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Série : Castle
Création : 11.12.2011 à 14h45
Auteur : Lilou004
Statut : Abandonnée
« Une histoire Caskett où Beckett ne ressemble pas vraiment à la Beckett de la série... » Lilou004
Cette fanfic compte déjà 188 paragraphes
Chapitre 134 : Dernière nuit de célibataires
Alors que Beckett et Castle trainaient encore un peu en bas à remettre le bureau et le salon en place, Jim pénétra dans la chambre juste derrière Gates et tous deux s’arrêtèrent nerveusement.
-« On fait comment ? » demanda timidement le métisse.
-« Je te propose de prendre la salle de bain en premier. Pendant ce temps, je vais ouvrir le lit et fermer les volets. »
-« Tu sais, tu n’es pas obligé de… »
-« Ne t’en fais pas. Ce n’est que mon rituel. Allez, file. »
Sans un mot de plus, Gates disparut dans la salle de bain pour en émerger une vingtaine de minutes plus tard enroulée dans un peignoir et mal à l’aise.
-« Qu’est-ce qui se passe Vicky ? »
-« Eh bien… Je n’avais absolument pas prévu de dormir avec quelqu’un et je n’ai pas de tenue de nuit très… Appropriée. »
-« Je te promets d’être un véritable gentleman, » sourit Jim en disparaissant à son tour dans la salle de bain.
Lorsqu’il en émergea quelques minutes plus tard, il découvrit Gates allongée dans le lit et les couvertures remontées jusqu’au cou. Sans un mot, il retira son peignoir et se glissa à son tour entre les draps. Il s’allongea et rabattit les couvertures sur lui. Tous deux étaient maintenant l’un à côté de l’autre cherchant à tout prix à ce qu’il n’y ait aucun contact entre eux. Le silence se fit pendant de longues minutes sans que ni l’un ni l’autre ne trouve le sommeil.
-« Alors comme ça, c’est un sacrifice de dormir avec moi ? » fit Jim au bout d’un moment. « Pas trop dur comme sacrifice ? »
-« Ce n’est pas ce que je voulais dire tout à l’heure… C’est juste que… Enfin c’est embarrassant quand même comme situation… Tu ne trouves pas ? » répondit Gates en se mettant sur le côté pour regarder son ami, sa tête sur son bras. « Je te signale qu’on est chez ta fille et son futur mari, que tu m’as presque embrassé tout à l’heure sur la plage et que ma conversation avec ta fille m’a quelque peu perturbée… »
-« Que t’a dit ma Katie pour te mettre dans des états comme ça ? » s’étonna Jim en imitant la position de sa compagne.
-« Ce que nous nous sommes dit doit je pense rester entre ta fille et moi mais sache qu’elle m’a clairement fait comprendre que je faisais partie de la famille dans tous les sens du terme et que cela m’a touché au plus haut point car c’est quelque chose que je ne pensais plus jamais vivre de ma vie après la mort tragique de mon mari et de mes fils. J’ai peut-être perdu des fils mais, avec ta fille, je retrouve la joie d’avoir un rôle de mère… »
-« Et les filles t’ont acceptée en tant que grand-mère également, » sourit Jim en faisant glissé le bout de ses doigts le long de sa joue. « Pour moi, c’est une grande joie. »
-« Merci Jim, pour tout, » sourit Gates.
Le père de Beckett s’approcha alors doucement de la métisse et déposa un nouveau baiser à la commissure de ses lèvres. Cette fois, la capitaine ne se laissa pas surprendre et tourna légèrement la tête pour que leurs lèvres se rejoignent dans un doux baiser. Ils se séparèrent quelques minutes plus tard, souriant, et reprirent leurs places initiales dans le lit.
Dans le salon, Beckett et Castle finissaient d’arranger la pièce pour leur grand jour.
-« Bon et bien voilà… Je pense que tout est prêt, » soupira l’écrivain en regardant une dernière fois la pièce. « Il ne reste plus qu’à nous dire bonne nuit et à rejoindre moi Espo et toi Lanie pour la nuit… »
-« Ça va être dur, » avoua la jeune femme en se blottissant dans le creux de ses bras. « Tu te rends compte que ce sera le première fois qu’on ne dort pas ensemble depuis que je me suis réfugiée chez toi ? »
-« Je sais bien et, crois-moi, je n’en ai pas plus envie que toi… Mais nous devons au moins essayer, qu’en dis-tu ? »
-« Nous avons réussi à tenir jusque-là en ce qui concerne l’acte d’amour ultime, nous pouvons essayer de nous séparer le temps de quelques heures… » soupira Beckett en déposant un doux baiser dans le cou de son homme.
-« Allez, viens, montons nous reposer un minimum avant que tu ne deviennes officiellement Madame Castle demain. »
Bras dessus, bras dessous, le couple monta et s’arrêta devant la chambre principale.
-« Bonne nuit ma chérie. Fais de beaux rêves. »
-« Ce qui me permet de tenir ce soir c’est que je sais qu’à partir de demain aucun prêtre, ni aucune autre personne ne pourra nous obliger de dormir loin l’un de l’autre sans que nous ayons notre mot à dire. »
-« J’aime ton côté pragmatique Kate, » sourit Castle. « Allez, à demain. »
-« A demain Rick, je t’aime. »
Après un dernier baiser, Beckett se força à entrer dans la chambre et à en refermer la porte derrière elle en poussant un profond soupir.
-« Tout va bien Girl ? » demanda Lanie en se redressant dans le lit pour faire face à son amie.
-« Il le faut bien. Et pour toi ? »
-« Ce n’est qu’une nuit loin de Javi de plus. Ce n’est pas comme si je n’avais pas l’habitude. Tu sais ce n’est pas comme si on vivait ensemble, » répondit la jeune femme.
Avec un sourire pour sa meilleure amie, Beckett disparut dans la salle de bain et en ressortit une vingtaine de minutes plus tard vêtue de la nuisette que Castle lui avait offert une semaine auparavant.
-« Waouh ! » s’exclama Lanie en la découvrant. « Tu es superbe dis-moi ! Cette petite nuisette te va comme un gant. »
-« Merci, » rougit légèrement Beckett en lissant le fin tissu le long de son corps. « C’est un cadeau de Rick. »
-« Et bien ! On peut dire qu’il ne fait pas les choses à moitié et qu’il a très bon goût ! »
-« Je suis plutôt d’accord avec toi, » sourit la jeune femme en se glissant dans le lit au côté de sa meilleure amie. « Bonne nuit Lanie. »
-« Bonne dernière nuit de célibataire à toi. »
Plusieurs dizaines de minutes après avoir éteint la lumière, Beckett se tournait pour la énième fois et Lanie, n’en pouvant plus, lui fit face en soupirant.
-« Tu peux me dire ce qui se passe ? »
-« Je n’arrive pas à m’endormir… » soupira la jeune femme.
-« Et si tu laissais le temps au sommeil de t’envelopper au lieu de passer ton temps à te tourner dans tous les sens comme ça ? »
-« Mais je n’y peux rien si je ne parviens pas à trouver une position confortable… »
-« Je ne suis pas Rick mais il y a une chose qu’il faut que tu comprennes. La journée de demain va être longue et tu as vraiment besoin de te reposer si tu veux être en forme pour célébrer tes noces. Alors maintenant dors ! Par pitié ! »
-« Tu as raison, excuse-moi Lanie… » répondit Beckett en se carrant dans une position qu’elle espérait suffisamment confortable pour la nuit.
Les deux femmes fermèrent leurs yeux et la future mariée réussit à rester calme pendant un moment avant de recommencer son ballet incessant.
-« Kate ! » râla Lanie au bout d’un moment n’en pouvant plus.
-« Excuse-moi, » souffla Beckett en se relevant et enfilant un peignoir.
-« Tu vas où ? »
-« Je ne parviendrai pas à dormir alors autant que je te laisse tranquille. Je vais aller lire un livre en bas en attendant que le sommeil arrive. »
-« Ne veille pas trop tard. »
-« Promis Lanie. Dors bien. »
Sur ce, Beckett quitta la chambre à pas de loup et referma la porte derrière elle. Elle jeta un coup d’œil à Sarah qui dormait profondément dans son petit lit avant de prendre la direction de l’escalier. C’est alors qu’elle vit une ombre un peu plus loin et reconnut tout de suite la silhouette imposante de Castle. Fronçant les sourcils de le voir debout à cette heure de la nuit, la jeune femme l’attendit en haut de l’escalier sans un mot.
-« Tout va bien ? » chuchota-t-elle inquiète.
-« Je n’arrive pas à m’endormir. J’ai préféré m’éclipser avant qu’Espo ne me torde le cou. Et toi ? »
-« La même chose… Le lit a beau être très confortable, j’ai du mal à y trouver ma place sans toi à mes côtés et tes bras autour de moi. J’ai cru que Lanie allait m’étriper. »
-« Viens, descendons. Ici nous risquons de réveiller tout le monde et ce serait dommage de les priver d’un sommeil réparateur. »
Castle prit Beckett par les épaules et, ensemble, ils rejoignirent le rez-de-chaussée en silence.
-« Où veux-tu que nous allions ? » demanda l’écrivain une fois arrivés dans l’entrée.
-« Le feu dans la cheminée du salon ne doit pas être complètement éteint alors profitons-en, non ? »
-« Excellente idée ma Kate, » sourit Castle en guidant sa fiancée vers ladite pièce.
Pendant que l’écrivain activait un peu les braises, Beckett prit place sur le canapé, bientôt rejointe par son compagnon. A peine Castle se fut-il assis à son côté que la jeune femme se blottissait contre lui.
-« C’est quand même tellement mieux d’être entre tes bras. Je crois même que je pourrais m’endormir… » soupira de bien être l’inspectrice.
-« Je suis tout à fait d’accord avec toi, » sourit l’écrivain en attrapant le plaid du canapé pour en recouvrir leurs jambes. « Reposons-nous un moment avant de monter nous coucher dans nos chambres respectives. »
-« Tu te rends compte que demain, à la même heure, je serai ta femme… »
-« Et moi je serai le plus heureux des hommes car j’aurai enfin épousé celle qui a ravi mon cœur il y a de cela bientôt quatre années maintenant. Toi ma KB. »
--« Toi aussi tu as volé mon cœur même si j’ai été trop têtue pour l’admettre avant. Je t’aime Rick. »
-« Je t’aime Kate. »
Dans les bras l’un de l’autre, le couple regarda en silence le feu crépiter dans la cheminée avant que Morphée ne les capture dans ses filets sans qu’ils s’en rendent compte.
Chapitre 135 : Un peu de calme…
Les premiers rayons du soleil de décembre se posèrent sur le couple endormi faisant papillonner leurs yeux encore plein de sommeil. C’est alors qu’ils réalisèrent la position dans laquelle ils se trouvaient et se dévisagèrent intensément. En effet, pendant que Morphée avait pris possession d’eux, leurs jambes s’étaient entremêlées et Gates reposait sur le torse de Jim qui avait passé ses mains autour de sa taille dans son dos…
-« Euh… Bonjour, » tenta Jim ne sachant pas quoi faire pour ne pas empirer la situation. « Tu as bien dormi ? »
-« Très bien merci, » souffla Gates avant d’ajouter taquine. « J’avais un oreiller très confortable en fait donc ça aide… Et toi ? »
-« Je dois t’avouer que ça faisait longtemps que je n’avais pas aussi bien dormi… A ton avis, les autres sont déjà réveillés ? »
-« Etant donné l’heure, je ne pense pas. Et si nous nous levions pour préparer le petit déjeuner pour tout le monde ? Comme ça tu te chargeras de tout installer dans le bureau puisque c’est là que Castle se préparera pendant que je monterai tout pour les filles dans la chambre principale. Qu’en penses-tu ? »
-« Je trouve que c’est une excellente idée par contre j’aimerai te poser une question avant que nous bougions… »
-« Bien sûr. Que souhaites-tu savoir ? »
-« Pourquoi continues-tu à appeler mon futur gendre par son nom de famille et l’obliges-tu à utiliser ‘Sir’ lorsqu’il t’adresse la parole ? »
-« Tout simplement parce que c’est plus marrant comme ça. J’aime sa tête quand je le remets à sa place après une tentative de sa part de m’appeler ne serait-ce que par mon prénom. »
-« Mais qu’est-ce que tu peux être vache quand tu veux ! » sourit Jim.
-« Ce n’est pas être vache comme tu dis, c’est juste que je ne supportais pas d’avoir un écrivain à succès au milieu de mes hommes sur le terrain au début puis j’ai appris à voir l’homme derrière le playboy des journaux mais son égo est encore si démesuré par moment que j’ai peur qu’en entrebâillant la porte, il s’y engouffre sans retenu… »
-« Il t’a pourtant accueilli au sein de sa famille sans retenu lui… » tenta Jim.
-« Tu as raison et je sais que je dois m’ouvrir un peu à Castle mais… »
-« Et si tu commençais déjà à l’appeler par son prénom de manière permanente ? Ce serait un premier pas. »
-« Je vais voir ce que je peux faire, » sourit Gates en s’éloignant de lui doucement.
-« Hey ! Tu vas où comme ça ? Et mon bisou du matin ? »
-« Je vous trouve bien demandeur Monsieur Beckett, » minauda la capitaine en s’approchant tout de même et en déposant un chaste baiser sur sa joue.
Alors que la métisse se reculait légèrement, elle surprit une profonde tristesse dans les yeux de Jim et comprit alors la raison de sa demande : il ne voulait pas précipiter les choses entre eux et attendait un signe de sa part puisque, la veille, c’est lui qui avait fait le premier pas.
-« Jim, regarde-moi, » souffla Gates en lui caressant doucement la joue jusqu’à ce que le principal intéressé n’obtempère. « Ce matin, nous nous sommes réveillés dans cette position et, malgré une certaine angoisse, nous y sommes toujours. Je tiens à toi Jim et je ne veux pas qu’il t’arrive quoi que ce soit. Mais je veux que tu comprennes que je ne jouerai pas avec toi pendant quatre ans comme ta fille l’a fait avec Castle. »
Sur ce, la métisse combla la faible distance qui la séparait du père de sa meilleure inspectrice et déposa un doux baiser directement sur ses lèvres.
