HypnoFanfics

Traumatismes...

Série : Castle
Création : 11.12.2011 à 14h45
Auteur : Lilou004 
Statut : Abandonnée

« Une histoire Caskett où Beckett ne ressemble pas vraiment à la Beckett de la série... » Lilou004 

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Chapitre 153 : En route

 

À neuf heures moins cinq, les quatre membres de la famille Castle étaient prêts. Les au-revoir avaient eu lieu et Beckett se demandait ce qu'ils pouvaient bien attendre.

-« J'espère que personne n'a le mal de l'air, » lança soudain Castle avec un sourire énigmatique en entendant un grondement caractéristique se rapprocher.

-« Qu'est-ce que tu caches encore ? » demanda alors Beckett suspicieuse en fronçant les sourcils.

-« Le carrosse de ces dames est avancé, » sourit l'écrivain en prenant le sac de voyage d’une main et Sarah de l’autre. « Si vous voulez bien me suivre. »

Castle entraîna alors sa petite famille en direction de la plage privée devant sa maison, plage où venait de se poser un hélicoptère de tourisme.

-« Rick ! » s'exclama Beckett en ouvrant de grands yeux surpris. « Tu es conscient que le chalet de Papa ne se trouve pas à plus de cinq ou six heures de voiture d'ici et que sur place nous aurons besoin d'un véhicule pour la moindre déplacement ? »

-« C'est pour ça qu'une voiture de location nous attend à l'arrivée avec tout le nécessaire pour notre Princesse, » sourit Castle fier de lui. « Et puis quoi de plus agréable que de réduire un trajet de six heures en voiture à une petite heure de vol... Non ? »

-« Si tu le dis... » répondit la jeune femme en observant l'appareil avec crainte.

-« Tout va bien Maman ? » demanda alors Alexis.

-« Oui... C'est juste que je ne suis jamais montée dans ce genre d'engin avant et qu'ils ne m'inspirent pas trop confiance... »

-« Ne t'en fais pas, » sourit la rouquine confiante. « C'est impressionnant la première fois mais tu verras, c'est magique ! »

-« Si tu le dis, » répondit Beckett septique.

-« Tu n'as pourtant pas peur de l'avion... » s'étonna Castle.

-« Oui mais c'est plus grand et... Je ne sais pas... Plus rassurant ? »

-« Oh ! C'est Arnold le pilote ! » s'exclama alors l'adolescente en se précipitant vers le pilote tout sourire. « Hey ! Comment va ta femme Arni ? Et les triplets ? »

-« Tout le monde va bien Miss. Mais dites-moi, qui sont ces deux adorables personnes qui vous accompagnent ton père et toi ? »

-« Arni, je te présente Maman, enfin Kate, la nouvelle femme de Papa, et Sarah ma petite sœur. »

-« Enchanté Ma'am. Little miss. Monsieur, c'est un plaisir de vous revoir et de découvrir votre famille agrandie. »

-« Arni ! Combien de fois va-t-il falloir que je te répète que c'est Rick et que tu peux tous nous tutoyer ! » s'exclama Castle en jetant son sac dans l'appareil pour saluer dignement le pilote avant de se tourner vers Beckett pour lui expliquer. « Depuis que je l'ai aidé lui et son entreprise à un moment où aucune banque ne voulait le soutenir, Arni est devenu un ami et, à chaque fois que j'ai besoin d’un trajet en hélico, je fais appel à lui. »

-« C'est un plaisir de vous rencontrer Arnold. Tu dis bonjour Sarah ? »

-« Bonjour Monsieur. »

-« Little miss, c'est un plaisir, » répondit Arni en faisant un baisemain à la fillette qui rougit en enfouissant son visage dans le cou de son père.

-« Vous avez une fan, » sourit Beckett avant d'expliquer. « C'est la première fois qu'elle ne reprend pas vertement quelqu'un qui utilise un autre surnom que Princesse. »

Sur ce, la petite famille s’installa dans l’habitacle, Sarah entre ses parent et Alexis à l’avant, à côté d’Arnold. Castle veilla à ce que la ceinture de la fillette soit bien serrée avant de claquer la porte et de mettre un casque pour pouvoir communiquer malgré le bruit. Quelques minutes plus tard, l’appareil décolla et le visage de Beckett tout comme celui de Sarah s’illumina de joie. Pendant tout le trajet, Arnold fit en sorte de montrer à ses occupants des vues remarquables afin de laisser à Beckett une souvenir mémorable de son baptême en hélicoptère. Mais ce qui fit briller l'ensemble des occupants de l'aéronef fut le survol du lac et surtout du chalet familial des Beckett.

-« C'est ça le chalet de ton père ? » s'étonnait Castle en découvrant l'édifice isolé au milieu des arbres.

-« Surprise ! » sourit la jeune femme heureuse de voir de l'étonnement se refléter sur le visage de son époux.

-« Mais comment ? Pas que je doute de la santé financière de tes parents mais... »

-« Pendant ses études de droit, Maman a travaillé sur l'affaire du meurtre de sa meilleure amie, fille unique d’un architecte de renom. D'après ce que Papa m'a expliqué, c'est même elle qui a trouvé comme faire tomber le coupable pendant le procès et cet homme lui en a été extrêmement reconnaissant. Quand il est décédé, il a légué ce chalet et de quoi l'entretenir pendant au moins trente ans à ma mère. C'est ce qui en fait mon refuge à chaque fois que j'en ai eu besoin et c'est là que mon père est venu se reconstruire après être sorti de cure... »

-« C'est superbe Maman ! » s'exclama Alexis. « C'est là que tu es allée après... Enfin tu sais… »

-« Après la tentative d'assassinat dont j'ai été victime tu veux dire ? Oui. Une fois que j'ai eu rompu avec Josh, je ne voulais pas rester à New-York. J’avais besoin d’air alors je suis venue ici passer un mois. »

Quelques minutes plus tard, l’hélicoptère atterrissait sur le terrain de sport de Hackettstown où les attendait une voiture tout terrain ainsi que le maire de la ville.

-« Bonjour Kate ! C’est un plaisir de vous revoir même si d’habitude votre arrivée est moins remarqué, » sourit l’homme en accueillant la jeune femme avec une chaleureuse accolade. « J’ai cru comprendre que les félicitations étaient de rigueur ? »

-« Papa parle trop » sourit Beckett en lui rendant son étreinte avant de se tourner vers sa famille. « Teddy, je te présente mon mari Rick et nos filles Alexis et Sarah. »

-« Dis donc… Tu devais être particulièrement jeune quand tu as eu la grande, » ironisa le maire avec un sourire.

-« Arrête de raconter des âneries veux-tu ! Ce sont mes filles adoptives ! Par contre, motus et bouche cousue à propos de mon mariage. Nous n’avons pas envie d’être harcelés avant de l’avoir décidé. »

-« Aucun problème Kate. Enchanté et bienvenue à tous les trois. La voiture a été préparée et le coffre regorge de tout ce dont vous risquez d’avoir besoin jusqu’à jeudi. Ashley est passée donc tout est prêt dans la maison et il a été prévu avec ton père qu’elle y repasse pour faire le ménage et ranger vendredi puisque nous squattons tous au chalet pour le Nouvel An. »

-« Merci Teddy, » sourit Beckett en entrainant mari et enfants vers la voiture. « Embrasse Ashley et les enfants pour moi ! »

-« En ce qui concerne Riri, fifi et Loulou, on ne va pas leur dire que tu es là parce que sinon ils ne vont pas comprendre que nous ne puissions pas aller passer une journée au chalet avec toi ! »

Castle et Beckett se regardèrent et eurent une rapide discussion silencieuse avant de se sourire.

-« Que diriez-vous de vous joindre à nous mercredi ? » proposa alors l’écrivain.

-« Ça vous arrive souvent de faire ça ? » demanda Teddy en ouvrant de grands yeux.

-« Ne m’en parlez pas ! » soupira Alexis avec un sourire taquin. « C’est comme ça depuis qu’ils se connaissent et ça ne va pas en s’arrangeant ! Sinon, quel âge ont vos enfants ? »

-« Mattie a dix-neuf ans, Peter seize et notre petit dernier Shaun vient de fêter ses trois ans. C’est notre surprise de Noël à nous, » sourit Teddy. « Nous ne savions pas qu’Ashley était enceinte. Elle pensait faire une ménopause précoce alors autant vous dire que la naissance de Shaun a été quelque peu chaotique ! »

-« Je veux bien vous croire ! » sourit l’écrivain.

Sur ce, la petite famille monta en voiture, Beckett au volant, et prit la direction du chalet qu'ils atteignirent en une petite demi-heure.

-« Nous y voilà, » annonça la jeune femme avec un sourire. « Après le prochain tournant le chalet apparaîtra. »

-« Il faut vraiment savoir que c'est là, » fit remarquer Alexis. « Vous ne devez pas souvent être dérangé ! »

-« C'est ce qui fait tout le charme de ce lieu, » sourit la jeune femme. « L'office des forêts passe régulièrement ainsi que Teddy et sa famille. Sinon, les rares personnes qui atterrissent ici sont des promeneurs perdus. »

-« Et ça arrive... » commença Castle en se figeant soudain. « Wow ! C'est encore plus beau vu d'ici ! »

-« Papa a raison ! C’est magnifique ! C’est quel lac ici ? »

-« C’est le lac Deer Park Pond qui se trouve au milieu de la forêt d’Allamuchy dans les Appalaches. »

-« Mais dis-moi Maman, comment on va faire pour tous y dormir ? » s’étonna Alexis. « Ça n’a pas l’air bien grand… »

-« L’étage comporte deux grandes chambres où Sarah et toi allez dormir. Votre père et moi trouverons refuge dans l’annexe prêt du ponton. »

-« L’annexe ? » s’étonna Castle.

-« Tu seras surpris de découvrir ce qui s’y cache. C’est Maman qui l’a aménagé peu de temps avant sa mort. Depuis c’est devenu mon endroit à moi… »

-« J’ai vraiment hâte de découvrir cette annexe alors. Que voulait en faire Johanna ? »

-« Une chambre d’appoint. Quand Papa est là, il l’occupe car elle lui rappelle Maman mais sinon je la prends. »

Beckett se gara et se tourna pour regarder les filles car elle trouvait Sarah bien silencieuse. Elle sourit quand elle la découvrit profondément endormie.

-« Et bien j’en connais une que les chemins de terre et les nids de poule bercent… On fait quoi ? On la laisse dormir ou bien on la porte à la maison ? »

-« Je propose qu’on la laisse le temps qu’on décharge et, si Princesse dort toujours, alors je la porterai dans sa chambre et dans son lit. »

-« Alors c’est parti ! Parce que, d’après ce que j’ai vu, on va avoir un peu de travail… Mais l’essentiel c’est que Teddy ait pensé à nous mettre le lit à barreaux pour Sarah, » dit Beckett en ouvrant le coffre avant de soupirer bruyamment. « Et, au premier coup d’œil, je peux vous dire que nous ne l’avons pas… »

-« Allons voir à l’intérieur avant de sauter aux conclusions, » sourit Castle en prenant plusieurs sacs. « Comment je fais pour entrer ? »

-« Lex, prends mon jeu de clés. Pour ici, c’est la verte. »

-« Ok, ça marche, » répondit la rouquine en s’avançant vers le chalet avec un sac.


Lilou004  (15.06.2012 à 22:22)

Chapitre 154 : Au chalet

 

Après avoir poussé la porte, Alexis pénétra à l’intérieur du chalet suivi de son père et se figea devant la beauté des lieux.

-« Papa ! C’est superbe ! » s’exclama Alexis en ouvrant de grands yeux.

-« En effet. C’est magnifique et chaleureux, » sourit Castle.

Le rez-de-chaussée du chalet était une vaste pièce unique et carrée composée d’un coin salon avec d’accueillants canapés et une cheminée, d’un coin salle à manger avec une grande table de bois brut entourée de chaises assorties et d’une grande cuisine ouverte et aménagée. Dans la partie de la pièce servant d’entrée où ils se trouvaient il y avait un immense placard, un escalier qui desservait l’étage ainsi qu’une porte. Pendant que Castle allait déposer ses sacs sur la paillasse de la cuisine, Alexis monta le sac de voyage à l’étage et sourit.

-« Papa ! Le lit est déjà là et monté ! » lança-t-elle.

-« Ok merci ! Je préviens Kate. »

-« Tu me préviens de quoi ? » demanda la jeune femme en enlaçant son mari par derrière et posant sa tête sur son épaule.

-« Le lit à barreaux est déjà dans la chambre, » expliqua Castle en se retournant pour la prendre dans ses bras. « La voiture est vide ? »

-« Il ne reste plus que Sarah qui y dort profondément… » répondit Beckett en volant à baiser à son mari.

-« Je vais la chercher alors… Autant qu’elle soit confortablement installée dans son lit avec son doudou mais garde ce que tu as en tête pour quand tu me montreras notre chambre… » fit Castle en attrapant le lobe de l’oreille de sa femme pour le jouer avec pendant quelques instants avant de s’éclipser la laissant coite.

-« Maman ! Ce chalet c’est… Waouh ! Et la vue depuis les chambres est splendide ! Je ne me lasserai pas de venir et de revenir ici ! » dit Alexis en rejoignant le rez-de-chaussée. « Tout va bien ? Tu as l’air songeuse… »

-« Dis-moi Lex, » fit Beckett en se mordant la lèvre inférieure. « Tu accepterais de t’occuper de ta petite sœur ce soir pendant que ton père et moi… »

-« Pendant que vous mettrez en route un nouveau bébé ? »

-« Alexis ! » s’exclama la jeune femme ne rougissant. « Ton père et moi voulons juste passer une soirée romantique ! »

-« Ah… C’est comme ça que ça s’appelle alors maintenant ? »

-« Tu as tout compris Pumpkin, » souffla Castle en passant, Sarah dans ses bras, avant de monter à l’étage.

-« Alors c’est d’accord ! » sourit Alexis. « C’est normal que vous passiez un peu de temps rien que tous les deux et moi je n’attends qu’une seule chose : que vous agrandissiez encore la famille ! »

-« Alors je vous propose d’aller découvrir les alentours une fois Sarah réveillée et, quand on revient, je kidnappe mon très cher époux dans notre chambre ! »

Tous les trois rirent un bon coup avant de ranger la cuisine et de s’installer au salon autour d’un bon feu de cheminée. Lorsque Sarah se réveilla et qu’ils eurent déjeuné, ils partirent tous les quatre pour une grande promenade sous le soleil d’hier.

-« Alors ? Forêt ou bord de lac ? » demanda Beckett avec un sourire en se tournant vers sa famille.

-« Lac ! »" s'exclamèrent les filles d'une seule et même voix.

-« Eh bien je pense que, même si je dis forêt, je resterai en minorité alors je vais dire lac, » fit Castle avec un air faussement boudeur.

-« Fais-moi un fils et tu auras plus de chance de gagner, » répondit au tac-au-tac la jeune femme à l'oreille de l'écrivain.

-« "Je vais vraiment commencer à reconsidérer mon opinion, » sourit l'homme en enlaçant sa femme.

