-« Ils ont dû présenter des excuses publiques et passer l’ensemble des récréations à veiller sur les autres pendant une semaine également. On n’a plus jamais entendu parler d’eux. »

-« En tout cas, moi je tiens à faire remarquer que, si on a déjà plus ou moins l’habitude des facéties de Sarah, ‘mini Kate’ en était la puissance dix ! » sourit Martha.

-« Et vous qui vous plaignez déjà de Sarah ! Non Dieu ! Qu’est-ce que ce sera avec vos enfants biologiques ! » ironisa Gates.

Le reste du repas se passa entre anecdotes diverses et fou rires. Beaucoup de choses furent dévoilées sur la jeune femme secrète qu’était Beckett mais cette dernière, se rendant rapidement compte qu’il n’y avait aucun jugement de valeur sur ce qu’elle avait été, se détendit doucement.


Lilou004  (11.05.2012 à 20:12)

Chapitre 131 : Renouer

 

Pendant que les garçons s'occupaient de faire la vaisselle, Beckett prit une Sarah luttant de toutes ses forces contre le sommeil dans ses bras et s’avança en direction de l’escalier pour monter dans la chambre de la fillette.

-« Allez, viens Princesse. Tu vas aller faire une petite sieste comme ça tu pourras jouer autant que tu veux avec les filles ensuite... »

-« Je peux vous accompagner toutes les deux ? » demanda le Père Gaby.

-« Bien sûr. Comme ça j'en profiterai pour te montrer ta chambre. »

Le prêtre suivit donc la jeune femme à l'étage et, après avoir déposé son sac dans la chambre d'Alexis, il se guida au son fredonnant de la voix de Beckett jusqu'à la chambre de la petite. Il s’arrêta sur le pas de la porte et s’appuya sur le chambranle pour observer un long moment la jeune femme qu'il avait vu naître et grandir assise sur le rocking-chair à bercer Sarah tout en lui chantant une douce chanson. Les minutes passèrent et Gaby remarqua rapidement que la fillette s’était profondément endormie dans les bras de sa mère mais cette dernière termina tout de même sa berceuse. Après avoir déposé un léger et tendre baiser sur le front de l’enfant, Beckett se leva en prenant précautionneusement Sarah dans ses bras pour la déposer dans son petit lit. Elle referma la turbulette autour d’elle et glissa une main dans ses cheveux. Elle la regarda dormir un instant puis finit par faire volteface pour se retrouver nez à nez avec le Père Gaby.

-« Tu ressembles tellement à ta mère... » murmura-t-il ému. « Elle te chantait exactement la même chanson et avait les mêmes gestes à ton égard que toi aujourd'hui face à Sarah. Elle serait très fière de toi si elle était toujours parmi nous. »

-« Merci. Tes paroles me touchent beaucoup... » répondit Beckett les larmes aux yeux. « D’autant que tu as vraiment bien connu Maman. »

-« Dis-moi, tu me m'en veux pas trop d'avoir dévoilé toutes ces petites choses à propos de toi à table tout à l'heure ? »

-« Même si je ne suis pas très à l'aise pour parler de moi, je suis heureuse que ma ‘famille’ en ait appris plus sur moi grâce à toi... »

-« Tu t'es constituée une véritable famille de cœur autour de toi et elle est magnifique d’ailleurs… »

-« C'est vrai. J’ai eu énormément de chance de tous les rencontrer, surtout après avoir fui presque tous ceux qui avait connu Maman... J'en suis désolée d'ailleurs. Je me rends compte aujourd'hui à quel point ta présence à mes côtés m'a manquée... »

-« Tu avais des choses à digérer et un deuil à effectuer. Je ne t'en veux pas Diablotine... » répondit avec beaucoup de douceur le prêtre.