-« Je crois que je suis en train de faire une grosse bêtise mais mon cœur n’écoute pas ma raison et j’éprouve pour toi des sentiments que je n’ai pas connu depuis le décès tragique de mon époux… »
-« Vick, il faut que tu te pardonnes. Ce qui est arrivé à ta famille n’était pas ta faute tout comme ce qui est arrivé à ma femme n’était ni la mienne ni celle de ma Katie. »
-« Je veux bien essayer de me pardonner si tu fais de même vis-à-vis de cette période où tu n’as pas soutenu ta fille comme tu aurais souhaité le faire au fond de ton cœur. »
-« Deal ! » sourit Jim en capturant les lèvres de sa compagne. « Allez, levons-nous ! Nous avons un immense petit déjeuner à préparer avant que toute notre tribu ne se réveille et ne se lance dans un branle-bas de combat général ! »
-« D’accord, » sourit Gates en joignant le geste à la parole puis s’arrêtant soudain très sérieuse. « Dis-moi Jim, tu accepterais de m’accompagner à notre retour à New York sur la tombe de ma famille ? »
-« Ce serait un honneur pour moi. Et j’aimerai également te présenter Jo si tu es d’accord… »
-« Avec plaisir, » répondit la métisse avec la même émotion dans la voix que Jim.
Le couple se prépara en parfaite harmonie avant de descendre au rez-de-chaussée main dans la main, tel deux adolescents amoureux. Ils échangèrent un sourire complice en se dirigeant vers la cuisine avant de s’arrêter tout à truc au milieu du chemin, devant la porte du salon où les restes d’un feu se consumaient tout doucement.
-« Il me semblait pourtant que tu avais fait en sorte d’étouffer le feu hier soir avant de monter, non ? » s’étonna Gates en se tournant vers Jim interdite.
-« Bah oui… Je ne comprends pas… Viens, allons voir, » répondit le père de Beckett en entrainant sa compagne dans la pièce derrière lui.
C’est alors qu’ils découvrirent le couple de futurs mariés encore endormi dans les bras l’un de l’autre sous un plaid sur le canapé face à la cheminée. Les deux ainés échangèrent un regard entendu et passèrent par devant pour s’agenouiller devant l’âtre pour raviver les flammes…
-« Tiens donc, » chuchotant Gates en faisant un clin d’œil et désignant le couple d’un signe de la tête à son ami. « Lanie a dû se sentir vraiment seule dans son grand lit cette nuit… »
-« Sauf si cette dernière a fini par la mettre à la porte de sa chambre tellement elle était insupportable loin de Rick. A ton avis, c’est quoi le secret de la présence de Rick lui-même ? »
-« Sérieusement ? Tu me demandés ça à moi ? Il est pire que Katie ! Il a dû se faire jeter par Espo, d'autant qu'il a une arme lui aussi, tout comme ta fille ! »
-« Tu sais que Rick a sa licence en bonne et due forme ? Il l'a passé avec le corps d'élite du FBI et a validé sa remise à niveau avec de SWAT l'été dernier. »
-« Pardon ? » s'exclama Gates en se tournant brusquement vers Jim.
-« Tu ne savais pas ? » s'étonna le père de Beckett. « Quoique.... Je ne suis même pas sûr que ma Katie le sache... »
-« Tu es en train de me dire que Castle est un tireur reconnu ? »
-« C'est même un tireur émérite d'après les recherches que j'ai faites une fois qu'il m'ait eu avoué ses qualifications. Son intervention lors d'une descente de l'unité d'élite du FBI a sauvé la vie de deux membres importants du Bureau. »
-« Je n'en savais rien ! Il n'en a jamais parlé non plus... »
-« Malgré ses airs de fanfaron, Rick est quelqu'un de très discret sur ce qui compte vraiment dans sa vie. Regarde comme il a toujours protégé sa mère et sa fille. Et il continue aujourd'hui avec ma Katie, Sarah, son père Alexandre et sa famille mais aussi chacun de nous, toi y compris Vick... »
-« L'homme, le vrai, celui que je découvre chaque jour un peu plus derrière le personnage public est touchant et impressionnant je trouve... » souffla Gates avant de se plonger dans un silence méditatif.
Ce fut Jim qui la tira de ses pensées quelques minutes plus tard en changeant complètement de sujet pour ne pas l’effaroucher.
-« Je me demande ce que va dire Gaby s'il les trouve à dormir dans les bras l'un de l'autre comme ça... Ce n'était pas l'objectif de leur dernière nuit de célibataires. »
-« C'est clair ! Ils ne sont même pas capables de se séparer une seule nuit alors qu'est-ce que ça va être pendant ses tournées de promotion... De là à ce que Katie prenne des congés à chaque fois... Je ne suis pas sortie de l'auberge moi ! »
-« Quand je pense que tu voulais les séparer ! À ton avis, qu'est-ce que ma tête de mule de fille aurait trouvé pour le faire revenir à ses côtés ? »
-« Appeler elle-même le Maire ? » suggéra Gates avec un sourire. « Je suis persuadée qu’elle aurait été capable de le faire en plus ! »
-« Je vois que tu as bien cerné ma fille ! » sourit Jim. « En tout cas, j’en connais une qui va encore se plaindre si elle les découvre comme ça ! »
-« Tu parles d’Alexis là ! » sourit Victoria avant de poursuivre en mimant des guillemets. « Je vous signale qu’il y a des chambres pour ce genre de choses ! Rha ! Je vais plus pouvoir m’assoir sur ce canapé sans avoir des images inappropriées maintenant ! Papa, Maman, je vais avoir besoin de consulter un psychologue très bientôt si vous continuez à ce rythme ! »
-« A ton avis, combien de temps leur faudra-t-il pour agrandir la famille ? »
-« Ce serait étonnant que ce ne soit pas déjà fait… Ils sont tellement proche l’un de l’autre. »
-« Tu crois que ma Katie pourrait… » commença Jim au bord des larmes à l’idée d’imaginer son bébé enceinte d’un petit être issu de l’amour avant de se reprendre en sentant la main de Victoria sur sa cuisse. « En tout cas, je n’aurais jamais pensé voir ma Katie aussi heureuse et épanouie un jour ! Le décès prématuré de Jo a été un tel cataclysme dans sa jeune vie… Et aujourd’hui, elle revit et ça me rend plus qu’heureux pour elle. »
-« Je te comprends. Allez, viens, ils dorment toujours aussi profondément malgré notre discussion alors je te propose qu’on file préparer le petit déjeuner. »
-« Deal ! »
Gates et Jim bâtirent donc en retraite et s’enfermèrent dans la cuisine pour préparer un sublime petit déjeuner traditionnel. Il était en effet composé de tranches de bacon à la poêle, de saucisses et d’une immense plâtrée d’œufs brouillés mais aussi de pancakes, de waffles, de muffins à la myrtille et d’une magnifique coupelle de fruits de saison. Plusieurs petits pains au beurre fait maison venaient compléter le tout. Ils venaient juste de diviser les mets, d’installer la part des garçons dans le bureau de l’écrivain et de déposer celle des filles sur des plateaux pour pouvoir les monter dans la chambre principale une fois Lanie réveiller quand ils entendirent des pas dans l’escalier.
-« Ah ! Je pense qu’on a de la visite. Le branle-bas de combat va commencer ! Prêt ? »
-« Autant que faire se peut, » sourit Jim en volant rapidement un baiser à Gates avant qu’ils ne soient plus seuls.
Chapitre 136 : … Avant le début de la tempête !
-« Bonjour, bonjour, » sourit le Père Gaby en pénétrant dans la cuisine. « Comment allez-vous tous deux ? Bien dormi ? »
-« Oui, merci Gaby et toi ? »
-« Merveilleusement bien ! La literie ici est bien plus confortable qu’au presbytère et l’endroit est également très calme comparé aux rues de New-York ! »
-« En effet, ça change et ça fait du bien ! » répondit Gates en souriant. « D’ailleurs, le loft a beau être en plein cœur de la ville, c’est comme une bulle hors du temps… »
-« Vous avez l’air de vraiment aimer cette famille et mon ami Jim en particulier, je me trompe ? »
Jim et Gates rougirent violemment en évitant le regard de l’autre mais surtout celui du prêtre.
-« Tu sais Jim, tu n’as pas à te sentir mal. Johanna aurait voulu que tu refasses ta vie, que tu sois heureux. Rappelle-toi notre discussion quelques années avant son décès à ce sujet… »
-« Je sais mais c’est juste que c’est tellement nouveau pour moi… » avoua le père de Beckett.
-« Quant à vous Victoria, même si je ne vous connais que peu, n’ayez pas honte ou peur. Jim est quelqu’un de bien donc, s’il vous aime, c’est que vous ne pouvez être que quelqu’un de bien vous-même. »
-« Merci Père Gaby, » souffla Gates émue.
-« Bon, et nos deux amoureux, ils ont tenu la nuit loin l’un de l’autre ? »
-« Ils n’ont en effet pas dormi dans la même chambre, » répondit Jim avec un sourire espiègle. « Par contre, ils ont fini dans les bras l’un de l’autre sur le canapé du salon… »
-« Je le savais ! » s’exclama Gaby victorieux en se précipitant dans le salon. « J’aurais vraiment dû parier de l’argent qu’ils n’y arriveraient jamais ! Au moins, comme ça, j’aurai pu m’acheter un lit plus décent ! »
Tous les trois éclatèrent d’un rire franc.
-« Mais alors pourquoi leur as-tu demandé de tenter une pareille chose ? » demanda Jim après avoir retrouvé un peu de son souffle et de son sérieux.
-« Tout simplement parce que je voulais m’amuser un peu, » répondit Gaby fier de sa bêtise. « Tout le monde pouvait voir que ce serait mission impossible pour eux et c’est ça qui est drôle je trouve ! »
-« En gros tu t’es joué de mon bébé ? » questionna Jim en fronçant les sourcils.
-« Oh, je crois que quelqu’un descend, » lança Gates histoire de détourner l’attention de son ami et le faire oublier sa colère et son besoin de défense de sa ‘petite’ fille.
-« Salut la compagnie ! » lança Lanie à la cantonade en entrant dans la cuisine avant de s’arrêter brusquement, étonnée. « Bah… Où est Kate ? Quand je me suis réveillée ce matin, elle avait déjà quitté la chambre et le lit de son côté était déjà froid. »
-« Par hasard, tu ne l’aurais pas chassée de votre chambre hier soir ? » demanda goguenard Jim connaissant déjà la réponse.
-« Elle n’arrêtait pas de bouger alors je me suis une peu… Comment dire… Enervée ? » avoua la médecin en rougissant légèrement. « Mais ce n’est pas de ma faute ! Elle m’empêchait de dormir ! »
-« Oh mais je n’en doute pas ! Je me souviens des nuits où Katie petite venait se réfugier dans notre lit lors d’un orage ou suite à un mauvais rêve… Elle se rendormait mais rapidement sa mère et moi migrions vers le lit de la chambre d’amis ! »
-« Oh mais là elle ne dormait pas encore ! C’est ça le pire ! » sourit Lanie. « Et au final, elle a fini où ? »
-« Dans le salon sur le canapé. »
-« Bon et bien dans ce cas, je vais aller la réveiller avant que Rick ne descende ! Il ne faudra pas qu’il en profite pour se rincer l’œil non plus ! » fit Lanie en quittant la cuisine aussi vite qu’elle y avait pénétré.
-« Cinq… Quatre… Trois… » commença Gates avec un fin sourire. « Deux… Un… »
-« Ah non mais c’est pas vrai ! » hurla Lanie depuis le salon. « Dites-moi que je rêve ! »
Les cris réveillèrent en sursaut le couple jusque-là encore profondément endormi. La jeune métisse attrapa rapidement la main de Beckett et l’arracha sans ménagement aux bras de Castle, leur extirpant à tous deux un grognement de frustration.
-« Moins fort Lanie… »
-« Moins fort ? Non mais tu te moques de moi là ! Ce n’est pas possible autrement ! » cracha la jeune femme en tirant son amie à sa suite. « Vous nous demandez la bouche en cœur à Javi et à moi de passer une nuit loin l’un de l’autre parce que le Père Gaby vous a demandé de ne pas dormir ensemble et je vous retrouve tendrement blottis dans les bras l’un de l’autre ! Et en plus dans quelle tenue ! »
-« Moins vite Lanie ! » se plaignit Beckett en tentant de suivre le rythme de son amie.
-« non mais sérieusement ! Tu m’obliges à dormir loin de mon homme pour rien et en plus tu te plains ! On aura tout vu je crois ! J’espère au moins que ta nuit a été bonne… »
-« Merveilleuse ! » répondit Beckett en décidant de mettre les deux pieds dans le plat. « A peine Rick et moi avons été dans les bras l’un de l’autre que le sommeil nous a emporté… »
-« Et en plus tu te moques de moi ! Et puis, tu aurais pu me prévenir que je retrouve moi aussi les bras de mon homme ! »
-« Je croyais que tu voulais le faire réfléchir… Je n’ai pas voulu contrecarrer tes plans moi et puis ce n’était pas prévu qu’on s’endorme ! »
-« Lanie, » appela Gates depuis le bas de l’escalier. « Evite d’écharper la future mariée ! Il ne faudrait pas la rendre à son fiancé dans un piteux état, il pourrait nous faire un procès et je te rappelle qu’il est un tout petit peu riche ! »
-« Merci de prendre la défense de mes intérêts Sir, » sourit Castle en émergeant et se frottant les cheveux.
-« N’en prend pas l’habitude Richard, » répondit sèchement la capitaine en faisant un clin d’œil à Jim.
-« Je… euh… Richard ? » bafouilla l’écrivain en ouvrant de grands yeux surpris.
-« Oh et Richard ? Je pense qu’à partir de maintenant tu peux m’appeler Victoria. »
-« Vi… Victoria ? Vraiment ? »
-« Oui Castle ! Vraiment ! »
-« Et que penses-tu de Vicky ? » osa Castle avec un sourire espiègle.
-« Tu veux vraiment revenir au Sir ? »
-« Message reçu cinq sur cinq Victoria ! » répondit l'écrivain en insistant sur le prénom complet.