-« Bon alors, vous venez les amoureux ? » appela Alexis depuis le bord du lac. « On a envie de découvrir un peu plus avec Sarah ! »

-« On arrive ! » répondit Castle en enlaçant son épouse pour la guider à la suite des filles. « Alors ? On part par où ? »

-« Sur la gauche. À environ deux kilomètres il y a une petite crique très sympa. Surtout si on vient en été. »

En discutant de tout et de rien, la petite famille arriva jusqu'à la crique qu'ils aperçurent au détour d'un virage du chemin.

-« Oh ! » s'exclama Sarah en s'élançant en courant vers la plage. « Beau ! »

-« Attends-nous Sarah ! C'est dangereux toute seule ! » rappela Castle en pressant le pas.

Mais il n'eut pas besoin de courir car la fillette se stoppa net pour les attendre sagement. Puis la petite famille rejoignit la plage et s'installa sur le plaid que Beckett avait pensé à prendre.

-« Alors, toujours décidée à partir à l'autre bout du pays ? » demanda la jeune femme en se tournant vers l'adolescente pendant que père et fille jouaient à construire un château de sable avec les moyens du bord.

-« J'aimerai bien oui mais je dois dire que votre mariage, l'adoption de Sarah et la perspective d'avoir d'autres frères et sœurs me font réfléchir... Tu comprends, je ne veux pas être une étrangère dans la vie de ma famille, je veux être là pour voir grandir ma famille, soutenir mes parents en cas de besoin... »

-« Tu sais, je crois que si on a besoin de baby-sitter, il risque plus d'y avoir bataille pour savoir qui viendra que le contraire... » sourit Beckett cherchant à faire sourire la jeune fille.

-« Et si je te dis que j'ai envie de me battre avec eux, tu me prends pour une folle ? »

-« Non, juste pour une jeune femme désireuse de grandir elle même tout en continuant à faire partie de sa famille. C'est très honorable de ta part Lex mais l'université c'est ton avenir et tu dois avant tout penser à ton avenir au moment de ton choix. Être un peu égoïste. Et ce n'est pas parce que tu ne seras pas là en permanence que tu ne feras plus partie de notre cellule familiale. Bien au contraire !! Je viens de t'adopter et je ne compte pas te laisser partir complètement tout de suite ! Tu es ma fille et bientôt tu risques de regretter d'avoir fait les démarches pour que je devienne ta mère ! »

-« Jamais ! » répondit Alexis en se jetant dans les bras de Beckett. « Je t'aime Maman et merci pour tout. »

-« Mais je n'ai rien fait... » souffla la jeune femme heureuse de parvenir à tisser avec sa fille la relation qu'elle avait connu elle-même avec sa propre mère.

-« Tout va bien les filles ? » demanda Castle conscient de l'émotion qui habitait les deux femmes.

-« On ne peut mieux Papa, » sourit Alexis en roulant des yeux. « C'est dingue quand même !! Je ne peux pas avoir une conversation avec Maman sans que tu t'en mêles ! »

-« Oh arrête de râler tu veux ! » fit Beckett en chatouillant son aînée. « Si ton père ne demandait pas, tu serais la première à t'en plaindre ! »

-« Maman ! Arreteuh ! » hurla Alexis en se contorsionnant afin de fuir les mains de sa mère.

-« Oh ! Tatouille ! » s'exclama avec plaisir Sarah en se levant précipitamment pour rejoindre le combat en riant.

-« Bah... Et notre château de sable ? » fit Castle dépité.

-« Tatouille Lesis mieux ! » répondit la fille avec un sourire à son père avant de se lancer aux côtés de sa mère dans la bataille.

-« "Pff... Il faut vraiment que je fasse un fils moi... Je me sentirai moins seul comme ça... »

-« Et si au lieu de râler tu te joignais à nous ? » proposa Beckett.

Après un long moment à rigoler ensemble, la petite famille termina la construction d'un magnifique château de sable que Beckett immortalisa à l'aide de son portable puis ils rentrèrent au chalet pour se réchauffer. Autour d'un bon chocolat, le couple expliqua à la fillette que, ce soir, elle serait seule avec Alexis pendant que Papa et Maman se reposaient dans leur cabane à eux.

-« Tu ne pourras pas venir nous réveiller comme l'autre matin avant que la grande aiguille soit sur le douze et la petite sur le dix et même là tu devras demander l'autorisation à Lex, d'accord ? »

-« D'accord Papa, » répondit très sérieusement Sarah. « Lesis savoir chasser méchants ? »

-« Bien sûr ! » répondit avec assurance la rouquine. « C'est même Papa qui m'a tout appris alors tu vois, tu n'as rien à craindre ! »

Rassurée, Sarah partit à jouer pendant que Castle donnait les dernières instructions à son aînée et que Beckett rassemblait de quoi leur faire un agréable dîner au feu de bois dans la cheminée.

-« Je suis prête, » annonça la jeune femme quelques minutes plus tard. « Sarah, tu viens nous souhaiter une bonne nuit ma Princesse ? »

La fillette accourut et, après avoir fait un énorme câlin à ses parents, elle repartit à ses jeux. Après avoir enfilé leurs manteaux, Beckett enlaça ses doigts à ceux de Castle et l’entraina à sa suite.

-« Si tu as besoin de quoi que ce soit, je t’ai montré où était le téléphone reliant la maison au cabanon ? » demanda Beckett depuis le pas de la porte.

-« Ne t’en fais pas Maman et prenez tout votre temps ! Je ne suis pressée que pour une chose : d’avoir de nouveaux frères et sœurs ! »

-« Alexis ! » râla la jeune femme en roulant des yeux.

-« Lesis ? » fit alors Sarah en tirant sur le pantalon de sa sœur. « Pou’quoi Papa et Maman toujou’s là ? Eux parti’ ! Moi vouloir être seule avec toi ! »

-« Je suis d’accord avec toi Princesse ! Mais qu’est-ce qu’ils font encore là ! Quand est-ce qu’on va pourvoir enfin manger des marshmallows fondus entre deux biscuits ? »

-« Yumi ! » s’exclama la fillette en se frottant le ventre, les yeux brillant de malice.

-« Pas d’excès les filles ! Je ne voudrais pas vous retrouver malades demain matin ! »

-« Dehors Papa ! » intima Alexis avec un sourire en les poussant vers la sortie.

-« Vi ! Deho’s ! A demain ! » copia Sarah en faisant un petit signe de la main en direction de ses parents. « Ze vous aime ! »

Ni plus ni moins, les filles mirent leurs parents à la porte du chalet et l’ainée claqua la porte derrière eux avant de la verrouiller et de s’y adosser en poussant un soupir.

-« Enfin ! »

-« Machamalo ? »

-« Bien sûr Princesse ! Je ne fais jamais de paroles en l’air ! Allez viens, tout est prêt ! » sourit Alexis en tendant sa main en direction de Sarah. « Tu as bien compris que demain matin il ne fallait pas se précipiter dans la cabane qui sert de chambre à Papa et Maman, hein ? »

-« Vi ! Papa et Maman ‘tigués. Eux faire dodo tard. Nous faire fête ? »

-« Si tu veux Princesse ! Que dirais-tu de construire un fort ? »

-« Fort ? Comme sable ? »

-« Encore mieux, tu vas voir ! Papa faisait ça pour moi à la maison quand j’étais une petite fille comme toi ! Alors pour que tout se passe bien, je vais te donner une mission très importante, tu es d’accord ? » demanda Alexis en souriant de voir sa petite sœur hocher solennellement la tête. « Très bien alors j’aimerai que tu ailles repérer là-haut toutes les couvertures que tu peux trouver ! Et n’oublie pas ton lapin… »

-« D’accord ! » s’écria Sarah en se précipitant vers l’entrée en courant.

-« Et fais attention dans l’escalier ! 


judy1  (27.06.2012 à 19:10)

Chapitre 155 : Au coin du feu

 

Arrivés devant la porte du cabanon, Beckett se tourna vers Castle et, sans un mot, elle lui couvrit les yeux à l’aide de son écharpe. Puis elle l’invita à entrer à sa suite et à s’assoir sur le lit. Elle retira son manteau et aida son mari à retirer le sien avant de s’agenouiller devant lui, les deux mains sur ses genoux.

-« Je vais te demander de rester comme ça pendant quelques minutes le temps que je prépare notre petite soirée ? »

-« Tu crois vraiment que je vais attendre sagement ? » demanda Castle mutin. « Ce n’est pourtant pas dans mon habitude d’obéir… »

-« Et si je te dis que, si tu parviens à maitriser ton impatience maximum vingt minutes, tu recevras une récompense comme tu n’as jamais osé l’espérer… » répondit Beckett d’une voix langoureuse.

Seul un grognement se fit entendre et la jeune femme prit ça pour un acquiescement. Aussi s’éloigna-t-elle pour s’atteler à ses préparatifs. Elle alluma une bonne flambée dans la cheminée puis illumina la pièce à l’aide de plusieurs bougies. Elle alla ensuite positionner les mets qu’elle avait apportés sur la petite table en bois non loin de ladite cheminée.

-« C’est bientôt fini ? » demanda innocemment Castle.

-« Laisse-moi juste terminer de me préparer mon très cher époux… » fit Beckett mutine en s’approchant jusqu’à le frôler. « Je te promets que tu en auras pour ton argent… »

-« Mon argent ? Mais… »

-« J’ai utilisé la carte de crédit que tu m’as donnée pour m’acheter ce que je compte passer pour notre diner… Et mon petit doigt me dit que tu vas aimer… »

Déglutissant, Castle se redressa mais ne dit rien pour le plus grand bonheur de sa femme qui passa dans la salle de bain d’où elle ressortit moins de dix minutes plus tard. Elle vint se positionner sur le moelleux tapis devant la cheminée et se tourna vers son époux.

-« Je suis prête, » annonça-t-elle en se faisant en sorte de ne pas le quitter des yeux pour ne pas manquer sa réaction.

Lentement, Castle retira l’écharpe qui entourait son visage et laissa ses yeux s’habituer à la pénombre. C’est alors que son regard capta la silhouette mise en valeur de Beckett et son menton tomba sous le coup de la surprise.

-« Kate ? … Est-ce que je rêve ou tu es toute vêtue de cuir ? »

-« A ton avis ? » sourit la jeune femme fière de son coup. « Il me semblait pourtant d’avoir prévenu que tu baverais de plaisir le jour où tu me verrais ainsi… »

En effet, Beckett avait revêtu un pantalon de cuir noir ainsi qu’un gilet sans manche, le tout parfaitement ajusté à ses courbes. Les yeux de Castle pétillaient de désir, de plaisir et d’un petit quelque chose que sa toute jeune épouse ne parvint pas à décerner.

-« Ne bouge pas, je reviens de suite ! » annonça l’écrivain en attrapant son sac et en disparaissant dans la selle de bain dont Beckett avait laissé la porte ouverte.

-« Hey ! Mais tu fais quoi ? » s’exclama le jeune femme interdite.

-« Comme ma jeune épouse me l’a fait remarquer il n’y a pas si longtemps, » lança Castle par-dessus son épaule en refermant la porte derrière lui. « Si tu parviens à maitriser ton impatience pendant quelques minutes, tu recevras une récompense comme tu n’as jamais osé l’espérer… »

-« Rick ! C’est pas du jeu ça ! » bouda Beckett.

-« Tout vient à point à qui sait attendre, Kate ! » jubila l’écrivain.

Lorsqu’il sortit enfin de la salle de bain, ce fut au tour de la jeune mariée de rester bouche bée. Son mari se dressait devant elle vêtu d’un simple pantalon de cuir qui lui saillait parfaitement. Tel un félin, Castle s’approcha de Beckett et la prit dans ses bras avant de l’embrasser passionnément.

-« Si Lanie nous voyait, elle dirait encore que nous sommes flippant, » sourit la jeune femme en entourant le cou de son époux de ses bras avant d’ajouter en se mordillant la lèvre inférieure. « Tu sais que tu es sexy comme ça… »

-« Pas autant que toi ma Chérie, » sourit l’écrivain avant de demander timidement. « Tu crois que ce serait trop pousser ma chance si je te demande de réaliser un autre de mes fantasmes… »

-« Tout dépend lequel mais globalement ça pourrait le faire s’il est raisonnable. »

-« Ma femme est superbe cependant je suis persuadée qu’uniquement vêtue de son pantalon slim en cuir, elle serait encore plus belle… »

-« Tu… Tu veux que je retire mon haut ? Tout le haut ? »

-« Au moins ton gilet… »

-« Alors qu’est-ce que tu attends pour me l’enlever ? » demanda Beckett avec un sourire taquin.

Ni une ni deux, Castle obéit à la jeune femme et le gilet sans manche disparut quelque part derrière eux dans la chambre. C’est alors qu’il découvrit le fin soutien-gorge de dentelle noire qui recouvrait tout en subtilité la poitrine de la jeune femme. Un grognement lui échappa.

-« Dois-je en déduire que tu aimes ce que tu vois ? »

Pour toute réponse, l’écrivain fondit sur les lèvres de Beckett et l’embrassa avec passion, l’entrainant peu à peu à s’assoir sur l’épais tapis à leur pied.

-« Alors ? Qu’avez-vous prévu de bon à manger Madame Castle ? » marmonna entre deux baisers le jeune marié.

-« A part moi tu veux dire ? » demanda innocemment Beckett arrachant ainsi un nouveau grognement à l’homme. « Je me réserve pour le dessert, ne t’en fait pas. Avant il faut que je donne un minimum de force à mon mari pour qu’il me comble… C’est pour ça que tu trouveras une bouteille de champagne français, quelques toasts et du foie gras, une salade de gésiers et des pommes de terre qui cuisent tranquillement dans la cendre du feu… »

-« Humm… Tu nous a prévu un véritable festin dis-moi ! »

-« J’essaye d’atteindre ton niveau mais ce n’est pas gagné… Cependant je pense réussir à m’en rapprocher aux vues des quelques douceurs que je suis parvenue à faire collecter… »

-« A savoir ? » demanda Castle intrigué.

-« Des clémentines… Des fraises… Et de la chantilly ! »

-« On commence par le dessert ? » demanda l’écrivain tel un gamin excité en glissant ses mains autour de la taille svelte et dénudée de sa belle.

-« Mon Dieu ! Tu es pire que Sarah ! » répondit Beckett en roulant des yeux et en tapant légèrement ses mains pour les faire la lâcher. « La patience est une vertu, ne l’oublie pas… »

-« Comment pourrais l’oublier alors que ça fait trois longues années, presque quatre, que j’attends que tu ouvres enfin les yeux… » se plaignit Castle.

Sans un mot, la jeune femme attrapa la bouteille de champagne et la tendit à son mari avant de prendre deux flutes entre ses mains. L’écrivain comprit tout de suite sa mission et ils trinquèrent rapidement à leur nouvelle vie. Ils dinèrent calmement en discutant de l’avenir puis, l’air de rien, ils arrivèrent au dessert tant attendu.

-« Alors… On fait comment ? » demanda innocemment Castle en plongeant son regard dans celui de Beckett.

