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Série : Castle
Création : 11.12.2011 à 14h45
Auteur : Lilou004
Statut : Abandonnée
« Une histoire Caskett où Beckett ne ressemble pas vraiment à la Beckett de la série... » Lilou004
Cette fanfic compte déjà 188 paragraphes
Chapitre 144 : Explications
-« Non ! » s’écria alors la voix paniquée de Sarah depuis l’entrée de la maison. « Non ! Non ! Non ! Pas ! Moi zentille ! Moi zentille ! »
-« Princesse ! » s’exclamèrent d’une seule voix Beckett et Castle en se précipitant pour la rejoindre et la prendre dans leur bras.
La fillette avait échappé à la vigilance de Rebecca et de Mary pour venir espionner ce qui se passait dans le salon de peur de manquer le mariage tant attendu de ses parents. Elle était en larmes et tremblait, les yeux exorbités. Elle répétait telle une litanie les mots qu'elle avait prononcés plus tôt. Le couple faisait tout ce qu’ils pouvaient pour la calmer et bientôt Alexis les rejoignit pour aider. Pour la jeune fille aussi l’arrivée des intrus avait causé un choc et une profonde angoisse. Des larmes ravageaient son visage et Beckett se rendit alors compte qu'elle n'avait pas dit un seul mot depuis l'interruption du mariage.
-« Lex, shh... » dit la jeune femme en prenant l'adolescente dans ses bras. « Quoi qu'il arrive je te promets que ton père et moi feront tout ce qui est nécessaire. Nous sommes une famille, certes atypique mais une famille quand même. »
-« Maman... » pleurnicha Sarah en tendant ses petits bras vers elle pour qu’elle la reprenne dans ses bras.
-« Princesse, ta grande sœur ne va pas bien elle non plus et, pendant que Papa s'occupe de toi, moi je prends soin d'Alexis. C'est normal... »
-« Allez, venez les filles, » dit alors Castle en prenant une profonde inspiration. « Allons écouter ce que Kyle et le juge Paxton ont à nous dire de tellement urgent... »
La petite famille revint dans le salon et s'installa sur les chaises qu’ils avaient abandonnées un peu plus tôt. Tout le monde remarqua qu'ils ne se lâchaient pas. Leurs mains restaient soudées les unes aux autres.
-« Je sais que notre intervention n’était pas des plus heureuses mais une certaine personne, »dit Kyle en regardant le juge avant de continuer en insistant. « Une certaine personne disais-je avait réussi à me convaincre qu’elle était persuadée que votre mariage était factice, uniquement pour redorer le blason de votre dossier d’adoption… »
-« C'est vraiment ce que vous croyez Monsieur le juge ? Que je serai capable d'épouser un homme que je n'aime pas pour avoir une petite fille ? » demanda Beckett blessée par l'insinuation.
-« Je constate aujourd'hui l'étendu de mon erreur et le mal qu'elle a dû vous faire mais, malheureusement, beaucoup de personnes sont prêtes à tout pour obtenir un jugement d'adoption favorable. Je suis donc devenu très méfiant... »
-« Et pour nous ? Ça veut dire quoi exactement ? » demanda timidement Alexis n'en pouvant plus de cette attente insupportable.
-« Ma décision était prise mais je crois que je voulais vous voir de mes propres yeux en famille. Et puis, il faut la présence d'un juge pour valider une adoption définitive alors pourquoi ne pas faire le déplacement malgré la date... »
Les phrases du juge Paxton furent suivies d'un silence de quelques minutes, tout le monde cherchant à assimiler les informations tout juste annoncées.
-« Oh mon Dieu ! Merci ! Merci ! » s'exclama soudain Castle en se levant et faisant valser Sarah dans ses bras. « Tu es notre fille Princesse ! Notre fille ! »
-« Moi pas pa'tir ? »
-« Non ! Ni maintenant, ni jamais ! Oh Sarah ! » expliqua Castle en serrant la fillette contre son cœur alors que des larmes coulaient librement le long de ses joues. « Kate ? »
La jeune femme semblait ne pas réaliser ce qui venait de se passer. Elle s'était tellement préparée au pire qu'elle fixait Castle et Sarah avec de grands yeux incrédules. Avec un tendre sourire, l'écrivain s'agenouilla devant elle et déposa l'enfant sur les genoux de sa promise.
-« C'est ta fille Kate, notre fille, » déclara avec beaucoup d’émotions Castle. « Et maintenant plus personne ne peut rien faire contre ça. »
-« Vraiment ? » demanda Beckett n'osant pas encore y croire complètement.
-« Oui vraiment, » répondit Victoria qui venait de lire rapidement en diagonale les papiers officiels. « Enfin, une fois que vous aurez tout signé bien sûr. »
-« Qui a un stylo ? » fit alors la jeune femme avec empressement n'ayant pas envie d’attendre que le juge change d'avis.
Toutes personnes présentes ne purent s'empêcher de rire et Jim présenta à sa fille l'objet demandé. Alors que les filles Montgomery entraient dans le salon à leur tour, Beckett et Castle lirent le document que Kyle leur remis avec attention puis, après avoir échangé un sourire radieux, la jeune femme apposa sa signature au bas du document immédiatement imitée par l'écrivain.
-« Et voilà Princesse, tu es officiellement Sarah Anastasia Castle, » annonça fièrement Beckett en serrant la petite fille contre son cœur.
Le couple avait en effet demandé à ce que le prénom de la mère biologique de Sarah soit ajouté en deuxième prénom de la fillette en hommage à son histoire.
-« Il ne reste plus qu'à ce que je devienne moi aussi une Castle. Ainsi la boucle sera bouclée et nous pourrons recevoir notre livret de famille. »
-« En fait, il manquera encore une petite chose avant que je puisse vous donner votre livret de famille, » intervint le juge Paxton.
-« Ah bon ? » s'étonna Beckett confuse en relevant la tête de sa fille pour regarder son interlocuteur en fronçant les sourcils. « Quoi ? »
-« J'ai reçu une autre demande concernant votre famille et, si vous êtes d'accord, j'ai un second document à vous faire signer Mademoiselle Beckett, » sourit le juge avant de se tourner vers Alexis. « Elle n'est toujours pas au courant ? »
-« J'ai préféré ne pas lui en parler pour ne pas l'inquiéter outre mesure mais je pense, j'espère qu'elle sera d'accord… » répondit l'adolescente en rougissant légèrement.
-« Je suis sûr qu'elle acceptera, » annonça en souriant un Castle plus que confiant.
-« D'accord pour quoi ? » demanda la principale intéressée entre regardant tour à tour le père et la fille.
Ne sachant pas par où commencer, Alexis cherchait le meilleur moyen d'exprimer sa demande à celle qu'elle voulait comme mère et l'écrivain décida de lui laisser le temps de trouver ses propres mots. Quelque minutes avait déjà passé quand le juge Paxton s'approcha de la rouquine pour se mettre à sa hauteur.
-« Je vous ai connu plus éloquente, » dit-il avec un sourire. « Souhaitez-vous que j'explique à Mademoiselle Beckett votre démarche ? »
Alexis répondit par un signe négatif de la tête, inspira un bon coup et se retourna pour faire face à la jeune femme. Cette dernière, comprenant que c'était important pour la jeune fille, confia Sarah à Castle avant de prendre les mains d’Alexis entre les siennes.
-« Dis-moi tout. »
-« Depuis que tu es rentrée dans la vie de Papa, ma vie a changé pour le meilleur et j’ai découvert avec toi ce que c’était d’avoir une mère à mes côtés pour m’épauler et m’accompagner à grandir… J’aime ma première maman mais… Avec elle, c’est différent. Elle fait de son mieux mais c’est plus une copine avec laquelle je pars en virée shopping. Quand j’ai eu besoin des conseils d’une femme, c’est vers toi que je me suis retournée et tu as toujours répondu présente pour moi… »
-« Et je répondrai toujours présente ma Grande, quoi qu’il arrive. »
-« Je le sais et c’est pour ça que tu es si précieuse pour moi. Quand je te regarde, je vois la femme que j’aimerai devenir plus tard : belle, forte, intelligente, courageuse, avenante… Et j’en passe ! Tu es un véritable modèle pour moi et ça, même Maman l’a compris… »
-« De quoi tu parles ? » s’étonna Beckett en faisant glisser l’une de ses mains sur la joue de la jeune fille.
-« Tu te souviens quand Maman est venue à l’improviste à la maison peu de temps après ton emménagement au loft ? » demanda Alexis en se mordillant la lèvre inférieure, geste qu’elle avait adopté inconsciemment depuis quelques semaines.
-« Bien sûr mais pourquoi me parles-tu de ça ? »
-« Parce que, si Maman est venue nous rendre visite sur un coup de tête, c’est parce que j’avais formulé une demande bien précise. Quelques jours plus tôt, après en avoir longuement parlé avec Papa, je l’avais contactée pour lui demander si elle acceptait de renoncer officiellement à ses droits parentaux afin que tu puisses m’adopter et que je devienne ta fille. »
-« Tu… Quoi ? » demanda Beckett incrédule. « Et ? ... »
-« Elle a compris en discutant avec toi que tu n’étais au courant de rien et donc que tu ne m’avais en rien influencée. Elle a signé les papiers en me faisant lui promettre que je ne l’oublierai pas mais je ne pourrais jamais le faire car elle fait partie de moi et que, sans elle, je ne serais pas là à discuter avec toi… »
-« Elle a ? … Mais… Pourquoi ? »
-« Parce que j’ai fait une demande appuyée par Papa et Maman auprès du juge Paxton pour que toi, Kate, ma Maman de cœur, tu deviennes ma Maman officiellement… » fit Alexis avant d’ajouter précipitamment. « Enfin si tu es d’accord bien sûr… »
-« Bien sûr que je suis d’accord ! » s’exclama Beckett en prenant la jeune fille dans ses bras. « Oh mon Dieu Lex ! C’est un honneur pour moi que de pouvoir t’appeler ma fille parce qu’au fond de mon cœur c’est déjà ce que tu es… »
-« Je t’aime Maman. »
-« Moi aussi je t’aime Alexis, » répondit la jeune femme en prenant le visage de la jeune fille dans la coupe de ses mains et posant son front contre le sien.
Des larmes coulaient librement le long des joues de Beckett qui ne pensaient même pas à les essuyer…
-« Maman, » sourit la rouquine en s’éloignant légèrement pour chasser les larmes de ses joues. « Ce serait dommage de ruiner ton maquillage ! »
Tout le monde explosa d’un rire libérateur et Beckett n’échappa pas à la règle malgré ses larmes qui continuaient à couler sans interruption.
-« Heureusement que c’est du waterproof ! Parce que je n’ai pas envie d’attendre beaucoup plus longtemps avant de porter le même nom de l’homme que j’aime ainsi que celui de nos deux filles ! »
-« Si vous voulez bien signer ce document faisant de vous la mère légitime de Mademoiselle Alexis Castle s’il vous plait ? »
Sans plus attendre, Beckett reprit le stylo et apposa sa signature sur le second document avant de le rendre au juge Paxton.
-« Y a-t-il autre chose que nous devons faire ? » demanda la jeune femme afin de s’assurer que tout était en règle.
-« Non, c’est parfait. Je déclare l’adoption de Sarah Anastasia Castle par Mademoiselle Katherine Beckett et Monsieur Richard Castle ainsi que celle d’Alexis Katherine Castle par la jeune femme. »
-« Alléluia ! » s’exclama le Père Gaby tout sourire. « Bon et maintenant que diriez-vous de célébrer un mariage ? »
Chapitre 145 : Derniers préparatifs
-« En voilà une merveilleuse idée, » sourit Jim. « Par contre, avant de reprendre où nous avons été interrompu, j’aimerai avoir quelques minutes en privé avec ma fille… »
-« Tu me la rends après hein ? » demanda Castle immédiatement.
-« Bien sûr ! Elle serait capable de commettre un meurtre si quelque chose ou quelqu’un venait à nouveau interrompre votre mariage, » ne put s’empêcher de dire Jim avec un sourire.
Après un dernier regard à son fiancé et à leurs filles puisqu’il en était ainsi maintenant, Beckett suivit son père jusqu’à la cuisine. Sans un mot, il humidifia un torchon propre et, après s’être retourné pour faire face à sa fille, il le passa délicatement sur son visage pour en retirer toute trace de larmes.
-« Merci Papa. »
-« Dis-moi, tu as remarqué le prénom d’Alexis tout à l’heure ? » demanda Jim en plongeant son regard dans celui de sa fille.
-« Euh… Oui… » demanda Beckett ne comprenant pas le point de vue de son père.
-« Ah oui ? Et elle s’appelle comment ? »
-« Eh bien Alexis Castle ! » répondit la jeune femme comme une évidence. « Mais pourquoi toutes ces questions ? »
-« Parce que le juge Paxton a annoncé officiellement l’adoption d’Alexis ‘Katherine’ Castle, » répondit Jim en insistant sur le second prénom.