-« Bon, sur ce, je vais commencer à monter le petit déjeuner des filles moi maintenant que la chambre principale est réveillée ! » sourit Gates avant de disparaitre dans la cuisine avant de revenir avec un immense plateau visiblement très lourd.
-« Besoin d’aide ? » proposa immédiatement Castle.
-« Parce que tu as vraiment envie que la furie Lanie s’attaque à toi Richard ? »
-« Ok, j’ai compris ! Je bats en retraite dans mon bureau, » sourit l’écrivain en joignant le geste à la parole avant de se retourner vers la métisse. « Dis-moi Victoria, tu prends soin de ma Kate hein ? Promis ? »
-« Juré ! Je te la rends dans quelques heures en un seul morceau. Père Gaby, vous voulez bien m’aider ? Vous seul ne risquez pas de déclencher une nouvelle vague de protestation de la part de Lanie. »
-« Je vous suis alors, » sourit Gaby en prenant le plateau des mains de Gates.
Lorsque le duo arriva devant la porte de la chambre principale, la voix forte de Lanie résonnait encore et toujours avec son flot de réprimande. En soupirant, Gates fit signe à Gaby de déposer le plateau par terre avant de pénétrer dans la pièce à pas de loups.
-« Bon maintenant Lanie Parish, ça suffit ! Je pense que tout le monde a compris que tu étais d’une humeur massacrante mais je te demande de respecter cette journée particulière pour Katie ! » fit soudain Gates de son ton de capitaine et en lançant un regard noir à la jeune médecin légiste.
-« Sir, je… » répondit Lanie mal à l’aise. « J’ai compris le message… »
-« Bien ! Maintenant Lanie, c’est Victoria car on est en famille. Désolée pour mon ton mais je savais que ce serait le seul moyen de te rendre la raison. Et ne t’en fais pas, ce soir, je veillerai personnellement à ce que tu partages la couche de ton cher Javier ! »
-« Merci Victoria, » répondit la jeune métisse en rougissant légèrement.
-« Et si tu faisais en sorte d’installer le petit déjeuner ? Tout le nécessaire se trouve devant la porte de la chambre. En attendant, je vais essayer de faire sortir Kate de sa retraite dans la salle de bain… »
-« J’y file ! » répondit Lanie en disparaissant dans le couloir.
-« Kate ? C’est Vicky. Ouvre-moi s’il te plait, » demanda doucement Gates en frappant doucement à la porte de la salle de bain. « Allez Katie… Je ne vais pas te manger… »
Avec un petit sourire victorieux, la métisse vit la porte s’entrouvrir légèrement et elle se faufila rapidement à l’intérieur de la pièce.
-« Qu’est-ce qui te tracasse Katie ? » demanda doucement Gates en s’asseyant sur le sol carrelé aux côtés de la jeune femme et entourant ses épaules d’un bras réconfortant.
-« Le Père Gaby doit encore plus être furieux que Lanie… » soupira Beckett en posant sa tête sur l’épaule de son ainée.
-« Mais bien sûr que non ! Il savait avant même de vous le demander que ce serait mission impossible ! Il nous l’a dit à Jim et à moi ce matin avant que la furie Lanie ne fasse son entrée très remarquée… »
-« Vraiment ? »
-« Est-ce que je te mentirai Katie ? » sourit Gates avant de sentir la jeune femme hocher négativement la tête. « Prête à prendre ton petit déjeuner ? »
-« Oui Vicky et merci, » souffla Beckett avant d’ajouter en plongeant ses yeux humides dans ceux de sa supérieure hiérarchique et potentielle future belle-mère. « Et merci aussi d’être présente pour moi, comme une mère sans pour autant que j’ai l’impression que tu voles la place de Maman… »
-« C’est un honneur pour moi et merci à toi de m’offrir une vraie relation mère/fille. Je ne pensais jamais plus pouvoir vivre se bonheur un jour. On fait une belle paire tous les deux, hein ? » sourit Gates en se levant et invitant Beckett à faire de même.
-« Dis Vicky… J’aime bien quand tu m’appelles Katie, comme Papa… »
-« Alors je continuerai dans le cercle familiale, » répondit la métisse en essuyant doucement les yeux de la jeune femme. « Allez viens ma Katie, un véritable festin nous attend ! Et préparé par ton père et moi ! »
-« Alors allons-y ! J’ai faim moi ! »
-« C’est une bonne chose, » sourit Gates en ouvrant la porte pour découvrir l’ensemble des filles déjà présentes dans la pièce.
-« Maman ! »
Chapitre 137 : Le jour où tout recommence
Dans le bureau, les garçons avaient terminé leur petit déjeuner pendant lequel Esposito avait râlé pour la forme sur le petit arrangement nocturne mis à mal par les fiancés.
-« Oh arrête de ronchonner ! » s’exclama Jim. « On a déjà eu le droit aux hurlements de Lanie au réveil et, crois-moi, tu ne peux pas rivaliser avec elle ! Alors un conseil mon garçon, fais rapidement un pas vers elle… »
-« Mais c’est elle qui ne veut pas entendre parler d’engagement… » soupira le latino.
-« Tu sais Bro, les choses peuvent changer… Regarde Kate ! Qui aurait dit qu’elle finirait mariée et mère de famille avant la fin de l’année ? Honnêtement, pas moi et pourtant je l’aime depuis le premier jour ! »
-« Tu crois ? » demanda Esposito avant de poursuivre devant la tête de toutes les personnes présentes dans la pièce et particulièrement celles de Castle et Jim. « Bon c’est vrai que je pensais ne jamais assister au mariage de Beckett… Donc vous pensez que Lanie… »
-« Oui ! » s’exclamèrent en cœur Ryan, Castle, Jim et Alexandre.
-« Ok ! Ok ! Je crois que j'ai compris ! » se défendit le latino en mettant ses deux mains en avant. « Bon et sinon Bro, tu as mis où nos tenues car il serait bon de se préparer. Enfin je dis ça... »
Avec un sourire, Rick disparut par une petite porte dérobée et en revint avec une première housse de costume.
-« Si vous êtes disposés, n'hésitez pas à me donner un coup de main surtout, » ironisa l'écrivain. « C'est mon mariage et je ne voudrais pas être en retard parce que vous m'avez laissé jouer au livreur à domicile ! Tenez mon Père, voici votre chasuble. »
-« Merci Rick. »
-« Je vois que tu sais placer tes billes Bro, » lâcha Esposito en disparaissant derrière la petite porte. « Wow ! Et tu acceptes de nous montrer ça ? Entez voir les mecs l'impressionnante collection secrète d'alcool et de livres du grand Richard Castle ! »
-« Je vous que ta discrétion est toujours aussi légendaire Espo ! » railla gentiment l'écrivain. « Allez ! Avance ! Tu bloques tout le passage et je t'ai dit que je n'avais pas que ça à faire ! »
-« Il y a de la nervosité dans l'air, » souffla Jim à Alexandre.
-« C'est étonnant... Martha m'a dit que, pour ses deux premiers mariages, elle l'avait trouvé plutôt détendu au contraire. »
-« C'est un très bon signe alors, » intervint Gaby qui avait tout entendu de la discussion entre les deux pères. « De ma longue expérience, je peux vous assurer que les mariés les plus stressés sont ceux qui font durer leur mariage. »
-« Et en ce qui concerne le stress de la mariée ? » demanda Jim curieux en repensant à son propre mariage.
-« À l'inverse, je trouve que chez les femmes, jeune ou moins jeune d'ailleurs, il y a une grande sérénité qui s'installe à partir de l'instant où elles posent leurs yeux sur leur promis. Je crois que c'est pour ça que j'ai toujours aimé célébrer des noces. »
-« Mais comment font-elles ? »
-« Tout doit résider dans leur moment de préparation intensive je pense... » sourit Gaby aussitôt imité par ses deux compères.
-« Dites-moi mon Père, » fit Alexandre quelques minutes plus tard ayant repris son sérieux. « Si je trouve le courage de demander à Martha de m'épouser et qu'elle accepte bien sûr, vous pourriez nous bénir ? Je ne sais pas si nous pourrons nous marier religieusement vu qu’elle s’est mariée à plusieurs reprises… »
-« Ce serait un véritable honneur ! Surtout connaissant votre histoire à tous les deux. Et sachez que si elle ne s’est jamais mariée religieusement, un mariage religieux pourrait tout à fait être envisageable, à la différence de Jim… »
-« Jim, Père, voici vos tenus, » intervint alors Castle en s’approchant et leur tendant les housses contenant leurs costumes.
-« Et le tien fiston ? » s'étonna Alexandre.
-« J’ai préféré le confier à Kevin. Je sais qu'il en prendra grand soin car moi mes mains tremblent un peu trop, » avoua l'écrivain en rougissant légèrement. « Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive ! Ce n'est pas comme si c'était la première fois... »
-« Et pourtant un peu quand même puisque c'est la toute première fois où ton cœur est engagé à 100% pour ta promise. C'est ta 'One and Done' et tu le sais aussi bien que nous tous ici présent. »
Un léger silence s'installa dans le bureau. L’horloge tournait mais tous étaient conscients de l'importance du moment pour Castle ainsi que du fait qu'il semblait avoir du mal à le gérer. Aussi Jim décida-t-il de prendre les choses en main puisqu'il était le seul à être déjà passé par là. Il rejoignit donc son futur gendre devant la fenêtre près de laquelle il avait trouvé refuge et posa une main réconfortante sur l'épaule de son cadet.
-« Tout va bien se passer fiston, ne t'en fait pas... »
-« Humm... » marmonna vaguement Castle sans se retourner.
-« Qu'est-ce qui te préoccupe Rick ? »
-« Et si j'étais trop vieux pour Kate ? Et si elle gâchait sa vie à mes côtés ? Et si... »
-« Je t'arrête tout de suite Richard ! » dit fermement Jim en se redressant et raffermissant sa prise sur son épaule en l’obligeant à lui faire face. « Si ma fille avait le moindre doute, la moindre question au sujet de votre amour et surtout au sujet de votre mariage, je peux t'assurer que nous ne serions pas tous là aujourd’hui. Et surtout pas Gaby ! »
-« Mais… Et si elle ne faisait tout ça que pour faciliter l'adoption de Sarah ? »
-« Je te signale qu'on parle de ma fille là ! Et puis tu sais bien que, même si c'est plus compliqué, l'adoption de Sarah pourrait se faire sans que vous soyez mariés ! Alors maintenant fais-moi l'immense plaisir de remettre ton cerveau à sa place et d'oublier toutes ces stupides incertitudes ! »
-« Oui Beau-Papa, » ne put s’empêcher de sourire Castle en reconnaissant certains traits de Beckett dans l'attitude de son père.
-« Beau-Papa pas encore mais ne t'avise pas de m'appeler un jour comme ça où je fais intervenir Vick ! » répondit Jim en dissimulant tant bien que mal un sourire devant le visage de son cadet. « Allez, il faut essayer d'avaler quelque chose d’autre maintenant car je ne voudrais pas que tu tombes dans les pommes en voyant la magnifique tenue que ta promise s'est choisie. »
-« Parce que tu l'as vu ? » s'exclama Castle les yeux brillant d'intérêt. « Elle est comment ? Dis-moi Jim ! Je t'en prie ! »
-« Tu ne sauras qu'une seule chose de ma part : prépare- toi à avoir le souffle coupé ! »
-« Ça ne m'aide pas beaucoup puisque c'est déjà le cas au moins une ou deux fois par jour... » se plaignit l'écrivain boudeur.
-« Et bien prends cette sensation quotidienne, multiplie-la par un million et tu auras une toute petite idée de ce que tu ressentiras dans quelques heures ! »
De nouveau l'écrivain se tue et laissa son esprit tenter de s'imaginer ce qu'il allait éprouver et découvrant sa promise. Ce qu'il visualisa lui coupa littéralement le souffle et dit se reformer la boule qui lui enserrait déjà la gorge quelques minutes plus tôt.
-« Allez, viens Richard. Il faut vraiment que tu essayes de manger un minimum, » dit Alexandre en prenant son fils par le bras et l’obligeant gentiment à prendre place autour de la table.
Ryan déposa une assiette bien garnie devant l’écrivain qui ne daigna même pas la regarder et encore moins y toucher…
-« Allez Bro ! Fais un petit effort ! Il faut que tu sois en pleine forme pour rejoindre Beckett ! »
Poussant un profond soupir, Castle attrapa sa fourchette et la planta sans conviction dans le pot au feu préparé la veille par les filles et tout juste réchauffé.
-« Bon je crois que je vais sortir une petite bouteille de bourdon Old Rip Van Winkle Whiskey douze ans d’âge de ta réserve personnelle Rick, tu veux bien ? »
-« Humm ?... Oui, oui si tu veux, » répondit Castle sans réfléchir avant de replonger au plus profond de ses pensées.
-« Et tu veux bien me passer un ou deux chèques en blanc signés que je puisse régler les dernières grosses factures liées à mon mariage ? »
-« Tout ce que tu veux Ryan mais par pitié, laisse-moi tranquille… Je ne m’entends plus penser avec tout ce bruit ! »
-« Pour le bruit, ce n’est pas de notre faute ! Ce sont les filles là-haut ! Elles ont l’air de s’éclater elles ! » fit remarquer Esposito en regardant le plafond avec envie.
C’est alors que tous remarquèrent que les mains de Castle tremblaient lorsqu’il leva enfin sa fourchette pour la conduire à sa bouche. Non sans mal, il parvint à manger un peu puis, se sentant au bord de la nausée, il reposa ses couverts et attrapa son nécessaire de toilette.
-« Je vais prendre une douche, je reviens dans cinq minutes. »
-« Tu ne montes pas hein ? » s’inquiéta immédiatement Jim ne souhaitant pas que son futur gendre ne trouve là un moyen de rejoindre sa belle.
-« Ne t’en fais pas Jim, je compte utiliser la salle de douche qui nous sert l’été au retour de la plage et/ou de la piscine, » répondit Castle en disparaissant avec ses affaires.
Il en revint quelques dizaines de minutes plus tard rafraichi et ouvrit tant bien que mal la housse qui renfermait son costume. Les mains tremblantes, il mit plusieurs minutes à descendre la fermeture éclair jusqu’en bas sous les regards de sa famille et de ses amis.