-« Toi je ne sais pas mais moi j’ai lu que les fruits étaient encore meilleurs quand ils sont savourés sur le ventre de son compagnon… »

-« C’est officiel ! Mon épouse veut ma mort ! »

-« Pas ta mort non ! Notre plaisir à tous les deux ! » répondit la jeune femme en plaquant son mari contre le sol. « Et crois-moi, j’ai faim ! »

Sur ce, Beckett fondit littéralement sur ses lèvres et l’embrassa passionnément tout en piochant à l’aveuglette dans les bols de fruits derrière eux. Ayant atteint son but, elle quitta les lèvres de son mari, lui arrachant au passage un grognement de frustration, et continua à déposer un chemin de baisers le long de son cou, son torse et jusque son nombril… Là, elle s’y arrêta et s’amusa un instant avec jusqu’à ce que Castle n’en puisse plus.

-« Kate ! » s’exclama-t-il en s’arquant sous sa douce torture.

-« Patience… Ce sera bientôt ton tour, » dit la jeune femme en regardant son mari droit dans les yeux et en déposant une fraise sur son nombril et y ajoutant un peu de chantilly. « Laisse-moi me rassasier d’abord. »

Beckett se pencha et, d’un coup de langue, elle attrapa son dessert.

-« Humm… Encore meilleur que ce que je pensais, » fit la jeune femme en se léchant les lèvres.

-« Tentatrice ! » souffla l’écrivain sans pour autant bouger d’un millimètre.

-« Ose me dire que tu n’aimes pas, » sourit Beckett mutine en positionnant un quartier de clémentine.

Castle ne répondit pas et se contenta de vivre le moment à fond, les coups de langues répétés et sensuels de sa jeune épouse rendant son pantalon de plus en plus serré. Il ne dit rien pendant un long moment, la laissant faire puis, soudain, il inversa leur position.

-« A moi de jouer maintenant, » fit-il d’une voix rendue rauque par son désir.

-« J’en meurs d’impatience, » répondit-elle de la même voix en sentant son mari déposer sur son ventre plat des fruits et de la chantilly.

Castle lui adressa un regard mutin plein de désir avant de se pencher et de savourer son dessert avec un immense plaisir. Il sourit en voyant son épouse s’arquer sous les jeux de sa langue et décida de pousser la tentation un peu plus loin. Aussi s’attaqua-t-il à la fermeture de son pantalon.

-« Rick ! » souffla Beckett en soulevant ses hanches pour aider son mari à la déshabiller pour encore plus de plaisir à deux.

-« Que tu es belle… » murmura Rick en dévoilant entièrement le corps de sa femme.

Castle s’arrêta un instant pour l’observer à la lueur du feu de cheminée et des quelques bougies qui ne s’étaient pas encore éteintes.

-« Et dire que tu es toute à moi maintenant… »

-« Je le suis depuis presque quatre ans Rick même si je ne l’aurai jamais avoué, même sous le torture… » avoua Beckett avant de poursuivre en voyant la question dans les yeux de son mari. « Aucun des hommes que j’ai côtoyé depuis que je t’ai rencontré n’a réussi le test de la comparaison… »

-« Je t’aime Kate Castle, » répondit avec émotion l’écrivain en plongeant entre ses jambes et posant ses lèvres contre son point le plus sensible.

-« Oh mon Dieu ! Je t’aime ! » fit Beckett en criant ainsi son plaisir.

Pendant un long moment, Castle s’affaira à donner autant de plaisir que possible à sa tendre femme, lui arrachant un premier orgasme puissant puis il se débarrassa de ses derniers vêtements et plongea d’un mouvement fluide en elle.

-« Oh mon Dieu ! Rick ! Bouge ! Je t’en prie mon Amour ! »

-« A vos ordres Détective, » répondit Castle en s’activant, les hanches de sa compagne venant à sa rencontre.

Rapidement, leur plaisir monta de manière synchronisé jusqu’au moment ultime où ils atteignirent les étoiles avant que l’écrivain ne s’effondre sur le corps haletant de sa femme. Une fois légèrement calmés, Castle s’allongea à côté de sa compagne sur le tapis moelleux et cette dernière vint immédiatement se blottir dans le creux de ses bras.

-« Il va falloir se lever, ne serait-ce que pour éteindre les bougies qui restent… » marmonna Castle en étouffant un bâillement.

-« Ne t’en fais pas, elles s’éteignent seules. Ce sont des bougies anti-feu, » répondit Beckett à moitié endormie.

Souriant, l’écrivain étendit le bras et attrapa un plaid dont il les recouvrit avant de laisser Morphée les kidnapper.


judy1  (30.06.2012 à 22:13)

Chapitre 156 : Raisons secrètes

 

Lorsque Beckett se réveilla le lendemain matin, elle ne put empêcher le sourire radieux qui illumina son visage alors qu’elle s’étirait contre le corps encore endormi de son mari. Son mari… Elle avait toujours quelques difficultés à réaliser que Richard Castle, le célèbre écrivain, n’était autre que son époux, l’homme avec lequel elle s’était unie pour la vie. Se redressant sur un coude, elle posa sa tête sur sa main pour observer Castle dormir. Il semblait tellement calme et paisible, tellement heureux aussi. Elle remarqua que tout son visage reflétait son bonheur intense et qu’elle ne l’avait jamais vu ainsi auparavant. Du bout des doigts de sa main libre, elle parcourut ses traits avec douceur.

-« Je suis désolée de t’avoir tellement fait souffrir mon Amour… Toutes ces choses que tu m’as fait éprouver étaient tellement intenses et nouvelles qu’elles m’ont fait peur, comme jamais… Et le fait que tu me perces à jour d’un simple regard… Mais maintenant je comprends ce que tout ça voulait dire. Je comprends et j’accepte de vivre pleinement ma vie et mon amour… »

-« Et c’est moi l’écrivain ? » murmura Castle sans pour autant ouvrir les yeux ou bouger le moindre muscle. « Tu devrais t’essayer à l’écriture tu sais, tu as du talent. »

-« Bonjour toi, » sourit Beckett. « Bien dormi ? »

-« Merveilleusement bien ma Chérie, merci. Et toi ? »

-« Comment aurai-je pu mal dormir sachant que je suis dans les bras de mon époux ? » demanda mutinement la jeune femme en se blottissant à nouveau contre lui. « La seule chose qui me fait peur c’est notre trop rapide séparation… »

-« Tout se passera bien, » tenta de la rassurer Castle en resserrant son étreinte autour de sa taille. « Moi ce qui m’angoisse le plus dans cette semaine de promotion c’est de m’être là ni pour ta reprise du travail ni pour l’entrée en crèche de Sarah… »

-« Je peux t’assurer que les gars, Lanie et Gates vont me surveiller de très prêt et, comme Sarah fera ses premiers pas à la crèche, Vicky m’a dit qu’elle ferait en sorte que je reste à proximité du 12e et de notre Princesse. »

-« Je ne lui en serai jamais assez reconnaissant pour tout ce qu’elle fait pour nous et notre famille. Surtout après l’accueil qu’elle m’avait réservé à sn arrivée au poste de police ! Tu te rends compte que j’ai même le droit de l’appeler par son prénom dans la sphère privée ?! »

-« Tu vas me prendre pour une folle mais je trouve qu’elle a, vis-à-vis de moi, des attitudes que Maman aurait pu avoir si elle était toujours parmi nous… Et elle fait du bien à Papa aussi. Ca faisait longtemps que je ne l’avais pas vu aussi heureux et je dois t’avouer que ça me soulage. »

-« Elle est de moins en moins ‘Iron’ et je pense qu’elle aussi retrouve dans sa relation avec ton père et toi ce qu’elle a perdu quand son mari et ses fils ont été assassinés. »

-« Tu as sans doute raison… »

-« Dis-moi, il est quelle heure ? » demanda soudain Castle en regardant au travers de la fenêtre dont les rideaux étaient mal ajustés.

-« Près de… » fit Beckett en se contorsionnant pour voir le réveil. « Onze heures et demie ! Mon Dieu ! Les filles ! »

Elle tenta de se lever mais Castle la retint contre lui.

-« Mais qu’est-ce que tu fais ? On avait dit dix heures aux filles et il n’y a personne ! Il doit y avoir un problème ! Il faut qu’on y aille ! Et vite ! »

-« Relaxe Maman poule ! S’il y avait eu le moindre problème, Alexis nous aurait prévenus à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. »

-« Tu crois ? » demanda timidement Beckett.

-« J’en suis persuadé. Maintenant nous allons nous préparer tranquillement avant de les rejoindre et de passer une agréable journée en famille. »

-« Dans ce cas, ne perdons pas de temps, » fit Beckett en se levant et invitant son compagnon à faire de même. « Je prends la salle de bain mais rien ne t’empêche de me suivre ! »

Un peu moins de dix minutes plus tard, Beckett était prête et piaffait d’impatience dans la pièce principale.

-« Bon sang Rick ! Il ne faut quand même pas trois heures pour prendre une douche et enfiler quelques vêtements ! »

-« On n’est pas aux pièces non plus Kate, » répondit en souriant Castle depuis la salle de bain. « Les filles ne sont pas à cinq minutes ! »

-« Mon Dieu ! Mais tu es pire qu’une fille ! Je comprends maintenant pourquoi tu n’es jamais à l’heure nulle part ! »

-« Mais qu’est-ce que tu es chiante quand tu es inquiète ! Quand je te dis que les filles vont bien ! »

-« Et bien la chieuse te dit qu’elle ne se détendra que lorsqu’elle aura vu ses filles ! Maintenant tu te dépêches ou je pars sans toi ! »

-« Je peux mettre mes chaussures et un manteau ou bien tu veux que j’attrape la mort en sortant en pull et pieds nus ? »

-« Rick ! » râla Beckett en roulant des yeux.

-« Quoique… Ca me donnerait une bonne excuse pour ne pas avoir à faire la tournée de promotion et rester auprès de ma famille… »

Quelques minutes plus tard, le couple poussait la porte du chalet et pénétrait dans l’entrée. Ils déposèrent leurs affaires et s’avancèrent dans la pièce sans bruit. Assises sur le canapé, Alexis lisait une histoire à une petite Sarah confortablement blottie dans ses bras, son doudou serré contre son cœur et un plaid sur ses jambes. Une bonne flambée brûlait dans l’âtre de la cheminée.

-« Eh bien tu vois ! Elles vont super bien et on ne leur manque même pas ! » fit Castle goguenard en enlaçant la taille de sa femme. « Nous aurions largement eu le temps de prendre une petite douche crapuleuse… »

-« Richard ! »

-« Quoi ? Je n’ai rien fait là ! »

-« Mais bien sûr ! » sourit la jeune femme en quittant ses bras. « Bonjour les filles ! »

-« ‘jour Maman, ‘jour Papa, » répondit Sarah sans plus de formalité.

-« Eh bien ça fait plaisir… » murmura Beckett.

-« Ne t’en fais pas Kate, ça prouve que nos filles vont super bien et qu’on n’avait pas à se presser comme ça… »

-« Mais je veux mon câlin du matin moi… » bougonna Kate en croisant ses bras sur sa poitrine.

-« Il va venir, laisse-les finir leur histoire. En attendant, je peux toujours te faire un câlin, » sourit Castle en prenant sa femme dans ses bras.

-« Fin, » annonça alors Alexis en refermant le livre avec un sourire.

Sarah se leva alors et se précipita dans les bras de ses parents, s’y jetant littéralement.

-« Moi et Lesis bien jouer et pas méchants ! »

-« L’essentiel c’est que vous ayez passé du bon temps ensemble, » sourit Beckett en resserrant son étreinte autour de la fillette. « Tout s’est bien passé ? »

-« Oui Maman, » sourit Alexis en embrassant ses parents. « Par contre, j’ai donné une dose de paracétamol enfant à Sarah ce matin car elle avait un peu de température. Du coup, on est resté au calme. »

-« Comment ça de la température ? » s’inquiéta de suite Beckett en posant un main sur son front. « Ca va Princesse ? »

-« Vi Maman, » répondit Sarah en posant sa tête sur l’épaule de sa maman.

La petite famille s’installa sur le canapé et la fillette se blottit entre le couple, Alexis prenant place contre la jeune femme.

-« Alors, mon petit-frère est en route maintenant ? » demanda innocemment la rouquine en souriant devant le visage cramoisi de sa mère.

-« Je ne sais pas s’il est en route mais en tout cas Kate et moi y travaillons âprement ! »

-« Rick ! Je te rappelle que tu es en train de parler de notre vie personnelle à notre fille ! » s’offusqua Beckett mal à l’aise.

-« Fille qui est déjà une jeune femme et sait parfaitement ce qui se passe entre un homme et une femme qui s’aiment et souhaitent agrandir leur famille. »

-« Avec Sarah patraque, aujourd’hui nous allons rester ici tranquillement, qu’en dites-vous ? » demanda Beckett en changeant  ainsi de sujet.

-« Avec plaisir mais qu’allons-nous faire ? » demanda Castle en observant la pièce.

-« Je voulais profiter que nous soyons ici pour te montrer quelque chose… Un journal que j’ai écrit pendant les trois mois qui ont suivi la tentative d’assassinat dont j’ai été victime, » fit la jeune femme en positionnant Sarah contre son père.

Sans un mot supplémentaire, Beckett ouvrit un secrétaire et en sortit un cahier relié qu’elle tendit à Castle.

-« Tu es sûre ? »

-« Je veux que tu saches ce par quoi je suis passée et pourquoi j’ai disparu comme ça… Je ne veux pas qu’il y ait le moindre malentendu à propos de ces trois mois entre nous et je sais que la lecture de ce journal les aplanira tous. Tu peux aussi le lire Alexis »

La jeune fille se rapprocha de son père qui ouvrit avec beaucoup de précaution le cahier en faisant signe à son épouse de prendre place à côté de lui, de l’autre côté des filles. La fine écriture de la jeune femme apparut alors dont l’encre était par moment délavée par des traces évidentes de larmes.

« Voilà, j’y suis. Je suis enfin arrivée dans mon refuge mais je ne suis toujours pas plus avancée. J’ai rompu avec Josh qui l’a d’ailleurs assez mal pris pour un homme qui m’a avoué son amour uniquement parce que je mourrai. Je reste intimement persuadée que ce sont ses mots et ses yeux d’un bleu perçant qui m’ont donné la force de me battre et de rester en vie. Lorsque je me suis réveillée, c’est la première chose dont je me suis souvenue. Avant même la douleur. Ces mots… Et mon cœur a enfin compris ce que mon corps et mon être tout entier lui criait depuis des mois, des années… Je l’aime et ça me terrorise ! Comment pourrais-je être heureuse et avoir une famille alors que je me mets en permanence en danger pour trouver la justice dans l’affaire de ma mère ? Je l’aime tellement que je ne sais pas ce que je dois faire… Ai-je le droit de risquer de les faire encore plus souffrir lui, Alexis et Martha ? Que je souffre moi ce n’est pas grave mais que je les fasse souffrir comme moi j’ai souffert, je ne suis pas sûre de l’accepter… Je me doute que je l’ai déjà détruit en lui mentant et en ne lui avouant pas la vérité. J’ai lu sa souffrance dans ses yeux et ça m’a brisé le cœur… Je veux me reconstruire, me reconstruire pour avoir une chance d’être une meilleure femme pour lui. J’espère vraiment y arriver un jour… Je ferai tout pour en tout cas… »

-« Et tu as écrit ça au début de l’été ? » s’étonna Castle.