-« Je… Euh… Katherine ? »
-« Oui Katherine, Kate. Comme toi… Sais-tu si elle portait déjà ce prénom avant ? »
-« Non… Et j’en suis certaine car, lorsqu’elle a renseigné son dossier médical chez le docteur Warren, je lui avais fait remarqué qu’elle devait indiquer l’ensemble de ses prénoms pour éviter toute confusion et elle m’avait dit qu’elle ne portait que le prénom d’Alexis, » expliqua Beckett la gorge nouée.
-« Tu vois toujours le docteur Warren ? C’était le gynécologue de ta mère, non ? »
-« Oui je le vois toujours. Une fois par an pour un bilan et, quand Alexis en a eu besoin, je l’y ai emmenée. »
-« Va-t-il avoir la chance de mettre au monde tes enfants après t’avoir donné naissance ? » sourit Jim taquin.
-« Qui vivra verra mais avant j’aimerai poser une question à une certaine personne… » répondit Beckett en se tournant vers la porte. « Alexis ! Tu veux bien venir un instant s’il te plait ? »
-« J’arrive Maman ! » répondit la jeune fille en se précipitant dans la cuisine. « Qu’est-ce qu’il y a ? »
-« Tu veux bien venir me voir un instant s’il te plait… J’aimerai savoir quelque chose, » expliqua la jeune femme en s’asseyant avec l’aide de son père sur un tabouret et tapotant la place à côté d’elle.
-« Il y a un problème ? »
-« Non, » sourit Beckett pour la rassurant. « Mais j’aimerai savoir pourquoi tu as fait changer ton prénom… »
-« Quand j’ai vu que vous faisiez la demande pour Sarah, je me suis dit que j’avais moi aussi le droit à un second prénom… Après y avoir un peu réfléchi, je me suis décidée sur le tien »
-« Mais pourquoi le mien et pas celui de ta mère ? Pas que je ne suis pas d’accord, bien au contraire mais… Meredith mérite cette reconnaissance. Surtout après le sacrifice qu’elle a consenti à faire pour notre plus grand bonheur à toutes les deux… »
-« Je… Je n’y avais pas pensé… » répondit Alexis en se mordillant les lèvres. « Prendre ton prénom était une évidence pour moi. Je ne pensais pas faire de mal à qui que ce soit… »
-« Ne t’en fais pas, on expliquera tout ça à Meredith. Je ne la remercierai jamais assez pour son geste même si je n’arrive pas à comprendre comment une mère peut choisir d’abandonner son enfant… »
Beckett prit Alexis dans ses bras et la serra contre son cœur en essuyant délicatement une larme qui s’était échappée de son œil.
-« Ah non Katie ! Tu arrêtes de pleurer, tu te remaquilles rapidement et on file rejoindre ton fiancé car je lui ai promis de te ramener à lui rapidement ! »
-« D’accord Papa, » sourit la jeune femme en s’écartant de la rouquine.
-« Je file chercher ta trousse de maquillage à l’étage ! »
-« Attends ! J’ai toujours une petite pochette avec tout ce qu’il faut dans mon sac à main dans l’entrée ! »
-« Ok ! » lança Alexis en disparaissant sous le regard amusé de Jim.
-« Quoi Papa ? » demanda Beckett intriguée par l’attitude de son père.
-« Je retrouve en vous voyant ainsi toutes les deux la relation qu’il y avait entre ta mère et toi… Tu es magnifique avec tes filles et Johanna serait très fière de la femme et surtout de la mère que tu es devenue. Je crois que je ne te le dirai jamais assez. »
-« Merci, ça compte beaucoup pour moi… »
-« Voilà ta trousse, » annonça Alexis en pénétrant à nouveau dans la pièce. « Dis-moi Maman, tu me permettrais de te remaquiller ? »
-« Bien sûr mais… »
-« Ne t’en fais pas, j’ai bien observé tes gestes tout à l’heure et je devrais m’en sortir pour te rendre belle comme Papa aime tant. Et puis, si je n’y arrive pas, je te laisserai la main ! Je ne veux pas que tu ressembles à un pot de peinture quand même ! »
Les deux femmes rigolèrent de bon cœur et Alexis, aidée de son aînée, sortit tout ce qui lui serait nécessaire avant de s’atteler à la tâche.
-« Dis-moi Lex, je voudrais que tu me fasses une promesse… »
-« Bien sûr Maman. Que souhaites-tu exactement ? »
-« J’aimerai que tu continues à voir Meredith comme avant. Je ne veux pas qu’elle soit mise de côté parce qu’elle a accepté que je devienne officiellement ta mère. Je… Je ne la connais pas très bien mais, pour avoir eu une fille aussi belle et intelligente que toi, tout ne peut pas être noir dans son âme. »
-« Je lui ai déjà fait cette promesse à elle Maman. De même que je n’ai pas envie de l’appeler autrement que Maman… »
-« Tu m’en vois ravie. »
-« Par contre, il faudra trouver un code quand on sera tous réuni, c’est tout. Parce que sinon quand j’appellerai l’une les deux se retourneront ! »
-« Si tu veux, tu pourrais me rappeler Kate… »
-« Ce ne serait pas juste pour toi et Sarah ne comprendrait plus rien ! Déjà qu’on n’est déjà pas du tout une famille compliqué… »
-« Digne d’un roman de ton père ? »
-« Presque oui ! Parce qu’on est tous une grande famille mais, pour la plupart des cas, il n’y a aucun lien de sang entre nous ! »
-« C’est ce qui la rend encore plus magnifique à mes yeux. »
-« Voilà Maman, regarde si cela te convient, » annonça alors Alexis en tendant à Beckett un miroir.
-« Je vois que tu m’as vraiment bien observé ma Grande ! C’est parfait ! Qu’en dis-tu Papa ? »
-« Magnifique ! » sourit Jim en s’approchant des deux jeunes femmes. « Mais maintenant il serait peut-être temps de remettre ton voile et de rejoindre le salon et surtout Rick, non ? »
-« Si, » sourit rêveusement Beckett.
-« Maman ! Maman ! 'pêche-toi ! Veux ma'iage moi ! » s'écria Sarah en pénétrant en courant dans la cuisine. « Oh ! Cro belle toi ! »
-« Merci ma Princesse ! » sourit la future mariée avant de se retourner vers Jim les yeux brillant d'émotion. « Papa, à toi de jouer maintenant. »
Beckett se leva et Alexis remit sa robe en place autour d'elle puis vint prendre la main de Sarah pour regarder leur grand-père à l'œuvre.
-« J'espère bien que c'est la dernière fois que je dois te le rabattre sur ton visage ! »
-« Et moi donc ! Je crois que, si notre mariage est de nouveau interrompu, je serai capable de commettre un meurtre ! Je veux plus encore maintenant devenir l'épouse de Rick... » avoua-t-elle en rougissant.
-« ‘ite Maman ! Papa vouloir toi ‘ite ! » trépigna Sarah.
-« Alors il faut dire à Pops de se dépêcher, » sourit Alexis en fixant son grand-père.
-« Pops ! 'ite ! Papa dire lui pas bien ! 'soin voir Maman 'ite ! »
-« Et je parie qu'il t'a envoyé en messager ? »
-« Vi ! P'us jolis fleurs Alors moi donner mains Maman, d'accord ? »
-« Tu sais Princesse, normalement Maman et Pops vont seuls rejoindre Papa... »
-« Mais moi... » demanda tristement la fillette. « P'us faire rien ? »
-« Et si vous nous accompagniez toutes les deux jusqu'à Papa ? » proposa Beckett ne voulant pas gâcher le plaisir de Sarah. « Comme ça tout le monde serait content, non ? »
-« J'ai une meilleure idée, » annonça Alexis ne souhaitant pas priver son grand-père et sa mère de ce petit moment privilégié. « Tu vas apporter avec moi le petit coussin contenant les alliances. Comme ça on pourra de nouveau voir Maman d'avancer vers Papa. Tu es d'accord ? »
-« Oh vi ! » s'exclama Sarah en prenant avec moult précaution le coussin de soie blanche sur lequel reposaient les deux alliances. « Moi faire 'tention ! Promis ! »
-« On a confiance en toi Princesse, » répondit Jim avec affection avant de se tourner vers sa fille. « Elle me rappelle vraiment toi au même âge, c'est impressionnant ! Prête ? »
-« Comme jamais ! » sourit Beckett alors que le vieil homme rabattait le voile devant le visage de sa fille après avoir déposé un tendre baiser sur sa joue.
-« Alors allons-y maintenant car il me semble qu'un certain écrivain commence à s'impatienter ! »
-« Et il n'est pas le seul Papa. Loin de là... »
Jim glissa la main de sa fille sur son bras et, après un dernier regard l'un à l'autre, ils se dirigèrent d'un pas assuré vers l'autel improvisé et surtout vers le futur de la jeune femme.
Chapitre 146 : Le mariage (Partie 1)
Jim conduisit donc à nouveau sa fille auprès de son promis et glissa à nouveau sa main dans celle de Castle. Le jeune couple se sourit avant de faire les deux pas qui les séparaient du prêtre. Ce dernier regarda l’assemblée avant de poser un regard direct et plutôt froid sur le juge Paxton et Kyle restés dans le salon.
-« Je pense que maintenant plus personne n’a rien à dire et que je peux unir ce jeune couple qui n’attend que ce moment depuis des heures ? »
-« Euh… Oui, oui, je vous en prie mon Père… » souffla Kyle en rougissant.
-« Shhheuh ! Ma’iage ‘tenant ! » gronda Sarah posant un poing sur la hanche et plaçant un index devant ses lèvres, en lançant un regard noir digne de sa mère.
-« Sarah, » la rappela gentiment à l’ordre Martha en plaçant ses mains sur ses épaules.
-« Bah quoi… » bougonna la fillette en levant de grands yeux candides en direction de sa grand-mère.
-« Maintenant, » fit Gaby en s’éclaircissant la voix pour reprendre le contrôle. « Rick et Kate ont fait le choix d’écouter un extrait qui fut cher au cœur de Johanna lors de la préparation de son propre mariage. Jim, si tu veux bien… »
Le père de la mariée s’avança et prit le missel que lui tendit le père Gaby. Faisant taire l’émotion qui lui nouait la gorge, il posa ses yeux sur le texte et le lut avec un profond respect pour les mots qu’il prononçait.
-« C’est l’amour qui fait l’unité. Extrait de la lettre de Saint Paul, apôtre, aux Colossiens, » annonça Jim avant de regarder sa fille et son futur gendre avec un tendre sourire. « Frères, Puisque vous avez été choisis par Dieu, Que vous êtes ses fidèles et ses bien-aimés, Revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, D'humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous mutuellement Et pardonnez si vous avez des reproches à vous faire. Agissez comme le Seigneur : Il vous a pardonné, faites de même Par-dessus tout cela, qu'il y ait l'amour : C'est lui qui fait l'unité dans la perfection. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ A laquelle vous avez été appelés Pour former en lui un seul corps. »
En refermant le missel, Jim le déposa sur son cœur et plongea son regard dans la photo de Johanna sur le manteau de la cheminée. Des larmes inondaient ses yeux au même titre que ceux de Beckett et Castle. C’est alors que la douce voix d’Alexis s’éleva en un chant mélodieux.
-« Proche est le Seigneur De ceux qui l'invoquent. Le seigneur est tendresse et pitié, Lent à la colère et plein d'amour ; La bonté du Seigneur est pour tous, Sa tendresse pour toutes ses œuvres. Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce Et que tes fidèles te bénissent ! Les yeux sur toi, tous, ils espèrent : Tu leur donnes la nourriture au temps voulu. Le Seigneur est juste en toutes ses voies, Fidèle en tout ce qu'il fait. Il est proche de ceux qui l'invoquent. »
Le chant mourut entre les lèvres de la jeune fille et Castle glissa une main sous le voile de sa fiancée pour essuyer une larme qui s’était échappée des yeux de Beckett. Avec un sourire plein d’amour, il murmura silencieusement un ‘je t’aime’ qu’elle lui rendit aussi rapidement. Gaby laissa à tout le monde le temps d’assimiler les paroles jusque-là prononcer avant de reprendre avec un sourire.
-« Evangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu. »
-« Gloire à toi Seigneur Jésus, » répondirent en un doux murmure les personnes présentes.
-« Des Pharisiens s'approchèrent de Jésus Pour le mettre à l'épreuve ; Ils lui demandèrent : ‘Est-il permis de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif ?’ Il répondit : ‘N'avez-vous pas lu l'écriture ?’ Au commencement, le Créateur Les fit homme et femme, Et il leur dit : " Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. ‘A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, Que l'homme ne le sépare pas !’ Parole du Seigneur. »
-« Nous rendons grâce à Dieu. »
Sur un geste de Gaby, Lanie enclencha le lecteur CD et les premières notes de ‘The Secret Wedding’ de James Horner emplirent la pièce. Mains dans les mains, le couple ne se quittait pas du regard, laissant les paroles des textes écoutés les imprégner et prendre toute la profondeur de leur signification. Les dernières notes de musique s’éteignirent et le Père Gaby fit signe à l’assemblée et aux futurs époux de se lever.
-« Kate et Rick, vous avez écouté La parole de Dieu qui a révélé aux hommes le sens de l'amour et du mariage. Vous allez vous engager l'un envers l'autre. Est-ce librement et sans contrainte ? »
-« Oui, » répondirent solennellement le jeune couple.