-« Et pourtant, j'ai reporté sur toi ma colère et ma haine suite au décès de Maman alors que tu y étais pour rien... »

-« Kate, » sourit Gaby en prenant la jeune femme par les épaules pour l'obliger à lui faire face. « Je préfère encore avoir servi de bouc émissaire pendant plus de dix ans et retrouver une jeune femme heureuse et épanouie, digne de sa mère plutôt que d'avoir été le témoin privilégié de ta descente aux enfers. Ton père m'a suffi et je ne sais toujours pas comment tu as réussi le tour de force de le faire se sortir de l'alcool quasiment du jour au lendemain... »

-« Un jour j'ai craqué, » avoua Beckett avec un regard plutôt fuyant qui ne lui ressemblait pas. « Et je lui ai dit que je me demandais ce qui était le pire entre avoir perdu définitivement Maman et perdre chaque jour un peu plus mon père. Ce jour-là, je l'ai appelé Jim au lieu de Papa et je crois que ça lui a foutu une sacrée claque. Sans un mot, il a tourné les talons et a disparu pendant presque deux mois jusqu’à ce matin de printemps où je l'ai retrouvé sobre mais amaigri sur le pas de ma porte. J'avais retrouvé mon Papa mais il a fallu des années pour recréer la relation qu'on avait avant l’alcool. Encore aujourd'hui je sais qu'il s'en veut toujours pour sa descente aux enfers alors que je lui ai pardonné depuis le jour où il s'est présenté chez moi sobre et qu'il l'est resté malgré les tentations. »

Pendant un long moment, un long silence se fit entre les deux amis, chacun cherchant à rassembler ses émotions.

-« Tu sais, j’ai l’impression que tu t’en veux toujours d’avoir ‘craqué’ comme tu dis… Et ce, même si cet écart de conduite de ta part a été salutaire à ton père. »

-« J’ai eu des mots durs que je ne pensais pas et qui reviennent me hanter par moment… Une fille ne devrait jamais dire de telles choses à son père… »

-« Mais si tu ne l’avais pas fait, ton père ne serait peut-être pas parmi nous aujourd’hui et surtout, ce n’est pas sûr qu’il aurait été sobre. Tu as trouvé les mots justes pour le faire réagir même si ce sont des mots que tu aurais préféré ne jamais avoir à prononcer. Cesse de t’en vouloir… Ce jour-là peut-être ton père pourra commencer à se pardonner lui-même. »

-« Tu crois ? »

-« J’en suis persuadé, » sourit le Père Gaby en prenant la jeune femme dans ses bras. « En tout cas, je suis heureux de te voir si bien aujourd’hui… Je peux te demander une chose ? »

-« Bien sûr Gaby ? »

-« Pourquoi voulais-tu que ce soit moi qui vous marie Rick et toi ? Pourquoi après toutes ces années de silence… »

-« Parce que j’ai décidé de défaire une à une chacune des briques du mur qui entourent mon cœur et que je me suis rendue compte que tu me manquais, que tu avais été une figure importante de ma vie, de celle de mes parents… Et que je voulais que tu sois, au côté de Papa, le témoin privilégié de mon bonheur… »

-« Et qu’est-ce qui a fait que tu t’es ouverte à moi exactement ? » demanda le Père Gaby curieux d’en apprendre plus.

-« Lorsque j’ai compris que Rick allait me demander en mariage, mes vieux réflexes se sont réactivés et j’ai fui… Sauf que nous étions dans un hôpital et que j’étais moi aussi blessée donc je ne pouvais pas aller bien loin. J’ai trouvé refuse dans la chapelle et… »

-« Et tu t’es réfugiée sous l’icône de Marie, comme quand tu étais petite et que tu avais besoin de réfléchir ? »

-« Certaines choses n’ont pas changé en effet, » sourit Beckett en regardant l’enfant dormir paisiblement. « D’autres au contraire viennent bouleverser votre vie pour le meilleur ou pour le pire… »

-« Mon petit doigt me dit que, pour toi, ces derniers temps, ces choses qui ont bouleversées ta vie l’ont été pour le meilleur. Je me trompe ? »

-« Absolument pas. Et je ne regrette rien. Que ce soit Sarah ou Rick et sa famille… »

-« Dis-moi, comment as-tu rencontré le grand Richard Castle ? »

-« Tu veux rire ? Je l’ai emmené pour interrogatoire en plein milieu de la soirée promotionnelle pour la sortie de son dernier opus des aventures de Derrick Storm. »

-« Un interrogatoire ? Qui avait-il donc tué ? »

-« Son personnage principal, Derrick Storm, mais ce n’était pas la raison de ma venue, » sourit Beckett. « Non, en fait, un meurtrier reproduisait les meurtres de ses livres et je devais m’assurer que ce n’était pas lui… »

-« Et comment t'es-tu arrangée pour ne pas que le meurtre lui soit collé sur le dos ? Etant donné que c'est ton auteur préféré… Tu n'aurais pas pu l'arrêter même s'il avait été coupable, je te connais. »