-« Oui mais ensuite mon cerveau a repris le dessus et a tout gâché… Il a fallu des semaines d’analyse avec le docteur Burke pour que j’en revienne à ce stade-là… »

-« Fais-nous plaisir Maman, écoute toujours ton cœur ! Regarde où il nous a mené aujourd’hui ! Nous sommes tous les quatre plus heureux que jamais ! »

-« Tu as raison ma fille, je suis une femme mariée, mère de famille et surtout heureuse ! Heureuse comme jamais depuis l’assassinat de ma mère ! »

Père et fille continuèrent à lire pendant de longues heures en silence, mangeant sur le pouce puis laissant Sarah faire sa sieste avec eux, jusqu’à refermer le cahier, bien décidé à ne pas aller plus loin dans leur lecture.

-« Certes Papa a beaucoup souffert mais je réalise aujourd’hui qu’il n’était pas le seul à souffrir. Je suis désolée pour mon attitude envers toi à ton retour, » fit Alexis en se levant pour se blottir dans les bras de Beckett. « Le pire dans toute cette histoire c’est quand même que tu étais seule pour tout affronter… »

-« Seule je l’étais mais par choix. Même si ce n’était pas le bon, c’était le mien. »


judy1  (02.07.2012 à 20:51)

Chapitre 157 : Discussion sur l’oreiller

 

-« Je n’en reviens pas de ce que tu as traversé seule Kate, » souffla Castle de longues heures plus tard dans le creux de leur lit. « J’aurai pu être là, à tes côtés, et t’aider… »

-« J’en suis consciente mais je n’étais pas prête et j’étais persuadée que tu n’aurais, à ce moment-là, rien pu faire car je refusais l’évidence… »

-« En tout cas, je suis heureux que tu nous aies permis de lire ce journal aujourd’hui. Si Lex ou moi avions encore des doutes, ce qui n’était pas le cas je tiens à le préciser, ils sont à présent tous levés. Ce cahier me fend le cœur… »

-« Au moins il a eu le mérite de me soulager sur le coup et d’ouvrir une discussion entre nous trois aujourd’hui. J’ai compris que, si moi j’étais dans cet état, j’étais loin d’être la seule. Et je comprends mieux pourquoi tu ne t’es pas battu pour rester quand Vicky t’a mis à la porte de poste de police et pourquoi ça a été la guerre froide quand je t’ai retrouvé… »

-« Si j’avais su par quels tourments tu étais passée, j’aurai été plus compréhensif avec toi… » fit Castle la voix pleine de regrets.

-« Tu n’as pas à t’en vouloir, j’avais fermé la porte à tout le monde, y compris Lanie. Je n’ai récolté que ce que j’avais semé. Quand j’ai ouvert les yeux, il était presque trop tard mais, heureusement pour moi, mes amis, ma famille et surtout toi. J’ai vraiment beaucoup de chance de vous avoir tous dans ma vie… »

-« Et nous de t’avoir dans la notre Kate, » répondit Castle en resserrant son étreinte autour de la jeune femme.

-« Si tu savais comme je t’aime, » souffla Beckett en prenant son visage dans la coupe de ses mains et ponctuant ses paroles de baisers. « Je t’aime, je t’aime, je t’aime ! »

-« Dis-moi mon amour, je pensais à une chose. Dans ce que j’ai lu, j’ai vu qu’une chose te préoccupait beaucoup… Le fait que tu ne souhaitais pas infliger à nos enfants ce qui s’est passé pour toi avec le décès de ta mère. »

-« En effet, c’est quelque chose qui me travaille au jour le jour… D’autant plus que nous avons déjà deux filles qui pourraient être meurtries s’il m’arrivait quoique ce soit… »

-« Je serai là pour elles si jamais malheur arrive et je respecterai toujours ton choix. Mais je veux que tu sois sûre pour ces enfants dont on parle. Je ne veux pas que tu te sentes obligée de quoi que ce soit. Je ne veux pas te mettre la pression pour un quelconque enfant… »

-« Je veux un enfant avec toi ! Je veux des enfants avec toi Rick ! Nous avons déjà Alexis et Sarah mais je veux encore plus, je veux qu’on crée une vie, des vies si nous sommes bénis. Fille ou garçon, au fond je m’en fiche complètement du moment où on a la joie de vivre cet instant ensemble. »

-« Et je serai là à chaque instant Kate. Au point où tu en auras marre de m’avoir sur ton dos à chaque minute de jour ou de la nuit ! »

-« Ca ne changera pas beaucoup de ce que je vis depuis que tu es rentrée dans ma vie en même temps… Je me trompe ? » demanda Beckett en souriant en voyant Castle hocher négativement la tête. « Je ne dis pas que notre vie commune ne se fera pas sans heurt et que tu ne me taperas pas sur les nerfs à certains moments mais nous serons ensemble pour y faire face. Always. »

-« Always Kate… »

Le couple échangea un baiser passionné avant de se blottir à nouveau dans les bras l’un de l’autre.

-« Dis-moi ce qui te tracasse ma Chérie… » invita Castle.

-« J’ai deux merveilleuses filles et nous sommes d’accord pour avoir d’autres enfants mais toi comme moi sommes plus que conscient des risques de mon métier, de notre métier même vu comme tu me suis comme mon ombre depuis quatre ans… » souffla Beckett avant de se redresser sur un coude pour plonger son regard dans celui de son époux. « Rick, je ne veux pas que tu m’en veuilles si je suis blessée ou s’il m’arrive quoique ce soit dans l’exercice de mes fonctions. C’est ce que j’aime faire et c’est grâce à mon métier qu’on s’est vraiment rencontré… »

-« Je te respecte et je respecte ton travail qui, comme tu l’as si bien dit, est devenu notre travail même si je ne porte pas de plaque. Je te promets que je ne t’en voudrai pas mais il faut que tu comprennes que je t’aime et que je ne pourrais pas m’empêcher d’être inquiet pour toi. Mais il faut toi aussi que tu me fasses la même promesse car j’aime te suivre et enquêter à tes côtés. A moi aussi il peut arriver quoi que ce soit. »

-« Je comprends et je ferai mon possible pour ne pas sombrer, pour être forte pour toi et pour nos enfants. »

-« Et je sais que, quoi qu’il arrive, tu y parviendras, » souffla l’écrivain ému. « Mais… Je me pose une question… Qu’entends-tu par ‘vraiment rencontré’ ? »

-« Et bien, avant de t’arrêter, nous avions déjà été en présence l’un de l’autre à de nombreuses reprises lors de tes séances de dédicaces sur New York notamment… »

-« C’est vrai que tu es une fan de la première heure ! » sourit Castle. « En parlant de ça, es-tu passée sur mon site depuis notre mariage ? »

-« Non, pourquoi ? »

L’écrivain se leva alors et attrapa son ordinateur portable avant de revenir dans le lit auprès de sa femme.

-« Rick, il n’y a pas de connexion internet ici ! » sourit Beckett en se blottissant contre lui.

-« Peut-être mais, comme le téléphone passe, ma clé 3G aussi, » répondit malicieusement Castle avant de lui tendre l’appareil. « Tiens, regarde. J’espère que ça te plaira et que ce n’est pas ‘too much’… »

-« Oh mon Dieu Rick ! C’est parfait ! » s’exclama la jeune femme les larmes aux yeux. « Mais comment ? »

-« Après le réveil en fanfare de notre fille dimanche, j’ai rapidement envoyé un mail au webmaster de mon site. J’ai reçu un message me disant que ma demande de modification avait été apportée hier soir, un peu avant que tu ne me kidnappes. »

-« C’est superbe et ça lui ressemble tellement… »

En effet, sur la page d’accueil du site se trouvait sa photo préférée de sa mère magnifiquement mise en valeur sous laquelle était indiqué un texte très court mais magnifique, un hommage à la vie qu’avait vécu la mère de sa femme.

-« C’est toi ? »

-« Qui d’autre… »

« J’ai appris dernièrement l’identité des deux premières personnes à s’être inscrite sur ce site : une mère et sa fille. Aujourd’hui je rends hommage à JB, trop tôt disparue et qui manquera toujours à ses proches. Elle devient dès à présent membre permanent de ce site et son pseudo restera sur la toile à jamais. RC »

-« J’ai demandé l’autorisation à ton père pour la photo et je lui ai fait lire le message pour avoir son avis. Je voulais que ce soit une surprise pour toi mais je savais que ça devait rester dans une certaine mesure vis-à-vis de ton père et toi. »

-« C’est parfait Rick, merci pour tout. »

Le silence se fit dans la pièce sans pour autant qu’il soit pesant quand soudain la voix de Kate retentit.

-« Quand je serai enceinte, il va vraiment falloir que je modifie quelques habitudes pour le bien de notre enfant… »

-« Tu es déjà dans la planification ? » s’étonna Castle en embrasant le sommet de son crâne. « Tu sais que ces choses-là peuvent prendre du temps… »

-« Je le sais mieux que personne puisque mes parents n’ont jamais plus réussi à concevoir après moi… Je me suis d’ailleurs toujours demandé si c’était à cause des conséquences de sa première grossesse. Je n’ai pas eu une naissance simple et Papa a cru nous perdre toutes les deux… »

-« Tu n’y étais pour rien Kate, c’est la vie. C’est tout. Ce sont des choses qu’on ne maîtrise pas… »

-« Je sais mais je veux faire tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger et préserver nos enfants. Donc il faudra que j’apprenne à me mettre en retrait lors des interpellations, à me protéger mais aussi et surtout à ne pas trop courir en talons… »

-« Pourtant je trouve que c’est sexy quand tu cours ainsi… » souffla Castle.

-« Peut-être mais je sais déjà que ce n’est pas bon pour la croissance du bébé… »

-« Je vois que tu as vraiment réfléchi à fond au problème, » sourit l’écrivain attendrie.

-« Il fallait bien que je m’occupe pendant que tu écrivais alors j’ai commencé à lire un peu des ouvrages sur la grossesse et le fait de devenir mère. Mais j’ai assez vite arrêté les seconds car j’y retrouvais ce que je vivais déjà avec Alexis et surtout avec Sarah… »

-« Et dire que je n’ai rien vu de tout ça ! » s’étonna Castle en serrant sa femme dans ses bras. « Tu les as acheté ou bien on te les a prêtés ? »

-« Je les ai achetés mais je trouve que c’est quand même un sacré budget… D’ailleurs je me disais qu’étant donné que tout le monde aime lire à la maison, nous pourrions peut-être nous inscrire dans une bibliothèque ? Il y en a une immense à un bloc de chez toi… »

-« Ce serait une excellente idée ! Ca permettra à Sarah de découvrir les livres d’une autre manière et je sais qu’ils ont des ateliers pour les jeunes enfants dès un an. J’y emmenais Alexis quand elle avait l’âge de Princesse. Les jeunes femmes qui animaient ces séances étaient charmantes en plus. »

-« J’espère qu’elles le sont toujours pour Sarah mais, une chose est sûre, elles ont intérêt à savoir conserver leur place. Tu es mon homme maintenant et je ne compte pas te partager ! »

-« Serais-tu jalouse ? »

-« Je me contente de défendre mes intérêts et ceux de nos enfants, » répondit simplement Beckett avant d’embrasser son époux amoureusement. « Je t’aime et je ne laisserai jamais personne nous séparer sans me battre bec et ongles ! »

-« Message reçu cinq sur cinq ma Chérie. Mais sache jute que c’est également valable dans l’autre sens ! J’ai eu ma dose avec Demming et Motocycle Boy ! » soupira Castle avant de continuer, incertain de l’accueil que sa femme ferait à sa question. « D’ailleurs, en parlant du docteur, comment ça s’est terminé entre vous deux ? »

-« Je venais de te demander du temps et Josh avait tout entendu. Il était persuadé d’avoir gagné la partie face à toi et que désormais je lui ‘appartenais’ pleinement, » expliqua la jeune femme avant de poursuivre en le voyant tiquer sur le mot utiliser. « Je ne fais que répéter ses propres mots. Enfin bref, j’allais être libérée et mon père était là pour m’aider à rassembler mes affaires avant de rentrer chez lui quand Josh est apparu dans ma chambre, nous annonçant fièrement qu’il avait pris deux semaines de congés pour moi et qu’il me ramenait chez lui. Ca a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Je cherchais à rompre en douceur avec lui depuis l’instant où tu étais sorti de ma chambre d’hôpital et il m’offrait l’opportunité sur un plateau d’argent. Mon père a tout de suite compris et nous a laissé pour aller ‘faire mes papiers de sorti’ et j’ai dit à Josh que c’était fini. Il a eu du mal à comprendre et je pense qu’aujourd’hui encore il croit que je vais revenir vers lui… »

-« Mais… »

-« Rassure-toi Rick, je ne suis la femme que d’un seul homme et cet homme je l’ai trouvé. Il ne s’appelle pas Josh Davidson mais bien Richard Alexander Rodgers alias Richard Edgard Castle. Et puis n’oublie pas ce qu’une voyante m’avait prédis : que je rencontrerai un Alexander qui serait très important dans ma vie… Et c’était vrai ! Maintenant taisons-nous et essayons de concevoir cet enfant dont nous rêvons ! »

-« Mon plaisir, » répondit Castle avant de se positionner au dessus d’elle.

Un baiser en conduisit à un autre et, bien vite, ils s’abandonnèrent à leur amour l’un pour l’autre avant de rejoindre Morphée au pays des rêves.


judy1  (08.07.2012 à 19:43)

Chapitre 158 : Journée de détente

 

Lorsque le couple rejoignit ses filles le lendemain matin, Sarah avait retrouvé tout son entrain et dansait au rythme des ‘Aristochats’ qu’Alexis lui avait trouvé à la télévision.

-« Eh bien ! C’est la fête ici, » sourit Beckett en embrassant ses filles. « Tout s’est bien passé cette nuit et ce matin ? »

-« Parfaitement bien et Princesse n’a plus une once de fièvre ! Donc c’est cool ! Tu avais raison Maman, elle a juste dû avoir une poussée de fièvre… »

-« Maman ! Maman ! Danser avec moi ! » s’exclama la fillette en attrapant la main de la jeune femme pour l’entrainer à sa suite.

Devant l’enthousiasme de la petite, Beckett se laissa guider et se mit à danser aux côtés de sa fille, rapidement rejointes par Alexis. Castle attrapa alors sa caméra qui trainait sur la paillasse de la cuisine américaine et immortalisa le moment. Il filmait la scène depuis quelques minutes quand il aperçut Teddy et sa famille qui arrivait aussi leur fit-il signe de les rejoindre au chaud.