-« Vous allez vous promettre fidélité. Est-ce pour toute votre vie ? »
-« Oui, pour toute notre vie. »
-« Dans le foyer que vous allez fonder, acceptez-vous la responsabilité d'époux et de parents ? »
-« Oui nous l’acceptons, » répondirent Beckett et Castle avec un grand sourire.
-« Maintenant, nous allons écouter Kate puis Rick qui ont rédigé chacun de leur côté leurs propres vœux. Kate ? »
La jeune femme prit une profonde inspiration et plongea son regard dans celui de son fiancé, soudant un peu plus leurs mains ensemble.
-« La première fois que je t'ai vu, je n'ai vu qu'un gamin de neuf ans d'âge mental qui ne prenait rien au sérieux, qui s'amusait de tout et qui se croyait tout permis, » commença Beckett avec une émotion palpable dans la voix. « Un personnage qui, bien que physiquement attirant et charmant, s'aimait plus que n'importe qui et n'importe quoi sur Terre. Je ne voyais que le Playboy que je connaissais comme l'écrivain que j'admirais depuis la parution de son premier roman. L’écrivain qui me rappelait ma mère tout aussi passionnée par ses livres que moi. Je n'étais que ‘Plume_Tom_Straw’ mais je n'avais pas encore découvert la facette de sa personnalité, ta personnalité qui fait qu'aujourd'hui, à mes yeux, tu es l'homme parfait. »
-« Oh mon Dieu ! Kate ! Tu es ‘Plume_Tom_Straw’ ?! Mais alors... »
-« Oui, » sourit tendrement la jeune femme avant de poursuivre des larmes aux yeux. « Lorsque tu m'as annoncé que tu partais tout l'été dans les Hamptons et que l'enquête sur laquelle nous travaillions à ce moment-là était ta dernière, ça a été comme un déclic en moi. Je me suis rendue compte alors que je ne pouvais pas me passer de toi, que tu m'étais devenu aussi indispensable que l'air que je respire et que j'avais envie de partager chacun des instants que je vivais avec toi. Je crois que c'est à ce moment-là que je suis tombée amoureuse de l'homme que j'aime de tout mon cœur et de toute mon âme aujourd'hui. Mais, bien avant ça, j'étais déjà tombée amoureuse de l'écrivain dont les écrits m'ont tant aidé à travers la perte trop précoce de ma mère et m'ont redonné un peu plus d'espoir à chaque nouvelle page lue... »
Castle essuya une larme qui coula librement sur la joue de Beckett avant de faire de même sur ses propres larmes.
-« Te rencontrer m'a donné plus de force mais surtout plus de courage. Le courage de faire face à mes peurs, mes angoisses, mes doutes et mes questions. Le courage d'être une femme, une mère et très bientôt une épouse. Tout ce que je m'interdisais jusqu'à présent parce que je pensais ne pas le mériter... Juste le courage de vivre ma vie comme mon cœur l'entend. Te rencontrer, vivre à tes côtés m’a aussi permis de me rendre compte que le Monde n’est pas soit tout noir, soit tout blanc mais qu’il regorge de toute une palette de couleur ! Et que cette couleur redonne espoir, joie de vivre et bonheur… »
Beckett déglutit pour tenter de chasser la boule d’émotions qui s’était formée dans sa gorge, inspira profondément et puisa la force de continuer dans le regard confiant et amoureux de Castle.
-« Le Père Gaby nous a demandé de réfléchir à ce qui nous manque le plus lorsque nous ne sommes pas ensemble mais cela n’est jamais arrivé depuis que nous sommes devenu un couple… Cependant, je pense que ce sera tout simplement toi, ta présence, tes paroles réconfortantes, ta chaleur rassurante, ton étreinte autour de moi quand tu me prends dans tes bras… Toutes ces petites choses qui me font me sentir aimée, chérie et protégée… Si je devais dire aujourd’hui où j’aimerai être dans dix, vingt ou encore quarante ans, je répondrai sans hésiter dans tes bras, en train de rouler des yeux après une des énièmes bêtises que tu auras tout juste sortie ou encore à observer nos enfants et peut-être même leurs enfants grandir et s’épanouir à leur tour… »
Beckett initia un geste en direction de Castle et ce dernier comprit de suite que, s’ils étaient dans d’autres circonstances, elle se serait volontiers blottie dans le creux de ses bras pour continuer. Après un regard au Père Gaby qui lui sourit en hochant discrètement, l’écrivain prit sa belle contre son cœur pour lui donner le courage et la force de continuer.
-« Il y a une citation de Denys Gagnon qui me parle quand je pense à nous deux… Elle dit : ‘Vous croyez encore que l'on n'embrasse qu'avec les lèvres ; mais les vrais baisers sont des sourires.’ Elle résonne tellement juste à mon cœur quand je pense à nous et à tous ces regards qui parlent pour nous… »
Beckett redressa la tête et plongea son regard dans celui de Castle qui remarqua à qu’elle point elle avait décidé de se livrer devant tous jusqu’au plus profond de son âme.
-« Il y a une chose dont je me souviendrai toute ma vie et que, jusqu’à présent, je ne t’avais jamais dit. Un jour, lors d’une enquête, une jeune femme m’a demandé si je connaissais un Alexander. Lorsque je lui ai répondu que non, elle m’a dit que j’allais en rencontré un et qu’il me sauverait la vie… C’est à la fin de cette enquête que j’ai découvert ton nom de baptême : Richard Alexander Rodgers. Et elle disait vraie. Même si je l’ai prise pour une folle sur le coup, tu m’as bien sauvé la vie, à plusieurs reprises et dans tous les sens du terme… D’ailleurs, chacune de ces épreuves nous ont un peu plus rapproché l’un de l’autre. Chacun des dangers passés à tes côtés m’a fait espérer que ce serait le dernier et que tu serais toujours en sécurité parce qu'à chaque fois je me rendais compte que tu comptais de plus en plus à mes yeux…. »
La jeune femme reprit les mains de son homme dans les siennes et entrelaça leurs doigts avec beaucoup de douceur.
-« Si je n'avais qu'une promesse à te faire concernant mon amour pour toi, ce serait de t'aimer quoiqu’il arrive, pour toujours et à jamais tout en ouvrant chaque jour un peu plus mon cœur. Et si aujourd'hui je me marié avec toi, c'est tout simplement parce que mon 'One and Done' c'est toi et personne d'autre. Je t'aime et pour la première fois je découvre ce merveilleux sentiment pour un homme que ma mère m'avait promis lorsque j'étais enfant. Je me marie aujourd'hui avec toi parce que je ne suis la femme que d'un seul homme et que cet homme je l'ai trouvé en toi. Tu es le bon. Je le sens. Je le sais. Et je me donne à toi sans restriction tout comme je sais que tu feras de même vis-à-vis de moi. Par cette union nous ne formerons plus qu'un pour la vie entière. Je sais que ce ne sera pas rose tous les jours car nous avons deux forts caractères et deux professions très prenantes mais je sais que nous parviendrons à faire les compromis nécessaire pour former et faire grandir cette famille que nous avons déjà et que nous souhaitons agrandir de tout notre cœur. Nous trouverons en nous les ressources pour développer et faire fructifier notre amour, notre passion, notre affection, notre attirance afin de nous offrir ce futur que nous espérons. Le tout, sans perdre de vu nos idéaux. Je t'aime Rick. Always… »
Un silence chargé d'émotions et de respect emplit la pièce une fois que la voix éraillée de Beckett eut terminé. Castle ne retenait pas ses larmes de même que la jeune femme et que l'ensemble des invités présents. Il déposa son front contre le sien, ferma les yeux et huma le doux parfum de cerises qui émanait de sa promise qui venait de lui faire un cadeau inestimable pour lui.
-« Rick ? Si tu veux bien à ton tour nous faire partager tes vœux ? » demanda après quelques minutes le Père Gaby.
Après un hochement de tête, Castle ouvrit ses yeux et plongea son regard dans celui brillant de Beckett.
Chapitre 147 : Le mariage (Partie 2)
-« La première fois que je t'ai vue, j'ai été intrigué... Intrigué par ton caractère, ton esprit, ta sensibilité mais aussi, et si je ne le cité pas je ne serai pas fidèle à moi-même, par ton sexappeal ! J'ai tout de suite su que tu étais la femme qui avait les réponses que je cherchais. J'étais perdu lorsque je t'ai rencontré. Je venais de tuer Derrick et je me retrouvais sans rien. Ma vie me déprimait et ne m'apportait plus aucune surprise. Tu m'as apporté tout ce qu'il y manquait sans même t'en rendre compte et tu m'as en quelques sortes redonné vie. Je ne sais pas si tu te souviens de la première fois où tu m'as parlé de ta mère... » fit Castle avant de continuer une fois que les yeux verts de la jeune femme lui ait donné la réponse qu'il attendait. « Je t'avais questionnée en croyant que tu avais perdu ton père et que c'est pour cette raison que tu portais sa montre. C'est la première fois que tu t'es ouverte à moi. C'est à ce moment-là que j'ai découvert ce qui te rongeait, ce qui a radicalement transformé ta vie et ce qui t’a fait devenir aussi forte. C'est à cet instant précis aussi que mon cœur a définitivement flanché pour toi, quand tu m'as autorisé en te dévoilant ainsi, si pudiquement, à entrer dans ta vie et surtout dans ton passé... »
Doucement l’écrivain fit remonter ses mains le long des bras de Beckett déclenchant en elle un frisson qui la parcourut de la tête au pied.
-« Si on me demandait ce que je n’avais pas avant de te rencontrer, je répondrai sans hésiter le vrai Amour, celui avec un grand ‘a’ ! Avec toi, j’ai enfin trouvé ma ‘One and Done’, celle que j’attendais depuis toujours sans vraiment la chercher et en me fourvoyant par moment… Mais maintenant que je l’ai enfin trouvée, je te fais une promesse aujourd’hui devant tous que jamais je ne t’autoriserai à partir… Tu es tout pour moi, l’air dont j’ai besoin pour respirer, pour être heureux, pour vivre tout simplement… Depuis le jour où je t’ai rencontré, tout est plus beau, tout est plus simple et ma vie entière a retrouvé un sens ! Tu as d’abord rempli un vide professionnel en m’inspirant mon personnage de Nikki Heat puis tu as bouleversé mon univers, m’embarquant volontairement dans ta vie plus que mouvementée. Enfin tu m’as montré ce que pouvait être un vrai mariage, un mariage d’amour et non guidé par la raison… »
La voix de Castle se bloqua dans sa gorge et, avec un tendre sourire, Beckett fit glisser l’une de ses mains sur sa joue rasée de prêt qu’elle aimait temps. Un geste qui voulait dire qu’elle comprenait et qu’il avait tout son temps…
-« Je sais que nous ne nous sommes jamais quitté depuis que nous avons franchi le pas en devenant un couple mais je sais déjà ce qui me manquera le plus… C’est ton odeur de cerise… Je ne sais pas comment tu fais pour parvenir à la conserver toute la journée et ce quel que soit ce par quoi on passe… Cette odeur sur ta peau est devenue mon parfum préféré, ma source de réconfort… Lorsque ton appartement a explosé, j’ai trouvé sur le sol le flacon cassé de ton parfum et je dois t’avouer que je m’en suis acheté un… Il est caché au fond du premier tiroir de mon bureau et, quand je ne parvenais pas à écrire, que je manquais d’inspiration, j’en respirais l’effluve… Une autre chose va me manquer terriblement : ton corps contre le mien. Le fait de devenir ton petit ami puis ton fiancé et aujourd’hui ton mari m’a offert l’opportunité d’en découvrir sa douceur et ses courbes faites pour moi. Je ne suis pas sûr de réussir à m’en passer maintenant… En tout cas, cette nuit, ça n’a pas marché… »
De légers rires se firent entendre dans l’assemblée à la dernière remarque de Castle et le couple rougit légèrement.
-« Si je devais te dire aujourd’hui où je nous vois dans dix, vingt ou encore quarante ans, je dirai ici, dans notre maison des Hamptons avec notre famille autour de nous… Amoureux comme au premier jour, s’éclipsant dans de petites escapades à deux pour le plus grand désarroi de nos enfants et de nos petits-enfants. J’entends déjà Alexis soupirer bruyamment en nous rappelant qu’il y a des chambres pour ça ! »
Cette fois-ci Esposito pouffa bruyamment ne pouvant se retenir plus longtemps. Ceci lui valut un regard assassin de Sarah qui écoutait et regardait ses parents avec beaucoup d’attention.
-« Je me souviens d’une réplique d’une série télévisée que Mère et Alexis aiment regarder de temps en temps un jour où je suis resté à le regarder avec elles. ‘Soyons extraordinaires ensemble, plutôt qu’ordinaires séparément.’ A partir de cet instant, je n’ai jamais su ce qu’il s’est passé ensuite dans cet épisode de Grey’s Anatomy car je ne pouvais penser qu’à toi Kate. »
Sans un mot, Beckett se blottit à nouveau dans les bras de Castle.