-« Laisse, je vais te le sortir, » intervint alors Alexandre en volant à son secours. « La douche a été bonne ? Tu as pu te détendre un peu ? »
-« Ça aurait pu être mieux mais c’est toujours un bon début, non ? »
-« C’est toujours mieux que rien, » sourit Jim en déposant une main sur l’épaule de l’écrivain. « Les gars, vous êtes prêts ? »
-« Oui, » répondit Ryan en s’approchant. « Enfin moi surtout puisque Javier est pire qu’une nana ! Il n’arrête pas de vérifier que ses cheveux, pourtant bien court, sont tous en place, de même que sa chemise, sa cravate… Et ses chaussures ? Les a-t-il correctement cirées ou bien doit-il encore leur passer un coup ? Rha ! Sauvez-moi de cet enfer ! »
Cette remarque fit rire tout le monde, y compris Castle mais ne plut pas du tout à Esposito qui sortit sa tête de la cache du bureau.
-« Alors toi, on en reparlera le neuf janvier prochain ! Non mais ! »
-« Mais tu te rends compte de ce que tu dis ? Que ce soit aujourd’hui ou bien le neuf janvier, ce ne sera pas TON mariage mais celui de l’un de tes amis les plus proches ! » insista Ryan avant de regarder les autres avec un air de désespoir. « Mon Dieu ! Mais qu’est-ce que ce sera quand ce sera son grand jour avec Lanie ! »
-« La ferme Kev’ ! » rougit Esposito en sortant précipitamment.
Chapitre 138 : Quand sérénité rime avec préparatif
Juste après la fin du petit déjeuner, Martha se leva et tenta de s’éclipser de la chambre mais Beckett ne l’entendait pas de cette oreille.
-« Dis donc Belle-Maman, tu comptes aller où comme ça ? Pas rejoindre Beau-Papa Alexandre au moins ? »
-« Je pense que tu vas préférer ma surprise. A moins bien sûr que tu veuilles que je m’occupe de te coiffer… Que penses-tu d’une belle choucroute renversée sur la tête ? Ça serait très sexy, non ? »
Une grimace étira les traits de la jeune femme ce qui fit sourire Martha.
-« Alors fais-moi un peu confiance et je te promets que je n’irai pas trainer du côté du bureau… »
-« Si tu veux, je peux t’accompagner, » proposa alors une voix faussement innocente.
-« Ah non Lanie ! Après la scène de ce matin, je ne te fais absolument pas confiance pour rester éloigner de ton très cher Javi ! »
-« Baby ? » demanda Sarah en sautillant joyeusement. « Moi vouloir voir Baby ! »
-« Ah tu vois, même ta fille est d’accord avec moi… »
-« Mais bien sûr ! Je vais vous laisser faire en plus ! Viens me voir Princesse. Tu verras ton grand copain en milieu d’après-midi, après que Papa et Maman se soient dits oui. »
-« Vi ? Mais pourquoi vi ? »
-« Parce que Maman va épouser Papa aujourd’hui. Tu te souviens de ce que nous t’avons expliqué il y a quelques jours ? » demanda Beckett avant de poursuivre, rêveuse, en voyons la fillette faire voler ses boucles brunes en acquiesçant. « C’est important car nous allons commencer tous ensemble une nouvelle vie… »
-« Et moi mettre belle robe ! Et Lesis et Maman aussi ! »
-« Tout le monde en fait ma Princesse ! Et les garçons auront de beaux habits. »
-« Pas robe eux, hein ? »
-« Non ! » sourit Beckett en prenant la fillette dans ses bras. « Alors, à ton avis, que nous a préparé de beau Grand-Mère ? »
-« Surprise ! » s’exclama Martha en faisant pénétrer dans la pièce une équipe de six jeunes femmes portant chacune deux mallettes visiblement lourdes. « Je vous présente Rachel, Cynthia et leurs employées de chez Racine. Elles ont accepté de venir aujourd’hui pour nous préparer toutes les douze mais plus particulièrement toi Kate ! »
-« Oh mon Dieu ! Martha ! Mais… »
-« Pas de mais ! C’est notre cadeau à Victoria et moi pour toi. Allez ! Hop ! Hop ! Hop ! Au travail mesdames car il va y avoir du boulot moi je vous dis ! »
Pendant que les nouvelles venues s’installaient, les filles sortirent les robes et les suspendirent un peu partout autour de la pièce.
-« Bon allez, à toi l’honneur Kate ! » sourit Evelyn en entourant les épaules de la future mariée.
-« Si vous me le permettez, je préférerai prendre une douche d’abord. Je ne voudrais pas risquer de gâcher une belle coiffure ! » sourit Beckett en déposant Sarah sur le lit et en disparaissant rapidement dans la salle de bain attenante.
Elle en ressortit une petite demi-heure plus tard pour découvrir que l’équipe engagée par ses aînées était plus qu’efficace ! En effet, les trois filles Montgomery étaient déjà passées entre leurs mains expertes et arboraient de magnifiques coiffures ainsi que des ongles joliment manucurés.
-« Waouh ! Et vous allez faire ça à tout le monde ? » s’exclama Beckett avant un fin sourire.
-« Bien sûr Mademoiselle, c’est ce pour quoi Madame Martha nous a engagé. Maintenant si vous voulez bien vous approcher car je crois que c’est vous la reine de cette journée, » répondit Cynthia avant d’ajouter en voyant le regard soucieux de la jeune femme. « Et ne vous en faites pas, votre secret ne sera pas divulgué. Madame Martha nous a fait signer à toutes un engagement de confidentialité et Madame Victoria nous a dit qu’elle n’hésitera pas un seul instant à engager des poursuites s’il y avait la moindre fuite concernant l’évènement de ce week-end. »
-« Merci Martha, » souffla la jeune femme en prenant sa future belle-mère dans ses bras avant de faire de même avec Gates. « Merci Victoria. »
-« C’est tout à fait normal ma Katie. Allez maintenant installe-toi confortablement et laisse-les opérer sur toi ! »
-« Attention hein, » fit alors Beckett en regardant Rachel d’un regard menaçant. « Je ne veux pas d’une choucroute renversée sur la tête ! »
Tout le monde dans la chambre explosa de rire sous le regard incrédule de l’équipe du salon de beauté.
-« Ne vous en faites pas, c’est une blague entre nous, » les rassura Martha alors qu’elle aidait Sarah à prendre place sur les genoux de sa maman.
Pendant qu’elles se faisaient chouchouter, les filles discutaient entre elles.
-« Bon alors, dis-nous tout ! Qu’est-ce qu’il s’est passé la nuit dernière ? » demanda Lanie curieuse.
-« Après que tu m’aies jetée de ma propre chambre et avoir retrouvé Rick dans le couloir, on a décidé de prendre de l’avance et de concevoir un bébé avant le mariage ! » lâcha Beckett le plus naturellement du monde en décidant de continuer sur sa lancée.
-« Vraiment ? » s’exclama Martha les yeux pétillant de bonheur.
-« Ça, ça veut dire virée shopping en perspective pour de la layette et tout le reste ! » sourit Alexis alors qu’elle échafaudait déjà des plans dans son cerveau.
-« Non mais vous me croyez vraiment là ? » s’étonna Beckett en se tournant vers les autres femmes présentes dans la pièce. « Vous croyez vraiment qu’on a attendu jusqu’à maintenant pour craquer dans la dernière ligne droite ? »
-« Tu es en train de me dire que Writing Boy et toi vous n’avez jamais… Jamais ? » s’étouffa Lanie en ouvrant de grands yeux exorbités.
-« Non. En effet, nous n’avons jamais, jamais, » sourit la futur mariée en reprenant sa position initiale. « Oh et au fait, ce n’est pas Writing Boy mais Writing Man Lanie et ce n’est pas faute de te l’avoir déjà dit ! »
-« Et bien ce n’est pas gagné pour les prochains bébés Castle ! » soupira Martha découragée.
-« Ce n’est pas parce que nous ne l’avons pas encore fait qu’il n’y aura pas de petits Castle prochainement puisque, de un, je ne prends plus la pilule depuis des semaines maintenant et, de deux, qui vous dit que nous n’allons pas nous rattraper très, très prochainement… » termina Beckett les yeux pétillants de bonheur. « Bon et toi Princesse, que veux-tu comme coiffure ? »
-« C’est ça, change de sujet Kate… » ironisa Gates.
-« Mais bien sûr ! Il ne faut pas que vous oubliez qu’aujourd’hui c’est moi la reine de la fête ! » sourit la jeune femme bien décidée à en profiter.
Tout le monde rigola à cette réflexion puis Beckett se concentra sur la fillette sagement assise sur ses genoux.
-« Bon alors ? Que veux-tu comme coiffure ? Tu ne m’as toujours pas répondu… »
-« Pas couper hein ? » demanda timidement Sarah.
-« Bien sûr que non Princesse ! » sourit Beckett. « Mais nous allons juste te faire une belle coiffure comme à tout le monde, d’accord ? »
-« Si tu veux, Rachel et moi, sachant qu’il y aurait une adorable petite fille dans cette maison, nous avons pris tout plein de très jolies couronnes à déposer au milieu de tes belles boucles brunes… Tu veux les voir ? » proposa Cynthia en se mettant à la hauteur de Sarah et souriant en la voyant hocher la tête vigoureusement.
Sur ce, elle sortit alors différentes couronnes et la fillette tomba en adoration devant une couronne de branchages entrelacés marrons parsemés de fleurs blanches et de quelques feuilles vertes. Un joli ruban blanc servait à le maintenir sur la tête.
-« Beau Maman ! »
-« Je suis tout à fait d’accord avec toi Princesse. Il est magnifique et en plus il ira parfaitement bien avec ta tenue ! » répondit Beckett en prenant l’objet dans ses mains avant de se retourner vers la jeune femme, émue. « Merci Cynthia, c’est superbe. »
-« Dites-moi, auriez-vous par hasard une seconde couronne identique ? » demanda alors Alexis en s’approchant. « J’aimerai vraiment que ma petite sœur et moi essayions au maximum de se ressembler malgré notre différence d’âge… Vous comprenez ? »
-« Je vais voir si j’ai ça en stock, » sourit Cynthia touchée par la douceur de la jeune fille. « J’ai trouvé ! Vous avez vraiment de la chance ! C’est votre bon jour aujourd’hui. »
-« Voilà, j’ai fini votre chignon Mademoiselle. J’espère que ça vous plaira, » sourit Rachel en présentant deux miroirs à la jeune femme pour lui permettre de se voir sous toutes les coutures.
-« C’est superbe ! » souffla Beckett. « Cela ne posera pas de problème pour accrocher le support du voile ? »
-« Oui, ne vous en faites pas. J’ai regardé le système de votre voile avant de me lancer dans votre coiffure. Et maintenant, Princesse c’est bien ça ? » demanda Rachel en souriant alors qu’elle voyait un sourire étiré les lèvres de Sarah. « Que dirais-tu que je te coiffe ? »
-« Comme Lesis ? »
-« Oui comme ta grande sœur ! Allez, viens d’assoir ici ma grande ! »
Tout sourire, Sarah prit place sur le siège que lui désignait Rachel avec l’aide de Beckett. Elle coiffa rapidement la fillette puis la rouquine pendant qu’une employée du centre de beauté s’occupait de faire une french manucure à la future mariée.
-« Maman ? » appela soudain la petite voix de Sarah en levant sa bouille d’ange vers Beckett en montrant ses petits doigts. « Moi aussi ? »
-« Tu es un peu trop jeune ma Chérie mais par contre, si tu es sage, je te mettrai un petit peu de brillant transparent sur tes lèvres, d’accord ? »
Le visage de Sarah s’illumina de fierté et elle se précipita dans les bras de sa Maman.
-« Moi aussi je t’aime ma Princesse. »
-« Et si nous passions à table ? Il ne faudrait pas que la future mariée se sente mal au plus mauvais moment quand même ! » sourit Gates alors que Martha raccompagnait les filles du salon de beauté. « Je n’en reviens toujours pas que tu aies préféré te maquiller seule plutôt que de laisser les professionnels le faire à ta place… »
-« C’est juste que j’ai envie de faire quelque chose par moi-même et je sais ce que Rick aime par-dessus tout niveau maquillage… Et ça, je sais que je peux le faire sans problème, » sourit Beckett en attaquant son repas avec bon appétit. « A votre avis, ils se passe quoi en bas dans le bureau ? »
-« Tu es bien curieuse je trouve, » sourit Gates en prenant place à ses côtés.
-« Dis-moi Vicky… Tu accepterais de rester à mes côtés jusqu’au bout avec Alexis et Sarah ? J’aimerai que ce soit toi qui m’accroches mon voile… »
-« Ce serait un immense honneur Katie… » répondit la métisse les larmes aux yeux.
-« Au fait Maman, après avoir mangé et avant que tu ne t’habilles, il faudra qu’on t’offre tes petits présents… Tu sais : quelque chose de vieux, d’emprunté, de neuf et de bleu ! »
Chapitre 139 : Nervosité quand tu nous tiens
-« Bon et si au lieu de vous chamailler comme deux gamins nous passions tous notre tenue ? » proposa Jim en se mettant entre les deux détectives. « Allez, hop ! Hop ! Hop ! »
Pendant que les garçons défilaient dans la douche avant d’ouvrir leurs housses pour en sortir leurs tenues, Castle s’éloigna de ses vêtements pour s’approcher de son bureau et en caresser du bout des doigts le bois massif avant de s’assoir dans son fauteuil. Sans un mot, il ouvrit son ordinateur portable et, une fois allumé, il commença à taper frénétiquement sur les touches, oubliant tout le monde autour de lui.
-« On fait quoi ? On le dérange ? » demanda Alexandre à l’oreille de Jim ne sachant pas quoi faire pour son fils.
-« Laisse-le écrire un peu, évacuer toute cette tension qui s’est accumulée au fil des heures. C’est sa manière à lui de se vider l’esprit et puis… Quelle heure est-il exactement ? »
-« Presque treize heures, pourquoi ? »
-« Alors ça veut dire qu’il a encore une petite heure avant le début de la cérémonie… Laissons-lui une demi-heure pour se ressaisir complètement et ensuite on sort le grand jeu et on lui fout une claque en pleine figure si besoin ! Parce que je ne suis pas sûre que ma Katie apprécie beaucoup s’il se pointe à leur mariage vêtu d’une simple serviette autour des hanches ! »
Alexandre et Jim sourirent à imaginer la réaction de la jeune femme si elle découvrait son promis en tenu d’Adam. C’est alors que Ryan s’approcha d’eux.
