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Série : Castle
Création : 11.12.2011 à 14h45
Auteur : Lilou004
Statut : Abandonnée
« Une histoire Caskett où Beckett ne ressemble pas vraiment à la Beckett de la série... » Lilou004
Cette fanfic compte déjà 188 paragraphes
Chapitre 173 : Une réunion importante
-« Trop belle histoire Papa pou’ toi Lesis, » sourit Sarah.
-« Je suis d’accord avec toi Princesse. Tu sais qu’on a de la chance toute les deux. Ce n’est pas tous les Papa qui font ça pour leurs enfants. Et en plus, Papa a accepté que je partage mes histoires rien qu’à moi avec d’autres enfants ! »
-« Comme ça, eux aussi avoir chance ! Pas zuste nous. Moi aussi pa’tager histoire à moi ? » demanda Sarah un peu déçue.
-« Non Princesse, » intervint alors Castle. « Cette histoire c’est la tienne. Quand tu seras aussi grande qu’Alexis tu pourras choisir de la partager mais pour le moment elle est rien qu’à toi. »
-« Papa ! » s’exclama Sarah en sautant dans les bras de son père. « Moi faire gros dodo avec Lesis et pis bien mangé aussi ! »
-« C’est bien Sarah, je suis fier de toi. Et tu ne dis pas bonjour à Maman ? »
-« ‘jour Maman ! » sourit alors la fillette en tendant ses bras pour faire un câlin à sa mère qui la prit dans ses bras. « Moi sage avec Lesis. Promis ! »
-« Je te crois Princesse, » répondit Beckett après avoir jeté un œil à son aînée pour confirmation puis s’installant à la table à côté de Castle. « Et toi Lex, comment vas-tu ? »
-« Ca va Maman mais… On pourrait discuter un peu à un moment ? » demanda l’adolescente timidement.
-« Aucun problème, c’est prévu au programme, » répondit la jeune femme avec un clin d’œil. « Bon ! Et si on se faisait le programme de la journée ? Autant profiter de notre passage à Los Angeles quand même ! »
-« Je viens de recevoir mon programme de la journée de Paula. Je commence par un rendez-vous qui n’était pas prévu avec ma maison d’édition. Et ensuite j’ai une séance de dédicace dans la plus grande librairie de LA. Je serai libre et totalement à vous Mesdames à partir de quinze heures, quinze heures trente au plus tard. »
-« Pour le rendez-vous chez Black Pawn, je dois être présente et j’aimerai que Maman et Sarah soient là avec nous. J’aimerai l’avis de Maman… » dit alors Alexis avec un sourire timide.
-« Que nous caches-tu ma Grande ? » demanda alors Beckett avec un sourire.
-« En fait, je leur ai envoyé une de mes histoires d’enfant écrite par Papa et ils m’ont tout e suite répondu qu’il voulait nous voir lui et moi. Mais, comme c’est une histoire de famille, je pense que tout le monde devrait être présent… C’est pour ça que, quand j’ai su qu’on allait rejoindre Papa à LA, j’ai envoyé un message à Paula pour qu’elle prenne un rendez-vous avec la maison d’édition et voilà. »
-« Waouh ! C’est génial ! Ils ont vraiment répondu présent tout de suite ? » s’étonna Castle.
-« Oui, » sourit Alexis. « Encore plus vite que je ne le pensais ! Je leur ai envoyé ma première histoire en cachant le nom de l’auteur et en leur demandant de ne le dévoiler qu’une fois l’histoire lue et jugée. Je ne voulais pas que tu souffres d’un quelconque préjugé positif ou négatif. »
-« Alors je vous propose que nous retournions à la suite pour que vous vous prépariez mesdemoiselles et ensuite, en route pour Black Pawn ! Ensuite, la librairie où je dois me rendre étant en centre ville, vous trouverez bien quelque chose à faire en m’attendant. »
Alors que Castle s’occupait de Sarah, Beckett et Alexis s’enfermèrent dans la salle de bain attenante à la chambre des filles.
-« Dis-moi Alexis, comment vas-tu ? Réellement je veux dire car tu n’as pas besoin de te cacher maintenant que Sarah est hors de portée d’oreilles. »
-« Maman, qu’est-ce qu’elle voulait Gina ? Et que faisait-elle si tôt dans notre suite ? » demanda la jeune fille en pénétrant dans la douche alors que Kate se coiffait devant le miroir.
-« Je ne vais pas te mentir. Je pense que tu as le droit à la vérité. Alors que ton père et moi étions dans la salle de bain, Gina s’est fait ouvrir grâce à un subterfuge la porte de notre suite et s’est glissée nue dans notre lit. Son objectif était visiblement de reconquérir ton père par tous les moyens. »
-« Mais elle est complètement folle ! On était tous là ! »
-« Oui mais visiblement elle ne le savait pas encore et n’avait pas ouvert les journaux… »
-« Et qu’a fait Papa ? Il ne va pas l’autoriser à rester son éditrice après ça quand même ! »
-« Il a appelé Paula pour lui demander de voir avec Black Pawn pour changer d’éditeur sous peine de changer de maison d’édition. Ensuite il a fait venir la police et nous avons porté plainte. Une demande d’éloignement a également été initiée.
-« J’adore mon père et je peux te dire que lui il t’aime comme jamais il n’a aimé aucune femme ! » sourit Alexis en sortant de la douche et en s’enroulant dans une serviette. « A ton avis, je dois m’habiller comment pour ce rendez-vous avec Black Pawn ? Je ne voudrais pas paraître trop jeune… »
-« Voyons voir, » sourit Beckett en fouillant dans la montagne de vêtements que sa fille avait apporté avec elle dans la salle de bain. « Je pense qu’un jean avec ce haut et ce pull fera parfaitement l’affaire. Ajouté à ça un léger maquillage et tes beaux cheveux libres et tu seras parfaite ! »
-« Tu voudras bien me maquiller comme tu l’avais fait pour votre mariage à Papa et toi ? »
-« Bien sûr. Allez dépêche-toi, ton père et Sarah vont nous attendre. »
Une heure plus tard, la petite famille arrivait en grande pompe au siège de Black Pawn. Ils furent accueilli par le directeur en personne qui les conduisit jusqu’à la salle de réunion à côté de son bureau. Là les attendaient deux autres personnes qui se présentèrent comme étant Matthew Anderson et Angela Peterson.
-« J’ai appris ce qui s’était passé ce matin avec Gina. Sachez que nous avons décidé de la licencier. Ex-femme ou non, sa conduite est tout simplement inadmissible pour nous et je vous prie d’accepter nos excuses les plus sincères. »
-« Nous les acceptons avec plaisir, » répondit Castle avant de se tourner vers Beckett. « Mais laissez-moi vous présenter ma femme Kate et nos deux filles, Alexis que vous connaissez déjà et Sarah que nous venons d’adopter. »
-« Enchanté. »
-« De même. Tu dis bonjour Sarah ? » dit Beckett à sa fille sur ses genoux alors que cette dernière se cachait timidement dans son cou. « Allez un petit effort s’il te plait. »
-« Bonzour, » murmura la fillette en jetant un timide regard vers ces trois personnes inconnues avant de se blottir à nouveau dans les bras de sa maman.
-« Bonjour jeune fille, » sourit le directeur de Black Pawn avant de se tourner vers son écrivain. « Monsieur Castle, laissez-moi vous présenter Matthew Anderson qui sera votre nouvel éditeur et Angela Peterson qui a découvert votre talent caché grâce à ce manuscrit envoyé par votre aînée je crois. »
-« C’est exact, » sourit Castle en regardant avec tendresse Alexis.
-« Monsieur Castle, » intervint alors Matthew. « Puis-je savoir pourquoi ce changement soudain dans la nature de vos écrits et, surtout, pourquoi avoir choisi la littérature pour enfants ? »
-« J’ai toujours écrit ce genre d’histoires en fait. A chaque fois que je devais quitter Alexis, je lui écrivais ce qu’on appelait une histoire rien que pour elle. Elle m’a d’ailleurs dit vous avoir envoyé toute la première de celle que je lui ai écrite. »
-« Toujours ? Waouh ! C’est impressionnant ! Surtout quand on sait que vous écriviez ces histoires pour enfants en parallèle de vos best seller ! »
-« Je tiens à vous préciser que les histoires que j’ai écrites ne seront pas toujours pour la même tranche d’âges. Elles ont évoluées à mesure que ma fille grandissait pour s’adapter à son âge et à ce qu’elle aimait… »
-« Ca en est d’autant plus formidable ! Cette première histoire, ‘Des fleurs pour Lisa’, est juste magnifique ! Quand Angela me l’a transmise après avoir découvert que vous en étiez l’auteur, je dois vous avouer que j’ai d’abord doucement souri mais j’ai lu pour voir. Et j’ai été abasourdi par la qualité. »
-« Euh… Merci, » fit Castle en regardant ses femmes. « Mais ça veut dire quoi pour l’avenir maintenant ? »
-« Nous vous proposons un avenant à votre contrat. Nous conservons la partie initiale du contrat concernant vos romans policiers inchangée mais nous intégrons une seconde partie sur les livres pour enfants. Pourriez-vous me dire de combien d’histoires publiables vous disposez à l’heure actuelle ? »
-« Papa m’en a écrit pendant quinze ans et je les ai comptées avant de quitter New York. Il y en a soixante-neuf exactement. »
-« Et bien ! Vous avez été très prolifique Monsieur Castle ! » s’exclama Angela.
-« Ce n’est pas très difficile quand vous êtes obligé de partir en promo en moyen quatre fois par an… Et puis à force, je commençais l’histoire avant de partir mais la surprise restait la même pour Pumpkin… »
-« Au niveau de la rémunération, nous sommes partis sur une base fixe de 75 000 dollar par livre avec bien sûr un pourcentage sur les ventes équivalent à celui sur les ventes de vos autres livres. »
-« C’est une proposition très impressionnante ! » s’étonna l’écrivain avant de prendre une mine soucieuse. « Surtout quand on sait que c’est une première. Et si le public n’adhérait pas… Je suis connu par beaucoup pour mon ancienne vie de playboy et je ne suis pas sûr qu’ils aillent prendre le risque d’acheter un de mes livres pour leurs enfants… »
-« Monsieur Castle, laissez-moi vous faire remarquer que vous avez beaucoup changé au cours de ces dernières années et votre mariage avec votre muse associé à l’adoption de cette magnifique petite Sarah ne font que plaider en votre faveur. »
-« Vous croyez ? » demanda timidement l’homme.
-« Rick, tu ne sors plus autant qu’avant, tu n’as plus une femme différente à ton bras à chaque fois que tu es de sortie, tu ne signes plus les poitrines des jeunes femmes et nous avons deux superbes filles. Les quatre dernières années t’ont changé et m’ont fait t’aimer chaque jour un peu plus… Alors pourquoi en serait-il autrement avec le public ? »
Cette déclaration arracha un sourire à toutes les personnes présentes puis Alexis se tourna vers les trois représentants de Black Pawn.
-« Mais dites-moi, combien de livres pour comptez-vous publier par an ? »
-« Etant donné le grand nombre d’ouvrages déjà écrit, je pense que nous pouvons partir sur cinq livres pour enfants par an, qu’en pensez-vous ? »
-« Ca ne fait pas trop ? » s’étonna Beckett.
-« A partir du moment où l’on choisit des ouvrages qui cible différentes classes d’âge, je ne vois pas où est le problème. Si on part sur cinq ouvrages à l’année, ça nous fait une réserve de manuscrits pour treize ou quatorze ans ! »
-« Je veux bien que l’on publie autant de livres chaque année mais je refuse de passer tout mon temps loin de ma famille. Entre la promotion de Nikki Heat et les promotions des livres pour enfants, je vous connais, je ne serai jamais chez moi ! »
-« Il faut que vous compreniez une chose Monsieur Castle. Gina nous a toujours affirmé que vous adoriez faire la promotion de vos livres. C’est pour ça que vous aviez autant de dates de programmées. Cette semaine n’était en rien obligatoire. »
-« Vous êtes en train de me dire que j’aurai pu rester auprès de ma famille ? Que j’aurai pu emmener ma femme en voyage de noce au lieu de la quitter une semaine après lui avoir passé la bague au doigt ? » s’exclama Castle. « Je vais vraiment la tuer ! »
-« Chéri… » commença Beckett avant d’être coupée par Sarah qui regardai son père, ses deux petits poings serrés sur ses hanches.
-« Papa, pas tuer. Pas tuer sinon Maman mette toi en p’ison et toi p’us être à la maison. Moi veux toi. Pas méchante dame ! Et veux pitit f’ère ou pitite sœur ! Pas vrai Lesis ? »
L’adolescente ne put s’empêcher de sourire et de pouffer de rire devant le sérieux de sa petite sœur.
-« Désolée, je crois que je lui ai mis quelques idées dans la tête… Mais ce serait tellement bien ! Enfin… Vous voyez ce que je veux dire, non ? »
Ils discutèrent encore des détails pendant une petite demi-heure puis, après avoir signé le nouveau contrat, la famille Castle repartit en direction de la librairie où devait se tenir la séance de dédicace. Là, ils déjeunèrent avec Paula dans une petite brasserie non loin de là puis se dégourdirent les jambes dans un parc en face de la librairie pendant un bon moment et regardèrent Sarah jouer dans l’air de jeux pour enfants. Mais bientôt, l’heure de se séparer à nouveau arriva.
-« On se retrouve dans trois heures ? » demanda Beckett juste avant que son époux ne rejoigne la table.
-« Je ne bouge pas d’ici. Prends soin des filles et appelle-moi en cas de besoin. Je t’aime. »
-« Moi aussi je t’aime, » répondit la jeune femme en déposant un tendre baiser qui ne tarda pas à s’approfondir malgré l’assistance déjà importante.
Chapitre 174 : Un article surprenant
Après une après-midi et une soirée agréable à Los Angeles, la famille Castle se trouvait à l’aéroport de LAX à attendre l’appel de son vol pour New York. Pendant que l’écrivain jouait avec Sarah, Beckett et Alexis déambulait dans les allées de la boutique souvenirs à la recherche de magasines et d’activités pour occuper la petite famille lors du voyage. Alors qu’elle s’apprêtait à rejoindre la caisse pour régler ses emplettes, le regard de la jeune femme fut attiré par la couverture du magasine US Weekly. Cette dernière représentait le couple assis sur un banc dans les bras l’un de l’autre et observant leurs filles jouer ensemble. Le titre annonçait : « Richard Castle, l’homme, sa muse et leurs filles ». Intriguée, elle prit n exemplaire et l’ajouta à ses achats.
-« Les passagers pour le vol 492 pour New York sont priés de se rendre à la porte d’embarquement numéro 23. Les passagers pour le vol 492 pour New York sont priés de se rendre à la porte d’embarquement numéro 23. »
-« Alexis, dépêche-toi ma Grande ! C’est notre vol qu’on appelle. »
-« J’arrive Maman, » répondit l’adolescente en souriant.