-« Tu te souviens, il y a à peu près un an nous avons enquêté sur le meurtre d’un magicien dans sa boutique ? » demanda l’écrivain avant de continuer en la sentant hocher affirmativement la tête. « Ce jour-là, tu m’as appris que, lorsque tu avais quatorze ans, ton grand-père t’y emmenait une fois par semaine, le dimanche après-midi. Je t’ai demandé si tu connaissais un bon tour et tu m’as répondu avec beaucoup de naturel et comme si c’était la chose la plus normale du monde que tu étais très douée pour faire un tour avec des glaçons. Sur ces mots, tu m’as abandonné sur le trottoir pour rentrer dans la boutique et tu savais parfaitement dans quel état tu m’avais mise ! Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres où tu as laissé Kate la tentatrice qui aime jouer au chat et à la souris prendre le dessus… Et je dois avouer que tu es vraiment douée à ce petit jeu-là… »
Ressentant un léger changement dans l’attitude jusque-là sereine de Castle, Beckett s’écarta légèrement et plongea son regard dans celui de son très futur mari. Tous ses muscles s’étaient tendus et ses mâchoires s’étaient contractées. Avec beaucoup de douceur et de tendresse, la jeune femme lui sourit et fit glisser ses mains le long de ses traits.
-« Au fur et à mesure des enquêtes, de ta franchise que tu m’as offerte en m’avouant des secrets tels l’anecdote de ton grand-père, je me suis senti de plus en plus proche de toi et mes sentiments ont grandi jusqu’à ce que je ne puisse plus les retenir lorsque j’ai vu ta vie quitter tes magnifiques yeux au cimetière… Je ne pouvais rien faire pour te retenir mais je refusais de te laisser partir sans t’avoir au moins dit une fois à quel point je t’aime ! Je ne pouvais plus me le cacher, te le cacher… Je ne savais plus comment vivre sans toi à mes côtés… »
Comprenant d’où venait la tension qui avait soudain habité Castle et les larmes qui dévalaient le long de ses joues, Beckett passa ses bras autour de la taille de son fiancé pour le serra contre son cœur de toutes ses forces en enfouissant son visage toujours recouvert du son voile sous son menton.
-« Comment expliquer la mesure de mon amour pour toi ? Ou encore mes rêves pour nous deux et notre famille ? Ma volonté de te protéger ? Mon envie d’avoir d’autres enfants avec toi ? Une petite fille et un petit garçon au moins pour que nous soyons tous les deux heureux mais je sais que nous prendrons ce que la nature nous offrira… Les mots ne sont pas assez forts pour décrire ce que je ressens pour toi, et pourtant je suis un écrivain plutôt talentueux d’après ce qu’on dit… Alors je te le prouverai chaque jour que Dieu fait et ce jusqu'au dernier qu’il nous sera donné de partager. Tu peux compter sur moi Kate… C’est pour ça que je veux devenir ton époux aujourd’hui et m’unir à toi devant Dieu et notre famille car, même si je me suis déjà marié à deux reprises, ici, avoir toi, c’est différent… Tout simplement parce que tu es ma ‘One and Done’. Je n’ai aucun doute là-dessus malgré le stress que j’ai pu ressentir. Tout simplement parce que les enjeux aujourd’hui sont beaucoup plus importants, ils m’engagent corps et âmes parce que je suis fou amoureux de toi Kate depuis quatre ans maintenant ! Aujourd’hui, je m’ouvre totalement à toi que j’aime pour, ensemble, bâtir et construire un avenir commun solide. »
Castle se sépara suffisamment de Beckett pour pouvoir plonger son regard dans le sien et prit de nouveau ses mains dans les siennes.
-« Je veux pouvoir continuer à t’apporter ton café le matin juste pour te voir me sourire, je veux déplacer des montagnes pour faire de ta vie et de celle de nos enfants un ravissement. Je veux tout pour toi parce que je t’aime du plus profond de mon cœur… Je sais tout comme toi que nous trouverons en nous les ressources nécessaires pour développer et faire fructifier notre amour, notre passion, notre affection, notre attirance afin de nous offrir ce futur que nous espérons. Le tout, sans perdre de vu nos idéaux. Je t'aime Kate. Always… »
Sans un mot et sans quitter les yeux de sa promise, Castle prit délicatement le voile et le fit passer par-dessus la tête de la jeune femme qui l’aida en le dégageant complètement d’un geste de la tête. Alexis prit alors Sarah par la main et la guida vers leur parent avant de la prendre dans ses bras afin que la fillette soit à la bonne hauteur pour présenter le cousin contenant les alliances. Les mains tremblantes, Beckett détacha le fin ruban qui retenait la bague qu’elle avait choisi pour Castle avant de se remettre face à son promis. Le regardant droit dans les yeux, elle se mordilla la lèvre inférieure en se saisissant de sa main gauche et de présenter l’alliance à son annulaire.
-« Je te donne cette alliance, signe de notre amour et de notre fidélité, » souffla d’une voix pleine d’émotion contenue Beckett en glissant la bague à son doigt.
Puis ce fut au tour de l’écrivain de faire les mêmes gestes qu’elle. Lui aussi était légèrement tremblant mais son visage irradiait de bonheur.
-« Je te donne cette alliance, signe de notre amour et de notre fidélité, » répondit en écho Castle, glissant à son tour la bague à l’annulaire de la jeune femme.
-« Désormais, vous êtes unis par Dieu et par le sacrement du mariage. Rick, tu peux pouvez embrasser la mariée. »
Sans se faire prier, Castle fondit sur les lèvres de son épouse et l’embrassa avec une passion à laquelle la jeune femme ne perdit pas un instant pour répondre. Ils se perdirent un très long moment dans leur joie d’être uni pour la vie, jusqu’à ce qu’un certain latino ne se racle la gorge assez bruyamment les faisant se séparer tout sourire.
-« Il est trop jeune pour comprendre, » ironisa doucement l’écrivain avec un sourire.
-« Ouais ! Ryan comprendra avant lui, » répondit Beckett avec un immense sourire et se mordant la lèvre inférieure avant de se blottir dans les bras de celui qui était maintenant son époux.
-« Maintenant, les jeunes époux ont décidé de partager avec une prière, » annonça le Père Gaby en faisant signe à Castle et Beckett de se tourner vers leur famille pour leur lire le texte de Saint François d’Assises qu’ils avaient choisi d’un commun accord.
-« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, » lurent d’une seule et même voix le couple nouvellement uni. « Là où est la haine, que je mette l'amour. Là où est l'offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l'union. Là où est l'erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l'espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie. Ô Seigneur, que je ne m'efforce pas tant d'être consolé que de consoler, D'être compris que de comprendre, D'être aimé que d'aimer. Car c'est en donnant que l'on reçoit, C'est en s'oubliant soi-même que l'on se retrouve soi-même, C'est en pardonnant que l'on obtient le pardon. »
Le Père Gaby laissa à tout le monde le temps de s'imprégner de la prière avant de reprendre la parole, Castle et Beckett lui refaisant face. Il étendit au-dessus de leurs têtes ses deux mains ouvertes.
-« Seigneur notre Dieu, Bénis, protège et fortifie L'amour de ces nouveaux époux ; Que leur amour soutienne leur fidélité ; Qu'il les rende heureux Et leur fasse découvrir La joie du don total à celui qu'on aime. Que leur amour, semblable à ton amour, Seigneur, Devienne une source de vie ; Qu'il les garde attentifs aux appels de leurs frères, Et que leur foyer soit ouvert aux autres. En s'appuyant sur leur amour, Qu'ils prennent une part active à la construction d'un monde plus juste et plus fraternel, et soient ainsi fidèles à leur vocation d'hommes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. »
-« Amen, » répondirent en chœur l'ensemble des personnes présentes.
-« Le mariage est maintenant célébré mais avant de vous présenter le jeune couple pour la première fois, nous allons signer les registres et le juge Paxton remettra lui-même le livret de famille à Rick et Kate. »
Les formalités ne prirent pas plus de quelques minutes puis chacun reprit sa place dans l'assemblée. Castle serra sa jeune épouse contre son cœur pendant que Beckett enfouissait son nez dans son cou, déposant au passage un rapide baiser au creux de ce dernier.
-« Je t'aime... » se soufflèrent au même instant les jeunes mariés ce qui étira encore plus leur sourire.
-« Dès qu'ils seront sortis de leur bulle, » ironisa Gaby en se souvenant d'un autre couple exactement pareil plus de trente ans plus tôt. « J'aurai l'immense honneur de vous présenter pour la première fois Monsieur et Madame Richard Castle ! »
Ce furent les grains de riz et les ovations de leur famille qui sortit le couple de sa bulle de félicité. Sarah se précipita vers eux de même qu'Alexis et, pendant que Castle soulevait la fillette dans ses bras pour l'installer sur sa hanche, l'adolescente trouvait tout naturellement sa place dans les bras de sa mère. Tout à leur joie et aux effusions qui en découlaient, personne ne remarqua que Kyle et le juge Paxton s'éclipsaient discrètement.
Chapitre 148 : Célébrer ensemble
-« Bon ! Et si on sabrait le champagne pour célébrer cette magnifique union ? » proposa soudain Jim avec entrain. « Il y a bien sûr des jus de fruits ou des sodas pour les filles et moi ! »
-« Oh oui alors ! » s’exclamèrent plusieurs personnes présentes en se précipitant vers le buffet installé un peu plus tôt.
-« Que la fête commence ! » lança Esposito en faisant sauter le bouchon de la première bouteille de champagne et servant les verres un à un.
Tout le monde fut rapidement servi et l’ensemble des convives se tourna vers le tout jeune couple avec un sourire bienveillant. Beckett reposait contre le torse puissant de Castle qui enserrait sa taille de guêpe de ses bras.
-« Aux jeunes mariés et à l’adoption des filles ! » annonça Martha en levant triomphalement son verre, émue aux larmes. « Je vous souhaite tout le bonheur du monde tous les quatre ! »
-« Aux jeunes mariés et à l’adoption des filles ! » reprit tout le monde en cœur en levant leur verre avant de boire une première gorgée de liquide pétillant.
-« Merci à vous tous pour avoir été les témoins privilégiés de notre union, » répondit Castle alors que Beckett lui lançait un sourire radieux par-dessus son épaule.
-« Ça compte énormément pour nous en effet. Au fil des ans, vous êtes tous devenus des membres à part entière de notre famille, » renchérit la jeune femme.
Martha s’approcha alors de son fils et de sa belle-fille et les prit dans ses bras. Pendant un long moment, elle les serra contre son cœur et, lorsqu’elle s’écarta enfin, Beckett remarqua tout de suite les larmes que la rouquine tentait de retenir.
-« Martha ? Tout va bien ? » demanda la jeune femme en s’écartant doucement de son mari pour prendre sa belle-mère dans ses bras.
-« Ce n’est rien Darling, ne t’en fais pas… »
-« Martha, ce n’est pas parce que je suis devenue l’épouse de ton fils que tu ne fais plus partie de notre famille. Ce n’est pas parce qu’en ce moment des travaux sont réalisés au loft pour l’agrandir et vous faire un appartement pour Alexandre et toi que tu ne peux plus venir dès que tu en as envie… Tu seras toujours la bienvenue chez nous comme tous les membres de notre famille… »
-« Comment tu fais pour… » marmonna la rouquine sous le coup de la surprise.
-« J’ai un petit peu d’expérience, » sourit Beckett en prenant son aînée dans ses bras.
Castle observa avec beaucoup d’émotions l’échange entre sa mère et sa femme. Un sourire étirait ses lèvres alors qu’Alexis se blottissait dans ses bras.
-« Maman est vraiment quelqu’un… »
-« C’est la meilleure… »
-« Alors comme ça, ‘Plume_Tom_Straw’ c’est Maman et tu ne le savais pas ? »
-« Non… Mais il va falloir que je creuse cette histoire… Ma femme est la seconde personne au monde à s’être inscrite sur son site officiel et à y publier régulièrement des petits messages et moi, je n’ai rien vu ! »
-« Elle est douée ! Elle est vraiment très douée… »
-« Qui ça ? » demanda Beckett en revenant vers eux.
-« Toi ! » répondit Castle en l’enlaçant amoureusement. « Alors comme ça tu es ‘Plume_Tom_Straw’ et tu ne m’en as jamais rien dit ? Et surtout ! Tu as continué à publier des commentaires très régulièrement, y compris depuis que nous sommes en couple… »
-« C’était mon petit secret à moi… Un secret que je partageais avec Maman… »
-« Comment ça avec ta maman ? »
-« Te souviens-tu du pseudo de ton premier fan sur ton site web ? »
-« Bien sûr ! Il s’agit d’Eurêka. Ça m’avait beaucoup touché d’ailleurs car il s’agit de quelqu’un qui me connait plutôt bien puisqu’il s’agit de l’une des œuvres d’Edgar Allan Poe que je respecte énormément. Cette personne passe d’ailleurs toujours très régulièrement pour laisser un petit message… »
-« Derrière le pseudo Eurêka se cache ma maman. Quand nous avons su que tu ouvrais ton site web, nous avons toutes les deux longtemps réfléchi à nos pseudos et, à peine ton site ouvert, nous nous sommes précipitées dessus pour nous y inscrire… Eurêka pour Maman en hommage à ton amour pour Edgar Allan Poe et Plume_Tom_Straw pour moi en hommage au prix que tu as reçu pour ton premier roman. A la mort de Maman, je ne voulais pas que son pseudo disparaisse… Je n’étais pas prête et je ne le suis toujours pas d’ailleurs… Alors je me connecte régulièrement à partir de ses identifiants pour laisser un message et qu’elle ne soit pas désactivée… »
-« Je vais faire en faire en sorte que ta Maman ne disparaisse jamais de mon site. Je te promets d’appeler mon webmaster pour qu’il mette en place une partie membre d’honneur et le pseudo de Johanna y figurera pour toujours. »
-« Merci Rick, » murmura Beckett émue en se blottissant un peu plus dans ses bras.