-« Esposito, le Père Gaby et moi-même sommes prêts. Nous allons faire un tour dans la maison pour vérifier que tout est prêt pour tout à l’heure car je suis presque persuadé que, s’il y a ne serait-ce qu’un grain de sable dans leur mariage, Rick va nous faire une véritable attaque ! »
-« D’accord, merci Kevin, » sourit Jim. « Et puis, pour toi, c’est un peu comme une répétition générale grandeur nature, non ? »
-« Un peu oui mais j’espère vraiment que je serai un peu moins stressé que Rick… Pas sûr que mon petit cœur ne résiste à autant de pression… »
-« Ne t’en fais pas, tout ira bien pour toi. C’est surtout l’imagination débordante de mon fils qui le perd… Mais merci de tout vérifier, ça nous empêchera un nouveau choc, » sourit Alexandre.
Pendant donc que le père de Beckett et celui de Castle se préparaient tranquillement, Gaby vérifia le salon ainsi que l’ensemble de ses affaires pour la célébration du mariage en lui-même. Ryan avait suivi Esposito dans la cuisine.
-« Bon on fait quoi maintenant ? »
-« Je pense que tout le monde aura envie de lever son verre et de faire un toast aux nouveaux époux alors pourquoi ne pas tout préparer ? »
-« Attends, tu es en train de me proposer de jouer au commis de cuisine ? »
-« Oh arrête de râler un peu Espo ! Tout est prêt ! On a juste à mettre les petits fours sur de belles assiettes ! Tu n’as pas de cuisine à faire et quelque part heureusement vu le fiasco de l’autre jour ! Tu voulais nous empoisonner ou quoi ? »
-« Ce n’est pas de ma faute si je n’ai pas vu que le poivrier était tombé dans la soupe ! » se défendit le latino.
-« Si tu avais eu la tête sur les épaules au lieu de dans le cou de ta très chère et tendre Lanie, on n’aurait pas tous eu la bouche en feu pendant des heures ! Je me souviendrai toujours je pense de la tête de cette pauvre Sarah ! Elle en pleurait et je crois que tu as perdu quelques points dans son estime… »
-« Mais je ne voulais pas ! »
-« Alors essaye au moins de te rattraper en faisant une joli présentation avec les petits fours ! Et ne mange pas tout ! »
-« Oui Papa, » râla Esposito avant de se concentrer sur les petits fours. « Quand je pense que Rick m’avait assuré que je n’aurais pas à faire le service ! »
-« Tu ne fais pas le service là ! Tu prépares les plateaux de petits fours ! »
Ryan ne put s’empêcher de sourire en voyant le visage renfrogné de son collègue et ami mais une chose le préoccupait… Il n’avait jamais vu Castle dans cet état et il se demandait s’il passerait par les mêmes affres que son ami. C’est alors qu’il sentit une main se poser sur son épaule.
-« Javier, je te laisse finir ici seul. J’ai besoin de l’aide de ton ami Kevin, d’accord ? » demanda innocemment le Père Gaby.
-« Bien sûr mon Père. Il ne reste plus que les boissons et les verres de toute façon à préparer, » répondit posément Esposito.
-« Je rêve ! Avec moi tu râles mais, lorsque Gaby te demande, il n’y a plus aucun problème ! » s’étonna Ryan en soupirant.
-« C’est le prestige de l’uniforme, » sourit le prêtre en entrainant l’Irlandais à sa suite. « Dis-moi ce qui te préoccupe mon fils… »
-« Tu crois que je serai pareil que Rick le jour de mon mariage ? »
-« Chaque homme réagit à sa manière et je pense que Richard a tous pleins de raisons de paniquer. Son histoire avec Kate n’a strictement rien à voir avec la tienne avec Jenny, ne t’en fais pas… Maintenant, si tu veux bien, je vais aller voir ce que font Jim, Alexandre et surtout Richard ! »
-« Merci mon Père, » sourit Ryan quelque peu rassuré.
Dans le bureau, Alexandre s’approchait doucement de son fils pendant que Jim allait rejoindre le Père Gaby à la porte.
-« Alors ? »
-« Ne t’en fais pas, on s’occupe de tout. Et si Alexandre ne parvient pas à le sortir de son écriture, j’ai une petite idée de comment faire ! »
-« Je te fais confiance alors mais n’oublie pas qu’il est bientôt treize heures vingt et que la mariée est attendue à quatorze heures. »
-« Comme si je pouvais oublier ça ! » sourit Jim en refermant la porte du bureau sur le prêtre et s’approchant de Castle pour lui lancer fermement : « Dis donc fiston, tu veux que je fasse appel à Iron Gates pour t’obliger à te préparer ? »
-« Quelle heure est-il ? » demanda Castle en relevant enfin les yeux de son écran.
-« Tu te maries dans quarante minutes Rick. »
-« Quoi ?! » s’exclama l’écrivain en se levant brusquement, paniqué. « Mais je ne suis même pas prêt ! Où est mon costume ? Et pourquoi ne m’avez pas prévenu plus tôt ? »
-« En premier, tu vas te calmer Richard et respirer un bon coup, » intima Alexandre en prenant son fils par les épaules. « Tout est prêt et tu n’as plus qu’à enfiler ton costume donc il n’y a pas à paniquer… »
-« Vraiment ? »
-« Oui vraiment ! Le Père Gaby, Javier et Kevin ont tout vérifié, » sourit Jim. « Allez, viens donc t’habiller, tu te sentiras tout de suite mieux. Tu verras. »
Un peu plus calme, Castle se dirigea vers son costume et un fin sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’il faisait glisser le bout de ses doigts sur le fin tissu blanc. Il attrapa ensuite sa chemise et l’enfila avant de s’attaquer aux petits boutons. Mais rapidement l’énervement prit le dessus.
-« Qu’est-ce qui t’arrive Rick ? Pourquoi râles-tu comme ça ? »
-« Il ne pouvait mettre des boutons mieux adapté aux boutonnières non ? C’était trop leur demander ! »
-« Richard ! Cette chemise est tout ce qu’il y a de plus normal alors cesse de t’énerver, ça ne sert strictement à rien et laisse-moi faire ! » intervint Alexandre en soupirant. « Vivement que tout ça soit terminé que je retrouve mon fils et non cette boule de nerfs infernale ! »
Penaud, Castle baissa légèrement la tête comme pour s’excuser ce qui arracha un sourire à ses deux aînés.
-« Ne t’en fais pas, je n’en menais pas large lorsque j’ai épousé ma Johanna. C’est mon témoin et Gaby qui m’ont aidé à m’habiller, » avoua Jim. « Allez, retire-nous cette serviette et enfila ton pantalon Rick ! »
L’écrivain s’exécuta et Alexandre ne put retenir un éclat de rire.
-« Je rêve ! Tu as même assorti ton caleçon avec ta tenue ! »
-« Oh écoute Père ! On fait les choses complètement ou bien pas du tout ! Moi j’ai décidé de terminer ce que je commence ! »
-« Ne t’énerve pas fiston ! Je disais juste ça comme ça ! » se défendit Alexandre. « Il faut vraiment que tu te détendes un peu Richard… »
-« Ne t’en fais pas Alexandre, ça ira un peu mieux quand il verra sa belle promise. Et puis on ne peut pas dire que leur réveil a été très serein ce matin. »
-« Que veux-tu dire ? »
-« Ils ont été réveillés par les hurlements de Lanie qui a littéralement arraché ma Katie des bras de Rick, » expliqua Jim avec un sourire. « Très serein, tu ne trouves pas ? »
-« C’est une vraie tigresse cette femme ! » sourit Alexandre avant de reporter son attention sur Castle. « Tu es sûr que tu vas arriver à faire ton nœud de cravate ? »
-« Il faut bien, » grinça l’écrivain entre ses dents alors que ses mains tremblaient bien trop pour réussir quoi que ce soit. « Mais c’est pas possible d’être comme ça ! »
-« Calme-toi ! Ça ne sert à rien de t’énerver et laisse-moi faire ! »
En un tour de main, Alexandre noua la cravate de son fils puis Jim l’aida à passer et à nouer le fin gilet blanc en veillant à ce que la dite cravate ne soit pas trop écrasée.
-« Tu vas réussir à enfiler ta veste seul ? »
-« Oui… Enfin je pense, » souffla Castle en rougissant. « Je suis désolé, je ne sais pas ce qu’il m’arrive… Il est quelle heure ? »
-« Ne t’en fais pas va, je sais par quoi tu passes, » sourit Jim. « Et, pour ton information, il est moins dix. »
-« Mais il faut que j’y aille moi ! J’ai promis de ne pas être en retard ! » s’exclama l’écrivain en enfilant précipitamment sa veste tout en avançant vers la porte du bureau.
-« Une minute jeune homme ! Avec une paire de chaussure c’est mieux quand même ! » ne put s’empêcher de pouffer Alexandre.
Cette remarque stoppa net Castle qui regarda ses pieds nus. Sans un mot, Jim lui tendit sa paire de chaussette et ses chaussures et l’aida à faire ses lacets. Puis les trois hommes sortirent et retrouvèrent Ryan, Esposito et Gaby dans le salon.
-« Ça va Bro ? »
-« J’ai connu mieux mais j’ai surtout hâte de voir Kate maintenant… »
C’est alors qu’Evelyn, Mary, Rebecca, Melinda, Annabel, Jenny et Lanie firent leur entrée de la salon et s’installèrent à leurs places.
-« Elle arrive ? » demanda Castle n’en pouvant plus.
-« Elle n’est pas encore tout à fait prête mais elle ne devrait plus tarder en effet, » sourit Lanie surprise par l’état de nervosité de son ami.
-« Je vais l’attendre au pied des escaliers alors, » annonça Jim en prenant une profonde inspiration avant de sortir du salon.
Chapitre 140 : Si vous avez des larmes…
-« Je n’en reviens toujours pas que vous ayez pensé à cette tradition ! » sourit Beckett émue aux larmes. « Je ne pensais pas que… »
-« Ce n’est pas parce que ta Maman n’est pas là pour tout organisé que tu n’as pas le droit d’avoir ton petit moment à toi, » expliqua Alexis en prenant Beckett dans ses bras. « C’est Pops qui a lancé le mouvement. »
-« Heureusement que tu n’es encore maquillée sinon on aurait dû tout recommencer, » sourit Gates en lui tendant une boite de mouchoirs en papier.
-« Comme tu dis, » sourit la jeune femme en s’essuyant les yeux. « Et le pire c’est que je n’ai même pas encore vu ce que vous m’avez préparé ! »
-« Allez, viens t’assoir un peu sur ton lit, » demanda Martha en tapotant le lit.
Beckett s’installa donc comme demandé et Sarah vint automatiquement se blottir dans les bras de sa Maman. Alexis s’assit à côté d’elle tandis que de l’autre côté prenaient place Martha et Gates. Les autres femmes présentes trouvèrent une place à proximité pour assister à tout sans rien rater du spectacle.
-« Commençons par quelque chose de ‘vieux’ qui caractérise le lien familial de la mariée et de sa vie jusqu’au mariage, » dit Gates en sortant un petit paquet de sa poche. « C’est ton père qui me l’a confié pour que je te le donne. Je ne sais pas ce qu’il contient mais il m’a dit que ce bijou caractérisait vos jours heureux en famille avec Johanna. »
En hochant la tête, Beckett prit avec grande précaution le paquet et l’observa sous toutes les coutures. Plusieurs minutes passèrent et la curiosité ne cessait d’augmenter parmi les femmes rassemblées.
-« Quoi Maman ? » demanda Sarah en désignant sa main.
-« Je ne sais pas mais on va bientôt le découvrir ma Princesse, » dit la jeune femme en prenant une profonde inspiration et ouvrant délicatement le paquet. « Oh mon Dieu ! »
-« Oh Maman ! C’est superbe ! Qu’est-ce que c’est ? »
-« C’est un cadeau que mon père a fait à ma mère peu de temps après ma naissance… Sur le cercle d’argent percé au milieu est gravé nos trois noms et il y avait de la place pour s’ils avaient pu concevoir d’autres enfants. Maman le portait lors de chacun de ses déplacements professionnels pour nous garder prêt de son cœur comme elle avait coutume de le dire… Je ne savais même pas que Papa l’avait conservé… »
-« Mets-le autour de ton cou pour voir ce que ça donne sur toi s’il te plait Maman, » invita Alexis. « Il te va à ravir et pourra se glisser à la perfection sous ta robe ! C’est parfait ! »
-« Pour ce qui est du ‘quelque chose de neuf’, ton père a souhaité te l’offrir lui-même. Il trouve cela très important que ce soit lui qui t’offre le symbole de la réussite et du succès pour ta vie à venir, » annonça Martha.
-« C’est ce qu’il a acheté avec ses gains de notre pari du jour où vous nous avez annoncé votre mariage, » expliqua Gates. « Et j’ai vraiment cru qu’il ne trouverait jamais son bonheur ! Rien n’était assez beau pour sa petite fille chérie. »
-« Parce qu’il t’a trainée dans sa virée shopping ? Je n’en reviens pas ! Connaissant Papa, tu as dû souffrir car il a beaucoup de difficultés à choisir ! »
-« Et c’est peu de le dire ! » rigola Victoria. « Bon qu’est-ce qu’il nous reste ? »
-« L’emprunté et le bleu ! »
-« Bleu ! » fit Sarah en se redressant et en quittant rapidement les genoux de sa mère.