-« Hey ! Il aurait été coupable, il croupirait en prison ! »

-« En es-tu vraiment sûr ‘Plume_Tom_Straw’ ? »

-« Comment tu sais ça toi ? » s’exclama Beckett avant de plaquer sa main sur sa bouche, de regarder attentivement Sarah qui n’avait heureusement pas bougé et enfin de répéter en murmurant cette fois. « Comment tu sais ça toi ? »

-« Mon seul moyen de te suivre après ton départ a été de suivre les postes que tu as pu mettre sur le site officiel de Richard Castle… » avoua Gaby. « Comme ça, je savais que tu étais toujours en vie et que tu n’allais pas trop mal… Bon et sinon, qu’est-ce qui s’est passé ensuite ? Tu l’as interrogé et… »

-« Je l’ai interrogé et là j’ai complètement craqué ! Il m’a rendu complètement dingue dès la prise de contact ! Si je devais le décrire à ce moment-là, j’aurais utilisé les mots insupportable et prétentieux ! Je n’attendais qu’une seule chose : que l’enquête se termine au plus vite pour qu’il disparaisse de ma vue et du poste de police ! »

-« Mais ce ne fut pas le cas, je me trompe ? »

-« Non ! Une véritable sangsue ! Il a contacté son copain le Maire qui a contacté notre capitaine qui m’a convoqué dans son bureau pour m’annoncer que j’avais un fan et qu’à compter de maintenant je devais faire équipe avec Monsieur Castle. Le grand écrivain voulait faire des recherches pour son livre… Ce jour-là, j’ai cru que j’allais lui mettre une balle entre le deux yeux… Je me suis contenté de le menotter à la voiture… »

-« Mais alors comment a-t-il réussi à trouver le chemin de ton cœur ? D’après mes souvenir, tu as toujours été intransigeante… » s’étonna le prêtre.

-« Il… Malgré ses airs de playboy, il… Il a montré de la compassion et de l’intuition… Tant sur les enquêtes que sur ma vie… Il a également été patient… Il ne m’a pas brusqué mais il a persévéré… Et puis il y a son charisme, sa capacité à écouter et à retenir des que tout le monde aurait pensé anodin… Et puis il y a son humour qui a allégé le poids des souffrances dû aux cas que nous traitions tous les jours… Et puis… Il y a eu toutes ces petites attentions et ses preuves d’amour… »

-« Et il a mis combien de temps ? »

-« Avec le recul, je pense que la première fois où j’ai ressenti une pointe de jalousie, c’était… Moins d’un an après son intrusion dans ma vie… C’est pathétique, hein ? »

-« Non, c’est beau au contraire… Surtout te connaissant… Et comment as-tu rencontré sa mère et sa fille ? »

-« Viens, sortons de la chambre de Sarah car je ne suis pas sûre que tu puisses te retenir de rire, » sourit Beckett en le guidant vers le rez-de-chaussée. « La première fois que je les ai vu, c’est quand elles sont venues chercher Rick en prison pour obstruction à la justice et vol de preuves. Ensuite, je me suis présentée chez lui… Lorsque Rick a ouvert la porte, il portait une combinaison de Laser Game et me pointait avec l’arme du jeu… Il a retiré ses lunettes puis sa fille est apparue dans la même tenue que lui et enfin Martha en robe de chambre, serviette sur la tête et masque de beauté en place ! Mais ça leur parut naturel puisqu’ils m’ont invité à entrer ! »

-« J’imagine déjà la scène d’ici ! » dit Gaby avant d’exploser de rire.

-« Imaginer quoi ? » demanda Castle en les croisant au pied des escaliers.

-« La première fois que je suis venue chez toi… » rigola doucement Beckett.

-« Dites-moi vous deux, » fit le prête en reprenant quelque peu son calme. « Y aurait-il un endroit où l’on pourrait discuter tous les trois ? »

-« Bien sûr, suivez-moi dans le bureau… »


Lilou004  (12.05.2012 à 21:34)

Chapitre 132 : Entrevu de préparation

 

Arrivés dans le bureau, Castle et Beckett prirent place sur deux fauteuils côte à côté et se prirent la main alors que le Père Gaby se tenait toujours sur le pas de la porte à observer la pièce. Plusieurs minutes passèrent en silence avant que l’écrivain ne se tourne vers le prêtre.