-« Mais alors… » fit l’écrivain en réalisant soudain quelque chose en prenant sa femme dans ses bras et la faisant tourner en riant. « C’était toi il y a quatre ans ! J’ai cherché pendant des jours, voire des semaines pour essayer de trouver qui se cachait derrière ce pseudo et que j’avais rencontré ! »
-« Rick… » gémit la jeune femme en rougissant ayant peur de savoir de quoi il parlait exactement. « Pas maintenant… S’il te plait… »
-« Il y a quatre ans bientôt, j’ai reçu un message qui m’a hanté au point d’avoir fait la liste de toutes les personnes que j’avais rencontré ce soir-là pour essayer de trouver qui avait bien pu laisser ces mots… Mais jamais, je dis bien jamais je n’aurais pensé à toi ! »
-« Ah oui ? Et c’était quoi ce message ? » demanda le Père Gaby en sachant très bien de quoi le jeune marié parlait.
-« Gaby ! » râla Beckett pas dupe de l’air faussement innocent du prêtre avant de se tourner vers Castle pour le supplier du regard.
-« Je le connais par cœur… » dit l’écrivain en plongeant ses yeux dans ceux de sa femme. « J'ai rencontré Richard Castle hier à la réception de son dernier Derrick Storm... Mais pourquoi avoir tué ce personnage ? Tu as intérêt à continuer d'écrire en tout cas… Bref, je vous assure qu'il est encore plus mignon de près et que pouvoir ‘discuter’ avec lui est un réel plaisir… La seule chose que je regrette en fait, c’est de ne toujours pas avoir obtenu un autographe spécial... Et pourtant, si je me souviens bien, il me l’a lui-même proposé… Malheureusement, ce n’était pas le bon moment mais j’aurai tellement aimé… »
Beckett était mortifiée sur place et la honte avait coloré ses joues d’un rouge vermillon.
-« Rick ! Tu es conscient que ça pourrait être une cause de divorce ça ! » gronda Beckett mécontente de voir cet aspect de sa vie privée dévoilé devant tous.
C’est alors que Ryan et Esposito se regardèrent avec un air entendu, bien décidé à enfoncer le clou encore un peu.
-« Tu savais que, le lendemain de cette fameuse rencontre entre Kate et toi, elle était arrivée au poste de police avec un immense carton contenant ta collection complète ? »
-« Et sur la première page de chacun d’eux, il y avait un message indiquant que ce livre appartenait à Katherine Beckett… Tu sais, un peu comme les livres de bibliothèque ! »
-« Eh bien, » sourit Alexis. « Je n’avais pas d’idées de cadeaux pour vous deux mais j’ai trouvé ! Je vais vous offrir un marqueur comme ça vous aurez tout le loisir de vous rattraper ! Par contre, si vous voulez bien me faire l’immense plaisir d’attendre d’être seuls… »
-« Alexis ! » s’offusqua Beckett en rougissant un peu plus.
-« Ma Katie, c’est un plaisir de voir que certaines choses ne changent pas, » sourit Jim en prenant sa fille dans ses bras. « Et n’en veux pas trop à Rick et à Lex. C’est ça aussi la famille… »
-« Je sais Papa mais je me serais bien passée de cette petite intrusion… »
-« Il y a toujours des anecdotes gênantes qui sortent lors d’un mariage, crois-moi mais une fois que tu auras retrouvé les bras de ton mari et que vous serez seuls, plus rien n’aura d’importance. »
Le reste de la journée, la famille célébra dans la joie et la bonne humeur l’union du couple qu’ils attendaient depuis leur rencontre. Vers dix-huit heures, Castle prit sa jeune épouse à part en la guidant vers la porte fenêtre du salon.
-« Je sais que nous nous étions promis de ne pas nous faire de cadeaux mais… »
-« Rick ! » réprimanda gentiment Beckett avec un sourire.
-« Ce n’est pas de ma faute Kate ! Je me promenais tranquillement avec les filles quand, en passant devant une bijouterie, je suis tombé sur un magnifique bijou qui m’a fait penser à toi et à notre amour. Je n’ai donc pu que te l’acheter… » expliqua Castle en sortant de sa poche un petit écrin plat.
Les mains tremblantes, la jeune femme souleva le couvercle pour découvrir un magnifique collier d’or blanc et son pendentif. Ressemblant énormément à son alliance, le pendentif était formé d’un anneau et d’un cœur, tous deux sertis de fins diamants.
-« C’est superbe Rick, » répondit Beckett en se mordillant la lèvre inférieure et des larmes aux bords des yeux. « Mais je dois aussi t’avouer que moi non plus je n’ai pas respecté notre accord… J’ai également un petit quelque chose pour toi… »
-« On fait une sacré paire alors ! » sourit Castle en la prenant dans ses bras avant de prendre son air de grand gamin. « Et c’est quoi ? »
-« Prends le temps de découvrir par toi-même, » répondit la jeune femme en lui tendant un petit paquet. « J’espère juste ne pas m’être trompée… »
-« J’en suis persuadé ma Chérie, » dit l’écrivain en ouvrant le petit écrin pour découvrir de magnifiques boutons de manchette en or blanc sur lequel la jeune femme avait fait graver dans une fine calligraphie ‘Always’. « Oh Kate ! »
-« Bon les amoureux ! Ce n’est pas tout mais on a de la visite et je ne sais pas qui c’est, » annonça alors Ryan en les interrompant.
-« Ce doit être Clint. C’est chez lui que vous allez tous dormir ce soir, » répondit en souriant Castle en enlaçant son épouse.
-« C’est ça Richard, » confirma Martha en pénétrant dans la pièce avec le nouveau venu. « Clint, je te présente notre famille au complet. »
-« C’est un plaisir de vous rencontrer tous, » sourit le voisin en se dirigeant vers les jeunes mariés. « Richard, félicitations à toi et à ta nouvelle épouse ! Kate, c’est bien ça ? »
-« Oui. Merci pour votre accueil ce soir. »
-« Ce n’est qu’un juste retour des choses. Quand ma fille s’est mariée, Richard a accepté d’héberger une partie de la famille. Tout le monde est prêt à partir ? »
-« Oui, » répondit Alexis. « On fera plus ample connaissance une fois chez toi Clint, d’accord ? »
-« Sans problème ma belle. »
-« Maman ? Moi ici hein ? »
-« Non Princesse. Comme nous te l’avons déjà expliqué avec Papa, tout le monde à part lui et moi va dormir ce soir chez Clint. Tu ne seras pas seule et, dès demain matin, on se retrouve tous ici pour fêter Noël ensemble ! »
-« Cadeaux ? »
-« Oui Sarah ! Le Père-Noël sera passé lorsque tu reviendras nous voir ! »
Après un dernier baiser, tout le monde quitta la maison sous les regards tendres du couple qui les observait depuis la fenêtre.
Chapitre 149 : Diner romantique
-« Enfin seuls… » souffla Castle à l’oreille de la jeune femme en volant un baiser dans son cou.
-« Je peux te demander quelque chose ? » demanda en souriant Beckett.
-« Bien sûr ma Chérie. Dis-moi tout… »
-« Tu pourrais me retirer mon voile ? Il commence à sérieusement me tirer… Par contre, s’il te plait, fais-y très attention. J’aimerai le conserver pour nos enfants s’ils veulent l’utiliser un jour. Et je sais déjà qu’Alexis a un coup de cœur pour ma robe et mon voile… »
-« La robe de ta maman tu veux dire… Enfin sauf si je me trompe bien sûr… »
-« Tu ne te trompes absolument pas. Il s’agit en effet de la robe de mariée de Maman. Et je compte bien la conserver intact donc il faudra que tu te maitrises encore un peu quand le moment sera venu… »
Avec beaucoup de douceur, Castle retira le voile des cheveux de sa jeune épouse et le déposa délicatement sur le dossier du canapé. Il fit ensuite se tourner Beckett pour lui voler un baiser qui ne tarda pas à s’approfondir. Lorsqu’ils se séparèrent à bout de souffle, ils laissèrent leurs fronts reposer l’un contre l’autre.
-« J’ai encore du mal à me dire que maintenant je peux t’embrasser comme je veux, quand je veux et que personne ne pourra rien y redire… » souffla la jeune femme une fois avoir repris un peu de souffle.
-« Sache que je ne m’en plaindrai jamais ma Kate, » sourit l’écrivain heureux de son sort. « Dis-moi, je me posais une question… Tu es consciente qu’on ne pourra pas garder notre mariage secret bien longtemps ou sinon les paparazzis ne vont publier que des choses méchantes dans les tabloïds à notre sujet… »
-« Est-ce qu’il y aurait moyen de patienter jusqu’à ton retour ? Je n’aimerai pas avoir à les affronter en te sachant loin de moi… »
-« Alors je préviendrai Paula que rien ne devra filtrer avant mon retour à New-York. Par contre, je ne retirerai pas mon alliance mais je ne confirmerai ni n’infirmerai rien avant d’être à tes côtés. Je te le promets ma Chérie. »
-« Merci mon Amour. »
Castle resta dubitatif un instant devant le surnom dont venait de l’affubler Beckett.
-« Mon Amour ? » demanda l'écrivain ne sachant pas s'il devait rire ou l'embrasser...
-« N’est-ce pas toi qui m’a montré la voie avec tes ‘ma Chérie’ ? Ou peut-être préfères-tu ‘Chaton’ ou encore ‘Choupinou’ ? »
-« Mon Amour, ça me va très bien merci, » sourit Castle en prenant la jeune femme dans ses bras. « Et tu n’as rien à voir avec Meredith ou encore cette folle de Penny ! »
-« Tu m’en vois ravie ! Bon et sinon, que dirais-tu que nous jouions au Père-Noël dès maintenant ? Je ne voudrais pas que notre Princesse soit désappointée demain matin parce que nous avons été trop occupés pour nous rappeler que nous avons un arbre de Noël à garnir de cadeaux… »
-« Tu as raison. Les garçons ont tout mis dans le bureau et, vu la pile, je pense qu’on va en avoir pour un bon bout de temps ! »
-« Alors en route Monsieur Castle ! »
-« Après vous Madame Castle ! » sourit l’écrivain en volant un baiser à sa belle avant de l’entrainer à sa suite dans le bureau. « Ça va aller avec ta robe ? Je ne voudrais pas que nous l’abimions. »
-« Ne t’en fais pas pour ma robe ! Et puis c’est toi l’homme fort donc c’est toi qui va faire tout le travail, non ? Ça ne marche pas comme ça ? »
-« Tout pour toi ma Chérie. »
Pendant l’heure qui suivit, le couple empila la multitude de cadeaux au pied du sapin et, pendant que Castle faisait des allers et retours constants entre le bureau et le salon, Beckett arrangeait les présents colorés autour de l’arbre. Puis, alors qu’ils avaient quasiment terminé, ils remplirent les chaussettes nominatives qui avaient pris place sur le manteau de la cheminée.
-« Maintenant que tout est prêt pour demain, » sourit Castle en prenant la jeune femme dans ses bras pour la guider vers l’âtre de la cheminée. « Je te propose de te reposer un peu en attendant que je mette en place ce que j’ai préparé pour notre premier diner romantique à deux. »
-« Mais je ne suis pas fatiguée et je n’ai pas envie d’être loin de toi, » bouda Beckett en se blottissant dans ses bras.
-« Ce ne sera l’affaire que de quelques minutes ma Chérie et puis… Je ne serai pas loin, » souffla l’écrivain en déposant un baiser langoureux sur les lèvres de son épouse.
Ils se détachèrent l’un de l’autre et, pendant que la jeune femme prenait la photo de sa mère dans ses mains, son mari se dirigea vers la cuisine avec un fin sourire.
-« Au fait… » lança l’écrivain depuis le pas de la porte. « Tu es incroyablement sexy quand tu boudes. »
-« Rick ! » gronda Beckett ne pouvant empêcher un sourire radieux d’étirer ses lèvres.
Pendant que Castle s’affairait, la jeune femme se dirigea vers la femme et se perdit dans la contemplation de la plage que la lune d’hiver éclairait doucement.
-« Oh Maman… Tu me manques toujours autant mais, pour la première fois depuis longtemps, je suis pleinement heureuse… Je me sens complète… Je sens au fond de moi que, même si on ne parvient pas à trouver ceux qui sont à l’origine de ton assassinat, je parviendrai à faire de ma vie quelque chose de merveilleux. Tu peux être fière de moi Maman et de la femme que je suis devenue… »
Une larme solitaire coula le long de sa joue. Le temps passa sans que Beckett ne s’en rende compte et elle sursauta lorsqu’elle sentit les mains de Castle se glisser autour de sa taille. Avec beaucoup de douceur et un sourire d’abandon, elle laissa aller sa tête sur l’épaule de son mari et poussa un doux soupir de bien-être.