-« Je vois qu’on s’amuse bien ici, » sourit Teddy en venant serrer la main de l’écrivain avec chaleur. « Kate fait vraiment plaisir à voir… »

-« Je ne l’avais jamais vu aussi libre, détendue et heureuse, » renchérit son épouse. « Enchantée de vous rencontre Richard, je peux vous appeler Richard ? »

-« Bien sûr ! Et même Rick si vous voulez. Il n’y a que mes parents pour utiliser mon nom complet. »

-« En es-tu sûr ? » demanda alors la voix mutine de Beckett alors qu’elle passait ses mains autour de la taille de son mari.

-« On vient juste de se marier, » marmonna Castle à l’oreille de sa femme. « Alors évite de me faire mourir d’une crise cardiaque ou de désir tout de suite ! La journée ne fait que commencer… »

-« Toutes mes excuses mon Amour, je veillerai à me faire pardonner ce soir. »

-« Kate…. » grogna Castle alors que la jeune femme souriait à leurs invités.

-« Hey ! Ca fait plaisir d’être tous réuni aujourd’hui ! Dis-moi Teddy, il est prévu quel temps exactement ? »

-« Oh, toi tu as une petite idée derrière la tête je me trompe ? » sourit la femme du maire.

-« Absolument pas Ashley ! Mais je ne dirai rien avant de savoir si c’est réalisable. J’ai deux enfants avec moi et ce ne sont pas toujours ceux auxquels on pense, pas vrai Rick ? »

-« Ne râle pas, je suis toujours plus vieux que Sarah ! »

-« Mais Lex t’a largement dépassé ! Alors Teddy ? Verdict ? »

-« Magnifique ! Soleil toute la journée et, s’il prévoit des températures de saison, le fond de l’air est sec. Donc c’est idéal pour une sortie et ce à quoi tu penses… »

-« Très bien, c’est parfait ! Rick, si je te dis pique-nique et barbecue au bord du lac, non loin de la crique où nous sommes allés avant-hier qu’en penses-tu ? »

-« C’est magique ! » répondit avec enthousiasme l’écrivain, ses yeux pétillant de bonheur et d’anticipation. « Par contre Princesse, tu vas me faire le plaisir de te couvrir car on ne sait pas ce que tu nous as fait hier et je ne voudrai pas te laisser malade en partant… »

-« Papa partir ? » demanda la fillette inquiète.

-« Pas tout de suite mais dans les prochains jours. Ne t’en fais pas, avec Maman nous t’expliquerons tout pour que tout se passe bien. »

-« D’accord… »

-« Ne t’en fais pas Sarah, Papa revient toujours et puis tu ne verras pas le temps passer puisque tu te seras fait plein de copains et de copines à la crèches ! » fit Alexis avec enthousiasme en entrainant sa sœur à l’étage. « Qui m’aime me suivre ! »

Une demi-heure plus tard, tout le monde prit la route. Mattie et Peter, qui connaissaient bien le chemin prirent la tête du convoi entrainant à leur suite Alexis. Ashley et Beckett suivaient en surveillant les deux petits, Sarah ne lâchant pas Shaun d’une semelle, tandis que Teddy et Castle fermaient la marche, portant l’ensemble des denrées nécessaires à leur barbecue en forêt.

-« Je me demande encore comment on va faire… »

-« Ne posez pas plus de questions sinon je pense que Kate risque de s’énerver vraiment… » souffla tout bas Teddy en jetant un regard inquiet en direction de la jeune femme.

-« Ne vous en faites pas, j’ai l’habitude de ses menaces. Ca fait quatre ans qu’elle parle régulièrement de me mettre une balle entre les deux yeux et je suis toujours de ce monde. Et puis, maintenant que nous sommes mariés… »

-« Je t’entends Rick ! » fit Beckett d’une voix qu’elle voulait sévère mais qui ne parvenait pas à dissimuler son sourire.

-« Moi aussi je t’aime ma Chérie ! »

-« Jolie formule pour dire ‘cause toujours’, » sourit Teddy. « Je peux vous l’emprunter ? »

-« Si ça peut vous faire plaisir, » répondit l’écrivain. « Par contre je n’assure pas le service après-vente… »

-« Ca sent le vécu on dirait ! »

-« Ne m’en parlez pas… » sourit Castle. « Mais je n’échangerai ma vie d’aujourd’hui avec Kate et les filles pour rien au monde ! »

-« Je veux bien vous croire. Quand j’ai sombré dans l’alcoolisme, je n’aurais jamais cru avoir un jour le droit au bonheur ou encore avoir une famille à moi et regardez ! Il y a d’abord eu Ashley et puis Mattie, Peter avant notre dernière surprise : Shaun… Aujourd’hui, je suis heureux que ce soit au tour de Jim de voir sa famille se reconstruire. Ils le méritaient tellement tous les deux… »

-« Et encore, il vous manque la partie immergée de la ‘famille’ élargie ! Ils y a mes parents qui se sont retrouvés après une vie entière séparée, la famille de mon père, nos collègues et surtout Victoria… Mais à ce sujet, je n’en dirai pas plus ! »

-« Et tu as intérêt ! On est arrivé d’ailleurs donc c’est parfait ! » sourit Beckett en enlaçant son homme. « Ca va ? Ce n’est pas trop lourd ? »

-« Et c’est maintenant que tu te réveilles toi ? Une fois qu’on est arrivé ? »

-« Promis, je porterai ton sac au retour, » sourit la jeune femme.

-« Bah oui ! Comme ça il serait tout léger car vide puisque nous aurons tout manger… » bouda Castle en croisant ses bras sur sa poitrine.

-« Bon d’accord, tu porteras aussi le sac au retour ! » répondit l’inspectrice en faisant demi-tour. « On vous laisse allumer le feu puisque vous êtes tellement volontaire ! »

-« Je rêve là ? Kate ! » appela l’écrivain incrédule avant de se tourner vers Teddy.

-« Vous venez de vous faire avoir Rick, » sourit le maire de la ville. « Kate vous mène vraiment par le bout du nez ! Et si c’est comme ça seulement quelques jours après votre mariage, ça promet ! Moi je n’ai jamais pu inverser la tendance… »

-« Du moment qu’elle reste dans ma vie… »

Alors sur les garçons préparaient le feu pour le barbecue, les filles mirent la table.

-« Alors, qu’est-ce que vous nous avez prévu de beau Mesdames ? »

-« Des saucisses, des steaks et des pommes de terre à la baise ! » sourit Beckett en apportant une grande assiette. « Tenez les garçons, vous allez vous en sortir avec tout ça ? »

« Ne t’en fais pas ma Chérie. Je pense que Teddy et moi pouvons venir à bout de la préparation d’un barbecue ! »

Pendant que les deux hommes s’attelaient à la tâche, Kate et Ashley jouaient avec les deux plus jeunes tout en discutant de la vie de famille et des enfants. De leur côté, les trois grands discutaient tranquillement de leurs études et de leurs projets d’avenir. Le déjeuner se passa dans la joie et la bonne humeur sous le soleil hivernal.

-« C’est génial cet endroit ! C’était quoi au départ ? »

-« Un pavillon de chasse mais Papa et Maman l’ont transformé en jardin d’hiver. »

-« Et c’était une excellente idée ! Je n’aurai pas fait mieux ! »

-« Tu pourras le dire à Papa, ça lui fera très plaisir. C’était son idée au départ et Maman était plus que sceptique… Il y a eu quelques disputes d’accueil mais, au vu du résultat, tout le monde s’est rallié à la cause de Papa ! »

-« Maman, » appela alors Alexis. « Je crois que Princesse ne va plus tenir longtemps… C’est déjà l’heure de la sieste regarde… »

-« Tu as raison. Nous ferions mieux de rentrer et de la coucher de même que Shaun d’ailleurs… Je suis sûre que, même à son âge, il fait encore la sieste… »

-« Moi grand ! » s’offusqua le petit garçon en étouffant un bâillement.

-« Je n’en doute pas un instant, » sourit Beckett en lui ébouriffant les cheveux. « Mais tu sais, même les grands aiment faire une sieste de temps en temps… Allez, en route ! »

Ils rentrèrent donc au chalet, la jeune femme portant sa fille dans ses bras. A peine arrivés, les deux mères couchèrent leurs plus jeunes enfants avant de s’installer avec les autres au coin du feu. Ils discutèrent et jouèrent pendant tout l’après-midi avant que le maire et sa famille ne reprenne le chemin de leur domicile.

-« Je n’en reviens toujours pas que nous devions déjà rentrer demain, » soupira Alexis en préparant tranquillement le diner. « C’est tellement bien ici… »

-« Tu pourras revenir si tu veux et si Papa est d’accord, » sourit Beckett heureuse que sa nouvelle famille aime son refuge. « Un jour, il faudra que je montre ce lieux à Lanie et aux gars quand même… »

-« Je rêve ou bien la Détective Secret Beckett parle de s’ouvrir à ses amis sans avoir un couteau sous la gorge ? » se moqua gentiment Castle.

-« J’ai changé Rick, tu m’as changé et rendu une grande partie de ce que j’ai perdu au décès de Maman. Aujourd’hui, j’ai envie de rattraper une partie du temps perdu en montrant un peu de mon jardin secret à ceux que je considère comme ma famille. »

-« Et tu m’en vois ravi et fier Kate, » répondit l’écrivain en enlaçant sa femme avant de soupirer à son oreille : « Moi non plus je n’ai pas envie de rentrer… »

-« Comment ça ? Tu n’as pas envie de fêter le nouvel an avec mes parents ? » le taquine gentiment la jeune femme.

-« Ce n’est pas à cause de ça mais je n’ai pas envie de partir pour cette tournée de promotion… »

-« Pourtant tu finis par Los Angeles si je ne me trope pas. Tu vas donc pouvoir profiter de ta superbe suite tout confort, non ? »

-« Je la leur ai demandé mais la dernière fois que j’y suis allée, j’ai demandé une chambre simple… Je n’ai pas pu y remettre les pieds depuis que nous y avons séjourné ensemble… »

-« Tu rigoles ? » s’exclama Beckett.

-« Tu veux qu’on appelle Victor pour lui demander ? » répondit au tac-au-tac Castle en sortant déjà son portable.

-« Non, je te crois mais… Pourquoi ? »

-« Parce que tu sais très bien que nous aurions pu franchir la ligne invisible que nous avions dressé entre nous ce soir-là… A partir de ce séjour mes fantasmes sont devenus encore plus vivace et je savais que je me pourrais plus y retourner sans toi à moins d’avoir envie de devenir complètement fou… »

Beckett se blottit dans les bras de son mari.

-« Tu sais que ce soir-là, j’ai rouvert la porte mais tu refermais déjà la tienne… »

-« C’était mieux ainsi car, s’il y avait eu la moindre chose entre nous, tu t’en serais voulu à cause de ta relation avec Motocycle Boy… »

Alexis interrompit alors leur conversation en apportant une soupière fumante sur la table basse devant la cheminée.

-« A table ! » annonça-t-elle en s’asseyant à côté de Sarah. « Dis-donc, vous vous rendez compte que vous parlez l’un comme l’autre de Pops et Granny comme étant les parents de Maman ? »

-« Pardon ? »

-« Oui, ça fait plusieurs fois que je relève la chose et vous venez encore de la faire pas plus tard qu’il y a quelques minutes… Mais j’ai peut-être dit une bêtise… »

-« Non Lex, tu as bien fait, » la rassura immédiatement Beckett avant de se tourner vers son mari, soucieuse. « Je… Tu crois que Maman m’en voudrait si j’aime la nouvelle compagne de Papa comme une mère ? »

-« Tu crois que ta mère en voudrait à ton père d’être heureux ? » répliqua Castle en lui prenant la main. « Je suis sûr que Johanna ne voulait qu’une seule chose : votre bonheur. De même d’ailleurs que le mari et les deux fils de Victoria. Ils savent tous les quatre que, même si vous vous reconstruisez une famille, vous ne les oublierez jamais et c’est ça l’essentiel pour tout le monde. »

-« Papa a raison Maman, » insista Alexis.

-« Vi ! Papa raison ! » fit Sarah sans pour autant avoir compris la conversation.

Son intervention permit à tout le monde de se détendre et de poursuivre cette agréable dernière soirée au chalet.


judy1  (18.07.2012 à 20:13)

Chapitre 159 : New York, New York !

 

Le retour à la civilisation fut brutal pour tout le monde. Après près de deux semaines de rêves, se retrouver au milieu des bouchons new yorkais fut pour la petite famille une véritable épreuve d’autant plus que leur dernière matinée au chalet avait été un véritable branle-bas de combat ! En effet, peu avant le déjeuner, Sarah n’avait plus retrouvé son doudou. Ils leur avaient donc fallu chercher partout et même rouvrir les bagages pour finir par le retrouver à sa place dans le petit sac à dos contenant les jeux de la fillette !

-« Heureusement que tu avais prévu le coup et fait demandé une voiture Rick, » fit remarquer Beckett en soupirant.

-« Je… Moi qui croyais que tu me ferais un sermon comme quoi on aurait pu se débrouiller comme tout à chacun ! Tu es sûre que tu vas bien Kate ? » demanda Castle en souriant légèrement.

-« Je suis juste fatiguée et j’ai hâte d’être à la maison ! » bougonna la jeune femme en se blottissant contre son mari. « Tu crois qu’on va en avoir encore pour longtemps ? »

-« Avec un trafic comme aujourd’hui, je dirai une bonne heure Madame, » intervint le chauffeur ayant entendu la question.

-« Merci, » fit l’écrivain à l’intention du chauffeur avant de se tourner vers sa femme. « Repose-toi, dors même si ça peut te faire du bien. Je te réveillerai quand nous serons arrivés. »

-« Mais et les filles ? »

-« Alexis lit une histoire à Sarah qui s’endormirait presque donc aucun souci de ce côté. Allez, met-toi à l’aise et repose-toi. »

Sans plus attendre, Beckett se décala et se blottit un peu plus contre Castle, posant une main sur son cœur et sa tête sur son épaule. Elle replia ses jambes sous elle et ferma les yeux.

-« J’espère que le loft ne sera pas trop en chantier… » marmonna la jeune femme avant de s’endormir.

Beckett ne mit que quelques minutes à s’endormir sous le regard attendri de son mari. Ce dernier regarda en direction de ses filles qu’il trouva elles aussi profondément endormies. Il sortit alors son téléphone portable et composa un numéro.

-« 595 Broome Street, bonjour. »

-« Franck, ici Rick Castle. Vous allez bien ? »

-« Très bien Monsieur Castle. Que puis-je faire pour vous ? »

-« Ma petite famille et moi sommes sur le chemin du retour, à peu près à une heure du loft, et je voulais m’assurer que le ménage avait été fait de fond en comble chez nous après le passage des ouvriers. »

-« Ne vous en faites pas Monsieur, j’ai vérifié l’ensemble du travail de même que vos parents et nous avons d’ailleurs fait revenir la société de nettoyage car ils avaient été négligent sur les poussières. Depuis, tout est impeccable, comme s’il n’y avait pas eu de travaux. »

-« Merci pour tout Franck. »

-« De rien Monsieur et à bientôt. Dois-je prévenir vos parents de votre retour ? »

-« Non merci. Nous sommes tous les quatre fatigués et je pense qu’une soirée au calme ne nous ferait pas de mal. Connaissant ma mère… »

-« Je vois parfaitement ce que vous voulez dire, » sourit le concierge.

-« Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a encore fait ? » soupira l’écrivain en se pinçant l’arrête du nez.

-« Votre père et elle ont pendu leur crémaillères hier soir… »

-« Combien de personnes ? »

-« Un peu trop pour leur appartement mais tout s’est bien passé, ne vous en faites pas. Il n’y a même pas eu de plainte cette fois ! »

-« Vous êtes beaucoup trop gentil pour Mère, Franck. Merci pour tout et à tout à l’heure. »

Après avoir raccroché, Castle soupira en imaginant ce qui s’était passé la veille dans son immeuble pour se cala un peu mieux sur son siège et resserra son étreinte autour de sa femme. Il observa sa famille avant de s’endormir à son tour. Il fut réveillé une heure et demie plus tard par le chauffeur lui annonçant qu’ils étaient arrivés à destination. Après l’avoir remercié, il réveilla femme et enfants puis sortirent pour prendre la direction de l’ascenseur. La nervosité de Beckett était palpable alors que Sarah était toute excitée à l’idée de découvrir la nouvelle maison.

-« Je crains le pire ! La dernière fois que Papa a laissé des ouvriers faire des travaux à la maison pendant notre absence, nous avons retrouvé un véritable chantier ! Alors que tout devait être terminé une semaine avant notre retour, les murs étaient encore couverts de plâtre et non peints ! Et tout leur matériel reposait, sale, un peu partout dans la maison ! On a même retrouvé une spatule répugnante dans les toilettes ! »

-« Ne t’en fait pas ma Chérie, » fit Castle en se voulant rassurant. « Une équipe de nettoyage professionnelle est passée juste après le départ des ouvriers. S’il y avait eu le moindre délai, je suis persuadé que Franck nous aurait prévenus. Au moins à notre arrivée si ce n’est avant par téléphone. »

-« Tu crois ? »

-« J’en suis persuadé, » sourit l‘écrivain. « Nous voilà à notre étage. Tu vas pouvoir vérifier par toi-même. »

-« Maison changée et toute belle ? » demanda alors Sarah en trépignant d’impatience.

-« Elle sera plus grande à l’étage en tout cas puisqu’on y passe de quatre à huit chambres au total ! »

-« Mais chambre moi rester ? » s’inquiéta la fillette.

-« Pour toi, rien n’a changé, » répondit l’écrivain en ouvrant la porte du loft. « Si ces dames veulent bien se donner la peine d’entrer… »

Beckett, Alexis et Sarah pénétrèrent dans l’appartement et toutes trois se figèrent dans l’entrée de surprise.

-« Bah… » fit la fillette déçue. « Pas changé… Papa, toujou’s pa’eil ici ! »

-« C’est bluffant ! On dirait que rien ne s’est passé ici ! Comment as-tu fait ? »

-« J’avais demandé à Franck de venir jeter un coup d’œil et, comme il n’était pas entièrement satisfait, il a fait revenir l’équipe de nettoyage. »

Ils montèrent tous les quatre à l’étage pour visiter leurs nouveaux aménagements et trouvèrent, entreposé dans l’une des pièces, les meubles que la jeune femme avait confiés au garde-meubles.

-« Tu es vraiment incroyable Rick… » souffla Beckett émue.

-« Je me suis dit que ça te ferait plaisir et, quand attendant d’avoir des enfants, tes affaires auraient leur place chez nous. »

-« Alors, que penses-tu des nouvelles pièces ? » demanda Alexis à Sarah en voyant son air boudeur.

-« Bah ze préfère chambre à moi ! Pas de jeux nouveaux… »

-« Tout ne peut pas toujours être impressionnant Princesse mais c’est une étape importante dans la vie de notre famille. Crois-moi. »

-« D’accord. Moi zouer ‘tenant, » répondit l’enfant avant de disparaitre dans sa chambre.

-« On dirait que Princesse s’attendait à tout autre chose mais moi je trouve que c’est parfait pour accueillir la tribu que l’on souhaite, » sourit Beckett en déposant un tendre baiser sur les lèvres de son mari.

-« Tu m’en vois ravie. Bon, que diriez-vous d’une pizza pour ce soir ? »

-« Je vote pour ! » s’exclamèrent d’une seule et même voix les deux jeune femmes avec un immense sourire.

La petite famille passa une agréable soirée pizza/DVD avant d’aller se coucher. Ils avaient prévu de consacrer la journée du lendemain au ravitaillement alimentaire afin que Beckett n’ait pas à se préoccuper de ça en plus de la reprise de son travail, la crèche pour Sarah et l’absence de Castle. Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit déjeuner, ils se retrouvèrent tous les quatre dans une immense grande surface, Sarah poussant une réplique miniature du caddie de son Papa.

-« Je n’en reviens pas du monde présent ! Nous sommes pourtant entre Noël et le Nouvel An… » soupira Beckett en regardant autour d’elle.

-« Je n’en reviens pas ! Tu es une New Yorkaise pur souche pourtant ! Depuis le temps, tu devrais savoir que nous vivons dans une ville qui ne s’arrête jamais, un peu comme Paris… »

-« On va dire qu’avec Maman, on évitait d’avoir à faire des courses passé mi-décembre. Et ensuite, que ce soit avec Papa ou bien moi seule, on se faisait toujours tout livrer à domicile… »

-« Et bien, si tu voulais être tranquille, tu n’as pas épousé la bonne personne ! Papa ‘adore’ ces périodes de rush ! Il me disait toujours que c’était pour lui une immense source d’inspiration et m’y trainait tous les ans… » soupira Alexis. « Tu n’en as pas fini ma pauvre Maman… »

-« Et bien il pourra y aller mais seul ! Moi je resterai bien sagement à la maison avec les enfants ! »

-« Ah non alors ! C’est une tradition familiale ! » s’exclamèrent en chœur Castle et Alexis.

-« J’ai dû subir ça toute ma vie, » ajouta la jeune fille. « Alors c’est hors de questions que ce soit tout rose pour toi Maman et mes frères et sœurs ! »

-« Je vais mourir… » se lamenta Beckett.

-« Mais non Maman ! J’ai bien survécu moi, » tenta de la rassurer la rouquine.

-« Oui mais toi, tu as toujours été une enfant raisonnable mais, avec nos gênes, pas sur que le mélange ‘Caskett’ soit de tout repos… » soupira la jeune femme avant de regarder autour d’elle. « D’ailleurs, en parlant de mélange détonnant, où est Sarah ? »

-« Tiens c’est vrai ça… Où es Princesse ? » renchérit Alexis.

-« Castle, où es notre fille ? Je croyais que tu étais un pro de la surveillance ! Où est Sarah ? Sarah ! SARAH ! »

-« Kate, relax ! Elle ne doit pas être loin ! »

-« SARAH !!! REPONDS A MAMAN MA CHERIE ! » appela Beckett complètement paniquée à l’idée d’avoir perdu sa fille.

Plusieurs personnes se retournèrent vers eux en fronçant leurs sourcils quand soudain une petite voix joyeuse s’éleva.

-« Pas Chérie moi ! Princesse ! »

-« Oh mon Dieu ! Sarah ! » s’exclama Beckett soulagée de la retrouver saine et sauve en se précipitant vers elle pour la prendre dans ses bras. « Ne me refais plus jamais une frayeur comme ça ! Tu dois toujours dire à Papa ou à moi où tu vas, d’accord ? »

-« D’accord mais moi là, » fit la fillette en montrant un rayon. « ‘garde caddie moi ! »

Le caddie miniature disparaissait sous une montagne de jouet, peluches et poupées et Beckett fit tout ce qu’elle put pour retenir son fou-rire.

-« P’us place. Peux mettre dans caddie Papa ? » demanda Sarah pleine d’espoir. « Moi pas encore finir courses ! »

-« Princesse, » fit Castle en se mettant à la hauteur de l’enfant. « Même si je suis persuadé que tous ces jeux sont trop cool, on ne peut pas tous les ramener à la maison. Il faut en laisser pour les autres enfants, tu comprends ? »

-« Mais moi vouloir remplir nouvelles pièces vides de maison à nous… Besoin de beaucoup zouets… »

-« On va faire un deal, pendant que Maman et Alexis vont remplir le grand charriot de tout plein de bonnes choses à manger, toi et moi on va ranger tout ce que tu as pris et, si tu es sage et que tu ranges bien tout à sa place comme il faut, tu auras peut-être même le droit de te choisir un nouveau jouet à ramener à la maison. D’accord ? »

-« Oh oui alors ! »

Sur ce, la petite famille se sépara en deux groupe.

-« Et Rick ? »

-« Oui ? »

-« Un jouet pour Sarah, c’est tout. Pas de jouet pour son Papa ! »

-« Pfff… C’est pas juste, » bougonna Castle avec un sourire malgré tout.

Lorsqu’ils se retrouvèrent à la caisse une petite heure plus tard, Sarah serrait contre elle une poupée de chiffon colorée et Rick une boite rectangulaire. Beckett roula des yeux tandis qu’Alexis explosait de rire.

-« Quoi ? C’est pas pour moi c’est pour toute la famille ! Un jeu de société, et éducatif en plus ! La bonne paye… »

-« Bon, d’accord… » soupira Beckett en désignant la caisse. « Ca va pour cette fois mais… Que ça ne se reproduise pas trop souvent, d’accord ? »

-« D’accord, » répondit joyeusement Castle en tapant dans la main de Sarah.


judy1  (22.07.2012 à 15:11)

Chapitre 160 : Célébrer la fin de l’année

 

La journée du vendredi et celle du samedi passèrent à une allure folle et il fut bientôt l’heure pour Alexis de partir rejoindre ses amis.

-« Vous êtes sûr que ça ne vous dérange pas ? »

-« Mais non Lex ! » sourit Castle en prenant sa fille dans ses bras. « Fais-nous plaisir, ne t’inquiète pas pour nous et amuse-toi ! On ne s’inquiétera pas pour toi avant demain midi ! »

-« Ton père a raison ! Allez file ! » sourit Beckett en prenant son ainée dans ses bras. « En plus, tu t’es faite toute belle, je serai dommage… Tu pourrais passer à côté d’un gentil garçon… »

-« Kate ! N’encourage pas notre fille à prendre les mêmes chemins que toi ! »

-« Dis tout de suite que tu as honte de moi, Playboy ! »

-« Je ne peux qu’imaginer étant donné le fait que tu as toujours refusé de me communiquer ton nombre… »

-« Je pense que tu serais surpris, » sourit Beckett mutine.

-« Jamais autant que toi, » répondit Castle en la regardant droit dans les yeux.

Pendant que le couple avait une de leur conversation silencieuse, Alexis s’éclipsa après avoir embrassé sa petite sœur et récupéré son sac. Une fois son ainée partie, Sarah partit dans sa chambre pour vérifier que son petit sac était prêt pour sa soirée chez Pops et Granny.

-« Tu veux vraiment savoir ? » demanda Beckett en le sondant.

-« Oui. Et depuis un certain temps maintenant ! »

-« Je ne suis pas loin de trois chiffres, » annonça calmement la jeune femme.

-« Trois chiffres ? Comme dans cent ? Ou pire ? » s’étouffa Castle.

-« C’est toi qui voulais savoir… »

-« Et tu ne peux pas être plus précise ? »

-« Tu sais, passé un certain nombre, c’est difficile de se souvenir… Surtout quand la majorité date de ma période rebelle ! Moi tu dois bien connaitre ce phénomène toi… »

-« Tu veux savoir ? Vingt-sept, ni plus ni moins. Je peux même te dire leurs noms, leurs âges et quand… »

-« Oh… » fit Beckett mal à l’aise.

-« Oui, oh… Je… Je n’en reviens pas Kate ! »

Gênée, la jeune femme regarda un instant ses pieds avant de relever son regard, décidé à affronter son mari.

-« Tu es en train de dire qu’en gros tu m’as laissé galéré pendant quatre longues années alors que tu couchais avec tout ce qui bougeait ? » s’offusqua l’écrivain blessé dans son orgueil.

-« Je ne couche pas avec tout ce qui bouge ! » s’estomaqua Beckett des larmes dans les yeux. « Enfin, plus depuis que j’ai compris que ça ne servirait pas à ramener ma mère et que ça m’aidait pas non plus mon père… Je… »

Elle se stoppa pour se prendre la tête entre ses mains. Malgré sa colère, Castle lut toute la détresse qui l’habitait lorsqu’il croisa son regard à nouveau.

-« Kate je… »

-« Non, » l’interrompit la jeune femme. « Laisse-moi t’expliquer s’il te plait… A l’adolescence, j’ai fait pas mal de bêtises au point que Maman m’a emmené d’urgence chez son gynécologue. J’avais eu plusieurs rapports non protégés parce que je n’avais pas osé en parler avec Maman et j’avais un peu de retard… Ce jour-là, j’ai paniqué et je suis allée voir ma mère… Autant te dire que je me suis pris un sérieux savon. J’ai dû avouer à Maman que j’avais eu pas moins de dix-huit rapports… »

-« Dix-huit ? Mais tu avais quel âge ? »

-« On va dire que j’étais plutôt précoce et rebelle ce qui n’aide pas. Mais j’avais dix-sept ans quand je suis allée la voir avec mon petit ‘problème’. Après ça, je me suis calmée mais l’assassinat de Maman et l’alcoolisme de Papa m’ont fait replonger dans mes mauvaises habitudes… A cette période, oui, on peut dire que j’ai été ce qu’on appelle une fille facile mais, le jour où j’ai affronté mon père pour le faire réagir, j’ai compris que moi aussi je devais changer radicalement mon comportement. Que Maman n’aurait pas voulu ça pour moi… J’ai donc rompu mes contacts avec mes mauvaises fréquentations, je suis allée vérifier que tout allait bien physiquement pour moi et j’ai radicalement changé… »

-« Oh Kate ! » s’exclama Castle en prenant sa femme dans ses bras malgré le pincement de jalousie qui subsistait. « Je suis désolé… Je ne suis qu’un imbécile… »

-« Non tu n’es pas un imbécile. Je suis consciente des erreurs que j’ai faites et c’est aussi pour ça que je ne voulais pas te dire mon ‘nombre’ comme tu dis si bien. Tu m’en veux encore, je me trompe ? »

-« J’ai une question pour toi, » éluda Castle incertain de vouloir entendre la réponse. « Depuis que tu as changé de comportement, tu as eu beaucoup d’hommes dans ta vie ? »

-« Sept, en incluant les trois que tu as connu. »

-« C’est ce qu’on appelle un changement radical ! »

-« Je… Tu sais, tous ces hommes, pour la plupart je ne les ai vu qu’une fois et je n’en suis pas fière… »

-« C’est pour ça que tu t’es si bien occupée de notre Alexis alors ? » demanda timidement Castle.