-« Maintenant Princesse ? » demanda Alexis avant de sourire en voyant les boucles de la fillette danser. « Bon d’accord, va chercher notre petit cadeau pour Maman. »
-« Youpi ! » s’exclama Sarah en disparaissant dans le couloir pour en revenir avec une enveloppe blanche à laquelle elle faisait très attention. « Pou’ toi ! »
-« Merci ma Princesse. Qu’est-ce que c’est ? »
-« Cadeau Bleu pou’ Maman ! » expliqua la fillette. « Lesis faire ! »
-« Tu m’as aidé à choisir le motif, les différentes teintes de bleu et le tissu ! Et en plus de tout, tu m’as soutenu pendant tout le temps où je l’ai réalisé. Non sans mal d’ailleurs ! Je me demande d’ailleurs comment tu n’as pas remarqué les pansements qui recouvraient le bout de mes doigts à cause des piqures d’aiguille… »
-« Je… Je devais avoir d’autres choses en tête, » rougit Beckett en ouvrant délicatement l’enveloppe pour en sortir un magnifique mouchoir conçu dans une fine étoffe et superbement brodé. « Oh mon Dieu ! C’est toi qui a fait ça ? Merci mes Chéries ! Je… Je ne sais pas quoi dire tellement votre geste à toutes les deux me touche… »
La jeune femme prit les deux filles dans ses bras et les serra contre son cœur.
-« Je chérirai ce mouchoir toute ma vie, vous pouvez en être assurées ! » murmura-t-elle alors qu’une larme glissait le long de sa joue.
-« On n’a pas fait ça pour que tu pleures Maman ! C’est juste une manière de te dire qu’on t’aime et qu’on sait que ton mariage avec Papa reposera sur la fidélité et la pureté dans votre couple ! »
-« Tu peux être assurée qu’il trouvera sa place sur moi, » sourit Beckett alors que Sarah essuyait ses joues avec douceur.
-« Ze t’aime Maman… »
-« Moi aussi je t’aime Princesse, » répondit la jeune femme avant de se tourner vers la rouquine. « Et je t’aime aussi de tout mon cœur Alexis. »
-« Je le sais Maman et c’est ce qui te rend si importante pour moi. »
-« Bon et maintenant, » intervint Melinda. « Pour l’élément emprunté, comme ce doit être quelque chose provenant d’un mariage heureux mais que nous souhaitions qu’il provienne du côté de la famille du marié pour changer un peu, j’ai apporté les boucles d’oreilles que j’ai porté le jour où j’ai épousé Charles… J’espère qu’elles te plairont et qu’elles se marieront bien avec ta tenue qui est toujours un mystère d’ailleurs ! »
-« Merci Melinda… C’est un immense honneur de porter aujourd’hui de telles splendeurs ! » s’exclama Beckett en découvrant les longs pendants d’oreilles. « Et ne t’en fais pas ! Elles iront à merveille avec ma tenue que tu ne découvriras qu’au dernier moment ! Seuls mes filles, Martha, Vicky et mon père bien sûr la verront avant que je pénètre dans le salon… »
-« Bon, maintenant que tu as tout, il est temps pour toi de te préparer et d’enfiler ta magnifique robe, » intervint Victoria avant de se tourner vers leurs invités. « Si vous voulez bien nous laissez… »
-« Je n’en reviens pas ! Je suis l’une des témoins de la mariée et je n’aurais même pas l’occasion de voir ma meilleure amie avant son entrée ! »
-« C’est juste que je ne veux pas que Rick t’arrache des aveux Lanie… Je veux vraiment qu’il découvre par lui-même ce que j’ai choisi de lui offrir. Tu comprends ? »
-« Lanie peut-être pas mais moi je comprends, » intervint Jenny en prenant le bras de la métisse. « Allez viens, tu comprendras le jour où tu te marieras ! »
-« Si un certain latino sort sa tête du sable ! » bougonna Lanie en la suivant tout de même et faisant rire toutes les femmes en âge de comprendre.
Une fois la porte refermée derrière les filles, Martha et Victoria prirent les choses en main. La première emmena Sarah se laver puis enfiler sa tenue pendant que la seconde sortait un à un l’ensemble des accessoires de son inspectrice. Alexis en profita pour s’habiller également. Elle se maquillait légèrement lorsque Sarah sortit fin prête de la salle de bain suivie de Martha. La fillette se précipita vers elle les yeux brillant d’admiration devant l’habilité de son ainée à appliquer toutes ces belles poudres de couleur.
-« Moi lèvres ? »
-« Oui Princesse mais, pour le rouge à lèvres, on le mettra au dernier moment. Juste avant de sortir de la chambre pour rejoindre le salon. »
-« Pou’ ma’iage Maman et Papa ? »
-« Tu as tout compris ma belle ! Allez, va t’assoir sur le lit pendant que moi je vais aider Maman à enfiler sa robe de rêve ! »
-« D’accord ! » obtempéra la fillette en grimpant tant bien que mal sur le lit.
Beckett s’approcha et fit en sorte que la robe de la petite ne soit pas trop froissée puis elle lui donna un livre pour patienter. Elle disparut ensuite dans la salle de bain pour en revenir quelques minutes plus tard seulement vêtue de ses sous-vêtements et de ses bas.
-« Mon Dieu ! Mon fils va être fou en te découvrant ! Tu es superbe ! » s’exclama Martha en la voyant entrer dans la chambre.
-« Merci Martha… » rougit Beckett en s’approchant du lit pour prendre sa robe entre ses mains légèrement tremblantes.
-« Tu ne vas pas commencer à stresser ? » fit Gates en s’approchant de la jeune femme et la prenant par les épaules. « Tu es superbe et tu vas enfin épousé l’homme de tes rêves ! Tu n’as aucune raison de douter maintenant… »
-« C’est juste que j’aurai aimé que Maman soit à mes côtés et, le fait qu’on se marie ici, je n’ai pas pu aller me recueillir sur sa tombe… Je me rends compte que j’aurai aimé lui parler un petit peu… »
Sans un mot, Victoria se dirigea vers le petit coffre sur la table de nuit de la jeune femme et en sortit la bague de Johanna.
-« Tiens, parle-lui maintenant, » souffla la métisse en la lui tendant. « Même si tu n’es pas devant sa tombe, je suis sûre que ta mère est là avec nous. Aucune Maman ne raterait le mariage de son enfant… »
Avec un sourire de reconnaissance à sa capitaine, la jeune femme lui confia sa robe et récupéra la bague de sa mère puis se dirigea vers la fenêtre. Elle s’assit sur son rebord et plongea son regard dans le paysage pendant un long moment tout en triturant la bague de Johanna. Soudain un fin sourire serein apparut sur les lèvres de Beckett qui se tourna vers sa famille proche.
-« Je suis prête. Merci de m’avoir laissé ce petit moment avec ma Maman… » souffla Beckett reconnaissante en rangeant la bague dans son coffret. « Tu m’aides Lex ? »
-« Avec grand plaisir Maman, » sourit la jeune fille en reprenant la robe pour la présenter à sa mère.
Dans la joie et la bonne humeur, Alexis aida Beckett à enfiler et surtout fermer sa robe dans son dos puis Martha et Gates, qui s’étaient préparées entre temps, accrochèrent ensemble le voile dans les cheveux de la jeune femme. La future mariée s’observa de la tête aux pieds dans le miroir en psyché et des larmes brillèrent dans ses yeux. Elle glissa le pendentif de sa mère autour de son cou ainsi que le mouchoir brodé entre ses seins. Sans un mot, elle s’assit à la coiffeuse, enfila les boucles d’oreilles de Melinda et s’attaqua à son maquillage qu’elle boucla en deux temps trois mouvements.
-« Princesse, tu viens que je te mette un peu de brillant à lèvres ? » demanda Beckett en se retournant pour découvrir la fillette juste derrière elle et dansant d’un pied sur l’autre. « Qu’est-ce qu’il y a Chérie ? »
-« Pou’ toi ! » répondit alors Sarah en ouvrant sa petite main pour dévoiler la bague de Johanna qui reposait dans sa paume. « Maman toi ave’ toi pour ma’iage Papa… »
Beckett papillonna des yeux pour retenir ses larmes et récupéra la bague de sa mère. Après un baiser sur le front de la fillette, elle retira son pendentif pour la glisser avec et, avec l’aide d’Alexis, elle l’attacha à nouveau autour de son cou. Elle mit ensuite du brillant à lèvres à sa petite dernière et les suivit jusqu’au bas de l’escalier pour rejoindre son père.
Chapitre 141 : … Préparez-vous à les verser
Lorsque les quatre femmes s’écartèrent pour laisser Jim voir sa fille descendre les marches, ce dernier eut le souffle coupé devant la beauté de sa fille.
-« Ma Chérie, tu es magnifique ! Tu ressembles tellement à ta mère comme ça… »
-« Merci Papa, » répondit Beckett émue aux larmes. « Mais attention, je ne veux pas ruiner mon maquillage ! J’ai déjà quelques minutes de retard alors je ne voudrais pas avoir à tout recommencer… »
-« Je te comprends ma petite Katie, » sourit Jim en caressant délicatement la joue de sa fille. « Mais dis-moi ma Chérie, est-ce normal que tu sois toujours pieds-nus ? »
-« Quoi ? » s’étonna Beckett en soulevant délicatement sa robe pour regarder avec effroi ses pieds. « Oh mon Dieu ! J’ai oublié mes chaussures ! »
-« Ne t’en fais pas Maman ! Je file les chercher, » s’exclama Alexis en montant les escaliers quatre à quatre.
-« Fais attention à ne pas tomber dans les escaliers Lex ! Je ne voudrais pas que ton père et moi ayons à déplacer le mariage parce qu’on a dû te conduire aux urgences ! »
-« Promis Maman ! »
-« Kate est là ? » leur parvint alors la voix angoissée de Castle depuis le salon.
-« Oui fiston, » intervint Jim. « Mais elle n’est pas encore tout à fait prête. Mais je te promets que je te l’amène d’ici à quelques minutes. »
-« D’accord, » soupira l’écrivain. « Au moins elle est là… »
-« Qu’est-ce qui se passe avec Rick Papa ? » s’étonna Beckett en fronçant les sourcils.
-« Il est un tout petit peu stressé… »
-« Tu es sûr que tu parles de mon fils-là Jim ? » ironisa Martha incrédule.
-« Oh oui je parle bien de ton fils ! Le grand Richard Castle a eu besoin de l’aide de deux personnes pour s’habiller ! Son père et moi ! »
-« Ok, alors je file le retrouver si vous permettez, » fit la rouquine inquiète en disparaissant dans le salon aussi vite que possible.
-« Voilà les chaussures, » sourit Alexis en arrivant. « Et j’ai aussi récupéré une petite chose que nous avions oublié de glisser le long de ta cuisse. Tiens Pops, je crois que la tradition veut que ce soit le père de la mariée qui mette en place la jarretière… »
Pendant que Jim observait incrédule le bout de tissu que la jeune fille venait de lui coller entre les mains, cette dernière s’agenouillait aux pieds de sa mère de cœur et l’invita d’un geste à soulever son pied droit. Elle y glissa doucement la chaussure correspondante puis enroula les fins rubans de satin blanc autour de sa cheville avant de les nouer et d’en dissimuler les bouts. Toujours sans un mot, elle renouvela l’expérience avec la seconde chaussure.
-« Merci Alexis, » murmura Beckett émue par la douceur des gestes de celle qu’elle aimait comme une fille.
-« Always Maman… Always… » répondit Alexis en se relevant et prenant la main de Sarah dans la sienne pour laisser la place à Jim.
Ce dernier s’approcha enfin et, après un sourire à sa fille, il lui présenta la jarretière de petites fleurs brodées dans la matière soyeuse qu’elle avait choisie et qui serait maintenue par un fin ruban de soie rouge et une perle de la même couleur. Sans un mot, Beckett soulevant le devant de sa robe aussi haut que possible et avança sa jambe droite pendant que Jim mettait un genou à terre. Il souleva délicatement le pied de sa fille, enfila la jarretière en faisant bien attention à ne pas l’abimer et la fit remonter lentement le long de sa jambe jusqu’au-dessus de son genou. C’est ainsi que, dans le mouvement, il disparut sous la robe.
-« Maman ? » fit alors la petite voix fluette de Sarah. « Pou’quoi Pops sous robe toi ? »
Victoria et Alexis étouffèrent un fou-rire pendant que d’autres leurs parvenaient du salon. Beckett, elle, fermait les yeux fort gênée de la remarque de la fillette et elle entendit un grognement de la part de Castle dans la pièce d’à côté.
-« Ne t’en fais pas fiston ! Je peux t’assurer que ta promise ne va pas s’enfuir avec son père ! » fit la voix de Martha avant de continuer plus doucement. « Et puis, ce dernier et Victoria semblent très proche… Beaucoup plus proche que de simples amis mais tu vois parfaitement de quoi je parle, n’est-ce pas ! »
-« Et si on allait voir Papa un peu ? Qu’en penses-tu ? » proposa Alexis en comprenant qu’il fallait faire quelque chose pour désamorcer la situation.
-« D’accord. Mais pou’quoi Pops… »
-« C’est qu’il a oublié de monter le faire pendant que Maman se préparait dans la chambre. Du coup, il attache la jolie décoration pour la jambe de Maman maintenant. Tu comprends ? » demanda la rouquine en souriant.
En effet, son explication sembla satisfaire sa petite sœur de cœur. Soudain, en pénétrant dans le salon, Alexis vit Sarah se figer et froncer ses petits sourcils.
-« Qu’est-ce qui se passe ? »
-« Pourquoi Père Gaby robe ? Lui dame ? »
Tout le monde se figea que ce soit dans le salon ou bien dans l’entrée et le silence se fit à l’exception du rire cristallin de Gaby.
-« Approche-toi Sarah, je vais t’expliquer, » fit l’homme de Dieu une fois son sérieux un minimum retrouvé. « Dis-moi Princesse, qu’est-ce qui te fait penser que je sois une dame comme ta maman et non un monsieur comme ton papa ? »
-« Toi Robe ! » répondit la fillette comme si c’était une évidence.
-« Ah ! Je comprends mieux maintenant ! Laisse-moi te montrer quelque chose. Sous ma robe, comme tu dis si bien, je porte exactement la même tenue qu’un papa. Mais comme je suis un homme Dieu, j’enfile par-dessus ma tenue de prêtre. »
-« Pou’ ma’iage Papa et Maman ? »
-« Tout à fait ! Et ensuite, à la fin de la cérémonie, je la retirerai et la rangerai jusqu’à ma prochaine célébration ou ma prochaine messe. »
-« Mais pou’quoi robe ? »
-« C’est une chasuble et je la porte pour honorer mon rôle face à Dieu et aux fidèles de l’Eglise. Je comprends que ce soit un peu compliqué pour toi mais je suis sûr que tes parents répondront à tes questions plus tard. »
-« Toi pas marié ? »
-« Je suis en quelque sorte marié à Dieu. »
-« D’accord ! » répondit Sarah satisfaite de la réponse du Père Gaby.