Elles rejoignirent Castle et Sarah avant de se rendre tous les quatre à la porte 23 pour l’embarquement des familles. Peu de temps après le décollage, Beckett sortit le sac avec les emplettes qu’elle avait effectuées et donna à Sarah le livre de coloriage et les crayons de couleur qu’elle lui avait trouvés. C’est alors que le magasine lui revint en mémoire.
-« Dis Rick, tu sais qu’on fait déjà la une des journaux ? » fit la jeune femme en se blottissant dans les bras de son mari.
-« Que veux-tu dire par là ? »
-« Et bien… D’après la photo qui fait la une de US Weekly ce matin, je dirai que leurs journalistes s’en sont donné à cœur joie hier en nous suivant… »
-« Sérieusement ? »
-« Est-ce que j’ai l’ai de plaisanter ? »
-« Non. Et c’est bien ce qui m’inquiète. Je ne veux pas que notre mariage te mette en danger au travail ou perturbe les filles… Je veux qu’on essaye de vivre le plus normalement du monde, sans avoir à faire constamment attention à qui nous suit… »
-« Rick, voyons ce qu’ils disent dans cet article et ensuite nous pourrons nous plaindre si besoin, » proposa Beckett.
-« Parce que tu l’as acheté ? »
-« Oui, le titre m’a intrigué… ‘Richard Castle, l’homme, sa muse et leurs filles’. C’est prometteur, tu ne trouves pas ? »
-« Et tu n’as pas envie de me tuer parce qu’ils t’ont qualifiée de ‘muse’ ? » s’étonna Castle. « Tu es sûre que tu n’es pas malade au moins ? »
-« Papa ! Laisse Maman tranquille ! » lança Alexis en roulant des yeux.
Beckett sortit alors le magasine et l’ouvrit en page quatre : l’article sur eux était le papier majeur de l’édition de cette semaine là et ne prenait pas moins de deux doubles pages !
Richard Castle, l’homme, sa muse et leurs filles
Le célèbre écrivain s’est remarié et a agrandi sa famille !
Par Miranda Watson
Après des années à remplir la page six des journaux pour ses frasques, Richard Castle nous laisse découvrir l’homme derrière le masque et nous présente sa nouvelle famille. Une famille unie et heureuse !
Quelle nouvelle hier lors de la conférence de presse ! Alors que celle-ci touchait à sa fin et n’en pouvant plus de ne pas être sûr, des rumeurs et compagnie, votre fidèle envoyée a pris son courage à deux mains pour poser tout haut LA question que tout le monde se posait tout bas : est-ce bien une alliance que le grand Richard Castle arbore à son annulaire gauche ?
Alors que ce dernier s’apprêtait à me répondre, une fillette âgée de deux ans maximum a traversé la salle de conférence à la vitesse de l’éclair pour se précipité dans les jambes de l’écrivain en répétant sans cesse « Papa ». Le plus drôle dans cette histoire est que l’écrivain semblait presque autant sous le choc que nous, simples journalistes, si ce n’est même plus ! Puis, au bout de quelques minutes, son visage s’est littéralement illuminé et il s’est levé en prenant l’enfant contre son cœur, nous murmurant rapidement quelques excuses avant de se précipiter dans le fond de la salle où il a retrouvé son aînée Alexis, une belle jeune fille de dix-huit ans qu’il a eu de sa première union.
Mais quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu s’approcher de lui nulle autre que sa célèbre muse, la détective de la police que New York, j’ai nommé Kate Beckett ! Bon, j’admets que, si vous le lui demandez, la principale intéressée vous répondra qu’elle n’y est pour rien dans la création du personnage de Nikki Heat et qu’elle n’est en rien sa « muse » mais bon, vous savez comme moi que ce n’est pas vrai chers lecteurs ! Mais là où mon cœur a manqué un ou deux battements, c’est quand Castle et Beckett ont échangé un baiser qui n’avait rien de… Fraternel ? Autant vous dire qu’on aurait cru se retrouver dans une très belle comédie romantique lorsque les deux héros se retrouvent après une longue séparation et qu’il n’y a qu’eux au monde… Ah ! L’amour ! [Soupir…]
Après avoir repris contact à la réalité, la famille Castle au grand complet s’est présenté à nous et laissez-moi vous annoncer les merveilleuses nouvelles que nous avons apprises ! Tout d’abord, oui, je peux vous affirmer que le célèbre écrivain et sa non moins célèbre muse forment un couple uni. Ils ont même convolé en juste noce le vingt-quatre décembre dernier dans la plus stricte intimité. D’après ce que son agent et attachée de presse à bien voulu nous dire, seuls leur famille et leurs amis proches étaient présents à la cérémonie qui a eu lieu dans le salon de leur maison des Hamptons. Un cadre romantique aux couleurs de Noël comme vous pouvez le constater sur les photos officielles. Ne sont-ils pas rayonnant de bonheur ?
Quand à la suite, je la trouve formidable ! Ce même jour, le vingt-quatre décembre dernier, Monsieur et Madame Castle, car oui ! Vous avez bien lu ! La nouvelle épouse de Richard Castle a fait le choix de porter le nom de son époux ! Une première dans la vie de l’écrivain ! Mais je m’égare… Pardon… Donc je disais, Monsieur et Madame Castle ont eu l’immense joie d’adopter la jeune Sarah, cette petite fille qui a survécu au massacre de ses parents biologiques et qu’ils avaient retrouvé par hasard avec son doudou et couverte de sang dans un cimetière. Je dois dire que, maintenant que je l’ai vu de près, cette petite est tout simplement adorable ! A croire qu’elle est d’eux tellement elle leur ressemble !
Et enfin, toujours en cette veille de Noël, la jeune Alexis, qui est devenue une magnifique jeune femme soit dit en passant, a elle-aussi été adoptée par la nouvelle épouse et muse de son père de manière officielle. Sa mère biologique, Meredith, première femme de Richard Castle que nous avons contacté par téléphone nous a assuré que tout c’était passé avec son consentement et à la demande de l’adolescente. Elle a affirmé : « Kate Beckett a plus été une mère pour ma fille ces quatre dernières années que moi dans toute sa vie entière. Ma fille mérite le meilleur et j’ai pris conscience que ce n’était pas ce que je lui apportais. Nous resterons en contact et pourrons nous voir autant que nous le souhaitons. J’ai compris que j’avais fait pas mal de bêtises vis-à-vis d’elle et j’ai réalisé pas mal de choses après avoir parlé à cœur ouvert. Je ne pourrais jamais rattraper le temps perdu mais j’aime ma fille et je suis heureuse qu’elle est trouvé une autre Maman pour l’aider à grandir. » Quelle magnifique déclaration de la part de cette femme je trouve !
Donc, après nous avoir annoncé l’ensemble de ces superbe nouvelles, la famille Castle s’est retiré dans ses appartements, une suite à deux chambres où l’écrivain et sa muse avait déjà séjourné d’après nos sources. Et ils n’en sont pas ressortis avant ce matin, profitant sûrement de cette soirée pour se ressourcer à quatre. Cependant, ce qui nous a surpris vendredi matin fut l’arrivée en catimini de Gina Cowell, l’éditrice de chez Black Pawn en charge de Richard Castle, mais surtout sa sortie près d’une heure et demie plus tard encadrée par deux policiers ! Que s’est-il passé exactement ? Nous ne le savons pas mais la famille Castle au grand complet s’est ensuite rendue au siège de Black Pawn et que la maison d’édition publiait un communiqué selon lequel Gina Cowell avait été renvoyée pour conduite inqualifiable et que Matthew Anderson prenait son relais auprès de Castle. Qu’a-t-il donc bien pu se passer dans cet hôtel… Mystère mais une chose est sûre : c’était grave, très grave au vu des conséquences !
Après leur rendez-vous, toute la famille est sortie tout sourire de la maison d’édition et a rejoint Paula à côté de la librairie pour un déjeuner suivi d’une promenade dans au parc où on a pu voir Richard Castle pousser sa fille Sarah sur une balançoire la faisant rire aux éclats tandis que sa femme Kate et sa fille Alexis discutaient tranquillement sur un banc en les observant. On a découvert un tout nouvel aspect de la personnalité de l’écrivain plus habitué à faire les gros titres pour ses frasques, même si les choses ont déjà bien changé au cours des quatre dernières années. Ce rôle de père lui va à merveille et, quand on voit ce qu’est devenue son aînée, on se dit que c’est une qualité qu’il possède depuis longtemps même s’il la cachait derrière un masque de « bad boy ».
Au moment où l’écrivain devait rejoindre la librairie pour sa séance de dédicace, il a embrassé sa famille et je peux vous dire que, si j’avais encore le moindre doute à propos de son tout nouveau couple, le baiser qu’ils se sont échangés les aurait tous levé ! Mon Dieu ! Ils ont dû oublier tout ce qu’ils les entouraient car je peux vous assurer que c’était chaud ! Tellement chaud qu’Alexis a couvert les yeux de sa petite sœur Sarah en rigolant ! Mais ce qui fut le plus touchant je trouve c’est qu’après s’être promenées encore un peu dans le parc, les trois femmes Castle sont retournées dans la librairie et se sont installées avec un livre pour enfant non loin du lieu où se trouvait l’écrivain. Lorsque la petite s’est endormie pour sa sieste, la grande est partie se chercher un livre mais Kate Castle, elle, n’a pas quitté son époux du regard. Certaines fans de l’écrivain ont d’ailleurs pas mal jazzé mais je tiens à leur rappeler deux choses. La première c’est que l’écrivain a toujours été clair sur une chose : sa muse a toujours refusé l’argent qu’il lui avait proposé pour la série des Nikki Heat. La seconde c’est que la nouvelle Madame Castle ne compte pas arrêter son travail.
A peine la séance de dédicaces terminée, le couple s’est retrouvé avec ses enfants au Musée d’Art Contemporain où ils ont déambulé pendant plus de deux heures en suivant le programme pour jeunes enfants afin de rendre l’expérience amusante pour cette petite fille intrépide et très ouverte sur le monde extérieur. Ses cris de joie, ses questions fortes intelligentes pour une enfant de cet âge, pleines de malice et ses commentaires espiègles les ont accompagnés faisant sourire les autres visiteurs du musée ainsi que nous, journaliste et photographe.
Alors qu’ils rentraient dans leur hôtel pour préparer leur retour à New York dès aujourd’hui, je rentrais au bureau pour vous relater ces dernières vingt-quatre heures de folies ! Cependant, je tiens à vous préciser que cet article est exceptionnel. En effet, Richard Castle nous a demandé la plus grande discrétion et je la respecterai. Si aujourd’hui je lui ai consacré ces doubles-pages, c’est parce que je suis consciente que certains fans auraient autant de mal que moi à croire à ces nouvelles. Mais je suis aussi consciente que j’ai rompu la demande explicite de Richard Castle et de sa famille et que je m’expose aux retombées de mes actes. Je tiens donc avant tout à leur présenter mes excuses et à leur assurer que cela ne se reproduira pas. Sur ce, chers lecteurs, bonne et agréable semaine ! »
Beckett referma le magasine et le posa sur ses genoux.
-« Ca va Chérie ? »
-« Ca pourrait aller beaucoup mieux si je m’étais un minimum rendue compte qu’on était suivi… A quoi ça sert d’être flic dans ces cas-là, hein, tu m’expliques ? »
-« On va dire que tu étais juste très occupée par tes retrouvailles avec ton mari vraiment super sexy, non ? »
-« Ca va les chevilles Papa ? » demanda Alexis avec un sourire.
-« Parfaitement bien Pumpkin, parfaitement bien ! » répondit l’écrivain après avoir examiné ses jambes un instant.
-« Vous allez faire quelque chose à propos de cet article ? » fit l’adolescente en prenant le magasine pour le regarder à nouveau avec Sarah.
Castle regarda son épouse pour avoir son avis avant de répondre à son aînée.
-« Je pense que je vais demander à Paula de lui envoyer un courrier mais aucune poursuite ne sera lancé à son encontre si elle et son journal respecte ce qui est inscrit à la fin de l’article. Tout le monde est d’accord avec ça ? »
-« Ca me va, » répondit Alexis avec un sourire.
-« Photos moi belles ! » fit remarquer Sarah en montrant à tous celle la représentant riant aux éclats sur une balançoire avec Castle qui la poussait.
-« Alors c’est parfait, tout le monde est d’accord ! Par contre Princesse, j’aimerai que tu fasses un petit dodo car ce soir c’est la fête pour le mariage d’oncle Kevin et de tante Jenny. Ce serait dommage que tu sois fatiguée et donc grognon… »
-« D’accord Maman, » répondit la fillette en se blottissant contre sa sœur. « Toi lire moi histoire Papa ?
Une fois les filles occupées, Castle prit Beckett contre lui et l’entoura de ses bras.
-« Quoi ? » demanda la jeune femme sentant bien que quelque chose le préoccupait.
-« Pourquoi tu n’as pas sorti les griffes quand tu as lu l’article ? Même le titre aurait dû te faire sortir de tes gonds normalement… »
-« Parce que Miranda Watson m’a qualifiée de ‘muse’ ? » demanda Beckett en le sentant acquiescer. « Je n’ai tout simplement pas réagi car elle ne parle pas de moi comme était Nikki Heat mais comme une personne qui te donne envie d’écrire… Alors ça me va… »
-« Tu as changé ma Chérie… Je te trouve plus douce, plus… Je ne sais pas… »
-« Tu as changé à mon contact mais je me rends compte également que je change à ton contact et, aussi bizarre que ça puisse paraitre, j’aime ce changement. Je me sens plus sereine, plus proche aussi de ma mère et des souvenirs que j’avais d’elle… »
-« Ton père m’a dit l’autre jour qu’il la retrouvait de plus en plus en toi. »
-« Et c’est grâce à toi mon Amour. Tu m’as rendu ma vie et l’espoir d’un avenir qui m’avait déserté à l’annonce de l’assassinat de Maman. Je me sens complète, heureuse. La seule chose qui me manque encore c’est un petit bébé dans mon ventre… J’ai vraiment envie de vivre cette expérience… »
-« Et on va tout faire pour que tu la vives, » sourit Castle en caressant doucement le ventre plat de sa femme. « Ce n’était pas pour cette fois mais ça viendra. Quand on s’y attendra le moins… Même si on en rêve tous les deux autant, c’est lui ou elle qui décidera de quand ce sera son moment… »
-« Merci Rick, merci d’être là et d’avoir tout fait pour faire tomber le mur dont je m’entourais, » souffla la jeune femme en caressant le torse de son mari avec douceur.