-« Tout va bien ? »
-« Merveilleusement bien, » répondit Beckett en se tournant pour embrasser l’écrivain avec passion. « Et si nous passions à table ? Je commence à avoir faim et mon petit doigt me dit qu’il faut que je prenne des forces pour ma première nuit de femme mariée… »
-« Et tu as bien raison car je ne compte pas te laisser en paix avant les premières heures du jour prochain… Maintenant, si tu veux bien me suivre, le diner de Madame est avancé… »
Une main dans le creux de ses reins, l’écrivain la guida jusqu’à la table basse devant la cheminée qu’il avait recouvert de pétales de roses. Il y avait déposé quatre superbes bougies blanches qui brûlaient ainsi que deux verres de vin et des baquettes chinoises. Deux boites de chez Pongsri, leur restaurant Thaï préféré, reposaient fumantes entre les deux assiettes.
-« Si tu veux bien prendre place, » proposa Castle en désignant les énormes coussins qu’il avait disposés de part et d’autre de la table basse.
-« Avec un immense plaisir, » sourit la jeune femme en s’approchant de la place désignée par son époux avant de lever les yeux vers lui. « Tu m’aides ? »
Sans un mot, Castle accéda à sa requête puis vint s’assoir face à elle et prit délicatement sa main gauche dans la sienne en plongeant son regard dans le sien. Il joua inconsciemment avec l’alliance qui s’y trouvait pendant un long moment jusqu’à ce qu’il se rende compte de son geste et qu’un sourire s’étire sur ses lèvres.
-« J’ai encore du mal à réaliser que tu es vraiment ma femme pour le meilleur et pour le pire… J’ai tellement attendu pour avoir le droit de t’aimer que j’ai l’impression que je rêve par moment… »
-« Et pourtant je peux t’assurer que c’est bien vrai ! » sourit Beckett confiante. « Mais ce que j’ai le plus de mal à réaliser c’est le fait que l’adoption soit officiel et que Sarah tout comme Alexis soient mes filles pour toujours ! J’ai eu tellement peur que ça n’arrive jamais… Qu’ils nous la retirent… »
-« Et pourtant ! Aujourd’hui plus personne ne peut plus rien contre nous ! Ce sont nos filles ! Si tu savais comme je suis heureux ! »
-« Et moi donc ! » répondit la jeune femme en entrelaçant ses doigts aux siens. « En tout cas, la procédure a été rapide. C’est que nous ne sommes donc pas de si mauvais parents même si on a laissé Sarah nous appeler Papa et Maman et même si je suis un flic de New-York… »
-« En parlant de ça… Je me posais une question… On n’en a pas parlé avant mais… »
-« Ne tourne pas autour du pot et dis-moi ce qui te tracasse mon Amour. »
-« Je sais que tu adores ton travail et que tu es douée dans ce que tu fais mais, maintenant que nous sommes mariés et avec des enfants, je me demandais si tu allais continuer à travailler autant… A passer toutes ces heures supplémentaires à rester tard au bureau… »
-« J’y ai déjà pensé en fait. Lorsque je serai de permanence, je ne pourrais pas faire autrement que d’avoir des horaires imprévus. Cependant, lors des journées de travail dit ‘normal’, je ferai tout pour rentrer à la maison à une heure décente pour diner avec ma famille, border mes enfants et passer une agréable soirée avec mon mari. »
-« C’est tout ce que je demandais, » sourit Castle avec beaucoup de douceur et d’amour. « Et s’il faut que je reste un peu pour t’aider à la paperasse… »
-« Richard Castle volontaire pour de la paperasse ? Mon cœur vient de manquer un battement ! » ironisa Beckett en posant une main sur sa poitrine.
-« Il faut vraiment que tu arrêtes de trainer avec ma mère ! » rigola l’écrivain avant de poursuivre. « Mais ce n’était pas une parole en l’air tu sais. »
-« Je te fais confiance et je ne manquerai pas de te le rappeler le cas échéant ! »
-« Je pensais à autre chose. Je dois partir le premier janvier pour ma tournée de promotion, même si je m’en serais bien passée de celle-là… » soupira Castle. « Et je sais que tu reprends le travail dès le deux tout comme Alexis qui commence un stage. Comment allons-nous faire avec Sarah ? »
-« C’est pour ça que Vicky nous l’a inscrite à la crèche de la police dès qu’elle a eu la confirmation que je reprenais mon travail en janvier. »
-« Vraiment ? »
-« Oui vraiment. Et en plus, nous avons eu la chance d’avoir une place à la crèche du 12th ce qui veut dire que nous n’aurons pas à courir à droite et à gauche… »
-« Et si nous devons nous rendre au travail à n’importe quelle heure de la nuit ? »
-« C’est une crèche ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre donc pas de problème à ce sujet ni pour Sarah, ni pour ces enfants dont nous rêvons. »
-« En parlant de ces enfants… » rétorqua immédiatement Castle les yeux brillants de désir et d’anticipation. « Que dirais-tu de passer à un peu de mise en pratique ? »
-« Et si tu me laissais savourer ces magnifiques plats de chez Pongsri ? D’ailleurs il faudra que tu m’expliques comment tu as fait pour te faire livrer à plus de deux heures de New-York ! »
-« Un époux doit garder une part de mystère vis-à-vis de son épouse… Mais tu as raison, mangeons… »

Je tiens à préciser que le chapitre suivant contient un passage explicite plus connu sous le nom de NC-17. Le contenu pourrait donc choquer les plus jeunes.
Par avance merci de respecter cet avertissement si nécessaire.
Chapitre 150 : Nuit de noce
Une fois leur diner terminé, le couple débarrassa et rangea sa table avant que Beckett ne se place devant l’une des baies vitrée donnant sur la plage. Avec un fin sourire, Castle vint se plaquer contre son dos et glissa ses mains sur le devant de sa robe. Il commença à dessiner des arabesques sur son ventre plat.
-« Ça va ? »
-« Oui. Je pensais à notre avenir et j’essayais de m’imaginer enceinte… »
-« Tu en as envie à ce point ? »
-« Tu sais, Maddie n’avait pas tort quand elle m’a dit que je rêvais d’avoir des bébés Castle… C’était déjà vrai à l’époque, même si j’aurai préféré tuer plutôt que de l’avouer. »
-« Et si on passait à la mise en pratique maintenant que tu as le ventre plein ? » proposa l’écrivain taquin déposant une pluie de baisers le long du cou de la jeune femme lui arrachant un gémissement de plaisir. « Je te trouve un peu trop habillée Madame Castle… »
Alors que le jeune marié butinait avec de plus en plus d’empressement la chair exposée de sa femme, il cherchait à écarter encore un peu plus la dentelle de son haut.
-« Rick, je t’en prie, n’abime pas la robe… Pour nos filles… » parvint à articuler Beckett entre deux gémissements.
Avec un grognement de frustration, Castle tenta de se contenir mais la jeune femme sentait le tissu tirer sous les assauts du jeune marié.
-« Doucement mon Amour ! Si tu arraches ne serait-ce qu’un seul bouton, tu risques d’avoir à t’expliquer avec Alexis qui ne rêve que d’une chose : la porter un jour ! »
-« Je suis maudit, c’est moi qui te le dis Kate ! Pourquoi les couturiers ont-ils toujours la bonne idée de mettre tant de petits boutons sur tous les vêtements… Déjà ma chemise, maintenant ta robe ! Je te jure ! On veut que je meure de frustration ! »
-« Mais non Rick… C’est pour faire encore plus monter le plaisir et le désir, » répondit la jeune femme avant de capturer ses lèvres pour un baiser passionné.
N’en pouvant plus, Castle prit la jeune femme dans ses bras et, après avoir récupéré au passage le voile sur le canapé, prit la direction de l’étage.
-« Rick ! » s’écria Beckett en rigolant alors qu’il grimpait les escaliers au plus vite. « Je peux marcher tu sais ! »
-« Mais ça perdrait tout son charme ma Chérie et je veux que cette soirée soit inoubliable pour toi comme pour moi… »
-« Je n’en doute pas mon Amour, » sourit Beckett avant de s’attaquer au nœud de cravate de son époux. « Dis-moi, tu as combien d’épaisseurs comme ça ? »
-« Je te laisse découvrir par toi-même, » répondit Castle mutin en refermant la porte de leur chambre d’un coup de pied.
-« Tu me mets au défi là ? » demanda la jeune femme en faisant en sorte de se retrouver dedans face à lui. « Très bien, je le relève mais, avant, fais-moi plaisir et dépose ce voile sur le fauteuil… Je ne voudrais pas qu’on l’abime… »
Ni une ni deux, Castle fit ce que Beckett lui demandait avant de revenir auprès d’elle pour la prendre dans ses bras. Se blottissant un peu plus dans ses bras, la jeune femme fit glisser ses bras sous la veste de son époux et, d’un mouvement fluide, l’envoya valser sur le sol.
-« Alors comme ça, moi je dois faire très attention à votre robe Madame Castle mais vous ne prêtez aucune attention à mes vêtements ? Et si notre fils voulait les porter un jour ? »
Pour toute réponse, l’écrivain n’obtint que le grognement de Beckett qui s’attaquait déjà à son gilet avec toujours autant de ferveurs. Un rire franc s’échappa alors de sa gorge et il défit sans grande difficulté le premier bouton de sa robe situé derrière son cou. Il l’embrassa avec beaucoup de douceur puis dévia sur la joue, l’arrière de son oreille, son cou tout en faisant le tour pour se placer derrière elle et enfin s’attaquer à la fine rangée de petits boutons qui partaient du milieu de son dos jusqu’au creux de ses reins. Tout en s’appliquant, il déposait une multitude de baisers papillons sur la peau fraichement découverte.
-« Rick… » souffla Beckett en gémissant alors que des frissons d’anticipation la traversaient de part en part et qu’elle aidait son mari à lui retirer la robe.
Une fois uniquement vêtue de ses sous-vêtements et de ses chaussures, elle se retourna pour faire face à son mari et sourit en le voyant la dévorer du regard.
-« Je te plais ? » demanda timidement la jeune femme en se mordillant la lèvre inférieure. « C’est Alexis qui m’a aidé à les choisir… »
-« Oh mon Dieu ! Kate ! Tu es magnifique ! » s’estomaqua Castle le souffle coupé.
Ni une ni deux, l’écrivain fondit sur elle et l’obligea à reculer jusqu’à ce que ses jambes viennent buter contre le lit. Alors que les mains de Castle disparaissaient dans son dos pour déclipser le soutien-gorge sans bretelle de la jeune femme, Beckett se rebiffa en attrapant les pants de la chemise de son homme pour la retirer de son pantalon.
-« Monsieur Castle, si vous voulez satisfaire votre jeune épouse, il va falloir penser à faire en sorte que vous ne portiez pas autant de couche de vêtements ! »
Sans plus attendre, Castle termina de retirer son gilet et sa cravate suivie rapidement le mouvement. Impatiente de sentir le corps puissant de celui qui était désormais son mari, Beckett souleva le bas de sa chemise blanche pour la lui faire passer par-dessus la tête puis la jeta derrière eux dans la chambre. Puis ils fondirent sur les lèvres de l'autre pour un baiser passionné, chacun cherchant à dévorer un peu plus la bouche de l'autre et leurs lèvres se battant pour la dominance. De longues minutes plus tard, à court d'air, ils furent obligés de se séparer à regret mais ils restèrent front contre front et le regard plein de désir plongé dans celui de l'autre. Castle en profita pour dénouer le superbe chignon de son épouse, leur laissant ainsi le temps nécessaire pour retrouver une respiration leur permettant de parler.
-« Oh mon Dieu Rick ! Comment avons-nous fait pour patienter jusqu'à maintenant... »
-« Je ne sais pas ma Chérie mais je ne compte pas attendre une heure de plus, » annonça l'écrivain en la faisant basculer et tomber sur le lit avant de retirer prestement toute trace de vêtement de son corps.
Debout devant sa femme allongée, abandonnée sur leur lit le visage entouré d'une couronne de cheveux éparses, Castle adressa une prière de remerciement à l'Univers avant de grimper à son tour sur le lit et d'aider Beckett à remonter légèrement dans le lit. Il attrapa alors sa cheville gauche et défit avec beaucoup de douceur sa chaussure qu'il envoya valser derrière lui avant de s'attaquer à sa seconde cheville. Une fois sa tâche effectuée, il remonta le long de sa jambe en déposant une myriade de baisers jusqu'à atteindre sa jarretière.
-« Très bon choix ma Chérie, » apprécia l'écrivain avant de faire en sorte de la lui retirer uniquement à l'aide de ses dents.
-« Oh mon Dieu Rick ! » souffla Beckett en redressant la tête pour observer son manège.
-« Quelque chose à redire Madame Castle ? » demanda Castle après avoir lâché la jarretière et en faisant sensuellement remonter ses mains le long de ses bas.
-« Tu aimes pouvoir m'appeler Madame Castle, hein ? » fit valoir la jeune femme en s'abandonnant un peu plus aux divines caresses de son époux.