-« Je croyais que vous souhaitiez discuter calmement avec nous… Entrez mon Père et n’oubliez pas de refermer la porte derrière vous. »

-« Merci Rick. Votre bureau est magnifique. Alors c’est ici que vous écrivez ? »

-« Quand je suis dans les Hamptons oui mais sinon j’ai mon bureau à la maison à New York, » expliqua Castle. « Ce que je préfère c’est quand l’inspiration vient d’un coup, que je m’assoie à mon bureau et que je laisse les aider fuser… Je suis capable de tout oublier pendant ces moments-là… »

-« Même Kate ? »

-« Tout oublier ne signifie pas ignorer ma famille et les personnes que j’aime. J’ai toujours accordé du temps à Alexis quand elle en a eu besoin même si mon cerveau tournait à cent à l’heure. J’avoue que ce ne fut pas simple mais ma famille reste ma priorité. Quoi qu’il arrive. Et pour Kate, c’est encore différent, elle est tout le temps présente dans mes pensées quand j’écris… »

Face à cette déclaration, des larmes montèrent aux yeux de Beckett qui cacha sa bouche derrière main pour retenir un petit cri de stupeur. Le Père Gaby sourit en voyant la réaction de la jeune femme. Il fut également touché par la spontanéité et la profondeur des sentiments qu’il exprimait.

-« Par votre réponse, vous répondez presque complètement à la première question que je voulais vous poser… Mais tant pis, je vous la pose quand même. A quel point l’autre est important pour vous ? »

-« Pendant près de quatre ans, je suis resté aux côtés de Kate parce qu’elle avait ravi mon cœur. Ensemble on est passé par tellement de choses mais c’était important qu’on les traverse ensemble… J’espérais chaque jour un peu plus qu’elle finisse par ouvrir les yeux et surtout voir pourquoi j’étais là pour elle… Même si rien n’avait été formulé jusqu’à très récemment, nous avons toujours été plus que des partenaires… Tous les matins, je lui apportais un café juste pour le plaisir de voir un sourire sur son visage parce que c’est la femme la plus remarquable et mystérieuse que je n’ai jamais rencontré… »

-« Et pour toi Kate ? » demanda doucement Gaby en souriant face au tableau que formait la jeune femme complètement sous le choc de la déclaration de son fiancé.

-« Que puis-je dire après une telle déclaration… Ce sera de toute manière beaucoup moins bien car je n’ai pas ton talent. Lorsque Rick est apparu dans mon univers si bien réglé, où tout avait une place, c’est comme si une bombe avait explosé, » sourit Beckett avant de regarder Castle droit dans les yeux. « Tu as pris chacune des briques que j’avais si méticuleusement érigées pour me protéger et, une à une, tu les as descellées du mur pour les réduire ensuite en cendres… Tu es l’homme qui m’a sorti de la tombe que je m’étais moi-même creusée, tu m’as redonné goût à la vie, goût au bonheur tout en respectant et honorant mon passé… Pas une seule personne autour de moi n’avait réussi jusque-là alors tu es l’une des personnes des plus importantes de ma vie… Tu es l’homme que j’ai toujours rêvé de rencontré et que j’ai trouvé ! J’ai une chance incroyable de t’avoir à mon côté… »

Des larmes avaient inondé les yeux de Castle qui se leva et s’agenouilla au pied du fauteuil de Beckett. Il fit glisser l’une de ses paumes sur la joue de la jeune femme qui rechercha son contact avant d’y déposer un baiser.

-« Je t’aime… » souffla Castle après avoir évacué la boule que l’émotion avait formé dans sa gorge.

-« Pas autant que moi… » répondit Beckett en déposant son front sur celui de son fiancé.

Le Père Gaby leur laissa le temps de se ressaisir puis invita l’écrivain à regagner son siège ce que ce dernier fit sans pour autant lâcher la main de la jeune femme.

-« De part vos paroles, on comprend parfaitement toute l’affection que vous vous portez l’un à l’autre mais j’aimerai savoir ce qu’évoque pour vous le mot ‘amour’. »

-« Ah non, s’il vous plait Père Gaby ! » s’exclama Castle en jetant un coup d’œil incertain vers sa compagne. « Faites attention avec vos questions, je vous en prie ! Je n’ai pas envie que vous effrayiez Kate la veille de notre mariage. Je ne suis pas sûr de le supporter… »

-« Pour moi, » fit alors la voix de Beckett en resserrant la pression de sa main autour de celle de son fiancé. « Il y a plusieurs sentiments d’amour… L’amour que je porte à ma famille et à mes amis, celui que je porte à mes enfants et enfin, surtout, celui que je porte à Rick… Celui-là est tellement puissant et fort qu’il m’a sauvé la vie… Je comprends aujourd’hui ce que Maman m’avait expliqué un jour… »

-« Qu’est-ce qu’elle t’avait dit ? » demanda curieusement Castle.