-« Si c’était à refaire, je recommencerais. Je t’aime Kate. »
Chapitre 175 : Du changement dans l’air
Le retour à New York se fit sur les chapeaux de roue. A peine arrivés chez eux qu’ils durent se préparer en vitesse pour le mariage, leur avion ayant eu presque une heure de retard. Non sans mal, ils n’arrivèrent à l’Eglise qu’avec une dizaine de minutes de retard. Là ils furent accueillis par Esposito et Lanie, envoyés en mission par Ryan angoissé à l’idée qu’ils aient pu oublier ou qu’ils se soient passé quelque chose qui puisse mettre en péril son mariage. Alors que Lanie, Beckett, Alexis et Sarah prenaient place dans l’assemblée, Esposito et Castle se rendirent près de l’autel pour assurer leurs rôles de garçons d’honneur de Ryan. Ce dernier était d’une nervosité impressionnante mais tout se calma lors qu’il aperçut sa promise au bras de son père au bout de l’allée. Alors que le mariage des Castle avait été intime et privé, celui de Kevin et Jenny était fastueux et officiel du fait des origines de la jeune mariée. Cependant il fut tout autant magnifique dans la mesure où les sentiments des jeunes époux étaient vrais et profonds et ils se retrouvèrent unis pour le meilleur et pour le pire. Alors qu’Alexis était partie rejoindre ses amis, le reste de la famille Castle se rendit à la réception donnée en l’honneur du jeune couple et y resta jusque tard dans la nuit.
La journée du dimanche avait été consacrée au repos. Alexis était rentrée de sa soirée pour le déjeuner et elle s’était écroulée sur le canapé à peine le repas terminé, rapidement imitée par Sarah qui avait pris place entre sa sœur et le dossier du dit canapé ! Pendant ce temps, le couple en avait profité pour ranger un peu avant de faire eux aussi une sieste. Mais le réveil du lundi matin leur avait paru sans pitié.
-« Hum… » râla Castle en éteignant l’appareil. « Il est trop tôt… »
-« Tu vas vite comprendre qu’avec Sarah c’est bien ce qu’il faut ! » répondit Beckett en quittant le lit malgré les protestations de son époux. « Je ne veux surtout pas renouveler l’épisode du premier matin ! »
-« Ah oui… L’épisode du masque à la confiture, » sourit l’écrivain en se redressant.
-« Ne te moque surtout pas ou bien je te laisse de débrouiller avec notre terreur ! »
-« Oh là ! Serais-tu de mauvaise humeur ? »
-« Rick, aujourd’hui on retourne travailler au poste et je ne sais pas comment ça va se passer mais ce qui m’angoisse le plus c’est comment toi tu vas te comporter ! C’est la première fois qu’on retravaille depuis que notre relation a évolué. »
-« Et alors ? » demanda Castle en prenant tendrement son épouse dans ses bras.
-« Et alors ? Je ne veux pas que nous devenions l’attraction de poste ! Alors on garde nos mains dans nos poches et on reste professionnel, d’accord ? »
-« Ca veut dire que je n’aurai pas le droit de faire ça ? » fit l’écrivain en se penchant pour capturer les lèvres de son épouse.
-« Rick, » tenta de le repousser la jeune femme avant d’abandonner, complètement prise par leur baiser. « Hum… »
-« Je t’aime ma Chérie et je te promets que je ferai en sorte de faire attention. Je ne veux pas que Gates ou quiconque dans la police puisse nous reprocher d’être un couple. Travailler à tes côtés est un privilège que je n’ai aucune envie de voir disparaitre. »
Sur ces paroles, le couple se prépara rapidement puis s’occupa de Sarah.
-« C’est quand même plus simple à deux, » sourit Beckett alors que tout paraissant simple.
-« Ça a été si pénible que ça ? »
-« Non, juste la course, » répondit la jeune femme avec un sourire. « Et puis ce n'est pas de ma faute si je préfère quand mon mari est à mes côtés. Allez viens, il faut y aller sinon on n'aura pas le temps de déposer Sarah à la crèche. »
-« Moi rester 'vec Papa ! » lança la fillette avec aplomb. « Pas c'èche. »
-« ais je vais au travail Princesse, »expliqua Castle en se mettant à la hauteur de l'enfant. « Tu ne peux pas venir avec moi comme tu ne peux pas aller avec Maman. »
-« Toi partir 'core ? »
-« Non Sarah. Je travaille avec Maman et oncle Javi. »
-« Onc'e Kevin aussi ! »
-« Normalement oui mais oncle Kevin et tante Jenny sont partis en voyage pour trois semaines. Pare qu'ils se sont mariés. »
-« Oh... Alors moi aider ? Fai'e travail onc'e Kevin ! »
-« Tu es sûre ? C'est un travail très ennuyeux. On va devoir remplir plein de papiers aujourd'hui... Moi, à ta place, je préférerai rester tranquillement jouer ! »
-« Tu n'as pas envie de revoir ta copine Alicia ? » intervint Beckett devant l'air boudeur de la fillette. « Tu vas lui manquer si, à nouveau, tu es absente aujourd’hui. »
-« Licia triste ? »
-« Bien sûr qu’Alicia est triste ! Tu te rends compte que vous ne vous êtes pas quitté pendant presque quatre jours et que, sans lui avoir vraiment expliqué ce qui se passait, tu es partie en plein milieu de journée. Elle a dû s’inquiéter, se demander où tu étais passée… Peut-être a-t-elle du mal à dormir à nouveau et tu ne le sais même pas ! »
-« Alors moi vouloir voir Licia ! Mais Papa et Maman aussi ! »
-« Dès notre journée de travail terminée, c’est promis ! Allez ! En route ! » sourit l’écrivain en prenant sa fille dans ses bras. « Alexis ! Dépêche-toi ! Tu risques d’être en retard ! »
-« Je ne m’appelle pas Richard ! » lança l’adolescente du haut de l’escalier avec malice. « Je ne commence que dans une heure et demie moi ! A ce soir ! »
Lorsqu’ils arrivèrent au quatrième étage du commissariat après avoir déposé leur fille à la crèche où elle avait retrouvé avec grand plaisir son amie. Les retrouvailles avaient été touchantes et Sarah avait vite oublié ses parents. Cependant, en découvrant l’openspace, tous deux se figèrent sur place. En effet, un nouveau bureau avait été installé en face de celui de Beckett avec dessus tout ce qu’il faut pour travailler !
-« Euh… Beckett… Il est passé où mon fauteuil ? » souffla Castle à l’oreille de sa femme sans quitter ce qui avait été sa place pendant quatre ans.
-« J’en ai aucune idée. Tout était normal quand j’ai quitté le poste jeudi… »
-« Beckett, Castle, dans mon bureau ! Maintenant ! » fit Gates depuis la porte de son bureau avant de se retourner sans attendre de voir s’ils arrivaient.
Le duo se regarda en fronçant les sourcils, inquiets, avant de la suivre.
-« Fermez la porte s’il vous plait et asseyez-vous. »
Le couple obtempéra et prit place en face de la Capitaine qui avait plus l’air d’Iron que de Mom. Ils se regardèrent avant de faire face à la métisse, luttant contre l’envie de se prendre la main de l’autre dans la sienne pour se donner du courage.
-« Je pense que vous avez déjà remarqué que votre fauteuil avait été déplacé. »
-« Euh… Oui, » intervint Castle. « Il est où d’ailleurs ? C’est mon fauteuil depuis quatre ans maintenant et je l’aime bien moi… »
-« Eh bien il gênait pour l’installation du nouveau bureau. »
-« Un nouveau bureau ? Mais pour qui ? » s’étonna Beckett. « L’équipe est au complet depuis quatre ans maintenant ! Depuis l’arrivée de Castle ! »
-« Le problème avec Castle c’est qu’il n’est qu’un simple consultant, pas un policier assermenté qui peut témoigner aux procès. Votre équipe n’est donc pas complète Detective. »
-« Mais… »
-« Il n’y a pas de mais qui tienne ! Castle, vous êtes attendu tous les jours de cette semaine de neuf heures à dix-sept heures pour passer vos tests ! »
-« Mes tests ? Quels tests ? » s’étonna l’écrivain en fronçant les sourcils et regardant son épouse totalement perdu.
-« Sir ? » questionna Beckett en ayant presque peur de comprendre ce que les paroles de la capitaine impliquaient.
-« J’ai décidé que la participation de Monsieur Castle dans nos enquêtes étaient un plus et qu’il étai nécessaire qu’il soit impliqué dans tous les sens du terme. Enfin dans la mesure où il réussit ses examens de cette semaine bien sûr. »
-« Vous… Vous êtes en train de me dire que je pourrais porter une arme ? » s’enthousiasma Castle avec son air de gamin.
-« Attention Rick, » intervint Beckett. « Ca veut aussi surtout dire que tu vas devoir faire toute cette fameuse paperasse qui te fait horreur… »
-« Prenez ça comme une nouvelle à écrire sur une enquête terminée comme ça ce ne sera pas trop difficile pour vous Castle, » ironisa Gates avec un fin sourire en tendant une feuille de convocation à l’homme. « Maintenant, si vous voulez bien j’ai du travail. Quand à vous, le psychologue du service vous attend pour votre évaluation. »
Sur ce, le couple sortit de la pièce et se retrouva au bureau de la jeune femme où les rejoignit Esposito. Castle regarda sa montre en fronçant les sourcils.
-« Qu’est-ce qui se passe ? Et pourquoi Gates voulait vous voir ? »
-« Je suis désolé mais, si je ne veux pas être en retard et faire trop mauvaise impression, je vais devoir rejoindre le bureau du Docteur Linske. On se retrouve ce midi pour déjeuner ? »
-« Ca marche ! File ! » répondit Beckett en déposant un rapide baiser à la commissure de ses lèvres. « Quand à toi, il y a quoi de nouveau depuis jeudi ? »
-« Rien, l’enquête de la semaine dernière est bouclée et le meurtrier est sous les verrous. Qu’est-ce qui se passe ici et pourquoi Rick doit-il voir le psy ? Il y a un problème ? »
-« Non mais Gates a décidé de lui faire passer tous les tests dans le but de l’intégré en temps que consultant assermenté. »
-« Ca veut dire qu’il aura les mêmes droits que nous mais aussi une arme ? »
-« Oui mais ce n’est pas ça qui m’inquiète le plus car je sais qu’il est plus que doué avec une arme… Non, ce qui m’inquiète c’est qu’il va avoir un ordinateur à disposition… »
-« Et alors ? Il est où le problème ? Il sait utiliser un ordinateur quand même ! »
-« Oui mais je me demande si Alexis ne ferait pas mieux de venir installer le contrôle parental sur son ordinateur s’il passe avec succès ses tests ! » répondit Beckett avant de se mettre à rire.
Esposito se joignit à elle et ils rirent de bon cœur. Ils discutèrent un moment tous les deux avant que la jeune femme ne reprenne son sérieux.
-« Bon, ce n’est pas tout mais on devrait en profiter pour avancer dans notre paperasse. »
Les deux détectives travaillèrent sans répit jusqu’à ce que Gates ne vienne les interrompre sur les coups de treize heures.
-« Il serait peut-être temps que vous alliez déjeuner, vous ne croyez pas ? »
-« J’attends Castle Sir. Nous avions convenu de déjeuner ensemble ce midi. »
-« Et bien ne l’attendez pas. Je viens d’avoir un appel du Docteur Linske me demandant de leur faire apporter deux plateaux repas. Visiblement ça prend plus de temps que prévu… »
-« Il y a un problème avec Rick ? » s’étonna la jeune femme inquiète.
-« Non, ça prend juste un peu plus de temps que nécessaire mais, vous connaissez Castle, il aime parler ! »
Le reste de la journée se passa lentement et la jeune femme n’avait qu’une hâte : retrouver son mari et ses filles pour une soirée ensemble. Elle finissait son dernier rapport de la journée quand deux mains se posèrent sur ses épaules la faisant sursauter.
-« Rick ! » s’exclama la jeune femme en posant une main sur son cœur. « Ne refais plus jamais ça ! »
-« Désolé Kate, je ne pensais pas te faire peur. Tu as bientôt terminé ? »
-« Oui, on peut y aller. Sarah doit nous attendre et, si tout va bien, on pourra même croiser Laura qui vient rechercher Alicia. On pourra lancer l’invitation comme ça. »
-« Alors c’est parti ! A demain Espo ! »
-« A demain Bro ! Boss ! Et embrassez les filles pour moi. »
Après avoir récupéré leur fille et avoir lancé une invitation à la famille d’Alicia, ils rentrèrent chez eux pour passer une agréable soirée avec Alexis. Une fois seuls dans leur chambre et dans la chaleur de leur lit, la jeune femme ne tint plus.
-« Alors, comment ça s’est passé ? »
-« Plutôt bien. Ce fut intéressant et, à la fin, j’ai pu aborder des choses qui me travaillaient… Notamment concernant ton shooting. Ca m’a vraiment fait du bien même si ce n’était pas à l’origine ce que le Docteur Linske attendait. »
-« Tu n’as pas peur qu’il fasse un rapport négatif après ça ? »
-« S’il le fait c’est que malheureusement je ne suis pas un atout pour les forces de l’ordre. »
-« C’est faux ! Et tu le sais très bien ! Espo, Ryan et moi n’aurions pas le meilleur taux de résolution d’enquêtes de toute la ville sans toi à nos côtés ! »
-« Merci mais tu n’as pas peur que je prenne la grosse tête ou que ça gonfle mon égo ? »
-« C’est que je commence à savoir comment te recadrer, » sourit Beckett mutine. « Et sinon, c’est quoi ton programme pour le reste de la semaine ? »
-« Demain et mercredi je passe les tests physiques, jeudi le tir et la mise en situation et enfin vendredi les tests écrits. Tu m’aideras pour ça ? Non parce que j’ai pas fait d’étude de droit moi… »
-« Ne t’en fais pas, tu as de bonnes connaissances, ne serait-ce qu’à partir des recherches que tu as faites pour tes livres. Maintenant, ce qui serait plus qu’intéressant c’est que tu te reposes car, pour le physique, j’ai beau t’aimer comme tu es, tu risques de souffrir… »
-« Merci Chérie, je n’avais pas déjà assez peur… »
-« Tu vas y arriver mon Amour, je ne m’en fais pas. Allez, dormons maintenant, » souffla la jeune femme en déposant un baiser sur son torse nu et se carrant un peu plus dans ses bras. « Je t’aime. »
Chapitre 176 : Tests physiques
Le lendemain, à neuf heures pétante, Castle se présenta à l’accueil du Mercy Hôpital où il fut rapidement dirigé vers le service testant l’endurance physique. Là il se changea en tenue de sport avant d’être présenté au chef du service, le Docteur Waffle.
-« Waffle ? Sérieusement ? » ne put s’empêcher de sourire l’écrivain.
-« Et si au lieu de vous moquez, nous passions directement au but de cette matinée, » répondit froidement le médecin. « Nous allons commencer par un test d’urine pour les drogues, ensuite vous aurez une prise de sang pour vérifier que vous ne souffrez d’aucun problème. Quoi que… A vous voir, je dirai qu’il y a de bonnes chances que vous ayez du cholestérol ! A se demander pourquoi le NYPD vous veut dans ses rangs… »
-« Peut-être parce que depuis quatre ans je contribue à leurs enquêtes ? » tenta Castle en prenant le gobelet que lui tendait le médecin.
Une demi-heure plus tard, l’écrivain se retrouvait debout, torse nu devant une infirmière qui lui posait des électrodes qu’elle reliait ensuite à une machine. Alors que cette dernière faisait courir ses mains sur ses pectoraux à la recherche de l’endroit exact pour que les tests soient les plus exacts possibles, il ne put s’empêcher de sourire.