-« Oh que oui ! » répondit l'écrivain en retirant tour à tour les deux bas qui recouvraient encore les jambes de la jeune femme. « Quatre ans que j'attends de pouvoir le dire en toute liberté... »
-« Et si au lieu de parler, tu agissais ? » fit Beckett mutine en soulevant ses hanches pour inviter son mari à lui retirer son dernier rempart.
Sans ce faire plus prier, Castle accéda à sa demande avant de prendre sa place entre les jambes ouvertes de son épouse.
-« Tu es tellement belle ma Chérie… » souffla Rick en se positionnant à l’entrée de son plaisir pour la taquiner légèrement.
La jeune femme tenta à plusieurs reprises de combler définitivement la distance entre eux en lançant son bassin à la rencontre du sien mais l’écrivain semblait lire dans ses pensées et anticiper tous ses mouvements. La frustration montait dans le ventre de Beckett qui attrapa les avant-bras de son mari, planta ses ongles dans sa peau et se redressa afin de lui lancer un regard noir.
-« Richard Castle, ne me fais pas te supplier ! »
Cependant l’écrivain n’accéda pas à la demande de sa femme et continua son petit jeu tout en l’empêchant de reprendre le dessus afin de se satisfaire plus rapidement.
-« Rick ! » haleta la jeune femme en soulevant son bassin en verrouillant ses longues jambes autour de ses reins. « Rick ! … Je t’en… Je t’en prie ! »
Fier de lui et de l’état dans lequel il avait réussi à mettre Beckett, Castle plongea d’un seul coup en elle jusqu’à la garde avant de s’immobiliser afin de lui laisser le temps de s’ajuster à sa taille.
-« Bouge ! » ordonna alors la jeune femme en redressant la tête pour plonger son regard dans le sien.
Sans plus attendre, Castle commença à danser avec Beckett la danse intemporelle de l’amour en jouant avec toutes les variations possibles et imaginables, conduisant sa tendre épouse au septième ciel à plusieurs reprises avant d’enfin se laisser aller à son propre plaisir. Epuisé mais heureux, il s’effondra sur le lit à côté d’elle et roula sur le dos. Beckett vint immédiatement se blottir contre lui et, ensemble, ils reprirent doucement leur souffle.
-« Définitivement ‘all man’… » souffla avec un immense sourire Beckett en dessinant de douces arabesques au milieu du fin duvet qui recouvrait sa poitrine.
-« Et encore, » sourit Castle en reprenant le dessus et en s’attaquant à son cou et à sa poitrine. « Tu n’as vu que le premier round ! »
Une bonne partie de la nuit, le couple de jeunes mariés s’affaira à découvrir ensemble les joies du bonheur et du plaisir charnel et c’est épuisé mais heureux qu’ils finirent par se laisser aller au repos aux premières lueurs de l’aube.
-« A ton avis, » souffla Beckett en se blottissant un peu plus dans les bras de Castle. « Tu crois que l’enfant que nous désirons tant commence déjà à creuser son nid ? »
-« En tout cas nous avons mis toutes les chances de notre côtés ma Chérie… Et puis, nous pourrons continuer à essayer… C’est tellement drôle ! »
-« Rick ! » s’exclama la jeune femme en le frappant doucement mais ne pouvant empêcher un sourire d’étirer ses lèvres.
-« Allez, dormons un peu parce que je ne sais pas pourquoi mais j’ai dans l’idée que notre famille va avoir quelques difficultés à retenir une certaine petite fille de deux ans bien longtemps… Surtout si elle les regarde avec le même regard assassin que sa superbe Maman… »
-« Je t’aime, » dit Beckett en riant doucement.
-« Je t’aime, » répondit Castle en resserrant son étreinte autour de sa femme.
Chapitre 151 : Réveil en fanfare !
-« Sarah ! Reviens ici ! » appela Alexis alors que la fillette pénétrait en courant dans la maison à peine la porte entrebâillée.
Mais l’enfant n’en avait que faire et elle se précipita à toute la vitesse de ses jambes dans le salon.
-« Oh ! » s’exclama-t-elle émerveillée en découvrant le sapin et la montagne de cadeaux qui reposaient à ses pieds. « Trop beau ! Père Noël passé ! Père Noël passé ! »
Sarah sautait d’excitation sur place pour le plus grand plaisir de l’ensemble des personnes présentes qui s’étaient approchés pour découvrir l’œuvre du couple. Evelyn et ses deux filles étaient parties à l’aube pour prendre le jet privé qui devait les conduire à leur famille avec les amis de l’écrivain.
-« Ouvrir ? » demanda la fillette pleine d’espoir.
-« Pour ça, il va falloir attendre que Maman et Papa se réveillent. On ne peut pas ouvrir les cadeaux du Père Noël sans eux, » expliqua Martha.
-« Bah alors moi les réveiller ! » s’écria Sarah en s’élançant vers l’escalier avant même que quiconque ne puisse l’en empêcher.
-« Sarah ! Ne dérange pas Papa et Maman ! » appela Alexis en courant derrière elle.
Cependant, lorsqu’elle arriva sur le palier, la fillette avait déjà pénétré dans la chambre de leurs parents.
-« Maman ! Papa ! Debout ! ‘ite ! Père Noël passé ! Père Noël passé ! » jubila Sarah en grimpa sur le lit et se mettant à sauter dessus avec enthousiasme.
-« Humm… » grogna Beckett en se blottissant un peu plus contre Castle et raffermissant sa prise sur le drap autour d’elle afin qu’il ne glisse pas et dévoile son corps dénudé.
-« Maman ! ‘veille-toi ! Ouvrir cadeaux Père-Noël ! »
-« Encore cinq minutes Sarah… » marmonna la jeune mariée en enfouissant son visage dans le creux du cou de son époux.
-« Mais moi sage… Bien dormir chez C’int… Cadeaux ‘tenant… » bouda la fillette en s’asseyant sur le lit, déçue.
-« Princesse, » fit alors la voix rauque et encore endormie de Castle. « Je te promets que nous allons bientôt arriver et que tu pourras très vite ouvrir tes cadeaux mais… Laisse-nous trente minutes le temps que nous nous réveillions, que nous nous habillions et que nous vous rejoignions dans le salon. D’accord ? »
-« Long… » bouda Sarah.
-« Mais ce sera encore plus long si tu n’obtempères pas dès à présent, » intervint Alexis qui avait entendu leur échange. « Bonjour Papa, bonjour Maman… Un peu de rangement aussi ne vous ferait pas de mal pendant ces trente minutes… Surtout pour la robe de Maman qui repose sur le sol ! Vous auriez pu faire attention quand même ! »
-« Dehors ! » gronda Castle. « Tu ne peux pas comprendre de toute manière alors laisse-nous ces trente minutes de répit avant de nous agresser ! »
-« Je vois que Papa est d’une humeur charmante… » sourit Alexis en prenant Sarah dans ses bras.
-« Et si tu ne nous laisses pas le temps d’émerger, tu vas vite découvrir à quel point je peux être de mauvaise humeur au réveil ! » annonça en grognant Beckett.
-« Ok ! Ok ! Un repli stratégique s’impose je crois ! A tout à l’heure ! » fit rapidement la rouquine en se dépêchant de sortir de la chambre, sa sœur sur la hanche.
A peine la porte refermée sur les filles que Castle ouvrit un œil tout sourire pour déposer un baiser passionné sur les lèvres de son épouse.
-« Bonjour ma Chérie… »
-« Bonjour mon Amour, » répondit Beckett en s’étirant langoureusement. « La journée va être longue… »
-« Mais elle sera merveilleuse parce que nous sommes mariés, parents de deux magnifiques filles et que nous allons passer notre premier Noël en famille… »
-« Tu as parfaitement raison mais j’aimerai bien que notre prochain réveil soit plus calme que les deux derniers… Entre Lanie et Sarah, on est verni ! »
-« Ne t’en fais pas. Pour nos quelques jours en famille, je te promets qu’on va établir quelques consignes… Que dirais-tu d’une interdiction de s’approcher de notre chambre avant… Dix heures ? Ce serait pas mal non ? »
-« Et vu comment le chalet de Papa est fait, nous aurons toute notre intimité pour continuer de tenter de mettre en route bébé Castle numéro trois… »
-« Numéro trois ? »
-« Bah oui, même si je ne les ai pas portées Alexis et Sarah sont des bébés Castle elles-aussi. C’est évident, non ? »
-« Je t’aime ! » répondit l’écrivain avant de l’embrasser passionnément.
-« Allez ! Sortons de ce lit et préparons-nous car, si Sarah te ressemble un tant soit peu, elle sera dernière la porte de notre chambre d’ici vingt-cinq minutes ! »
Le couple se leva et se prépara rapidement. Beckett en profita pour rassembler et ordonner leurs tenus de mariage pendant que Castle faisait rapidement le lit. Puis le couple, main dans la main, prit la direction du salon.
-« Je n’en reviens pas que vous ayez débarqué à huit heures du matin aujourd’hui ! » se plaignit Castle en pénétrant dans le salon.
-« Et encore ! Ne râle pas trop Richard, » sourit Alexandre. « Sarah est venue nous réveiller dès six heures ta mère et moi ! Et depuis elle ne cesse de vous réclamer ainsi que le Père Noël ! »
-« Je suis désolé Père… » s’excusa l’écrivain en prenant sa cadette dans ses bras. « Alors comme ça tu es debout depuis plus de deux heures ? »
-« Vi… » rougit Sarah en évitant le regard de son père.
-« Eh bien, entre la journée d’hier et ton réveil matinal de ce matin, tu vas me faire l’immense plaisir de faire une petite sieste ce matin en plus de ta sieste habituelle. Nous sommes bien d’accord ? »
-« D’accord Papa, » sourit Sarah. « Cadeaux ‘tenant ? »
-« Oui Princesse, » répondit Beckett en lui caressant doucement la joue. « Alexis va t’aider à faire la distribution à tout le monde et, ensuite, nous découvrirons tous ensemble toutes ces belles choses que le Père Noël nous a apporté. »
-« Youpi ! »
Pendant plus de deux heures, tout le monde s’affaira à déballer l’ensemble de ses cadeaux tout en picorant un petit déjeuner improvisé. Les discussions et les rires allaient bon train et chacune des personnes présentes ne put que reconnaitre que le Père Noël avait été très généreux avec eux ! Alors que Jim et Charles faisaient le tour pour ramasser l’ensemble des paquets d’emballage abandonnés, Beckett vint s’assoir sur les genoux de Castle et déposa un tendre baiser sur ses lèvres.
-« Merci pour l’intégral de ‘The Temptation Lane’… »
-« Always, » sourit l’écrivain en resserrant son étreinte autour de la taille de son épouse. « Je me suis dit que, comme ça, tu pourrais si tu le voulais poursuivre la tradition… Quand à toi merci pour ces deux nouvelles vestes de Laser Game… »
-« Je me suis dit que tu aimerais l’idée de jouer en famille… » répondit la jeune femme avant de se tourner vers Sarah qui arrivait vers eux avec le poupon qu’elle avait reçu pour Noël de la part de Ryan et Jenny.
-« Maman… »
-« Oui Princesse ? »
-« Câlin ? »
-« Bien sûr ! Viens-là ma Chérie, » sourit Beckett en ouvrant ses bras.
La fillette vint s’y blottir et très bientôt elle s’y endormit du sommeil du juste.
-« Humm… Je ferais bien comme elle moi, » murmura Castle à l’oreille de sa femme.
-« Ah ouais ? Fatigué Bro ? » lança ironiquement Esposito avec un sourire moqueur. « Auriez-vous fait un peu trop de sport de chambre la nuit dernière ? »
-« Non mais heureusement Javi ! » intervint Alexis avec un sourire taquin. « Sinon ils vont faire comment pour mettre en route le reste de la famille dont maman à parle quand nous nous préparions hier ? »
-« C'est clair qu'avec deux beaux spécimen comme eux, il serait dommage de ne pas tenter une ou deux fois l’expérience... » ajouta Melinda.
-« Oh mon Dieu... » souffla Beckett mortifiée en se réfugiant dans le cou de son écrivain de mari.
-« Tu me fais confiance ? »
-« Always. »
-« Deux fois c'est le minimum requis pour ce que nous souhaitons tante Mel car je ne suis pas sûr qu'il y ait des jumeaux dans la famille... »
-« Et vous avez déjà pensé à des prénoms ? » demandèrent d’une seule et même voix Martha, Jim et Alexis.
-« Mis à part que notre première fille portera le prénom de Johanna, » répondit au tac-au-tac Castle comme une évidence en serrant sa femme un peu plus contre lui.
-« Vraiment ? » s’étonna Beckett les larmes aux yeux.
-« Oui, vraiment. Notre fille ainée porte ton prénom, Sarah celui de sa mère, il ne semble évident que cette petite fille dont je rêve porte le prénom de sa grand-mère trop tôt disparue. »
-« Merci… » répondit la jeune femme en cachant ses yeux brillant de larmes dans le cou de son mari. « Mais si j’ai la chance d’avoir mon fils, j’aimerai qu’il porte le prénom de James… Comme mon père… »
-« Deal ! »
-« Moi je ne veux pas dire mais… On a déjà les prénoms alors ils arrivent quand les petits Castle ? » s’exclama Lanie avec un immense sourire. « Oh et j’aimerai beaucoup être la marraine de l’un d’eux, de préférence Johanna comme ça je pourrais lui apprendre tout ce qu’une fille doit savoir sur les garçons… »
-« Pauvre de nous ! » rétorqua Esposito avec un fin sourire.