Pendant le temps de cette discussion, Jim avait terminé sa tâche et se relevait pour faire face à sa fille, les yeux brillant d’émotions.
-« Voilà qui est fait, » sourit le père de Beckett d’une voix rendue rauque. « Mais, avant de te conduire à ton futur époux, j’ai encore trois choses à faire. »
-« Trois ? »
-« Oui. Et tu as dû déjà entendre parler de la première puisqu’il s’agit de ton quelque chose de neuf, » sourit Jim en sortant un écrin plat de la poche intérieure de sa veste. « Lorsque j’ai épousé ta mère, elle portait un magnifique bracelet au poignet et elle m’a avoué que c’était son quelque chose de neuf que ses parents lui avaient offert. Cependant, lorsqu’elle a voulu le mettre dans la malle pour toi, elle s’est rendue compte qu’elle l’avait perdu et en a été très attristée. Alors je lui avais fait la promesse de te trouver le plus beau des bracelets possibles pour ton mariage. Aujourd’hui, j’honore ma promesse envers Johanna en t’offrant ceci… »
Très émue d’en apprendre encore plus sur sa mère, Beckett souleva le couvercle de l’écrin et découvrit un magnifique bracelet d’or blanc aux mailles en forme de deux vagues l’une au-dessus de l’autre et dont l’une était alternativement recouverte de fin diamants.
-« Mon Dieu Papa ! C’est superbe ! » souffla la jeune femme en couvrant sa bouche de sa main et papillonnant des yeux.
-« Je peux ? » demanda timidement Jim avant de sourire en voyant sa fille hocher la tête et tendre son poignet droit.
Prenant le précieux bijou sur le velours de l’écrin, il le positionna autour de son poignet et en referma le fermoir. Il lui allait à la perfection et la finesse du bijou se mariait à merveille avec la finesse de son poignet.
-« Je veux que tu saches à quel point je suis fier de la jeune femme que tu es devenue, de l’épouse que tu seras et enfin de la mère que tu apprends à être chaque jour un peu plus. Je sais que, de là où elle est, ma Johanna est très fière de toi également. »
-« Merci Papa, » répondit Beckett alors qu’une boule se formait dans sa gorge. « J’ai compris grâce à Vicky et aussi à Sarah que, même si elle n’est pas physiquement avec nous aujourd’hui, elle est là dans notre cœur et à nous regarder de là-haut… »
-« Hey ! Tu vas ruiner ton maquillage si on continue comme ça ! » détourna Jim en sortant un mouchoir de sa poche et en essuyant avec mille précaution les yeux et les joues de sa fille. « Voilà qui est mieux ma Katie. »
-« Merci Papa, pour tout ce que tu as fait et que tu fais encore pour moi… » répondit Beckett en déposant un baiser sur la joue de son père. « Et sinon, c’est quoi c’est deux autres choses que tu dois faire avant de me conduire auprès de Rick devant l’autel ? »
-« Eh bien, il y a quelques jours, Vick m’a fait remarquer une chose à propos des préparatifs de ton mariage… Personne n’avait pensé à te commander un bouquet ! Et que serait une mariée sans un superbe bouquet à exhiber, n’est-ce pas Vick ? »
-« Ose me dire le contraire ! » sourit Gates en s’approchant ses deux mains dans son dos. « Ce ne fut pas simple de le cacher mais je suis heureuse que notre secret ait tenu jusqu’à maintenant. »
Sans un mot de plus, elle fit passer ses mains devant elle et présenta à Beckett un magnifique bouquet de roses blanches et vertes tendres ainsi que quelques fleurs d’orchidées blanches le tout gentiment stylisé à l’aide de fines feuilles d’un vert soutenu. Par-ci, par-là étaient piquées quelques perles qui rappelaient son voile.
-« Je suis vraiment gâtée… Ce bouquet est magnifique ! Je n’aurais pas mieux choisi. Merci Vicky, » sourit la jeune femme en embrassant sa capitaine sur la joue alors que cette dernière lui confiait son bien. « Mais comment avez-vous fait pour que personne ne le voit plus tôt ? »
-« Grâce à Rachel et Cynthia qui sont passées le chercher chez l’artiste floral à New York ce matin avant de venir et qui se sont arrangées pour me laisser discrètement la boite dans notre chambre. Dans l’agitation générale, personne n’a rien remarqué… Maintenant je vous laisse tous les deux pour rejoindre ma place dans le salon et prévenir les autres de se préparer, » sourit Gates en ramassant un petit panier contenant des pétales de roses blanches et vertes tendres avant de disparaitre dans la pièce où se tiendrait d’ici quelques minutes le mariage tant attendu.
-« Alors voilà. C’est toi et moi maintenant. Et pour la dernière fois… »
-« Papa, ce n’est pas parce que je me marie aujourd’hui que je cesserai de m’inquiéter pour toi et de t’aimer. Tu es et tu resteras toujours mon petit Papa. »
-« Merci ma Chérie, » sourit Jim en s’approchant pour déposer un baiser sur la joue de sa fille avant de s’éloigner légèrement pour plonger son regard dans le sien. « Je t’aime Katie, plus que tout au monde… »
-« Moi aussi je t’aime Papa, » répondit Beckett les yeux humides.
Avec un sourire serein dû à la vue de sa fille si épanouie et heureuse, Jim attrapa le voile qui pendait dans son dos et le rabattit avec beaucoup de tendresse sur le visage de Beckett. Il l’arrangea de manière à ce qu’il soit satisfait de la vision que donnait sa fille puis, se plaçant à son côté, il lui tendit son bras.
-« On y va ? »
-« S’il te plait… »
Chapitre 142 : La cérémonie
Dans le salon, le Père Gaby prit place devant la cheminée allumée non loin du sapin de Noël et caressa le cuire de son missel avec une grande tendresse. Au fond de son cœur, jamais mariage n’avait revêtu une telle charge émotionnelle et il adressa une prière silencieuse à Dieu pour le remercier d’avoir la chance d’être présent et surtout de célébrer le mariage de sa filleule.
-« Oh flute ! Je savais bien que j’oubliai quelque chose ! » marmonna Castle.
-« De quoi tu parles Richard ? » demanda Martha inquiète.
-« Donne-moi une minute et tout sera parfait. Fais-moi confiance Mère. »
L’écrivain s’approcha de la bibliothèque et en ouvrit l’un des tiroirs pour en sortir une photo joliment encadrée représentant une Johanna toute souriante. Il s’approcha du manteau de la cheminée et l’y déposa de ses mains tremblante en bonne place afin qu’elle soit un témoin privilégié de son union avec sa fille.
-« Il y a quelques temps déjà, je vous ai fait la promesse d’aimer et de protéger votre fille Kate et aujourd’hui je renouvelle cet engagement devant tous, » souffla Castle avec émotions.
-« C’est un très beau geste que tu viens de faire là mon fils, » intervint Gaby en posant une main réconfortante sur l’épaule du futur marié. « Allez, il est tant que tu prennes ta place en face de moi. »
-« Tu as raison. Merci mon Père, » sourit tant bien que mal l’écrivain en prenant sa place à droite du prêtre en regardant avec impatience l’entrée du salon.
Immédiatement, Ryan et Esposito prirent place à son côté pendant que Lanie et Martha faisaient de même à la gauche du prêtre. C’est alors que Victoria vint leur remettre à chacune une rose blanche et une rose verte tendre.
-« Mais pourquoi ? » demanda Lanie. « Nous n’avons pas prévu de… »
-« Jim et moi nous en sommes occupés. Maintenant prends tes fleurs, ils ne devraient plus tarder… »
En entendant la fin de la phrase de Gates, Castle déglutit avec difficulté pour essayer de chasser la nervosité qui l’habitait.
-« Ne t’en fait pas Richard, ta promise est magnifique et impatiente de te rejoindre, » sourit la capitaine avant de rejoindre sa place à côté d’Alexandre.
-« Alexis, viens me voir un instant, s’il te plait, » demanda Jenny avec un sourire. « C’est bien toi qui a récupéré les alliances de tes parents, n’est-ce pas ? »
-« Oui en effet, » répondit l’adolescente en tapotant la petite bourse qu’elle portait à son poignet.
-« J’ai apporté quelque chose qui sera utilisé pour que tu puisses les présenter à tes parents tout à l’heure. Regarde, » fit Jenny en sortant un petit coussin de soie blanche. « C’est le coussin d’alliance que ma mère a acheté pour mon mariage avec Kevin mais elle est d’accord pour qu’on l’utilise aujourd’hui pour Rick et Kate. »
-« Oh ! Comme c’est joli ! » s’exclama Alexis. « Je te promets que j’en prendrais grand soin et veillerai à ce que ni Papa ni Maman ne l’abime. »
-« Je te fais confiance va, » sourit Jenny. « Besoin d’aide pour attacher les alliances ? »
-« Avec plaisir ! »
Pendant que les deux femmes accrochaient les alliances à l’aide des petits rubans, Victoria invita Sarah à la rejoindre.
-« Vi Granny ? »
-« Est-ce que tu as envie de rendre le chemin de Maman jusqu’à Papa très joli ? »
-« Oh vi alors ! » s’exclama la fillette les yeux brillant de bonheur. « Moi faire comment ? »
-« Tu vois ce petit panier rempli de pétales de roses ? Et bien je voudrais que tu les fasses tomber sur le sol entre la porte et Papa. Tu crois que tu peux faire ça ? »
-« Comme ça ? » demanda Sarah en prenant le panier et en commença à le renverser d’un seul coup.
-« Non Princesse ! » intervint alors Annabel en arrêtant à temps le geste de la fillette. « Regarde, tu prends des pétales dans ta petite main et tu les laisses tomber sur le sol. Tu as compris ? »
-« Vi ! » sourit la fillette en faisant danser ses boucles brunes.
-« Alors file à la porte et, quand Granny te feras signe, tu avanceras en faisant tomber les pétales poignée après poignée. »
Sarah se précipita vers la porte et attendit patiemment le signal de Gates qui ne tarda pas à venir. Alors qu’elle dispersait des pétales de roses sur le sol du salon en s’avançant doucement vers Castle, Jim et Beckett prirent place à la porte d’entrée de la pièce. Dès l’instant où ils se virent, les regards des deux fiancés furent happés par celui de l’autre, des larmes de joie et d’émotions pures envahirent leurs yeux alors qu’un immense sourire communicatif illuminait définitivement leur visages. C’est alors que la douce musique de « Scarborought Fair » entonné par les Celtic Woman s’éleva dans les airs et tout le monde se leva pour faire face à l’arrivée de la mariée.
Are you going to Scarborough fair?
Parsley, sage, rosemary and thyme
Remember me to one who lives there
He once was a true love of mine
Avec l’arrivée des premières paroles, Jim posa sa seconde main sur celle de sa fille et, après l’avoir regardée, il l’invita à s’avancer vers son promis. Malgré son désir de garder dans son cœur une vision globale de son mariage, Beckett ne pouvait détacher ses yeux de l’homme vers lequel elle marchait d’un pas assuré. Elle ne l’avait jamais vu aussi beau qu’à cet instant précis…
Tell him to make me a cambric shirt,
Parsley, sage, rosemary and thyme,
Without no seam nor needlework,
Then he'll be a true love of mine
Le souffle avait déserté ses poumons à l’instant où Beckett avait fait son apparition à l’entrée du salon et Castle devait se rappeler qu’il devait respirer s’il voulait avoir une chance d’épouser cette superbe jeune femme qui s’avançait vers lui, sereinement, au bras de son père. Les prévisions de Jim quant au tumulte des émotions qu’il allait ressentir en découvrant sa promise étaient mille fois, dix milles fois inférieures à la réalité… Il se sentait submergé par l’amour, la joie, le bonheur et tant d’autres choses encore sur lesquelles il ne parvenait pas à mettre des mots. Un comble pour un écrivain à succès quand même ne put-il s’empêcher de penser…
Tell him to find me an acre of land
Parsley, sage, rosemary and thyme
Between the salt water and the sea strand
Then he'll be a true love of mine
La distance pourtant courte entre eux parut à Beckett durer une éternité à réduire. Si elle s’était écoutée, elle aurait lâché le bras de son père pour courir rejoindre ceux de celui qu’elle pourrait très bientôt appeler son époux devant Dieu… Mais, consciente de l’importance et de la solennité du moment qu’elle vivait, la jeune femme refrénait son désir profond pour savourer chaque instant de sa journée. Elle laissa les paroles de la chanson qu’ils avaient choisi ensemble couler sur elle et imprégner chaque fibre de son corps et de son cœur.
Are you going to Scarborough fair?
Parsley, sage, rosemary and thyme
Remember me to one who lives there
He once was a true love of mine
Lorsqu’ils l’avaient entendu pour la première fois, elle avait résonné dans leur cœur avec tellement de justesse qu’ils avaient voulu qu’elle les accompagne pour cet instant si particulier… Elle était tellement eux… Tellement elle… Beckett s’aperçut alors que Castle pensait à la même chose qu’elle et leurs sourires s’agrandirent encore si cela était possible. Enfin Jim déposa avec beaucoup de douceur la main de sa fille dans celle de l’écrivain alors que les dernières notes de musique s’estompaient autour d’eux.
-« Je te la confie, » fit Jim d’une voix pleine d’émotions. « Prends bien soin d’elle. »
-« Je te le promets, » répondit l’écrivain en serrant la main de son futur beau-père avant de refermer ses doigts sur la délicate main de sa promise.
Le couple s’observa à la dérobée pendant un long moment en silence puis Castle s’approcha doucement de son oreille.
-« Tu es superbe… » lui souffla-t-il d’une voix bouleversée au travers de son voile encore en place. « J’ai cru que j’allais défaillir tellement tu m’as coupé le souffle… »
-« Je dois avouer que tu n’es pas mal non plus, » répondit Beckett sur le moment ton en se mordant la lèvre inférieure malgré l’immense sourire qui fendait son visage. « Je t’aime tellement Rick… »
Perdus dans leur monde, leurs yeux parlaient pour eux. Soudain le Père Gaby sentit sa chasuble être tirée vers le bas à plusieurs reprises.