-« Vous savez, ça ne sert à rien d’essayer de me draguer. Les seules mains qui me font craquer sont celles de ma tendre épouse. Désolé. Mais si vous souhaitez, je peux vous signer un autographe… »
-« Monsieur Castle, » intervint le Docteur Waffle en roulant des yeux d’exaspération alors que son infirmière rougissait légèrement. « Le tapis de course vous attend. Alors, au lieu de faire le coq, venez nous montrer ce dont vous êtes capable ! »
L’écrivain déglutit et monta sur l’engin de torture.
-« Laissez-moi vous expliquer. Le but de cet exercice est de tester votre endurance et de visualiser votre fréquence cardiaque et respiratoire à l’effort. Nous allons commencer par une marche rapide puis progressivement augmenter le rythme jusqu’à ce que vous soyez en course rapide. Vous avez compris ? »
-« Parfaitement Docteur mais… Qu’entendez-vous exactement par ‘course rapide’ ? »
-« Vous avez déjà couru après des suspects ? » fit ironiquement le médecin en voyant l’homme acquiescer. « Eh bien c’est la même chose. Maintenant taisez-vous, respirez un bon coup et c’est parti ! »
Ayant reçu le signe de la part du médecin, l’infirmière lança le tapis de course et Castle se mit à marcher. Au fur et à mesure que le temps passait, le personnel médical accélérait la cadence. Au bout d’une heure, l’écrivain avait de plus en plus de mal à suivre le rythme.
-« Dites… » haleta-t-il. « On doit… Vraiment… Continuer ? »
-« Oui Monsieur Castle ! Il vous reste encore trois paliers à franchir, » répondit patiemment l’infirmière pour la quatrième fois.
-« Mais ça ne dure… Jamais une… Une heure… De courir après… Après un… Un suspect ! »
-« Peut-être mais ce sont les minimas standards à atteindre pour entrer dans la police de New York alors maintenant taisez-vous et courrez ! »
Castle obtempéra en maugréant et se vit obliger d’accélérer la cadence encore et encore.
-« Vous savez Monsieur Castle, le sport, c’est important dans la vie pour se maintenir en bonne santé ! » ironisa le médecin devant le visage écarlate de son patient.
-« Mais je fais… Du sport… » souffle tout bas l’écrivain. « Du sport de… De chambre ! »
-« Vous disiez quelque chose ? » demanda le Docteur Waffle avant de poursuivre n’ayant pas obtenu de réponse de la part de son patient. « C’est bien ce que je pensais. Bon et maintenant passons à la course rapide ! Katia ! »
L’infirmière hocha la tête et enclencha le dernier niveau de course. Le tapis s’emballa et Castle suivit tant bien que mal le rythme imposé, luttant pour conserver sa respiration et ne pas tomber. Les quelques minutes que durèrent la pleine vitesse parurent des heures à l’écrivain qui se plia en deux pour tenter de reprendre son souffle quand enfin la machine s’arrêta.
-« Monsieur Castle, je vous conseille de marcher pour récupérer, » sourit l’infirmière.
-« Je… Je peux avoir… De l’eau s’il vous plait ? »
-« A la condition que vous marchiez pendant au moins une demi-heure ! »
-« Ai-je vraiment le choix ? » répondit Castle en obtempérant.
Après avoir été libéré et avoir pris une douche, l’écrivain se présenta à la salle de sport du commissariat à quatorze heures tapante. Là il retrouva une dizaine de jeunes recrus toutes et tous nettement plus jeune que lui. Lorsqu’ils le virent Castle arriver et se changer en tenue de sport, plusieurs d’entre eux le regardèrent en se moquant légèrement.
-« Très bien jeunes gens » fit un instructeur bodybuildé. « Si vous êtes ici c’est que vous aspirez à devenir membre des forces de l’ordre. Et dans votre cas, Monsieur Castle, consultant assermenté. Nous allons donc vous enseigner quelques techniques de combat au corps à corps avant de vous faire passer un premier combat. Demain vous aurez deux autres combats pour nous démontrer vos qualités. Pour valider ce module, il faut que vous remportiez au moins deux combats. Ai-je été assez clair ? »
-« Oui Monsieur ! » répondirent en chœur les jeunes aspirants.
-« Très bien, alors on est parti ! »
Pendant plus de deux heures, les instructeurs leur apprirent toutes sortes de mouvements en les décortiquant et en expliquant dans quelles situations ils pouvaient être utiles. Ensuite ils passèrent à la pratique et, rapidement, Castle vira au rouge écrevisse.
-« Pff, t’as vu l’vieux ? » lança l’une des recrus en donnant un coup de coude à son copain. « Manquerait plus qu’il claque ! »
-« Ce serait drôle et ça nous permettrait de mettre notre cours de premiers secours en pratique, » pouffa son ami.
-« Et si, au lieu de jacasser et de médire, vous nous montriez ce que vous valez au combat ? » intervint l’instructeur n’aimant pas du tout ce qu’il venait d’entendre. « Oh ! Et pour votre information Monsieur Castle collabore sur des enquêtes depuis quatre années maintenant, il a couru après plus de suspects que vous ne le pensiez et il est toujours parmi nous ! Alors maintenant je vous prie de la fermer ! »
Les deux jeunes recrus déglutirent et regardèrent l’écrivain en rougissant légèrement.
-« Excusez-nous Monsieur, » articula l’un d’eux.
-« A vous aspirant Johnson. »
Pendant que Johnson se battait contre l’un des instructeurs, Castle déglutit : comment allait-il bien pouvoir battre par deux fois ces hommes taillés comme des armoires à glace ! Il fut soudain appeler ce qui augmenta son stress.
-« Monsieur Castle, à vous s’il vous plait. »
-« J’arrive, j’arrive, » répondit vaillamment l’écrivain. « Mais vous êtes vraiment sûr que le corps à corps soit vraiment une discipline nécessaire ? »
-« Et si au lieu de parler, vous vous battiez ? »
-« Non mais, sérieusement, en quatre ans de travail avec la police de New York, je n’ai eu à me battre que quoi… Une dizaine de fois maximum, » tenta de négocier Castle.
Mais l’instructeur ne l’entendait pas de cette oreille et, voyant la garde de l’écrivain baissée, il lui décrocha un uppercut en plein visage avant de lui faire une clé qui l’immobilisa au sol. Il maintint sa prise quelques secondes pendant lesquelles sa victime ne pouvait rien faire avant de relâcher la pression. Castle s’effondra sur le sol en haletant, se retenant sur ses avant-bras et la tête basse.
-« J’ose espérer pour vous que vous n’êtes pas comme ça dans une situation réelle ! Sinon votre partenaire a du souci à se faire, » commenta l’instructeur du combat.
Il y eu plusieurs autres combats ensuite avant que tous ne se mettent en cercle, à genoux sur le tatami et les mains sur les jambes.
-« Très bien Messieurs Dames. Il est maintenant dix-sept heures trente et je vous remercie pour votre patience. Je déclare cette première journée de tests physiques terminée. Je vais d’ores et déjà vous communiquer les noms de ceux qui n’ont plus le droit à l’erreur. Jones, Snakes, Millord, Fitzgerald, Hamilton et Castle, la journée de demain sera pour vous décisive. Car sachez que, même si vos tests en laboratoire s’avèrent positif, si vous ratez deux combats, vous êtes remerciés avant même de poursuivre votre parcours chez nous. Sur ce, à demain, neuf heures tapantes en tenu de sport. Bonsoir. »
Tout le monde se leva et salua les instructeurs avant de se diriger vers la sortie. Johnson s’approcha de Castle et le retint par le bras.
-« Je… Je suis désolé pour tout à l’heure. Je n’aurai pas dû parler ainsi. Avec les autres, on va boire un verre tous ensemble, tu veux te joindre à nous ? »
-« Euh… C’est que… » fit l’écrivain mal à l’aise en voyant sa femme et sa fille approcher avec Esposito. « Tu permets un instant ? »
-« Bien sûr ! Prends ton temps. »
-« Yo ! Bro ! » lança le latino. « Alors cette première journée sportive ? Ca doit te changer ! »
-« Ouais et bien c’est mal parti ! C’est moi qui vous le dis… Je viens de me faire mettre la pâtée par Monsieur Muscle, je ne vous dis que ça ! » lança Castle en prenant sa femme et sa fille dans ses bras. « Ca va vous deux ? »
-« Parfaitement bien merci. Et ta journée ? » sourit Beckett.
-« Eprouvante mais celle de demain serait encore plus stressante car je dois gagner mes deux combats… » soupira l’homme en recherchant la chaleur de sa famille. « Les autres aspirants me propose de me joindre à eux pour boire un verre et… »
-« Et tu aimerais y aller, » fit pour lui sa femme. « Acceptes-tu qu’on se joigne à vous ? On avait aussi prévu d’aller au Old Haunt avec Javi et Lanie doit nous y rejoindre… »
-« Alors ça marche, » sourit Castle en volant un baiser à son épouse avant de se tourner vers ses collègues d’infortune. « Je connais un bar non loin d’ici si vous voulez ! »
Pendant plus de deux heures, tout le monde se détendit avant que, peu à peu, tout le monde commence à rentrer dans ses pénates. Johnson resta en arrière et bientôt il fut seul avec la fine équipe.
-« Je suis vraiment désolé pour mon comportement de tout à l’heure. Je n’aurai pas dû et j’espère vraiment que tu vas réussir les tests. Tu passes le tir quand ? »
-« Jeudi. »
-« Moi aussi ! Alors on s’y verra. Et si demain matin tu as besoin, n’hésite pas à me demander quoique ce soit. »
-« Merci Johnson. On se retrouve demain matin. Bye ! »
Une fois le jeune aspirant parti, Esposito prit Castle à part pendant que les filles discutaient cinq minutes ensemble.
-« Yo Bro, je sais que les tests physiques ne sont pas ta tassent de thé mais qu’est-ce qui s’est passé exactement ? »
-« Je me suis fait mettre au tapis en moins de cinq minutes par cette armoire à glace d’instructeur… Et du coup, je n’ai plus le droit à l’erreur sinon c’est définitivement mort… »
-« Laisse-moi te donner un conseil. Si tu le suis, je suis sûr que tu passeras tes deux derniers combats haut la main. Peut-être pas de manière très orthodoxe mais au moins tu les mettras au tapis à coup sûr ! » expliqua le latino sûr de lui.
-« Ah oui et c’est quoi ce conseil ? »
-« Imagine que ton adversaire veut s’en prendre à ta femme. Dans le passé, tu nous as surpris à plus d’une reprise sur tes capacités au combat. »
-« Tu crois ? »
-« J’en suis certain. Allez, bonne nuit à tous les trois. Lanie m’attend. »
Les Castle rentrèrent chez eux et le lendemain matin arriva bien assez tôt au goût de l’écrivain. Il se retrouva donc à neuf heures moins dix en tenue de sport aux côtés de Johnson et d’autres aspirants. Sa nervosité était palpable.
-« Relaxe, tout va bien se passer ! Je suis sûr que tu vas trouver le moyen de les battre. »
L’écrivain s’avança et le combat s’engagea mais l’instructeur prit rapidement le dessus sur lui. Alors qu’il se sentait mal parti, Castle se souvint des paroles de son collègue et ami. Aussi ferma-t-il un instant ses yeux et visualisa son épouse en danger. C’est alors qu’une rage sans nom s’empara de lui et qu’il la déversa dans le combat et qu’il mit l’instructeur à terre en quelques minutes ! Il s’apprêtait à frapper une nouvelle fois son adversaire lorsqu’une main ferme l’arrêta.
-« Je pense que ça va suffire Monsieur Castle. Ce n’est pas très orthodoxe comme manière de combattre mais ce résultat est bon. Combat validé. »
Le reste de la matinée se passa plutôt calmement pour l’écrivain qui s’entraina avec Johnson jusqu’à ce que ce dernier ne doive aller sur le tatami à son tour. Il s’arrêta pour regarder le jeune homme mais comprit rapidement que ce dernier n’allait pas s’en sortir et, en effet, il se retrouva quelques minutes plus tard à terre, immobilisé.
-« Combat invalidé Aspirant Johnson. Vous n’avez donc plus le droit à l’erreur. » annonça l’instructeur d’une voix neutre.
Plus tard, pendant la pause déjeuner, Castle remarqua bien le trouble de Johnson.
-« Qu’est-ce qui se passe ? »
-« Je dois impérativement gagner ce dernier combat. Tu comprends, entrer dans les forces de l’ordre c’est vital pour moi. Je… Mes… »
-« Oui ? »
-« Je… Mes parents sont décédés lorsque j’avais douze ans, assassinés devant mes yeux. Ils ont trouvé qui était le tueur grâce à mon témoignage mais le procès a été annulé pour vice de forme et il est ressorti libre. Quand il a été arrêté en flagrant délit de tentative d’assassinat quelques semaines après avoir été relâché, je me suis juré que je deviendrai inspecteur de police pour éviter que ce genre de chose ne se reproduise… »
-« Tu me fais penser à ma femme. A la différence qu’elle, on n’a jamais trouvé le commanditaire de l’assassinat de sa mère et que ce dernier a tenté de la tuer à l’enterrement de son ancien capitaine… »
-« C’est le détective Beckett, c’est bien ça ? J’ai lu les articles se référant à la tentative d’assassinat qu’elle a subi… J’espère être un jour aussi bon qu’elle dans son métier… »
-« Bon, laisse-moi te poser une question. Y a-t-il dans ta vie quelqu’un pour qui tu donnerais ta vie sans réfléchir ? »
-« Ma petite sœur Kelly. »
-« Alors, quand tu combats, imagine que ton adversaire a voulu s’en prendre à elle. Tu verras, ça marche ! »
-« C’est comme ça que tu as retourné la situation tout à l’heure ? »
-« Oui, j’ai imaginé qu’il s’en prenait à Kate. Dans ces cas-là, je vois rouge… »
En fin de journée, après des combats pas très orthodoxes, Johnson et Castle quittèrent la salle d’entrainement tout sourire. Ils avaient réussi à passer les tests physiques ! Pour l’écrivain, cela n’avait pas été une partie de plaisir, loin de là mais l’essentiel avait été fait.
Chapitre 177 : Un jeudi plein de surprise
Fier de lui, Castle rejoignit sa femme chez eux et la prit dans ses bras.
-« Tu sais que je t’aime toi ? » dit-il avant de l’embrasser passionnément.
-« J’en ai une petite idée mais que me vaut cet honneur ce soir ? » sourit Beckett en se lovant dans ses bras.
-« Grâce à toi et au conseil donné par Espo, j’ai réussi à vaincre ses deux armoires à glace qui m’ont servi d’instructeur de combat et j’ai passé avec succès, quoi que avec le minimum requis, les tests physiques ! »
-« Mais je n’ai rien fait moi… »
-« Bien sûr que si puisque c’est en t’imaginant dans une situation délicate que je suis parvenu à m’en sortir ! Les termes exacts des instructeurs furent : pas très orthodoxes mais efficaces ! » sourit Castle fier de lui.