-« Arrête de râler Espo parce que je sens déjà que tu vas tout faire pour corrompre ce fils que j’espère avoir un jour, » sourit Beckett. « Et toi Jenny, avec Kevin vous avez déjà pensé à avoir des enfants ? »
-« Oui mais pas tout de suite… Je veux apprendre à être une femme de flic avec d’avoir à gérer une famille… Je dois bien avouer qu’après ce qui t’es arrivé il y a quelques mois j’ai besoin de temps pour me rassurer. Et puis nous avons le temps. »
-« En tout cas, moi je suis ravi d’une chose, » fit alors Jim en attirant l’attention de tous. « C’est que Sarah a les mêmes aptitudes que Kate pour les réveils en fanfare quand la nuit a été courte voire inexistante ! »
-« Comment ça ? » demanda Beckett avec un sourire.
-« Tu aimais par-dessus tout débouler comme une furie dans notre chambre quand tu voulais qu’on s’occupe de toi…. Tout comme Sarah ce matin… »
Tout le monde explosa de rire ce qui ne dérangea en rien la fillette qui dormait du sommeil du juste dans les bras de sa Maman.
Chapitre 152 : Dernière soirée dans les Hamptons
La journée se passa dans la joie et la bonne humeur mais, le soir venu, Charles remarqua un sac de voyage dans l’entrée. Intrigué, il décida d’aborder le sujet pendant le repas.
-« Dites-moi, quelqu’un a décidé de rentrer à New-York ? » demanda-t-il inquiet.
-« Pas à New-York, » répondit Castle. « Mais je compte bien profiter de l’offre de mon beau-père et passer quelques jours en famille dans son chalet au bord d’un lac. »
-« En famille ? »» s’étonna Annabel. « Vous partez en lune de miel avec les filles ? »
-« Nous allons tous être séparés d’ici quelques jours et je n’ai pas envie de commencer dès à présent. Donc nous partons tous les quatre ou nous ne partons pas du tout ce qui serait dommage étant donné que nos affaires sont déjà prêtes ! »
-« Et puis cela nous éloignera temporairement de la presse… Je n’ai pas envie de les affronter dès maintenant et pour ça le chalet de Papa est un endroit idéal ! »
-« Pourquoi ai-je l’impression que c’est en quelque sorte ton refuge ? » sourit Castle.
-« Parce que ça a toujours été le cas, » répondit Jim pour sa fille. « Depuis la première fois où nous y sommes allés. Elle trainait des pieds et ne voulait pas s’y rendre mais, quand trois jours avant de partir son petit-ami du moment a brusquement rompu, elle a profité de notre séjour au chalet pour panser ses blessures. »
-« Je ne savais pas ça... » souffla l'écrivain.
-« N'est-ce pas toi qui me rappelait hier qu'un mari devait garder une part de mystère ? Et bien il en est de même pour sa femme. »
-« Comme si je ne savais pas déjà que tu étais un mystère dont je n'éluciderai jamais complètement l'énigme. »
-« Ok lovebirds, on peut dîner avant que vous ne nous coupiez définitivement l'appétit ? » demanda Esposito en grimaçant. « Et dire qu'on remet ça dans quinze jours... »
-« Comme si tu allais te plaindre d'avoir un dîner gratuit ! » piqua Ryan en entrelaçant ses doigts autour de ceux de Jenny.
-« Laisse-moi te rappeler que, de nous deux, c'est toi le spécialiste inconditionnel de la 'free food'. »
-« Oh shut up ! J'ai changé à ce sujet ! »
-« Merci Jenny car ce n'est pas toi qui cuisinerais ! »
Pendant que les deux partenaires se chamaillaient, Beckett et Castle se regardèrent en haussant les sourcils.
-« Pire qu'un vieux couple... » soupira avec un sourire taquin la jeune femme.
-« J'espère que tu n'as pas trop peur Jenny. Il ne faudrait pas que leur relation interfère sur celle que tu tisses avec Kevin... »
-« J'ai pris une certaine habitude, » répondit la fiancée de l'Irlandais avec un sourire entendu. « Avant même que nous ne soyons fiancés, j'ai compris que nous ferions une sorte de ménage à trois. Mais je dois dire que nous sommes de plus en plus quatre. Pas vrai Lanie ? »
La médecin légiste rougit légèrement et tout le monde éclata d'un rire franc devant le gêne évidente de Ryan et Esposito.
-« Bon, trêve de plaisanterie. Vous comptez partir combien de temps au chalet des Beckett ? » demanda Gates.
-« Juste quelques jours. Nous serons de retour à New-York dès jeudi soir je pense. Comme ça nous aurons le temps de nous réinstaller tranquillement au loft avant que je ne doive quitter ma famille… »
-« Et quand pars-tu pour LA Bro ? »
-« Je prends l’avion de dix-huit heures pour LAX à JFK le dimanche 1er janvier… Ca me permet de ne pas arriver trop tard à LA car Paula m’a programmé un plateau télé dès lundi matin sept heures ! »
-« Le retour à la réalité va être très compliqué, c’est moi qui vous le dit… » soupira Beckett. « D’autant que, vous ne connaissez pas la meilleure encore ! »
-« Tu seras de retour pour mon mariage Bro ? » s’inquiéta immédiatement Ryan.
-« Bien sûr ! Je ne manquerai ça pour rien au monde. Non, ce dont Kate parle c’est que Gina s’est invitée à l’ensemble de ma tournée. Elle a même osé faire croire à Paula qu’il n’y avait plus de place à l’hôtel pour qu’elle puisse partager ma suite ! Heureusement que Paula a de la ressource et vérifie toujours tout ! »
-« Mais pourquoi ? Et surtout quand ? » s’étonna Alexis.
-« Je vois que tu poses toujours les bonnes questions ma Grande, » sourit Beckett. « Tu te souviens de notre rencontre imprévue avec Gina ? »
-« Le jour où on faisait les boutiques pour nos tenues de mariage ? Bien sûr ! Je me suis même enfin décidée à lui dire le fond de ma pensée ce jour-là ! » répondit l’adolescente avant de comprendre. « Non ?! Elle n’a pas osé quand même ? »
-« Si… »
-« Alors elle est encore pire que ce que je pensais ! Papa, je crois vraiment qu’il faut qu’elle se soigne ou je ne sais pas quoi parce que là, ça devient dangereux quand même ! Elle savait que vous étiez fiancés puisque nous lui avons dit ! »
-« Je sais tout ça, » sourit Castle. « Kate m’a tout raconté. Mais ne t’en fais pas, si elle continue à me poursuivre, je ferai en sorte de contacter directement la maison d’édition afin de les menacer d’aller voir ailleurs en cas de besoin. Je ne la laisserai pas mettre mon avenir en danger. Elle a déjà fait assez de dégâts comme ça… »
-« Mais dis-moi Rick, si vous partez demain, nous aussi il va falloir qu’on rentre, non ? » demanda Jim en fronçant les sourcils.
-« Absolument pas ! Vous avez la maison à votre disposition jusqu’au Nouvel An si vous le souhaitez. En partant laissez tout comme vous l’avez trouvé, j’ai déjà prévenu la société de nettoyage qui passera tout remettre en ordre au cours de la première semaine de janvier. »
-« C’est très généreux de ta part fiston, » fit Alexandre touché par le geste de son fils.
-« Il n’y a aucun problème Papa. Oh et Annabel ! Pour ta demande, c’est accordé. Tu as la maison pour tes amies et toi les semaines sept et huit. Par contre deux choses. Interdiction de pénétrer dans le bureau ou d’utiliser la chambre principale et celles des filles. Là encore, la semaine suivant ton départ, c’est-à-dire semaine neuf, la société de nettoyage passera. Si tu as le moindre changement de date, tu me préviens, d’accord ? »
-« Tout ce que tu veux ! » s’exclama la jeune femme un immense sourire aux lèvres. « Je ne sais pas quoi dire tellement je suis heureuse ! Merci ! »
-« Tu n’as pas besoin de dire plus Bel. Tu fais partie de la famille. »
-« En parlant de famille, » intervint alors Gates. « J’aimerai lancer une invitation pour tous ceux qui n’ont rien de particulier de prévu pour le réveillon du Nouvel An… Donc voilà : vous êtes tous cordialement invité à passer en 2012 depuis chez moi ! »
-« Wow ! Boss ! Vous êtes sûre que vous allez bien ? » ne put s’empêcher de demander Esposito en se retournant brusquement vers la capitaine.
-« Parfaitement bien Javier mais, si tu veux, je peux très bien ne pas t’inviter… »
Devant l’air ahuri du latino, tout le monde éclata de rire avant de reprendre un tant soit peu leur sérieux.
-« Cela aurait été avec plaisir Victoria mais nous avons promis aux parents de Jenny et à mes parents de passer cette fête avec eux… Vous comprenez, nous avons déjà décommandé pour Noël alors je ne suis pas sûr qu’ils apprécient si nous renouvelons l’expérience… »
-« Je comprends tout à fait Kevin, ne t’en fais pas. »
-« Et moi, il est prévu que je rejoigne la famille Richardson pour son traditionnel Nouvel An, » expliqua Martha en jetant un regard désolé à sa nouvelle amie.
-« Ne vous en faites pas. Je m’y prends au dernier moment et je suis parfaitement consciente que vous avez sûrement tous quelque chose de prévu. »
-« En effet Boss, » répondit Esposito. « Lanie et moi partons en week-end. »
-« Ah bon ? » s’étonna la principale intéressée. « C’est nouveau ça… »
-« Pour toi oui mais en fait j’y travaille depuis quelques semaines maintenant… » avoua le latino en rougissant légèrement. « Je voulais te faire la surprise. »
-« Et où comptes-tu m’emmener comme ça ? »
-« N’essaye même pas de me tirer les vers du nez, je ne te dirai rien de plus ! »
-« Dix contre un que Lanie revient avec une bague au doigt, » murmura Beckett à l’oreille de Castle.
-« Complètement d’accord avec toi ma Chérie ! Espo est bien trop cachotier pour que ce ne soit pas louche. »
-« Je serai là moi, » répondit Jim. « Par contre, je crois savoir qu’Alexis a une soirée avec des jeunes de ses âges. Je me trompe ? »
-« Absolument pas. Je suis désolée Granny… »
-« Aucun souci. Il faut bien que tu t’amuses un peu Lex, » sourit Gates avant de se retourner vers les jeunes mariés. « Et je suppose que vous, vous souhaitez un peu d’intimité avant la reprise… »
-« En fait, ce serait un immense plaisir de fêter lepassage à la nouvelle année avec Jim et vous Victoria, » répondit Castle. « J’ai refusé l’invitation de Bob pour être en famille or vous en faites définitivement partie maintenant. Donc, si Kate est d’accord, c’est avec joie que nous viendrons. »
-« Bien sûr que je suis d’accord ! » répondit la jeune femme en étouffant un bâillement. « Sur ce, je vais prendre ma petite dernière avec moi et vous abandonner car je tombe de fatigue… »
La dernière réplique de Beckett lança le mouvement et, pendant que certains finissaient de ranger, les autres montèrent se coucher. C’est ainsi que, après avoir vérifié que tout était bien fermé en bas, Castle se retrouva nez à nez avec Gates et Jim sur le palier.
-« Un problème ? » demanda-t-il en voyant leurs regards.
-« Euh… Je… » tenta le père de Beckett avant de refermer sa bouche ne sachant pas comment aborder le sujet.
-« Vous savez, ce n’est pas parce qu’il y a de la place maintenant que vous ne pouvez pas faire comme vous en avez envie. Personne ne vous jugera et je sais que Kate est ok avec l’idée que vous soyez heureux ensemble, » fit alors Castle en comprenant ce qui les tracassait. « Sur ce, bonne nuit et à demain matin. »
L’écrivain pénétra dans sa chambre avec un sourire en voyant Jim prendre la main de Gates pour la guider dans la chambre qu’ils avaient occupé deux nuits plus tôt. Il referma la porte et, après s’être déshabillé, il rejoignit sa femme dans le lit. A peine s’était-il glissé entre les draps que Beckett vint se blottir contre lui.
-« Tout va bien ? » demanda-t-elle d’une voix endormie. « Je t’ai entendu discuter sur le palier… »
-« Dors et ne t’en fais pas. J’ai juste rappelé à ton père et à Victoria qu’ils pouvaient suivre leurs cœurs et faire ce qu’ils voulaient sous notre toit. »
-« Pourquoi ? »
-« Ils hésitaient à partager la même chambre parce que maintenant il y avait une chambre supplémentaire. »
-« J'espère que tu leur as dit que c'était comme ils voulaient. »
-« Oui et, en fermant la porte, j'ai vu ton père conduire Gates dans sa chambre. »
-« J'aime le voir heureux... Bonne nuit mon Amour. »
-« Bonne nuit à toi aussi Madame Castle. »