-« Qu’est-ce qui se passe Sarah ? » demanda Gaby en se penchant vers elle avec un fin sourire.
-« Ma’ié ‘tenant ? »
-« Non Princesse. La cérémonie ne fait que commencer… Enfin elle commencera vraiment quand ton Papa et ta Maman sortiront de leur bulle… »
-« Dire eux alors ! » s’impatienta Sarah en se tournant vers ses parents et en croisant ses bras sur sa poitrine. « Ma’iage ‘tenant euh ! »
-« Sarah ! » fit Martha en attrapant sa petite fille pour l’éloigner. « Et si tu allais voir Pops et Gramps, comme ça Maman et Papa pourront se marier comme tu as si hâte de le voir, d’accord ? »
-« Oh vi alors ! » s’exclama Sarah en rejoignant ses grands-pères avec entrain.
L’intervention de leur fille permit au couple de sortir de leur bulle et Beckett remarqua alors la photo de sa mère qui trônait en bonne place sur la cheminée.
-« Merci, » souffla-t-elle émue en plongeant son regard dans celui de son fiancé.
-« Always, » répondit Castle avec un fin sourire.
-« Très bien, pouvons-nous commencer ? » demanda avec un sourire le Père Gaby qui poursuivit en voyant qu’il avait enfin l’attention de tous et surtout des deux principaux intéressés. « Nous sommes ici aujourd'hui rassemblés pour célébrer l'union d'un homme et d'une femme, devant leurs amis et leur famille. Tous deux, ensemble et séparément, d’un libre accord, on émit devant moi le souhait de se promettre de s’aimer pour l’éternité devant Dieu aujourd’hui. »
-« Pou’quoi parler tout le temps ! Pff… Jamais ma’ié Papa et Maman ! »
-« Shh ! Sarah ! » réprimanda Alexandre. « C’est normal que le Père Gaby parle ! Sinon il ne pourra pas les marier. Par contre, toi, pour le moment, il faudrait que tu te taises et que tu écoutes un peu ce qui se dit. Qu’en penses-tu ? »
-« Obligé ? » demanda timidement Sarah en regardant ses parents.
-« Princesse regarde-moi, » dit Beckett en se mettant à la hauteur de sa fille. « Je sais qu’il est l’heure de ta sieste et que tu es fatiguée mais c’est un moment important pour Papa et moi… Il faut être sage et ensuite tu pourras jouer et t’amuser, je te le promets. »
-« D’accord, » acquiesça la fillette en prenant place sur les genoux de Jim.
-« La façon dont on tombe amoureux est un mystère, » poursuivit alors Gaby pendant que Beckett reprenait sa position initiale aux côtés de Castle. « Un mystère tout comme de qui on tombe amoureux et pourquoi on tombe amoureux. Mais le plus beau dans ce mystère, c’est que ça arrive et que, quand ça arrive, c’est magique… Cependant, avant de commencer, si quelqu’un dans cette assemblée s’oppose à ce mariage, qu’il parle maintenant ou qu’il se taise à jamais… »
La porte d’entrée de la maison s’ouvrit violemment et des pas précipité se fire entendre.
-« Rick !!! »
Chapitre 143 : Interruptions et panique !
Tout le monde dans le salon se figea et se tourna vers le nouvel arrivant qui s’arrêta à bout de souffle à l’entrée du salon pour se pencher et reprendre son souffle.
-« Qu’est-ce que tu viens faire là toi ? » demanda Castle en fronçant les sourcils.
-« Je dois absolument te montrer quelque chose ! »
-« Et ça ne pouvait pas attendre la fin de mon mariage ? »
-« Non ! »
-« Pourquoi ? »
-« Tout simplement parce que ça peut tout changer dans votre vie ! »
Toute trace de couleur déserta alors les visages de Beckett et de Castle qui se regardèrent désespéré. La tension était palpable chez l’ensemble des invités au mariage. Que voulait cette personne que personne n’attendait ? Et surtout pourquoi donc disait-elle que son intervention risquait de changer la donne ? Tout le monde semblait perdu mais l’un des présents semblait juste furieux.
-« Hey ! Toi sage ! Pas parler ! Maman et Papa ma’ié ! Zouer après ! » fit Sarah en se plantant devant l’intrus sourcils froncés et petits poings serrés posés sur ses hanches. « ‘tenant shh ! »
-« Princesse, » intervint Alexis en se mettant à la hauteur de sa petite sœur de cœur. « Je sais que tu as très envie que Maman et Papa soient enfin mariés mais même moi je ne comprends pas ce qui se passe… Alors que dirais-tu d’aller te reposer avec Mary et Becca dans la salle de jeux en attendant qu’on en sache un peu plus ? »
-« Mais… »
-« Je pense que l’idée de Lex est très bonne et je te promets qu’il ne se passera rien d’important ici sans que tu sois présente, » parvint à articuler Beckett tant bien que mal avec un sourire qui se voulait rassurant.
-« D’accord, » répondit la fillette en baissant la tête et en glissant ses petites mains dans celle des filles Montgomery.
La tristesse qui se lisait sur son petit visage brisa un peu plus le cœur du couple de fiancés cependant ils attendirent patiemment d’être persuadé qu’elle ne soit plus en mesure d’entendre ce qui se passait dans le salon pour se tourner vers l’intrus.
-« Comment as-tu su où nous trouver ? »
-« Ce en fut pas simple mais l’essentiel c’est que j’y sois parvenu, non ? » répondit leur visiteur plutôt fier de sa prouesse. « Attends, si tu permets, je ne suis pas avec quelqu’un d’autre. »
-« Super… Il ne manquait plus que ça… » soupira Beckett en rejoignant son père.
-« Désolé mais c’était une obligation, » répondit l’intrus avant de sortir du salon pour inviter à rentrer.
En découvrant l’identité du second visiteur, Beckett perdit le peu de couleur qui lui restait et son père s’écarta pour l’aider à s’assoir.
-« Kate ! Chérie ! » s’exclama Castle en se précipitant vers elle et s’agenouillant pour être à sa hauteur. « Ça va ? Qu’est-ce qui se passe ? »
-« Je… Tout tourne Rick… Je… Je ne me sens pas bien… »
-« Mère, va chercher un verre d’eau s’il te plait, » demanda l’écrivain en soulevant délicatement le voile de la jeune femme pour lui faire de l’air. « Dépêche-toi ! »
-« Oh mon dieu ! Ce n’est pas possible ! Rick ne peut pas me voir maintenant… Pas après tous les efforts que nous avons fait pour conserver du mystère… Ce doit être un signe… Un signe comme quoi je ne dois pas l’épouser… »
-« Tiens Kate, bois ça. Ça va te faire du bien… » intima Castle en lui présentant un verre d’eau fraiche.
Ce faisant, il croisa son regard et y lut l’ensemble des doutes qui l’assaillaient.
-« Non… Non Kate ! Je t’en prie, je t’en supplie, laisse-nous une chance ! Ne nous condamne pas à cause de cette interruption… Je t’en prie… Je sens, non je sais que je n’y survivrais pas… »
-« Rick… »
-« Quoi ? Qu’est-ce que vous voulez tous les deux ? Ça ne vous suffit pas de mettre mon mariage en péril ? »
-« Richard, fiston, écoute au moins ce qu’ils ont à te dire ? »
-« Ce qu’ils ont à me dire ? Mais tu ne vois pas qu’ils ont déjà foutu mon bonheur à la poubelle ! Tu ne vois pas le doute dans les yeux de Kate ? Tu ne vois… »
-« Rick… » fit la voix tremblante de Beckett alors qu’elle posait délicatement sa main sur la joue de son fiancé. « J’ai peur… Je ne veux pas perdre ce que j’ai… Je ne veux pas te perdre… »
-« Tu ne me perdras pas Kate… Je t’aime et je serai toujours là pour toi… Always… »
-« Pourtant tu n’es plus obligé puisque je suis là… » fit la personne qui avait interrompu le mariage quelques minutes plus tôt.
-« Comme c’est charmant ! » intervint Esposito railleur en s’avançant pour se mettre entre son couple d’amis et les deux intrus. « Vous êtes en train de foutre la vie de ma petite sœur et de mon meilleur ami pourquoi exactement ? »
-« Cette histoire ne vous regarde en rien ! »
-« Vous venez interrompre le mariage de mes amis et je devrais vous regarder faire et même vous approuver ? Non mais vous vous croyez où là ? »
-« Javi, calme-toi… Essayons au moins d’en savoir un peu plus avant de nous énerver vraiment, » tenta Lanie en posant une main qui se voulait rassurante sur le bras du latino. « Parce que crois-moi pour mettre Rick et surtout Kate dans cet état, ils ont intérêt à avoir une sérieuse explication ! Foi de Lanie ! »
Pendant tout cet échange verbal, Jim n’avait pas quitté sa fille et Castle du regard mais ce qu’il le voyait lui brisait le cœur.
-« Je n’ai jamais vu ma fille dans cet état… Même à la mort de sa mère, elle se semblait pas brisée à ce point… Qui sont ces deux personnes pour elle et surtout que font-ils là ? Ma Katie ne peut-elle pas être heureuse un peu ? C’est encore trop demander ? Après des années cachée, retranchée derrière la muraille entourant son cœur, elle semblait enfin avoir trouvé le bonheur, l’amour et elle s’était même construit une famille ! Alors pourquoi ça ? Pourquoi maintenant ? Laissez-là tranquille ! »
Toutes les personnes présentes dans la pièce se retournèrent pour regarder curieusement le père de Beckett qui comprit alors qu’il avait presque crié sa dernière phrase. Le rouge lui monta au joue et il dirigea son regard vers le sol.
-« Papa ? Tout va bien ? » s’inquiéta Beckett. « De qui, de quoi tu parles ? »
-« Je… Kate, Chérie, qu’est-ce qui se passe ? Qui sont-ils et que veulent-ils ? »
-« C’est compliqué Papa et j’ai peur de savoir… Je… Si… » commença Beckett les larmes aux yeux.
-« Mais qu’est-ce qui se passe bon sang ! Et pourquoi toute cette détresse dans ses yeux… Je… Je ne l’ai jamais vu comme ça… Même à la mort de Johanna, c’était différent même si je n’étais pas très lucide à l’époque… Je vous en prie Seigneur, je sais que je vous ai fait beaucoup de reproches ces treize dernières années et que vous n'avez sûrement plus envie de m'écouter ou de m'aider mais je vous en supplie, laissez ma petite fille vivre son bonheur, vivre ce à quoi elle a droit... Je n'ai pas envie de la voir à nouveau se refermer et foncer tête baissée, même sa vie en péril, parce qu'elle n'a plus d'espoir... »
Beckett était témoin du tumulte intérieur de son père aussi se leva-t-elle doucement pour le prendre dans ses bras.
-« Je… J’ai peur mais je te promets d’être forte et de continuer à suivre mon cœur… »
-« Tu y arriveras ? » ne put s’empêcher de demander Jim inquiet.
-« Tu seras là pour moi ainsi que Rick et notre famille atypique. Je sais que je ne serai pas seule et, pour le moment, c’est mon seul réconfort… » souffla Kate en essayant de faire bonne figure.
-« Par pitié Seigneur, faites en sorte que tout se passe bien et que ces gens ne soient pas là pour ce que je redoute par-dessus tout. Faites qu'ils ne détruisent ni notre bonheur tout neuf ni notre amour ! Rick a déjà tellement souffert pendant près de quatre ans à cause de moi, je ne voudrais pas qu'il continue à souffrir à cause d'eux. Ma souffrance est une chose, celle de l'homme que j'aime en est une autre... »
-« Merci mon Dieu ! Kate semble faire un peu mieux face... Ce que j'aimerai avoir juste cinq minutes avec elle pour lui rappeler que je serai toujours là pour elle, quoiqu'il arrive. Always... »
Beckett se dirigea alors vers l’une des fenêtres du salon et se plongea dans la contemplation du paysage. Castle la suivit et, en faisant très attention à sa robe, il s’approcha par derrière et la prit contre lui, ses bras encerclant sa taille. Sans plus attendre, la jeune femme se blottit contre le torse puissant de son homme et laissa échapper un profond soupir. Les minutes passèrent et seuls les murmures de leur famille et amis envahissaient la pièce.
-« Tu es consciente qu’il va falloir les affronter et savoir ce qu’ils nous veulent… »
-« Oui, » souffla Beckett en se retournant pour faire face à Castle sans pour autant quitter ses bras. « J’ai peur mais j’ai besoin de savoir… »
-« Alors allons-y. »
-« Attends, » le retint la jeune femme. « Merci. Merci pour tout ce que tu viens de faire pour me réconforter un minimum alors que tu dois être exactement dans le même état que moi. Merci de m’avoir prise dans tes bras. Et merci de m’aimer autant… »
-« Tu n’as pas à me remercier Kate. Je t’aime c’est tout… »
-« Je suis une femme très chanceuse, » sourit la jeune femme les yeux pétillants de bonheur. « Si je pouvais t’embrasser, je le ferai là, maintenant, tout de suite mais je veux patienter jusqu’à ce que Gaby nous dise que nous pouvons le faire parce que nous sommes mariés… »
-« Et ça aura lieu juste après que nous ayons découvert ce qu’ils foutent ici, eux ! »
-« Je t’aime tellement Rick, n’oublie jamais ça… »
-« Je n’oublierai pas, » souffla Castle à son oreille avant de prendre sa main pour faire face à leur famille et amis mais surtout aux deux invités surprise. « Et si vous nous disiez maintenant la raison de votre venu au milieu de notre mariage ? »
-« C’est un peu délicat… N’y aurait-il pas un endroit où nous pouvons parler en privé ? »
-« Vous vous moquez de moi ? Après avoir fait paniquer tout le monde, mon père, mes amis, vous voulez nous parler sans témoin ? » s’exclama Beckett. « Assumez vos actes au moins et dites-nous de quoi il en retourne ! »
-« Si tout le monde veut bien s’assoir dans ce cas, » soupira le premier intrus résigné.
Tout le monde obéit en silence et sans quitter les deux personnes du regard.