-« Que l’amour, le vrai, pouvait déplacer des montagnes, » sourit Beckett en plongeant son regard dans celui de son fiancé. « Je ne l’avais jamais cru jusqu’à ce que je te rencontre. »

-« Pour moi, l’amour c’est se déposséder de soi-même pour s’offrir à l’autre pleinement, sans aucune retenue car c’est un emportement, un enthousiasme mais aussi un risque. »

-« Tu n’as pas à avoir peur que je fuis encore une fois Rick. Je veux de tout mon cœur être ta femme et me mettre à nu devant toi. Tout en conservant une part de mystère bien sûr ! »

-« Sinon tu ne serais pas Katherine Louise Beckett mais ça me va, » sourit l’écrivain.

-« Vous êtes vraiment impressionnant tous les deux, » intervint alors Gaby. « J’aimerai vraiment apprendre à mieux vous connaître Rick car je dois dire que votre image public me fait un peu peur… Surtout quand je sais que vous allez épouser ma filleule et ce même si je sais que vous avez l’aval de son père… »

-« Vous savez Père Gaby, cette image de Playboy n’est qu’une façade pour faire vendre mes livres mais j’ai toujours mis un point d’honneur à ne jamais trahir mes compagnes même si le contraire s’est avéré malheureusement vrai. »

-« Je suis désolé de l’apprendre… »

-« Ce n’est pas quelque chose que j’ai mis en avant, » sourit Castle. « Ça n’aurait pas fait très vendeur. Mais, même si je reste un grand gamin qui s’assume parfaitement, je sais quand il faut être sérieux. Et ne croyez pas tout ce que vous pouvez lire dans les journaux à scandales… »

-« Ah oui ? Donc je ne dois pas croire que vous avez une magnifique fille de deux ans ? »

-« Ah… Vous avez aussi vu ce torchon… » soupira l’écrivain. « Ce jour-là, c’était notre première sortie en couple et en famille et il a fallu d’un idiot y mette son nez… A cause de cet article, les tueurs qui en avaient après Sarah nous ont retrouvés et on a failli tous mourir… »

Un frisson parcourut Beckett ce qui n’échappa à aucun des deux hommes.

-« Ce n’est qu’un mauvais souvenir Kate… »

-« Mais ce jour-là, j’ai failli te perdre alors que je venais juste de laisser tomber mes dernières barrières… Je ne veux plus jamais vivre quelque chose d’aussi effroyable ! » termina la jeune femme en se levant pour s’assoir sur les genoux de Rick et se blottir contre lui.

Gaby ne put être que touché par ce besoin de contact entre le couple. Il leur laissa quelques minutes pour se ressourcer.

-« Je suis très impressionné par cette connexion qu’il y a entre vous. Je comprends maintenant ce que votre famille voulait dire tout à l’heure. De plus, je remarque à quel point, ensemble, vous êtes plus fort. »

-« Ça a toujours été le cas. Depuis le premier jour, » souffla Beckett en enfouissant son visage dans le creux du cou de Castle.

-« Je me demandais si vous aviez encore des angoisses vis-à-vis de votre mariage… »

-« Il y a une semaine, on a pas mal travaillé sur ce sujet mais toujours peur de ses fans… Et de ma jalousie… »

-« C’est déjà un bon départ de le reconnaitre et d’en parler ensemble, » sourit le prêtre. « Et pour vous Rick ? »

-« Après deux mariage, je suis terrifié à l’idée que Kate ouvre les yeux et comprenne qu’elle se trompe, que je ne suis pas le bon… Et surtout, je suis déjà passée à deux reprises par là et je n’ai jamais réussi à transformer mon mariage en quelque chose de stable et durable. Je sais aujourd’hui que je les ai épousé pour de mauvaises raisons mais je suis terrifié de faire quelque chose de travers avec Kate… »