-« Je suis fier de toi Rick, » répondit la jeune femme avec un sourire. « Mais tu sais, je ne me faisais pas trop de soucis. Même si tu n’es pas très sportif, tu as toujours parfaitement couvert mes arrières, me sauvant la vie à plusieurs reprises. »
C’est alors que Sarah et Sherlock arrivèrent en courant vers le couple.
-« Papa ! Papa ! Moi et Lesis… »
-« On dit Alexis et moi, Princesse, » intervint gentiment Beckett en passant une main dans les cheveux de sa fille.
-« Bah vi ! Moi et Lesis on a appris tour à She’lock ! Toi veux voir ? »
-« Bien sûr Sarah mais tu sais, Maman a raison, on ne dit pas ‘moi et Lesis’ mais ‘Lesis et moi’. Ce n’est pas poli de commencer par soi. »
-« D’accord, » bougonna la fillette. « Toi veux voir alors ? »
-« Vas-y, montre-moi ce que tu as appris à Sherlock, » sourit Castle en s’installant dans le canapé.
-« Moi pas faire seule. Lesis aider ! » expliqua à nouveau l’enfant. « Lesis ! Viens montrer Papa ‘vec moi ! »
-« J’arrive ! » cria l’adolescente en dévalant les escaliers tout sourire. « Bonjour Papa, la journée a été bonne ? »
-« Très, » répondit Castle en observant avec douceur l’interaction entre ses filles. « Tu te joins à nous Kate ? »
-« Elles m’ont déjà montré tout à l’heure. Alors je vais en profiter pour finir de préparer le diner. Il faut bien que je nourrisse mon valeureux mari ! »
-« Ne te moque pas « bougonna l’écrivain.
-« Je ne me moque pas mon Amour, au contraire, je t’aime, » dit la jeune femme avant de voler un baiser à son mari puis de disparaitre en direction de la cuisine.
-« Bon alors, qu’avez-vous appris de beau à Sherlock ? » demanda alors Castle en reportant son attention sur ses filles.
-« Pas bouger She’lock ! » dit alors la fillette avec un geste de la main avant de s’éloigner du chiot en sautillant joyeusement.
Arrivée à l’autre bout du loft, Sarah se retourna, posa ses mains sur ses hanches et observa le chiot un long moment alors qu’Alexis allait rejoindre Beckett dans la cuisine pour l’aider à préparer le diner et mettre la table. Du haut de ses deux ans, la fillette sourit et fit un geste de la main en désignant ses pieds.
-« Pieds She’lock ! Pieds ! »
Le chiot s’élança alors vers sa petite maîtresse et lui fit la fête pendant un moment avant que Sarah reprenne les rênes. Elle se redressa, éloigna le chiot d’elle et montra le sol devant elle.
-« Assis, » lança-t-elle et Sherlock lui obéit volontiers.
Puis Sarah se mit à tourner sur elle-même et Castle ne put s’empêcher de rire. En effet, le chiot se mit alors lui aussi à tourner sur lui-même et, quand la fillette leva ses deux bras au ciel, il fit le beau.
-« Bravo Princesse ! C’est génial ce que tu réussis à lui faire faire ! » s’exclama l’écrivain en se levant pour prendre sa fille dans ses bras. « Je suis fier de toi ! »
-« Et She’lock ? »
-« Je suis très fier de lui aussi, » sourit le jeune père en caressant la tête du chiot.
-« A table ! » appela alors Beckett.
-« On arrive ! » sourit Castle en s’approchant avec Sarah dans ses bras. « Humm ! Ca sent bon ! Que nous as-tu fait de beau ? »
-« Une recette française que Maman faisait régulièrement et dont Papa m’a donné la recette lors de ton absence. Il s’agit d’un bœuf bourguignon. »
La petite famille dina tranquillement puis ils couchèrent Sarah et, alors qu’Alexis montait lire tranquillement dans sa chambre. Le couple s’installa alors sur le canapé et Beckett se lova dans les bras de son époux.
-« Alors, maintenant que les tests physiques sont passés, comment tu sens la suite de ta semaine ? » demanda la jeune femme doucement.
-« Pour le tir demain, je me sens plutôt confiant. Non, c’est plutôt les écrits de vendredi qui me tourmentent un peu. Je connais pas mal de choses à propos de la loi mais… Est-ce que cela sera suffisant pour obtenir l’assermentation ? Et si je la rate, aurai-je le droit de continuer à travailler à tes côtés ? »
-« Je ne pense pas que Mom te retirera l’accès au commissariat et je suis persuadée qu’elle comme moi avons confiance en tes capacités. N’oublie pas que tu contribues aux succès de nos enquêtes depuis plus de quatre ans ! »
-« Mais s’ils me questionnent à propos d’articles de loi ? Je n’y connais strictement rien moi… » se plaignit Castle.
-« Comme si c’était vrai ! » ironisa Beckett. « Tu as toujours fait des recherches pour tes livres ou pour nos enquêtes, tu es une mine d’informations ! J’ai confiance en toi. »
-« Tu voudras bien m’aider ? »
Face à l’incertitude de son époux, Beckett fut attendrie et ils passèrent deux bonnes heures à discuter loi et législations avant de se coucher. Lorsque le réveil sonna le lendemain matin, Castle s’éveilla sans aucun problème, tout excité à l’idée de passer la journée au stand de tir.
-« Dis-moi, » marmonna la jeune femme du fond de son lit alors que son mari passait déjà la porte de la salle de bain. « Quand tu porteras une arme, tu seras toujours aussi matinal ? Je n’aurai donc plus besoin de te trainer par la peau du cou pour te faire te lever ? »
-« Euh… Joker ? » sourit l’écrivain avant de disparaitre dans la salle de bain.
Lorsqu’il en ressortit une vingtaine de minutes plus tard, il fut surpris de trouver sa femme encore au lit.
-« Tu es sûre que tu vas bien ? » s’étonna Castle en s’approchant pour s’assoir à côté d’elle et posant une main sur son front.
-« Rick ! Oui, je vais bien ! J’ai juste un peu de mal à prendre le rythme Je suis passée d’un rôle de célibataire endurcie à celui d’une femme mariée et mère de deux, presque trois enfants. Sans parler d’un chien ! Et le tout avec un job tout aussi prenant. Tu ne crois pas qu’il soit normal que je sois un peu fatiguée ? »
-« Si tu le dis. Moi, je vais aller m’occuper du petit déjeuner et de Sarah pendant que tu te prépares tranquillement, » proposa l’écrivain en souriant à la jeune femme. « Par contre, attends-toi à payer cette petite remarque à propos de mon âge mental ce week-end ! »
Pour toute réponse, Beckett grogna et enfonça un peu plus son visage dans l’oreiller de son mari. Cependant elle fronça les sourcils trouvant son attitude absolument pas semblable à elle-même avant de se forcer à se lever pour prendre sa douche. Une heure plus tard, après avoir déposé Alexis à son stage et Sarah à la crèche, le couple se sépara sur les marches du commissariat.
-« Prends soin de toi ma chérie, » souffla Castle en embrassant sa tendre épouse. « Essaye de n’en faire pas trop pour ne pas te fatiguer. »
-« Rick ! Je ne suis pas en sucre ! Et toi, essaye de ne pas blesser ou pire tuer quelqu’un ! »
-« Ah ah ! Très drôle… » bougonna l’écrivain en s’éloignant en direction du stand de tirs. « Allez, à ce soir. »
-« Eh Rick ? » appela alors Beckett juste au moment où les portes de l’ascenseur allaient se refermer sur elle. « Je t’aime ! »
Pendant que la jeune femme rejoignait Espo, Castle pénétrait dans la salle où il allait passer la journée à tirer sur des cibles fixes ainsi que des mises en situation. Au fond de lui, il était excité comme un gamin aussi se mit-il dans un coin et se remémora-t-il les paroles de Beckett dans la voiture. Il inspira un bon coup puis ferma les yeux en expirant.
-« Rick… Castle ! Si tu veux réussir, il va falloir te calmer et maitriser ton excitation. Les instructeurs de tirs n’aiment pas les boules d’énergie. Il les catalogue de suite comme étant de mauvaises recrus. Plus tu es calme et concentré, plus tu as de chances de réussir car ils vont tout faire pour vous déconcentrer. »
L’écrivain se récita les paroles de son épouse tel un mantra encore et encore avant de sourire intérieurement. Son cœur commençait petit à petit à battre moins vite et ses muscles se détendirent.
-« Très bien, » fit soudain une voix féminine. « Je vois que vous être tous là et à l’heure. Je vous en remercie. Je suis le Sergent Matilda Anderson et voici mes collègues les Sergents Andrew Martin, Drew Finn, Tony Rabb et Jason Howard. Nous serons vos examinateurs aujourd’hui. La journée sera décomposée en trois modules : tout d’abord montage, démontage et entretien d’une arme à feu, ensuite différentes séances de tirs sur cibles fixes plus ou moins rapprochées et enfin nous irons dans la « cage », un stimulateur de situations réelle. Pour réussir cette épreuve de tirs, il vous faudra un minimum de 80% de réussite. Avez-vous bien compris ? »
-« Oui Sergent Anderson ! » répondirent en cœur la dizaine de personnes présentes.
-« Alors commençons. Vous allez être mis par équipe de deux. Zimmerman et McQueen avec Howard, Flint et Callahan avec Rabb, Smith et O’Hara avec Finn, Roberson et Pattison avec Martin quand aux deux derniers, Castle et Johnson, je vous garde avec moi car je pense qu’il va y avoir du travail à faire… »
Castle ne répondit rien mais sourit en s’approchant de son nouvel ami.
-« Niveau tir, tu es comment toi ? »
-« Je m’en sors et toi ? »
-« Moi aussi. Plutôt bien même… »
Les deux compères retinrent un rire en s’approchant de leur instructrice. Ils prirent place devant la table, à l’opposé de cette femme sans âge et baraquée qui répondait au doux prénom de Matilda.
-« Très bien. Montrez-moi ce que vous savez faire avec ça ! » dit Anderson en lors tendant deux glock. « Quoi que, je ne m’attende pas à grand-chose de votre part Monsieur Castle… Je me demande comment on peut ne serait-ce qu’envisager de vous intégrer parmi nous ! »
Les deux hommes se regardèrent avant de reporter leur attention sur leurs armes et, en moins de soixante secondes, les deux armes furent démontées.
-« Auriez-vous un kit de nettoyage afin que nous puissions continuer ? » demanda alors innocemment l’écrivain en tentant de dissimuler son sourire.
-« Où ? Où avez-vous… ? Et comment ? » balbutia l’instructrice.
-« Mon père, » répondit Johnson.
-« FBI, base de Quantico, » annonça alors Castle sobrement faisant se retourner vers lui toutes les têtes.
-« Quantico ? Ne me dites pas que vous avez fait la formation d’une semaine du FBI ? »
-« Vous voulez voir mon diplôme ? » proposa l’écrivain. « Je l’ai apporté au cas où… »
-« Mais que faites-vous ici alors ? Vous avez le plus haut diplôme en tirs du pays ! Et d’ailleurs, comment l’avez-vous obtenu, vous, simple écrivain ? »
-« J’ai été formé par le FBI il y a quelques années pour l’un de mes Derrick Storm. Ils ont été très gentil d’ailleurs… »
Sans un mot de plus, l’instructrice leur présenta un kit de nettoyage et les deux hommes se mirent à la tâche, prenant leur temps pour rendre l’arme qu’on leur avait confiée impeccable. Anderson les observa avec attention tout en notant sur son bloc-notes des commentaires. Quand ils eurent terminé, ils remontèrent les armes en un temps record et les déposèrent sur la table devant eux.
-« Très bien, » fit remarquer la femme. « Votre score est de 100%. Souhaitez-vous que nous passions de suite au tir sur cible fixe ou bien souhaitez-vous attendre vos camarades ? »
-« Si on finit plus tôt ce matin, on pourra faire une pause déjeuner plus longue ? »
-« Ca peut être négociable oui. »
-« Parfait ! Comme ça je pourrais aller prendre des nouvelles de ma femme. Elle était un peu fatiguée ce matin et je dois dire que je n’aime pas la voir comme ça… »
-« Alors en route pour le stand de tir. Au passage, équipez-vous de lunettes et de casques de protection s’il vous plait, » dit Anderson en les précédents dans la salle de tir. « Je suppose que vous savez comment ça fonctionne ? »
-« Oui, » répondirent en cœur les deux hommes.
-« Très bien. Alors nous allons effectuer trois fois deux séries à différentes distances, dix, cinquante et cent cinquante mètres. Nous commencerons par la distance la plus proche. Mettez-vous dans les box un et trois et préparez-vous. »
Sans un mot, concentrés, Castle et Johnson se mirent en position sous l’œil attentif de leur instructrice et attendirent le feu vert qui ne tarda pas. Les deux hommes tirèrent alors jusqu’à le vider de toutes balles puis déposèrent leurs armes devant eux après avoir retiré le chargeur. Après que leurs fiches de score aient été examinées, ils recommencèrent une série avant qu’Anderson ne fasse se reculer les feuilles de papier à cinquante mètres du pas de tir. Ils tirèrent à nouveau deux séries avant de passer à celles des tirs à longue distance. Moins de trente minutes après avoir pénétré dans la pièce tout était terminé sans qu’aucune parole superflue n’ait été échangée.
-« Très bien, nous allons retourner dans la salle principale pour examiner ensemble vos résultats. Nous y serons plus au calme qu’ici puisque vos collègues ne devrait plus tarder à arriver. »
Castle et Johnson la suivirent et, après avoir rangé leurs armes, ils s’assirent autour de la table qu’ils avaient occupée un peu plus tôt dans la matinée.
-« Souhaitez-vous que vos résultats soient divulgués de manière confidentielle ? »
Les deux hommes hochèrent négativement la tête.
-« Très bien. Je vais commencer par vous Johnson. A dix mètres, vous avez fait mouche dans la zone centrale à tous les coups. A cinquante mètres, vous utilisez les trois premiers cercles et à cent mètres, mis à part trois tirs hors cadre, vous touchez votre cible avec plus ou moins de précisions. Cependant, malgré ces remarques, votre score sur cette épreuve reste tout de même à 80%. Je vous félicite. Gardez tout de même à l’esprit qu’il faudrait que vous amélioriez encore votre tir à distance. »
-« Très bien, merci Sergent. »
-« A nous Monsieur Castle. Je dois dire que depuis ce matin vous m’impressionnez. Je m’attendais à un playboy suffisant et je découvre un homme sérieux et sachant manier les armes avec dextérité. Vos tirs à dix et cinquante mètres sont tous en plein centre de la cible. Quant à vos tirs à cent cinquante mètres, ils sont tout simplement tous à l'intérieur des quatre premiers cercles. Votre score est donc de 98%. Vous égalez le score de votre épouse et devancez votre capitaine de 2%. Toutes mes félicitations, vous avez conservé vos acquis de Quantico. Maintenant vous êtes libérés jusqu'à treize heures trente. Profitez bien de votre break ! »
-« Merci Sergent, » répondirent les deux hommes en quittant la pièce.
-« Tu as quelque chose de prévu ? » demanda alors Castle à Johnson.