-« Oui Rick, c’est pour ça. Et j’ai aussi dit la vérité à ta fille… Je ne veux pas qu’elle suive le même chemin que moi-même si je sais déjà qu’elle est bien plus adulte et mature que moi à son âge. »

Après un dernier câlin, ils se séparèrent et finirent de se préparer avant de prendre la route avec leur petite dernière pour la maison de Gates. Ils y parvinrent après une bonne heure de bouchons et de babillements de la part de Sarah mais Beckett sentait bien que son aveu d’un peu plus tôt dans l’après-midi avait jeté un malaise sur son couple…

-« Bonjour Kate ! Rick. Ma Princesse à moi ! » les accueillit Victoria avec un immense sourire en ouvrant sa porte et prenant la fillette dans ses bras. « Entrez, Jim est arrivé un peu plus tôt dans la journée. Quant à toi ma petite Chérie, j’ai une surprise pour toi, tu viens avec Granny ? »

-« Oh vi alors ! » sourit Sarah en enlevant son bonnet. « T’à l’heure Maman, t’à l’heure Papa. »

-« Ne la gâtez pas trop Victoria, elle pourrait s’y habituer. »

-« Et c’est vous qui dites ça ? Le grand Richard Castle ? Celui qui joue encore au Laser Game avec son aînée ? » ironisa la Capitaine en déshabillant la fillette.

-« Mais comment elle sait ça elle ? » s’étonna l’écrivain en regardant Beckett.

-« C’est mon petit doigt qui me l’a dit, » répondit Gates avec un sourire énigmatique.

Le jeune couple suivi grand-mère et petite-fille dans le salon où ils retrouvèrent Jim assit sur le sol devant une grande boite entourée d’un immense ruban rouge.

-« Pops ! Pops ! » s’écria Sarah en voyant son grand-père et quittant les bras de Victoria pour courir auprès de lui et lui faire un énorme câlin. « Quoi ça ? »

-« Dis-moi Princesse, as-tu été sage depuis Noël ? » demanda alors Victoria en s’asseyant aux côtés de Jim et regardant le couple s’assoir sur le divan face à eux.

-« Oh vi alors ! Moi sage ! Zouer quand Papa et Maman ‘puter… »

-« Vous vous êtes disputés ? » s’étonna Jim en regardant plus attentivement le couple. « Tout va bien ? »

-« On en reparlera plus tard Papa si tu veux bien. Pour le moment, j’aimerai bien savoir quelle surprise vous avez bien pu préparer à notre fille… »

Comprenant que ce n’était pas le sujet du moment, Jim et Victoria invitèrent alors Sarah à ouvrir la boîte. La fillette s’exécuta et plongea la tête la première dedans avant de pousser un cri de joie.

-« Oh ! Doudou ! Doudou tout doux ! » fit Sarah en relevant des yeux pétillant de bonheur. « ‘garde Maman ! »

-« Ne me dites pas que c’est ce à quoi je pense ? » fit Beckett en regardant ses ‘parents’ les yeux écarquillés.

Un jappement lui répondit et ma jeune femme explosa littéralement de rire.

-« Mon Dieu ! Vous êtes pire réunis que Castle ! Il ne me l’avait pas encore faite celle-là et je pensais avoir encore un peu de temps… »

-« Je vous présente Sherlock, » fit Jim en surprenant le regard plus que surpris de son gendre. « C’est un Golden Retriever de trois mois que Victoria et moi sommes allés chercher sur le chemin du retour. J’admets qu’il fait quelques bêtises mais globalement il est sage… »

-« Sherlock ? Comme… Mais comment ? »

-« J’ai une fille qui ne parle que de toi Rick depuis maintenant quatre ans alors je sais tout, » sourit le père de la jeune femme. « Princesse, et si tu allais jouer un peu avec Sherlock pendant que Papa, Maman, Granny et moi discutons un peu ? »

-« Pas ‘puter ? » demanda timidement Sarah.

-« Bien sur que non ma Chérie ! Viens, je vais te montrer le petit coin que nous t’avons aménagé. »

Lorsqu’elle revint auprès de sa famille, Gates s’installa sur un fauteuil au côté de Jim.

-« Alors ? Vous pouvez nous expliquer ? » demanda le père de Beckett avant de reprendre en les fixant intensément. « Et ne me dites pas rien, ça se lit sur votre visage qu’il y a un problème ! »

-« Papa… » râla la jeune femme mal à l’aise.

-« Ton père a raison Kate, je sens bien qu’il y a quelque chose moi aussi. »

-« Alors si Mom s’y met aussi, on n’est pas sorti de l’auberge moi je dis ! » soupira Beckett en prenant la main de Castle dans les siennes. « Pour en revenir au sujet de notre ‘dispute’, c’est juste que j’ai avoué à Rick une partie peu glorieuse de mon passé et que ça a du mal à passer… »

-« Mais Kate tu te rends compte du danger dans lequel tu t’étais mise ? Il aurait pu t’arriver n’importe quoi à l’époque et… Et moi je… »

-« Et toi tu as dû patienter encore et encore jusqu’à ce que je laisse les murs de protection m’entourant tomber… Ca a pris quatre ans. »

-« De quoi vous parlez exactement ? » demanda Gates un peu perdue depuis que la jeune femme l’a qualifiée de ‘Mom’.

-« A l’adolescence puis après le décès de Maman, je me suis jetée à corps perdu dans des relations sans lendemain. J’ai cumulé et je n’en suis pas fière mais maintenant Rick le sait… »

-« Je sais que tu as eu un mauvais moment mais… »

-« Un mauvais moment ? C’est le cas de le dire ! » ne put s’empêcher de dire Castle. « Même moi je n’ai pas fait pire… Trois chiffres quand même ! »

-« Trois chiffres ? » s’étouffa Jim avant d’exploser. « Mais tu es folle ma fille ! Tu te rends compte de l’image et du danger auquel tu t’es exposée ? Ta mère et moi ne t’avons pas élevée comme ça ! »

-« Papa… » marmonna Kate en rougissant.

Mais Jim n’y prêta aucune attention et passa un savon à sa fille. Quand il fut calmé, il se tourna vers son gendre.

-« Je sais que tu n’as pas rencontré ce genre de difficultés avec Alexis mais, à l’adolescence de Katie, sa mère et moi avons eu le droit à ‘je teste mes limites et j’en fais voir de toutes les couleurs à mes parents’. »

-« N’en veut pas à Kate Rick. A l’adolescence, les relations sexuelles représentent rarement quelque chose de sérieux et ta femme a en plus dû gérer la perte tragique de sa mère. Ce qui est important, c’est le nombre de relations depuis la fin de l’adolescence, » fit Gates avec un sourire.

-« Sept, » souffla Castle en se retournant vers Beckett. « Je sais que je ne peux pas t’en vouloir pour ton passé tout comme toi tu dois composer avec mes deux ex-femmes mais je ne peux pas m’empêcher d’être jaloux de tous ces hommes. »

-« Tu n’as rien à craindre d’eux. Je te l’ai déjà dit mais je te le redis, tu es mon ‘one and done’. J’ai trouvé mon autre moitié et je me battrais bec et ongles pour toi et notre famille. Je t’aime. »

-« Je t’aime, » répondit l’écrivain en se penchant pour embrasser sa femme.


judy1  (29.07.2012 à 18:28)

Chapitre 161 : Le réveillon

 

Suite à cet échange, Jim et Victoria décidèrent de laisser le couple un peu seul et rejoignirent Sarah et Sherlock qui jouaient joyeusement. Lorsqu’elle vit ses grands-parents arriver, la fillette se précipita vers eux suivie par le chiot et se blottit dans les bras de Jim.

-« Pou’quoi ‘puter Maman Pops ? » demanda-t-elle alors inquiète.

-« Tu sais, des fois, les mamans et les papas font des bêtises comme les enfants et les papis et les mamies les grondent. Ne t’en fait pas, tout va bien maintenant. »

-« Bisous pa’don ? »

-« Oui, » intervint Gates en voyant le regard d’incompréhension de son ami. « Maman a fait un bisou qui répare tout à Pops. »

-« Moi câlin Maman ‘tenant ? »

-« Laisse un peu Maman et Papa seuls Princesse. Tu te souviens qu’ils se sont disputés tout à l’heure ? »

-« Vi mais ‘sont fait bisous. P’us fâchés ! » répondit la fillette avec sa logique d’enfant.

-« Ils ont juste besoin d’un peu de temps à deux, comme le font souvent les papas et les mamans. »

-« Pou’ faire plein bisous beurk ? »

-« Plein de bisous beurk ? » demanda Gates avec un sourire. « On en reparlera dans une quinzaine d’années ma Chérie. »

Une demi-heure plus tard, tout le monde se retrouvait autour d’une superbe table de fête entièrement réalisée par Gates.

-« Je ne sais pas si c’est bon mais, en tout cas, ça sent très bon Mom ! » fit Beckett en s’asseyant. « Tu as vraiment des talents cachés derrière ta façade austère de capitaine ! »

-« Euh… Kate ? Je… Pas que je n’aime pas mais… » dit la métisse mal à l’aise.

-« Si ça te dérange, dis-le-moi mais Alexis nous a fait remarquer à Castle et à moi que nous parlions de toi et de Papa comme ‘mes parents’ et il est vrai que je te considère comme une seconde Maman… »

-« Je… J’en suis honorée bien au contraire, » répondit Gates les larmes aux yeux après avoir guetté et reçu l’approbation de Jim. « Il va juste falloir que je m’habitue… »

-« Tu n’as pas eu de difficultés avec Granny alors pourquoi ce serait différent avec moi t’appelant Mom ? »

-« Parce que tu es ma subordonnée au travail peut-être ! » sourit la Capitaine.

-« C’est promis, je ne t’appellerai pas Mom au travail ! Tu y resteras ‘Sir’, » répondit Beckett avec un sourire avant de se retourner vers son mari. « Et je veillerai à ce que Rick se contente de la même appellation. »

-« Je ne risque pas de me tromper ! » intervint le principal intéressé. « Je compte bien rester en vie encore longtemps et voir mes enfants grandir ! »

Le diner passa à une allure folle entre discussions et rires, le tout sous fond de télévision. En effet, ne pouvant se rendre à Times Square, la famille avait décidé d’un commun accord de suivre les festivités new yorkaise grâce à sa retransmission en direct.

-« Je vais aller réveiller Sarah, » fit soudain Castle quelques minutes avant minuit.

-« Tu ne penses pas qu’il serait mieux de la laisser tranquillement dormir ? » s’inquiéta Beckett en regardant la fillette qui dormait depuis plusieurs heures maintenant sur le petit lit que Gates avait aménagé pour elle dans un coin sombre de la pièce.

-« Allons Chérie ! Elle aussi a le droit de profiter de ce moment avec nous ! »

-« Tu sais Katie, quand tu étais petite, ta mère et moi te couchions comme d’habitude mais te réveillions ainsi pour que tu passes à la nouvelle année en même temps que nous, » dit Jim en se remémorant ces années passées.

-« Je faisais ça aussi avec mes fils. Je ne vois pas pourquoi nous priverions Princesse d’une telle joie. »

-« Très bien mais vous vous débrouillerez avec elle si elle ne veut pas se rendormir ! Nous lui avons suffisamment expliqué que demain, pendant son petit dodo, Rick partait pour une semaine loin de nous pour son travail alors je doute fort qu’elle accepte sans broncher d’être recouchée… »

-« C’est pour ça qu’en la couchant tout à l’heure je lui ai expliqué que nous la réveillerions au milieu de son gros dodo pour la fête de la soirée mais que, si elle voulait vraiment pouvoir profiter de moi demain, il faudrait qu’elle se rendorme sans faire d’histoires, » sourit l’écrivain en déposant un tendre baiser sur les lèvres de sa femme.

-« Tu penses vraiment à tout ! »

-« Je suis jute déjà passé par là avec Alexis, » répondit tendrement Castle. « Allez, allons sortir notre Princesse du pays des rêves pour lui montrer le feu d’artifices et lui faire tout plein de bisous ! »

Pendant que le couple s’occupait de sa fille, Gates et Jim sortirent flûtes et champagne qu’ils servirent. Ils avaient même prévu une flûte en plastique et du jus de pommes pour leur petite-fille. Lorsque Victoria tendit son verre à l’enfant encore ensommeillée, ses yeux s’illuminèrent de joie et de fierté de pouvoir faire comme les grands et elle se blottit dans ses bras.

-« Regarde Princesse. Il va y avoir un feu d’artifices à la télévision pour célébrer la nouvelle année, » expliqua Jim en caressant les boucles de la fillette.

-« Feu d’a’fices ? » demanda Sarah en fronçant les sourcils d’incompréhension.

-« Ce sont des fusées qui sont lancées dans le ciel noir et qui vont joliment le coloré de mille couleurs. »

-« Beau alors ? »

-« Oui, tu vas voir, c’est très beau. »

Pendant cette discussion, Beckett s’était blottie dans les bras de son mari et respirait calmement son odeur caractéristique. Castle sentait bien que quelque chose n’allait pas mais lui aussi avait le cœur lourd aussi puisait-il un maximum d’énergie dans leur étreinte.

-« J’ai encore du mal à réaliser que tu prends l’avion pour l’autre bout du pays dans quelques heures seulement… » souffla la jeune femme au bout d’un moment.

-« Je sais… Et j’ai beau me répéter encore et encore que ce n’est que pour quelques jours, je ne parviens pas à alléger le poids que j’ai sur l’estomac… Je n’ai pas envie de vous quitter toutes les trois… »

Beckett resserra encore un peu plus son étreinte si possible et enfouit son nez dans son cou.

-« J’ai vu avec Gina et Paula. Tous les jours, je serai libre à l’heure où vous reviendrez à la maison et elles s’arrangent pour faire en sorte que j’ai tout le matériel nécessaire afin que nous ayons une discussion via la webcam chaque jour. »

-« Je sais mais tu te rends compte qu’on n’a pas réussi à dormir loin de l’autre à la veille de notre mariage alors comment on va faire ? »

-« Je t’ai préparé un petit quelque chose dans notre chambre pour t’aider… Ce n’est pas grand-chose mais c’est déjà ça… »

-« Tu vas rire, » sourit Beckett. « Moi aussi je t’ai glissé une surprise dans ta valise. »

-« On fait vraiment la paire alors ! » répondit Castle en faisant glisser ses mains le long de son dos lui arrachant un frisson de plaisir.

L’écrivain s’écarta légèrement pour poser son front contre le sien, plongeant ainsi son regard bleu perçant dans ceux hazel de son épouse.

-« Si tu savais à quel point je t’aime Kate. Toi et les filles, vous êtes tout pour moi. »

-« C’est réciproque Rick. Tu as volé mon cœur avant même que je sois disposée à te le confier et ce jour-là tu m’as sauvée. »

-« CINQ ! … QUATRE ! … TROIS ! … DEUX ! … UN ! … BONNE ANNEE ! »

Jim fit valser Sarah dans ses bras et se mit à la couvrir de baisers, vite rejoins par Gates ce qui fit rire la fillette aux éclats. Puis ils se tournèrent vers le couple pour les découvrir dans les bras l’un de l’autre, complètement perdus dans leur bulle.