-« Rick, mais pourquoi ne m’en as-tu jamais parlé ? » s’étonna Beckett en se redressant pour le regarder droit dans les yeux. « Je t’aime et je ne veux personne d’autre que toi dans ma vie. Je ne veux pas porter d’autres enfants que les tiens dans mon ventre. Je ne veux que notre famille et rien d’autre ! Tu es mon rock, mon étoile polaire depuis près de quatre ans. Et je n’ai aucun doute là-dessus ! »

-« Je ne voulais pas en rajouter… Tu avais déjà tes propres angoisses à gérer. »

-« Vous savez, rien que le fait d’en parler, de mettre des mots sur vos angoisses, me prouve que vous êtes prêts. Par contre, j’aimerai vous poser une question Rick. Lors de vos précédents mariages, avez-vous déjà été uni devant Dieu ? »

-« Non. Dans les deux cas, l’union a été célébrée devant un juge de Paix. C’est l’unique chose que j’ai refusé à mes deux précédentes épouses… Comme si, au fond de moi, avant même de les épouser, je savais que je faisais une erreur. »

-« Et avec moi ? »

-« Avec toi, je veux soulever encore des montagnes. Je veux tout te donner. »

-« Tu m’as déjà tout donné Rick ! Tu m’as rendu ma vie ! »

-« Oui mais je veux aussi t’offrir ce mariage religieux dont tu as envie et dont, j’en suis sûr, tu parlais avec ta Maman quand tu n’étais qu’une petite fille… »

-« Je t’aime, » souffla Beckett avant d’embrasser Castle avec tout l’amour qu’elle éprouvait.

Quelques minutes plus tard, Gaby se racla la gorge pour les faire redescendre sur terre et sourit de les voir rougir légèrement de s’être laissé emporter comme ça.

-« Je pense que vous avez répondu à l’ensemble de mes questions. Par contre, j’aimerai que vous rédigiez chacun et individuellement vos vœux pour demain. Vous pensez que c’est possible ? »

-« On va tout faire pour. »

-« Très bien alors je vous laisse mais évitez de mettre un petit en route dès à présent ! » lança Gaby fier de lui.

-« Ça ne risque pas. Nous avons fait le choix de patienter, » avoua Beckett.

-« Alors je vous donne un nouveau challenge. Ce soir, vous faites chambre à part ! »

Sur ce, Gaby quitta le bureau laissant le couple complètement sous le choc.


Lilou004  (13.05.2012 à 22:58)

Chapitre 133 : Organisation nocturne

 

Lorsque la porte du bureau se referma sur le prêtre, le couple se regarda avant de resserrer leur étreinte.

-« Chambre à part… Tu crois qu’on va y arriver ? » souffla Beckett dans le cou de Castle. « Même à l’hôpital, on n’a jamais quitté le même lit… »

-« Il faut prendre ça comme un exercice en vue de ma prochaine tournée de promotion… » tenta de positiver l’écrivain.

-« Oui mais, pendant ta tournée, on n’aura pas le choix puisqu’on ne sera pas dans le même lieu géographique alors que là… Ça va être dur… »

-« Je confirme… »

Ils restèrent un long moment encore dans les bras l’un de l’autre jusqu’à ce que Castle n’aperçoive une nouvelle voiture se garer dans l’aller.

-« Nous avons de la visite. Et si je fais les comptes, il ne manque plus que Melinda, Charles et Annabel. Allons voir. »

Le couple quitta donc le bureau pour l’entrée et ouvrir la porte pour accueillir les nouveaux venus.

-« Bonjour ! Bonjour ! » lança Melinda avec un grand sourire. « Comment va la petite famille ? »

-« Très bien Tante Mel. Vous avez fait bon voyage ? »

-« Parfaitement. Merci pour l’itinéraire. Bon alors, on sort quoi pour le week-end ? » demanda Charles en venant serrer la main de son neveu.

-« Vos affaires mais, pour le reste, on laisse tout dans les coffres pour Sarah. »

-« Aucun problème, » répondit Annabel en sortant deux sacs de la voiture. « Et sinon, comment ça va vous deux ? Vos blessures se sont bien remises ? »

-« Oui merci Annabel. Mais dépêchez-vous de rentrer, il commence à faire sacrément froid dehors. »

Une fois les salutations et les présentations faites, tout le monde prit place dans le salon. Castle remarqua tout de suite que Beckett semblait soucieuse.