-« Non mais je vais bien trouver, » sourit le jeune homme.
-« Allez viens ! Je suis sûr que les gars seront contents de te voir. »
Sur ce, les deux nouveaux amis se dirigèrent vers le quatrième étage qui abritait la criminelle.
Chapitre 178 : Une simulation éprouvante
-« Surprise ! » fit Castle en pénétrant dans l’open space.
-« Rick ! Mais qu’est-ce qui se passe ? Tout va bien ? » s’inquiéta Beckett en se levant pour aller à sa rencontre. « Ne me dis pas que tu as blessé quelqu’un ? »
-« Non, » sourit l’écrivain en prenant sa femme dans ses bras. « Ton mari a juste cloué son bec à la sergent chef ! »
-« Tu es tombé sur qui Bro ? »
-« Anderson. »
-« Ouille ! Elle est coriace celle-là ! Pas de bol ! » grimaça Esposito. « Et malgré ça, vous êtes déjà dehors ? Moi je dis, ça pue… »
-« Merci Espo ! Ton soutien me va droit au cœur ! » ironisa Castle en prenant sa femme dans ses bras malgré l’arrivée de Gates. « Non, plus sérieusement, je suis à égalité avec toi quand tu as passé le test pour entrer… »
-« 100% et 98% ? » s’étouffa Ryan.
-« Comment tu sais ça toi ? » s’étonna Beckett.
-« J’ai mes sources mais, par contre, tu peux m’expliquer comment tu as pu faire un tel score ? Et surtout, combien d’heures de cours Beckett t’a-t-elle donnée ? »
-« Aucune. »
-« Arrête de te foutre de nous Bro ! »
-« Pour une fois je suis de l’avis d’Esposito, » souffla la capitaine.
-« Il est juste diplômé de Quantico apparemment, » lâcha Johnson avec un sourire. « D’ailleurs, j’aimerai bien voir à quoi ça ressemble moi un diplôme tel que celui-là… »
-« Quantico ? » s’exclamèrent les membres de la fine équipe.
-« Mais… Tu… Tu ne m’as jamais rien dit ! »
-« Je n’avais pas envie de passer pour le vantard de service… » répondit Castle en rougissant légèrement.
-« Toi ? Pas avoir envie de te vanter ? Peut-être pas aujourd’hui mais… Quand je t’ai rencontré c’était autre chose… »
-« Bon, d’accord… J’avais signé un accord de confidentialité et je n’ai reçu l’autorisation de présenter mon diplôme par mail qu’hier. Cependant je dois absolument repasser les tests. Comme une validation de mon niveau actuel. »
-« Un peu comme nous devons passer des tests de niveau tous les ans ? »
-« Voilà mais comme ça fait huit ans que j’ai obtenu mon diplôme et que je n’ai pas fait de mise à niveau officiel depuis, les tests d’aujourd’hui sont primordiaux. »
-« Tu m’étonneras toujours… » sourit Beckett en embrassant rapidement.
-« Hum-hum ! » les rappela à l’ordre Gates en roulant de gros yeux.
-« Bon ! Et si on allait manger ? » proposa soudain Esposito ce qui déclencha l’hilarité générale. « Bah quoi… »
Après un agréable déjeuner entre amis, Castle et Johnson se présentèrent à treize heures vingt-cinq pétante au centre de tirs où Anderson les attendait.
-« Je peux vous parler une minute ? »
-« Bien sûr. »
-« Voilà. Aux vues de vos résultats de ce matin, j’aimerai que vous passiez en premier dans la ‘cage’. Je pense que ça pourrait être bénéfique pour les autres candidats et, si tout se passe bien, je pourrai peut-être même vous libérer plus tôt. Etes-vous d’accord ? »
-« Avec plaisir, » sourit Castle. « Mais par contre, pourriez-vous nous expliquer les règles de votre simulateur ? »
-« Il y aura deux passages par personne. Dans les deux cas, des cibles apparaitront brusquement et pourront être ami ou ennemi. Le premier passage se fera en condition standard. Par contre, le second vous soumettra à un stress supplémentaire. »
-« C’est-à-dire ? » demanda Johnson.
-« Au choix de l’instructeur. Vous pouvez vous retrouver confronté à une épaisse fumée, une pluie diluvienne, un bruit assourdissant ou des flashes de lumière aveuglante. Le but de cet exercice est de tester votre résistance dans des conditions extrêmes. »
-« Ca ne change pas trop de Quantico en somme. »
-« En effet, nous avons travaillé avec leurs instructeurs pour mettre en place notre ‘cage’, » sourit Anderson. « Sinon, au niveau du pourcentage de réussite, vous devez impérativement dépasser la barre des 80%. Par contre, si vous touchez une cible dite amie de sorte à mettre sa vie en danger, vous êtes bon pour être recalé. Ai-je été assez claire ? »
-« Oui Sergent, » répondirent en chœur Castle et Johnson.
-« Très bien. Allez vous équiper. Castle, c’est vous qui commencez ! »
Pendant que les deux garçons s’équipaient sous le regard vigilent de Finn, Anderson était remontée dans la salle de contrôle où les autres postulants patientaient. Elle leur expliqua les consignes avec la même précision que pour le premier duo à passer avant de se retourner vers ses collègues.
-« Très bien, simulation standard en premier. Castle puis Johnson. Commencez déjà à réfléchir à la simulation complexe. »
-« Excusez-moi, »fit alors une voix depuis la porte d’entrée de la salle de contrôle. « Pourrions-nous assister aux simulations avec vous ? »
-« Mais bien sûr Capitaine Gates ! C’est un plaisir de vous avoir parmi nous. Entrez, d’autant qu’il me semble que Castle vient de votre équipe. »
-« En effet, je suis là avec son équipe. Ca ne pose pas de problème ? »
-« Bien sûr que non voyons ! Entrez tous et prenez place. Vous aurez d’ailleurs peut-être la meilleure des idées pour la simulation complexe… Oh ! Détective Beckett ! Quel plaisir de vous avoir parmi nous ! Vous êtes au courant du score de Monsieur Castle ? »
-« C’est un plaisir partagé Sergent Anderson et, oui, je suis au courant. Mais, juste pour votre information, c’est Détective Beckett-Castle maintenant. »
-« Oh mes félicitations mais… »
-« J’ai estimé que c’était très bien comme ça connaissant le fonctionnement de cette équipe, » fit alors Gates, coupant ainsi toute discussion.
-« Aspirant numéro un, Castle Richard, prêt pour simulation. Aspirant numéro un, Castle Richard, prêt pour simulation. »
L’attention de tout le monde se porta alors vers la ‘cage’ tandis que Anderson déclenchait l’ouverture de la porte et donc la simulation. L’écrivain apparut, l’arme à la main et concentré comme rarement son équipe l’avait vu. Après avoir regardé que tout était clair, il pénétra dans la pièce encombrée d’obstacle alors que la porte se refermait bruyamment derrière lui. Il avançait doucement lorsqu’une silhouette apparut brusquement sur son côté droit. Il se retourna, avisa l’arme et fit feu avant de poursuivre sa progression. Pendant les vingt minutes que dura le passage dans la ‘cage’, Castle ne se laissa pas aller à être déconcentré et, lorsque la sonnerie de fin retentit et que la lumière se ralluma, il apparut à tous agar.
-« Monsieur Castle, votre pourcentage de réussite est de 100%, votre rapidité de 90% et votre efficacité de 95%. Vous validez ce premier passage à hauteur de 95%. Mes félicitations. Veuillez rejoindre la salle d’attente. Merci. »
-« Punaise ! » siffla Esposito impressionné. « Il gère notre écrivain ! »
-« C’est sûr que, comparé à votre équipier, il a moins de travail à fournir… » ironisa Anderson. « J’espère que ses passages dans la cage sont meilleurs qu’ils ne l’étaient au départ… »
-« Hey ! Son dernier passage a été validé à 93% ! » s’offusqua immédiatement Esposito défendant son collègue et ami.
-« Aspirant numéro deux, Johnson Andrew, prêt pour simulation. Aspirant numéro deux, Johnson Andrew, prêt pour simulation. »
Vingt minutes plus tard, le jeune homme avait terminé avec un honorable score de 90% et avait été envoyé dans la salle d’attente aux côtés Castle. Dans la salle de commande, un débat faisait rage pour savoir laquelle des options allaient être prises concernant Castle. Cependant, Beckett restait en retrait, mal à l’aise.
-« Mais puisque je vous dis qu’il doit être plus qu’habitué aux flashes de lumière vive ! Comme s’il n’était jamais aveuglé sur les tapis rouges, » soupira Gates trouvant l’option inappropriée.
-« Bon d’accord… Vu sous cet angle… Et que pensez-vous de… »
-« Excusez-moi Sergent, » fit alors Howard avec un sourire. « Je pense que la personne la mieux placer pour répondre à cette question serait sa femme, non ? »
Le silence se fit un instant puis la femme sans âge se retourna vers la jeune inspectrice.
-« Mon collègue a parfaitement raison ! A votre avis Beckett, qu’est-ce qui pourrait perturber le plus votre mari ? »
-« Vous… Vous avez toujours la bande à laquelle vous m’avez soumise à mon retour de congés maladie ? Vous savez… Celle avec cette fillette qui hurle pour qu’on vienne l’aider… » répondit faiblement la jeune femme avant de poursuivre en voyant son aînée hocher la tête. « Et bien je pense qu’il n’y a pas pire pour Rick étant donné que nous avons deux filles… »
-« Alors on est parti. »
-« Aspirant numéro un, Castle Richard, prêt pour deuxième simulation. Aspirant numéro un, Castle Richard, prêt pour deuxième simulation. »
A nouveau la sonnerie retentit et la porte s’ouvrit. A nouveau l’écrivain y pénétra avec toutes les précautions mais la surprise se lut sur son visage quand il ne remarqua rien de différent par rapport à la première fois. C’est alors qu’une voix terrifiée s’éleva dans la pièce.
-« Ahhh ! Au secours ! Non ! Non ! Arghhhh ! »
Le visage de Castle se ferma instantanément et la tension se lut dans tout son corps. Beckett l’observait avec attention, s’en voulant de l’avoir mis dans une telle situation, et sut que la partie était gagnée quand il rouvrit les yeux, déterminé à finir cette épreuve avec succès. Il carra ses épaules, raffermit sa poigne autour de son arme et continua son avancée.
-« Non ! Non ! Me touche pas ! Tu me fais mal ! Non ! »
Non sans mal, Castle fit tout pour rester concentrer et avancer dans sa tâche. Cependant, les cris répétés de l’enfant mettait ses nerfs à rude épreuve car il ne pouvait empêcher les images d’Alexis et de Sarah d’affluer. Depuis son poste d’observation, Beckett avait les larmes aux yeux sachant parfaitement ce à quoi pensait son mari ayant elle-même les mêmes images en tête. Pour le couple, cette deuxième simulation lui parut durer une éternité quand, enfin, la sonnerie retentit et les lumières se rallumèrent.
-« Monsieur Castle, votre pourcentage de réussite est de 100%, votre rapidité de 80% et votre efficacité de 90%. Vous validez ce premier passage à hauteur de 90%. Mes félicitations. Vous validez cette épreuve de simulation avec un total de 93%.Veuillez ranger votre équipement et nous rejoindre en salle de commandement. Merci. »
-« Sergent Anderson, » fit alors Beckett ayant surpris le regard lourd de son mari et se sentant coupable de lui avoir imposé une telle épreuve. « M’autorisez-vous à le rejoindre en bas ? »
-« Allez-y Beckett, » accorda Matilda après avoir jaugé Gates du regard.
Quelques minutes plus tard, la jeune femme poussait la porte du vestiaire et son cœur manqua un battement lorsqu’elle aperçut son mari assis sur un banc la tête entre les mains. Elle s’approcha doucement et posa une main sur son épaule.
-« Hey… »
-« Kate ? Mais qu’est-ce que tu fais là ? »
-« Avec Mom et Espo, on a assisté à tes deux simulations, » répondit simplement Beckett en s’asseyant à côté de Castle et posant sa tête sur son épaule avant de soupirer un bon coup. « Je suis tellement désolée Rick… »
-« Désolée ? Mais pourquoi ? »
-« C’est… C’est moi qui est suggéré la bande d’appels au secours… Je l’ai eu lors de ma dernière validation et je savais que ce serait ce qui te stresserait le plus… »
-« Oh ma Chérie ! Je ne t’en veux pas et j’aimerai que tu ne t’en veuilles pas non plus. Au moins ça a prouvé que je pouvais me concentrer même si je dois avouer que les images d’Alexis et Sarah ne cessaient de me faire trembler… »
-« Je veux bien te croire… Je… Je les ai vu moi aussi et ça m’a terrifiée… »
C’est alors que Castle regarda plus attentivement sa femme et remarqua ses yeux brillants de larmes. Il la prit alors dans ses bras et enfouit son visage dans ses cheveux.
-« Oh Chérie… Chutt… Tout va bien et ce n’était qu’une simulation… Nos filles vont bien et ça nous a permis de faire un pas de plus vers mon assermentation. Et pour moi, pour nous, c’est important. »
-« Qu’ai-je fais pour avoir un mari si compréhensif ? » sourit la jeune femme en enfouissant son visage dans son cou et inspirant profondément son odeur.
L’écrivain éloigna sa femme de lui suffisamment pour soulever avec une grande douceur son menton.
-« I love you Kate. »
-« I love you too Rick, » répondit la jeune femme en voyant son époux s’approcher pour déposer un tendre baiser sur ses lèvres.
-« Oh ! Pardon ! » s’exclama Johnson alors qu’il battait déjà en retraite. « Je ne voulais pas vous déranger. »
-« Non Johnson ! Restez, nous devions rejoindre la salle des commandes. Nous vous laissons la place. Tout s’est bien passé pour vous ? »
-« Oui mais ce fut dur… Les flashes de lumière vive associés à la musique forte, ça fait beaucoup mais je suis resté dans les critères malgré tout. Il ne me reste plus que les tests écrits et je serai un officier de police, » répondit fièrement le jeune homme.
-« Toutes mes félicitations ! Allez, nous te laissons te changer tranquillement et nous te retrouvons là-haut. »
Vingt minutes plus tard, Castle et Johnson recevaient leur ‘all clear’ pour le tir et l’autorisation de rentrer chez eux se reposer. Ils quittèrent donc la ‘cage’ en compagnie de Gates, Esposito et Beckett pour se retrouver au 12th Precinct. Là, les deux aspirants s’enfermèrent dans la salle de repos pour réviser leur épreuve du lendemain avec le soutien de tous les policiers présents.
Chapitre 179 : La fin des épreuves
Après une nuit agitée pour Castle, Beckett décida de le laisser dormir un peu pendant qu’elle s’occupait du petit déjeuner et des filles. Elle sortit sans bruit du lit et, après s’être douchée et préparée, elle partit dans la cuisine où elle retrouva à sa grande surprise Alexis et Sarah fin prêtes elles aussi.
-« Eh bien ? Vous êtes tombées du lit toutes les deux ? »
-« Maman ! » s’exclama Sarah en descendant de sa chaise pour se précipiter dans les jambes de sa mère.