-« Mais ce n’est pas vrai ! » soupira le père de Beckett. « Il n’y a qu’eux encore et encore ! »

-« Allons Jim, » sourit Gates en déposant une douce main sur son avant-bras. « C’est de leur âge et n’oublie pas que ce sont de jeunes mariés. Rappelle-toi comment tu étais après ton mariage avec Johanna et dis-toi que c’est la même chose pour eux aujourd’hui. »

-« Si tu le dis, » répondit Jim avec une visible mauvaise fois en déposant Sarah au sol.

-« Maman ! Papa ! Bonn’ année ! Bonn’ année ! » s’écria Sarah en se jetant dans les jambes de ses parents, les sortant brutalement de leur petit monde. « Feu d’a’fices beau ! ‘gardez ! »

-« Oh oui ! C’est superbe Princesse ! Quand tu seras plus grande, on t’emmènera le voir en vrai, d’accord ? »

-« Mais moi g’ande ! Moi vouloir aller… » bouda Sarah en étouffant un bâillement.

-« Ca fait trop de bruit et il y a trop de monde pour une grande petite fille comme toi. On verra ça dans un ou deux ans. »

-« Pff… C’est long… » soupira la fillette alors que Beckett la prenait dans ses bras.

Sitôt installée, elle posa sa tête sur l’épaule de sa Maman et, alors qu’elle étouffait tant bien que mal un nouveau bâillement, ses yeux se mirent à papillonner.

-« Le marchand de sable ne va pas tarder à repasser on dirait, » sourit Castle en enveloppant ses femmes dans ses bras. « Bonne et heureuse année à vous deux mes Chéries et à vous aussi Jim, Victoria. Qu’elle nous apporte à tous autant de bonheur que cette fin d’année 2011 ! »

Les quatre adultes trinquèrent mais, rapidement, le jeune couple exprima le souhait de rentrer chez eux afin de se reposer avant de passer un moment de qualité en famille le lendemain matin. Cependant, alors que Beckett habillait sa fille avec l’aide de Victoria, Castle prit Jim à part.

-« Je peux vous demander de veiller sur elles en mon absence ? » demanda-t-il en fixant sa famille. « Ca m’angoisse de les savoir et surtout de manquer tant de moments importants… »

-« Tout va bien se passer fiston, ne t’en fais pas. Et elles ne seront pas seules. Je me suis arrangée avec tes parents, les gars et Lanie pour qu’on soit présent en cas de besoin. »

-« J’ai fait en sorte de pouvoir leur parler tous les soirs via une conversation vidéo. »

-« Tu es vraiment impressionnant et tellement prévenant vis-à-vis d’elles. »

-« Je les aime Jim, c’est aussi simple que ça, » répondit l’écrivain avec un sourire.

-« Dis-moi, tu es vraiment sûr que tu ne veux pas que ton père ou moi te conduisions à l’aéroport demain ? »

-« Je préfère prendre un taxi. Sinon je ne suis pas sûr de réussir à partir tellement mon envie d’y aller est profonde ! » ironisa le plus jeune homme.

-« Très bien. Allez, rejoins-les, elles t’attendent, » sourit Jim avec tendresse.

-« Merci à vous deux pour cette agréable soirée et encore bonne année ! »

-« Kate, tu m’envoies un message quand vous êtes arrivés que je sois rassurée ? » demanda Gates.

-« Promis Mom, » répondit Beckett en raffermissant sa prise autour de sa fille somnolente.

-« Laisse, je vais la prendre, » dit Castle en la soulageant du poids de Sarah. « Allez viens, la voiture et le chauffeur nous attendent. A bientôt et veillez sur ma femme Victoria. Je voudrais pouvoir la récupérer en un seul morceau. »

-« De toute manière, pour sa reprise, ta très chère femme va me détester mais, tant qu’elle n’est pas passée par la case test de tirs, elle est coincée à son bureau pour un moment ! »

-« Quoi ? » s’écria Beckett. « Mais… »

-« Kate, ça fait plus d’un mois que tu es en arrêt et ton ombre ne sera pas là. En plus, ton retour coïncide avec l’entrée à la crèche de votre fille. Ca fait beaucoup je trouve et je sais que, si par malheur il t’arrive quelque chose, Rick ne me laissera jamais en paix ! »

La jeune femme regarda son mari puis sourit à sa ‘mère’ et articula un merci silencieux avant de suivre mari et enfant à l’extérieur pour rentrer chez elle.


judy1  (30.07.2012 à 20:44)

Chapitre 162 : Dernière nuit

 

Arrivés au loft, alors que Castle couchait la petite Sarah dans son lit pour un repos bien mérité, Kate envoya un texto à Gates et à son père puis s’attela à créer un coin agréable pour Sherlock, le nouveau membre de leur famille. Ce dernier était occupé à découvrir le rez-de-chaussée du loft mais, quand la jeune femme l’appela, il vint sans se faire attendre.

-« Viens me voir Sherlock. Ici c’est ton coin à toi avec toutes tes affaires. C’est aussi ici qu’on te donnera à manger. D’accord ? » fit l’inspectrice en lui caressant doucement la tête.

-« Tu t’entraines ? » sourit Castle en la prenant dans ses bras. « Je n’en reviens pas que tes parents m’aient devancé dans l’achat d’un chien ! En tout cas, il est magnifique ! »

-« Et déjà un peu éduqué. Il ne reste plus qu’à continuer… Il écoute bien mais il va falloir faire en sorte qu’il ne monte pas à l’étage ! Je ne veux pas le voir dans les chambres ! » répondit la jeune femme en se calant contre le torse de son époux.

-« Tu ne leur en veux pas dis-moi ? » demanda l’écrivain tout de même inquiet.

-« Non, » sourit Beckett. « Il est superbe et en plus Papa sait que j’adore cette race de chien. Il ne pouvait pas mieux choisir. »

-« Je rêve ou tu es en train de sous-entendre que tu n’aurais pas hurlé si j’étais arrivé un jour avec un chien ? »

-« Non tu ne rêves pas, » sourit la jeune femme en se tournant pour lui faire face. « Je n’aurais hurlé que si tu avais ramené un petit chien ! Il n’y a rien de plus gentil et sociale qu’un labrador ou un golden retriever ! »

-« Je vois que tu t’y connais ! Encore une nouvelle facette de ma mystérieuse épouse. »

-« Tu veux le fin mot de l’histoire Monsieur l’écrivain ? Enfant, j’avais un chien de la même race que Sherlock. Il s’appelait Mocky et j’en garde de merveilleux souvenirs ! D’ailleurs, je pense que Papa a dû retourner dans le même élevage pour notre surprise, » expliqua Beckett en regardant le chiot de pelotonner dans son panier et fermer les yeux. « Et si nous regagnions votre chambre ? »

-« Tu lis dans mes pensées, » sourit Castle en prenant la main de sa femme et entrelaçant leurs doigts avant de la guider jusqu’à son bureau et donc à leur chambre. « C’est passé tellement vite… »

-« Je sais, » soupira la jeune femme en retirant d’un seul geste pull et t-shirt.

-« Il est tard mais ça te dit un bon bain à deux ? » proposa Castle timidement.

-« Je te suis mon Amour, » souffla Beckett en volant un baiser à son mari. « Et puis… Je dois t’avouer que je n’ai pas très sommeil… Je veux profiter au maximum de toi avant ton départ… »

Moins de dix minutes plus tard, le couple était plongé dans un délicieux bain mousseux, le dos de la jeune femme reposant contre la poitrine ferme et toute masculine de son époux. Castle avait passé ses bras autour de sa taille et posé son menton contre son épaule. Il dessinait absentement des arabesques sur l’abdomen de sa compagne.

-« A ton avis, qu’est-ce qui va te manquer le plus ? » demanda soudain l’écrivain dans un murmure.

-« Tes bras autour de moi comme maintenant… » répondit Beckett sans hésiter un instant. « Avec toi, je sais que je n’ai pas à être forte en permanence, je sais que je peux me montrer petite et vulnérable sans avoir peur du jugement… Un effleurement de toi me recharge et me rassure, une nuit dans tes bras me rend plus forte. J’aime aussi savoir que je rentre à la maison mais, pour moi, la ‘maison ‘ ce n’est pas tant le loft mais l’endroit où je sais que je vais te retrouver… Et toi ? »

-« Tout va me manquer Kate. Et encore plus qu’avant parce que je sais ce que c’est de te tenir dans mes bras, de te faire l’amour, de vivre avec toi et d’être ton mari… Je peux t’assurer que journalistes, fans ou pas, je serai connectée avec toi tous les jours à partir de dix-huit heures trente ! »

-« Je n’en reviens toujours pas que tu n’aies pas pu te défiler sur ce coup-là, » avoua la jeune femme en se tournant suffisamment pour plonger son regard dans celui de son époux.

-« Ce n’est pas faute d’avoir essayer ! J’ai même dit à Gina que Sarah était malade et qu’il fallait que je reste à la maison pour m’occuper d’elle mais elle a compris que je mentais en appelant Alexis comme si de rien n’était pour prendre des nouvelles… »

-« Cette femme est un démon… » marmonna Beckett.

-« C’est mon ex-femme, elle connait malheureusement beaucoup de mes tours… »

-« Elle est surtout jalouse que tu te sois remarié avec moi ! » affirma la jeune femme. « De toute manière, je n’ai jamais pu la sentir… »

-« Depuis cet été où je suis parti dans les Hamptons à son bras devant toi ? J’aime quand mon épouse sort ses griffes ! Ah the little green monster… »

-« Oh shut up ! Elle va t’avoir à sa merci sans moi dans les parages pendant plus de cinq jours et je sais qu’elle adorerait pouvoir se glisser à nouveau dans ton lit ! »

-« Eh bien je peux t’affirmer qu’elle n’y arrivera jamais ! Il n’y a qu’une seule femme qui a ce privilège, et depuis un moment déjà même si elle ne le savait pas, c’est toi Katherine Castle née Beckett. D’ailleurs, en parlant de nom… » fit Castle incertain. « Tu vas faire comment ? »

-« En dehors du travail, je suis Kate Castle maintenant mais tu conviendras qu’au travail je ne peux décemment pas me présenter comme étant Detective Castle puis te présenter toi, Richard Castle, comme mon partenaire. »

-« C’est sûr… »

-« J’en ai parlé avec Vicky et il y a deux solutions. Soit je conserve mon nom de jeune fille au travail, soit je prends le nom de Rodgers qui est au fond ton nom de baptême. Qu’en penses-tu ? »

-« Tu veux mon avis ? Vraiment ? »

-« Puisque je te le demande Rick ! » fit Beckett en roulant des yeux. « Et tu as intérêt à me le donner rapidement car on est le premier janvier à deux heures du matin bientôt et je dis annoncer au Capitaine Gates ma décision demain à huit heures en arrivant au travail ! »

-« Je vais être honnête, je trouve ça ‘hot’ quand tu te présentes en tant que Detective Beckett et je ne pense pas que Detective Rodgers aura le même sexappeal… »

-« Alors Beckett se sera, » sourit Beckett en se tournant pour s’installer à califourchon sur ses cuisses faisant au passage valser un peu d’eau hors de la baignoire. « Mais, un jour, il va falloir que tu arrêtes de fantasmer sur moi au travail Rick ! »

-« Jamais ! Ou alors ce jour-là je serai mort ! » répondit au tac-au-tac Castle en caressant le corps de sa femme. « Tu es bien trop sexy à mes yeux pour que ça change. »

-« Sexy ? » fit la jeune femme mutine en bougeant légèrement le bassin pile au bon endroit. « Ah oui ? »

-« Et tentatrice aussi ! » grogna Castle en sentant le désir s’embraser en lui.

-« Parce que tu y trouves quelque chose à redire ? » demanda Beckett en le prenant en elle d’un mouvement fluide.

Ce geste leur arracha à tous les deux un gémissement de plaisir et ils collèrent leurs front l’un à l’autre. Après quelques minutes d’immobilité, Castle attrapa les hanches de sa compagne et commença à la soulever doucement.

-« Rick, je t’en prie mon Amour, laisse-moi faire… » souffla la jeune femme en enroulant ses bras autour du cou de mon mari.

Sans un mot, l’écrivain allégea la pression de ses mains tout en les maintenant sur ses hanches et savoura le rythme lent et fluide imprimé par sa moitié. Lentement mais sûrement, la jeune femme augmenta l'allure, variant angles et profondeurs jusqu'à ce que ni l'un ni l'autre ne puissent tenir plus longtemps. Leurs plaisirs explosèrent tel un véritable feu d'artifices et Beckett s'effondra, à bout de force, sur le torse puissant de son époux.

-« Oh mon Dieu Kate, » souffla Castle en enfermant la jeune femme dans ses bras et déposant un baiser dans ses cheveux. « C'était... Wow ! »

-« Je t'aime Rick, » marmonna la jeune femme en fermant doucement ses yeux, gagnée par la fatigue et le sommeil.

-« Hey ! Chérie, ne t'endors pas tout de suite ! Il faut encore que tu sortes de ce bain, que tu te sèches, que tu enfiles ta belle nuisette et que tu regagnes notre lit ! »

-« Pas la force... » souffla Beckett telle une enfant endormie.

-« Ok Sleepyhead, j'ai compris, » sourit l'écrivain en se levant et l'entrainant avec lui.

Castle la sortit donc de la baignoire et l'enveloppa dans l'une des deux grandes serviettes moelleuses qu'il avait préalablement mises à chauffer sur le radiateur. Non sans mal, il parvint à la maintenir debout pour la sécher puis la porta jusqu'à leur lit où il la déposa avec précaution avant de lui enfiler sa nuisette et de rabattre les couvertures sur elle. Il s'apprêtait à s'écarter quand il sentit sa main se refermer autour de son poignet.

-« Reste... » parvint-elle à articuler.

-« Je range la salle de bain et j'arrive, ne t'en fais pas, » répondit doucement Castle avec un sourire attendri.

Après avoir déposé un tendre baiser dans ses cheveux, il regagna la salle de bain et ne put s'empêcher de sourire en voyant le résultat de leurs ébats amoureux : le sol était recouvert une fine pellicule d'eau. Il s'attela donc à tout nettoyer avant de souffler les quelques bougies qui éclairaient la pièce et de rejoindre sa tendre épouse dans leur lit. Il s'était à peine allonger que déjà Beckett vint se blottir contre ses bras.

-« Je t'aime... »

-« Moi 'ssi... »répondit la jeune femme en cherchant et trouvant sa place dans ses bras, une main sur son cœur et entremêlant leurs jambes.

-« Tu sais, je ne compte pas partir sans rien te dire, » sourit l'écrivain attendri par le côté possessif insoupçonné de sa femme.

-« Humm, » fut la seule réponse qui lui parvint.

Alors que Beckett sombrait dans un profond sommeil réparateur, Castle resta encore un long moment à l'observer avant d'éteindre sa lampe de chevet et de rejoindre Morphée à son tour sans pour autant relâcher son étreinte autour de la jeune femme.


judy1  (31.07.2012 à 17:57)

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