-« Qu’est-ce qui se passe ma Chérie ? » lui chuchota l’écrivain à l’oreille.

-« Je réfléchissais à comment on va faire pour loger tout le monde ce soir… Tu as une idée ? Parce qu’il va falloir effectuer quelques modifications pour caser tout le monde… »

-« J’ai pensé que Becca pourrait dormir avec sa mère tandis que Sarah partagerait sa chambre avec Mary. Ça libérerait une chambre pour Annabel et Alexis. Il nous reste le problème de loger Tante Mel et Oncle Charles et puis nous deux aussi… »

-« Tu crois qu’on pourrait demander à Papa et Vicky de partager une chambre ? Ça libèrerait une chambre pour ton oncle et ta tante… »

-« Tu es sûre de toi sur ce coup-là ? »

-« Oui, » sourit Beckett en embrassant son compagnon. « A partir du moment où eux sont d’accord avec cet arrangement. Quant à nous deux, on peut peut-être demander à Lanie et Esposito. »

-« Qu’est-ce que vous manigancer encore tous les deux ? » sourit la médecin légiste en les voyant dans leur bulle.

-« On réfléchissait à comment dormir tous ici ce soir parce que mes amis qui vous hébergent ne peuvent le faire que demain. Ils arrivent chez eux dans la nuit d’après ce qu’ils m’ont dit… »

-« Papa, Vicky, je peux vous parler un instant ? » demanda Beckett en sortant des bras de Castle.

-« Bien sûr ma Chérie, » dit Jim en se levant suivi de Gates pour prendre la direction de la cuisine. « Alors, de quoi veux-tu nous parler ? »

-« Voilà… Je… Je me demandais si ça vous gênerait de partager une chambre pendant quelques jours… Le temps que la maison soit moins pleine… » demanda Beckett en baissant le tête, rougissante.

-« Es-tu en train de me demander ce à quoi je pense ? » s’étonna Jim.

-« Bah oui, on est vraiment à l’étroit et c’est le seul moyen pour que tout le monde ait un lit. Alors voilà… »

-« Tu es sûre de toi ou c’est juste pour faire plaisir à Rick ? » voulut savoir Jim.

-« Cette idée est la mienne mais, si vous ne le souhaitez pas, je comprendrai et nous trouverons une autre solution. »

-« Je suis très fier de toi ma fille, » répondit le père en prenant sa fille dans ses bras. « Si cette solution va à Vick, je veux bien l’accueillir dans ma chambre. Je ne voudrai pas qu’elle dorme par terre. »

Jim et Beckett se retournèrent tel un seul homme vers Victoria Gates pour savoir sa réponse.

-« Je… Euh… Vous… Dans ton lit ? »

-« Je te rappelle Vick qu’il n’y a qu’un lit double dans ta chambre comme dans la mienne donc oui, si nous partageons la même chambre, il nous faudra partager le même lit. En tout bien tout honneur bien sûr. »

-« Bien sûr, » souffla Beckett à l’oreille de son père.

-« Tu ne m’aides pas du tout là Katie… »

-« D’accord, » répondit Gates embarrassée malgré tout. « Puisque c’est pour la bonne cause et le bien-être de tous, je veux bien me sacrifier… »

-« Comme si c’était un si grand sacrifice que ça, » répondit au tac au tac Beckett en faisant un clin d’œil à la métisse.

-« Shut up Beckett ! » lâcha Gates avec son ton de capitaine.

-« Ok Sir, mais n’oublie pas d’aller changer tes affaires de chambres, » lança Beckett avant de disparaître presque en courant de la cuisine.

La jeune femme fut interceptée par Lanie dans l’entrée.

-« Alors comme ça Girl, on partage une chambre ce soir ? »

-« Il semblerait puisque Gaby n’a rien trouvé de mieux que de nous demander de faire chambre à part ce soir… »

-« Ouh ! Dur ! »

-« A qui le dis-tu ! » bougonna la jeune femme avant d’avouer doucement. « Ce sera la première fois depuis que je me suis réfugiée chez lui… »

-« Dis donc, tu en as mis du temps mais tu ne t’en lasses plus ! » sourit Lanie.

-« Et tu es sûre que ça ne vous dérange pas Espo et toi ? » répondit Beckett en changeant de sujet.