-« Doucement Princesse, Papa dort encore… » sourit Beckett en la prenant dans ses bras et de se diriger vers la cuisine. « Vous avez bien dormi ? »
-« Oh vi alors ! Et Doudou aussi ! »
-« Tant mieux alors. Et toi ma Grande ? »
-« Super bien une fois que j’ai réussi à ignorer les aller et venus de Papa dans son bureau… Qu’est-ce qui lui arrive ? »
-« Il passe son dernier test aujourd’hui. L’écrit sur la législation. Et je dois dire que ton père stresse un max… Il n’a réussi à s’endormir que vers deux heures ce matin et j’aimerai qu’il récupère un peu. »
-« Tu as raison. A quelle heure doit-il se présenter ? »
-« Pas avant quatorze heures. C’est juste un test sous forme de QCM de deux heures suivi d’une heure pour répondre à deux questions ouvertes. Je pense que je vais le laisser dormir jusqu’à onze heures mais il faudrait que j’emmène Sarah à la crèche… »
-« Ne t’en fais pas, je m’en occupe mais préviens Granny… »
-« J’y vais de ce pas, » sourit Beckett en installant la fillette sur sa chaise. « Bon et toi Princesse, j’aimerai que tu finisses ton petit déjeuner tranquillement avant que ta grande sœur ne te conduise à la crèche, d’accord ? »
-« D’accord Maman. Bisou ? »
Avec douceur, Beckett embrassa ses filles l’une après l’autre puis se dirigea vers le salon pour prendre son téléphone et appeler son capitaine.
-« Gates. »
-« Bonjour Sir, ici euh… Beckett. Je vous appelais pour savoir s’il était possible de ne pas venir ce matin. Castle a vraiment mal dormi et stresse pour cet après-midi. Je voudrais bien pouvoir rester un peu avec lui… »
-« Je comprends. Etant donné qu’il n’y a pas d’enquête en ce moment, je suis sûre qu’Esposito devrait pouvoir s’en sortir. »
-« Merci Sir. Euh… Je peux vous poser une question ? »
-« Bien sûr Kate. Que puis-je faire pour vous ? »
-« Voilà, une chose m’a étonné hier… Quand on a su pour Rick et sa formation au FBI… Vous n’avez pas eu l’air surprise. Je me trompe ? »
-« En effet, je… Je le savais déjà. Castle l’avait dit à votre père qui me l’a dit le matin de votre mariage. »
-« Papa savait ? Mais comment ? »
-« Ca, il faudra que tu en parles avec ton père. Je ne veux pas trahir ses secrets. Par contre, une chose m’intrigue. Jim avait également parlé d’une remise à niveau avec le SWAT dernièrement mais il n’en a pas du tout parler… »
-« C’est curieux… Merci Mom et à tout à l’heure. »
-« Prends soin de ton homme, » dit Gates avant de raccrocher.
Après le départ des filles, Beckett s’attela à du rangement pour s’occuper et, vers onze heures et demie, elle se dirigea à pas de loup en direction de sa chambre pour découvrir son mari profondément endormi, la tête sur son oreiller à elle. Avec un fin sourire, elle s’approcha et s’assit au bord du lit avant de commencer à passer sa main dans ses cheveux.
-« Rick… Mon Amour… »
-« Humm… Trop tôt… »
-« Trop tôt ? Je t’ai laissé dormir jusqu’à onze heures et demie ! Si tu ne te lèves… »
-« Onze heures et demie ? » s’exclama Castle en se redressant brusquement. « Mais je ne serai jamais prêt pour mon examen moi ! »
-« Rick ! Tu as parfaitement le temps de te préparer et de manger avant que nous ne devions partir ! » soupira Beckett avec tendresse. « Tu as une heure et demie pour tout faire ! »
-« Oui mais je n’aurais pas le temps de relire quoi que ce soit ! »
-« Arrête un peu ! Tout va bien se passer et tu es largement prêt ! Ce n’est pas une heure ou deux de plus de révision qui y changera quelque chose ! »
-« Mais… »
-« Chut… » fit la jeune femme en posant un doigt sur ses lèvres. « J’ai confiance en toi, tout le monde a confiance en toi alors aie un peu confiance en toi toi aussi… »
Touché par les paroles de sa femme, Castle se pencha et déposa un tendre baiser sur les lèvres de Beckett.
-« Merci. Merci d’être là pour moi et de me soutenir même quand je suis intenable… »
-« C’est comme ça que je t’aime Rick. Allez, file sous la douche et retrouve-moi pour un déjeuner énergétique dans la cuisine ! »
-« A tes ordres Détective ! » répondit l’écrivain en se levant. « Et après on se demande d’où Sarah tient ses notions de donneuse d’ordre… »
-« Je t’ai entendu ! »
-« Oups ! » fit Castle en disparaissant dans la salle de bain pour échapper au coussin que venait de lui lancer sa femme.
Une demi-heure plus tard, l’écrivain pénétrait dans la cuisine pour trouver la table prête et sa femme qui l’attendait. Il s’assit en face d’elle et commença à manger en silence avant de regarder attentivement la jeune femme. Quelque chose la préoccupait mais elle n’osait visiblement pas aborder le sujet.
-« Qu’est-ce qui se passe Kate ? »
-« Non, rien. Je ne veux pas d’ennuyer avec ça aujourd’hui… »
-« Ma Chérie, ce n’est pas parce que je passe un examen qui me stresse que je dois en oublier ma famille. Alors dis-moi, qu’est-ce qui te tracasse ? »
-« J’ai eu Mom ce matin en ligne pour lui demander de n’arriver que ce midi au poste et je lui ai posé une ou deux questions par rapport au fait qu’elle n‘avait pas eu l’air plus surprise que ça par le fait que tu sois diplômé du FBI. »
-« Vraiment ? »
-« Oui, visiblement elle le savait par Papa. Par contre, il lui a également parlé d’une remise à niveau avec le SWAT. Je dois t’avouer que je suis un peu perdue… Comment mon père pouvait-il savoir ça ? Et pourquoi n’as-tu rien dit ? »
-« Ok, je vois. Je t’ai déjà dit que j’avais rencontré ton père pendant l’enquête qui a couté la vie à Montgomery, juste avant que… Que… »
-« J’ai compris Rick, » sourit Beckett en posant sa main sur l’avant-bras de son mari. « Juste avant que je me fasse tirer dessus. »
-« Oui, » souffla l’écrivain encore mal à l’aise de parler de ça. « C’est là que je lui ai parlé de mon diplôme du FBI, pour tenter de le rassurer. Et, lorsque tu t’es isolée loin du reste du monde pendant ta convalescence, je me suis dit qu’il ne serait pas plus mal que je fasse une remise à niveau afin de pouvoir te protéger de mon mieux. Je n’ai pas parlé de cette remise à niveau car je ne l’ai pas faite envoyer au FBI. Elle n’est donc pas officielle. »
-« Mais comment mon père l’a-t-il su ? »
-« A ton retour, il… Il m’a appelé pour me demander de tout faire pour te protéger. Il… Il était terrifié à l’idée que tu ne retombes tête la première dans l’enquête sur le meurtre de ta mère. Alors pour le rassurer, je lui en ai parlé. »
-« Tu fais vraiment office de chevalier blanc en armure ! » rougit Beckett mal à l’aise.
-« Kate, je n’ai pas fait ça pour que tu te sentes vulnérable ou quoi que ce soit. J’avais juste besoin de savoir que j’étais capable de faire quelque chose pour te protéger… Tu comprends ? J’avais besoin de me sentir utile… »
-« Je comprends Rick, »sourit Beckett en se levant pour s’installer sur ses genoux. « Je ne dis pas que j’aime tes raisons mais je comprends ton point de vue. »
-« Bon allez, ce n’est pas le tout mais il serait intéressant qu’on se bouge, non ? »
Après un tendre baiser, le couple prit la route pour le centre d’examen où Castle était attendu. La nervosité de ce dernier ne cessait d’augmenter et la jeune femme se décida à faire une dernière chose pour son mari. Elle sortit de la voiture et rejoignit l’écrivain sur le trottoir. Posant ses deux mains sur ses épaules, elle plongea son regard dans l’immensité bleue de son époux.
-« Tout va bien se passer mais il faut que tu te détendes Rick. »
-« Je sais… C’est juste que… J’ai l’impression que je ne vais jamais y arriver… » soupira l’écrivain en baissant la tête.
Mais Beckett ne le laissa pas aller plus loin et combla la distance qui les séparait pour déposer un baiser passionné sur ses lèvres. Bien vite, la chaleur monta entre eux et ce sont les cris de loups des aspirants venus passer l’examen en même temps que Castle qui les fit reprendre pied avec la réalité. Ils se séparèrent, gênés par la situation. Ils posèrent leur front l’un contre l’autre pendant un instant pour reprendre leur souffle.
-« Merci… » sourit l’écrivain conscient des intentions de son épouse.
-« Always, » répondit Beckett avec un sourire. « Maintenant, rentre là dedans et répond avec ton cœur. C’est comme ça que tu es le meilleur. »
Après un sourire pour sa moitié, l’écrivain rentra dans le bâtiment, présenta ses papiers d’identité ainsi que sa convocation et attendit patiemment dans le hall. Soudain un sergent sortit d’une salle avec une feuille de papier à la main.
-« Très bien jeunes gens ! » fit d’une voix forte l’homme. « Je vais vous appeler par ordre alphabétique. Quand vous entrerez dans la salle d’examen, vous déposerez l’ensemble de vos affaires et votre manteau au vestiaire. Un stylo vous sera fourni donc inutile de prendre le votre. Une fois dans la salle, vous vous asseyez à la place qui vous sera désignée. Très bien, commençons. »
Vingt minutes plus tard, Castle se retrouvait devant sa feuille. Sa nervosité avait repris le dessus mais il se rappela les paroles de sa femme. Il prit une profonde inspiration, ferma ses yeux et expira lentement.
-« Bon allez Castle ! Tu peux le faire et tu vas le faire ! »
Rouvrant lentement ses yeux, il se concentra sur son test et répondit assez facilement aux questions à choix multiples de la première partie de l’examen qu’il termina avec près de trente minutes d’avance sur le timing. Avec un sourire, il passa aux deux questions ouvertes mais là les choses se compliquèrent et il soupira bruyamment.
-« En silence s’il vous plait ! » rappela sèchement une voix.
L’écrivain déglutit et se concentra sur sa tâche.
« Un meurtre a eu lieu, vous êtes le premier sur les lieux. Que faites-vous et pourquoi ? »
Castle prit un moment pour réfléchir et commença à rédiger sa réponse. Il repensait aux situations qu’il avait vécues depuis quatre ans et s’inspira notamment des évènements qui ont suivi son retour des Hamptons. Cependant, il décida d’y ajouter quelques petits points se souvenant des différences qu’il avait notées lors des enquêtes fédérales auxquelles il avait été mêlé. Il arriva rapidement à bout de papier et dut, à la surprise des surveillants, demander des feuilles supplémentaires. Quand il fut satisfait de sa réponse, il regarda sa montre et remarqua qu’il ne lui restait plus que quarante-cinq minutes à peine pour en finir avec cet examen. Il se concentra donc sur la seconde question.
« Quel est le cinquième amendement et dans quelle circonstance un suspect ou un témoin peut-il y faire appel ? »
-« Eh ben… Heureusement que j’avais de l’avance moi… » marmonna Castle avant de s’atteler à la tâche.
Il commença à réfléchir à la question, cherchant la meilleure des réponses. Après un peu de réflexion, il parvint à retranscrire de mémoire le texte de la constitution avant de partir dans des explications. Bien trop vite au goût de l’écrivain, le sergent du début annonça qu’il ne leur restait plus qu’un quart d’heure. Soudain, bien trop tôt au goût de l’écrivain, la voix du sergent s’éleva.
-« L’épreuve est maintenant terminée, » fit le sergent avant d’ordonner. « Merci de reposer votre stylo et de retourner vos feuilles immédiatement ! Je vais vous demander de ne pas bouger de votre place avant que nous ayons récupéré l’ensemble des copies. »
-« Et merde… » souffla l’écrivain en accélérant l’allure de son écriture.
-« Il me semble vous avoir dit de poser votre stylo Monsieur Castle ! »
-« Mais il ne me reste qu’une toute petite phrase à écrire ! »
-« C’est pareil pour tout le monde Monsieur Castle, » insista le sergent en tendant sa main vers les feuilles. « Maintenant, donnez-moi votre examen ! »
Alors qu’il essayait de l’attraper contre le gré de l’écrivain, ce dernier se leva rapidement et s’échappa en direction de la fenêtre tout en continuant à écrire.
-« Monsieur Castle ! »
Avec un sourire espiègle, l’homme finit enfin et posa son stylo sur la table à côté de lui. Puis il fit face au sergent et lui tendit simplement sa feuille.
-« Voilà, voilà ! Il suffisait juste de patienter un peu… »
Le policier lui jeta un regard noir avant d’annoter quelque chose sur sa feuille.
-« Hey ! Qu’est-ce que vous faites avec mon test ? » s’exclama l’écrivain.
-« Je note juste que vous n’avez pas obéi à l’injonction pour terminer votre examen. Maintenant, que ça vous plaise ou non Monsieur Castle, rejoignez votre place avant de pouvoir sortir ! »
Une demi-heure plus tard, Castle retrouvait femme et enfants à l’extérieur et c’est tous ensemble qu’ils rentrèrent au loft. La semaine ayant été difficile, ils décidèrent de profiter de leur week-end pour se retrouver en famille.
Chapitre 180 : Une célébration écourtée
Une semaine plus tard, les résultats officiels tombaient et Gates convoqua Castle et Beckett dans son bureau. L’écrivain était nerveux et, même s’il faisait tout pour le cacher, les deux femmes n’étaient pas dupes.
-« Asseyez-vous, je viens de recevoir les résultats de Monsieur Castle, » sourit Gates en fermant la porte de son bureau avant de les rejoindre. « Je dois dire que vous avez bluffé plus d’une huile du gratin de la police de New York. »
-« Ah oui ? »
-« Richard Castle, à compter d’aujourd’hui, vous êtes un consultant assermenté. Vous avez obtenu un score global de 92% de réussite ! C’est l’un des meilleurs scores jamais obtenu par un consultant. Toutes mes félicitations ! »
-« C’est vrai ? J’ai réussi ? »
-« Rick ! Puisqu’on te le dit ! » soupira Beckett en roulant des yeux.
-« Alors ça veut dire que je vais avoir une arme ? » fit Castle tel un petit enfant.
-« Pauvre de nous… » dirent d’une même voix les deux femmes avant de se mettre à rire.
Gates présenta alors à l’écrivain son diplôme ainsi qu’une pochette.