-« Ne change pas du sujet mais, pour répondre à ta question, ne t’en fais pas. De un, ça donnera une raison de plus à mon très cher petit ami pour rouspéter. Et de deux, je lui ai dit que, s’il souhaitait vraiment que je continue dormir toutes les nuits à ses côtés, il fallait qu’il pense à prendre ses responsabilités… »

-« Lanie, ce n’est pas toi qui a toujours été contre l’engagement, la vie à deux et j’en passe ? »

-« Eh oui Mademoiselle Beckett ! » s’exclama Lanie avant de continuer en voyant la drôle de tête de son amie. « Bah quoi ! Je peux encore le dire ! Tu n’es pas encore mariée que je sache ! Mais pour en revenir à notre conversation initiale, tout le monde peut changer d’avis ! C’est ma meilleure amie qui me l’a montré… »

-« Alors les filles, heureuse de passer une nuit entre filles ? » ironisa Esposito.

-« Désolée de te décevoir mais j’aurais préféré les bras de mon fiancé et futur époux à ceux de ma meilleure amie ! » répondit au tac au tac Beckett avec un sourire.

Sur ce, tout le monde organisa les chambres avant que Sarah ne se réveille. Pendant que les filles profitaient des rayons du soleil d’hiver sous la surveillance des adultes, Castle en profita pour s’excuser et se diriger vers son bureau afin de terminer ses vœux. De son côté, Beckett fit de même et s’isola dans la cuisine. Deux heures plus tard, Gates pénétra dans la pièce et sourit en découvrant la jeune femme toujours aussi concentrée sur sa feuille de papier.

-« Tout se passe comme tu veux ? »

-« Ce n’est pas simple de mettre des mots sur ce qu’on ressent… » râla Beckett en raturant une nouvelle phrase.

-« Laisse parler ton cœur et tout se passera bien, » répondit la métisse en s’asseyant à côté de la jeune femme. « Te voir ainsi me rappelle moi, à la veille de mon mariage… J’avais l’impression que je ne trouverai jamais les mots justes mais ma mère m’a rassurée et en quelques minutes j’ai réussi à laisser mon cœur parler… Fais-toi confiance. »

Pendant la demi-heure qui suivit, Beckett ne releva pas la tête une seule fois de sa feuille et écrivit qu’une traite son discours. Un sourire apparut sur son visage en le relisant puis elle plia doucement la feuille et la glissa dans la poche arrière de son jean.

-« Merci Vicky, je suis enfin satisfaite de ce que j’ai écrit. Tu as besoin d’aide pour la préparation du diner ? »

-« Avec plaisir. »

Les deux femmes se mirent à travailler de concert et rapidement tout fut prêt. Alors que tout le monde était à table pour diner, Castle n’était toujours pas réapparu.

-« Bah alors, tu fais quoi ? » sourit la jeune femme en poussa la porte du bureau.

-« J’écris, pourquoi ? »

-« Et bien tout le monde est à table et t’attend… »

-« Il est si tard que ça ? » s’étonna l’écrivain.

-« Ça fait plus de trois heures que tu t’es enfermé dans ton bureau Rick, » sourit Beckett.

-« Tant que ça ? Je suis désolé, je n’ai pas vu le temps passer… Tu aurais dû venir me chercher plus tôt… »

-« Ne t’en fais pas. Quand je suis passée tout à l’heure, tu étais tellement concentré que tu n’as même pas entendu la porte s’ouvrir et se refermer. Allez, viens, j’ai faim moi. »

Castle suivit donc sa fiancée jusqu’à la salle à manger et tout le monde dina dans la joie et la bonne humeur. Ensuite, hommes et femmes se réparèrent, les premiers trouvèrent refuge dans le bureau de l’écrivain tandis que les secondes prenaient leurs quartiers dans le salon pendant que les enfants se retrouvaient à jouer ensemble dans la salle de jeux. En effet, leur famille leur avait organisé en secret un semblant d’enterrement de vie de jeunes gens. Les sept garçons se firent un poker du tonnerre tout en fumant des cigares et en buvant des bières et/ou des sodas. Lanie, après avoir été rechercher Alexis, invita ses huit amies à se joindre à elle sur les coussins qu’elle avait disposés devant la cheminée. Elles passèrent la soirée à rire aux éclats en écoutant les anecdotes qu’elles se racontaient autour d’un verre de vin ou de limonade… Bien trop vite au goût du jeune couple, l’heure d’aller se coucher arriva.


Lilou004  (14.05.2012 à 21:21)

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