-« Là dedans Richard, tu trouveras ton badge de consultant ainsi que tous les papiers nécessaires afin que tu ailles chercher ton arme et tes munitions. Félicitations. »
-« Merci Victoria. Ca me touche beaucoup. »
-« Rentrez chez vous et profitez-en pour mettre tout en place pour une petite célébration. J’ai prévu tout le monde de votre succès et nous nous sommes mis d’accord sur le fait de tous débarquer chez vous ce soir ! Alors dépêchez-vous ! »
-« Et vous vous invitez chez moi, comme ça ? »
-« N’oublie pas que je suis ta belle-mère… Et je peux être très envahissante si je le veux… »
Devant la tête de Castle, Beckett posa une main réconfortante sur l’avant-bras de son mari et se pencha vers lui.
-« Pense à l’avantage que cela nous fournira quand nous aurons les enfants et que nous voudrons avoir une soirée rien que toi et moi, » lui chuchota-t-elle à l’oreille. « Maintenant rentrons et allons préparer tout le nécessaire à cette soirée. »
-« Euh… Oui, tu as raison ma Chérie, » souffla l’écrivain avec malice. « Oh et Victoria, à quelle heure allez-vous tous débarquer ce soir chez nous ? »
-« Je leur ai dit sept heures. Comme ça, on pourra profiter de Princesse aussi ! » sourit Gates avant de reprendre. « Oh ! Et Richard ! Fais-moi plaisir, ne remettez plus jamais en cause les règles ! Vous êtes l’unique consultant à avoir jamais reçu un avertissement avant même de commencer sa fonction ! »
Alors qu’ils quittaient le bureau, Beckett se tourna vers Castle avec un regard interrogateur.
-« C’est quoi cette histoire d’avertissement ? Qu’est-ce que tu as encore fait ? »
-« Mais rien ! » se défendit l’écrivain. « C’est ce sergent qui ne voulait pas me laisser terminer ma phrase alors je me suis levé pour la finir avant de lui rendre ma copie ! »
-« Mais c’est pas possible Rick ! » s’exclama la jeune femme. « Tu te rends compte que ça aurais pu te couter ton assermentation cette bêtise ? »
-« Vraiment ? » s’effraya rétrospectivement Castle.
-« Oui vraiment ! Moi je peux te dire que tu as de la chance ! Allez, viens, rentrons. Il ne nous reste tout un tas de choses à préparer pour ce soir, » sourit Beckett en se blottissant dans ses bras avant de se tourner vers ses collègues. « Ah ! Espo ! Puisque tu viens à la maison ce soir, tu es chargé d’aller récupérer Sarah à la crèche et de l’occuper jusqu’à sept heures ! Oh et ce serait bien que tu lui donnes son bain avant de nous la ramener. Merci ! »
-« Pourquoi moi ? Tu peux pas demandé à Ryan et Jenny ? »
-« Laisse-les un peu tranquille ! Ils ne sont rentrés qu’hier de lune de miel ! Allez, à ce soir ! »
A cinq heures et demie, Esposito se présenta à la crèche et, dès qu’elle le vit, Sarah se leva et se précipita vers lui, se jetant littéralement dans ses bras.
-« Ouais ! Baby Javi ! Moi rester avec toi ? »
-« Et oui ! On va aller chez moi et prendre un bon bain avant de rentrer chez Papa et Maman, d’accord ? »
-« Toi ‘jama moi ? »
-« Non Princesse mais ce n’est pas grave. »
-« Si ! Grave ! Moi toujours ‘jama après bain ! » répondit la fillette en posant ses petits poings sur ses hanches avant de les poser sur les joues du latino. « Moi besoin d’un ‘jama ! »
-« Mais je n’en ai pas moi ! »
-« Bah ‘cheter ! » répondit la fillette comme si c’était une évidence.
-« Evidemment, » soupira Esposito en récupérant les affaires de l’enfant et quittant la crèche.
Il prit la direction d’un grand magasin à proximité de chez lui. Là il se dirigea tout droit vers le rayon des vêtements pour enfants et s’arrêta devant les pyjamas.
-« Bon, c’est quoi ta taille Princesse ? »
-« Bah sais pô moi ! » répondit Sarah effarée.
-« Bon, lequel tu aimes alors ? »
-« Euh… Le rose là ! » s’exclama la fillette en montrant du doigt un magnifique pyjama rose pâle de taille dix ans au moins.
-« Je suis désolée ma Belle mais ce n’est pas tout à fait ta taille… Que dirais-tu de celui-là ? »
-« Pff ! C’est même pô un ‘jama de princesse ça ! Moi pas garçon ! »
-« Bon et celui là alors ? »
-« Baby Javi euh ! Pff ! Pas beau ! »
-« Besoin d’aide ? » fit alors une voix féminine derrière eux.
-« Lanie ! » s’écria Sarah en se précipitant dans les bras de la jeune métisse. « Toi aider moi ! Baby Javi veut moi mettre ‘jama garçon ! »
-« Comment ça ? Qu’entends-je ? » s’offusqua gentiment la jeune médecin légiste. « Bah alors Javi, pas doué pour choisir un simple pyjama ? »
-« Parce que tu t’y connais toi peut-être en vêtement et en taille d’enfant ? »
-« Bien sûr ! » sourit Lanie en farfouillant dans les étalages avant de sortir un magnifique petit pyjama en taille trois ans. « Que penses-tu de celui-là ? »
-« Oh ! Trop beau ! Moi avoir ? »
-« Bien sûr ! Tu as besoin d’autre chose Javi ? »
-« Non. Je suis de corvée de baby-sitting et je dois donner le bain à Mademoiselle. Mais cette chipie ne veut pas prendre son bain sans se mettre en pyjama derrière ! »
-« Moi pas chipie ! Moi Princesse ! » bouda Sarah.
-« Bon et, pendant qu’on y est, tu ne comptes pas la laver avec ton gel douche ? »
-« Bah… Euh… Non. Il y a le tien que tu as laissé chez moi la dernière fois… »
-« Bon, ça va alors, » sourit Lanie en se blottissant dans les bras de sa moitié. « Et c’est quoi ça au fond de ton panier ? »
-« Un livre d’histoires de princesses au cas où… Il faudra bien l’occuper et puis, je me dis que ce n’est que la première fois que ça arrive mais pas la dernière… »
-« Je vois. Et si nous rentrions nous occupé de notre Sarah ? »
-« Mais dis-moi Chica, que faisais-tu là ? »
-« Je m’étais dit que je pourrais te rejoindre ce soir après la soirée chez Kate. Je voulais déposer mes affaires avant et pourquoi pas m’y préparer avec toi… Mais vu que tu es occupé, je vais peut-être rentrer chez moi… »
-« Non ! Reste ! S’il te plait ? »
-« Aurais-tu peur d’une fillette de deux ans et demi ? »
-« Mais ce n’est pas n’importe quelle fillette, c’est une Castle et la fille de Beckett en plus ! »
Lanie explosa de rire et prit Sarah dans ses bras. Le couple et l’enfant, après avoir payé leur achat, prit la direction de l’appartement du latino. A peine étaient-ils arrivés dans la pièce principale que Sarah partit à l’exploration de son nouveau lieu de jeu. Rapidement, Esposito lui retira son manteau et l’entraina vers la salle de bain, suivi de Lanie.
-« Baby Javi ? » appela la fillette en se figeant à l’entrée de la pièce.
-« Oui Princesse ? » s’étonna le latino.
-« Sale chez toi. ‘voir ranger. Maman dire pas bien vêtement pa’tout. Pas bien ! »
-« Oh mon Dieu ! J’ai l’impression d’avoir la Boss à la maison… »
-« Arrête un peu de râler ! Elle n’a pas tord Sarah… C’est… Quelque peu en désordre ici… »
-« A qui la faute ? » répondit malicieusement Esposito en posant un regard sarcastique sur sa compagne tout en ramassant les vêtements épars. « Bon, ce n’est pas tout mais il me semble qu’on a une petite fille à baigner. »
Joignant le geste à la parole, il fit couler un petit bain et Lanie ajouta à l’eau un peu de son gel douche pour faire mousser et parfumer l’eau. Alors que le policier aidait la petite fille à se déshabiller, la métisse s’affaira à ranger la salle de bain et la chambre avant d’aller faire un tour dans la pièce principale. Au bout d’une demi-heure, inquiète de ne pas voir revenir son petit-ami et leur nièce, elle se dirigea vers la salle de bain et ne put retenir un éclat de rire en découvrant la scène sous ses yeux.
-« Oh ça va toi ! Cette petite est pire que son père ! Je te jure ! Regarde, je suis trempé de la tête au pied ! »
-« Et comment as-tu fait ton compte ? »
-« Je dois dire qu’il y a une certaine Princesse qui adore jouer avec des splashs dans l’eau. Bah oui, c’est tellement plus drôle de mouiller les autres, pas vrai ? »
C’est alors que Sarah donna un grand coup des deux mains à plat dans l’eau ce qui fit gicler une gerbe d’eau qui atterrit droit sur le latino. La fillette explosa de rire en voyant la tête d’Esposito et Lanie roula des yeux devant la scène.
-« Et si tu allais te changer pendant que je m’occupe de Sarah ? »
-« Merci, » articula silencieusement Esposito en sortant de la pièce.
-« A nous deux maintenant jeune fille ! » fit Lanie en faisant les gros yeux. « Et pas d’éclaboussures sinon je me fâche, d’accord ? »
-« Vi, » répondit gravement la fillette en hochant ses boucles mouillées.
-« Bon, et Javi, il t’a lavé ou pas au final ? »
-« Le bidon et les cheveux ! Zentil baby Javi tu sais. »
-« Oh oui, » sourit rêveusement Lanie. « Je le sais tout ça... Bon et si on sortait de cette baignoire pour se mettre dans ton beau pyjama tout neuf ? »
-« D’accord ! »
En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, Sarah était prête et assise sur le canapé en train d’écouter une histoire blottie contre Esposito qui tentait de faire du mieux qu’il pouvait les voix des différents personnages. Lanie les observait, attendrie, et remarqua rapidement que la fillette s’était endormie. Cependant le latino continua sa lecture jusqu'au mot « "fin » du conte et le couple laissa Sarah se reposer, en profitant pour discuter de tout et de rien. Quand vint l'heure de partir pour chez les Castle, le policier porta l’enfant jusqu'à sa voiture et, une fois arrivés au loft, jusque chez ses parents.
-« Ce n'est pas possible, » s'exclama Castle. « Qu'as-tu fait à ma fille ? »
-« Mais elle ne fait que dormir, » se défendit Esposito. « On est rentré, on a été acheter un pyjama parce que Mademoiselle ne voulait pas mettre autre chose après son bain, on a pris un bain... Et oui, moi aussi tellement elle m'a trempé ! Oh et ne faites pas cette tête, c'est votre fille ! Ensuite on a lu une histoire de princesse et la nôtre s'est endormie dans mes bras. Ni plus ni moins. »
-« Et je ne vous dirais pas que Javi a été un vrai tonton poule ! »
-« Chica ! » s'offusqua pour la forme le latino.
-« Allez, entrez plus en avant, » sourit Beckett. « Tout le monde est arrivé à l'exception de mes parents. »
-« Maman ? » fit alors la petite voix ensommeillée de Sarah.
-« Je suis là Princesse, » répondit la jeune femme en prenant sa fille dans ses bras. « Tu t’es bien amusée chez oncle Javi ? »
-« Vi mais maison lui sale. Pas rangé… »
Le commentaire de Sarah fit rire tout le monde à l’exception du latino qui rougit légèrement.
-« Merci traitresse… » maugréa-t-il entre ses dents avant de noyer le poisson. « Yo Bro ! Jenny ! Alors ? Et cette lune de miel ? C’était bien ? »
Cette diversion fonctionna bien mieux qu’Esposito ne l’aurait espéré et, pendant l’heure qui suivit, ils discutèrent de toutes ces choses que le couple de jeunes mariés avaient visitées sur l'île d'Hawaii.
-« Mais dites-moi, » fit soudain Jenny très sérieusement. « Ne sommes-nous pas ici pour célébrer l’assermentation de Rick ? »
-« Bah oui mais comme allons nous faire sans la maîtresse de cérémonie ? »
-« La maîtresse de cérémonie ? »
-« Bah oui, c’est quand même Victoria qui nous a tous invité chez Rick et Kate alors il faut au moins l’attendre ! D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle fabrique ? Heureusement que c’est elle qui nous a dit de ne pas être en retard… »
-« Oh ! Arrête de râler un peu Mère. Comme si ça ne t’arrivait jamais à toi d'être en retard, » se moqua gentiment Castle. « D'ailleurs, quand on parle du loup, il me semble avoir entendu du bruit... »
Au moment où l'écrivain se levait pour aller voir, de légers coups furent frappés à la porte. Tout sourire et faisant le pitre, il ouvrit théâtralement la porte d'entrée avant de se figer devant le spectacle qui s'offrait à lui.
-« Eh bien Chéri, tu ne laisses pas entrer mes parents, » s'enquit Beckett au bout de quelques minutes.
L'absence de réaction de la part de son mari l’inquiétait aussi déposa-t-elle immédiatement Sarah dans les bras d'Alexandre.
-« Je te préviens que, si c'est une de tes blagues à la noix, tu vas entendre parler du pays, » menaça la brunette essayant de faire taire son intuition qui lui criait qu'elle n'allait pas aimer du tout ce qu'elle allait découvrir.
-« J'aurais préféré Kate... » marmonna enfin Castle.
-« Bon alors qu'est-ce... Mom ? Papa ? Je... Qu'est-ce qu'ils font là eux ? »
La dernière phrase de Beckett éveilla tout de suite l’instinct de Ryan et Esposito qui se dépêchèrent de rejoindre l'entrée du loft.
-« Oh merde... » murmurèrent les deux coéquipiers d'une même voix.
Les quatre amis se reculèrent pour laisser Jim, Gates et une dizaine d’agents en arme. Toutes les personnes présentes se levèrent devant ce débarquement en force et observèrent les hommes prendre place aux quatre coins de l’appartement. Un silence pesant emplit alors la pièce jusqu’à ce que la timide voix d’Alexis ne se fasse entendre.
-« Granny… Qu’est-ce que… Qu’est-ce qui se passe ? Et pourquoi ils sont là eux ? Qu’est-ce qu’ils nous veulent ? »
-« Oh là ! Doucement ma Grande. Je vais tout vous expliquer mais, avant, asseyons-nous. »
Tout le monde obtempéra, chaque couple cherchant le réconfort dans les bras de sa moitié et les filles contre leur parent.
-« Juste après que Jim soit arrivé pour me prendre, j’ai reçu un coup de fil de la division pour femmes de la prison de Rikers Island. Ce n’est pas une bonne nouvelle… »
-« Qu’est-ce qui se passe et en quoi ça nous concerne ? » s’enquit Castle n’en pouvant plus de ne pas savoir.
-« J’y viens Rick, j’y viens. Il y a eu une émeute. Quatre prisonnières et deux gardes ont été tués, un troisième est dans un état critique. Une fois le calme revenu, ils ont découvert que Tessa Reed s’était fait la belle. »
A l’entente de ce nom, Ryan et Esposito réagirent immédiatement et toute couleur déserta leurs visages.
-« Et qui est cette Tessa Reed exactement ? » demanda Beckett.
-« La femme qui a torturé et tué les parents biologiques de Sarah et qui a tenté de vous tuer également. »
A suivre…